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Dominique Souchet défend l’embryon et les chrétiens d’Orient

Le député MPF Dominique Souchet est interrogé dans Minute. Extraits :

S "Je suis effectivement favorable au maintien de l’interdiction [de la recherche sur l'embryon] et pour la suppression de toute dérogation puisque, depuis la dernière loi de bioéthique (2004), nous savons que les perspectives thérapeutiques que l’on avait fait miroiter aux parlementaires se sont avérées illusoires. Les seuls progrès scientifiques accomplis l’ont été à partir des cellules dites «reprogrammées». Il faut développer les recherches sur les cellules souches embryonnaires animales, ainsi que sur les cellules du sang de cordon et du sang placentaire. […] Le projet de loi maintient l’interdiction de la recherche sur l’embryon et prévoit des alternatives, mais il maintient aussi la dérogation et étend même son champ d’action: c’est là qu’est la faille. S’agit-il d’une manière de répondre aux attentes du marché de la fécondation in vitro et de l’industrie du médicament? La recherche sur les cellules embryonnaires humaines coûte-t-elle moins cher que la recherche sur les autres cellules? C’est possible… Pour autant, il serait irresponsable, pour la France, de brader ce domaine touchant au coeur de la vie humaine au profit des intérêts d’un lobby pharmaceutique quelconque. La France ne doit pas se soumettre à la pression internationale en matière éthique! […]

Vous avez récemment lancé un appel auprès de vos collègues parlementaires pour sauver les chrétiens d’Orient… Comment avance ce projet?

J’ai lancé cet appel au lendemain de l’attentat de Bagdad, lorsque la France et l’Union européenne ont fait preuve d’une timidité de violette en refusant de prendre le problème des persécutions des chrétiens d’Orient à bras le corps. Je vous rappelle que l’UE a refusé de condamner officiellement ces persécutions! Je souhaite que ce sujet soit inscrit sur l’agenda des rencontres internationales de notre ministre des Affaires étrangères et de notre premier ministre. Ne pas le faire ne peut qu’encourager les terroristes, qui ont pour but de chasser les chrétiens de pays dont ils sont les plus anciens habitants! Ils sont chez eux en Irak, en Egypte, en Syrie! Cet appel a déjà été signé par 230 parlementaires, ce qui est tout à fait exceptionnel. Nous demandons à Michèle Alliot-Marie d’évoquer cette question au Conseil européen, mais aussi auprès des Nations Unies, la France en étant un membre permanent du Conseil de sécurité. Nous maintenons la pression auprès d’elle, notamment pour que la diplomatie française aborde également ce sujet dans ses rapports bilatéraux auprès des représentants des pays du Proche et du Moyen-Orient."

Faire pression sur l’opinion n’a rien de condamnable

De Denis Sureau :

B "[…] les catholiques – en particulier les plus jeunes – font l'apprentissage de nouveaux modes d'intervention dans la société : campagnes via l'internet, happenings, actions ciblées, information alternative. Minoritaires dans une société massivement sécularisée, ils vivent de plus en plus la condition de dissidents ou de résistants. Les blogs ont remplacé les samizdats.

Dans un récent dossier, le quotidien La Croix (27/1) constate que «l'heure n'est certainement plus à l'enfouissement» et que «les milieux d'Église, sous l'impulsion des plus jeunes générations, ont appris à maîtriser les nouveaux canaux de communication, à créer et mobiliser des réseaux pour exercer une influence sur les débats sociaux, avec une authentique créativité.» Cependant l'éditorialiste estime que ce dynamisme risque de faire croire que l'Église veut «imposer ses vues» dans le débat public, ce qui lui semble répréhensible. Outre que l'on imagine difficilement l'Église «imposer» quoi que ce soit compte tenu de ses faibles forces, ce genre de craintes s'apparente plutôt à un complexe d'infériorité mal digéré. Faire pression sur l'opinion n'a rien de condamnable en soi, pourvu que les méthodes utilisées soient moralement acceptables. Et elles sont complémentaires plutôt qu'exclusives d'un travail d'évangélisation : il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Mais il est vrai que les grands mouvements chrétiens, qui proposaient un engagement dans la durée, sont en crise. Même s'ils touchent encore plusieurs centaines de milliers de personnes (entre 350 000 et 400 00 membres actifs, selon l'épiscopat), rares sont ceux qui parviennent à enrayer la chute de leurs effectifs. Toutes les organisations d'action catholique vieillissent irrésistiblement (et certaines disparaissent). Face à la difficulté qu'ont les jeunes en général et les jeunes chrétiens en particulier à échapper au zapping permanent et à s'engager dans la durée (ce qui implique de se former), de nouvelles formes d'activité « théopolitique » restent à inventer."

