Jonathan Roumie, l’acteur qui joue Jésus Christ dans la série The Chosen, parle de sa foi
Jonathan Roumie, l’acteur qui joue de Jésus Christ dans la série The Chosen, était invité de l’émission Touche pas à mon poste sur C8, à l’occasion de la sortie en France de la saison 3 de The Chosen :
Terres de Mission : La royauté française et le surnaturel
Terres de Mission reçoit Stéphane Glogowski pour parler du livre qu’il a récemment publié avec Olivier Minville : “La royauté française entre ciel et terre”.
Puis le professeur Ecochard évoque le parcours de présentation de l’écologie humaine et notamment de la théologie du corps qu’il propose depuis des décennies, tant en France qu’en Afrique, et qu’il a réuni dans un livre paru dernièrement : “La grammaire de la vie”.
Comment bien prier le chapelet tous les jours ?
Le Père Jourdain, de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, donne quelques conseils pour le mois du Rosaire :
Dix-neuvième dimanche après la Pentecôte
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Introït : Salus populi
Les chants du propre de la messe du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte sont tous tirés des psaumes, à l’exception cette fois de l’Introït, qui est d’ailleurs assez exceptionnel.
C’est le seul Introït de tous les dimanches de l’année dont le texte ne soit pas strictement scripturaire, bien qu’on trouve des textes voisins en de nombreux passages de la Sainte Écriture. Ensuite, c’est un des rares Introïts (il n’y en a que deux ou trois) où c’est Dieu qui parle ; la plupart des autres étant des prières que nous adressons au Seigneur ou des affirmations de notre adoration ou de notre confiance.
Salus populi ego sum, dicit Dominus : de quacumque tribulatione clamaverint ad me, exaudiam eos : et ero illorum Dominus in perpetuum.
Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur. De quelque détresse qu’ils crient vers Moi, je les exaucerai, et Je serai pour eux le Seigneur à jamais.
On voit que Dieu parle ici en des termes très consolants et très encourageants pour le peuple élu et à travers lui pour nous tous qui en sommes les héritiers, nous incitant à une prière confiante, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser. En ces derniers dimanches de l’année liturgique, marqués par l’approche de la fin du monde qui sera un temps d’épreuves (nous nous en apercevons déjà), Il nous invite à la patience et à la persévérance finale. La mélodie de cet Introït est très douce. Le Seigneur nous parle ici avec la tendresse d’un père pour ses enfants. Cependant la deuxième phrase, très affirmative, a davantage de mouvement avec trois cadences qui se répètent pleines d’assurance. On retrouve la douceur dans la dernière phrase avec la calme descente de Dominus et la belle montée contemplative de in perpetuum. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 77, dans lequel le psalmiste raconte au peuple d’Israël toutes les merveilles que le Seigneur a accomplies en sa faveur, malgré ses infidélités :
Attendite popule meus legem meam : inclinate aurem vestram in verba oris mei.
Mon peuple, soyez attentif à mon enseignement, Tendez l’oreille aux paroles de ma bouche.
Graduel : Dirigatur
Le texte du Graduel du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 140, prière suppliante de David entouré d’ennemis et levant les mains vers le ciel pour supplier le Seigneur.
Dirigatur oratio mea sicut incensum in conspectu tuo, Domine.
Elevatio manuum mearum sacrificium vespertinum.
Que ma prière monte comme l’encens en votre présence, Seigneur, et que mes mains de lèvent comme un sacrifice du soir.
Le sacrifice du soir chez les hébreux était précisément le sacrifice de l’encens, dont la fumée s’élevant vers le ciel est une belle image de notre prière montant vers Dieu. Comme David et comme le prêtre à l’autel, nous pouvons répéter ces paroles exprimant l’intensité des demandes que nous adressons à Dieu. La mélodie très expressive évoque bien cette prière qui monte vers Dieu comme la fumée de l’encens, par une grande montée progressive culminant sur l’accent du mot incensum planant dans les hauteurs, puis elle redescend calmement s’abaissant en une profonde adoration sur le mot Domine. La deuxième partie comprend encore deux grandes montées à l’aigu souples et élégantes, puis la dernière phrase évoque le sacrifice du soir de façon plus grave et paisible quoique suppliante.
Alléluia : Confitemini
Nous retrouvons dans l’Alléluia du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte le premier verset d’un psaume, comme pour presque tous les Alléluias de ce temps liturgique avec quelques exceptions comme celui de dimanche dernier. Et nous retrouvons également comme pour la plupart de ces Alléluias un chant de louange et d’acclamation au Seigneur pour sa bonté et sa toute puissance. C’est ici le début du psaume 104, grand cantique d’action de grâces, reprenant tous les bienfaits dont le Seigneur a comblé son peuple tout au long de son histoire.
Confitemini Domino, et invocate nomen ejus : annuntiate inter gentes opera ejus.
Célébrez le Seigneur et louez son nom, Annoncez ses œuvres parmi les nations.
La mélodie de l’Alléluia courte et ramassée se termine par une grande montée à l’aigu très enthousiaste. Le verset léger, joyeux et plein d’allant se conclut également par cette finale.
Offertoire : Si ambulavero
Le texte de l’Offertoire du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 137, chant d’action de grâces de David, exprimant sa reconnaissance au Seigneur qui l’a toujours protégé.
Si ambulavero in medio tribulationis, vivificabis me, Domine : et super iram inimicorum meorum extendes manum tuam, et salvum me fecit dextera tua.
Même si je m’avance au milieu des dangers, vous me gardez en vie, Seigneur. Vous étendez la main au-dessus de mes ennemis en fureur et votre droite me sauve.
C’est une prière magnifique, pleine de reconnaissance et de confiance, avec la belle image de la main du Seigneur étendue au-dessus de nous pour nous protéger. Nous l’invoquons en cette fin d’année liturgique, tournée vers la fin des temps, pour nous préparer à affronter le jugement dernier. La mélodie très développée est d’un bout à l’autre très affirmative et pleine d’assurance. On retrouve à la troisième phrase sur les mots extendes manum tuam une mélodie de l’Offertoire Angelus Domini du dimanche de Quasimodo. Elle décrivait alors l’ange du Seigneur descendant du ciel pour annoncer la Résurrection ; ses belles courbes très élégantes évoquent maintenant la protection qui nous vient aussi du ciel. Enfin on remarquera pour finir les longues tenues répétées représentant la droite du Seigneur étendue au-dessus de nous.
Communion : Tu mandasti
L’antienne de Communion du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte, comme celle des deux dimanches suivants, est tirée du psaume 118, souvent utilisé dans la liturgie et particulièrement à cette période de l’année. C’était déjà celui de l’Introït du dix-septième dimanche, il y a deux semaines. On sait qu’il est le plus long du psautier, entièrement consacré à une méditation prolongée sur la loi de Dieu, sa volonté et le bonheur que l’on éprouve à s’y soumettre. Cette loi divine y est désignée par une dizaine de substantifs, à peu près synonymes, qui reviennent presque sans exception dans chacun des 176 versets du psaume, et que l’on peut traduire par loi, enseignement, commandement, ordonnance, précepte, etc. L’antienne d’aujourd’hui est prise dans les premiers versets du psaume :
Tu mandasti mandata tua custodiri nimis : utinam dirigantur viæ meæ, ad custodiendas justificationes tuas.
