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La baisse de la natalité en France pourrait atteindre un chiffre record en 2023

Selon l’Insee, le nombre de naissances a baissé pour le treizième mois consécutif en juillet. Il n’avait jamais été aussi bas pour un mois de juillet. En juillet 2023, 1907 bébés sont nés en moyenne chaque jour, soit 8,6% de moins qu’au mois de juillet 2022.

“Le nombre de naissances par jour n’avait jamais été inférieur à 2000 pour un mois de juillet depuis 1994, première année de disponibilité des données mensuelles sur le champ de la France métropolitaine et des DOM”.

Globalement, depuis le début de l’année, le taux de natalité est faible ; on compte près de 30.000 naissances de moins en 2023 qu’en 2022, soit une baisse de 7%. Cette baisse se vérifie sur l’ensemble du territoire, du mois de janvier au mois de juillet. Seule la Guyane enregistre une hausse de +1%.

Les chiffres de la natalité en 2022 étaient déjà en berne. 723.000 bébés sont nés en métropole et dans les territoires d’outre-mer au cours de l’année dernière, soit 19.000 de moins qu’en 2021. C’est le niveau le plus bas depuis 1946.

Selon les projections de l’Insee, le nombre de décès pourrait dépasser celui des naissances dès 2035.

Ce n’est pas en promouvant l’avortement, le non-mariage ou le préservatif que cette tendance changera.

Une grande majorité des émeutiers interpellés sont originaires de l’immigration (2e ou 3e génération), principalement du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne

Le 25 août, l’Inspection générale de l’administration (IGA), conjointement avec l’Inspection générale de la justice (IGJ), a rendu, en toute discrétion, sa mission flash sur « les profils et motivations des délinquants interpellés à l’occasion de l’épisode de violences urbaines », qui s’est déroulé entre le 27 juin et le 7 juillet dernier.

  • 10 jours d’émeutes,
  • 66 départements métropolitains – dont 13 durant toutes les nuits –
  • 516 communes
  • 15% des infractions commises dans des unités urbaines de moins de 50.000 habitants.
  • 58 297 infractions en 10 jours
  • 12 233 personnes mises en cause
  • 4481 mesures de gardes à vue
  • les parquets ont été saisis de 4164 auteurs, 26 mis en cause pour l’une des 549 natures d’infractions susceptibles d’être liées aux violences urbaines.
  • 65% des auteurs sont passés par le tribunal correctionnel, dont 60% par la comparution immédiate et 12% par la comparution sur reconnaissance de culpabilité (CRPC).
  • 83% des majeurs déférés selon ces procédures ont été condamnés, dont 60% à une peine d’emprisonnement ferme.
  • Dans plus de 50% des cas, des mandats de dépôt ou maintiens en détention ont été prononcés.

Majoritairement âgés de 18 à 24 ans, les condamnés se déclarent à 87% célibataires, sans enfant, hébergés à titre gratuit et à 36% inactifs. 29% des auteurs ne détiennent aucun diplôme et 38% sont titulaires d’un diplôme inférieur au baccalauréat. Enfin, selon la Préfecture de police de Paris,

« une grande majorité des émeutiers interpellés sont des jeunes individus de nationalité française, mais originaires de l’immigration (2e ou 3e génération), principalement du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne ».

Sound of Freedom sortira au cinéma en France le 15 novembre

Grâce à SAJE, le film SOUND OF FREEDOM, du réalisateur Alejandro Monteverde, sera diffusé en salles le 15 novembre prochain, juste avant la « journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants » (dimanche 19 novembre), et la « journée internationale des droits de l’enfant » (lundi 20 novembre).

Sa vocation, comme l’écrit son réalisateur, est de « sensibiliser à la réalité de la traite des enfants. » Le film pourra éveiller les consciences en permettant un débat apaisé et fécond avec l’aide des experts, des journalistes d’investigation et des associations qui travaillent ces sujets depuis des années.

SOUND OF FREEDOM, avec Jim Caviezel, Mira Sorvino et Bill Camp, est un thriller basé sur l’incroyable histoire vraie d’un ancien agent fédéral américain qui se lance dans une opération de sauvetage au péril de sa vie, pour libérer des centaines d’enfants prisonniers de trafiquants sexuels.

Le Parlement européen examine un règlement les “substances d’origine humaine”

Cette semaine prochaine, lors de la session plénière du Parlement européen, un règlement “concernant les normes de qualité et de sécurité des substances d’origine humaine destinées à une application humaine (ou règlement SoHO pour Substance Of Human Origin)”, visant à partager les cellules, le sang et les tissus humains au sein des États membres d’une manière harmonisée et standardisée, sera discuté.

Les dangers sont triples : éthiques, réglementaires et sanitaires.

Éthique – Les règles juridiques concernant la gratuité du don, l’indisponibilité du corps humain, l’autorisation de création, d’utilisation et de modification des gamètes et des embryons diffèrent d’un État membre à l’autre. Ce règlement établirait la règle du plus offrant au sein de l’UE. La Commission s’exprime ainsi :

“La demande croissante des entreprises commerciales (telles que les banques d’ovules pour la fécondation in vitro, ou les collecteurs de plasma pour la fabrication de médicaments) augmente la pression sur les dons et, par conséquent, la nécessité d’établir des mesures solides pour la protection des donneurs. “

Nous le comprenons comme une reconnaissance et un soutien de l’existence d’un marché européen de la fertilité qui est un scandale moral.

Règlementaire – Dans la partie juridique du règlement, il est précisé que les États membres restent décideurs en ce qui concerne les questions éthiques, telles que la fécondation in vitro, mais que la Commission est responsable de sa mise en œuvre. On sent ainsi la volonté d’établir et de renforcer la compétence de l’UE dans le domaine de la santé. De plus, selon le traité sur le fonctionnement de l’UE dans son article 168, la santé publique est un domaine qui relève avant tout de la compétence des États membres, l’Union européenne ne pouvant que compléter leur action. La prise de contrôle des politiques nationales de santé et de bioéthique par la CE tend à s’élargir, comme le montre la mise en œuvre du certificat Covid par la Commission.

Sanitaire – Selon les chercheurs, l’augmentation des flux de cellules, de sang et de tissus humains pourrait conduire à l’apparition de nouvelles maladies.

