Orléans : incendie volontaire de la voiture d’un prêtre de l’Institut du Christ-Roi
Lu ici :
Dans la nuit du 30 septembre, un incendie criminel a détruit le bâtiment qui abritait la voiture du Chanoine de Dainville.
La voiture est réduite en cendres.
Son apostolat s’étend sur tout le département, d’Orléans à Montargis. Il lui faut très rapidement acheter un nouveau véhicule.
Merci par votre don de l’aider à faire cette acquisition.
D’après la police, ce n’est pas un accident.
Institut du Christ-Roi : Mgr Wach répond au Parisien
Suite aux 4 articles publiés récemment dans Le Parisien, le supérieur de l’Institut du Christ-Roi a diffusé ce communiqué :
Chers amis,
Vous avez eu la bonté de répondre nombreux à notre demande de prière de jeudi dernier.
À ceux qui ont fait l’effort de lire jusqu’au bout les articles laborieux de Vincent Mongaillard, fondés sur une méconnaissance totale de l’histoire de l’Église, de ses règles et de sa liturgie, sur une ignorance du vrai fonctionnement de l’ICRSP, sur une confusion entre un séminaire destiné à former de bons prêtres pour l’éternité et un centre de formation de gentils organisateurs pour club de vacances, sur des propos de « témoins » courageusement anonymes et de deux chanoines en délicatesse avec les règles canoniques, vous trouverez le message adressé par Mgr Wach le 15 juin dernier au dit journaliste.
Ce sera notre seule réponse à Vincent Mongaillard.
Que Saint François de Sales, patron des journalistes, intercède pour nous.
Monsieur,
J’ai bien reçu votre courriel du 6 juin 2023.
J’avais pensé qu’un journaliste qui poursuit le but légitime d’informer ses lecteurs devait mener une enquête de qualité, tenir des propos mesurés et prudents et ne pas faire preuve d’animosité personnelle.
Telle n’est pas votre façon de faire à travers les multiples questions que vous me posez, qui tiennent plus d’un pamphlet copié-collé que de l’enquête sérieuse.
Puisque vous enquêtez sur notre institut, pourquoi ne pas avoir commencé par consulter notre site internet, librement accessible, qui contient des archives de toutes natures depuis 2008 ? Vous auriez pu découvrir l’histoire de notre modeste institut, son lien avec les autorités romaines depuis son origine et le rôle de plusieurs cardinaux dans sa fondation. Vous y auriez trouvé des informations détaillées sur notre réalité ecclésiale et donc des réponses à bien de vos questions.
Si vous aviez consulté nos calendriers annuels, partout diffusés dans nos apostolats, vous auriez pu y voir les bonnes relations entretenues avec les évêques, spécialement en France, et y compris avec le président des évêques de France dans le diocèse duquel nous avons un apostolat confié par lui.
Vous auriez pu y découvrir que notre institut, qui accueille chaque année de nombreux séminaristes que la Providence nous envoie, ouvre chaque année des apostolats en France et dans le monde à la demande des évêques, et a la joie d’ordonner chaque année plusieurs prêtres pour le service de la sainte Église.
Vous auriez pu y découvrir la formation dispensée au séminaire, la formation doctrinale à l’école de saint Thomas d’Aquin, la formation communautaire et liturgique à l’école de saint Benoît, et l’exigeante vie de charité à l’école de saint François de Sales. Vous auriez pu y lire que le séminaire est un lieu de discernement, et que tous ne persévèrent pas ce qui ne signifie pas que leur départ coïncide avec brimade et vexations ou encore parce que certains sont renvoyés pour des raisons qu’il serait bien gênant d’avouer. Vous auriez pu y découvrir le bon travail des formateurs du séminaire dont je suis bien admiratif, et que je constate à chaque passage à Gricigliano étant moi-même les neuf dixièmes de l’année à l’extérieur pour les besoins de l’Institut.
Vous auriez pu découvrir la belle vocation de nos Sœurs Adoratrices, consacrées à Dieu par la prière pour le sacerdoce, qui sont appelées régulièrement par des évêques pour ouvrir des maisons. J’admire en elles l’humilité et la prière continuelle au service de l’Église.
Vous auriez pu découvrir la réalité missionnaire de notre institut, et le travail apostolique de plusieurs de nos prêtres en Afrique et au Gabon et nos liens d’amitié avec les autorités ecclésiastiques et civiles locales. Vous auriez vu le bon travail qu’ils font dans des conditions difficiles auprès des plus démunis et des affamés, auprès des malades de la lèpre, auprès des orphelins.
Vous auriez pu voir le travail de nos prêtres dans le monde qui ont le soin des plus pauvres qu’ils rejoignent lors de maraudes, des visites des malades et des personnes âgées auxquels ils vont rendre visite dans leurs missions d’aumôniers d’hôpitaux ou de maisons de retraite. Vous auriez pu voir le travail réalisé dans les prisons par nos prêtres qui ont reçu mission de l’évêque pour accompagner les personnes incarcérées.
Vous auriez également découvert le bon travail de nos prêtres auprès des évêques dans les officialités, les chancelleries, les archives diocésaines, ainsi qu’auprès des autorités romaines.
Vous auriez pu y voir le grand investissement de nos prêtres dans les écoles que nous avons sur deux continents (Afrique et Europe), dans lesquelles, au milieu de tant de sacrifices, nous voyons les fruits de l’action de la grâce dans la formation de la jeunesse, et dont nous avons eu un éloquent exemple récent (Henri d’Anselme).
Vous auriez pu y voir et y lire que nous accueillons tous les fidèles que le Bon Dieu nous envoie, quel que soit leur passé et quelle que soit leur histoire, car c’est bien la mission de l’Église et des hommes de l’Église de faire bon accueil à ceux qui lui sont envoyés pour essayer de les guider vers Dieu.
Je regrette ce parti pris, de même que je souffre lorsque j’assiste à des infidélités dans les engagements pris auprès du Seigneur ou auprès de l’Institut. Le manque d’honnêteté avec l’Église pour servir des fins personnelles ou politiques me blesse profondément.
Je me console en voyant les beaux fruits des ministères de nos prêtres, parfois fragilisés par un monde en manque de repères, mais confiant en la formation qu’ils ont reçue au séminaire.
Telles sont les réponses que j’entends faire, indissociables les unes des autres.
Salutations distinguées,
Mgr Gilles Wach
Deuxième volet du guide de lecture de Lex Orandi pour le synode sur la synodalité
Lex Orandi a commencé la semaine dernière la publication d’un guide de lecture pour préparer le synode sur la synodalité. Le premier volet est téléchargeable ici. Le deuxième peut être téléchargé ici.
Et rappelons la prière à réciter en prévision du synode:
Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage. Par l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins. Protégez, Ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ ; Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption ; soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité. Couvrez chacun de nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple et par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et parvenir à la béatitude éternelle du Ciel.
Afrique : les prochains pays qui seront déstabilisés sont le Tchad, le Cameroun et le Togo
Lu dans Le Bien Commun :

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Stanislas Berton : Face au totalitarisme mondialiste, que faire en tant que chrétien ?
Stanislas Berton, ancien chef d’entreprise, aujourd’hui éditeur, conférencier et auteur de plusieurs livres : «Être Français : lettre à ma soeur», «La France Retrouvée» et des recueils d’essais : «l’Homme et la Cité» (3 volumes), a donné une conférence sur l’attitude du chrétien face au mondialisme :
Enquête d’esprit : les anges existent-ils vraiment ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- Anne BERNET, auteur de Enquête sur les anges
- Gaële de LA BROSSE, auteur de Petite déclaration d’amour aux anges
- Michaël AZOULAY, rabbin de Neuilly-sur-Seine
Les jours sont mauvais, rachetez le temps (Ephésiens 5 :16)
De Bernard Mitjavile pour Le Salon beige :
Ces temps-ci, nous observons une série de signaux indiquant la fin d’un régime démocratique garantissant les libertés d’opinion et d’expression tel que nous l’avons connu en France jusqu’au début du 21ème siècle.
Un premier signal de cette évolution est l’enseignement du genre en primaire. Je reçois des tracts du Syndicat de la famille qui a décidé depuis un moment de se battre sur ce terrain. Une chose frappante, c’est que cet enseignement est complètement en contradiction avec les lois françaises comme celles défendues par l’ONU sur l’autorité parentale, le droit des parents à transmettre leurs valeurs et convictions religieuses par le biais de l’éducation au sein de la famille. Ainsi le code civil écrit entre autres que l’autorité parentale « appartient aux parents jusqu’à la majorité de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité », que « l’Etat garantit le respect de la personnalité de l’enfant et de l’action éducative des familles ». Cela ne semble pas gêner pour autant l’Etat qui donne le droit aux les lobbies transactivistes, LGBT et autres d’enseigner la théorie du genre avec une approche très primaire de la sexualité dès le primaire, ce qui selon la psychologue clinicienne Marie-Estelle Dupont qui intervient régulièrement sur CNews et autres médias, a des conséquences très graves sur le développement ultérieur des enfants et leur approche de la sexualité.
Un autre signal est la proposition de loi transpartisane ayant comme but de bannir du champ de l’expression publique et médiatique toute remise en cause du réchauffement climatique, et de l’origine humaine de celui-ci(Le Figaro du 21/09). Ce projet est soutenu en sous-main par le pouvoir marcroniste et limiterait sévèrement la liberté d’expression en France, gênant même la publication d’articles scientifiques sur ce sujet et ceci au nom d’une « Science » devenue dogmatique.