Vous avez commandé d’observer totalement vos commandements. Faites que mes voies soient dirigées vers l’observation de vos préceptes.
En ces jours où nous méditons sur la fin des temps, ou tout au moins sur la fin de notre vie, qui approche, quel que soit notre âge, nous prions pour que notre conduite demeure jusqu’au bout fidèle à la volonté divine. La mélodie de cette antienne est simple et légère, pleine de délicatesse avec des accents bien soulignés. Elle se fait plus suppliante dans la deuxième phrase, se terminant par un balancement répété autour des mêmes notes qui reviennent avec une insistance de plus en plus marquée.
Dieu et mon porte-monnaie …
Quand nous rencontrons des soucis d’argent, des problèmes financiers, nous pouvons les présenter avec confiance à Dieu dans nos prières. Il prend soin de nous et sait entendre nos besoins matériels.
Mais au-delà des moments où nous pouvons manquer du nécessaire, pensons-nous à inviter Dieu dans notre porte-monnaie ? Osons-nous lui demander de jeter un œil sur notre gestion financière ? Notre rapport à l’argent n’est pas toujours simple et il peut cacher bien des peurs, bien des blessures, bien des croyances qui nous empêchent de vivre sereinement.
Avec l’aide de son Esprit, nous pouvons nous demander ce que représente l’argent pour nous, la place qu’il occupe dans nos vies, notre rapport au don, aux plus démunis. De nombreux versets de la Bible nous y aident ; en voici quelques-uns :
“Que votre conduite ne soit pas inspirée par l’amour de l’argent : contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu lui-même a dit : Jamais je ne te lâcherai, jamais je ne t’abandonnerai.” (Hébreux 13, 5)
“Fortune trop soudaine s’évanouira ; qui amasse peu à peu la verra grossir.” (Proverbes 13, 11)
“Rends gloire au Seigneur avec tes biens, donne-lui les prémices de ton revenu : tes greniers se rempliront de blé, le vin nouveau débordera de tes cuves” (Proverbes 3, 9-10)
“Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.” (Matthieu 6, 24)
« Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » (Luc 12, 15)
Demandons à Dieu la sagesse nécessaire pour que, dans nos vies, ce que nous recevons (car “As-tu quelque chose sans l’avoir reçu ?” (1 Corinthiens 4,7)) soit toujours accueilli comme une bénédiction pour nous et pour notre prochain.
Alice Ollivier pour Hozana.org
1000 raisons de croire : un nouveau magazine au service de la foi
Le magazine 1000 raisons de croire débarque dans les kiosques le 11 octobre avec pour ambition de faire découvrir toute la beauté, la profondeur et la vérité de la foi chrétienne.
Tiré à 125 000 exemplaires, ce magazine de 100 pages sera dans tous les kiosques. Dédié au grand public, ce bimestriel, avec un contenu riche et des rubriques variées (méditation, reportage, interview, grand débat, etc.), impose l’idée trop souvent oubliée que les raisons de croire en la foi chrétienne sont très nombreuses et extrêmement variées, formant au final un ensemble très convaincant.
L’objectif affiché est de « révéler les œuvres de Dieu et les célébrer comme elles le méritent » (Tobie, 12, 7), grâce notamment à une large campagne de communication qui permettra de remettre le débat sur la rationalité de la foi chrétienne sur le devant de la scène.
Ce premier numéro marque le coup avec un grand dossier spécial sur les signes que Dieu nous envoie et fait intervenir diverses personnalités comme les auteurs Fabrice Hadjadj et Olivier Bonnassies, la chanteuse Natasha St-Pier, le philosophe Pierre Magnard, Mgr Michel Aupetit, etc. Des témoignages, des chroniques, une rubrique culture, des histoires providentielles et des pages BD ludiques… voici ce qui vous attend dans 1000 raisons de croire.

Marche pour la vie dans l’Ohio
Elle avait lieu hier et a été précédée d’une messe dans une église bondée, au cours de laquelle Mgr Fernandes a déclaré : « Dire non au meurtre d’innocents, c’est dire oui au don de la vie ».
Starting off the Ohio March for Life strong with a packed and standing-room-only Mass.
It is especially exciting to see so many young people in the room.
Bishop Fernandes’ homily, “To say no to the killing of innocents is to say yes to the gift of life.” pic.twitter.com/XIztJ16PMN
— GCRTL (@GCRTL) October 6, 2023
The Ohio March for life today was massive! Great to see such a strong showing of Pro-Life Ohioans. Let’s defeat Issue 1 on Nov. 7! pic.twitter.com/vJwjpCjBfQ
— Harrison Siders (@HarrisonSiders) October 6, 2023
Our students led in the Ohio March for Life rally this morning. We stand for life and we will be the voice for the little ones who deserve that right. pic.twitter.com/Erv3VKaMLd
— Ohio Christian University (@OhioChristian) October 6, 2023
Les belles figures de l’Histoire : saint François d’Assise
Aymeric Pourbaix et Véroniques Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas :
Boucheries d’enfants
Le Planning Familial du Lot organise le Fest’IVG, en soutien aux caisses de financement des avortements hors délais.
Depuis mars 2022, en France la loi autorise l’avortement jusqu’à 16 semaines d’aménorrhée soit 14 semaines de grossesse. Au-delà, les personnes qui souhaitent avorter peuvent recourir à l’interruption médicale de grossesse, ou d’aller voir en Espagne, en Angleterre ou encore aux Pays-Bas, où les délais sont de 6 à 8 semaines plus longs.
Pour financer ces boucheries d’enfants, le Planning familial du Lot, pourtant subventionné, collecte de l’argent pour financer transport, hébergement, arrêt de travail et l’avortement effectué à l’étranger.
Le planning indique clairement qu’il veut l’avortement jusqu’au bout, en attendant sans doute la légalisation de l’infanticide :
Un soutien financier indissociable d’une lutte politique
-Parce que tant qu’il existera des délais il y aura des exclu.es.
En proposant cette cagnotte, le Planning Familial ne cherche pas à pallier silencieusement ces situations discriminantes mais à apporter une aide concrète tout en continuant de défendre l’abrogation du délai légal de l’IVG et un accès réel à l’avortement pour toustes [sic].
Rencontre avec Yann Baly, nouveau président du Centre Charlier
Bernard Antony vous a transmis la présidence du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité à l’été 2022. Depuis, vous avez pris vos marques et entamez un « tour de France » de vos délégations locales. Pourquoi placez-vous cette tournée sous l’égide du chef chrétien libanais Béchir Gemayel ?
Tout simplement parce que, dès sa création, au début des années 80, Chrétienté-Solidarité s’est immédiatement senti concerné par le combat des chrétiens du Liban, combat que Béchir a contribué à organiser et à unifier. La croix de notre mouvement et sa devise « Dieu – Famille – Patrie » sont directement inspirés de la résistance chrétienne libanaise et spécialement des Kataëb (Phalanges libanaises). Ce n’est pas un positionnement passéiste. Que ce soit pour le Liban, pour la France et l’Occident, Béchir a été un visionnaire. Ses discours n’ont pas pris une ride. Si nous avions tenu compte de ses avertissements, la France ne serait pas dans la situation de pré-guerre civile dans laquelle elle se trouve aujourd’hui. Les solutions que Béchir Gemayel proposait pour le Liban dans les années 80 sont, en partie celles qui pourraient permettre à la France de se sortir aujourd’hui de l’emprise de l’idéologie islamiste, qui gagne chaque jour un peu plus de terrain chez nous et qui conduit tout droit les Français à la dhimmitude.
