Le rit « pie-paul-cha : un peu de saint Pie V, un peu de Paul VI et beaucoup de Chanut »
Dans le nouveau numéro de l’Appel de Chartres, l’abbé Quentin Sauvonnet rend hommage à l’abbé Christian-Philippe Chanut, curé de Saulx-les-Chartreux, brillant historien et orateur, aumônier de la maison de Bourbon de 1979 à sa mort en 2013. Extrait :
[…] Certains s’étonnaient des libertés qu’il prenait avec le missel. Les initiés au chant grégorien se rendaient vite compte que ce qu’il chantait n’avait rien à voir avec la partition. Il était le premier à le reconnaître, admettant qu’il était incapable de déchiffrer la musique. Cependant, c’est avec une assurance déconcertante qu’il se lançait dans des mélopées à chaque fois originales. Il n’y a guère que les kyries les plus populaires et la messe des morts qu’il connaissait par cœur. Il confiait, l’air amusé, qu’on était venu le complimenter, après une messe à Saint-Denis où sa préface était, une fois de plus, une belle improvisation : « Monsieur l’abbé, ce ton carolingien était sublime ».
Mais c’est dans l’observance des rubriques, qu’il était le plus libre, surtout avec la célébration du missel de Paul VI. Cela allait toujours dans le sens d’un enrichissement ou d’une explicitation. Ainsi, très vite, il substitua l’offertoire du rit tridentin à l’offertoire prévu par le missel réformé. Il n’avait pas agi de la sorte pour des raisons d’esthétisme mais bien pour des raisons doctrinales. Il ne s’en cachait pas : à ses yeux, le nouvel offertoire était grandement déficient. D’ailleurs, il confiait s’être retrouvé, dans le début des années 80, membre d’un groupe de réflexion, réuni autour du cardinal Ratzinger à Rome, pour réfléchir à ce que pouvait être la fameuse « réforme de la réforme ». Il y avait là des personnes de tous horizons, religieux ou diocésains. Quand l’abbé Chanut avait fait part des aménagements effectués dans sa paroisse – à savoir, messe de Paul VI avec systématiquement le kyriale grégorien, le canon romain, le numéro 1, et l’offertoire tridentin – le cardinal lui avait répondu : « Voilà ce que sera la réforme de la réforme ». À force d’explications sur le sens des rites de la messe, l’abbé avait au début des années 90 « reconstruit » la liturgie à Saulx-les-Chartreux, l’autel face au peuple ayant même été enlevé.Cela paraît aujourd’hui d’une banalité consommée, mais dans le contexte des années 80 et surtout dans le diocèse d’Evry, cela avait des allures de révolution. Conscient de ses originalités, l’abbé Chanut appelait son produit fini le rit « pie-paul-cha : un peu de saint Pie V, un peu de Paul VI et beaucoup de Chanut ». […]
Mourir n’est pas tuer : un reportage sur C8
La réalité de la fin de vie, des soins palliatifs, de la situation en Belgique… dans un reportage de Bernard de la Villardiere, débat animé par Christine Kelly, sur C8, le 7 novembre à 21h20.
La réalité de la fin de vie, des soins palliatifs, de la situation en Belgique… dans un reportage de Bernard de la Villardiere, débat animé par Christine Kelly.
C8, le 7 novembre à 21h20
➡️ A voir pour comprendre les enjeux actuels. pic.twitter.com/fFFYd9LTFA— Pascale Morinière (@pascalemorinie1) October 30, 2023
Le pape François aime-t-il les prêtres ?
Le père Danziec pose la question dans Valeurs Actuelles :
Depuis son accession au trône de Pierre en 2013, dans le contexte tout à fait particulier de la renonciation de Benoît XVI, le pape François mène l’Eglise universelle à sa manière. Singulière. Inattendue. Et transgressive. A tout le moins, en dehors des sentiers habituellement lisses de la communication vaticane.
Si l’on devait donner la coloration du pontificat actuel, trois couleurs domineraient la palette bergoglienne. Le vert d’abord, en lien avec son combat en faveur de l’écologie, l’encyclique Laudato si’ et sa dernière lettre apostolique Laudate Deum en témoigent. Le pape accorde une telle place aux questions environnementales que ses positions sur le sujet ont pu donner le sentiment d’être un simple supplément aux propos de Greta Thunberg ou de l’ONU.
Le rouge ensuite, eu égard au combat de François pour les migrants qu’il considère comme les premières victimes de la « mondialisation de l’indifférence ». Le 8 juillet 2013, en se rendant sur l’île de Lampedusa pour son premier voyage officiel, le message est explicite. Son objectif ? Affirmer que la mer Méditerranée est devenue le grand cimetière d’Europe.
Comme troisième et dernière couleur, nous trouvons enfin le noir, en rapport avec son combat contre le cléricalisme. Le terme « cléricalisme » pourrait se définir comme le mauvais usage, dans le clergé, d’une responsabilité, l’ecclésiastique la vivant non comme un service mais comme un pouvoir. Si l’on comprend l’idée et si l’on ne doute aucunement que les prêtres soient des pécheurs comme tout le monde – et donc qu’ils aient besoin de se réformer – on peine cependant à comprendre et à suivre la méthode des sorties de François sur la question. Ses propos récurrents contre le cléricalisme laissent en effet parfois perplexe. L’impression gênante qu’il a dans le viseur la constitution hiérarchique de l’Eglise s’ajoute à son parti-pris contre l’orientation classique du jeune clergé occidental. A l’heure où les entrées au séminaire se tarissent, quand des âmes généreuses ne demandent qu’à servir le Christ dans la fidélité à la tradition de l’Eglise, un peu d’encouragement serait pourtant appréciable.
Lors de son premier Jeudi Saint en tant que pape, il critiquait durant son homélie « les prêtres tristes » devenus amers devant la sécularisation et « convertis en collectionneurs d’antiquité ». En septembre 2019, lors de son voyage au Mozambique, au cours d’une rencontre avec des jésuites il se confie :
« Le cléricalisme a une conséquence directe sur la rigidité. N’avez-vous jamais vu de jeunes prêtres tout raides en soutane noire et chapeau en forme de planète saturne sur la tête ? Derrière tout ce cléricalisme rigide, il y a de sérieux problèmes ».
En juin 2022, le rédacteur en chef chargé des religions au Figaro, Jean-Marie Guénois, dressait le portrait de catholiques de France désemparés par la défiance du pape vis-à-vis de tout ce qui est « conservateur » ou « tradi ». François venait alors d’effectuer une visite en Sicile et de reprocher au clergé local son goût pour les vieux ornements et les dentelles sur leurs aubes : « Mais où sommes-nous ?… Soixante ans après le concile ! » fustigeait-il.
Tout récemment, le mercredi 25 octobre dernier, le pape argentin se laissait aller à une improvisation publique devant les 400 personnes participant au fameux synode sur la synodalité (synode qui ambitionne de revoir la gouvernance de l’Eglise, et notamment le rôle des évêques et des prêtres) :
« Il suffit d’aller chez les tailleurs ecclésiastiques de Rome pour voir le scandale des jeunes prêtres imposant des soutanes et des chapeaux ou des aubes avec dentelle ! Le cléricalisme, c’est un fléau, c’est une forme de mondanité qui salit et abîme le monde ».
Sans même chercher à jouer sur les contrastes, comme il semble loin le temps où le pape Jean-Paul II adressait chaque Jeudi Saint une lettre à ses frères prêtres. Benoît XVI de son côté avait fait de 2009 une « année sacerdotale » et délivrait à cette occasion un enseignement de haute volée sur l’identité du prêtre et la vocation presbytérale. C’était il y a seulement 15 ans.
A écouter la parole du pape François sur les prêtres, il est pourtant difficile de déceler le point d’équilibre. Quel est « son » modèle type de prêtre ? Don Camillo portait la soutane et un chapeau romain sans que cela l’empêche de sentir l’odeur de ses brebis, sans que cela l’empêche d’être proche des habitants de sa paroisse, des habitués de la messe dominicale jusqu’au conseil municipal dirigé par Peppone en personne. Le saint Curé d’Ars, prêtre lyonnais de la fin du XIXe, immensément célèbre dans l’Eglise pour son zèle et son exemplarité, dépensait toutes ses économies dans les plus précieux tissus de Lyon et les plus belles dentelles de Tulle afin d’embellir les cérémonies dans son église. Ami et serviteur des pauvres, il ne cherchait pas pour autant à faire misérable en matière liturgique.
Dans un monde sécularisé où la mentalité postmoderne relègue la question de la vie éternelle à la marge, les prêtres de 2023 vivent habituellement leur ministère dans une solitude héroïque : souvent incompris dans leurs aspirations, parfois suspectés par leurs contemporains, généralement trop peu soutenus par leur hiérarchie. La sortie récente au cinéma du documentaire Sacerdoce redore leur blason. Et c’est heureux ! A juste titre, l’évêque de Chalons, Monseigneur Touvet, se réjouissait sur le réseau social « X » de la sortie de ce film réalisé par un évangélique, présentant « des prêtres jeunes, heureux, des hommes normaux qui ont tout donné pour donner le Christ aux autres. Des prêtres qui vivent au milieu de leur peuple et partagent la vie des gens, tout en étant toujours prêts à élever les cœurs vers le Ciel ». Et d’ajouter : « Montrez-le aux jeunes ! Il nous fait aller à l’essentiel ». Pour cette raison, et pour tant d’autres, on peut espérer que ce documentaire change en effet le regard de nombreux jeunes sur le sacerdoce. Mais aussi, pourquoi pas, celui de François sur ses prêtres.
Langue française : l’hostilité de la France à l’égard de la francophonie, sous Macron l’anglo-saxon
D’lyes Zouari, Président du CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone) :
Ce lundi 30 octobre a lieu l’inauguration de la Cité internationale de la langue française, au château de Villers-Cotterêts, dans le nord de la France. Mais les beaux discours habituels qui accompagneront cet événement, dont l’utilité est discutable, ne devront pas faire oublier l’hostilité désormais incontestable des autorités françaises à l’égard du français et de la francophonie mondiale. Les 12 faits suivants, ayant tous eu lieu sous la présidence d’Emmanuel Macron, en sont la preuve irréfutable, et s’inscrivent dans un contexte marqué par la prise de pouvoir des milieux européistes et atlantistes (… comme vient aussi de le démontrer le soutien désormais quasi inconditionnel à Israël, en dépit de l’oppression meurtrière et multidécennale des chrétiens et musulmans de Palestine occupée).
Alors que :
- le français n’a jamais été autant parlé et appris à travers le monde (deuxième langue étrangère la plus enseignée, après l’anglais) ;
- la population du monde francophone, dans sa définition géographique la plus stricte, a récemment dépassé celles de l’ensemble Union européenne – Royaume-Uni et de l’espace hispanophone (555 millions d’habitants début 2023, contre 515 et 471 millions, respectivement, et avec le dépassement de la barre des 100 millions par la République démocratique du Congo) ;
- la France est l’une des trois plus grandes puissances mondiales, tous critères de puissance confondus (économie, multinationales, capacités militaires, industrie spatiale, influence diplomatique et culturelle, ou encore la géographie, avec son immense territoire maritime, faisant d’elle un pays 26 fois plus vaste au total que l’Allemagne, par exemple) ;
- l’Afrique francophone subsaharienne est le moteur de la croissance économique africaine (championne de la croissance continentale en 2022 pour la neuvième année consécutive et la dixième fois en onze ans), tout en étant la partie du continent la moins endettée, les moins touchée par l’inflation, la moins inégalitaire, la plus stable et la moins frappée par la violence et les conflits ethniques ou politiques ;
- le Québec et la partie la plus dynamique, la moins inégalitaire et la plus sûre du Canada (affichant régulièrement les taux de chômage et de criminalité les plus faibles, ainsi que la meilleure qualité de vie) ;
- les pays anglophones ont souvent des niveaux d’inégalités et de criminalité plus élevés, se traduisant par un surcroît global de mortalité de plusieurs milliers de personnes par année ;
et alors que la Chine, la Russie et le Québec ont récemment pris d’importantes mesures pour interdire ou limiter l’usage de l’anglais dans un certain nombre de domaines, la France de ces dernières années, gouvernée par des européistes et des atlantistes depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007, se livre à une intense politique d’éradication de la langue française en France et dans les institutions internationales, et encore plus depuis l’accession aux plus hautes responsabilités d’Emmanuel Macron. Du jamais vu dans l’histoire du vaste monde francophone (deux ou trois fois plus étendu que ne l’indiquent la plupart des cartes géographiques en circulation, qui déforment considérablement la réalité… et les esprits), dont les peuples, s’ils ne s’y opposent pas clairement ou la suivent naïvement, ne peuvent qu’être affaiblis par cette attitude contraire à leurs propres intérêts supérieurs, mais aussi à ceux de la France elle-même.