Un troisième est la nouvelle campagne de vaccins anti-covid. Alors que l’inefficacité du vaccin contre la transmission et l’infection a été largement démontrée, qu’une étude récente en Angleterre révèle que les taux de mortalité pour les années 1921, 22 sont plus élevés chez les vaccinés que les non vaccinés, le gouvernement se lance sans aucune précaution dans une nouvelle campagne.
Concernant l’étude anglaise, il faut noter que le professeur Laurent Tubiana avait demandé les mêmes statistiques (mortalité suivant le statut vaccinal) au gouvernement français et que cela lui a été refusé alors que les administrations possèdent ces données (données de mortalité et de vaccination par classe d’âge) et qu’il suffit de les croiser, ce qui correspond à une forme d’aveu.
On pourrait aussi parler de la façon unilatérale dont est couverte la guerre en Ukraine par les grands médias et de bien d’autres sujets. En fait, qu’il s’agisse de Covid, de réchauffement ou de l’Ukraine, le discours officiel est toujours le même, d’un côté ceux qui sont du côté de la Science, de la vérité, du bien et de l’autre les complotistes attardés avec qui il ne faut pas parler.
On pourrait aussi mentionner la question de l’immigration où l’on voit depuis longtemps un fossé entre l’opinion populaire largement hostile à l’immigration de masse et les décisions des gouvernements successifs qui font tout par le biais de diverses associations et décisions judiciaires au niveau national et européen pour soutenir cette immigration. Ces gouvernements depuis le référendum sur la Constitution européenne de 2004, n’hésitent pas à rejeter l’expression claire de la volonté populaire.
Une chose frappante est le silence sinon la complicité de la grande majorité des « intellectuels » (pour les anciens, cela ne devrait pas trop nous surprendre vu leur complicité après 1945 avec le communisme stalinien, voir le livre de Nina Berberova « L’affaire Kravtchenko ») et la passivité des hommes politiques de droite devant ces attaques violentes contre les libertés démocratiques.
En d’autres termes, pour paraphraser l’apôtre Paul dans sa lettre aux Ephésiens durant une période troublée autour du règne de Néron, les jours sont mauvais, il est temps que les hommes de bien se réveillent.
La théologie du corps : une “grammaire de la vie”
Terres de Mission reçoit le professeur René Ecochard pour le livre qu’il a écrit avec son épouse Isabelle, elle aussi médecin au CHU de Lyon, sur la “Grammaire de la vie” – évocation didactique de la théologie du corps développée par Jean-Paul II.
Puis, Stéphane Glogowski évoque le livre qu’il a rédigé avec Olivier Minvielle sur “La royauté française entre terre et ciel”.
Enfin, Pierre-Joseph Rubino présente son nouveau livre : “Du scoutisme à l’école”, sur les intuitions pédagogiques du P. Sevin, susceptibles d’être utilisées à l’école.
Les Belles figures de l’Histoire : le Mont-Saint-Michel
Avec Véronique Jacquier, Aymeric Pourbaix reçoit
Don Pierre DOAT, curé de la paroisse du Mont-Saint-Michel
Anne BERNET, auteur de Enquête sur les anges
Notre Dame du Rosaire (Solennité de la fête le premier dimanche d’octobre) – Varii auctores
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La solennité de la fête du Saint Rosaire peut être faite ce dimanche mais elle est facultative. Cliquez ICI pour accéder à la page vous offrant la messe du dix-huitième dimanche après la Pentecôte, célébrée dans l’Église universelle (Vetus Ordo selon les Livres liturgiques de 1962).
La fête du Saint Rosaire est célébrée ce samedi 7 octobre, date à laquelle la flotte chrétienne remporta à Lépante une victoire décisive sur les Turcs musulmans.
La fête a été étendue à tout le rit romain en 1716. Célébrée le 1er dimanche d’octobre jusqu’à la réforme de saint Pie X, fixée au 7 octobre en 1914, le 1erdimanche d’octobre reste encore, dans le code des Rubriques de 1960, le jour propre de la solennité externe de la fête, soit cette année le dimanche 1er. Cette solennisation n’est toutefois pas obligatoire dans le rit tridentin, comme l’est celle par exemple des saints Pierre et Paul du 29 juin.
La réforme de Jean XXIII en a changé l’intitulé : au lieu de la fête du Très Saint Rosaire, il est désormais fête de Notre Dame du Rosaire.
Replaçons-nous dans le contexte historique. C’était en 1571. Le pape saint Pie V avait préconisé la récitation du Saint Rosaire avant la bataille navale qui fut une éclatante victoire.
Il institua une fête annuelle sous le titre de Sainte Marie de la Victoire mais peu après, le pape Grégoire XIII changea le nom de cette fête en celui de Notre Dame du Saint Rosaire.
Le Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des papes, et aussi par les fruits abondants qu’il produisait dans l’Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de la Roche, dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion excellente. Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui fut le grand propagateur, l’apôtre de la dévotion au saint Rosaire : c’est saint Louis-Marie Grignion de Montfort. C’est le moyen qu’il jugeait le plus puissant pour établir le règne de Dieu dans les âmes. Son œuvre a continué après lui ; c’est le rosaire à la main que la Vendée, en 1793, a défendu ses foyers et ses autels.
Commentaires des pièces de cette messe par Dom Ludovic Baron.
Le 7 Octobre 1571, les armées chrétiennes remportèrent, contre la flotte turque, à Lépante, une victoire décisive. Elle fut attribuée à l’intercession de Notre-Dame que le Pape avait invoquée, rosaire en main. Deux ans plus tard, Grégoire XIII institua, le premier Dimanche d’Octobre, une fête d’action de grâce qui devait être célébrée dans les églises dotées d’un autel de la Bienheureuse Vierge du Rosaire. Cette fête, du Saint Rosaire, devient vite très populaire. Léon XIII s’éleva au rite double de IIe classe pour l’Église universelle. Pie X la fixa à la date même de la victoire de Lépante.
L’office est, en fait, la commémoration des quinze mystères où sont résumées les joies, les douleurs et les gloires de Notre-Dame. C’est ainsi que les antiennes des Ires Vêpres, des Laudes et des IIes Vêpres se les partagent. A la messe, il n’y est pas fait d’allusion séparée. C’est la gloire dont Notre-Dame jouit à jamais qui est célébrée. Ils s’y trouvent d’ailleurs tous ramenés comme à leur fin.
INTROÏT : Gaudeámus de sainte Anne.
GRADUEL : Propter veritátem
A cause de ta vérité, de ta douceur, de ta justice…
Et elle te conduira merveilleusement, ta main.
Verset. – Écoute, ma fille, et vois, et prête l’oreille car il a désiré, le Roi, ta beauté. Ps. XLIV. 5 , 11, 12.
La première phrase de ce graduel de Notre Dame du Saint Rosaire, n’ayant pas de verbe, n’a, par elle-même, aucun sens précis, mais celui qu’elle reçoit du contexte liturgique est clair. Empruntant les paroles de la Sagesse, si bien faites pour elle, Notre-Dame vient de chanter à l’Épître le poème splendide de sa destinée enfin établie. « J’ai cherché partout le repos et voilà que dans l’héritage du Seigneur je vais demeurer… Il m’a dit, celui qui m’a créée et qui a reposé dans mon sein : Prends ton héritage au milieu des élus…étends tes racines…Comme un Cèdre je me suis élevée…comme un cyprès…comme un palmier, comme les rosiers de Jéricho. Comme le cinnamome et le baume j’ai exhalé mes parfums… » La suivant des yeux dans cette montée de sphère céleste en sphère céleste, l’Église émerveillée laisse alors aller vers elle, comme en une exclamation de joie, les mots qui dans le psaume chantent la beauté du Roi… « Tout cela à cause de ta fidélité, de ta bonté, de ta sainteté…Elle te conduit merveilleusement ta main… »
LA MÉLODIE
(V) Própter veritátem et mansuetúdinem et justítiam
Et dedúcet te mirabíliter déxtera túa.
Un chant de contemplation paisible qui s’exalte en admiration vers déxtera túa où il s’épanouit juste avant de s’achever.
Le première incise est très recueillie : un récitatif presque immobile sur le fa avec quelques broderies à la tierce et des notes allongées qui lui donnent un rythme solennelle et le font grave, humble, profond. Parole intérieure qui n’est que pour l’âme, et pour Notre-Dame qui entend désormais le silence de la pensée.
Sur Justítiam, le mot qui dit la sainteté, la mélodie s’élève, prend de l’ampleur, s’anime même quelque peu, mais sans que la sérénité en soit troublée ; la quinte n’est pas atteinte et le si b retient l’élan. Ce n’est qu’une exaltation d’amour dans la contemplation.
Cette exaltation se poursuit et s’accentue tout au long de la seconde phrase, à mesure que sont évoquées les merveilles de l’éternité. La mélodie s’est dégagée, elle a retrouvé, avec plus d’élan, la simplicité du début. Elle se meut autour de la dominante en des ondulations légères et gracieuses qui la conduisent vers déxtera túa où elle s’épanouit en une formule splendide d’admiration enthousiaste, de vénération et de tendresse.
Le Verset. – Audí fília et víde et inclina áurem túam quía concupívit rex spéciem túam.
Joie nouvelle. Dans le jeu liturgique, cette mélodie reviendrait bien, plutôt qu’à L’Église entière, à ceux du ciel seulement : aux Divines Personnes, au Christ, aux Anges, aux élus, chantant à Notre-Dame, à mesure qu’elle monte, l’invitation à la Béatitude.