Après le débat sur l’identité nationale

I Se profile le débat sur le multiculturalisme et la place des religions -de l'islam, surtout- en France. Cela a été validé hier par Nicolas Sarkozy, lors d'une réunion de l'équipe dirigeante de l'UMP à l'Élysée, en présence du premier ministre, François Fillon, du patron du parti, Jean-François Copé, et du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux. Ce débat sera lancé avant la fin du mois de mars.

A quand un débat sur l'immigration ?

Politique étrangère de gribouille face au Mexique

Dans l'affaire Cassez, devenue affaire d'Etat, le gouvernement français avait envisagé d'annuler l'année France-Mexique, comme pour menacer le gouvernement mexicain. Mais ce dernier a pris les devants et a déclaré qu'il se retirait de l'organisation de l'année du Mexique en France :

C "A la lumière des déclarations du président Sarkozy, le gouvernement du Mexique considère que n'existent pas les conditions pour que l'année du Mexique en France soit menée à bien de manière appropriée et que soit mis en oeuvre l'objectif pour lequel elle avait été conçue […] malheureusement, le gouvernement du Mexique ne sera pas dans la possibilité de participer à ses activités".

Nicolas Sarkozy avait annoncé sa décision de maintenir l'Année du Mexique en France mais en la dédiant à Florence Cassez, tout en renouvelant sa demande d'un transfèrement de la jeune femme en France dans le cadre de la Convention de Strasbourg. Dans son communiqué, le gouvernement mexicain réaffirme que

"n'existent pas les conditions permettant de donner son accord au transfèrement de Florence Cassez en France, dans le cadre de la convention de Strasbourg, en raison des différences substantielles entre les systèmes juridiques des deux pays".

En clair : le système judiciaire français est trop laxiste et Florence Cassez ne purgerait pas sa peine… On attend que nos magistrats se drapent dans leur indignation. Le gouvernement mexicain poursuit :

"Il est vraiment surprenant qu'un chef d'Etat prenne une décision de politique extérieure affectant les liens entre deux peuples et gouvernements en consultant une personne condamnée par la justice mexicaine pour des délits de nature particulièrement grave".

"Le gouvernement du Mexique ne permettra pas que les artistes et créateurs, ainsi que les entrepreneurs et autres participants à ce programme, soient exposés à des manifestations étrangères aux objectifs qui les avaient mobilisés à l'origine et qui empêcheraient une appréciation adéquate de leurs oeuvres et de leurs contributions".

La citation du jour

I Erik Izraelewicz, nouveau directeur du quotidien Le Monde, écrit dans son premier éditorial :

"La mission du Monde reste inchangée: il doit assurer au lecteur des informations claires, vraies, et dans la mesure du possible, rapides, complètes, pour reprendre les mots utilisés, en décembre 1944, par le fondateur du journal, Hubert Beuve-Méry".

C'est un comique (voir ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et là)

De quel sexe êtes-vous ?

C'est le titre d'une exposition du Forum des sciences (dans le 59). Extrait de la présentation :

S "Issue de l’exposition «The gender experiment » présentée à Technopolis en Belgique, cette partie du parcours propose au visiteur 25 modules interactifs sur des sujets tels que la biologie, les mathématiques, la géographie, l’art, les sciences et techniques, la gymnastique, ouencore les jeux récréatifs. Muni d’un bracelet différent selon son sexe, le visiteur participe à différentes expérimentations pour tenter d’identifier ses aptitudes. Il utilise la vision spatiale, résout des problèmes arithmétiques et géométriques, teste son sens du rythme, identifie des instruments de musique, compose des visages avec d’infinies possibilités ou bien devine à quel objet appartient le son proposé. Grâce à un système de code barre, il enregistre ses résultats, les analyse et les compare au final avec la moyenne de l’ensemble des visiteurs, homme ou femme. Se situera-t-il dans la catégorie à laquelle il pense appartenir ? […] Au delà de la dualité homme-femme, le visiteur mesure toute la complexité de la définition du sexe humain. Finalement, s’il est si difficile de définir le sexe, pourquoi le faisons-nous ? Notre identité serait-elle remise en cause si on mettait le sexe de côté ?"