L’ampleur de l’hostilité à l’égard de la langue française et de la francophonie peut notamment être constatée à travers les douze points suivants, véridiques, plus incroyables les uns que les autres, et observés sous la présidence française actuelle :
1) Le « One Ocean Summit » (Brest, février 2022) :
Non seulement Emmanuel Macron a choisi et imposé un titre en anglais, au demeurant assez ridicule, à cet événement international créé à l’initiative de la France, et contrairement à ce qui se fait dans de nombreux pays francophones accueillant de telles manifestations, le français a été totalement interdit de l’affichage et des traductions. En effet, et comme le démontre la longue vidéo de 4 h 6 min, « fièrement » mise en ligne sur le site de l’Élysée, la langue française a été entièrement éradiquée de l’affichage mural, des pupitres, des textes et vidéos projetés, et même des traductions écrites des interventions de chefs d’État et de gouvernement étrangers s’exprimant dans leur langue nationale, et qui ont été exclusivement traduits en anglais. Hallucinant !
Par ailleurs, et peu après cet événement, Emmanuel Macron a décidé de créer un nouveau rendez-vous international, et pour lequel il a aussi choisi un titre uniquement en anglais : le « One Forest Summit ». Un sommet coorganisé avec le Gabon, et auquel fut imposé par la France ce titre en langue anglaise.
2) Le Forum de Paris sur la Paix (Paris, novembre 2022) :
Lors de cet événement international coorganisé par l’Élysée, en présence de nombreux chefs d’État et de gouvernement, dont Emmanuel Macron lui-même, et contrairement à ce qui se fait dans bien d’autres pays francophones organisant d’aussi importants évènements, l’usage du français a totalement été interdit dans l’affichage et dans les présentations orales. Et ce, comme le prouve la vidéo d’1 h 3 min relative à la session d’ouverture de cette cinquième édition, fièrement mise en ligne par le Ministère français des Affaires étrangères.
En effet, l’intégralité des présentations écrites et orales ont été exclusivement réalisées en anglais. Même les animateurs français s’exprimaient uniquement en anglais. Et lorsque deux animateurs français se parlaient, ils le faisaient également en anglais, avec la bénédiction d’Emmanuel Macron ! Pourtant, les outils de traduction ne manquaient pas… mais il a été décidé d’interdire toute traduction en français.
3) Le site gouvernemental « Make our Planet great gain » (juin 2017) :
Non seulement Emmanuel Macron a lui-même donné à cette initiative un nom en langue anglaise, mais il est même allé jusqu’à interdire pendant huit longs mois toute mise en ligne d’une version en langue française de ce site gouvernemental, malgré les nombreuses protestations qui lui avaient être transmises. Pourtant, et compte tenu des incroyables moyens financiers et techniques de l’État français, cela aurait pu être fait en moins d’une demi-journée…
Ce refus de la présidence française d’accorder la moindre place à la langue française, première dans l’histoire de France et du monde francophone, suffit à lui seul à mettre en évidence la politique d’éradication de la langue française menée par Emmanuel Macron… et qui se confirmera dans les années suivantes de son double mandat présidentiel, comme indiqué dans les exemples précédents et suivants.
4) La création d’un Parquet européen unilingue anglais (octobre 2021) :
Avec le soutien constant d’Emmanuel Macron, et bien que la langue française soit la principale langue de travail de la Cour de justice de l’Union européenne, que le Royaume-Uni a d’ailleurs quittée, l’Union européenne (UE) a récemment crée un Parquet ayant l’anglais pour seule et unique langue de travail, écartant ainsi totalement la langue française. Pourtant, si le Président français n’avait pas soutenu cette initiative, un simple claquement de doigts aurait suffi à empêcher cette dérive anti-francophone et anti-française.
5) La Cour des comptes de l’Union européenne désormais anglophone (octobre 2021) :
Dans la foulée de la création d’un Parquet européen exclusivement anglophone, et avec le soutien constant d’Emmanuel Macron, la Cour des comptes de l’UE a décidé d’éradiquer totalement la langue française pour ne travailler désormais plus qu’en anglais. Pourtant, force est de constater que l’utilisation du français n’avait jusqu’ici, bien évidemment, jamais entravé le bon fonctionnement de cette prestigieuse institution…
6) Les correspondances en anglais entre le gouvernement français et l’UE :
Emmanuel Macron pousse à la généralisation de l’usage de l’anglais dans les correspondances entre l’État français et les institutions de l’UE. Désormais, les ministres et hauts fonctionnaires français non plus l’obligation de communiquer en français avec l’Union européenne. Ceux-ci reçoivent donc de plus en plus de documents rédigés uniquement en anglais, et y répondent à leur tour uniquement en anglais…
Pourtant, les hauts responsables français pourraient très bien mettre directement aux ordures toute correspondance reçue en anglais, en attendant d’en recevoir une version en langue française. Ce qui ne poserait d’ailleurs aucun problème, puisque les francophones ne manquent guère au sein des institutions de l’UE…
7) L’usage croissant de l’anglais dans les relations entre la France et … l’Afrique francophone :
De plus en plus de projets et d’événements mis en place par la France à destination de l’Afrique portent une dénomination exclusivement en anglais. Alors que rien n’empêche de leur donner une appellation uniquement en français, même lorsqu’ils concernent des pays non francophones (comme le font les Anglo-Saxons en imposant l’anglais, ou encore les Chinois en affichant toujours leur langue en grand, bien qu’elle soit dépourvue du statut de langue internationale), les autorités françaises décident de plus en plus souvent, non pas d’ajouter une traduction en anglais, elle-même injustifiée, mais d’éradiquer purement et simplement toute présence de la langue française.
À titre d’exemple, les autorités françaises utilisent désormais les termes « Meet Africa » lorsqu’elles organisent en événement consacré aux diasporas africaines, la dénomination « Digital Challenge » lorsqu’elles lancent un appel à projets pour les entrepreneurs du numérique, ou encore « Africa creative » pour désigner la nouvelle politique en direction des artistes du continent. Et lorsque l’Agence française de développement (AFD) organisait sa fête en février 2023, elle brandissait « fièrement » le slogan « Let’s Start Together – The Party ! ».
Le phénomène est si grave, que les autorités françaises obligent même de plus en plus les francophones du reste du monde à communiquer uniquement en langue anglaise, sans que cela ne soit justifié. Ainsi, et lors de la 15e Conférence internationale organisée par l’AFD sur le thème de la « Sustainability », en décembre 2022, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne a été contraint de traduire en anglais sa communication qu’il avait rédigée en français. Une communication qui a ensuite été retraduite en français par les services de traduction simultanée pendant la conférence. Incroyable mais vrai !
8) Les interventions du Président français à l’étranger :
Contrairement à ses homologues chinois ou russe, qui s’expriment uniquement dans leur langue lors des différents sommets et événements internationaux auxquels ils sont conviés, et bien qu’elle ne bénéficie pas du statut de langue internationale, Emmanuel Macron est le seul et unique dirigeant d’une grande puissance non anglophone à s’exprimer régulièrement en anglais. Une attitude qui ne lui a pourtant jamais conféré le moindre avantage sur ses homologues chinois, russe, ou encore turque et brésilien.
9) La Coupe du monde de football féminin (France, juin-juillet 2019) :
Lors de cet événement sportif international, la dénomination retenue était exclusivement en langue anglaise (FIFA Women’s World Cup), alors que l’événement était organisé en France, et que la langue française est, de surcroît, une des langues officielles de la FIFA (statut qui n’est d’ailleurs nullement nécessaire pour que le pays hôte puisse également ajouter à ce genre d’événement un nom dans sa propre langue officielle). De même, les tenues des agents de sécurité présents à l’intérieur et aux abords des stades portaient des inscriptions en anglais. Par ailleurs, les inscriptions se trouvant sur les panneaux directionnels aux abords des stades étaient toutes d’abord rédigées en anglais, le français n’arrivant qu’en seconde position, et en plus, de manière à peine visible…
Ces nombreuses marques de mépris à l’égard des francophones, également observées au cours d’autres compétitions internationales, démontrent bien que la France ne mérite plus d’organiser des événements internationaux, qui devraient plutôt être confiés à d’autres pays, plus responsables, du vaste monde francophone.
10) L’intervention du Président brésilien Lula au « Concert pour la planète » (Paris, juin 2023) :
Lors de cet évènement organisé au pied de la Tour Eiffel, en présence d’environ 20 000 spectateurs, le discours adressé au public, et en portugais, par le président Lula a été traduit uniquement en anglais. Aucune traduction en français n’a donc été proposée pour ce discours en plein Paris, au pied de la Tour Eiffel. Incroyable mais vrai !
11) « Le French gut » (septembre 2022) :
Les deux organismes publics que sont l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) et l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) ont récemment lancé un vaste programme destiné à étudier le microbiote intestinal de la population française, en faisant appel à des dizaines de milliers de volontaires. Or, ce programme a été baptisé en anglais par des termes signifiant, littéralement, « l’intestin français ». Une appellation, là aussi, assez ridicule, comme le sont souvent d’ailleurs les noms donnés en anglais, cachant un cruel manque d’imagination et de créativité (intelligence désormais surtout présente en Afrique francophone et au Québec).
Ainsi, de plus en plus d’organismes publics, et avec le soutien constant d’Emmanuel Macron, suivent la même voie. Comme, par exemple, la Poste française qui a lancé, en toute illégalité, une banque en ligne intitulée « Ma french bank » (qui signifie, ridiculement, « Ma banque française »).
12) Une justice « bananière » qui refuse d’appliquer la loi :
Alors que la France ne cesse de donner des leçons à de nombreux pays à travers le monde, et notamment en Afrique et dans le monde arabe, l’État français se permet d’exercer une pression constante sur la justice française afin d’empêcher l’application d’un certain nombre de textes de loi, et notamment ceux relatifs à l’usage de la langue française.
Ainsi, plus de 90 % des plaintes déposées par les associations de défense de la langue française, pleinement justifiées et documentées, sont classées sans suite par des magistrats qui refusent d’appliquer la loi. Et lorsque de rares plaintes parviennent à être prises en compte, la justice française déforme bien souvent les textes de loi afin d’en empêcher l’application. Et ce, comme il a encore été possible de le constater en octobre 2022, lorsque la justice a refusé de condamner l’État français pour les marques « Choose France » et « French Impact », en avançant comme motif que les termes « choose » et « french » n’avaient pas d’équivalent en langue française !
Ce dernier point, très révélateur de la réalité de la justice française, souvent aux ordres du pouvoir politique, mérite une certaine explication : depuis la loi Toubon de 1994, les organismes publics français ont l’obligation de n’utiliser que des termes en langue française dans les marques et appellations qu’ils utilisent, sauf s’il s’agit de termes étrangers n’ayant aucun équivalent en français, selon la Commission d’enrichissement de la langue française. Cette commission est justement une structure publique ayant été créée afin de créer un équivalent en français pour de nouveaux termes récemment apparus dans des langues étrangères.