La joie dont elle déborde se pénètre sur Fília de vénération tendre pour la Fille par excellence du Père. Des ondulations vont et viennent de la dominante à la tonique en des balancements qui s’éclairent, au sommet, de broderies légères élargies en accents de ferveur par les épisèmes. Le mouvement se pose un instant sur la tristropha de la tonique mais c’est pour un élan nouveau. Il s’anime en effet, va toucher le mi et enveloppe et víde d’une ardeur qui, par delà inclína, retrouve sur áurem túam, pour s’épanouir, la formule des grandes exaltations : celle du Père saluant son Fils dans le Graduel de la Messe de Minuit, celle qui chante le nom glorieux du Christ dans le Chrístus fáctus est, celle de l’Hæc díes. Sommet éclatant de cette phrase splendide qui depuis les premières notes monte en un crescendo de ferveur ininterrompu.
La grâce paisible du début revient pour finir. Des intervalles harmonieux ramènent la mélodie à la tonique et elle est, à nouveau, toute contemplative ; entourant de vénération l’amour du Roi et le mystère d’éternelle prédilection pour l’épouse qui vient à lui dans la splendeur de sa virginale beauté.
La première phrase demande un mouvement large, paisible, des voix douces, quelque peu éteintes. On donnera un peu plus de vie, une pression un peu plus forte à justítiam et on en rythmera bien la cadence. Dans le même mouvement, un peu plus animé, on ira en léger crescendo vers déxtera túa. Les premières notes de déxtera, trois virgas épisématiques, seront bien posées, appuyées avec expression et lancées à la fois dans l’élan de l’accent tonique. On s’élèvera alors balancé, soulevé, jusqu’au torculus du sommet qui sera très arrondi et on se laissera descendre doucement sur le beau rythme large et souple du pressus, de la tristropha et du torculus final.
Le verset sera plus léger, vif, joyeux, mais très régulier. Quelques voix douces et claires et ce sera assez. Elles toucheront à peine les ictus et balanceront, sans se presser, en s’y complaisant même, les rythmes admirables de fília. La clivis et la tristropha sur fa seront très douces et très souples ; on notera que l’ictus est sur la note qui précède ma clivis. La cadence de fília sera quelque peu élargie, mais on veillera à ce que le mouvement et la progression du crescendo passent sur et víde qui sera très chanté ; c’est un très beau motif et qui exprime ici tant de choses indicibles !
La chaleur dont aura pénétré cette fin de phrase passera, renforcée par l’élan de l’intonation, sur inclína, qui sera brillant et gracieux à la fois, et elle ira donner à la cadence de áurem túam l’accent de triomphe enthousiaste qui convient.
etenez quelque peu le mouvement sur toute la dernière phrase. Liez avec grand soin les intervalles et complaisez-vous sur les neumes qui s’étirent, larges et doux.
ALLELÚIA : Solémnitas gloriósæ Vírginis Maríae
C’est la solennité en cette fête de Notre Dame du Saint Rosaire, de la glorieuse Vierge Marie, de la race d’Abraham, issue de la tribu de Juda, de la noble lignée de David.
Les mêmes mots – à part solémnitas qui remplace ici natívitas – forment la première antienne des vêpres de la Nativité de Notre-Dame le 8 Septembre. Il faut l’entendre comme une sorte de prélude à l’Évangile qui va commémorer, dans le récit de l’Annonciation, la gloire la plus haute de Notre-Dame : sa maternité Divine.
LA MÉLODIE
Celle de la fête du Saint-Sacrement, de la Transfiguration, de Saint Laurent. Elle est joyeuse, mais, nous l’avons vu dans l’Alléluia Caro mea, ses très belles formules qui planent très haut dans l’atmosphère recueillie du Ier mode, se prêtent aussi fort bien à la contemplation. C’est encore le cas ici. Elles ont été amenées, très heureusement, sur les titres glorieux de Notre-Dame et, sur ces neumes, qui offrent à la voix des modulations très agréables et très expressives, l’âme peut chanter, à loisir, la Vierge et la gloire qui l’enveloppe, montant de tous les mystères de sa race, de sa vie, et de son éternité.
Pour les conseils d’exécution : Allelúia de la fête du Saint-Sacrement.
OFFERTOIRE : In me grátia omnis viæ et veritátis
En moi la grâce de toute voie et de toute vérité.
En moi tout l’espoir de la vie et de la force.
Comme le rosier, planté sur le bord des eaux, j’ai porté mon fruit. Eccli. XXIV 25 – XXXIV 17.
Notre Dame en cette fête du saint Rosaire, s’applique à elle-même ces paroles de la Sagesse. Elle en a bien le droit et, après l’Évangile qui vient d’être chanté, elle le fait vraiment à propos. Pleine de grâce, elle a été, par prédestination, associée au Verbe, Sagesse du Père. C’est d’elle qu’il prend chair, en elle qu’il vit d’abord. Avec lui, elle a sauvé le monde et, avec lui, elle répand sur les hommes la grâce rédemptrice. Plantée sur le bord des eaux vives qui sortent de Dieu, elle a vraiment donné son fruit : le Christ Jésus ; et elle continue à lui donner sa taille définitive, en contribuant à lui incorporer ses membres, les uns après les autres. C’est ce fruit qu’elle nous invite à goûter, et dans lequel nous trouverons la voie, la vérité et la vie.
LA MÉLODIE
C’est celle de l’offertoire Diffúsa est de la messe Me expectavérunt du commun des Saintes Femmes, et aussi de la Purification de Notre-Dame, l’incise finale exceptée, qui, elle, est empruntée à la fin de l’Offertoire Bónum est du Dimanche de la Septuagésime.
L’adaptation est excellente car, ici et là, c’est le même chant d’amour extasié. En effet, ce que Notre-Dame chante ici dans les deux premières phrases, ce n’est pas tant elle-même, que la sagesse éternelle ; après l’Évangile on peut préciser encore plus : c’est le Christ, son fils, qu’elle porte en elle : In me. Elle le contemple, ravie, après le départ de l’ange, et c’est la joie de sa contemplation qu’elle livre dans cette mélodie presque immobile sur la dominante, fixe comme la pensée sur l’objet qui la fascine, planant au-dessus de la matière, du temps, du mouvement ; mais si vivante ! En effet sous cette immobilité d’extase, vibre une ardeur qu’on sent partout latente ; elle monte sur grátia après avoir mis sur le pressus de me un accent d’indicible bonheur, elle anime, comme d’un souffle délicat, les ondulations si fines des tristrophas et des distrophas répercutées de la seconde phrase et c’est encore elle qui fait l’envol gracieux de virtútis.
La troisième phrase demeure dans la même atmosphère. Aussi bien la contemplation est la même ; Notre-Dame en se chante ici que dans le fruit béni qu’elle a produit. Elle laisse sa paix heureuse s’épanouir sur rosa, le mot du jour, en un motif splendide et la berce, pour finir, sur les beaux rythmes de fructificávi après avoir évoqué avec tendresse sur rívos aquárum la miséricorde infinie du Seigneur qui l’a plantée en une terre si féconde.
Il n’y a rien à ajouter à ce qui a été conseillé pour l’Offertoire du 2 Février. La troisième phrase, qui est propre à l’Offertoire d’aujourd’hui, est tellement dans le style des autres que les mêmes conseils valent pour elle. On veillera seulement à envelopper fructificávi dans un legato serré, donnant une certaine durée aux la de la syllabe ca, tout en les soulevant bien.
COMMUNION : Floréte, flores, quasi lílium
Fleurissez, fleurs, comme le lis, et exhalez des parfums, et poussez des tiges gracieuses. Chantez un cantique et bénissez le Seigneur. Eccli. XXXIX, 19.
Cette invitation de la Sagesse à développer notre activité surnaturelle pour produire le fruit que Dieu attend de nous prend un sens précis dans le cadre liturgique. La fleur qu’il faut fleurir c’est le rosaire. De ces guirlandes d’Ave, qui s’enroulent en frondaisons, monte le parfum d’amour que le Seigneur accepte ; et le cantique, c’est le Glória qui bénit le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
LA MÉLODIE
L’original est la Communion Confundántur supérbi de la messe Loquébar du commun d’une vierge martyre. L’intonation avec ses rythmes binaires qui s’épanouissent sur la belle cadence de flóres est gracieuse ; de même la retombée sur odórem. Sur et frondéte, commence un crescendo qui monte discret d’abord puis, après la grande barre, ardent sur collaudáte. C’est l’invitation à la louange. Elle est pressante sur la double note et le pressus. Elle se détend ensuite avec beaucoup de grâce sur cánticum. La détente prend toute l’incise suivante, donnant à la mélodie dans le grave une très belle nuance de recueillement.
Balancez les rythmes de l’intonation. Après le retard discret de flóres, repartez a tempo, dans un mouvement léger. Retenez quelque peu odórem. Crescendo discret sur grátiam et, par delà la grande barre, sur collaudáte ; la double note est une bivirga épisématique. Rattachez benedícite à cánticum. La cadence finale, très balancée et élargie.
Un ami choriste nous a adressé des commentaires de cette antienne de communion Florete flores qu’il a rédigés spontanément, à l’écoute de cette pièce et, nous précise-t-il, sans prétention. Les voici…
Antienne de communion : Floréte flores
Au début une clivis lance un mouvement assez doux, recueilli, mais le podatus qui suit doit être très aigu pour montrer la floraison, comme une fleur qui grandit et éclot.
Le mot flores est développé et revient dans la douceur gracieuse de la clivis initiale de flores car cette floraison unique se situe parmi plusieurs fleurs, mais celle-ci (celle de la Sainte Vierge) était unique.
quasi lílium : Là nous y sommes ! Le saut de quinte ne suffit pas à montrer la hauteur de cette fleur et son aspiration vers les cieux qui l’ont créée : le motif qui suit dans le torculus montre que cette fleur là atteint les nuages, les hauteurs où siègent les anges et autres créatures célestes.
et date odórem (Exhalez votre parfum) : l’incise est très sobre mais part des cieux (nous atteignons deux fois le La) juste un léger développement sur odórem pour « montrer que son parfum n’est pas celui d’un petit flacon ». Mais surtout la mélodie revient dans la douceur et la légèreté des tons de flores.
et frondéte in grátiam (Croissez en grâces) : Nous repartons d’un Do sur des neumes très simples, croissant progressivement pour revenir sur les hauteurs angéliques dans grátiam.