Quelle est la vocation de Chrétienté-Solidarité aujourd’hui ?
Chrétienté-Solidarité est un mouvement d’essence politique non électoraliste. Nous ne rejetons pas le combat électoral, que mènent beaucoup de nos militants auprès de différents partis mais notre vocation propre est autre. Cela nous confère une totale liberté. Les dialectiques néo-marxistes, LGBT, wokistes…. qui ont pignon sur rue aujourd’hui nécessitent une réplique sérieuse, ne transigeant pas avec la vérité et s’appuyant sur les réalités, aussi inquiétantes soient-elles. Notre pays et notre peuple ne se relèveront pas sans une profonde réforme intellectuelle et morale pour remédier la crise de la foi, de l’intelligence et du courage qui les anesthésie et pourrait les conduire à leur perte. Voilà la vocation du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité. Cela se traduit par une formation exigeante de nos cadres, militants et sympathisants au travers de nos universités d’été, camps d’hiver ou cycles de conférences. Il y aussi les actions et manifestations de terrains. Notre action se sont aussi programmes de solidarité avec les chrétiens du Liban, d’Egypte et d’Arménie. De leur survie dépend la nôtre, c’était aussi une analyse prémonitoire de Béchir Gemayel. Notre combat est également indissociable de celui de l’AGRIF, toujours activement dirigée par Bernard Antony, qui agit contre le racisme anti-français et anti-chrétien devant les tribunaux.
Pour en savoir plus er suivre l’actualité de Chrétienté-Solidarité et du Centre Charlier : https://chretientesolidarite.fr/
X (Twitter) : @ChretienteS

Chronique des cinglés : un homme devient “Miss Portugal”
Un homme qui se prend pour une femme a pour la première fois remporté le titre de Miss Portugal et va concourir avec un autre homme qui se prend pour une femme, Miss Pays-Bas, pour le titre de Miss Univers au Salvador.
Inscrire l’avortement dans la Constitution ? “Viva la muerte !”
Suite à la publication de son dernier livre, Le Fétiche et la marchandise, Michel Onfray a été interrogé dans Valeurs actuelles. Si l’homme qui se revendique toujours de gauche et admet rester favorable à l’avortement comme à l’euthanasie, il s’inquiète néanmoins de la marchandisation du corps. Extraits :

[…]

L’association Faim2Vie organise un tractage contre l’euthanasie les 13, 14, 15 octobre
L’association « Faim2Vie » a été créée par des membres de la Convention Citoyenne sur la fin de vie engagés pour les soins palliatifs et contre la mort administrée, pour une société solidaire avec les plus fragiles. Nous sommes des millions de Français opposés à l’euthanasie et au suicide assisté.
Faim2vie organise les 13-14-15 octobre une opération de tractage dans plusieurs villes pour interpeller un maximum de citoyens sur la fin de vie. Consultez le site dédié à cette mobilisation.
Les BRICS, une menace crédible pour l’hégémonie américaine ?
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
Les pays émergents ont pris conscience de leur puissance nouvelle. Ayant fini d’émerger, ils entendent gouverner et même diriger, à l’instar des vieux pays rangés sous la bannière occidentale. L’hémisphère Sud se prend à rêver d’une union politique et même financière qui arracherait aux États-Unis leur leadership étouffant.
Les BRICS sont à la mode. Cette alliance économique rassemblant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, prend de l’ampleur alors qu’elle a longtemps été considérée comme artificielle par l’Occident. Artificielle car réunir sur la même photo les deux dirigeants des pays les plus peuplés du monde qui sont en conflit géopolitique structurel peut sembler relever d’intentions utopiques qui ne déboucheront sur rien d’essentiel. L’Inde et la Chine ont en effet des différents frontaliers qui engendrent des tensions parfois meurtrières, comme en juin 2020 lorsque 20 soldats indiens furent tués au Ladakh, petite région de 60 000 km2, située à cheval sur l’Inde, le Pakistan et la Chine, au cœur de l’Himalaya. L’Empire britannique avait autoritairement donné cette région à l’Inde, ce que la Chine n’a jamais accepté. Ce conflit provoqua une vraie guerre en 1962 et n’est toujours pas achevé malgré la victoire chinoise et la rétrocession partielle du Ladakh. L’Inde est certes amie avec la Russie qui l’est avec la Chine mais, en géopolitique, les amis des amis ne sont pas nécessairement amis. D’ailleurs, sur chaque photo concluant un sommet des BRICS, on observe avec amusement que l’Indien et le Chinois ne sont jamais l’un à côté de l’autre.
La guerre en Ukraine est passée par là
Malgré cela les BRICS ont maintenant le vent en poupe, car la guerre en Ukraine est passée par là, et leur élargissement en est la conséquence directe. Cette guerre, préparée de longue date à Washington, avait un objectif précis : abattre l’économie russe et affaiblir ainsi durablement un pays que l’Amérique considère comme un ennemi, quelle que soit la forme de son régime. Ce but, fièrement confirmé par notre grand écrivain-ministre Bruno Le Maire (« Nous allons détruire l’économie russe »), devait aller de pair avec l’isolement diplomatique définitif de cet incurable ennemi des démocraties occidentales. Mais les choses ne se sont pas passées ainsi. L’économie russe ne se porte pas si mal et la propagande occidentale sur la guerre en Ukraine ne fonctionne plus. Les milliards dépensés à soutenir l’effort militaire ukrainien, sans lesquels la guerre serait finie depuis longtemps, s’avèrent finalement insuffisants pour donner la victoire à l’armée de Zelensky, lui-même moins en cour d’ailleurs. Surtout, Américains et Européens n’ont pas pris la mesure de l’exaspération du « reste du monde », comme ils l’appellent parfois avec une candeur déconcertante. Les leçons de morale et les interventions militaires illégales, habillées de délicieux paravents humanitaires, n’ont pas été oubliées. L’Afrique était très hostile à l’attaque contre la Libye de Khadafi et le monde arabe a été outré de l’agression contre l’Irak. Le fiasco afghan n’a rien arrangé. Le bombardement de la Serbie a moins touché ce fameux « reste du monde» mais il n’a échappé à personne que l’indépendance du Kosovo a permis à son protecteur d’y bâtir sa plus grande base en Europe.
Le non du Sud global
Alors, les pays du « Sud global » (qui ne sont plus sous-développés ni même émergents) ont dit non aux derniers projets de l’Empire américain. Non aux sanctions contre la Russie, non à l’ostracisation de la Chine, non à l’aide militaire au régime ukrainien dont ils n’ont que faire. L’Occident a déclaré la guerre à la Russie, par fantassin ukrainien interposé, et c’est son affaire. Dans cette nouvelle psychologie géopolitique, l’élargissement des BRICS prend tout son sens. Six nouveaux pays, sur les dizaines qui ont posé leur candidature, rejoindront dès 2024 les cinq membres actuels : l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, l’Iran, l’Égypte, l’Éthiopie et l’Argentine.