Cette commission n’a donc, par conséquent, nullement pour mission de traduire tous les mots étrangers, puisque des dictionnaires spécialisés s’en chargent déjà depuis des générations. Cependant, et vu l’instrumentalisation de la justice par les autorités françaises, les juges et tribunaux français oublient volontairement le rôle initial de cette Commission, se contentant de considérer que les termes qu’elle n’a pas traduits n’ont donc pas d’équivalent en français (comme le dit le passage de la loi Toubon, indiqué plus haut, si on le lit de manière volontairement « idiote » …). Par conséquent, et vu que les termes « french » et « choose » n’ont pas été traduits par la Commission (qui n’a pas à le faire, puisque des dictionnaires le font déjà), la « justice » française considère que ces termes n’ont pas d’équivalent français. Là encore, incroyable mais vrai !
Angliciser la France et la couper du monde francophone
Ces 12 points démontrent la gravité de la situation en France. Ces marques de mépris répétées et désormais quasi systématiques à l’égard des francophones et de la francophonie mondiale, qui choquent souvent les francophones du reste du monde, démontrent l’incontestable politique d’affaiblissement de la langue française et d’anglicisation de la France, menée tambour battant par les autorités françaises, et entrant dans le cadre d’une vaste politique visant notamment à dévaloriser la France aux yeux de la population française, et menée avec acharnement par les européistes et atlantistes qui dirigent le pays depuis l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007.
Une politique ayant pour but de faire accepter à la population française le maintien du pays au sein de l’Union européenne et de l’alliance Atlantique (l’Otan, que la France avait pleinement réintégrée à l’époque du président Sarkozy, qui avait ainsi effacé l’héritage du Général de Gaulle, dont les défenseurs ont été écartés des plus hautes responsabilités et du corps diplomatique). Deux ensembles présentés alors comme nécessaires, et même vitaux, pour une « pauvre France » qui ne pourrait rien faire “seule”. Une France qui est pourtant, en réalité, globalement bien plus puissante que la Russie, à tous les niveaux… et qui est même 26 fois plus vaste que l’Allemagne, en tenant compte de son gigantesque espace maritime, le deuxième plus grand au monde.
Cette politique menée par les anglomanes, européistes et atlantistes, consiste donc notamment à couper le peuple français du monde francophone, en lui faisant oublier son appartenance à un très vaste espace linguistique, dont elle ne sait désormais pratiquement rien. Et en particulier en ce qui concerne les pays francophones du Sud, au sujet desquels les médias français n’alimentent qu’une image terriblement négative (avec l’appui, au passage, des associations de défense des immigrés et des clandestins…).
La population française n’a ainsi jamais droit à des images montrant le dynamisme économique de ces pays, la modernité de grandes métropoles francophones africaines, les grandes infrastructures réalisées et celles en cours… Aujourd’hui, la quasi-totalité des Français ignore jusqu’à l’existence même de la Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro, le plus grand édifice chrétien au monde. Une incroyable ignorance qui concerne même l’écrasante majorité des plus fervents catholiques, et en particulier au sein de la nouvelle génération, constamment tenue à l’écart du monde francophone par les médias et l’Éducation nationale française.
Une des dernières illustrations les plus marquantes de cette désormais incontestable politique visant à couper le peuple français du monde francophone, fut la censure totale des derniers Jeux de la Francophonie, tenus à Kinshasa au cours de l’été dernier. En effet, et contrairement aux Jeux du Commonwealth, largement relayés par les médias britanniques, et comme pour leur édition de 2019 à Abidjan, les Jeux de la Francophonie 2023 ont fait l’objet d’une censure totale des grands médias hexagonaux destinés à la population française, qui se sont même démarqués de ceux des autres pays francophones du Nord, y compris outre-Atlantique.
Ainsi, et pendant toute la durée de ce grand événement, inauguré le 28 juillet dans un stade réunissant près de 80 mille spectateurs dans la désormais plus grande ville francophone du monde, avec ses plus de 15 millions d’habitants, aucune couverture médiatique n’a été assurée de la part de l’ensemble des grands médias nationaux français de la télévision (TF1, France 2, France 3, M6…), de la presse écrite (Le Figaro, Le Monde, Libération, Ouest-France…) et de la radio. Des médias à ne pas confondre avec ceux essentiellement destinés à l’étranger, comme France 24, TV5, RFI ou encore le Monde Afrique, dont le contenu diffère parfois considérablement de celui destiné à la population française, victime de nombreuses censures (Jeux de la Francophonie, Sommets de la Francophonie, agression et pillage rwandais de l’est de la RDC, manœuvres militaires russes en Algérie, visite de chefs d’États africains en Russie, conflit israélo-palestinien, part écrasante des pays d’Europe de l’Est dans les aides françaises au développement…).
En d’autres termes, sur les dizaines d’heures de journaux télévisés accumulés pendant les dix jours de compétition, et sur les centaines d’articles publiés par les grands quotidiens nationaux, aucune seconde ni aucune ligne n’a été consacrée à ce grand événement sportif francophone international, même pour les médailles remportées par des Français. Une censure qui est donc également appliquée par les chaînes de télévision publiques et les nombreuses chaînes de radio du groupe public Radio France. Ainsi, et au lieu de couvrir le lancement des Jeux, le 28 juillet dernier, le journal de 20h00 de France 2 a préféré consacrer un long reportage de 4 minutes et 18 secondes à la très « intéressante » migration des sardines en Afrique du Sud. Incroyable mais vrai. Autre exemple : deux jours plus tard, la très ancienne et célèbre émission hebdomadaire sportive, Stade 2, diffusée sur France 3, n’a daigné accorder aucune seconde à ce grand évènement francophone sur les 52 minutes et 54 secondes d’antenne !
Pour finir, seuls quelques rarissimes articles, rédigés par une petite poignée de médias (dont aucune chaîne de télévision), ont été timidement publiés… à l’occasion de la cérémonie de clôture ! Et probablement suite à un certain nombre de protestations…
Mais cette hostilité politico-médiatique à l’égard de la francophonie se manifeste également à travers la répartition des aides publiques françaises au développement, qui ne bénéficient que marginalement au Monde francophone, et ce au profit des pays d’Europe de l’Est membres de l’Union européenne, qui récoltent constamment la part du lion. En effet, et à partir des dernières données disponibles, la part du monde francophone n’a été que de 15,4 % du total des aides françaises au développement versées en 2021 (soit 3,5 milliards d’euros, aides bilatérales et multilatérales confondues), contre non moins de 43,3 % pour l’UE (9,9 milliards), presque intégralement destinés aux 13 petits pays d’Europe de l’Est et orientale, qui ne totalisent que 114 millions d’habitants, soit quatre fois moins que l’ensemble des 27 pays francophones du Sud (près de 450 millions début de 2021).
La situation est si absurde, qu’il n’y a qu’un seul et unique pays francophone parmi les 10 premiers pays bénéficiaires des aides françaises au développement (la Côte d’Ivoire, 8e). La Pologne, premier pays bénéficiaire, a reçu 9,3 fois plus d’aides que le Maroc, à la population quasi égale et grand allié de la France (2,565 milliards d’euros, contre 0,277 milliard). Et la minuscule Estonie, peuplée de seulement 1,3 million d’habitants, a reçu davantage d’aides que la vaste RDC, plus grand pays francophone du monde et qui vient de dépasser les 100 millions d’habitants (156 millions d’euros contre 147 millions). Là aussi, incroyable mais vrai… et totalement occulté par les médias.
Pourtant, cette politique d’aide au développement est contraire à toute logique économique ou géopolitique, et aux intérêts supérieurs de la France. Ainsi, et à partir du moment que la doctrine de la politique étrangère de la France semble être désormais de travailler et de s’épuiser financièrement au service des intérêts économiques allemands et des intérêts géopolitico-militaires des États-Unis (les pays d’Europe de l’Est étant avant tout, et de loin, un débouché pour les exportations allemandes, et des alliés géopolitiques inconditionnels des États-Unis, au détriment de la France et de l’Europe), il ne faut donc guère s’étonner de la voir perdre de son prestige et de son influence à l’international, et notamment dans les pays francophones du continent africain, au profit de diverses puissances étrangères, bien heureuses de profiter d’une si absurde politique étrangère.
Enfin, l’actualité internationale récente nous démontre une nouvelle fois les conséquences de cette anglicisation planifiée de la France, qui s’accompagne d’un alignement de plus en plus aveugle sur les positions américaines et européennes, dans un monde pourtant redevenu multipolaire, et en rupture totale avec la tradition gaulliste qui fit de la France une nation souveraine, respectée et admirée dans le monde entier. Ainsi, et lors de ses différentes interventions après le déclenchent de l’offensive palestinienne contre Israël, le Président Emmanuel Macon a toujours refusé de condamner l’occupation israélienne de la Palestine, préférant plutôt marteler sans cesse le « droit d’Israël à se défendre » (droit qui ne semble pas être accordé au peuple palestinien…).
Une attitude assez étrange au regard du droit international, et qui surgit dans un contexte où la Chine et la Russie ont clairement fait porter à l’occupation israélienne la responsabilité du drame actuel (contrairement à l’Ukraine…), où le Président russe a même comparé le siège de la bande de Gaza au siège nazi de Leningrad, où l’ANC de Nelson Mandela vient une nouvelle fois d’utiliser le terme « Apartheid » pour décrire la vie quotidienne de peuple palestinien (tout en soutenant explicitement le Hamas), où le gouvernement sud-africain a lui aussi fait porter l’entière responsabilité de la guerre actuelle à Israël (en citant notamment « la profanation des lieux saints musulmans et chrétiens », et sans ne jamais mentionner le Hamas, en dépit de ses actions meurtrières et condamnables menées contre des civils, mais qui demeurent inférieures en nombre à celles commises par Israël au cours des dernières années), où le Président du Venezuela a qualifié de « génocide » la politique israélienne menée de longue date à l’égard du peuple palestinien (dans le but de le faire disparaître progressivement, d’une manière ou d’une autre), et où le Président colombien a qualifié de « nazis » les propos tenus par certains hauts responsables israéliens, provoquant une grave crise diplomatique entre les deux pays . Des prises de position notables de pays « non musulmans » sur la scène internationale, qui n’ont d’ailleurs nullement été relayées par aucune des chaînes de télévision françaises destinées à la population française, ni même par les chaînes d’information en continu… censure atlantiste et européiste oblige (et qui frappe même les Français juifs opposés à l’occupation israélienne…).
Victime d’un environnement politico-médiatique incontestablement hostile en France, la francophonie mondiale, du Québec au Pacifique, ne doit plus suivre la France dans ses errements, planifiés par certains milieux, ou résultant de la naïveté d’autres. Au nom de leurs propres intérêts, nos frères francophones du reste du monde gagneraient même à se faire davantage entendre, à se décomplexer et à ne plus hésiter à exiger de claires explications à leurs confrères et homologues français, en cas d’attitude jugée hostile et néfaste à la langue française, et donc aux intérêts du monde francophone et de l’ensemble des pays et peuples qui le composent (dont le peuple français lui-même…).
La Foi est ici-bas le bien le plus précieux
Lu sur le site des Bénédictins de l’Immaculée :
La Foi est ici-bas le bien le plus précieux sans lequel nous ne pouvons être sauvés.
Rappelons-nous ce que nous avons appris dans notre catéchisme traditionnel : la foi catholique est une adhésion de l’intelligence aux vérités révélées par Dieu et enseignées par l’Eglise fondée par Jésus-Christ à laquelle Il a donné autorité et infaillibilité. C’est l’Église qui nous certifie que les vérités auxquelles nous croyons sont bien les vérités révélées. La foi exige l’adhésion à la totalité des vérités qu’elle nous enseigne. Douter, diminuer ou même nier volontairement une seule de ces vérités détruit la vertu de foi, car c’est rejeter la capacité de l’Église à enseigner la foi des Apôtres. Supprimez l’une des colonnes d’une cathédrale et tout l’édifice s’écroule.