Nous lançons un mouvement qui va s’épanouir sur l’incise suivante.
La deuxième phrase crée tout de suite l’apex général de la pièce : chantez un cantique. La mélodie monte au Ré, dépassant l’octave, elle atteint le paradis. La Fleur dont il est question se joint aux chants célestes, aux chants au-dessus des cieux, au-dessus de ce que nous pouvons voir. Le pressus sur l’accent et la finale te de collaudáte ne sont pas chantées par le chœur mais par les anges qui se penchent sur la terre en voyant cette fleur grandir. Ne pas pousser ce Do-Do Ré-Do-Do-La en partant d’en bas, mais chanter ce pressus en crescendo et surtout la clivis avec une extrême délicatesse, le Ré comme posé par le Ciel. La voix se pose venue du Ciel.
et benedícite Dóminum : La mélodie est on ne peut plus simple ; elle revient dans la douceur modale du début, seul le Do est un neume complet, en tierces montante et descendante absolument symétrique, montrant bien cette plénitude, plénitude du Bon Dieu. Le développement sur la finale num paraît du coup presque là uniquement pour l’esthétique musicale, comme s’il avait bien fallu mettre quelques notes.
in opéribus (dans ses œuvres) : le neume principal est le salicus en tierce majeure. Mais il paraît moins à l’aigu que le podatus de floréte, car dès avant même ce salicus nous partons du Do pour monter : Do Ré Fa. Le mot se poursuit en binaires très sobres. Et surtout pas développée ou importante sur bus de opéribus, qui n’est qu’une terminaison conjugale. On aurait presque pu chanter in óperis, et non pas in opéribus .
Suis : Retour à la mélodie douce, gracieuse, recueillie. Développée, en une clivis épisémée et un scandicus. Ce mot là peut durer plus que le temps des notes !
Mois du Rosaire : prier facilement le chapelet
Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Cette prière qui se récite avec un chapelet est une prière magnifique, recommandée par de nombreux saints et papes, comme le pape Pie IX qui nous dit que « C’est le Rosaire qui sauvera le monde. »
Si le principe en est très simple (réciter des Je vous Salue Marie et des Notre Père au rythme des grains du chapelet), cette prière – par sa longueur notamment – peut parfois faire peur ou sembler rébarbative. Saint Louis-Marie Grignion de Monfort et Pauline Jaricot nous donnent 3 bons conseils pour se lancer :
- Donner du sens en portant une intention de prière. Il ne s’agit pas de réciter pour réciter. Il s’agit de confier une intention à la Vierge Marie afin qu’elle prie le Seigneur avec nous. Pensons bien, avant chaque dizaine, à énoncer une intention particulière pour nous, nos proches ou pour le monde ou demander les grâces associées à chaque mystère du Rosaire.
- Prendre son temps, mettre des silences dans notre récitation, pour bien vivre ce temps de prière. Saint Louis-Marie nous le dit, si nous avons peu de temps, “une dizaine, dite ainsi posément, vous sera plus méritoire que des milliers de Rosaires récités à la hâte, sans réfléchir ni s’arrêter.”
- Partager. C’est la grande et belle intuition de Pauline Jaricot qui créa les groupes de Rosaire Vivant. Chaque priant s’engage à réciter une partie du chapelet et c’est l’ensemble du groupe qui offre ainsi chaque jour un Rosaire à la Vierge Marie.
Des groupes de prière du chapelet existent dans les paroisses mais maintenant des outils permettent également d’accompagner chacun dans cette pratique, quelle que soit son expérience du chapelet. C’est le cas de Rosario, application gratuite, développée sur le principe du chapelet vivant pour une pratique du rosaire simple et fraternelle. Cette application permet de créer un groupe de 5 personnes dont chacun reçoit chaque jour un mystère du rosaire. Avec un rappel quotidien, chacun offre ainsi 5 minutes de sa journée pour le méditer en récitant une dizaine. À la fin de la journée, le groupe aura, ensemble, prié un chapelet entier se portant mutuellement dans la prière.
Alice Ollivier pour Hozana.org
Punaises de lit : l’effet Streisand provoqué par la déclaration de Pascal Praud
Sur Cnews, Pascal Praud a osé se demander s’il n’y avait pas un lien entre la prolifération des punaises de lit et l’immigration. Que n’a-t-il pas dit ? Des députés Renaissance et LFI ont annoncé saisir l’Arcom, le régulateur des médias, jugeant cette question raciste.
Ceux qui nous expliquaient qu’il n’y avait pas d’immigration massive, ni de trafics d’êtres humains, cherchent une fois encore à vouloir discréditer @PascalPraud. Son crime ? Oser interroger les faits face à la pensée unique. N’est-ce pas la base du journalisme ? Total soutien ! pic.twitter.com/vEqfsB4vb7
— Valérie Boyer (@valerieboyer13) September 29, 2023
Or le Pr Jean-Pierre Bourassa, docteur en biologie-entomologie, a publié un ouvrage dans lequel il fait clairement le lien :


Un article de fin juillet évoque une alerte de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) à propos de la zone d’attente de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. La structure, occupée par des immigrés qui n’ont pas été autorisés à entrer en France, est notamment infestée de punaises de lit, des petits insectes qui se nourrissent principalement de sang humain et provoquent d’intenses démangeaisons. Et “la situation ne cesse de se dégrader”, selon un communiqué publié mercredi 26 juillet par l’organisation.
L’effet Streisand désigne un phénomène médiatique involontaire. Il se produit lorsqu’en voulant empêcher la divulgation d’une information que certains aimeraient cacher, le résultat inverse survient, à savoir que le fait caché devient notoire.
Voilà une bonne opportunité sanitaire pour stopper toute immigration…
Une secte sataniste et pédocriminelle
Ce n’est pas une invention née d’une théorie du complot puisque c’est annoncé par le site de TF1… :
[…] Tout a commencé en novembre 2021. Dans le quartier de Queens, le logement d’un jeune homme de 23 ans est perquisitionné par les forces de l’ordre. Selon le récit du Guardian, c’est une source anonyme qui a signalé aux agents du FBI un certain nombre de contenus sur les réseaux sociaux particulièrement insoutenables. Publiés par un certain Angel Almeida, qui agissait derrière un alias, ils contenaient des images de violences à l’égard d’enfants ou d’animaux et des messages de soutien à Dylann Roof, ce suprémaciste blanc qui a massacré neuf personnes à Charleston, en 2015. Sur un autre cliché, il s’affichait fièrement, torse nu, fusil de chasse à la main.
Lors de la perquisition au domicile du jeune homme, les enquêteurs trouvent une arme de poing et des munitions. Mais en cherchant plus loin, ils découvrent un homme attiré par le culte de Satan. Sa bibliothèque regorge d’ouvrages relatifs à l’Ordre des Neuf Angles. Sur son mur, un drapeau noir aux couleurs de ce culte satanique. Organisation née dans les années 60 qui promeut le culte ésotérique de Hitler et embrasse des éléments du suprémacisme blanc, elle est classée comme idéologie terroriste par les États-Unis. Les forces de l’ordre retrouvent également une “alliance de sang”, un document satanique représentant un personnage encapuchonné entouré de symboles ésotériques et enduit d’un liquide similaire à du sang.
Le jeune homme est alors directement arrêté pour possession d’arme à feu. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Au fil de leur enquête, les autorités vont découvrir qu’Angel Almeida a plusieurs comptes anonymes, y compris un compte Instagram sur lequel il avait partagé les photos d’un enfant attaché et bâillonné. Et qu’il fait partie d’une organisation tentaculaire ciblant les jeunes sur les réseaux sociaux. Baptisée “764” mais détenant plusieurs autres alias, elle serait une émanation 2.0 de l’Ordre des Neuf Angles. Selon des sources proches du dossier citées par le Guardian, le groupe dispose ainsi d’un réseau de quelques milliers de participants et de centaines de membres très actifs qui génèrent et diffusent des contenus pédopornographiques et des vidéos gores. Pour alimenter leur réseau, ses membres ciblent “délibérément des victimes mineures sur des messageries grand public afin de les extorquer pour qu’elles enregistrent ou diffusent en direct des actes d’automutilation et produisent du matériel d’abus sexuel sur des enfants”, selon l’avertissement du FBI.
Pour ce faire, ils “recourent aux menaces, au chantage et à la manipulation”, précise le document de la police fédérale, en faisant par exemple appel au doxing, cette pratique illégale qui consiste à dévoiler en ligne les informations personnelles. Jusqu’à amener leurs jeunes cibles à enregistrer des vidéos montrant par exemple des actes d’automutilation, de cruauté envers les animaux, des actes sexuels et même des suicides. Les vidéos sont ensuite diffusées parmi les membres afin d’extorquer davantage les victimes et d’exercer un contrôle sur elles. Selon les autorités, la principale motivation du groupe est de “gagner en notoriété et d’améliorer son statut” au sein d’un groupe qui ne connait aucune frontière. Un adolescent allemand accusé d’avoir assassiné sa famille d’accueil en Roumanie est ainsi soupçonné d’avoir participé à ce groupe, selon la presse roumaine.
Angel Almeida n’est donc qu’un maillon de ce terrible engrenage. Selon la justice, qui a déposé un nouvel acte d’accusation en février dernier pour exploitation sexuelle d’enfants, il aurait activement participé à ce groupe en contraignant par exemple une adolescente à avoir des relations sexuelles avec un homme plus âgé. Jugé apte à comparaitre devant la justice, son procès est prévu le 4 décembre.