Le poids lourd, c’est bien sûr l’Arabie Saoudite. Ce pays est en train de vivre une révolution historique sous la houlette du prince héritier Mohamed ben Salmane : modernisation de l’économie, des mœurs, de la condition des femmes, tout y passe. Sans oublier, peut-être le plus important, l’éloignement de la doctrine wahabite des origines. Écrasé par la poigne de fer de MBS, le clergé se tait, d’autant qu’il sait que la popularité du futur roi est très grande. Humiliation suprême : toutes les mosquées du pays ont reçu l’ordre de baisser le son des appels du muezzin. MBS n’est pas en reste sur le plan diplomatique. Il a accepté la médiation de la Chine pour une réconciliation historique avec l’Iran et a mis en sourdine ses différents avec les Émirats Arabes Unis sur le conflit au Yemen. Émirats qui, justement, sont un des six pays à intégrer les BRICS. Ces grands producteurs de pétrole et de gaz vont renforcer considérablement le poids de l’alliance sur le marché des matières premières. Personne ne sait jusqu’où ira MBS dans sa révolution interne et externe mais l’Amérique doit observer cela avec inquiétude. Après l’assassinat du journaliste d’opposition Khashoggi, Biden avait finement déclaré qu’il ferait de l’Arabie Saoudite « les parias qu’ils sont». La phrase est un peu confuse mais l’idée générale a été parfaitement comprise par MBS qui s’est paisiblement vengé en recevant Biden l’été dernier. Ce dernier lui a demandé d’augmenter la production de pétrole afin de faire baisser les cours pour gêner la Russie et calmer le consommateur américain. MBS lui a beaucoup souri et, à l’issue d’une réunion avec Vladimir Poutine, a annoncé une baisse de ladite production…L’arrivée de l’Égypte et de l’Éthiopie va renforcer l’attraction de l’Afrique pour les BRICS, et celle de l’Argentine, malgré ses très graves difficultés économiques, a valeur de symbole sur le continent américain : deuxième pays après le Brésil, la doctrine Monroe a du plomb dans l’aile. Quant à l’Iran, on comprend mieux l’opération réconciliation avec l’Arabie Saoudite : tout cela avait été bien préparé.
La dédollarisation du « Sud global »
De nombreux autres pays frappent à la porte des BRICS : des poids lourds du pétrole, comme le Venezuela, le Koweit ou le Nigéria, du gaz, comme l’Algérie, mais aussi l’Indonésie, le Vietnam, le Kazakhstan, la liste est longue. Les BRICS (il faudra sans doute changer de nom…) attirent donc. Mais quels sont leurs véritables objectifs ? Ils découlent d’un constat simple : les grandes institutions internationales sont confisquées par les occidentaux, les États-Unis surtout. Ainsi les BRICS actuels n’ont que 10 % des droits de vote au FMI et 15 % à la Banque mondiale. De plus, les conditions mises par le FMI pour octroyer des prêts sont maintenant jugés insupportables : immixtion dans les affaires intérieures, droit de regard sur les réformes, exigences dans tous les domaines de la vie sociale et économique. L’Argentine estime ainsi que le programme du FMI la concernant a contribué à l’aggravation de la crise. Pour se défaire de ce carcan, les BRICS ont créé la Nouvelle Banque de Développement, basée à Shangaï et dont la dirigeante est l’ancienne présidente brésilienne, Dilma Rousseff. Les fonds versés par les adhérents, Chine en tête, sont conséquents mais la banque est encore loin de pouvoir concurrencer le FMI. En réalité, le nœud du problème est la dédollarisation du monde. Des avancées importantes ont eu lieu, notamment lorsque l’Arabie Saoudite a accepté que ses livraisons de pétrole soient réglées par la Chine en yuan. Toutefois, si le montant des transactions mondiales en dollars est en baisse, la devise américaine reste largement en tête. Le yuan progresse, mais lentement. Il sera très intéressant d’observer le comportement des nouveaux adhérents. Vont-ils pousser à l’accélération de la dédollarisation, ce qui serait une révolution sur le marché des matières premières ? Ou vont-ils négliger cet aspect pour se concentrer sur l’aspect politique de l’alliance ? Car ne nous y trompons pas : la guerre en Ukraine et son cortège de sanctions contre la Russie a beaucoup inquiété le « Sud global ». Le gel des réserves en dollars de la banque centrale russe et l’exclusion des banques russes du système interbancaire Swift ont bien montré que tant que le dollar serait roi, l’Amérique peut punir qui elle veut, quand elle veut. Alors pourquoi pas moi un jour, se demande chaque pays ? Si l’on ajoute à cela l’incroyable trouvaille de l’extra-territorialité américaine lui permettant d’infliger une amende à toute entreprise (8,8 milliards pour la BNP en 2015) ne respectant pas une sanction américaine, on comprend que la démarche BRICS est au moins aussi politique qu’économique : ne plus être sous la menace américaine. Le « Sud global » a d’ailleurs remporté une victoire symbolique à la dernière réunion du G20 en résistant aux pressions américaines et en empêchant que l’opération russe en Ukraine ne soit qualifié d’« agression » dans le texte final. L’aventure des BRICS ne fait que commencer.
Une culture bretonne inextricablement liée à la croix du Christ
Homélie du Père Danziec, célébrant de la messe solennelle de clôture du pèlerinage Feiz e Breizh (dimanche 24 septembre 2023), en l’honneur de sainte Anne, dans la basilique Sainte-Anne-d’Auray.
Aux armes, chrétiens !
Du père Danziec dans L’Homme Nouveau :
[…] L’occasion nous est donnée en ce mois de nous rappeler que le Rosaire est une « arme ». Qu’il peut créer des brèches de lumière insoupçonnées parmi les nuages noirs qui menacent l’Église et la France. Prière litanique, elle permet à l’âme de prier quasi instinctivement, presque sans le savoir. La répétition d’une formule appartient à l’art de prier de tous les temps. Telle une houle qui berce autant qu’elle accompagne le navire qui cingle vers le large, le Rosaire stimule en même temps qu’il apaise et le cœur, et le corps, et l’esprit.
Ainsi, l’enchaînement des Ave Maria se fixe pour objectif de nous rendre victorieux dans la bataille de l’existence. Dom Gérard aimait à dire à ses moines que « la récitation du Rosaire consiste moins à instruire qu’à capter et soutenir un mouvement de l’âme ». Du jeune clerc au vieux prélat, du chômeur au chef d’entreprise, de l’écolier à l’étudiant : le Rosaire unit tous les baptisés. Surtout il a pour grande vertu de maintenir le regard de chacun vigilant sur les dangers et l’esprit de tous combatif sur le terrain. Aux armes, donc. À nos chapelets !
Henri d’Anselme, le héros d’Annecy pousuit son tour de France des cathédrales
Quelques jours après avoir fait une pause dans son périple, à l’occasion de la soirée des Eveilleurs, Henri d’Anselme, le « héros d’Annecy », est interrogé sur RCF et Radio Fidélité, lors de son passage à Angers dans le cadre de son tour de France des cathédrales. Interrogé sur l’évènement d’Annecy auquel il a été confronté, l’homme au sac à dos ne parle ni d’héroïsme ni de courage mais d’une « disposition d’esprit » forgé par l’éducation reçue de ses parents et par le scoutisme. Un magnifique témoignage plein de courage, de beauté, de foi et d’espérance sur les radios chrétiennes des Pays de la Loire.