Ceci est a fortiori le cas des fausses religions, où ne subsistent que quelques lambeaux de vérités. Malheureusement, le concile Vatican II laisse à penser, par son ambiguïté, que ces “vérités” seraient affectées en elles-mêmes d’un dynamisme qui conduirait à la vérité plénière et au salut. Le Père Garrigou-Lagrange enseignait au contraire que “les vérités contenues dans les fausses religions n’y sont pas comme l’âme de la doctrine mais comme les servantes de l’erreur”. Autrement dit, pour tromper quelqu’un il suffit de mélanger vérité et erreur. Et Pie XII enseignait clairement que s’il est vrai que, par exception, le salut peut se réaliser en dehors des limites visibles de l’Église, cela ne peut se produire que de manière strictement individuelle par une grâce spéciale de Dieu, et toujours à travers la véritable Église et non par la médiation des fausses religions. Celles-ci, en effet, par leurs erreurs, éloignent les hommes plutôt qu’elles ne les rapproche de la voie de la justification.
Aujourd’hui plus encore que jamais, un mouvement de contestation au sein de l’Église amoindrit la foi en tendant insidieusement à saper la base même de sa constitution : le principe hiérarchique dont la conséquence est l’inégalité des membres parmi lesquels on distingue :
- L’Église enseignante, c’est-à-dire le Pape, les évêques soumis à sa juridiction, et les prêtres par délégation de leur évêque.
- L’Église enseignée, c’est-à-dire les fidèles qui “n’ont aucune part à l’autorité ecclésiastique ; ils sont enseignés, gouvernés et sanctifiés par leurs pasteurs. Cependant ils peuvent, surtout à notre époque, les seconder puissamment en les aidant à distribuer l’instruction chrétienne aux enfants, en les soutenant de leurs ressources et en les défendant contre les attaques et les violences de l’impiété”. (La doctrine Catholique, Chanoine Boulenger). Et si des fidèles reçoivent des lumières du Saint-Esprit ils ne peuvent s’en prévaloir pour enseigner au sens propre. Car ce n’est pas à ces derniers qu’a été confiée la fonction d’enseignement mais bien aux seuls Apôtres et à leurs successeurs auxquels Jésus a dit: “allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit”.
Cependant, cela ne diminue pas la valeur du sensus fidei qui par la lumière du Saint-Esprit fait reconnaître la vérité aux fidèles, leur fait discerner les erreurs doctrinales ou morales qui mettent en péril leur foi, et leur donne la force de défendre avec vigueur la Tradition doctrinale et liturgique de l’Eglise.
Cette affirmation de sa constitution hiérarchique, a déjà été édulcorée par l’introduction d’une fausse conception du collège des évêques à la faveur du Concile Vatican II : la “collégialité” où le collège des évêques en communion avec le Pape est devenue un second pouvoir suprême dans l’Eglise, alors que le Pape seul possède “l’autorité suprême” qu’il exerce seul, même en s’adjoignant le collège. Le Concile Vatican II par son innovation élève ainsi le collège des évêques en une sorte de parlement démocratique, et la conséquence immédiate a été le pouvoir de fait, exhorbitant et contraire à l’ordre hiérarchique, donné aux Conférences épiscopales. “Les conférences épiscopales n’obéissent pas, mais tyrannisent les évêques qui n’osent pas protester contre des décisions collectives, de sorte que leur autorité est comme confisquée (cf. Mgr lefebvre, Lettre ouverte aux catholiques perplexes, ch. 13).” (voir l’article de l’abbé Nicolas Cadiet, FSSPX). Le synode sur la synodalité agrave davantage le bouleversement de la constitution hiérarchique de l’Église. Les préambules de ce synode font apparaître que des laïcs, hommes et femmes, se trouvent avoir un pouvoir hiérarchique de fait, par leur participation avec droit de vote à une assemblée de l’Église enseignante, ce qui est contraire à la Tradition de l’Église. De plus il apparaît que bon nombre d’entre eux ont des revendications contraires à la foi et à la morale : bénédiction des couples de même sexe, droit à la communion de divorcés remariés, diaconat ou même sacerdoce pour les femmes, remise en question de dogmes, etc. Quant à l’exercice du pouvoir, le danger existe déjà, mutatis mutandis, dans la plupart des diocèses, par le biais d’un appareil de direction et de responsabilités pastorales confiées à des laïcs, hommes et femmes, qui ont ainsi pouvoir de fait sur tout le clergé du diocèse, ce qui bouleverse l’organisation hiérarchique. Sans parler de la nouvelle organisation des dicastères romains avec des laïcs et des religieuses nommés à de hauts postes de direction. Par extention, l’introduction de filles au service de l’autel n’est pas anodine. Elle fait fi de l’ordre hiérarchique exprimé dans la liturgie. L’acolytat est un Ordre mineur, troisième degré vers le sacerdoce, et ne doit être accompli par substitution que par des garçons appelés d’ailleurs petits ou grands clercs.
Le péril est donc grand de voir de nouvelles réformes tenter de détruire ce qui reste de la Tradition. Mgr Marcel Lefebvre avait déjà dénoncé, dans sa déclaration du 21 novembre 1974, combien “Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Église, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Église.
Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles.
« S’il arrivait, dit saint Paul, que NOUS-MÊME ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. » Gal. 1, 8. (Mgr Lefebvre 21 novembre 1974).
En ce mois consacré au Saint Rosaire, tournons-nous vers le Cœur Immaculé de Marie pour obtenir de Celle qui est “forte comme une armée rangée en bataille”, de protéger l’Église de ses ennemis tant de l’intérieur que de l’extérieur, et que l’Épouse du Christ rayonne de nouveau à la face du monde, qu’elle redevienne la lumière des nations et l’arche du salut pour tous les hommes.
Ajoutons ce témoignage frappant du Cardinal Ratzinger, qui vient à point au moment d’invoquer la Très Sainte Vierge :
“Quand j’étais jeune théologien, écrit-il, avant et même pendant les sessions du Concile, j’avais … du mal à comprendre le vrai sens d’une … expression fameuse …, à savoir l’expression qui veut que Marie soit “victorieuse de toutes les hérésies”. Aujourd’hui seulement —en cette période de confusion où toutes sortes de déviations hérétiques semblent venir frapper à la porte de la foi authentique—, aujourd’hui je comprends qu’il ne s’agissait pas d’une exagération de dévots, mais de vérités plus que jamais valables”(Entretiens sur la Foi, Fayard 1985).
Et pourtant, malheureusement, le Cardinal, même devenu Pape, adhérait à des propositions du Concile Vatican II en contradiction avec le magistère antérieur.
Que la prière toute puissante de Marie, Mère de l’Église, nous obtienne auprès de Jésus la victoire sur l’hérésie anti-hiérarchique!
Mgr Benoît Gschwind nommé évêque de Pamiers
Le pape François a nommé le père Benoît Gschwind évêque de Pamiers le 28 octobre 2023. Ce Franco-Suisse ordonné au sein de la congrégation des Augustins de l’Assomption était depuis 2017 curé d’une paroisse du diocèse de Montpellier.
À 60 ans, il sera ordonné évêque le 26 novembre dans ce diocèse dont siège était resté vacant depuis le transfert l’an passé de Mgr Jean-Marc Eychenne dans le diocèse de Grenoble-Vienne.
Né le 30 septembre 1963 à Bâle (Suisse), Benoît Gschwind a réalisé une première année de médecine et un service civil en tant qu’objecteur de conscience avant d’entrer en 1984 au noviciat des assomptionnistes, congrégation de religieux fondée à Nîmes par le Père Emmanuel d’Alzon en 1845.
Ordonné prêtre en 1991, il est accompagnateur de l’aumônerie diocésaine de l’enseignement public dans le diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes durant 6 ans. Il œuvre aussi au secteur pastoral de la ville nouvelle d’Évry.
De 1997 à 2001, il s’investit dans l’aumônerie régionale étudiante de la région parisienne (École Polytechnique féminine de Sceaux et ENS Cachan). Puis il devient rédacteur en chef de Prions en Église, titre appartenant au groupe Bayard, propriété des Assomptionnistes. Il occupera aussi le poste de directeur des rédactions des revues liturgiques.
Investi en parallèle dans le scoutisme, il est aumônier national des Scouts de France – branche Scouts – de 2002 à 2004, puis aumônier de la branche 11-15 ans des Scouts et guides de France jusqu’en 2008, année durant laquelle il devient aumônier général adjoint du mouvement.
En 2011, le Père Gschwind est choisi comme provincial de France des Augustins de l’Assomption puis, en 2014, provincial d’Europe, et ce jusqu’en 2017. Il est alors choisi comme curé de la paroisse Saint-Augustin de l’Aqueduc, dans le diocèse de Montpellier.
Plus jamais la guerre aux enfants à naître
Les amis de Jean Bernard Grenouilleau (1929-2011), fondateur de Laissez-Les-Vivre SOS Futures Mères et inventeur du nom, vous invitent à commémorer la 37ème cérémonie ” Plus jamais la guerre aux enfants à naître”, le samedi 11 novembre 2023 à 11 heures, place du Trocadéro, Paris (16 ème).
Pèlerinage Ad Petri Sedem: retour sur trois riches journées
D’un lecteur présent à Rome :
Le pèlerinage pour la liturgie traditionnelle à Rome en était à sa douzième édition. Malgré le contexte compliqué dans l’Église et les actuelles tensions, on pouvait constater la présence grandissante des fidèles. Malgré l’absence de messe à la basilique Saint-Pierre de Rome, les pèlerins ont été bien accueillis et ont pu prier dans cette église-mère. Comme si la vigueur de la crise n’en rappelait pas moins l’attachement au Siège de Pierre. La procession qui mena à la basilique Saint-Pierre, comprenant des fidèles encore plus nombreux que l’année dernière, fut même remarquée de l’extérieur. C’était le signe d’une Église, synodale, mais d’une synodalité de la prière.
Tout d’abord, la rencontre de Pax Liturgica organisée le premier jour faisait aussi bien apparaître le passé que le présent et l’avenir de la messe traditionnelle. Le passé, c’est d’abord le rappel d’un bouleversement qui ne pouvait laisser les esprits les plus honnêtes. Ainsi, au cours des années 1960 et 1970, dans ces différents manifestes et pétitions, il y eut non seulement des catholiques, mais mêmes des gens éloignés de l’Église catholique, qui ne comprirent pas l’effondrement de la liturgie et du rituel catholiques : ils pouvaient être de gauche, avoir frayé avec les républicains espagnols ou même être excentriques, ils ne pouvaient se résoudre à cet écroulement de la prière de l’Église. Le présent, c’est cette messe qui attire au-delà du milieu traditionnel, comme peuvent le rappeler ces conversions d’esprits éloignés de toute pratique religieuse. C’est aussi toute la floraison de ces initiatives pour défendre la Tradition, notamment sur internet et les réseaux sociaux, et qui rappelle que le contexte actuel n’est plus celui du verrouillage des années 1970. Enfin, le futur, ce sont ces perspectives encourageantes. L’Afrique est ainsi un vivier pour les vocations et les célébrations. La messe traditionnelle n’est pas vue comme la liturgie des « blancs ». Elle parle aussi à l’africain. Si le Motu proprio Traditionis Custodes a freiné certaines initiatives, il n’a pas entamé cet intérêt grandissant des fidèles et même des prêtres. Mieux : il a fait de la publicité à une messe peut-être interdite, mais qu’il est de plus en plus difficile d’ignorer. Les vêpres célébrées sous la présidence de Mgr Schneider à la basilique Sainte-Marie-des-martyrs (Panthéon) ont été le premier moment liturgique du pèlerinage romain. On pouvait constater encore plus de monde par rapport aux deux années précédentes.