Sic. Là où cela devient vraiment ignominieux, et c'est pourquoi j'évoque cette exposition, c'est qu'elle est ouverte aux enfants dès 6 ans !

Electricité solaire : promesses non tenues

De Michel de Poncins :

S "Voici encore une belle arnaque publique dont nous lisons tous les jours les détails dans les journaux. Le pouvoir tire à hue et à dia dans l'énergie solaire, qui est une icône de choix dans la mensongère religion écologique. Un jour, il appuie le solaire de toutes ses forces et le même jour il lui tape dessus. Panneaux photovoltaïques et éoliennes sont tour à tour entrainés dans la sarabande avec l'effet de ruine coutumier des actions publiques virevoltant dans le désordre. En plus, la ruine, comme on va le voir, n'est pas pour tous !

Jean-Louis Borloo […] a incité massivement par des crédits d'impôt à l'installation sur les toits de ces horribles panneaux. L'électricité est rachetée par l'Edf ; c'est un engagement à long terme qui fait supporter par tous les consommateurs des surcouts invraisemblables. […] Borloo a décidé soudain de lutter contre les effets d'aubaine, car selon lui les investisseurs veulent trop s'enrichir ; pour la deuxième fois en 6 mois le pouvoir a donc baissé de 12 % le prix de rachat de l'électricité. Cela veut dire que les agriculteurs et les propriétaires d'immeubles qui avaient, sur la parole de commerciaux talentueux, fait des calculs légitimes pour s'enrichir avec le solaire en seront pour leurs frais […].

La contradiction s'accélère ; en effet, avec la bénédiction toute récente du Conseil d'État, le gouvernement a décidé de geler tous les projets de panneaux jusqu'au 9 mars 2011, le prétexte étant précisément de « tout remettre à plat », ce qui n'augure rien de bon. Résultat : des dizaines d'entreprises du métier sont en plein désarroi. Mieux encore : les journaux de décembre 2010 ont annoncé que l'État voulait diviser par deux le coût du solaire ; quant à Eric Besson, ministre de l'industrie chargé de l'énergie, il a déclaré que « La France veut multiplier par six ses économies d'énergie. Personne ne peut imaginer l'intensité de la ruine infligée ici ou là par cet interventionnisme fébrile. […]"

Le curé de Villars les Dombes ne se laisse pas faire

Pour les obsèques de René Lourot, figure locale, la famille souhaitait diffuser « La Montagne », sa chanson préférée. L’association Talents dombistes voulait projeter un diaporama de ses œuvres. Hors de question leur a fait savoir l’abbé Friess. Ce curé de Villars-les-Dombes (qui était à la Marche pour la vie), près d'Ars, est interrogé dans Le Progrès :

"Des paroissiens vous reprochent d’avoir refusé leur hommage à défunt…

F Dans des obsèques, on célèbre un passage, on ne regarde pas en arrière. Il y a trois temps. Le premier est celui de la mémoire : la famille parle du défunt, de ce qu’il transmet. Je le fais systématiquement en début de célébration. Après vient la parole de Dieu, puis le temps du dernier adieu. La musique profane, le diaporama n’ont pas leur place dans le rituel.

Où, alors ?

Cet hommage peut-être rendu sur le parvis. Il est complémentaire, pas antagoniste. Quand les familles le demandent, j’y participe. J’invite aussi les mairies à réfléchir sur la façon d’accompagner les défunts en prêtant une salle. Pourquoi imposer une cérémonie religieuse ? À la question « Croyez-vous en Dieu ? », beaucoup disent « Je ne sais pas »…

La liturgie vous semble-t-elle la réponse ?

C’est la dimension que je travaille le plus. La mission d’un prêtre est de conduire son église. Si l’on y dit les mêmes choses que dans un stade de foot ou un concert, en moins passionnant, les gens s’en détournent. Je les invite à participer par l’écoute. Non plus par le « faire », comme on l’a cru bon après 68, avec les prêtres ouvriers ou les « mamys bigoudis », comme on dit. Je ne me moque pas. Ils étaient modernes en 70 et ont beaucoup donné. Mais il n’y a pas eu transmission. En 2011, les jeunes recherchent d’abord une expérience spirituelle. Beaucoup reviennent à la religion à travers la liturgie. […]

Êtes-vous traditionaliste ?

Le « iste » est peut-être de trop. Je suis un homme d’église."