L’avortement au cœur de la campagne électorale en Pologne
Le 15 octobre se tiendront les élections législatives en Pologne. L’opposition libérale conteste la politique du gouvernement de droite au pouvoir depuis 2015. Parmi les promesses de l’opposition, menée par Donald Tusk, ancien Premier ministre et ex-président du Conseil européen : faciliter l’avortement. En effet, depuis 2020, le gouvernement polonais a restreint les conditions d’accès à l’avortement aux seuls cas de viol, inceste et danger pour la santé ou la vie de la mère. Donald Tusk a déclaré vouloir rétablir l’autorisation de l’avortement jusqu’à douze semaines. Le scrutin prendra des airs de référendum.
Les Polonais éliront les 460 députés qui composent la Chambre basse du parlement, la Diète, ainsi que 100 sénateurs. Les élections voient s’opposer cinq grandes coalitions :
- Le parti national-conservateur Droit et justice (PiS), qui domine la coalition nommée Droite unie et dirige actuellement le gouvernement polonais
- la Coalition civique (KO), dont le principal parti est la Plateforme civique (PO), présidée par Donald Tusk, ancien Premier ministre polonais et président du Conseil européen.
- la Gauche se présente comme une coalition social-démocrate,
- la Troisième voie est une autre formation centriste avec quelques divergences par rapport à la KO.
- Confédération est une alliance protéiforme de droite, anti-système.
Des sondages donnent 38 % des suffrages à la coalition Droite unie, devant la Coalition civique (KO), donnée à 30 %. Suivent les trois autres coalitions, dans un mouchoir de poche : la Gauche (10 %), la Troisième voie (10 %) et Confédération (9 %).
CEDH : la Turquie a exproprié illégalement un monastère édifié au IVe siècle
De Nicolas Bauer sur l’ECLJ :
Le monastère Mor Gabriel (Saint-Gabriel) est l’un des plus anciens monastères du monde, situé à Midyat (Sud-Est de l’Anatolie) où il fut édifié au IVe siècle. Il conserve notamment une bibliothèque de manuscrits anciens exceptionnelle. Il est géré par une fondation syriaque orthodoxe. Le monastère, dont le domaine s’étendait autrefois sur un territoire très vaste, a été progressivement spolié. Les autorités turques l’ont notamment exproprié d’une partie d’un cimetière syriaque orthodoxe, situé à une trentaine de kilomètres du monastère. Cette parcelle a fait l’objet d’une longue procédure judiciaire entamée en 2008.
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a enfin tranché en faveur du monastère, dans l’arrêt Fondation du monastère de Mor Gabriel à Midyat c. Türkiye (n°13176/13), rendu le 3 octobre 2023. La CEDH, à l’unanimité, a condamné la Turquie pour violation du droit de propriété de cette fondation. Elle a toutefois refusé d’examiner séparément les griefs fondés sur le droit à la liberté de religion, l’interdiction de la discrimination et le droit à un procès équitable.
Cette expropriation par la Turquie est un symbole. La communauté syriaque orthodoxe a enterré ses morts dans ce cimetière. Elle avait notamment été meurtrie par le génocide assyrien, qui a fait des centaines de milliers de morts entre 1915 et 1918. Ce génocide a eu lieu dans l’Empire ottoman dans le même contexte que le génocide arménien et celui des Grecs pontiques. Ces génocides sont niés par l’actuel Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdoğan.
Une victoire en demi-teinte à la CEDH
Le jugement de la CEDH est certes une nouvelle victoire pour les communautés chrétiennes de Turquie, mais une victoire en demi-teinte car la CEDH ne condamne pas la Turquie à restituer la parcelle de cimetière, comme le demandait le Monastère, ni même à l’indemniser. La CEDH se limite à « [considérer] que le moyen le plus approprié de redresser [cette violation] serait, en principe, la tenue d’un nouveau procès ou une réouverture de la procédure ». Autant dire que cette condamnation de la Turquie revient en pratique à condamner le Monastère à retourner dans les méandres infinis de la justice turque, dont la procrastination et la mauvaise volonté sont légendaires lorsque les droits des chrétiens sont en jeu.
L’ECLJ a suivi cette affaire depuis le début et soutient la Fondation du monastère de Mor Gabriel. Il sera attentif à l’exécution de ce jugement par la Turquie.
Un vieux cimetière syriaque orthodoxe
La Fondation du monastère Mor Gabriel possédait d’une manière effective et ininterrompue le cimetière litigieux. Cependant, cette possession n’a jamais été formellement reconnue ni par un titre de propriété, ni par une décision cadastrale car elle était bien antérieure à l’existence de l’État turc et du cadastre (qui reste très imparfait). D’une part, avant 1913, le système juridique ottoman en vigueur interdisait aux fondations non musulmanes de posséder un bien en leur nom propre. Il fallait donc que ces biens soient enregistrés comme propriétés d’individus (laïcs) membres de ces communautés. D’autre part, en 1985, un acte administratif a inscrit le cimetière au registre foncier comme appartenant au Trésor public. Malgré les démarches juridiques et judiciaires menées depuis un siècle, la fondation syriaque orthodoxe n’a jamais obtenu que la propriété lui soit reconnue sur l’ensemble du cimetière.
La CEDH s’est contentée de porter son analyse, et son jugement, sur le seul volet procédural du droit de propriété. Elle a considéré que « le tribunal du cadastre ne s’est pas penché sur la destination que la parcelle [litigieuse] avait (…), ni sur la question de savoir si [la Fondation du monastère de Mor Gabriel] avait ou non exercé une possession continue sur ce bien » (§ 59). Or, « les témoignages recueillis (…) indiquaient notamment que les quatre biens en question constituaient initialement un tout et qu’ils étaient utilisés par la fondation requérante comme cimetière pour la communauté syriaque de la région » (§ 59). La CEDH a fait le même reproche aux autres juridictions turques s’étant penchées sur ce litige.
La CEDH a constaté une violation du volet procédural du droit de propriété et ordonné à la Turquie de verser 5 000 euros pour dommage moral et 7 000 euros au titre des frais et dépens à la Fondation du monastère Mor Gabriel. La Turquie devra aussi surtout, en exécution de cet arrêt, rouvrir la procédure judiciaire dans le respect des garanties procédurales exigées par la CEDH.
Une violation systémique des droits des chrétiens
Il est regrettable que la CEDH ait refusé d’examiner l’affaire sous l’angle de l’article 14 de la Convention européenne, qui interdit les discriminations. La Fondation du monastère de Mor Gabriel estimait que son expropriation était discriminatoire, en raison de sa religion chrétienne. Il aurait été intéressant que la Cour se penche sur cet aspect du problème, d’autant que ce n’est pas la première fois que la CEDH condamne la Turquie pour des expropriations de communautés chrétiennes.[1] Ces violations révèlent plus profondément un but inavoué et constant de l’État turc : confisquer les biens des chrétiens.