Il n’y eut pas de messe à Saint-pierre de Rome le deuxième jour, mais le cœur y était. Partis de la basilique Saint Celse et Saint-Julien pour arriver dans ce centre de la catholicité romaine, les pèlerins ont vénéré les reliques de Saint-Pierre, puis participé à l’office de sexte à la Chaire de Saint-Pierre. La procession dans les rues de Rome, continuée sur la Via della Conciliazione, a été la première manifestation de la visibilité ecclésiale du pèlerinage. Il y avait de nombreux prêtres – certains connus de nos lecteurs – venus du monde entier, qu’ils soient des instituts traditionnels ou des différents diocèses. La messe traditionnelle est en effet une réalité ecclésiale transversale. Le samedi soir, lors du pot amical, Monseigneur Marco Agostini, cérémoniaire du Pape dont il est proche, était même présent pour échanger avec les prêtres et les laïcs.
Le lendemain, la messe célébrée à la Trinité-des-Pèlerins – église tenue par la Fraternité Saint-Pierre – qui a clos le pèlerinage, a été un adieu émouvant, comme un envoi en mission (ce qu’est la fin de la messe). La messe était célébrée par Monseigneur Pozzo, ancien responsable de la commission Ecclesia Dei, toujours à la Curie, et qui était de bonne humeur, avec une homélie tonique rappelant que les portes de l’enfer ne pouvaient prévaloir contre l’Église. Le pèlerinage est en effet suivi de près. Dans le monde entier. Mais aussi dans les sphères romaines. C’était peut-être l’autre message d’espérance de ces trois journées, notamment dans ce contexte d’achèvement du synode sur la synodalité.


De l’avortement à l’euthanasie, Macron devant la secte maçonnique
Le président de la République Emmanuel Macron interviendra le 28 octobre devant le Grand Orient de France, qui célèbrera son 250e anniversaire, l’occasion d’évoquer son projet de loi criminel sur la fin de vie.
Il déposera aussi cette semaine au Conseil d’Etat un projet de loi visant à inscrire dans la Constitution l’interruption volontaire de grossesse.
Le texte devrait être présenté en Conseil des ministres “d’ici à la fin de l’année”, a confirmé le chef de l’Etat. Et examiné au Parlement au cours des “premières semaines” de 2024.
Ce projet de loi, contrairement à la proposition de loi sur le sujet actuellement en navette parlementaire, permet d’éviter la délicate étape d’un référendum. Et donc “de donner aux opposants au texte, qui seraient en réalité des opposants à l’IVG, une tribune totalement disproportionnée par rapport à ce qu’ils représentent en réalité”, justifiait l’Elysée.
Sur France 3, Marine Le Pen a jugé l’initiative “complètement à contretemps […] de ce que vivent les Français”. Pour elle, “ça ne sert à rien, puisqu’aucun mouvement politique […] ne demande la remise en cause de l’IVG”. Sic.
Reste à savoir si la rédaction retenue par le chef de l’Etat séduira au moins trois parlementaires sur cinq lors du Congrès — la réunion du Sénat et de l’Assemblée nationale, indispensable étape pour modifier la Constitution.
Entre le “droit” à l’IVG, retenu par l’Assemblée nationale, et la “liberté” préférée par le Sénat, Emmanuel Macron tente le “en même temps”. Dans sa proposition, l’article 34 consacrerait “la liberté” d’une femme à avoir recours à l’avortement, “qui lui est garantie”.
Alors que la France a battu en 2022 son record du nombre d’enfants massacrés, avec plus de 234000, les partisans de ce génocide en veulent encore plus.
Psaume 138
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Psaume 138
01 Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! +
02 Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées.
03 Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers.
04 Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres, déjà, Seigneur, tu le sais.
05 Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres, tu as mis la main sur moi.
06 Savoir prodigieux qui me dépasse, hauteur que je ne puis atteindre !
07 Où donc aller, loin de ton souffle ? où m’enfuir, loin de ta face ?
08 Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici.
09 Je prends les ailes de l’aurore et me pose au-delà des mers :
10 même là, ta main me conduit, ta main droite me saisit.
11 J’avais dit : « Les ténèbres m’écrasent ! » mais la nuit devient lumière autour de moi.
12 Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière !
13 C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
14 Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis : * étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait.
15 Mes os n’étaient pas cachés pour toi * quand j’étais façonné dans le secret, modelé aux entrailles de la terre.
16 J’étais encore inachevé, tu me voyais ; * sur ton livre, tous mes jours étaient inscrits, recensés avant qu’un seul ne soit !
17 Que tes pensées sont pour moi difficiles, Dieu, que leur somme est imposante !
18 Je les compte : plus nombreuses que le sable ! Je m’éveille : je suis encore avec toi.
Une seule chair
Le film documentaire UNE SEULE CHAIR, de Steven et Sabrina Gunnell sera disponible en VOD sur la plateforme SAJE+ et en DVD dans toutes les librairies religieuses à partir du 31 octobre. Il fait intervenir de nombreux spécialistes de la vie conjugale et affective comme Yves Semen, le père Vincent de Mello, le père François Potez, Rachelle et Eric Dufour, Nathalie Loevenbruck,Tanguy Lafforgue, Maud et Alex Lauriot Prévost.
D’une durée de 2H20, ce documentaire livre le témoignage de plusieurs couples sur leur rencontre, leur vie conjugale, leurs difficultés, leur apprentissage de l’amour blessé par le péché et la culture de mort (pornographie, divorce, masturbation, contraception, avortement, relations extra-conjugales, homosexualité…). Ils témoignent que seule l’Eglise possède les clés de l’amour humain. Car dès la Genèse, nous découvrons que l’oeuvre de chair est voulue par Dieu
“C’est pourquoi, l’homme quittera son père et sa mère et il s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair”.
Et Notre-Seigneur le rappelle dans l’Evangile selon saint Marc (10,6-9):
Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !
Quel est donc le dessein de Dieu pour la sexualité du couple ? Inspiré de la vision chrétienne de la sexualité développée par saint Jean-Paul II, et illustré par de nombreuses expériences pastorales concrètes et des témoignages conjugaux, ce film souhaite faire découvrir l’ampleur de « cet immense trésor confié par Dieu à l’humanité » (Benoît XVI), en vue de réjouir les époux et de guérir et restaurer notre sexualité blessée par le péché.
Pour tout savoir sur les apôtres
Dans quelques jours nous fêterons la Toussaint ! En plus d’un article sur cette belle solennité, le magazine Gloria, à partir de 10 ans, présente ce mois-ci douze saints (et même plus !) dans un dossier thématique consacré aux apôtres. Le dossier présente les douze apôtres, leurs années aux côtés du Christ et leur mission.
Qu’est-ce que la Toussaint ? Célébrée le 1er novembre, cette fête célèbre tous les saints. L’article vous raconte l’histoire de la Toussaint et vous explique la différence avec la commémoration de tous les fidèles défunts.
À l’occasion de la saint Martin, le 11 novembre, vous apprendrez à reconnaître ce saint au premier coup d’œil. L’article présente la vie de saint Martin sans oublier le célèbre épisode de « la charité de saint Martin ».
L’article retrace l’histoire de la médaille miraculeuse. Elle commence en 1830, quand la sainte Vierge demande qu’on fasse frapper une médaille et assure que ceux qui la porteront recevront de grandes grâces.
En quête d’esprit : Face à la mort
Alors que la macabre fête d’Halloween vient polluer la Toussaint et la fête des fidèles défunts, Aymeric Pourbaix reçoit :
Mgr François BUSTILLO, évêque d’Ajaccio et auteur de Le cœur ne se divise pas
Don Paul DENIZOT, recteur sanctuaire de Montligeon
Terres de Mission: Les questions embarrassantes des cardinaux conservateurs
Terres de Mission reçoit l’abbé Barthe pour parler du synode sur la synodalité et notamment des dubia, ces questions que cinq cardinaux “conservateurs” ont adressés au pape pour tenter d’éviter que le synode n’attaque la théologie traditionnelle de l’Eglise.
Puis, l’abbé Michel Viot présente son dernier livre sur les papes et la France. Au cours de cette émission, il évoque principalement les relations à la fois étroites et tourmentées entre Rome et les rois de France sous l’Ancien Régime.
Puis le P. Jean-François Thomas parle de son dernier livre sur les “Vertus méditées”.
Monseigneur Marc Aillet : Face à la crise de l’Eglise, le temps des saints
La crise qui ravage l’Eglise depuis des décennies est d’abord une crise de la foi et de la morale. Face à cela, les vrais réformateurs de l’Eglise ne sont pas ceux qui remettent en cause des vérités tant de fois énoncées mais les saints. Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar, Oloron témoigne de cette réalité : “Toute crise de l’Eglise est d’abord crise de la sainteté de ses membres”. Il porte ici une parole d’autorité pour fortifier la foi des fidèles.
Fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La fête du Christ-Roi a été instituée par le Pape Pie XI, le 11 décembre 1925, à l’occasion de la clôture de l’année jubilaire.
Il faut bien dire que le laïcisme contre lequel s’élevait le pape à l’époque est désormais devenu plus arrogant que jamais. La religion serait une affaire strictement individuelle. La société pourrait donc se passer de Dieu. On constate que ce n’est nullement le cas et que ces conquêtes laïques ont entraîné défaites morales, décadence des mœurs.
Dans le nouvel Ordo, cette fête a été renvoyée à la fin de novembre, au dernier dimanche de l’année liturgique, après celui où on lit l’Évangile de la fin du monde. M. Gire, ancien Secrétaire général d’Una Voce et fin grégorianiste, contestait à juste titre ce déplacement qui semble reporter ce règne après le jugement dernier et dénature ainsi le sens de la fête. Le nouvel Ordo Missae assume cet esprit qui se veut plus eschatologique. Il suffit de lire les changements que les réformateurs ont effectués dans les oraisons (Collecte, Super Oblata ou postcommunion) pour s’en convaincre. Ou de constater que deux strophes de la splendide hymne Te saeculorum des vêpres de la fête ont été purement supprimées dans le Liturgia Horarum de 2002. Voici ces deux strophes :
Te nationum Præsides
Honore tollant publico,
Colant magistri, judices,
Leges et artes exprimant.
Que les chefs des nations
Vous glorifient par des honneurs publics;
Que les maîtres et les juges vous confessent,
Que les lois et les arts portent votre marque.
Submissa regum fulgeant
Tibi dicata insignia:
Mitique sceptro patriam
Domosque subde civium.
Que les étendards des rois vous soient consacrés
Et resplendissent de vous être soumis,
Que votre douce autorité
Régente la patrie et les foyers.
Commentaires supplémentaires superflus !
Introït : Dignus est Agnus
Le texte de l’introït est tiré de l’Apocalypse de saint Jean au chapitre V. C’est la grande vision de l’Agneau immolé qui est seul digne d’ouvrir le livre aux sept sceaux, ayant mérité la royauté universelle par son sacrifice. Il reçoit les louanges et les acclamations de multitudes d’anges auxquels s’unit toute la création.
Dignus est Agnus, qui occísus est, accípere virtútem, et divinitátem et sapiéntiam, et fortitúdinem, et honórem, Ipsi glória et impérium in sǽcula sæculórum.
Il est digne l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, la divinité, la sagesse, la force et l’honneur. À lui la gloire et l’empire pour les siècles des siècles.
Cette dernière phrase est prise dans un autre passage de l’Apocalypse, au début du livre. La mélodie de cet introït est originale, mais on y retrouve des formules habituelles à bon nombre d’autres pièces. Elle est très noble et solennelle.
Cet introït est accompagné du 1er verset du psaume 71, grand psaume messianique que nous allons retrouver au graduel.
Deus judícium tuum Regi da : et justítiam tuam Fílio Regis.