Il s’avère que 3 amendements supplémentaires sont soumis au vote : un de l’ID, un de l’ECR et un du PPE. ID et ECR tentent de rappeler que les substances humaines ne sont pas des parties du corps jetables et interchangeables. Les embryons et les fœtus ne sont pas des matières premières et ne devraient pas faire l’objet d’un quelconque commerce. Et l’amendement du PPE érode un peu plus la définition d’un “don” qui ne devient rien d’autre qu’une vente déguisée.

Le vote aura lieu le mardi 12 septembre.

Messe traditionnelle : “Viens et vois.”

Interrogé sur X/twitter, Mgr Eamon Martin, 62 ans archevêque d’Armagh et Primat d’Irlande a souligné :

Les Irlandais, à titre d’exemple, manifestent un attrait pour la messe en latin et le mystère qui l’entoure, et ils se laissent incontestablement séduire. J’abordais la notion de bénédiction et d’adoration.

Régulièrement, je rencontre de jeunes gens qui découvrent que la messe en latin, pour ainsi dire, transcende son apparence linguistique.

En réalité, c’est dans la splendeur de la liturgie, du culte et de la prière, ainsi que dans l’essence même de la messe, évidemment dans les sacrements, qu’ils parviennent d’une certaine manière à toucher le divin. Cette expérience, partagée par vous et parfois par nous également, trouve sa source dans l’entrée en silence.

En effet, notre monde est saturé de tumulte, d’interférences et de désordre. Une fois qu’un jeune individu, mais pas uniquement les jeunes, les personnes plus âgées également, parvient à expérimenter la sérénité et le calme, il se connecte à Dieu et les questionnements émergent par la suite.

Cela rappelle les disciples qui demandaient, “Rabbi, où habites-tu ?” Et sa réponse était, “Viens et vois.” Cela représente une incitation à explorer en profondeur sa propre vie, à dialoguer et à méditer.”

Un jeune Californien catholique guérit du cancer et crée une fondation pour aider les enfants hospitalisés

Après avoir surmonté un cancer du cerveau, un jeune Californien catholique du nom Bryce Newman a lancé une fondation intitulée “Miracle at Manchester” – du nom de la séance de prière dans son école qui, selon lui, a entraîné sa propre guérison. Il a été diagnostiqué pour la première fois avec un cancer à l’âge de 15 ans, alors qu’il s’apprêtait à entamer une florissante carrière de baseball. Sa lutte contre le cancer du cerveau a été ardue ; elle a nécessité plusieurs interventions chirurgicales, des cures de chimiothérapie et de radiothérapie, dont certaines l’ont laissé en fauteuil roulant. Des étudiants, des professeurs et des amis de Bryce Newman se sont réunis pour prier dans le stade de Manchester au Cathedral Catholic High School de San Diego pour sa guérison. “C’est à ce moment-là, raconte-t–il, que j’ai ressenti un effet divin en moi. C’était Dieu qui me guérissait.” La famille s’est ensuite rendue en Floride, où il devait subir des examens et la tumeur avait disparu.

La fondation souhaite “relier chaque enfant hospitalisé à ses amis, à sa famille et à son école, pour lui permettre de faire face à la séparation lors d’un traitement de longue durée contre le cancer”. “Je ne serai pas celui qui mettra fin au cancer, a déclaré Bryce Newman. Mais je peux aider à lutter contre l’ennui et l’isolement que l’on ressent à l’hôpital”.

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Déclenchement de l’article 40 du Code pénal contre la GPA

Communiqué du Syndicat de la famille :

Alors qu’un évènement, qui se tient samedi 9 septembre à Paris, propose ouvertement des parcours de GPA, Le Syndicat de la Famille alerte les élus parisiens et les appelle à agir très concrètement contre cette exploitation des femmes et des enfants. Quelles que soient leurs couleurs politiques, tous sont invités à mettre en œuvre l’article 40 du Code pénal. Celui-ci stipule en effet que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

Le droit français interdit aussi bien la GPA que l’entremise, ou la tentative d’entremise, en vue d’une GPA (article 227-12 du code pénal). L’association CEKI organise pourtant une journée « En route vers bébé : PMA/GPA ». Sur le site internet de l’événement, le formulaire d’inscription propose ouvertement la « Gestation Pour Autrui ». Des cliniques étrangères privées pratiquant des GPA seront présentes, comme Vita Altera. D’autres cliniques, comme Girexx, proposent des pratiques dérivées de la GPA comme la ROPA. Outre le démarchage commercial, une conférence consacrée à la GPA est prévue lors de ce salon.

Le Syndicat de la Famille appelle donc les responsables politiques et élus de Paris à saisir le Procureur de la République sur le fondement de l’article 40 du Code pénal. Une telle saisine est d’autant plus attendue qu’elle attesterait de leur cohérence avec leurs prises de positions sur ce sujet : Anne Hidalgo, Rachida Dati, Sandrine Rousseau (Députée du 13e), Jérôme Coumet (Maire du 13e) et Sylvain Maillard, (Président des députés de la majorité) proche du Président de la République, qui estime que la GPA est une « ligne rouge » infranchissable, cette pratique étant une forme de « marchandisation humaine ».

« Tous les élus peuvent aujourd’hui agir très concrètement pour marquer leur opposition à la GPA. Grâce à l’article 40, ils peuvent ainsi s’engager contre le business de l’exploitation reproductive et défendre les droits des femmes et des enfants » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.