Plus globalement, bien que la Constitution turque reconnaisse officiellement la Turquie en tant qu’État laïc, les non-musulmans sont dans la pratique traités par l’administration comme des citoyens de seconde zone, par diverses discriminations. À titre d’illustration, les exigences imposées aux églises concernant la construction de lieux de culte sont discriminatoires. Ainsi, contrairement aux musulmans, les chrétiens sont en général tenus d’acheter au moins 2 500 m2 de terrain pour construire une église et ils n’ont pas l’autorisation d’avoir des lieux de culte en certains lieux. Par ailleurs, les églises sont régulièrement l’objet d’actes de vandalisme dont les auteurs sont rarement recherchés et poursuivis.
En outre, les patriarcats orthodoxes ne sont pas reconnus comme personnes morales. Ils sont donc à la recherche d’une reconnaissance juridique et de droits propres en tant que patriarcats et non par le biais de la création de fondations[2]. L’absence de personnalité morale des communautés religieuses est en pratique une discrimination contre les religions non-musulmanes.
La surveillance de l’exécution du jugement
Le précédent jugement de la CEDH condamnant la Turquie pour l’expropriation d’une fondation chrétienne date de novembre 2022 (Fondation de l’Eglise Grecque Orthodoxe Taksiarhis de Arnavutköy c. Turquie, n°27269/09). La CEDH avait donné raison à une fondation de la communauté orthodoxe grecque de Constantinople dans une affaire dans laquelle l’ECLJ était tierce-partie. Ce précédent jugement n’a pas encore été suivi d’effets. Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe attend toujours que la Turquie lui envoie son plan ou bilan d’action. Dès réception, le Comité des Ministres pourra remplir sa mission de surveillance de l’exécution de ce jugement de la CEDH. L’ECLJ aidera alors le Comité des Ministres dans cette mission, en intervenant dans la procédure.
À la suite de l’arrêt Fondation du monastère de Mor Gabriel à Midyat c. Türkiye, l’enjeu est le même pour l’ECLJ : s’assurer que la Turquie exécutera le jugement. Le Comité des Ministres considère actuellement que 459 arrêts contre la Turquie sont non-exécutés ou partiellement exécutés, dont 129 rendus il y a plus de dix ans. La Turquie est l’État le plus condamné par la CEDH, suivi de près par la Russie. L’arrêt donnant raison à la Fondation du monastère de Mor Gabriel s’ajoute à la liste d’environ 3 500 condamnations de la Turquie depuis la fondation de la CEDH en 1959.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’exécution de l’arrêt du 3 octobre 2023 n’est pas un combat perdu d’avance. Il s’agira cependant d’être patient. C’est la conclusion que l’on peut tirer de l’exécution de cinq arrêts condamnant la Turquie entre 2007 et 2010 pour avoir violé le droit de fondations chrétiennes au respect de leurs biens. C’est seulement en décembre 2019, soit une dizaine d’années après, que le Comité des Ministres a considéré que ces cinq arrêts avaient été exécutés. L’ECLJ, engagé depuis longtemps sur ce sujet, était intervenu en 2008 en tant que tierce-partie dans l’une de ces affaires à la CEDH : Fener Rum Patrikliği (Patriarcat œcuménique) c. Turquie.
La Turquie sortira-t-elle de la CEDH ?
La relation entre la Turquie et le Conseil de l’Europe s’est néanmoins dégradée depuis les années 2010, du fait de la dérive islamiste du régime de Recep Tayyip Erdoğan. La Turquie a réduit drastiquement sa contribution au budget du Conseil de l’Europe, favorisant sa crise financière, tout en construisant un consulat monumental juste à côté de la CEDH. M. Erdoğan, dans son discours d’ouverture de la session du Parlement turc le 1er octobre 2023, a indiqué sa volonté de ne plus « respecter » les décisions de la CEDH, ni même de les lire.[3] Certains observateurs considèrent que la Turquie pourrait bientôt quitter le Conseil de l’Europe, et donc aussi la CEDH.
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[1] CEDH, Fener Rum Erkek Lisesi Vakfi c. Turquie, n° 34478/97, 9 avril 2007 ; Yedikule Surp Pirgiç Ermeni Hastanesi Vakfi c. Turquie, n° 36165/02, 16 mars 2009 ; Samatya Surp Kevork Ermeni Kilisesi c. Turquie, n° 1480/03, 16 mars 2009 ; Bozcaada Kimisis Teodoku Rum Ortodoks Kilisesi Vakfi c. Turquie, n° 37639/03, 3 juin 2009 ; Bozcaada Kimisis Teodoku Rum Ortodoks Kilisesi Vakfi c. Turquie n°2, n° 37646/03, 6 janvier 2010 ; La Fondation de l’Église grecque orthodoxe Taksiarhis de Arnavutköy c. Türkiye, n° 27269/09, 15 novembre 2022.
[2] Département d’État des États-Unis, “2017 Report on International Religious Freedom – Turkey”, 29 mai 2018, en ligne
[3] https://www.economist.com/europe/2023/10/03/turkeys-president-picks-a-fight-with-the-council-of-europe
Chronique du grand remplacement
A Plainfaing (88), une trentaine de migrants, arrivés de Lampedusa, débarquent dans ce petit village des Vosges et seront logés dans un centre de vacances.
Migrants de Lampedusa à Paris : que les frontières ne soient pas hermétiques ne relève pas vraiment de la surprise. Il n’empêche: le seuil d’acceptabilité des populations occidentales a été atteint depuis longtemps. pic.twitter.com/8SXZLfjePK
— Tugdual Denis (@TugdualDenis) October 6, 2023
Le Pecq (78) : Un étudiant de 18 ans a été séquestré, violenté, menacé de viol chez lui pendant des heures par un migrant clandestin.
Avec l’arrivée de nouveaux migrants dans le nord de Paris, en provenance de Lampedusa, certains riverains s’inquiètent.
A Limoges, deux voleurs à la roulotte en situation irrégulière ont été interpellés. L’un est un immigré algérien qui avait été expulsé en septembre 2022, avant de revenir en France trois mois plus tard.
Stop ou encore ?
Mettre en œuvre un concile : l’exemple du concile de Trente
Vidéo de la conférence donnée à l’université d’été de Renaissance Catholique par Guillaume Bergerot, docteur en Histoire du Droit, maître de conférences à l’Université Catholique de l’Ouest (UCO) .
Un an après sa création, le lycée Saint-Augustin organise ses portes ouvertes
Nous avons interrogé le directeur de l’établissement lyonnais, Stéphane Besson :
Un an après sa création, que devient le lycée Saint-Augustin ?
Le Lycée Saint-Augustin poursuit sa croissance : deuxième année de fonctionnement avec l’ouverture de la classe de Première, de nouveaux élèves, une augmentation du nombre d’enseignants, toujours aussi engagés, la mise en œuvre des spécialités, la poursuite des projets spécifiques… Quelle joie ! Joie de voir ces jeunes qui nous ont rejoints. Le développement du lycée accompagne celui des garçons, et nous avons mis en place cette année un Comité Orientation qui s’implique dans la problématique Post-Bac pour chacun des élèves.
Quelles sont justement les spécialités et options que vous proposez ?
Afin d’offrir une formation authentiquement catholique, le Lycée Saint-Augustin propose :
- Des cours de Philosophie dès la classe de Seconde.