Marine Le Pen veut interdire la recherche sur l’embryon

Marine Le Pen est interrogée par La Croix :

"Si vous siégiez à l’Assemblée nationale, vous seriez-vous impliquée dans le débat sur la bioéthique ?

M Oui, car il s’agit là d’un sujet absolument fondamental, qui touche à notre vision de l’homme et aux racines de notre civilisation. Mais il n’y a pas que le FN qui soit écarté du débat : les Français aussi. On l’a bien vu avec le « bébé-médicament » : ils ont appris, du jour au lendemain, que l’on pouvait faire un bébé pour en soigner un autre. En dépit de toute la compassion que l’on peut avoir pour ces familles dont l’enfant est atteint d’une maladie génétique rare, on se trouve là dans un basculement. Lorsqu’on choisit un embryon, que l’on évacue les autres dans le but exclusif de fabriquer un enfant pour soigner, on bascule vers la transformation de l’être humain en objet. Avec des notions de rentabilité, d’utilité dans la procréation.

De manière générale, que pensez-vous de la recherche sur l’embryon ?

Qu’il faut l’interdire, purement et simplement. Un certain nombre de chercheurs, opposés à l’utilisation de l’embryon, soulignent d’ailleurs que c’est choisir la facilité, alors qu’il existe d’autres moyens de faire avancer la recherche comme les cellules souches du cordon ombilical. Le rôle des responsables politiques, c’est de poser des limites.

Souhaitez-vous revenir sur la loi Veil ?

Revenir sur ou à la loi Veil, car cette loi qui prévoyait que l’avortement soit l’ultime choix a été dénaturée. Aujourd’hui, lorsqu’une femme se rend au Planning familial, on lui propose l’avortement ou… l’avortement ! Il est impératif de rétablir les conditions d’un véritable choix, ce qui passe par l’information, des aides financières aux familles et l’adoption prénatale. Je pense également qu’il faut cesser de rembourser l’avortement. Il existe suffisamment de moyens de contraception aujourd’hui. D’une manière générale, il faut promouvoir le respect de la vie dans notre société.[…]

Quelle est votre position sur l’euthanasie ?

Qu’il ne faut pas franchir ce pas. La loi Leonetti me paraît suffisante, elle est un point d’équilibre ; si on va au-delà, nous assisterons encore une fois à un basculement, même s’il y a beaucoup de progrès à faire en termes de prise en charge et pour lutter contre la douleur.

Le succès du Pacs ne prouve-t-il pas qu’il répondait à une demande sociale ?

Non, l’objectif du pacs était d’accoutumer les esprits à l’arrivée d’une législation sur le mariage homosexuel. C’est un succès car c’est surtout une niche fiscale. Je rappelle que seuls 6 % des pacs concernent les homosexuels. Je suis donc pour le rendre inefficace à travers une revalorisation du mariage par l’impôt.

Les allocations familiales doivent-elles être versées sous conditions de ressources ?

Non seulement elles doivent rester universelles, mais elles doivent surtout être largement réévaluées. Les familles sont les grandes abandonnées de la politique depuis vingt ans. La mesure phare du FN est la création d’un salaire parental équivalent au Smic dès le premier enfant. Autrement dit, un véritable choix accordé à la mère de s’occuper de ses enfants. Les familles nombreuses devraient, en outre, bénéficier d’un accès privilégié au logement social. Étant entendu que, dans le cadre de la préférence nationale, toutes ces aides devraient être réservées aux familles françaises, car les étrangers qui viennent sur notre territoire doivent pouvoir subvenir à leurs besoins."

La dissémination des armes de guerre en banlieue

Lu dans L'Homme Nouveau :

A "Les armes de guerre se répandent de plus en plus, selon le pénible constat que faisait l’an dernier un préfet de haut rang (Le Figaro du 15 décembre), après deux attaques consécutives d’établissements bancaires en Seine-Saint-Denis (dont l’une s’est soldée par des tirs de fusil d’assaut contre les policiers) : «On nous expliquait que les kalachnikovs, très peu nombreuses en France, passaient surtout de main en main, mais il faut bien se rendre à l’évidence : plus on en saisit, plus on en voit surgir de nouvelles dans des affaires spectaculaires, de Paris à sa banlieue en passant par Lyon, Grenoble ou Marseille.» Un officier de police de la petite couronne parisienne précisait de son côté : «Une kalach’ se vend autour de 250 euros au marché noir, un 357 Magnum ou un 11.43, prisés des chefs de gang, se cèdent pour environ 400 euros».