En quête d’esprit : idées reçues sur la Vierge Marie

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Véronique LÉVY, essayiste
  • Père Xavier GÉRON, aumônier de l’Abbaye bénédictine du Pesquié
  • Père Luc de BELLESCIZE, vicaire à la paroisse Saint-Vincent-de-Paul

Eduardo Verástegui candidat à la présidence du Mexique

L’acteur mexicain, producteur et fondateur du Mouvement Viva México, Eduardo Verástegui, s’est présenté le 7 septembre comme candidat indépendant à la présidence du Mexique lors des élections de 2024. Il doit désormais réunir, en moins de 120 jours, un nombre de signatures équivalent à 1% de la liste des électeurs inscrits dans le pays, réparties dans au moins 17 États – soit environ 1 million de signatures. Verástegui est notamment connu pour son film “Sound of Freedom” ou encore pour avoir joué dans le film “Cristeros”. Mais aussi comme défenseur de la vie innocente et de la famille traditionnelle. Il a notamment critiqué les deux principaux candidates, Claudia Sheinbaum, de MORENA (le parti du président sortant López Obrador), and Xóchitl Gálvez, de la coalition d’opposition, Frente Amplio por México (Front large pour le Mexique), en déclarant: “Ce sont les mêmes et un changement est nécessaire. Nous pouvons le voir. Nous avons deux candidates qui sont exactement les mêmes : elles s’habillent différemment, peut-être qu’elles mangent différemment, peut-être qu’elles ont des âges différents, mais elles sont les mêmes. Est-ce cela l’opposition ? Nous ne pouvons pas nous laisser manipuler.” Il a ajouté: “Mon combat est pour la vie. Mon combat est pour la liberté. Il est temps d’évincer les mêmes personnes du pouvoir. Notre pays a besoin d’une nouvelle façon de faire de la politique pour éradiquer la corruption et l’impunité. Il est encore temps [de sauver le Mexique] ! Allons-y à fond, pour notre Mexique !”

Juan Carlos Leal, politicien pro-vie et pro-famille et ancien député de l’État de Nuevo León, a déclaré : “Nous sommes très heureux, nous célébrons la décision d’Eduardo d’être candidat, pour cette fois, à la présidence de la république. Je crois qu’il a le soutien, non pas de centaines ou de milliers, mais de millions de Mexicains qui sont en faveur de la vie, de la famille et des libertés fondamentales.”

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Une décision de justice en faveur de la liberté des professeurs non-vaccinés

Un juge de la Cour suprême de l’État de New York a statué en faveur de dix enseignants qui ont été licenciés pour avoir refusé de se soumettre aux injections contre la COVID-19 et à qui des exemptions religieuses ont été refusées. Le juge Ralph J. Porzio “a affirmé que les refus de dérogation religieuse à certains employés étaient illégaux, arbitraires et déraisonnables” et que les enseignants de New York City “doivent être réintégrés avec versement de leurs arriérés de salaire”. “Ce tribunal ne voit aucune raison rationnelle de ne pas permettre aux enseignants non vaccinés de pénétrer parmi une population avouée composée principalement d’élèves non vaccinés”, a déclaré Porzio dans son opinion : Par conséquent, la décision de refuser sommairement aux enseignants en classe parmi les pétitionnaires du panel sur la base d’une contrainte excessive, sans aucune autre preuve d’analyse individualisée, est arbitraire, capricieuse et déraisonnable. Par conséquent, chaque enseignant parmi les pétitionnaires du panel a droit à une exemption religieuse de l’obligation de vaccination. La décision a été saluée comme une victoire majeure pour les défenseurs de la liberté médicale.

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Jean Messiah organise un rassemblement en soutien à la police

Son site de soutien est ici.

Il n’est pas certain qu’il attire les gilets jaunes…

Un mois des transgenres en Californie

La Californie est devenue le premier État à déclarer un “Mois de l’Histoire des Transgenres”, après que l’Assemblée de l’État a voté cette semaine pour dédier le mois d’août à cette cause. La reconnaissance du Mois de l’Histoire des Transgenres vise à “créer une culture basée sur la recherche, l’éducation et la reconnaissance universitaire des contributions des Californiens transgenres”, selon le texte de la résolution parrainée par l’assemblée Matt Haney, élu démocrate de San Francisco. Selon la résolution, le transgendérisme existait en Californie depuis avant la colonisation européenne (sic!). La résolution qualifie l’État d'”épicentre historique du mouvement de libération trans” et affirme que l’histoire transgenre est effacée à travers les “guerres culturelles récentes” au cours desquelles ils sont “déshumanisés et politisés”. Le mois d’août a été choisi pour commémorer les émeutes du Compton’s Cafeteria de 1966, selon la résolution. Les événements de 1966 ont abouti à une émeute violente dirigée par des personnes transgenres contre les employés de la cafétéria et la police, sur la base d’un harcèlement et d’un mauvais traitement présumés. La ville a interdit le travestissement jusqu’en 1974, mais le quartier de Tenderloin, où a eu lieu l’émeute, a ensuite été légalement désigné comme le premier quartier culturel transgenre du monde.

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Le projet de loi sur l’assassinat des personnes âgées sera présenté entre le 26 et 28 septembre

Le projet de loi sur la «fin de vie» est prêt pour autoriser l’assassinat. La présentation du texte était prévue jeudi 21 septembre.

Mais le lendemain, le pape François arrivera sur le sol français pour une rencontre organisée le lendemain à Marseille sur la Méditerranée. Même s’il s’agira d’une «visite à Marseille et pas en France», comme a tenu à le préciser le pape, Emmanuel Macron a tenu à accueillir officiellement lui-même le Souverain pontife à sa descente d’avion.

En conséquence, la présentation du texte est décalé d’une semaine. Le ministère de la Santé et Agnès Firmin Le Bodo le dévoileront entre le 26 et le 28 septembre.

Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié, RIP

Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié, est décédé vendredi, en la fête de la nativité de la Vierge Marie. Il était malade depuis plusieurs mois.

La profession de foi anti-communiste et anti-libérale de l’abbé Pierre

Lu sur Twitter via Nouvelles de France la profession de foi de l’abbé Pierre lorsqu’il se présenta à la députation en 1946:

Pier Giorgio FRASSATI, patron des sportifs

Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François THOMAS :

 

Des milliers d’Israélites sauvés par les congrégations religieuses de Rome

Le 7 septembre commençait – au musée romain de la Shoah – la présentation au public d’archives découvertes à l’Institut biblique pontifical, donnant la liste de 4300 personnes (dont 3600 connus par leurs noms), dont la plupart était Juifs, hébergés par une centaine de congrégations de femmes et 55 congrégations d’hommes à Rome. Sachant que la communauté juive de Rome comptait avant la guerre entre 10 et 15 000 personnes, cela signifie qu’entre un cinquième et un tiers des membres de cette communauté ont été sauvés par des congrégations catholiques. Peut-on raisonnablement espérer que la publication de ces archives permettent d’en finir avec les montages soviétiques du “Vicaire” qui perdurent encore de nos jours et prétendent faire de Pie XII un sympathisant du nazisme?