- Une solide formation spirituelle, avec des cours hebdomadaire de catéchisme, d’apologétique et de chant grégorien. Sans compter bien sûr l’accès aux sacrements.
- Une étude approfondie des langues anciennes : Latin et Grec. « Un lycéen qui connaît le Latin et le Grec est un élève qui a les outils pour réfléchir, une culture pour comparer et une aisance lexicale pour s’exprimer », précise notre professeur de langues anciennes.
- Un apprentissage solide des langues vivantes, notamment l’Anglais via les cours Hattemer avec le passage de l’examen de Cambridge à la fin de l’année.
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Des cours de Culture Générale pour nourrir et construire sa pensée, et développer son esprit critique : Actualité/Géopolitique, Histoire de la musique, Savoir-Vivre / Savoir-écrire / Savoir-parler ou encore Doctrine sociale de l’Eglise.
Vous avez mis en place un parcours Esto Vir. De quoi s’agit-il ?
Ce parcours en pleine nature est un outil pour la formation humaine et les choix d’orientation. Il propose aux jeunes de mieux se connaître, développer leur caractère, mieux comprendre le travail d’équipe.
Avec des ateliers théoriques et pratiques répartis sur 3 ans, ils pourront ainsi avoir tous les outils nécessaires pour “offrir le meilleur de soi et permettre aux autres d’en faire autant”.
Chaque année, ils ont 10h pour:
- Se confronter au réel et sortir de leurs zones de confort pour mieux se connaître
- Collaborer avec les autres avec des ateliers sur la gestion d’urgence en équipe et la communication
- Devenir des leaders vertueux en prenant des positions de chef dans l’action, écouter, piloter et anticiper en équipe.
Un beau programme qui les aide à s’accomplir.
Quelles sont les autres spécificités de votre lycée ?
Notre principale spécificité, et la plus importante, est que nous voulons aider nos élèves à devenir des hommes, heureux, libres et responsables.
- Heureux par les amitiés solides et saines qu’ils vont se construire, par la joie d’une vie exigeante mais équilibrée. Heureux, par la découverte et la contemplation de la vérité, par une plus grande union personnelle et amicale avec le Christ.
- Libres par l’éducation de la volonté, par le détachement des modes (vêtements, portables, réseaux sociaux…), par le développement de l’intelligence et de l’esprit critique.
- Responsables par l’apprentissage du leadership, par la formation de la conscience morale et de la force de caractère pour s’engager et durer.
Nous osons le dire : au Lycée Saint-Augustin nous ne visons rien de moins que d’aider vos garçons à devenir des saints ! Vous partagez cette ambition avec nous ? Nous avons des portes ouvertes ce samedi 7 octobre dans nos locaux de Francheville ! Venez et voyez !
La culture de mort porte aussi atteinte à la santé
Alors que l’avortement reste remboursé à 100%, les soins de santé sont de moins en moins couverts :
Dès le 1er octobre, les frais d’honoraires des chirurgiens-dentistes et les actes de soins dentaires seront pris en charge à hauteur de 65 % ou 55 % du tarif conventionnel de l’assurance maladie, contre 70 % actuellement (décret n° 2023-701 du 31 juillet 2023).
Chacun a la responsabilité du destin de son impôt sur le revenu (IR)
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La fin de l’année est la période privilégiée pour les dons. La fiscalité française est très favorable pour les associations. Les œuvres catholiques en bénéficient beaucoup. Mais l’effort pourrait être amplifié.
Un trésor : 1000 euros par personne en moyenne
L’IR représente en moyenne environ 1000 euros par personne. Certes, c’est très inégal, selon les personnes. Mais une paroisse de 1000 personnes (enfants compris) représente donc environ 1 million d’euros d’IR.
Rappel des règles fiscales
Une association (d’intérêt général) donne un reçu fiscal, déduisant 34% du don, si vous payez l’IR. Ainsi, pour un don de 1000 euros, vous « perdez » 340 euros (les 34%), l’Etat « perd » 660 euros, et l’association « gagne » 1000 euros.
Quand vous donnez régulièrement, demandez à faire baisser votre « prélèvement à la source » : cela simplifiera votre effort de trésorerie.
Enfin, votre « capacité de dons » ne dépend pas des « crédits d’impôt » : ceux-ci seront versés dans tous les cas, même si votre IR est annulé par vos dons. Une simulation sur le site des impôts vous le montrera.
« Rendez à César ce qui est à César » ?
Certains pensent que cette parole du Christ « empêche de faire trop de dons ».
En réalité, c’est l’Etat lui-même qui donne le choix : vous décidez du destin de votre IR. Comme pour l’IFI (impôt sur la fortune immobilière).
Pour les autres impôts et taxes, pas le choix : cela ira à l’Etat (TVA, etc.).
Responsabilité et obligation morale
Chacun a donc la responsabilité de la direction de son IR.
Certes, l’Etat dépense en partie pour le Bien commun : Défense, routes, etc. Mais il dépense aussi pour l’Education Nationale, pour des œuvres contraires à la morale chrétienne, etc.
Ne doit-on pas de diriger ce qui est possible vers de bonnes œuvres, donc l’IR ?
Le vrai problème : la « perte » des 34%
Le problème est qu’il faut « perdre » 34%.
C’est un gros effort. Mais il faut en voir les conséquences, en raisonnant en tant que « communauté ». Prenons l’exemple d’une école avec un budget de 100 000 euros par an : sans aide via l’IR, « la communauté » perd 100 000 euros ; avec une aide maximale, elle perd 34 000 euros (via des dons IR), et l’Etat donne 66 000 euros. Cela change tout !
Réfléchissons à cela, dans la durée. Un jeune professionnel est imposable ? L’école se fortifie, pour ses futurs enfants. Un retraité est imposable ? L’école peut être utile à ses petits-enfants. Ou bien nous viendrons tondre sa pelouse, en remerciement. Les « riches » sont imposables ? euh… peut-être pourront-ils payer les 34% ? ! … Que chacun aide l’autre comme il peut.
Quand une bonne école existe, la vie familiale est simplifiée, la communauté grandit. En allégeant le budget « scolarité » des familles, nous avons plus de marge pour aider ailleurs : lobbying, associations, aide au Salon Beige !, etc.
C’est un des enjeux majeurs actuels. Pour les écoles, et pour tant d’autres œuvres.
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent [email protected]
Les anthropologues bannis au nom de l’idéologie du gender
Bienvenue chez les cinglés : 5 anthropologues se sont vus interdire de colloque au Canada. Leur panel s’intitulait « Let’s Talk about Sex, Baby : Why biological sex remains a necessary analytic category in anthropology » (« Parlons sexe et procréation : pourquoi le sexe biologique demeure une catégorie analytique nécessaire en anthropologie ») – et devait se tenir en novembre à Toronto. Il s’agit du Congrès annuel 2023 de l’American Anthropological Association (AAA) et de la Société Canadienne d’Anthropologie (CASCA) sur le thème des « Transitions ». Mais les conseils d’administration de ces deux instances les ont « déprogrammées » au motif que
« l’expression des idées avancées pouvait nuire aux membres trans et LGBTQI de la communauté anthropologique et au-delà ».