Saint Michel : mythe ou réalité ?
Pour le deuxième épisode de la sixième saison en vidéo, le Club des Hommes en noir de ce vendredi 29 septembre est consacré à l’archange saint Michel, prince de la milice céleste. L’occasion non seulement d’évoquer sa place dans le plan divin mais aussi son rôle et son lien avec la France. Un sujet qui tombe à pic puisque l’Église fête saint Michel en ce 29 septembre.
Pour évoquer ce sujet qui réserve bien des surprises, Philippe Maxence reçoit l’abbé Marc Guelfucci, l’abbé Grégoire Célier, le Père Danziec et Jean-Pierre Maugendre.
Les émissions du Club des Hommes en noir sont accessibles si vous avez souscrit un abonnement ou si vous avez ouvert un compte basique du site de l’Homme nouveau (gratuit).
Qui sont les “fanatiques de l’indifférence”?
Toujours à propos des récentes déclarations du Pape François à Marseille, l’avocat Jean-Philippe Delsol, président de l’IREF (Institut de recherches économiques et fiscales), écrit un article niant nettement tout devoir d’accueil pour les Etats:
Chacun ne peut s’installer que là où il acquiert, obtient un droit à l’usage de son nouveau domicile. Aucun État n’a de devoir d’accueil. Pas plus que, propriétaire ou locataire de votre logement, vous auriez une obligation d’accueillir une personne qui en serait démunie. Un État représente sa population qui supporte des impôts en contrepartie de la protection des personnes et des biens que celles-ci possèdent et/ou utilisent, privés ou publics. Il doit veiller à préserver ses citoyens/contribuables de toute intrusion irrégulière dans la sphère publique qui est une propriété partagée dont il est le gardien. Les étrangers autorisés à pénétrer légalement dans un pays y bénéficient de l’accès aux biens publics pour autant qu’ils en respectent les règles d’usage. Ils n’ont évidemment pas accès aux biens privés des ressortissants du pays d’accueil sauf à nouer un accord contractuel avec ceux qui leur procurent les commodités de leur séjour.
Et il s’inquiète des dangers des “bonnes intentions”:
Les Etats qui gouvernent au nom de la vertu promettent le ciel et font advenir l’enfer de la terreur, à l’instar de Saint Just et Robespierre, parce qu’ils finissent par imposer l’impossible perfection d’une humanité imparfaite.
Concluant:
Le meilleur moyen d’aider les immigrés est sûrement de les aider à rester chez eux, de ne pas les priver de leurs racines. Ils doivent quitter leurs pays parce que ceux-ci sont la proie du socialisme et de la corruption qui les appauvrissent. Il faut les aider à libéraliser leurs économies et à établir chez eux un état de droit qui ensemble y favoriseront la richesse.
Jean-Frédéric Poisson et les propos du Pape à Marseille
Jean-Frédéric Poisson répondait à André Bercoff, sur Sud Radio, sur les propos du Pape à Marseille:
“La révolte vendéenne était le symbole du peuple concret qui se révoltait contre le peuple abstrait”
30 ans après la venue de Soljenitsyne au Puy du Fou, Philippe de Villiers a été interrogé dans France catholique. Extrait :

Jubilé de la Vendée – Retour sur une journée d’espérance
Entretien avec Pascal Théry, à propos de la journée du 2 septembre dernier.
Le 2 septembre dernier vous avez participé à l’organisation du Jubilé de la Vendée, dont nous avions annoncé la tenue au Mont des Alouettes. Pouvez-vous nous dire comment c’est passé ce grand événement de rentrée ?
Pascal Théry – Une succession de cérémonies et d’événements, tous riches de sens, qui ont réunis près de 1500 personnes. Tôt le matin le père Jean-Paul Argouac’h de Riaumont célébrait une messe dans la chapelle sur un autel magnifiquement orné, à côté d’un bouleversant portrait de la duchesse d’Angoulême, fille du bon roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette. Puis les officiels sont arrivés, en particulier Dom Louis-Marie, Père-Abbé du Barroux, et le Prince Louis de Bourbon avec sa famille, pour deux cérémonies émouvantes introduites chacune par une allocution vibrante du père Argouac’h. Dépôt de gerbe par la Princesse Marie-Marguerite au pied de la duchesse d’Angoulême :
« En venant ici, la Princesse Marie-Thérèse a voulu voir les stigmates des massacres et encourager les rescapés, elle a voulu rendre l’Espérance aux survivants et sécher les larmes des anciens combattants ».

Puis dépôt de gerbe au pied de la stèle dédiée au roi martyre par le Duc d’Anjou :
« A Louis XVI aujourd’hui, nous remettons ces fleurs, qu’elles soient la preuve de notre fidélité et de notre amour ! ».

Ensuite une magnifique Grand-messe chantée fut célébrée par Dom Louis-Marie, entouré par plusieurs prêtres. Le sermon rappela les bases essentielles de l’engagement des Vendéens – la volonté, la foi et la charité – s’est conclu par une note plus personnelle et touchante du Père-Abbé, ses ancêtres ayant aussi subi le martyre sous la révolution.

Plusieurs discours introduits par Guillaume Bernard ont présenté différentes significations de cette journée, le Cercle Charette représenté par Deny de Lavenne, le Cercle Jean-Pierre Calloc’h du Morbihan par Benoît Courtin, puis un texte donné par Reynald Secher, président de Mémoire du Futur, qui n’a pu venir, et ensuite Xavier de Moulins, vice-Président du Souvenir Vendéen, association maître d’œuvre du renouveau de la chapelle en 1968. Ensuite l’enseignement était mis à l’honneur, mais aussi l’humour anglais, grâce à Ferdi Mc Dermott, directeur du Collège International de Chavagnes-en-Paillers, puis un élu et fidèle ami du Salon Beige, Stéphane Buffetaut, nous a fait part de son expérience, avant que le célèbre journaliste et fondateur du Puy du Fou aux côtés de Philippe de Villiers, Hervé Louboutin, ne rappelle à chacun qu’il fit visiter la Vendée il y a près de 40 ans au père du Duc d’Anjou, le très regretté Prince Alphonse.
La duchesse d’Angoulême s’est ensuite exprimée devant la famille montée sur scène, par l’intermédiaire de votre serviteur, sous la forme d’un poème appelant successivement des enfants costumés portant des présents, Saint-Rémy remettant la colombe du baptême de la France, Saint-Louis remettant son épée, symbole de la force au service de la justice, Sainte Jeanne d’Arc remettant son étendard, « Dieu premier servi ». Puis Charette en galante compagnie, remettant son fier panache.

Enfin, à tout seigneur tout honneur, le Prince pu conclure ces allocutions en nous confiant ces mots magnifiques et riches de promesses :
« Pour maintenir cette mémoire, les chapelles comme celle-ci édifiée au Mont des Alouettes, ont été́ érigées. Elles doivent continuer à nous faire réfléchir au destin de notre société́ qui, comme elle a pu paraitre le faire à partir de 1789, ne doit pas renier les fondements sur lesquels elle repose… En ce sens les commémorations comme celle-ci ; sont loin d’être passéistes ; elles ont toute leur importance pour notre temps et le futur ».
Un après-midi festif s’ensuivit avec le groupe folklorique les « Joyeux Vendéens », les chants de l’ensemble Canto, une reconstitution historique du « Cœurs Chouans », et une quinzaine de stands présentant des associations de mémoire et proposant des livres. En fin d’après-midi un moment très amical fur organisé avec un cocktail de gala aux Herbiers, puis un concert spirituel offert par le chœur liturgique « Lux Amoris » dans l’église Saint-Pierre, et qui a terminé cette journée par une note artistique qui élève les âmes.
Le Prince et sa famille ont découvert l’extraordinaire Puy du Fou, puis ce peuple de géant et de genêts en fleur sur ce mont mythique où les ont précédés l’immense Alexandre Soljenitsyne, et surtout la Duchesse d’Angoulême, la Princesse Marie Thérèse de France, la propre fille du bon roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette ! Racontez-nous cette découverte mutuelle et cette rencontre historique.
PT – Le prince venu en juillet 1993 sur le Mont des Alouettes, âgé de 15 ans, avait pu se recueillir dans la chapelle du souvenir, puis déposer un bouquet de fleurs au pied de la stèle dédiée à son grand-oncle, Louis XVI. Son père, le Prince Alphonse, était aussi venu sur ce Mont. C’est donc tout naturellement qu’il a immédiatement accepté l’invitation proposée initialement par l’Association Royaliste Légitimiste de Vendée, en profitant d’un séjour de vacances en Vendée pour associer sa famille à cette commémoration.
Journée riche de symboles et d’émotions pour lui, en tant que plus proche parent de Madame Royal et de son père Louis XVI, en reprenant la descendance de Philippe de France, deuxième fils du grand Dauphin lui-même fils de Louis XIV, qui régna en Espagne sous le nom de Philippe V. Le Prince Louis, Duc d’Anjou, est aujourd’hui l’aîné des Bourbons, premier descendant de Saint-Louis, et c’est à ce titre que, associé à sa famille, il nous a fait le grand honneur de venir commémorer cet événement.
C’est une très grosse organisation qui a été mise en place pour cet événement historique. Pouvez-vous nous dire comment cela a été possible ?