Combien d’armes au juste sont susceptibles de sortir de leurs caches pour servir dans des règlements de comptes, toutes sortes de braquages, voire carrément une insurrection civile ? Dans les services spécialisés du ministère de l’Intérieur, on parlait alors de 30 000 armes illégales. Une estimation réalisée d’après les saisies opérées : «Les forces de l’ordre mettent la main sur environ 4 000 armes par an, principalement en banlieue, or nous savons que l’essentiel du stock échappe à la police, qui ne saisit peut-être que 10 % à 15 % du total», estime un commissaire de la PJ. Sur cet ensemble donc, l’essentiel serait constitué, selon lui, de fusils à pompe, souvent à canon scié, de carabines et armes de poing 22 long rifle, de 7,65 et autres petits calibres, auxquels il faut ajouter beaucoup de pistolets et revolvers 9 mm : «Les armes les plus lourdes, comme les fusils d’assaut Kalachnikov, voire plus rarement les Uzis et autres armes de guerre employées par les grosses équipes de braqueurs, représentent sans doute autour de 15 % du stock, soit environ 4 000 armes.» De quoi équiper correctement une division d’infanterie !

[…] Sans parler du terrorisme islamiste, l’essor des armes de gros calibre est intimement lié à celui de la drogue : «Au moins 10% des armes de guerre saisies par les services le sont dans le cadre d’affaires de stupéfiants», assure un expert de la sous- direction de la lutte contre le crime organisé à la PJ. «La nouveauté, c’est que le petit loulou de cité a maintenant accès à un arsenal réservé jusqu’alors aux beaux mecs», explique également un limier du Quai des Orfèvres. Pendant ce temps, le dernier projet de réglementation des armes prévoit qu’il n’y aura plus que trois catégories de citoyens autorisés à détenir une arme : les chasseurs munis du permis, les tireurs sportifs licenciés et les collectionneurs déclarés comme tels. En dehors de ces cas, seuls les délinquants restent donc armés. C’est aussi l’actuel ministre de la Défense, Alain Juppé, alors Premier ministre, qui a contraint les braves gens à venir en gendarmerie déclarer leurs armes, sous peine d’être punis, pour qu’ils ne deviennent surtout pas un jour des gens braves par légitime défense !"

La fabrique d’enfants

De Henry Lobster dans L'Homme Nouveau :

E "Le vagabondage sur la toile peut déboucher sur de bien curieuses découvertes. Mais, ce matin-là, l’imprévisible maillage alla plus loin : il fut à la fois déconcertant et odieux. Au mot pourtant banal de «fabrique», un créateur de blog doublé d’un amateur d’histoire proposait quelques écrans explosifs sur un régime défunt : l’Allemagne nazie. Plus précisément : la fabrique d’enfants de pure race aryenne par le fanatisme eugéniste des idéologues SS. Suivaient photos et textes avec d’innombrables détails. Le but des responsables de cette «fabrique» fut de peupler le Reich de 120 millions de Nordiques dont les géniteurs auraient été grands, blonds, aux yeux bleus. Des maternités «spéciales» accueillaient les femmes enceintes de membres de l’Ordre noir. On en compta dix en Allemagne, neuf en Norvège, trois en Pologne, deux en Autriche et une au Benelux et en France. En tout, plus de 20 000 enfants seraient nés dans ces usines de la sélection. Des enfants parfaits selon les critères d’Heinrich Himmler : la future élite d’un Reich de mille ans. Insoutenable, ignoble. Il n’existe pas de mot assez dur pour condamner ce genre d’usine – des laboratoires – où l’homme est non pas broyé, mais pétri par les gourous de la pureté.

Ce n’est pas dans des démocraties-comme-les-nôtres que seraient nés 20 000 enfants d’éprouvettes savamment dosées, triées, estampillées. Nous, on glorifie la liberté et on sacralise l’enfant : il naît de qui il peut. Il ne choisit pas ses parents mais ses parents se choisissent. C’est plus humain. La liberté, on vous dit. Oh, un simple petit détail qui est devenu avec le temps une statistique : depuis 1973, dans une démocratie-comme- l’Amérique, 53 millions d’enfants ont fini en chair d’avortoir."