L’AAA estime que le fait de soutenir l’utilisation des catégories de sexe biologique (mâle et femelle, homme et femme) mettrait en péril la sécurité de la communauté LGBTQI.
70 personnalités signent une tribune, afin de rappeler les principes de la liberté scientifique. Ils écrivent notamment :
[…] Non seulement cette décision interdit d’emblée le débat d’idées, mais ce processus d’exclusion ressemble fort au phénomène Lyssenko (ce biologiste et généticien de l’URSS qui s’est acharné jusqu’à l’aberration à faire coller la science aux principes du régime stalinien), exemple de perversion de la science par l’idéologie avec le blanc-seing de la communauté scientifique. Plus grave encore, l’intention affichée pour l’AAA et la CASCA de « se renforcer et s’unifier » en introduisant dans le futur « une évaluation approfondie des processus d’évaluation des soumissions aux colloques annuels, avec la participation des conseils d’administration » ressemble plus aux pratiques totalitaires que nous avons connues lors des dictatures communistes ou fascistes.
La soumission de sociétés savantes à l’idéologie du genre, du wokisme ou de l’intersectionnisme, est consternante. Pour mémoire, les totalitarismes prospèrent grâce aux lâches, aux opportunistes et aux faibles d’esprit, ce qui doit nous faire comprendre que l’heure est grave.
Certains anthropologues parmi les signataires ont grandi et vécu dans les pays communistes d’Europe de l’Est, et sont profondément outrés et choqués par ce type de censure et d’exclusion. Ils se rappellent avoir reçu de telles lettres durant le totalitarisme, les accusant de « non-respect pour les valeurs, la sécurité et la dignité des membres » du Peuple ou d’attenter à « l’intégrité scientifique du programme » du Parti.
Le Parlement européen avance vers l’interdiction de la GPA dans tous les États membres
« Une bonne nouvelle pour les droits des femmes et des enfants » selon Le Syndicat de la Famille :
Deux semaines après avoir entrouvert la porte de la GPA, le Parlement européen vient de la refermer après l’adoption par les Commissions LIBE et FEMM d’une directive sur la traite des êtres humains. Une victoire pour les droits des femmes rendue possible par la mobilisation de parlementaires, et en particulier de François-Xavier Bellamy. Ce dernier est l’auteur d’un amendement qui inclut la GPA dans les cas de traite humaine.
Le vote de ce jour au Parlement européen est donc un pas important vers l’interdiction de la GPA dans l’ensemble des États membres de l’Union Européenne. C’est la voie unique pour parvenir à éradiquer cette pratique indigne qui exploite les femmes, tout spécialement les plus vulnérables, et qui considère l’enfant comme une simple marchandise. L’abolition universelle de la GPA est la seule réponse face à ce scandale international auquel il est urgent de mettre un terme. En parlant d’une seule voix, le Parlement européen envoie aujourd’hui un message très fort à tous les pays qui tolèrent en fermant les yeux ou autorisent l’exploitation des femmes par la GPA.
Malgré cette « bonne nouvelle pour les droits des femmes et des enfants », Le Syndicat de la Famille reste vigilant sur un autre texte, actuellement examiné par différentes commissions du Parlement européen, portant sur le projet de « certificat européen de filiation ». Ce cheval de Troie de la GPA illustre comment les lobby pro-GPA cherchent à faciliter l’essor d’un business aussi sordide que lucratif.
Parlement européen : la GPA considérée comme de la traite d’êtres humains
Les commissions des droits des femmes et des libertés civiles du Parlement européen ont adopté un projet de position sur des règles révisées pour lutter contre la traite des êtres humains et aider les victimes.
Pour lutter contre la traite des êtres humains, qui touche au moins 7000 victimes en Europe chaque année, les nouvelles propositions donneraient aux services répressifs de l’UE de nouveaux outils pour démanteler les organisations criminelles en ajoutant de nouvelles catégories de crimes, y compris le mariage forcé et l’adoption illégale, dans le cadre existant de l’UE, et en améliorant les rapports et les statistiques pour créer une meilleure compréhension des crimes liés à la traite. En outre, les députés souhaitent inclure dans le champ d’application de la loi la gestation pour autrui à des fins d’exploitation reproductive et l’exploitation d’enfants dans des institutions résidentielles.
Ce projet a été adopté jeudi par 69 voix pour, aucune contre, et 22 abstentions. Les négociations avec le Conseil ont été approuvées par 86 voix pour, aucune contre et 4 abstentions. Les députés souhaitent qu’un certain nombre de modifications soient apportées à la proposition de la Commission afin d’assurer une protection plus efficace des victimes. Ils veulent:
- veiller à ce que les victimes de la traite qui ont également besoin d’une protection internationale bénéficient d’un soutien et d’une protection appropriés, et que leur droit d’asile soit respecté ;
- criminaliser l’utilisation de services fournis par une victime d’une infraction relative à la traite des êtres humains ;
- introduire des sanctions pour les entreprises reconnues coupables de traite, y compris en les excluant des procédures d’appel d’offres et du remboursement des aides publiques ou des subventions ;
- veiller à ce que les victimes ne soient pas poursuivies pour des actes criminels qu’elles ont été contraintes de commettre, et qu’elles reçoivent un soutien, qu’elles coopèrent ou non aux enquêtes ;
- garantir le soutien aux victimes en utilisant une approche sensible au genre, au handicap et à l’enfant et basée sur une approche intersectionnelle ;
- garantir les droits des personnes handicapées et un soutien approprié aux enfants non accompagnés ;
- inclure des mesures de lutte contre la traite dans les plans d’intervention d’urgence en cas de catastrophes naturelles, d’urgences sanitaires ou de crises migratoires.
La traite des êtres humains comprend désormais “le mariage forcé, l’adoption illégale, la GPA à des fins d’exploitation reproductive”, grâce à un certain nombre d’amendements votés.
Une fois que le projet de position aura été approuvé en session plénière, les négociations avec le Conseil sur la forme finale de la loi pourront commencer.
La #GPA incluse dans les formes de traite des êtres humains : victoire des députés ID pour les femmes ! pic.twitter.com/VAuopFet89
— Annika Bruna (@Bruna_Annika) October 5, 2023
Belle victoire ce matin : la proposition que j’ai déposée, avec le soutien de plusieurs collègues, pour interdire la #GPA dans toute l’Union européenne, a été adoptée par une majorité de voix, de droite comme de gauche. Une étape essentielle pour la dignité des plus vulnérables. pic.twitter.com/cOpOTG6mpZ
— Fx Bellamy (@fxbellamy) October 5, 2023
I-Média : Mondialisation, tiers-mondisation, ce qu’on vous cache sur les punaises de lit
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur les punaises de lit, un parasite qui a agité la sphère médiatique comme la sphère politique en inquiétant Français et étrangers à un an des Jeux Olympiques. Des JO qui, décidément, se profilent sous de mauvais augure…
Pour l’image du jour, Emmanuel Macron s’est amusé à se mettre en scène aux cotés de gendarmes, avec un radar de vitesse. Une image médiatique maladroite qui évoque la société de surveillance pour contrôler et réprimer, une nouvelle fois, les Français.
Sans oublier les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour consacré à Julien Pain, le “fact-checkeur” de Vrai ou “Fake”.