Ô Dieu, donnez au Roi votre jugement et au Fils du Roi votre justice.
Les cinq chants du propre de cette messe sont modernes puisqu’ils furent composés à l’occasion de l’institution de la fête en 1925. Ils n’en demeurent pas moins de l’authentique grégorien. Il est vrai qu’ils sont des adaptations de types anciens. Cet introït est par exemple calqué sur l’introït Dum Sanctificátus du samedi de la Vigile de la Pentecôte.
Graduel : Dominábitur
Le texte est issu du psaume 71, un des grands psaumes messianiques.
Dominábitur a mari usque ad mare, et a flúmine usque ad términos orbis terrárum.
Son pouvoir s’étendra d’une mer à l’autre et depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre.Et adorábunt eum omnes reges terræ : omnes gentes sérvient ei.
Tous les rois de la terre l’adoreront, toutes les nations le serviront.
C’est bien le Christ-roi, dont l’empire s’étend d’une mer à l’autre et à partir du fleuve, peut-être l’Euphrate, ou le Jourdain, jusqu’aux extrémités de la terre. C’est lui que tous les puissants de la terre doivent adorer et servir en se soumettant à sa loi. Ce texte nous rappelle évidemment la fête de l’Épiphanie où l’on retrouve à plusieurs reprises le psaume 71, et l’on ne s’étonnera donc pas que l’on ait repris pour ce graduel la mélodie de celui de l’Épiphanie qui s’adapte très bien au texte de ce jour.
Dom Gajard commente ainsi la mélodie sur la pochette d’un ancien disque 33T non réédité :
« Elle vaut surtout par sa beauté propre, sa ligne, d’abord ample, puissante puis, dans les enthousiastes envolées du verset, extraordinairement souple et balancée parcourant par deux fois toute l’étendue de la gamme modale pour aussitôt s’apaiser et se reposer dans un grand regard de complaisance ».
Alléluia : Potéstas ejus
Le texte provient du prophète Daniel qui eut, la 1re année du règne de Balthazar, roi de Babylone, une vision qui ressemble à celle que rapporte saint Jean au chapitre XIII et XIV de l’Apocalypse.
C’est la proclamation de la royauté éternelle du Fils de l’homme.
Potéstas ejus, potéstas ætérna, quæ non auferétur : et regnum ejus, quod non corrumpétur.
Sa puissance est une puissance éternelle qui ne sera pas emportée, et son règne est un règne qui ne sera point bouleversé.
Le Fils de l’homme, bien entendu, c’est le Christ ; il s’est lui-même à de nombreuses reprises attribué ce titre, notamment devant Caïphe. La mélodie est celle de l’alléluia du IVe dimanche après Pâques, Christus resúrgens : le Christ ressuscité ne meurt plus, la mort ne l’emportera plus sur lui. Le rapprochement entre les deux textes est évident. Cette mélodie est une magnifique acclamation ample et solennelle au Christ victorieux de la mort et de ses ennemis.
Offertoire : Póstula a me
Nous retrouvons un psaume messianique, le psaume 2.
Póstula a me, et dabo tibi gentes hereditátem tuam, et possessiónem tuam, términos terræ.
Demande-moi et je te donnerai les nations en héritage, et pour domaine les extrémités de la terre.
Dans le psaume, il s’agit du roi d’Israël, dont par l’onction sacrée Dieu a fait son fils, c’est-à-dire son représentant sur terre pour gouverner les nations en son nom, mais il est là aussi la figure du Messie, véritable fils de Dieu à qui toutes les nations doivent être soumises. La mélodie de cet offertoire emprunte ses formules à celles des offertoires de la messe de minuit et de la messe du jour.
Communion : Sedébit Dóminus
Nous terminons les chants du propre de la messe du Christ-roi avec l’antienne de communion Sedébit dont le texte est extrait du psaume 28, un chant de louange à Dieu pour sa majesté et sa toute puissance. Ce verset a été choisi à cause du mot Roi qui y figure et qui s’applique aujourd’hui au Christ. En outre, il évoque la paix qui est un des bienfaits de la royauté de Notre Seigneur.
Sedébit Dóminus Rex in ætérnum.
Le Seigneur siège sur son trône, Roi pour l’éternité.Dóminus benedícet pópulo suo in pace.
Le Seigneur bénira son peuple dans la paix.
La mélodie est pleine de simplicité, et de cette paix dont parle le texte.
Témoignage du fils d’un leader du Hamas
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Extraits des entretiens donnés par Yusef fils d’un leader du Hamas à des journeaux américains (CNN et Fox News)
https://youtu.be/jwvsrybklf8si=_BigComcQVvZCvVN
https://youtu.be/TdPc4iqLjk8si=9CuLnqsYAaEWDkfu
Yusef est le fils d’un père fondateur du Hamas et est devenu par la suite l’un des principaux informateurs d’Israël.
« Quand j’étais enfant, je me suis toujours plaint des abus de pouvoir du Hamas. »
« Nous avons été témoins de leur brutalité lorsque j’étais en prison, lorsqu’ils ont torturé tant de Palestiniens. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’interroger sur le mouvement Hamas, sur la barbarie et la cruauté de ce que le Hamas a fait subir à des civils innocents le mois d’octobre.
Vous savez, en 1996, ils ont tué tant de gens, ils ont torturé tant de gens. »
Vous êtes devenu chrétien.
« Je ne suis pas devenu chrétien. Je suis fasciné par la conscience du Christ, l’amour de l’ennemi, le pardon, la compassion. Le pouvoir d’être crucifié et de supporter tout cela et toutes les erreurs de jugement, cela est le signe d’un grand pouvoir. »
« Ils sont très religieux, ce sont des fanatiques, mais je ne pensais pas qu’à un moment donné, ils allaient causer tout ce chaos mondial »
« Le Hamas endoctrine les enfants dès leur plus jeune âge. »
Que veulent-ils ?
« Eh bien, c’est un mouvement religieux, et c’est ce que tout le monde a peur de dire.
Si le Hamas était un mouvement politique alors nous pourrions satisfaire leur ambition politique. »
« Le Hamas est beaucoup plus dangereux que l’ISI. Le Hamas est un mouvement religieux, pas un mouvement politique. »
« Il veut anéantir Israël parce que c’est un État juif. Il veut établir un État islamique sur les décombres d’Israël. Ils ne sont pas un mouvement national, mais religieux. Ils ne croient même pas aux frontières. Ils sont animés par une haine noire envers une race, une nation. »
« Le Hamas est un mouvement religieux qui ne croit pas aux frontières politiques, ils veulent établir un État islamique par étapes sur les décombres de l’État d’Israël. Ils veulent y mettre fin. Ils veulent tuer tous ceux qui soutiennent Israël puis établir un État islamique. »
« Mais ce n’est pas la fin car leur ambition est mondiale Ils veulent établir à terme un État islamique, un État mondial. »
« Et plus nous leur donnons de pouvoir, vous savez, plus ils seront agressifs. Nous ne pouvons donc pas donner au Hamas ce qu’il veut. Nous ne devons pas leur donner ce qu’ils demandent, quoi qu’il en coûte. »
« Vous savez, en temps de guerre, des gens meurent et nous devons préparer le public. Je dis qu’il s’agit d’une guerre. Israël n’a pas commencé, mais Israël y mettra fin. »
Stratégies et solutions
« Leur stratégie consiste à se cacher derrière des enfants et des civils. Ils se cachent très rapidement derrière des boucliers humains et creusent des tunnels sous le sol. »
Ils sont toujours là et se préparent. Israël doit attendre et recueillir des renseignements. Nous avons besoin d’un siège très strict et infranchissable pour vaincre l’ennemi. Israël doit détruire les infrastructures du Hamas. Il faut couper la tête du serpent. Les Etats-Unis doivent donner à Israël la couverture nécessaire pour déraciner le Hamas. Israël se bat au nom du peuple palestinien et au nom du monde libre. Je sais que vous pensez que le Hamas est l’ennemi non seulement d’Israël mais aussi du peuple palestinien.
Et cette guerre, Israël ne l’a pas déclenchée. C’est le Hamas qui l’a déclenchée. »
« Ils déclenchent une guerre tous les deux ans lorsqu’ils veulent de l’argent c’est sur le sang de leurs enfants. »
« En fait, je plains Israël de devoir aller à Gaza où il y a des pièges partout et des tunnels partout.
Je ne sais pas combien de soldats israéliens doivent mourir pour détruire le Hamas. »
« Maintenant, ce que je suggère, vous savez, aux Israéliens, c’est d’attendre, qu’ils prennent leur temps, qu’ils recueillent des renseignements. »
« Nous devons libérer les Palestiniens et libérer Gaza du Hamas »
Croyez-vous que que l’aide n’ira pas au Hamas ? Croyez-vous que l’aide ira aux Palestiniens innocents ?
Vous savez, ce n’est pas le cas. Les États membres et l’Europe ont été très généreux avec le peuple palestinien. Tant d’aide est arrivée à Gaza. Le Hamas a utilisé toute cette aide pour construire des tunnels sous le sol. Et maintenant, regardez le chaos qu’ils créent.
Je suggère que nous ouvrions la frontière pour les Palestiniens innocents y compris les femmes, les enfants et les personnes âgées, de quitter la bande de Gaza ou de se rendre dans une zone sûre.
En attendant, nous devons imposer un siège infranchissable à Hamas. Sinon, nous ne pourrons pas les épuiser. Ils sont sous terre. Ils ont des otages. Nous devons couper l’électricité. Nous ne pouvons pas leur donner de nourriture. Nous ne pouvons pas leur donner de l’eau. Et nous devons les épuiser pendant de longues semaines, sinon nous ne pourrons pas gagner cette guerre contre cet ennemi brutal, ennemi de l’humanité.
Jean Madiran et Jérôme Lejeune : « coopérateurs de la vérité » comme Benoît XVI
De Rémi Fontaine :
En lisant la nouvelle et belle biographie d’Yves Chiron sur Jean Madiran (1), j’ai aussitôt pensé à celle d’Aude Dugast (ou d’Anne Bernet) sur Jérôme Lejeune (2). Il y a chez ces deux seigneurs de l’intelligence, que j’ai eu la chance de pouvoir côtoyer, tant de similitudes malgré leurs vies, leurs métiers et leurs tempéraments si différents. Ces similitudes conduisent à un troisième gentilhomme de la pensée, plus éminent encore, qui nous donne la raison de ces ressemblances par sa propre devise : « coopérateurs de la vérité » !
Sur le cardinal Ratzinger (puisqu’il s’agit de lui), avec qui il collaborera, Jérôme Lejeune pourra écrire justement :
« Je l’ai vu et entendu lors d’une séance de travail subir il n’y a pas d’autre mot des attaques personnelles très acerbes et des raisonnements théologiques démentiels sans se départir un instant de son calme et de sa bonté ! Il a ensuite repris tout le sujet traité en quelques minutes, a remis à l’endroit tout ce qui était cul par-dessus tête, avec à chaque instant un respect des personnes que ses interlocuteurs n’avaient guère manifesté. Dans la discussion c’est l’esprit le plus clair et le plus charitable que j’aie jamais rencontré. Il ne s’incline que devant la vérité. Mais il sait la chercher. »
Avec des nuances et malgré certaines apparences trompeuses, ce portrait du « Mozart de la théologie » pourrait s’appliquer aussi bien au docteur scientifique de la vie (que fut Lejeune) qu’au docteur philosophique de la loi naturelle (que fut Madiran), les trois restant des apôtres de la piété filiale, doux et humbles de cœur.