Les gouvernements ne s’occupent pas des émeutes urbaines

Sebastian Roché, sociologue, directeur de recherche au CNRS au laboratoire Pacte-Institut d’Etudes Politiques, Université de Grenoble, est interrogé dans Le Choc du Mois, qui a consacré un dossier à la police (lire l'intégralité de ce texte dans le numéro 41 qui vient de paraître en le commandant ou en s'abonnant http://blogchocdumois.hautetfort.com/) :

"Peut-on cependant revenir sur un phénomène relativement nouveau, connu désormais sous le vocable de « violences urbaines » : qu’est-ce que cela recouvre ?

C C’est effectivement un phénomène nouveau sur lequel bute le politique. Les gouvernements successifs n’ont jamais souhaité mesurer ces phénomènes. Il n’y a d’ailleurs aucun spécialiste chargé de les étudier ni de les comprendre. Lorsque Lucienne Bui Trong, ancienne commissaire aux Renseignements Généraux avait créé un outil de suivi de ces violences, non seulement elle l’avait fait de son propre chef, et mis en place en contournant sa hiérarchie, mais l’outil a tout simplement été abandonné ensuite, avec interdiction donnée aux services de s’en servir. Il y a un déni du politique, qui refuse de regarder ces phénomènes en face. Imaginez que depuis 1980, date des premières émeutes, l’administration n’a pas de définition ou de doctrine face à ces phénomènes. C’est vrai qu’économiquement, ces violences ne dérangent pas outre mesure (les voitures brulées sont rarement des voitures de luxe, et le tout se passe loin des palais de la République)… On refuse ainsi, sciemment, de connaître les chiffres. Les dernières déclarations de Brice Hortefeux sur la nuit du Réveillon ne préfigurent donc rien de bon quant à la volonté d’affronter politiquement ces problèmes, en les nommant, en les quantifiant pour pouvoir en débattre sur la place publique.

S’il n’y pas de doctrine définie en haut lieu, comment fait la police pour agir ? Elle travaille pourtant bien à faire évoluer ses méthodes ?

Justement, on cantonne les questions d’évolution de méthodes de police à des questions exclusivement techniques des outils : quelle sera la portée du FlashBall ? On introduit le pistolet qui nous électrocute, etc. Mais en amont de tout ça, rien. Quelles sont les finalités de ces outils très médiatisés ? Il faut ainsi comprendre que nous modernisons les outils de police… sans doctrine préalable. Pourtant la police est au contact quotidien de la société civile, elle en a une connaissance fine… à la base. Mais nous sommes en présence d’une structure pyramidale très hiérarchisée qui ne se nourrit pas des retours du terrain. Or ce qui va servir à élaborer la stratégie, c’est la façon dont la « tête » comprend et répercute ce qui remonte « du bas ». Dans ce mammouth de 240 000 fonctionnaires que représentent la police et la gendarmerie française, la logique d’organisation implique une très forte politisation des directions générales. Toute l’organisation est polarisée et se préoccupe d’abord de savoir ce que pense et ce que veut le ministre. La stratégie de la police est donc liée aux échéances électorales dans un débat pauvre, très idéologisé entre les « sécuritaires » et les « laxistes » et peu aux besoins des citoyens sur le terrain."

« aujourd’hui je n’ose plus parler »

Jeudi soir, la pharmacienne Fatiha Djegaoud participait, sur TF1, à l'émission "Paroles de Français", interrogeant le président sur le thème épineux de l'insécurité. Agée de 62 ans, elle a été braquée quatre fois en trois mois dans le quartier des moulins, à Nice.

Depuis sa participation à Paroles de Français, Fatiha Djegaoud aurait reçu plusieurs appels anonymes d’insultes. Samedi, un conteneur à poubelles a été vidé devant sa pharmacie.

"Je n'ai rien dit de mal, j'ai simplement dit qu'il était difficile qu'ils s'intègrent parce qu'ils sont trop enfermés dans un quartier qui n'est pas ouvert sur l'extérieur. Je n'ose plus rien dire, aujourd'hui je n'ose plus parler. Il faut que j'arrête de parler, c'est ce qui est demandé".

Les Suisses resteront armés et la Suisse reste un pays à faible taux d’homicides

Entendu dans le bulletin de réinformation de Radio courtoisie :

"Les Suisses ont une fois de plus suivi l’UDC en rejetant, dimanche un referendum de la gauche et des organisations pacifistes : il s’agissait d’interdire aux Suisses de conserver leur arme à la maison en dehors des périodes de service militaire. Objectif : faire baisser le nombre d’homicides. Pour l’UDC, cela revenait à donner aux malfaiteurs le monopole de la détention d’armes à feu. La doctrine de défense helvétique prévoit le port d’arme individuel depuis 1874 : les Helvètes comptent ainsi sur leur capacité à mobiliser des milliers de réservistes directement armés.