Source: Vatican News

Terres de Mission : Les catholiques de la Tradition en pèlerinage à Rome

Comme chaque année, les fidèles attachés à la messe traditionnelle organisent un pèlerinage à Rome, à la veille de la Toussaint (les trois jours qui précèdent la fête du Christ-Roi). L’abbé Claude Barthe, aumônier de ce pèlerinage Ad Petri Sedem, présente le programme de cette année dans “Terres de Mission” et évoque notamment les difficultés rencontrées dans le contexte du motu proprio Traditionis Custodes (cette année, il ne sera, en particulier, pas possible de célébrer la messe dans la basilique Saint-Pierre comme les années précédentes).

Puis, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture.

Quinzième dimanche après la Pentecôte : la résurrection du fils de la veuve de Naïm

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

L’Évangile nous relate l’épisode touchant de la résurrection du fils de la veuve de Naïm et donne son nom à ce Quinzième dimanche après la Pentecôte.

L’épisode si touchant de la veuve de Naïm donne aujourd’hui son nom au quinzième dimanche après la Pentecôte. L’Introït nous présente la forme des prières que nous devons adresser au Seigneur dans tous nos besoins. L’Homme-Dieu a promis, dimanche dernier, d’y pourvoir toujours, à la condition d’être servi par nous fidèlement dans la recherche de son royaume. En lui adressant nos supplications, montrons-nous confiants dans sa parole, comme il est juste de l’être, et nous serons exaucés.
Dom Guéranger L’Année Liturgique

► Introït : Inclina Domine

Comme les dimanches précédents, les chants du propre de la messe du quinzième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes sauf la Communion, et ils expriment les sentiments de supplication, de confiance, de louange et d’action de grâces qui doivent animer les chrétiens durant leur séjour sur la terre. Mais ils présentent aujourd’hui une particularité qui les oppose à ceux des dimanches précédents. Les alléluias des dix derniers dimanches, du cinquième au quatorzième après la Pentecôte, avaient tous pour texte le premier verset d’un psaume. Mais ce ne sera pas le cas cette fois-ci ; ce seront au contraire les autres pièces, Introït, Graduel et Offertoire, qui auront pour texte le premier verset d’un psaume.
Le texte de l’Introït est le début du psaume 85, un des nombreux psaumes où David, qui se sent humainement perdu devant la puissance de ses ennemis, lance un appel suppliant vers Dieu pour qu’Il le délivre.

Inclina, Domine, aurem tuam ad me, et exaudi me : salvum fac servum tuum, Deus meus, sperantem in te : miserere mihi, Domine, quoniam ad te clamavi tota die.
Seigneur, tendez l’oreille vers moi, écoutez-moi, sauvez votre serviteur qui espère en vous, mon Dieu ; ayez pitié de moi, Seigneur, car je crie vers vous tout le jour.

Chacun de nous peut faire sienne cette prière dans les épreuves et les tentations au milieu desquelles nous nous débattons. La mélodie est une des plus belles et des plus expressives du répertoire. Elle commence par une intonation qui s’élève en un grand élan, franchissant d’un bon toute l’octave pour culminer sur le mot Domine ; puis elle redescend et la phrase s’achève dans le grave sur exaudi me, prière plus humble mais tout aussi suppliante. La deuxième phrase, celle de l’espérance, est plus assurée, les mots Deus meus sont vraiment pleins de confiance. On retrouve dans la troisième phrase une supplication presque angoissée, s’enfonçant dans le grave puis se reprenant pour remonter sur le mot clamavi, qui est vraiment un cri lancé du fond de notre misère. Si les mots de profundis ne sont pas dans le texte, ils sont dans la mélodie. On entendra ensuite comme verset psalmodié la suite du psaume.

Lætifica animam servi tui : quoniam ad te, Domine, animam meam levavi.
Donnez la joie à l’âme de votre serviteur car j’élève vers vous mon âme Seigneur.

► Graduel : Bonum est confiteri

Comme celui de l’Introït le texte du Graduel du quinzième dimanche après la Pentecôte est formé du début d’un psaume, cette fois le psaume 91. Après la supplication du fond de notre misère, voici la louange à Dieu pour sa justice et sa bonté infinie, et ces premiers versets chantent le bonheur que nous procure cette louange qui ne doit jamais cesser. On notera le passage de la deuxième à la troisième personne qui est assez fréquent dans les psaumes.

Bonum est confiteri Domino : et psallere nomini tuo, Altissime. Ad annuntiandum mane misericordiam tuam, et veritatem tuam per noctem.
Qu’il est bon de louer le Seigneur et de chanter un psaume à votre nom ô Très-Haut, pour annoncer dès le matin votre miséricorde et votre vérité durant la nuit.

Ce Graduel commence par les mêmes mots que celui de dimanche dernier Bonum est, et avec la même intonation, mais la suite est totalement différente. Après une courte cadence au grave, la mélodie s’élève soudain dans l’aigu avec hardiesse et enthousiasme, et elle s’y tiendra jusqu’à la fin, revenant sans cesse sur la même note avec une insistance que rien ne semble lasser. On retrouvera dans la deuxième partie de grandes vocalises déjà souvent rencontrées, puis la finale reprend exactement la même mélodie que celle de la première partie.

► Alléluia : Quoniam Deus

Contrairement aux autres chants de cette messe et contrairement aux Alléluias des dimanches précédents, le texte de l’Alléluia du quinzième dimanche après la Pentecôte n’est pas le premier verset d’un psaume, mais c’est tout simplement la suite de celui de dimanche dernier, au début du psaume 94, qui disait :

Venite exsultemus Domino : jubilemus Deo salutari nostro.
Venez exultons pour le Seigneur, poussons des cris de joie pour Dieu notre Sauveur.

Et nous continuons aujourd’hui :

Quoniam Deus magnus Dominus et rex magnus super omnem terram.
Car le Seigneur est un grand Dieu et un grand roi au-dessus de toute la terre.