PT – Oui bien sûr, plus de deux ans de préparation, coordonnée, comme je vous le disais, par l’ARLV https://arlv.fr/ qui fait un énorme travail en Vendée et qui a porté ce projet dès le départ : préciser la date, définir le programme, constituer une équipe… Beaucoup de travail d’organisation, de visites, de soucis… Le Mont des Alouettes est un espace protégé dépendant de la commune des Herbiers et du Département, rien n’est simple. Trouver l’espace de parking a été longtemps un casse-tête. Mais aussi de belles rencontres avec des personnes de bonne volonté qui nous ont tout de suite ouvert leurs portes. En particulier un grand merci à la ville qui a mis à disposition terrain et matériel. Cette réussite est particulièrement due au travail acharné et imperturbable de mes deux acolytes : Henri Xavier, et Grégoire Boucher, Président du Jubilé de la Vendée.
Parvenir à réunir sous le même étendard de nombreuses personnalités et associations, c’est un sacré tour de force, non ? C’est aussi un signe très positif pour l’avenir.
PT – L’association « Jubilée de la Vendée » créée pour cet événement a permis d’inviter un grand nombre d’acteurs de la mémoire de l’Ouest, et de servir de trait d’union entre elles, au-delà de leurs objets spécifiques qui sont ainsi tout à fait respectés. Un autre élément important était l’invitation de responsables politiques et de représentants du diocèse. Nous avons reçu un message d’encouragement du Président du Département, de notre évêque, Monseigneur Jacolin, et d’un certain nombre d’élus et de prêtres, et plusieurs sont passés dans la journée.
Cette journée est la démonstration que l’on peut unir des forces variées à condition de définir un objectif précis, d’avancer avec beaucoup d’humilité et de respect pour les autres, mais avec conviction pour fédérer autour de l’essentiel. L’esprit vendéen fait de fidélité mais aussi de progrès et de confiance s’est pleinement exprimé.
C’est un indéniable succès, mais avez-vous néanmoins quelques regrets ou déceptions ?
PT – Oui bien sûr, des absences regrettables. Parfois chacun suit sa logique, mène sa propre politique ou traite ses problèmes qui lui semblent plus importants que le Bien commun. C’est inévitable. Toutefois la Providence a permis que l’essentiel soit maintenu pour cet événement qui restera dans toutes les mémoires, et pour le plus grand bonheur de ceux qui ont pu y participer. A n’en pas douter, ce Jubilé de la Vendée sera fondateur pour les années qui viennent. Comme le disait l’immense François Athanase Charette de La Contrie : « Rien ne se perd jamais ! »
Après cette première belle réussite, ce premier Jubilé de la Vendée en appelle d’autres. Quels sont vos projets pour l’avenir, et que pouvez-vous nous annoncer ?
PT – Ce jubilé a été un événement fédérateur, plus que nous l’avions imaginé, c’est une grande satisfaction. C’est aussi un départ, nous continuerons à faire vivre cet esprit sous d’autres formes. La réflexion est en cours, colloque, journée du livre, autres manifestations… Vous pouvez nous y aider en adhérant à l’association : www.jubiledelavendee.fr/
Tout d’abord, vendéens présents ce jour-là ou vendéens de cœur, nous faisons appel à votre générosité pour nous aider à clore le budget de cette journée qui a entraîné des frais importants. Le site « jubiledelavendee.fr » vous permet de donner votre offrande, tout en vous présentant une rétrospective qui s’enrichira par la suite avec les différents textes et des vidéos. Merci de votre bienveillance. Et à très bientôt. Rien ne se perd jamais, surtout l’Espérance !

Rejoignez la croisade du rosaire
L’Institut pour la Famille en Europe lance une croisade du rosaire pour étendre le règne social du Christ. Trois questions à son initiateur, Guillaume d’Alançon:
Le rosaire, n’est-ce pas un peu trop long ?
Ce n’est pas si long que cela. Si chacun nous comptabilisions le temps que nous passons dans les transports ou en déplacement, nous verrions que ce temps peut être “valorisé” d’une façon merveilleuse. Et je ne parle pas des longues minutes consacrées au téléphone…
Sur quel axe voulez-vous retenir l’attention des catholiques ?
Naturellement me vient à l’esprit que le monde se meurt de ne pas aimer Dieu. Prions pour l’extension de son règne sur nos jeunes, nos anciens, nos foyers, nos célibataires, nos prêtres, notre nation, notre Eglise… Qu’il règne spirituellement et dans nos organisations humaines, sur la société toute entière. Comment voulons-nous sortir du guêpier dans lequel nous sommes si nous pensons que le Christ n’a rien à y faire ? Le Prince de ce monde peut être chassé par la prière mariale.
Que voulez-vous dire ?
Le Christ est notre roi. En lui nous avons la vie, le mouvement et l’être. Le rosaire est l’arme fatale pour renverser la vapeur dans le monde et dans l’Eglise. Renverser non pas pour mettre le chaos mais pour nous sortir du chaos. Oui, réciter son rosaire apporte une immense paix dans les familles, les couples et dans le coeur de chacun; seuls le savent ceux qui en on fait l’expérience. Vous pouvez déposer une intention sur le site : www.life-europe.fr


Consécration du nouvel autel à Chéméré
Samedi, Monseigneur Alain Castet, évêque émérite de Luçon, consacre le nouveau maître-autel de l’église conventuelle Notre-Dame du Rosaire.
Plus de 1200 fidèles sont attendus pour la cérémonie et pour le repas festif qui suivra. Ceux qui ne peuvent pas faire le déplacement, peuvent suivre la cérémonie en direct sur Youtube. Pour cela connectez-vous à partir de 9h30 sur 👉
Octobre : un numéro de Gloria consacré aux saints anges et à saint François d’Assise et un autre sur sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
Comme chaque année, le mois d’octobre est riche pour notre vie spirituelle ! Il nous invite particulièrement à prier le chapelet. Avec les fêtes des saints anges gardiens et de saint François d’Assise, c’est aussi l’occasion de nous confier à eux. Vous les retrouverez avec Notre-Dame du Rosaire dans le nouveau numéro de Gloria.
Comme vous le savez, Gloria a 2 couvertures et 2 sens de lecture. La revue est en 2 parties, dont une moitié consacrée au thème du mois. La suite du sommaire se lit en retournant le magazine.
À l’occasion de la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Gloria offre un numéro découverte consacré à la sainte de Lisieux ! Il s’agit d’un numéro spécial rassemblant 5 articles parus dans les premiers numéros de Gloria. Il sera en ligne le 1er octobre et disponible tout le mois.
L’abbaye de Sénanque, de 1148 à aujourd’hui
Aujourd’hui Divine Box vous emmène à la découverte de l’abbaye de Sénanque située au cœur du Lubéron entre d’infinis champs de lavande. Là-bas les moines cisterciens de la « commune observance » vivent au rythme de la prière et du travail manuel, entourés d’une superbe nature environnante. Dans cet article, on vous raconte l’histoire de l’abbaye de Sénanque, depuis sa fondation en 1148 à aujourd’hui. C’est parti !
Les débuts de l’abbaye de Sénanque
Tout commence le 23 juillet 1148, date de fondation officielle, qui marque le début de la construction de l’abbaye Notre-Dame de Sénanque. C’est déjà la quatrième abbaye cistercienne construite en Provence. La dernière pierre de l’édifice sera posée en 1220, ce qui nous donne un construction de près de 70 ans pour l’abbaye de Sénanque. Chapeau !
L’abbaye traverse son apogée jusqu’au XIVe siècle. Elle prospère grâce à de généreux donateurs : la famille des Agoult Simiane de Gordes et des seigneurs de Venasque. De plus, le domaine et l’influence de l’abbaye ne cessent de grandir ! Elle vit des jours heureux avec ses quatre moulins, son hôpital, ou encore une ferme à Maussan et plusieurs maisons à l’Isle sur la Sorgue. L’abbaye de Sénanque est alors riche et la communauté, composée d’une quarantaine de frères, peut ainsi vivre paisiblement ! Mais cette période n’est que temporaire…

Les frères en plein office dans l’église abbatiale © Abbaye de Sénanque
Entre difficultées et guerres
Au XVe siècle en effet, en Provence comme partout en France, les troubles et les violences des guerres impactent la paix des ordres religieux. L’abbaye de Sénanque n’est pas épargnée : le bâtiment se dégrade et s’effondre, et les vocations diminuent. En 1439, ils ne sont ainsi plus que trois frères…
Au XVIe siècle, l’abbaye est encore debout et les moines tiennent bon, malgré tout… Mais la communauté doit maintenant faire face aux guerres de Religion. En 1544, c’est le coup de grâce : une bande armée attaque l’abbaye. Celle dernière est alors incendiée, les archives sont brûlées, et le réfectoire, la fontaine du cloître ainsi qu’une partie des bâtiments sont détruits. Mais le pire arrive : douze moines de Sénanque sont tués…
Et les catastrophes ne s’arrêtent pas là ! Juste avant la Révolution, en 1781, le dernier moine de Sénanque meurt. C’est la fin de plus de 600 ans de vie monastique sur place. Comme beaucoup d’autres établissements religieux à l’époque, l’abbaye est alors vendue comme bien national. Quelle tristesse !
En 1854, une communauté de moines venue de Lérins s’installe à l’abbaye de Sénanque, puis la rachète et entreprend de grands travaux de rénovation. Mais une nouvelle fois, le destin s’acharne sur l’abbaye ! En 1880, les gendarmes chassent les moines en vertu de la nouvelle loi contre les congrégations religieuses : la plupart des frères se retirent à Fontfroide ou rejoignent l’abbaye de Lérins.
Finalement, ce n’est qu’en 1988 que l’abbaye de Lérins envoie des moines se réinstaller à Sénanque. Et en 1999, le bien redevient enfin la propriété de la communauté cistercienne. Ouf, enfin de la stabilité pour l’abbaye !