Yves Chiron définit ainsi la personnalité de sa biographie comme un « homme de dialogue » :
« L’expression peut surprendre tant le nom de Madiran est attaché à la controverse ou à la polémique. Or, tout au long de sa vie Madiran a voulu engager un dialogue intellectuel avec ses adversaires ou supposés tels. Il aimait la confrontation des idées… Il reste une figure majeure du catholicisme français contemporain, non pas marginale mais sous-estimée ou caricaturée par ses adversaires et parfois méconnue par ceux-là même qui le lisaient. »
J’ai témoigné par ailleurs – L’Action familiale et scolaire, avril 2022 (3) – avec quelques souvenirs personnels, de l’extraordinaire délicatesse et humilité du Pr. Lejeune. Attaqué de toutes parts pour son combat scientifique, prophétique et eschatologique en faveur du respect inconditionnel de la vie humaine et innocente, il demeura toujours d’une charité remarquable, soucieux du salut de l’âme de tous. Lâché par les politiciens, par ses pairs (qui trahissaient leur vocation), il ne se consola jamais de l’avoir été par les évêques eux-mêmes. La parenthèse lumineuse que lui offrit son ami le pape Jean-Paul II à la fin de sa vie (avec la fondation de l’Académie pontificale pour la vie) ne l’empêcha pas d’avoir été un humble mais incomparable soldat de la Vie sous les horions, cela presque jusqu’à un certain martyr : « Et si fefelitur, de genu pugnat » ! Et s’il vient à tomber, c’est à genoux qu’il combat !
Dans Itinéraires de chrétienté avec Jean Madiran (Presses de la délivrance, 2018), j’ai pu saluer également le veilleur debout que fut celui-ci dans la crise de l’Eglise : « Le grand Veilleur debout sur la tranchée. » Placé par sa formation et sa vocation de publiciste en un lieu d’observation particulièrement bien situé, au carrefour entre la philosophie réaliste et la théologie révélée, à la jointure du religieux et du politico-religieux, il aura été non seulement un guetteur mais un « cibleur », un tireur d’élite, apte à réaliser des tirs de précision à l’aide d’un matériel adapté et de munitions choisies. Des tirs de légitime défense contre les indigentes démonstrations humaines des ennemis de l’Église, mais aussi et surtout contre certains membres de la hiérarchie catholique, docteurs douteux ou distraits, prévaricateurs ou apostats, commissaires de tout acabit. Selon « le devoir de charité qui est celui du soldat contre le barbare », l’argumentation et la réfutation étant ses « seules armes de simple soldat ».
Sans doute y eut-il parfois certains excès ou certaines susceptibilités. Sans juger les reins et les cœurs, l’on n’imagine pas aujourd’hui la cause de béatification de Jean Madiran s’ouvrir comme on a pu le faire pour Jérôme Lejeune ou comme on le fera peut-être un jour pour Benoît XVI. Mais même les saints ont leurs défauts ! Je me rappelle notamment d’une rare colère – sainte colère sans doute ! – du professeur à l’endroit d’un intervenant trop intrusif lors du symposium de Rome sur le linceul de Turin. Reste visiblement et sûrement une certaine héroïcité des vertus intellectuelles communes à ces deux sages laïcs : la passion pour la vérité et l’honnêteté intellectuelle ont aujourd’hui un prix à payer qui est la caricature, la stigmatisation et la relégation sociologique.
Que dire enfin de Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI, surnommé calomnieusement le rottweiler de Dieu ou le Panzer cardinal ? Sinon qu’il demeurera plutôt dans l’histoire ce docteur melliflu, pour qui, à l’instar de saint Bernard :
« La science n’est pas un but dernier, mais plutôt un chemin qui conduit à Dieu ; ce n’est pas une chose froide sur laquelle s’attarde vainement l’esprit… mais c’est une chose mue par l’amour, poussée et dirigée par lui. » (Pie XII).
La formule johannique « coopérateurs de la vérité » exprime bien l’intention de ces trois chercheurs de Dieu, dont l’intelligence se voulait ordonnée à Celui qui s’est présenté à nous comme la Vérité, la Voie et la Vie. Qui dit coopération dit bien commun. Cette coopération, ils la proposent à tous, fidèles et « infidèles », à différents niveaux (scientifique, philosophique, théologique), afin précisément d’ordonner le bien commun temporel au Bien commun surnaturel qui est le Dieu de l’Évangile. Ils savent aussi, chacun à leur rang si différent, qu’il ne leur appartient pas de faire triompher la vérité mais de la confesser jusqu’à la mort.
Même dans l’obscurité qui recouvre aujourd’hui notre monde, « opera Christi non deficiunt, sed proficiunt » (les œuvres du Christ ne reculent pas mais elles progressent). Merci et honneur à ces veilleurs dans la nuit, en attente de l’aube qu’ils nous désignent, à ces artisans de paix par les œuvres de miséricorde spirituelle qu’ils ont produites !
Rémi Fontaine
(1) Jean Madiran, 1920-2003 par Yves Chiron, DMM, 2023.
(2) Jérôme Lejeune, la liberté du savant par Aude Dugast, Artège, 2019.
Jérôme Lejeune, biographie par Anne Bernet, Presses de la Renaissance, 2004.
La longue tradition de violences de l’extrême-gauche
De Benoît Dumoulin dans France catholique :

La crise arienne : L’univers gémissant fut étonné de se réveiller arien
Conférence d’une heure donnée le 14 juillet par Côme de Prévigny lors de l’Université d’été 2023 de Renaissance Catholique, sur la crise arienne :
“Quand le Président de la République part en Israël, il est lesté par les arrières-pensées qu’il laisse dans les banlieues”
Geoffroy Lejeune face à Philippe de Villiers :
Natalité ou grand remplacement : Soit nous gagnerons le combat démographique, soit nous deviendrons l’Afrique
Le vice-président exécutif de Reconquête Nicolas Bay publie une tribune dans le JDD sur le changement de population :
Une nouvelle fois, Bruxelles fait la promotion de l’immigration de masse pour pallier notre déclin démographique. Alors que le Conseil a demandé à la Commission européenne, en juin, « une boîte à outils pour répondre aux défis démographiques », Dubravka Šuica, vice-présidente de la Commission en charge de la Démographie, a émis ses propositions. La principale ? « L’immigration est le seul moyen d’aider notre marché du travail ».
Ce n’est pas la première fois. Nous avons l’habitude d’entendre Ylva Johansson, communiste suédoise commissaire aux affaires intérieures de l’UE, tenir les mêmes propos. Elle a ainsi expliqué en 2020, dans un entretien à La Croix, qu’« il est crucial d’ouvrir autant de voies de migration légale que possible. L’Europe a besoin de main-d’œuvre car le continent vieillit ». L’ONU aussi envisage les « migrations de remplacement » comme une solution pour l’économie du Vieux continent.
Non seulement l’immigration de masse change déjà les équilibres politiques, volant au peuple historique la pleine maîtrise de son destin, mais elle aura des répercussions similaires sur tous les aspects de notre société : la place des femmes, notre rapport à la religion, à la philosophie, à l’art, à l’écologie, à la violence, à la justice, etc.
En outre, le prétendu argument économique est un mensonge. Combien de fois avons-nous entendu dire que « les immigrés vont payer nos retraites » ? Alors qu’en réalité ils travaillent moins que les Français et les Européens, sont pour la plupart très peu qualifiés et sous-diplômés, mais sont plus criminogènes et perçoivent autant, sinon davantage de prestations sociales.
L’universitaire Jean-Paul Gourévitch a chiffré le coût net de l’immigration à 53,9 milliards d’euros par an. Quatre fois le budget du ministère de la Justice. Les travaux de l’Observatoire de l’immigration et de la Démographie ont montré, en s’appuyant sur l’INSEE, qu’en 2018, les immigrés originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne avaient un taux de chômage presque trois fois supérieur à celui des Français de naissance : en moyenne 18 % environ pour les premiers contre 6,9 % pour les natifs. Ce rapport correspond également à la part d’inactifs : environ 13 % pour les Français de naissance contre environ 40 % pour les immigrés venus du continent africain.
Ces chiffres restent extrêmement stables lorsque l’on considère les descendants d’immigrés puisque l’enquête Emploi 2020 de l’INSEE révèle que ces derniers, lorsque leurs parents sont originaires d’Afrique, ont un taux de chômage de 17,5 % et un taux d’emploi de 44 % en moyenne.
Face à ceux qui n’ont qu’une vision strictement comptable (erronée de surcroît !) et de court terme, qui ne voient dans le défi démographique que des statistiques, des individus abstraits et interchangeables là où il existe des personnes, des peuples et des civilisations, nous devons empêcher ce que l’écrivain franco tchèque Milan Kundera, mort il y a quelques mois à Paris, nommait « la fin possible de l’humanité européenne ». L’immigration « de travail » – à peine 13 % des titres de séjour délivrés en 2021 – est un leurre et l’immigration de masse constitue un péril mortel. Seule la natalité nous permettra d’assurer notre prospérité, mais aussi et surtout, car cette dernière y est indissolublement liée, notre être français et européen si singulier, si précieux, si fragile.
Il y a des pays précurseurs qui mettent tout en œuvre pour soutenir les familles, à l’instar du gouvernement hongrois de Viktor Orbán : ouverture de crèches et gratuité de celles-ci à partir du troisième enfant, aides au logement et jours de congés payés supplémentaires en fonction du nombre d’enfants, exemption à vie d’impôt sur le revenu pour les mères de plus de trois enfants, prêts à taux zéro de l’État qui efface progressivement la dette en fonction du nombre d’enfants… mais aussi promotion du mariage et interdiction de la propagande LGBT dans les écoles. La clef est de proposer un environnement propice et incitatif pour les familles.
La Hongrie a ainsi réussi à faire passer le taux de fécondité de 1,23 en 2010 à 1,61 enfant par femme aujourd’hui. Ce n’est certes pas encore suffisant pour atteindre le seuil de renouvellement (2,1), objectif visé par Orbán en 2030, mais le progrès est considérable pour un pays qui avait l’un des plus bas taux du monde il y a quelques années. Ces chiffres montrent que le défi démographique n’est pas perdu d’avance dès lors qu’il existe une volonté politique. Cette volonté s’affirme d’ailleurs en Europe : comme la Hongrie et d’autres pays d’Europe centrale, Giorgia Meloni, Premier ministre italien, engageant des réformes économiques, sociales et fiscales allant dans le même sens.
Les combats pour la natalité et pour notre civilisation ne font qu’un. Il faut les mener en faisant de la famille une grande cause nationale et européenne. Soit nous gagnerons le combat démographique, soit nous deviendrons l’Afrique.
Terre Sainte : L’AED lance un appel d’aide d’urgence
Communiqué de l’Aide à l’Eglise en Détresse :
Depuis l’attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre, le sang ne cesse de couler sur la Terre sainte. A la demande du Patriarche latin de Jérusalem, l’AED lance une aide d’urgence de 190 000 euros pour aider les familles chrétiennes à survivre dans ce contexte de guerre.
À Gaza, les chrétiens ne sont plus qu’un millier. Sous les bombes et sans électricité, les religieux prennent soin de familles réfugiées dans la paroisse de la Sainte Famille. Ils ont besoin de couvertures, d’eau, de nourriture…mais aussi de médicaments pour soigner les nombreux blessés.
En Cisjordanie, les chrétiens, dont la plupart vivent du tourisme, n’ont plus de travail ni de salaire. Ceux qui travaillaient à Jérusalem ne peuvent plus s’y rendre, les checkpoints étant fermés. Sans salaire, ils ne peuvent pas payer leur loyer. L’AED veut les soutenir financièrement pour éviter qu’ils soient expulsés.
À Jérusalem-Est, toutes les activités de pèlerinage ont aussi été interrompues jusqu’à janvier 2024, entraînant une perte totale de revenus pour les familles chrétiennes. Elles ont besoin d’un soutien d’urgence pour éviter un exode.
En Israël, des chrétiens venus d’Asie et d’Afrique exercent les emplois les plus précaires. De nombreux licenciements ont lieu actuellement en raison de la récession économique due à la guerre. Ils ont aux aussi besoin d’aide matérielle pour nourrir leurs enfants.