Il y a bien un verset entre les deux qui a été sauté, mais il dit la même chose que le précédent. C’est l’acclamation de la majesté divine qui continue, et la mélodie ressemble aussi à celle de dimanche dernier ainsi qu’à celle de tous les Alléluias de louange et d’action de grâces des dimanches précédents. Elle est très développée avec de grandes vocalises éclatantes, surtout dans le verset.

► Offertoire : Exspectans exspectavi

Nous retrouvons dans le chant de l’Offertoire du quinzième dimanche après la Pentecôte le début d’un psaume, le psaume 39.
Après la supplication, la louange et l’acclamation, voici l’action de grâces et de reconnaissance pour les bienfaits reçus.

Exspectans exspectavi Dominum, et respexit me : et exaudivit deprecationem meam, et immisit in os meum canticum novum, hymnum Deo nostro.

D’un grand espoir j’ai espéré dans le Seigneur et il a jeté les yeux sur moi et a exaucé ma prière. Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une hymne à notre Dieu.

Un verset de psaume a été sauté entre les deux phrases, dans lequel David, auquel le psaume est attribué, précisait : il m’a arraché à la mort. Ce psaume est ainsi considéré comme messianique et David, figure du Christ, y prophétise la résurrection. C’est donc pour le grand bienfait de la Rédemption et toutes les grâces qui en ont découlé pour nous que nous chantons ce cantique nouveau mis en notre bouche par l’Église. Ces paroles s’appliquent, plus qu’à tout autre, au chant grégorien.
La mélodie exprime notre reconnaissance pour ces grâces espérées et reçues, d’une manière calme et douce, peu développée, se tenant toujours sur les mêmes notes dans le climat de vie intérieure et de contemplation qui est habituellement celui des Offertoires. Cependant la cadence finale surprend, venant se poser au grave sur une note qu’on n’avait jamais entendue auparavant, comme s’il ne s’agissait que d’une déposition passagère dont la suite se perd dans le silence.

► Communion : Panis quem ego

Comme celle du dimanche précédent, la Communion du quinzième dimanche après la Pentecôte est tirée de l’Évangile, mais il ne s’agit pas cette fois de l’Évangile du jour. C’est un passage du discours sur le pain de vie, au chapitre VI de l’Évangile de saint Jean, dont nous avions entendu un autre extrait à la Communion du neuvième dimanche :

Panis quem ego dedero caro mea est pro sæculi vita.
Le pain que je donnerai c’est ma chair pour la vie du monde.

Ces paroles, qui ont tellement scandalisé les auditeurs de Notre Seigneur, nous sont maintenant familières. Elles conviennent particulièrement bien au moment de la communion, alors que nous recevons ce pain devenu la chair du Christ. C’est Lui qui parle ici d’une voix très douce avec de belles vocalises mélodieuses et expressives.

Béatification de la famille Ulma

Aujourd’hui est béatifiée la famille polonaise Ulma (première béatification d’un père, d’une mère et de leur sept enfants). Toute la famille fut assassinée par les nazis pour avoir hébergé, malgré les risques, huit Juifs – admirable exemple de cette Résistance spirituelle que les médias dominants voudraient occulter, obnubilés qu’ils sont par le prétendu “philonazisme” de Pie XII.

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A Coeurs Vaillants, rien d’impossible

France catholique consacre son numéro à l’abbé Gaston Courtois, fondateur des Coeurs Vaillants, créateur des Belles histoires… :

De toutes les figures sacerdotales injustement oubliées, celle de l’abbé Gaston Courtois mérite d’autant plus d’être remise à l’honneur que ses œuvres ont marqué plusieurs générations de catholiques : Belles Histoires, Belles Vies, Cœurs vaillants, Âmes vaillantes, L’Art d’être chef… Autant de bandes dessinées, de livres, de journaux et de mouvements de jeunesse portés pendant toute une vie par un prêtre qui n’a cessé de s’épuiser pour l’évangélisation des plus jeunes. À l’heure de la crise généralisée de la transmission et de l’angoisse des jeunes générations vis-à-vis de l’avenir, le bon sens et le dévouement continuel de l’abbé Courtois méritent plus que jamais d’être redécouverts.

Gaston Courtois naît le 21 novembre 1897, en la fête de la Présentation de la Sainte Vierge, d’un père d’origine parisienne, capitaine de vaisseau dans la Marine marchande, et d’une mère alsacienne. Dès l’adolescence, il se lance dans les œuvres de jeunesse, par pur esprit de service : en 1914, Gaston Courtois est dans sa dix-septième année et la guerre mobilise les vicaires parisiens, obligés de laisser les œuvres de jeunesse livrées à elles-mêmes. Le jeune Gaston prend la responsabilité du patronage de la paroisse Saint-Gervais à Paris, avant de rejoindre lui-même l’armée en juillet 1915, puis d’être envoyé sur le front le 1er mai 1916. La liste des champs de bataille qu’il foule à seulement 18 ans, est glaçante : Verdun, la Somme, le Chemin des Dames. Il est grièvement blessé, le 23 avril 1917. Renvoyé à Paris, il retrouve le patronage de Saint-Gervais et note dans son agenda :

«  Ce temps que le Bon Dieu m’accorde [avant de repartir au front] ne m’est pas donné pour être gaspillé, mais pour servir.  »

Il y a en effet, dans la vie de Gaston Courtois, l’urgence, ou plutôt la ferme détermination à toujours se mettre au service. Lui qui souhaite être prêtre depuis ses 12  ans, intègre en 1919 le séminaire du diocèse de Paris, alors situé à Issy-les-Moulineaux. Le temps passé au patronage lui a donné l’appétence pour l’évangélisation de la jeunesse ouvrière et il décide de rejoindre les Fils de la Charité, fondés en 1918 par l’abbé Jean-Émile Anizan (voir Le Petit France Catholique, pages 19-22), dédiés aux classes populaires. Une fois ordonné, le 29 janvier 1925, il entame son ministère dans la chapelle Notre-Dame-d’Espérance, auprès des catholiques du quartier populaire de La Roquette, dans l’est parisien. Persuadé que le bon travail est celui effectué en équipe, il fonde le Groupe d’entraide sacerdotale, première de ses nombreuses œuvres.