Pour autant, la Suisse est en 2011, l’un des pays au monde au plus faible taux d’homicides : 2,6 pour 100.000 habitants, soit deux fois moins que la moyenne européenne. Une statistique qui a sans doute échappé aux initiateurs de ce référendum manqué."

En français, on appelle cela la répudiation

Lu dans Le Figaro à propos du Pacs :

"possibilité de dissoudre le contrat par une simple lettre au greffe du tribunal d'instance".

L’UE couvre Hashim Thaçi car elle a peur de la vérité

Cela mettrait en lumière son absence de volonté d’agir qu’elle a manifesté auparavant. Une grande partie des personnalités politiques européennes savaient ce qui se passait au Kosovo.

Sacrilège dans une église en Espagne

2 hommes âgés de 25 à 30 ans se sont emparés d’hosties consacrées en fracturant le tabernacle vendredi 11 février vers 18h15.

Voilà des photos qui vont plaire à Nicolas Senèze

Petite facétie de Daniel Hamiche à l'égard du journaliste de La Croix, qui avait insulté un cardinal de la Sainte Eglise.

L’islam interdit le « prosélytisme » pour empêcher toute évangélisation

Lors du colloque qui se tenait les 12 et 13 février à l'ICAM de Lille, le Père Samir Khalil Samir raconte qu'au cours d'un voyage à Marrakech, 3 jeunes marocains entrent dans l'église un vendredi saint. Les trois jeunes commencent à interroger, il répond à leur question ; le franciscain en charge de l'église arrive sur ces entrefaits, chasse les trois jeunes et récrimine contre le jésuite copte, l'accusant de prosélytisme. "Mais je répondais juste à leur question", fait remarquer Père Samir. Voilà ce qui peut être considéré comme prosélytisme en Orient.

Joseph Fadelle en a fait la douloureuse expérience :

"J'ai été repoussé de partout, je ne pouvais pas raconter mon histoire. J'ai fini par nouer des liens avec des chrétiens. Ce n'est qu'après trois ans qu'un ami chrétien a réussi à me présenter à un prêtre".

Un franciscain de Damas indique :

"quand un musulman veut se convertir, je lui dis d'aller chercher en dehors de la Syrie".

Quant à convertir les musulmans, Joseph Fadelle indique qu'il faut permettre aux musulmans de voir et de comprendre leur religion.

"Il m'a fallu cinq mois pour comprendre que le Coran n'était pas, ne pouvait pas être parole de Dieu. Quand je demandais des explications à mon ayatollah, c'était encore pire. Par exemple, j'ai voulu comprendre pourquoi l'adoption était interdite dans le Coran. L'ayatollah m'a expliqué comment Mahomet était tombé amoureux de la femme de son fils adoptif. L'adoption est interdite dans l'Islam pour assouvir les désirs sexuels de Mahomet !"

Partir du Coran est une règle fréquemment employée par les syriaques ou les coptes qui s'essaient à l'évangélisation.

Le chiffre du jour

Christine Ockrent coûterait 750 000 euros par an au contribuable, pour son poste à l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF). 320 000 euros net par an, auxquels s’ajoutent 120 000 euros de frais ainsi que l’usage d’une voiture de fonction avec chauffeur.

Affaire Florence Cassez : la désinformation des médias français

… révélée par Sed Contra :

"A qui fera-t-on croire aussi qu’il ne se trouve même plus un seul journaliste, dans les salles de rédaction françaises, pour passer quelques coups de fil à ses correspondants mexicains et aller voir sur internet, en langue espagnole, comme nous l'avons fait, ce que nous disent les photos, les dates, les faits, les témoins ?

Une fois de plus, face au “mythe Cassez” – la belle Innocente contre une Police et une Justice mexicaines intégralement et nécessairement corrompues – les enquêtes de police, le témoignage des victimes, l’aveu des comparses et l’évidence elle-même comptent pour rien. Oui, la désinformation systématique est devenue notre pain quotidien.