En 1988, des moines reviennent s’installer à l’abbaye de Sénanque © Corinne Brisbois
Et aujourd’hui ?
L’abbaye Notre-Dame de Sénanque abrite sept frères. Ils suivent la règle bénédictine et sont cisterciens de « la commune observance ». La devise qui organise leurs journées au quotidien est bien sûr « Ora et Labora » ce qui signifie prie et travaille ! Ils ont donc sept offices dans la journée, dont le premier (les Vigiles) à 4h30.
Entre ces temps de prière en communauté, ainsi que des temps de prière personnelle (lectio divina) et des temps d’étude (au scriptorium), les frères travaillent, comme le veut la règle de saint Benoît. Ce travail a plusieurs formes :
- une dimension agricole : avec le jardin, les ruches, les oliviers, le lavandin etc…
- une dimension d’accueil, avec l’hôtellerie ou la boutique de l’abbaye
- et enfin, une dimension touristique, avec les visites à organiser pour les 80000 visiteurs/an : dortoir, abbatiale, cloître, ou encore salle capitulaire
Grâce à toutes ces tâches, les moines peuvent subvenir aux besoins de la communauté et financer une partie des immenses travaux de restauration de l’abbaye !

Un moine travaille dans les ruches de l’abbaye © Abbaye de Sénanque
Les produits de l’abbaye de Sénanque
L’abbaye de Sénanque est presque encerclée de champs de lavande ! En effet, dès le milieu du XIXe siècle, cette plante est déjà cultivée, mais à cette époque, les moines se concentrent sur la production de plants de lavande plutôt que sur la récolte des fleurs. Aujourd’hui, les moines vendent de nombreux produits dérivés issus de leur lavande : des bougies, des baumes et des huiles essentielles. Ces dernières sont traitées dans une distillerie artisanale du Luberon pour avoir la meilleure qualité possible !
Les moines fabriquent également de l’huile d’olive ainsi que du miel grâce à leurs ruches. Et depuis peu, ils se lancent dans la production de biscuits fabriqués à partir d’ingrédients 100% naturels comme les biscuits épeautre, chocolat et noix.

Les moines fabriquent plein de produits artisanaux, vendus dans leur boutique © Abbaye de Sénanque
Et maintenant ?
Filez donc faire un tour à l’abbaye de Sénanque ! Voici l’adresse de la communauté : Abbaye Notre-Dame de Sénanque, 84220, Gordes. Prenez donc le temps d’y rester un peu : pour papoter avec les moines, pour visiter la boutique, pour assister à un office, ou même pour y séjourner quelques jours à l’hôtellerie… Et pour retrouver les produits de l’abbaye de Sénanque, cela se passe sur la boutique monastique de Divine Box !
Droit à l’alternative de l’instruction en famille : discours à l’ONU
La 74ème session du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU (CESCR-ONU), intéressant la France, se tient les 2 et 3 octobre prochains à Genève. Ce Comité examine le respect par la France du Pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels. Or avec sa nouvelle réglementation ultra-restrictive sur l’instruction à domicile, la France ne respecte pas l’article 15 de ce Pacte qui affirme que les parents ont le droit de choisir une alternative à l’école.
Voici le discours de l’association Liberté éducation au Comité du Pacte des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU :
Mesdames et messieurs,
Si notre association Liberté éducation se trouve devant vous aujourd’hui, c’est bien parce que vous êtes notre seul recours. Tous nos efforts pour faire évoluer la loi dite « séparatisme » ont échoué.
Les chiffres en attestent :
- 6144 refus durant l’année passée, dont 37% pour le seul motif pédagogique. A ce rythme, d’ici la rentrée prochaine, 18.500 enfants vont essuyer un refus.
Avant cette loi, chaque enfant avait le choix du chemin éducatif qu’il souhaitait emprunter. Les familles ont bénéficié d’un sursis de 2 ans, avec une autorisation de plein droit, jusqu’en septembre 2024. Demain, tous ces enfants risquent d’être contraints à une rescolarisation forcée, certaines académies refusant, d’après leurs propres chiffres, jusqu’à 90% des demandes d’autorisation.
Ces enfants se verront donc imposer un enseignement scolaire, sans aucun égard pour les résultats positifs des contrôles académiques, puisque selon les rapports du ministère, plus de 90% des premiers contrôles sont « satisfaisants » de 2019 à 2022.
Or, l’ensemble des recours devant les juridictions administratives du pays ont échoué et n’ont pas permis d’écarter une interprétation incroyablement restrictive de la loi, contre la volonté même du législateur et la réserve d’interprétation du Conseil constitutionnel. La possibilité même d’aller devant la Cour européenne des droits de l’homme est actuellement fermée, faute d’épuisement des voies de recours, qui peuvent s’étaler sur de nombreuses années.
Face à cette situation : vous êtes notre seul recours.
Peut-être penserez-vous que l’article 13.3 du Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels de l’ONU concerne d’abord les établissements scolaires. Il engage pourtant les États parties à respecter la liberté des parents de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics. Et de permettre d’assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions. De plus, le Pacte en précise la portée et l’objectif : « L’épanouissement de la personnalité humaine et du sens de sa dignité et le renforcement des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». C’est bien l’affirmation de cette liberté des parents de choisir un établissement scolaire autre que celui proposé par l’Etat.
Or, la situation française est marquée par la domination de l’enseignement public conçu comme un bloc monolithique et au sein duquel le rôle des parents, la liberté éducative et de conscience sont de plus en plus lourdement bafoués. Lourdeur réglementaire et effectifs surchargés ne permettent que difficilement la mise en place d’une pédagogie individualisée s’adaptant à la situation propre d’un enfant.
Il existe certes des établissements privés sous contrat, mais ils sont marqués également par une faible diversité pédagogique, sont confessionnels et peu adaptés aux spécificités de certains enfants, avec un coût souvent prohibitif et une liste d’attente parfois longue de plusieurs années, alors même qu’ils ne peuvent scolariser plus de 20% des enfants sur l’ensemble du territoire national.
Quant aux écoles hors contrat, elles ne représentent que 3,3% du total des établissements et sont hors de portée financière et géographique pour un très grand nombre de familles.
De fait, l’école à la maison est aujourd’hui l’alternative la plus accessible pour les parents qui souhaitent exercer une liberté pédagogique et le respect des spécificités parfois lourdes de leurs enfants.
En France, 60% des familles pratiquant l’instruction en famille gagnent moins de 30 000 € par an : l’école à la maison est ainsi le mode d’instruction le plus démocratique.
Cette diminution drastique de la liberté scolaire se conjugue à l’effondrement massif du niveau de l’enseignement public, à la faillite de l’éducation à la citoyenneté et aux violences scolaires. Un exemple flagrant en a été donné à Versailles il y a quelques jours avec le suicide d’un enfant harcelé, malgré les plaintes des parents.
A l’heure où dans le cadre de la lutte contre le harcèlement scolaire, le ministre de l’Education nationale parle du « droit au bonheur », nous vous demandons instamment de relayer les souffrances de tant de familles et d’enfants victimes d’une loi visant à l’origine les séparatistes islamistes.
Sur ce seul prétexte de l’islamisme, il n’est pas juste de continuer d’exclure du champ des droits économiques, sociaux et culturels les parents socialement très divers et pratiquant un enseignement riche, diversifié, individualisé. Rien, d’ailleurs, n’a permis d’établir que cette lutte contre le l’islamisme pouvait, de manière légitime et proportionnée, impliquer la suppression de l’instruction en famille.
Aujourd’hui, la France est le seul pays d’Europe à contraindre des enfants de 2 ans et demi à la scolarisation et de récentes annonces montrent une volonté d’instaurer une scolarisation dès l’âge de 2 ans. A nouveau, les besoins spécifiques des enfants ne sont pas écoutés, et ceux des parents non plus. En somme, les parents qui veulent une autre pédagogie, les enfants qui ont une maladie, un handicap ou des troubles de l’apprentissage qui rendent difficile une scolarisation, les artistes ou grands sportifs en devenir qui doivent s’entraîner plusieurs heures chaque jour, les itinérants, tous les « originaux » qui empruntent un autre chemin et font la richesse d’une nation se trouvent aujourd’hui bloqués, empêchés, humiliés, exclus, sans bienveillance, sans écoute, sans empathie.
C’est avec confiance que nous remettons nos espérances à votre Comité. Au-delà même de la liberté d’instruction, il en va de la liberté de conscience, il en va du pluralisme de notre société démocratique, il en va de la liberté d’expression, il en va du respect de la dignité de chaque enfant.
Je vous remercie.
L’Algérie refuse des visas à des pieds-noirs souhaitant entretenir leurs cimetières saccagés
Le Collectif Sauvegarde des Cimetières d’Oranie est une association créée en octobre 2004, à l’initiative d’un groupe de pieds-noirs au retour d’un « pèlerinage » à Oran, afin de sensibiliser les autorités françaises sur l’état des sépultures des Français d’Algérie et contribuer à réhabiliter les 96 cimetières d’Oranie.
89 membres de ce collectif – des septuagénaires et des octogénaires essentiellement, pour beaucoup nés en Algérie – se sont vus refuser un visa pour un voyage prévu du 22 au 29 septembre. Lorsque les voyageurs sont allés récupérer leur passeport au consulat, il leur a été répondu que « le peuple algérien était souverain et [qu’]il avait le droit de décider qui entrait chez lui » (sic).
François-Xavier Clément parle d’éducation intégrale sur Radio Maria
François-Xavier Clément était récemment invité sur Radio Maria pour parler d’éducation intégrale (sujet sur lequel il a notamment écrit un livre). Un entretien passionnant sur un sujet qui concerne toutes les familles… et donc toute la nation!
Vous pouvez écouter cette émission ici.