Esprit commun aux patronages

Comme cela lui arrivera souvent, les responsabilités qui lui sont confiées lui demandent de se déraciner. Nommé en 1929 secrétaire de l’Union des Œuvres des Fils de la Charité, il quitte les paroisses du Paris populaire pour se retrouver dans de modestes bureaux de la rue de l’Université, dans le 7e arrondissement parisien. La mission dont il hérite n’est pas mince : donner un souffle, une vision, à cet ensemble d’œuvres pour la jeunesse qui, ne manquant pas de bonne volonté, se retrouvent souvent face au même problème de devoir tout recommencer à chaque fois qu’un directeur de patronage passe la main. Pour Gaston Courtois, la solution consiste à unir les jeunes autour d’un élément fédérateur afin de créer un état d’esprit commun à tous les patronages. C’est de cette intuition que naît le journal Cœurs vaillants (cf. pages 14-15), qui adopte pour devise «  À cœurs vaillants, rien d’impossible  ». À cette occasion, il adopte le pseudonyme de «  Jacques Cœur  ».

Le succès est immédiat, atteignant en un an 25 000 exemplaires hebdomadaires. Au bout de huit ans, le journal comptera même 100 000 abonnés. Le succès est tel que la hiérarchie catholique demande à l’abbé Courtois de structurer un mouvement autour de Cœurs vaillants, ce qui est confirmé en 1936, lors d’un congrès de l’Union des Œuvres, qui s’installe rue de Fleurus.

L’obéissance aux commandements n’est pas impossible, avec la grâce divine

L’abbé Guillaume de Menthière, curé à Paris et enseignant au Collège des Bernardins, vient de publier un ouvrage pour remettre à l’honneur la réalité de la Grâce divine, souvent méconnue. Dans Le Penchant de la Grâce, il réhabilite de grandes notions souvent oubliées comme la justification, l’état de grâce, le péché, le mérite, la prédestination, le libre arbitre, les sacrements, les charismes… « Tout est grâce ! » affirmait sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui avait perdu sa mère très jeune et malgré sa maladie qui devait l’emporter à l’âge de 24 ans. On prie la Sainte Vierge « pleine de grâce », mais qu’est-ce que la grâce ? Comment nous est-elle donnée ? Par quels moyens ? Et surtout, et c’est le plus regrettable, chacun d’entre nous vit souvent comme s’il était « vide de grâce », irrémédiablement privé de cet appui et de cet élan, de ce souffle intérieur. Il est devenu suspect de nos jours de s’en remettre au Ciel. L’Écriture nous dit pourtant que de la plénitude du Christ nous recevons « grâce sur grâce ».

L’Eglise sait que la nature humaine est blessée par le péché et qu’il ne suffit pas d’assurer leur confort matériel pour que les enfants des hommes vivent selon le bien et la justice. Nous payons très cher l’oubli du dogme du péché originel. Il faudra bien, un jour, qu’on en finisse avec ces naïvetés marxisantes qui pensent que les seules conditions économiques sont causes de désespérances et de violences sociales. Ce qui est source de maux, c’est le péché au coeur de l’homme, et ce qui rétablit la confiance et la paix, c’est “l’amour de Dieu répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous est donné” (Rm 5,5)

Et à ceux qui affirment aujourd’hui que certains pécheurs ne peuvent pas sortir de leur mal, l’auteur rappelle les vérités exprimées notamment par le Concile de Trente :

l’obéissance aux commandements n’est ni un péché ni impossible. Dieu n’est pas cynique au point de nous demander ce qui nous perd ou ce dont nous sommes incapables. “Tout est possible à celui qui croit”, dit Jésus, c’est-à-dire tout est possible à celui que porte la grâce divine. “Je peux tout en celui qui me fortifie”, telle est la certitude chrétienne. Saint Augustin écrit ainsi : “Dieu ne commande pas de choses impossibles, mais en commandant il t’invite à faire ce que tu peux et à demander ce que tu ne peux pas.”

 

2020 : Quand la liberté religieuse était bafouée

Les restrictions imposées au motif de la lutte contre la propagation de la covid-19 ont porté une atteinte largement disproportionnée à la liberté religieuse, en France et ailleurs dans le monde. Hier comme aujourd’hui, l’ECLJ soutient les recours contre cette atteinte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.

L’abbaye Notre-Dame de Fontgombault fête les 75 ans de sa refondation

A cette occasion, le père abbé Dom Pateau a été interrogé dans l’Homme Nouveau. Extrait :

Nigéria: un séminariste brûlé vif et un autre enlevé

Communiqué de l’Aide à l’Eglise en Détresse:

Le terrible incident a eu lieu hier soir, vers 20 heures, jeudi 7 septembre, lorsqu’un groupe important de bandits peuls a attaqué et incendié le presbytère de la paroisse Saint-Raphaël, à Fadan Kamantan, dans le diocèse de Kafanchan, dans l’État de Kaduna.

Selon les informations transmises à l’AED par différentes sources – et confirmées par l’évêque de Kafanchan, Mgr Julius Kundi – le curé de la paroisse, le père Emmanuel Okolo, et le vicaire ont pu échapper à l’incendie, mais un séminariste, Na’aman Danlami, âgé de 25 ans, est mort dans l’attaque.

S’adressant à l’AED, Mgr Kundi a déclaré : « Les assaillants voulaient kidnapper le curé. N’ayant pas réussi à pénétrer dans sa maison, ils y ont mis le feu. Les deux prêtres ont pu s’échapper mais malheureusement, le séminariste a été brûlé à l’intérieur ».

Aucun secours des forces militaires voisines

« L’assaut a duré plus d’une heure, mais il n’y a eu aucune réaction ni aucun soutien de la part des forces militaires. À un kilomètre de là, il y a un poste de contrôle, mais il n’y a eu aucune réaction », a déploré l’évêque. « Les citoyens nigérians ne sont pas protégés ! »

L’AED dénonce cette dernière attaque d’une longue série contre l’Église du Nigeria. En janvier 2022, le père Isaac Achi, avait lui-aussi été assassiné et brûlé dans son presbytère.