Le Salon beige face aux juges : une bonne leçon de catéchisme
Guillaume de Thieulloy donne quelques nouvelles de notre procès, qui s’est tenu mercredi après-midi :
Comme vous le savez, nous comparaissions hier, avec l’abbé Pagès, pour un article qui rappelait la doctrine catholique (et, d’ailleurs, plus anciennement, la loi naturelle elle-même) sur la sexualité. Cet article avait déplu à l’association Mousse, qui se présente comme l’associations des « justiciers LGBT » (et qui se présente aussi comme « super héros en slip vert » : pourquoi « slip vert » ? je n’en ai pas la moindre idée). Ce qui est très instructif sur l’état de l’esprit public en France, c’est que ces gens qui ne représentent qu’eux-mêmes avaient à peine levé le sourcil que le Parquet (c’est-à-dire l’Etat) a décidé de poursuivre. Et, naturellement, d’autres associations LGBT se sont jointes à ce qu’elles espèrent être la curée : outre le Parquet, pas moins de 4 associations étaient représentées contre nous. Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur, dit-on… Certes, mais je m’en serais bien passé !
L’abbé Pagès et moi-même avons d’abord été – ce qui est habituel dans ce genre d’affaires – interrogés sur le sens de l’article, sur le contexte, les raisons de la publication.
J’ai pour ma part insisté sur le fait que nous étions un blogue animé par des laïcs catholiques et fortement attachés aux principes non négociables (sur lesquels j’ai fait une mini-conférence !). A cette étape, j’avais déjà compris sans grande difficulté que nous étions pour les juges des animaux exotiques comme ils n’en rencontraient pas souvent. Mais, quand j’en suis arrivé aux conséquences et que j’ai expliqué que, non seulement nous nous battions pour l’abrogation de la loi Taubira, mais que même la loi sur le divorce me semblait extrêmement problématique puisque destructrice du mariage fidèle et indissoluble, j’ai pu lire l’effarement (et une sorte d’amusement étonné) dans les yeux des magistrats. Vous savez, un peu la tête qu’ils auraient faite s’ils étaient tombés nez à nez avec un énergumène sorti tout droit du Moyen Âge – et ils avaient l’air un peu surpris que ledit énergumène médiéval passe ses journées sur internet !
Après nos réponses, l’avocat représentant le lobby LGBT a plaidé quelques minutes. Essentiellement pour dire que ses clients étaient qualifiés pour nous poursuivre et fondés à réclamer des dommages et intérêts.
Puis la procureur a plaidé une petite dizaine de minutes. Pour être honnête, je n’ai pas été très impressionné : la moitié des propos qu’elle poursuivait manifestait soit qu’elle ne savait pas lire, soit, plus vraisemblablement, que son aversion du catholicisme lui faisait choisir systématiquement les interprétations les plus défavorables. Juste un exemple : elle cita à un moment le mot « pervers » utilisé par l’abbé Pagès et dit en substance : vous voyez qu’il est haineux et insultant puisqu’il dit que tous les homosexuels sont des pervers. Sauf qu’un coup d’œil même distrait aux deux phrases précédentes permettait de constater que les pervers en question étaient les ministres qui avaient encouragé l’idéologie du genre à l’école et non les homosexuels, ni, moins encore, tous les homosexuels. Autant dire que l’accusation ne semble pas très sérieuse.
Cela n’a pas empêché ladite procureur de requérir, à la fois contre l’abbé et contre moi, 3 mois de prison avec sursis. Pas moins ! De la prison pour s’être contenté de relayer le catéchisme. Quand le rappeur Nick Conrad qui appelle à « pendre les blancs » et produit un clip d’une violence inouïe n’a qu’une amende avec sursis. Bienvenue dans le monde du « deux poids, deux mesures ». Mais il est vrai qu’un prêtre catholique qui expose la doctrine catholique est beaucoup plus dangereux qu’un appel au pogrom, cela va de soi !
Je dois avouer que le clou de l’audience a quand même été la plaidoirie de notre avocat, le cher Jérôme Triomphe. J’ai beau le connaître depuis longtemps, l’avoir vu à l’œuvre dans une douzaine d’audiences pour moi-même (et bien davantage pour l’AGRIF), je suis toujours soufflé par son talent – et par le fait qu’il ne lâche rien. Et les deux sont importants car je veux bien sûr gagner, mais je ne veux rien lâcher non plus de la vérité !
En l’occurrence, il a donné un cours au tribunal sur la conception chrétienne du mariage et de la sexualité qui restera dans les annales. Surtout, il a placé le débat où il devait être : non pas une prétendue haine de l’abbé Pagès contre les homosexuels, mais bien une haine du lobby (et probablement de la procureur) contre l’Eglise. Il a notamment rappelé que Mousse prétendait imposer à l’Eglise d’accepter la « culture gay » comme elle est, en changeant au besoin ses dogmes, sa morale et ses sacrements. Ce qui veut dire que refuser le mariage sacramentel à deux hommes serait, selon eux, de « l’homophobie » ! Comme il l’a dit avec humour, si l’on veut faire du tricot, on ne va pas dans un club de pétanque ; si l’on veut se marier à l’Eglise, on n’y va pas avec une personne de même sexe ! Jérôme Triomphe a aussi donné une leçon de lecture, reprenant phrase après phrase tous les passages poursuivis, montrant que l’accusation les avait déformés, apportant toutes sortes d’arguments extérieurs pour appuyer les propos tenus par l’abbé. Nos adversaires n’auront pas perdu leur temps : ils auront eu une bonne heure et demie de catéchisme !
A ce stade, j’ignore ce qu’il adviendra. Si le débat n’était que rationnel, argument contre argument, il ne fait aucun doute que notre excellent avocat l’a emporté haut la main. Mais il faut faire la part de la mauvaise foi et de la haine anti-chrétienne, parfois palpables dans ces débats.
Nous devrions connaître le jugement le 21 décembre prochain.
D’ici là, ne nous oubliez pas dans vos prières.
En tout cas, encore une fois, un immense merci pour votre soutien et vos prières.
Bonne fête de la Toussaint à tous.
Guillaume de Thieulloy
PS : Et puisqu’une partie d’entre nous célèbre le Christ-Roi ce dimanche, Viva Cristo-Rey, même si ça défrise le lobby LGBT !
Ordination des femmes et mariage des prêtres : fin du sujet
Dans un entretien destiné à présenter un livre publié mardi 24 octobre, El Pastor : Desafíos, razones y reflexiones sobre su pontificado (Le Pasteur : défis, raisons et réflexions sur son pontificat), le pape François a réaffirmé l’impossibilité pour les femmes de devenir prêtres, ou même d’être ordonnées diacres. Il a également exclu que la fin du célibat puisse résoudre la pénurie de prêtres dans de nombreuses régions du monde.
« est le premier degré des ordres sacrés dans l’Eglise catholique, suivi du sacerdoce et enfin de l’épiscopat ».
En réponse à une question sur les raisons de son opposition au sacerdoce féminin, François a déclaré qu’il s’agissait d’un « problème théologique » :
« Je pense que nous porterions atteinte à l’essence de l’Eglise si nous ne considérions que le ministère sacerdotal, c’est-à-dire la voie ministérielle ». « Le fait que les femmes n’aient pas accès à la vie ministérielle n’est pas une privation, car leur place est bien plus importante. Je pense que nous nous trompons dans la catéchèse en expliquant ces choses, et en fin de compte nous tombons dans un critère administratif qui, à long terme, ne fonctionne pas.
« D’autre part, en ce qui concerne le charisme des femmes, je tiens à dire très clairement que, d’après mon expérience personnelle, elles ont une grande intuition ecclésiale », a-t-il ajouté.
Interrogé sur le fait que l’ordination des femmes rapproche « davantage de personnes de l’Eglise et que le célibat facultatif des prêtres contribue à remédier à la pénurie de prêtres », le pape François a déclaré qu’il ne partageait pas ces points de vue.
« Les luthériens ordonnent des femmes, mais peu de gens vont à l’église ». « Leurs prêtres peuvent se marier, mais malgré cela, ils ne parviennent pas à augmenter le nombre de ministres du culte. Le problème est culturel. Nous ne devrions pas être naïfs et penser que des changements programmatiques nous apporteront la solution.
« De simples réformes ecclésiastiques ne permettent pas de résoudre les problèmes sous-jacents. Ce sont plutôt des changements paradigmatiques qui sont nécessaires ».
Philippe de Villiers et le Puy du Fou attaquent France Télé en diffamation
Cette plainte en diffamation vise le numéro de l’émission Complément d’enquête diffusé sur France 2 le 7 septembre, mais également un article de France Info publié le même jour.
Cette émission « Complément d’enquête » est intitulée « Histoire, argent, pouvoir : les vrais secrets du Puy du Fou ». Les plaignants reprochent à l’émission d’avoir relayé des propos affirmant que la famille De Villiers allait « discrètement verrouiller le capital du Grand parc et ses dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaires ».
Dans l’article de France Info, publié le jour de la diffusion de l’émission, une bénévole soutenait que « le Puy du Fou, qui appartenait aux bénévoles, appartient maintenant à une seule famille », passant « d’une propriété collective à une propriété familiale ».
Me Gilles-William Goldnadel déclare :
« Il est imputé à Philippe de Villiers non seulement de mentir sur son désintéressement et ses intentions mais de manipuler les Puyfolais et d’exploiter leur travail bénévole pour s’enrichir, à titre personnel ».
Il assure que son client « n’a jamais touché le moindre revenu de quelque nature que ce soit ». « Le Puy du Fou se présente et est reconnu comme une œuvre non mercantile ».
Un éventuel procès pourrait se tenir d’ici un à deux ans devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.
En deux siècles, comment est-on passé du « génie » au « déni » du christianisme ?
C’est la question à laquelle tente de répondre Hervé Louboutin dans son dernier essai paru aux éditions Via romana « Le déni du Christianisme ». Entretien sur RCF :
Plus de 2 000 personnes assistent à la messe du cardinal Burke lors du pèlerinage catholique traditionnel en Oklahoma
Le pèlerinage des Trois Cœurs en Oklahoma est une copie américaine du pèlerinage Chartres. Les organisateurs américains sont d’ailleurs venus en France à la Pentecôte pour prendre quelques conseils des organisateurs de Notre-Dame de Chrétienté. Le pèlerinage américain dure deux jours et est dédié au Sacré-Cœur de Jésus, au Cœur Immaculé de Marie et au Cœur Très Chaste de Saint Joseph. Il concerne la Sainte Famille, et donc l’importance de la famille, à une époque où la famille traditionnelle est attaquée de toutes parts.

Ce pèlerinage a été initié par trois pères en 2019 en réponse aux différents problèmes qui affligent le monde. Marc Robinson, l’un des fondateurs, a indiqué :
“Au lieu de se plaindre aux garçons de l’état du monde, et si nous pouvions leur montrer quelque chose de beau et de positif ?”
Marc a noués des liens avec les moines de Clear Creek, abbaye fondée par Fontgombault, ce qui a donné naissance à la forme actuelle du pèlerinage. Ce pèlerinage a débuté avec seulement 12 garçons et leurs pères puis s’est rapidement développé au cours des quatre dernières années. Le pèlerinage attire maintenant plus de 2 000 participants venus de 43 États des Etats-Unis et même d’autres pays, qui se rendent chaque année en Oklahoma.
Le Père Philip Anderson, O.S.B., père abbé de l’abbaye de Clear Creek, a donné le mot d’envoi du Pèlerinage des Trois Cœurs 2023 le jeudi 12 octobre. L’abbaye sert de point d’arrivée au pèlerinage chaque année.
La messe traditionnelle quotidienne en latin est intégrée au pèlerinage. Cette année, la messe de clôture a été célébrée par le cardinal Raymond Burke au monastère.