A la veille du synode, découvrez le guide de lecture de Lex Orandi
L’association Lex Orandi met à notre disposition un guide de lecture pour l’Instrumentum laboris pour le synode sur la synodalité. Cet Instrumentum laboris est un texte réellement effrayant par son éloignement de la doctrine orthodoxe, mais rappelons qu’il ne s’agit nullement d’un texte magistériel et que, bien sûr, le Saint-Esprit ne peut pas permettre que l’Eglise et la hiérarchie apostolique enseignent l’erreur avec autorité. Mais il nous appartient de nous former pour résister aux approximations et, plus encore, de prier pour que nos pasteurs parlent avec netteté et courage.
Voici la présentation de ce guide de lecture:
Le pape François a convoqué pour la période 2021 à 2024 un synode des évêques sous le titre Pour une Église synodale : communion, participation et mission. Il s’agit de la XVIe Assemblée générale ordinaire du synode des évêques. Le 20 juin 2023, après diverses étapes de consultation, est paru l’Instrumentum Laboris (IL), « instrument de travail » pour la première session du Synode qui se tiendra à Rome à partir du 4 octobre 2023. Ce document indique les « priorités » dont devra s’occuper l’Assemblée synodale d’octobre : c’est sur cette base que le synode va « discerner les mesures concrètes à prendre pour continuer à grandir en tant qu’Église synodale ».
Il convient d’abord de souligner la difficulté d’étudier le processus synodal actuel, tant ses principales définitions sont floues, sans doute volontairement. La synodalité est communément définie comme un « marcher ensemble » : « une Église toujours plus synodale manifeste notre identité et notre vocation : marcher ensemble, c’est-à-dire faire synode, est la manière de devenir vraiment disciples et amis de ce Maître et Seigneur qui a dit de lui-même : « Je suis le chemin » (Jn 14,6). » (IL § 7). Cette définition, comme toutes celles qui tentent de décrire la synodalité, ne fournit donc pas d’autre indication que celle d’une dimension programmatique : le synodalité est un projet à mettre en œuvre avant d’être un concept à définir. Il est notable que le terme d’Église synodale est utilisé au moins 100 fois dans l’IL, alors que le terme d’Église catholique l’est à peine plus de 11 fois…
Face aux légitimes inquiétudes que nourrit ce projet de transformation de l’Église catholique, l’Union Lex Orandi a sollicité les contributions de plusieurs analystes pour qu’une lecture croisée de l’Instrumentum Laboris fasse ressortir les points qui soulèvent le plus l’attention et parfois la critique.
Nous mettons donc en ligne, à partir d’aujourd’hui, cette analyse sous formes de documents successifs.
L’exercice de notre attention vigilante ne serait rien sans le secours de la prière. Aussi, l’Union Lex Orandi lance également à partir d’aujourd’hui une chaîne de prières aux intentions de notre Sainte Mère l’Eglise, des participants au synode et du Saint Père, à laquelle vous pourrez vous associer en récitant la prière suivante :
Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage. Par l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins. Protégez, Ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ ; Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption ; soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité. Couvrez chacun de nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple et par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et parvenir à la béatitude éternelle du Ciel.
Ainsi soit-il
Pour télécharger le guide de lecture, cliquez ici.
Un grand merci pour votre soutien
Chers amis,
Comme promis, je vous donne quelques nouvelles de nos affaires judiciaires. Comme vous le savez, mercredi dernier, nous comparaissions, avec l’abbé Pagès, pour répondre de cet article – dont je maintiens qu’il n’est évidemment ni injurieux envers quiconque, ni moins encore une incitation à la haine. Il s’agit tout simplement de la doctrine catholique. Je peux comprendre que celle-ci soit désagréable à entendre, mais personne n’est forcé d’être catholique! Au passage, je précise que nos adversaires principaux, l’association Mousse, ne se cachent pas de vouloir criminaliser la Bible elle-même. Le débat est donc bel et bien un débat autour de la légitime liberté religieuse: nos adversaires considèrent qu’il faut que toutes les religions soient “great resetées” comme dirait M. Schwab, pour être LGBT-compatibles; nous réclamons que l’Eglise, dépositaire de la Révélation, puisse parler sans entrave pour nous conduire au Ciel. Et pour vous dire à quel niveau nous en sommes arrivés en matière de liberté religieuse, je vous livre cette ahurissante anecdote: lors de l’interrogatoire de l’abbé Pagès, ce dernier s’est entendu dire que chercher la conversion des pécheurs était un délit. Bienvenue en France!
En tout cas, cette audience s’est très bien passée. Grâce au talent de notre excellent avocat, Me Jérôme Triomphe, et malgré l’opposition acharnée du procureur, nous avons obtenu un renvoi de l’audience pour nous permettre de préparer davantage notre défense – et notamment réunir le maximum de pièces pour justifier tout ce qui nous est reproché (j’aime autant vous dire que nous en avions déjà un paquet, mais que, dans un mois, nous en aurons deux fois plus!). L’audience prochaine aura donc lieu le 25 octobre – ils ne doivent pas savoir que c’est le mois du Rosaire, qui commémore la victoire de Notre-Dame sur les flottes anti-catholiques, sinon ils auraient eu peur! Si vous avez la possibilité de réciter un chapelet (ou plusieurs!) à cette intention, je vous en serais très reconnaissant.
En attendant, je dois vous donner deux autres nouvelles. La première, c’est que nous avons découvert le jour même de l’audience que les “parties civiles” étaient désormais au nombre de 4 (plusieurs autres organisations LGBT s’étant jointes à Mousse). Peut-être croient-ils qu’ils vont pouvoir facilement se déchirer nos dépouilles… mais nous ne sommes pas encore morts, ne leur en déplaise! La seconde, c’est que, vendredi dernier, j’ai reçu une nouvelle réquisition judiciaire, toujours sur requête de l’association Mousse. Cette fois, il s’agit de cet article (et, après 3 ou 4 relectures, je ne parviens toujours pas à voir quel est le problème!). C’est la troisième fois que ladite association, abondamment financée sur fonds publics, nous poursuit en justice (la première était à propos des thérapies de conversion: ces braves gens semblent avoir un problème avec la notion de conversion; personnellement, je prie Dieu de me convertir jusqu’à mon dernier jour, mais nous ne devons pas parler de la même chose et nous n’avons probablement pas la même anthropologie!).
En tout cas, mille mercis à tous pour vos dons, vos messages d’encouragement et surtout vos prières. Je ne suis pas un grand mystique, mais je peux vous dire que nous sommes littéralement portés par ces prières, presque palpables dans ces moments de grande tension. Si nous tenons, c’est grâce à Dieu d’abord et à vous ensuite!
Guillaume de Thieulloy
Le cri du coeur de Philippe de Villiers
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Voici un entretien très émouvant dans Face à Philippe de Villiers. C’est véritablement le cri du cœur d’un amoureux de la France.
Plusieurs sujets sont abordés dont :
– la venue du Pape François à Marseille,
– l’invasion migratoire
– La manifestation contre la police
– Les interventions de Gabriel Attal
– La situation du peuple arménien
A écouter sans modération !!!
Heurs et malheurs du cinéma français
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Samuel Martin a analysé dans Boulevard Voltaire le rapport de la Cour des comptes sur le fonctionnement du Centre national du cinéma (CNC) sur les années 2021-2022.
Les enseignements à en tirer sont bien instructifs… :
- 60 à 70 % de ses ressources du CNC reposent sur des taxes. « Ce qui ne ce qui ne l’empêche pas de peser sur les finances publiques en ayant recours à des crédits budgétaires ».
- Surtout, « un tiers des films n’atteignent pas les 20.000 spectateurs et seuls 2 % des films sont rentabilisés ». « Le CNC étant prodigue, il y a de plus en plus de films produits. Mais la fréquentation du public baissant, beaucoup d’entre eux restent une semaine en salles et disparaissent ».
« Les films insipides, moralisateurs et barbants, recommandés par la presse et projetés devant des salles vides, ont encore de belles heures devant eux », conclut Samuel Martin.
A côté de ce cinéma gavé d’argent public et que personne ne va voir, il existe cependant des initiatives indépendantes qui ne touchent pas un centime de subventions.
Ainsi, samedi dernier, l’association de cinéma historique Ermonia a projeté sa dernière production, Remissio, devant une salle comble au cinéma Christine (Paris 6e).
Alors non, Remissio ne fera pas des centaines de milliers d’entrée ; non, il ne sera pas programmé par les salles ; et oui, cela reste du cinéma amateur.
Mais venez et voyez ! Et comme les spectateurs de samedi soir, vous serez étonnés et émus :
Les réactions du public : https://youtu.be/t1m0xbpFJWw?si=UiFqb2qR54lRdTcV
Remissio vous emmènera au cœur du XIXe siècle, entre bals mondains, jeune bourgeoisie anticléricale, et crise spirituelle. Ce moyen métrage de 45 minutes raconte la conversion d’un jeune saint-cyrien au catholicisme, à partir d’une anecdote – légèrement romancée et adaptée – relatée par Mgr Louis-Gaston de Ségur (fils de la célèbre comtesse) dans le prologue de son livre L’Enfer.
N’hésitez pas à prendre vos places pour les trois séances restantes !
– Le 30 septembre au cinéma Christine (Paris 6e).
– Le 7 octobre à 17 h 45 et 19 h au Grand Action (Paris 5e).
Et bientôt dans d’autres villes de France !
Pour s’inscrire : https://linktr.ee/Ermonia
Pour visionner la bande-annonce : https://youtu.be/N9_J0qJXvNc?si=-R_sqJrqX6UN-fk1
NB : Réservation obligatoire. Et le film ne sortira pas sur YouTube.