Ezequiel Nuhu, séminariste, a été kidnappé le 7 septembre avec son père

« C’est une perte terrible. Nous avons retrouvé le corps de Na’aman Danlami ce matin et l’avons emmené à la morgue. Ce séminariste est le deuxième membre que nous perdons dans le diocèse à la suite d’attaques terroristes menées par des bandits peuls. L’année dernière, le père John Mark Cheitnum, directeur de la communication du diocèse de Kafanchan, avait été enlevé et brutalement assassiné », a déclaré Mgr Kundi.

Un séminariste kidnappé hier

La nouvelle de cette dernière attaque au Nigeria survient le jour même où l’AED a été informée de l’enlèvement d’un autre séminariste, Ezequiel Nuhu, jeudi 7 septembre à Kaduna, en compagnie de son père. Nuhu est séminariste à Abuja, mais il s’était rendu dans le sud de Kaduna pour passer des vacances avec sa famille.

Le Nigeria est un pays particulièrement dangereux pour les catholiques. En 2022, quatre prêtres ont été tués dans le pays et 28 ont été enlevés. En 2023, le nombre de membres du clergé victimes d’enlèvements s’élève déjà à quatorze.

L’Aide à l’Église en détresse demande des prières pour Na’aman Danlami et la libération rapide d’Ezekiel Nuhu. Sans relâche, elle poursuit son aide matérielle auprès de l’Eglise du Nigéria et continue d’alerter sur la situation des chrétiens persécutés.

En fait, Traditionis custodes est un document décalé

Dans Paix Liturgique, Christian Marquant dresse un bilan du développement de la messe traditionnelle. Extraits :

Pour les années 2020 et même 2021 la crise sanitaire n’aurait pas permis ce compte-rendu. Vous savez que pendant cette période il était difficile de voyager et les enquêtes menées sur le terrain devenaient impossibles alors que beaucoup d’institutions (séminaires ou communautés religieuses) tournaient au ralenti. Et puis, il y eut aussi la promulgation en juillet 2021 du motu proprio Traditionis custodes qui a obligé à reprendre toutes les données.

Les évêques qui n’avaient jamais accepté d’appliquer les mesures bienveillantes proposées par le pape Benoit avec Summorum Pontificum ont demandé à leurs fidèles de cesser « sur l’instant » leurs demandes. Ceux qui étaient sur le point d’accorder quelques miettes après plus de 14 ans d’attente ont le plus souvent jugé qu’il était urgent d’attendre.

Donc tout à disparu ?

Pas du tout ! Nous n’avons eu de cesse de répéter que l’immense majorité des pasteurs ont évité d’entreprendre une nouvelle guerre fratricide et ont le plus souvent laissé avec sagesse les situations tout à fait apaisées perdurer.

Mais avec un coup de frein tout de même pour les créations de nouveaux lieux ?

Globalement, c’est vrai. D’ailleurs beaucoup de groupes qui étaient en train d’officialiser leur demande de célébration ont pensé également d’eux-mêmes que mieux valait attendre des jours meilleurs. […] Concrètement, le développement dans l’espace diocésain c’est tassé, sans cesser complètement. Et au niveau planétaire le nombre des nouvelles célébrations n’est pas négligeable. Vous noterez, par ailleurs, que les communautés périphériques, comme la FSSPX qui ne dépendent pas directement des décisions de Traditionis custodes, ont continué à étendre leurs apostolats en France, En Europe et dans le monde. […]

La liturgie traditionnelle était devenue, dans le paysage ecclésial, un sujet encore irritant pour beaucoup, mais en quelque sorte banalisé, depuis Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 et ne tourmentait plus les hommes de bonne volonté. Mais la tentative de la supprimer à la hache par la publication successive de trois textes (Traditionis custodes, Les Réponses de la Congrégation pour le Culte divin, Desiderio desideravi) n’a tout simplement pas été comprise par beaucoup de fidèles catholiques qui généralement connaissaient mal le sujet, mais qui se sont mis à s’y intéresser et souvent à y prendre goût (sans parler de l’effet Covid, alors que les paroisses « ordinaires », à la différence des « extraordinaires » ne fonctionnaient plus), cette liturgie s’avérant finalement correspondant à leur foi catholique.

Donc un regain d’intérêt.

Que l’on retrouve dans la tenue d’un nombre non négligeable, tant aux États-Unis qu’en Europe, notamment en France, de colloques et congrès militants organisés autour du thème de la liturgie traditionnelle à défendre et à développer. Comme ce fut le cas à Paris le 24 septembre 2022, et comme ce sera à nouveau le cas le 23 septembre 2023, avec un colloque organisé par Renaissance Catholique, Oremus, Una Voce, Notre-Dame de Chrétienté et Lex Orandi sur le thème : « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? » (2ème colloque : Quel avenir pour la messe traditionnelle ? |’Association Renaissance Catholique (assoconnect.com)). Le regain touchant aussi le catéchisme traditionnel, car messe et catéchisme sont toujours liés.

[…] En fait, Traditionis custodes est un document décalé. Il est en décalage flagrant avec les convictions des fidèles catholiques qui pratiquent encore aujourd’hui. D’où la croissance plus importante encore, depuis le motu proprio, des entrées dans les séminaires traditionnels. Et ces effets non voulus par les promoteurs de Traditionis custodes ne font que commencer.

Dénis Cieslik face aux “enfants pourris gâtés de la République”

Echanges tendus entre Dénis Cieslik, enseignant et membre de Reconquête!, et des habitants de Melun où sévit le trafic de drogue :

Il ne faut pas politiser le sport. Ou pas

Nouvelle chronique du “en même temps” :

« L’arc républicain »

D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine, à propos de la rentrée politique :

[…] « L’arc républicain » de Macron, dirigé uniquement contre tout esprit national français authentique, tout en invoquant la nation et même le « faire-nation » – c’est du Macron pur jus ! – se voudrait la solution, annoncée dès le début de l’été dans l’attente de la rentrée, comme « l’initiative politique d’ampleur », afin de recomposer le corps politique autour du président de la République et donner un sens à son deuxième mandat.

Ainsi a-t-il convoqué les chefs de parti à la Légion d’Honneur à Saint-Denis – tout un symbole – pour s’entretenir avec eux des problèmes français, du malaise social, des émeutes, de la politique intérieure et de la politique internationale, en présentant des propositions et même des suggestions référendaires à plusieurs niveaux, manière de récupérer la chose à son profit ! Il est facile de prévoir que rien ne sortira de pareilles rencontres. Il suffit de lire le long entretien que Macron a accordé au Point fin août pour comprendre que l’homme ne sortira jamais de sa ligne d’autosatisfaction et de complet déni des réalités où il se complaît et que, de plus, il camoufle derrière de fausses concessions.

Il est totalement incorrigible. Il faudra aller jusqu’au bout de cette politique insensée qui se refuse à toute remise en cause. Darmanin le pressent sans l’avouer, en s’avançant hardiment et le premier pour se situer au plus vite dans l’axe du compas sur le point fixe qui va définir l’arc républicain et autour duquel devront se placer les partenaires du jeu politique. Les autres concurrents ont parfaitement compris la manœuvre et tâcheront de briguer la même place. Ainsi finissent les institutions de la Ve République comme elles ont commencé. Car la République en France se définit essentiellement comme l’absence de roi et, donc, comme une lutte perpétuelle pour récupérer le pouvoir. Quitte à créer une République consulaire voire impériale, ou même une monarchie républicaine, en substituant au roi ce qui n’est jamais qu’un faux roi.

État de la France

Et pendant ces beaux discours les gosses tombent percés de balles dans les villes de France. Les règlements de comptes font l’actualité quotidienne. Darmanin, accompagné de ses CRS, court les scènes de meurtres, débitant les mêmes rodomontades. Le trafic de drogue domine la France. Le palais de justice d’Aurillac est pris d’assaut par la jeunesse formée dans l’école de la République. La vie sociale devient impossible sur la moitié du territoire. Les lois de la République achèvent de détruire la famille. Comment peut-on parler encore d’ordre et d’autorité ? L’inflation galope malgré les objurgations de Le Maire, toujours content de lui. La réindustrialisation est, en fait, un rêve, un jeu de dupes et un effet d’annonce, trompeur comme tous les chiffres affichés. L’industrie française – la nucléaire singulièrement – a été saccagée par de véritables actes de trahison qui ne seront jamais sanctionnés. Notre agriculture est livrée à une concurrence déloyale. Les intérêts français ne sont plus protégés. L’Europe, l’Allemagne singulièrement, œuvre maintenant ouvertement contre les intérêts français. La France devra payer son endettement, y compris européen, et de plus en plus cher. Les impôts augmenteront nécessairement, ne serait-ce que le produit de la TVA. Tout est de la frime et de la communication. Le pays a perdu son moral et cette morosité se ressent dans toutes ses activités. Sauf exception notable, les Français n’y croient plus. À quoi sert d’enseigner ? D’assurer la sécurité et l’ordre public ? Même de juger ? De soigner ? D’administrer ? De travailler ? Tout est systématiquement démoli. Gabriel Attal s’imagine qu’il va réussir à redresser le lourd navire de l’Éducation nationale qui est en train de sombrer, par ses ordres itératifs. Il n’arrivera à rien.

Une partie des communautés qui fragmentent la France n’ont aucune intention de « faire nation ». Elles le feront savoir de nouveau et sans doute dans peu de temps. La partie est perdue d’avance, selon la logique républicaine qui ne sait jamais que céder et qui préférera, selon sa vieille habitude, livrer les populations fidèles à la France – et il y en a ! – aux voyous et aux assassins avec lesquels elle cherchera des accords – même électoraux – jusqu’au déshonneur, pour garder le pouvoir ! Macron, dans la suite de ses prédécesseurs, n’est-il pas allé en Algérie accuser lui-même la France de crime contre l’humanité devant ceux qui s’instituent pour exister comme ses accusateurs et ses juges, tout ça pour gagner des voix et quelques autres avantages évidemment non dits.

L’Afrique est perdue

S’ajoute à cette décrépitude intérieure une politique extérieure aussi défectueuse que grotesque. Macron faisant son cours de géostratégie aux ambassadeurs est aux limites de la prétention et du ridicule. Son Europe n’existe pas ; son rêve aboutit au néant. C’est pourtant sur ce faux tremplin qu’il prétend rebondir, en pensant vraisemblablement à la fin de son mandat. Les USA mènent leur politique. L’Allemagne a fait le choix de l’Allemagne, comme la Pologne celui de la Pologne. Rien de bon ne sortira pour la France de la guerre russo-ukrainienne, sauf des risques de plus en plus fréquents de cobelligérance.

L’Afrique est définitivement perdue, aboutissement de cinquante ans d’incohérences et d’abus d’influences. Qui ose se souvenir que la Françafrique gaulliste ne fut qu’un trompe-l’œil pour permettre aux partis politiques d’exploiter les financements africains, avec retours de mallettes de billets ? Même trafic au Liban, en Syrie, en Irak et en Libye. Mais oui ! L’héritage des Lyautey, des Foucauld, des Gallieni, a été perdu dans toutes ses composantes, même spirituelles. La République ne développe plus que des principes absurdes censés justifier moralement des conduites parfaitement immorales. Même les interventions nombreuses et, d’ailleurs, remarquables qui sont à l’honneur de nos armées n’aboutissent à rien, faute de vraie politique. Ce qui fut sa zone d’influence échappe maintenant à la France, et totalement. Elle risque aujourd’hui un clash violent au Niger. Les pays de la francophonie passent les uns après les autres soit au Commonwealth, soit aux influences anglo-saxonne, russe ou chinoise. Cependant que les horreurs se poursuivent en Afrique sahélienne et en Afrique centrale, avec tueries, razzias, rapts, dans le silence de toutes les bonnes consciences de chez nous, car ces horreurs ne font pas partie des luttes intersectionnelles ! Jamais l’hypocrisie n’est allée aussi loin.

Que faire ?

Darmanin veut prendre la succession de Macron, on lui souhaite bien du plaisir. Aux autres pareillement. La politique républicaine s’achève dans le crime quotidien, l’abrutissement généralisé, le désastre d’un anéantissement sans nom et sans fin. Y aura-t-il des Français pour enfin comprendre ? Il est réconfortant de connaître des jeunes gens qui en prennent conscience.

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