Il fut un temps où Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur puis candidat à la magistrature suprême, rassurait beaucoup de Français en plaidant l’écoute privilégiée des victimes, et la fermeté sans faille des pouvoirs publics contre toutes les formes de délinquance ou de criminalité. N’aurait-t-il plus le choix des vraies causes à défendre, depuis qu’il est devenu Président, qu’il a épousé Carla et qu’il habite l’Elysée ?"

Le projet bioéthique aggrave la situation : les parlementaires doivent le rejeter

De Jeanne Smits :

"Sans coup de théâtre d’ici à mardi, ont donc été adoptés des amendements aggravant le sort du tout-petit d’homme. La recherche sur l’embryon, interdit en principe, bénéficiera d’autorisations plus larges de la part de l’Agence de biomédecine. La procréation médicalement assistée (PMA), qui permet de fabriquer des embryons en éprouvette, sera ouverte aux couples non stables. Le don d’ovocytes (sperme et ovules), maintenu anonyme contrairement à la proposition de Roselyne Bachelot, sera possible pour les hommes et les femmes n’ayant jamais eu d’enfants. Et pour améliorer les stocks, sans doute – alors que 150 000 embryons humains sont déjà gardés « hors du temps » en France dans leurs cuves d’azote – une technique de congélation plus efficace, la vitrification, a été approuvée. Rejetée, la proposition de ne laisser féconder que trois ovules par PMA, ce qui aurait limité le nombre d’embryons détruits ou conservés : cette limitation paraissait « dramatique » à Bernard Debré qui ne voit pas « au nom de quoi on limiterait le nombre d’embryons à féconder ». Jouer avec la vie de l’homme, cela anesthésie très efficacement.

Le diagnostic prénatal est lui aussi conforté, dans une moindre mesure que celle voulue par le gouvernement mais tout de même avec une nouvelle obligation faite au médecin de proposer tout examen, relative à une condition susceptible de « modifier » le cours de la grossesse, « lorsque les conditions médicales le nécessitent »."

François Billot de Lochner, Jacques Bompard

 Mesure3.4

Présentation de la 3e mesure par François Billot de Lochner:

BillotLa sécurité des personnes et des biens est une liberté fondamentale, mais elle est fortement malmenée par la hausse continue des actes de délinquance. En 1950, notre pays recensait 600 000 crimes et délits, contre environ trois millions et demi aujourd’hui, dont presque 500 000 actes de violence à la personne. Depuis que l’idéologie soixante-huitarde a imprégné la société, le laxisme a prévalu, y compris dans l’institution judiciaire, alors que les Français font de la sécurité une de leurs préoccupations principales.

Afin de sécuriser sans délai plus de 1000 « zones de non-droit » et les centre des villes, il n’existe qu’une seule solution : renforcer massivement les effectifs des forces de l’ordre dans ces quartiers.

Je propose donc de demander aux candidats de 2012 de s’engager à augmenter les effectifs de police et de gendarmerie par la création d’une Garde nationale de 50 000 volontaires bénévoles formés, dont la mission sera de conforter la mission des forces de sécurité en cas de besoin. S’y ajoutera l’activation de 30 000 jeunes retraités de la police et de la gendarmerie, auxquels un complément de rémunération sera offert en échange d’un régime de travail adapté.

François Billot de Lochner est l’auteur de 12 mesures pour 2012 et l’initiateur d’Audace 2012.

Commentaire de Jacques Bompard:

J_BOMPARD L’insécurité est bien un problème majeur dans la France de 2011, pour les citoyens qui en sont les victimes, mais également à cause de son poids social et économique. La délinquance n’est pas qu’une atteinte aux personnes et à leurs biens. Elle a installé aussi en certaines zones de véritables « couvre-feu », en d’autres, souvent les mêmes, créé des « espaces interdits ».

Cette situation n’est pas le fruit d’une fatalité. Elle est la conjonction de deux phénomènes. L’un est clairement identifié dans la proposition qui nous est soumise : le laxisme découlant d’une perversion qui pense le délinquant comme une victime sociale. L’autre n’est pas cité, c’est l’immigration. Si une immigration de travail ne génère pas ou presque pas de délinquance, une immigration de non-travail est historiquement, en tous lieux et tous temps, source de délinquance.

La mesure principale proposée est la création d’une garde nationale. La pertinence de l’idée peut se discuter. Mais, en elle-même, elle ne réglerait rien. Car le problème de la délinquance dans ce pays ne découle pas d’un problème d’effectifs (même s’il ne serait pas inutile de les augmenter) mais d’un problème de volonté politique. Les lois existent, les forces de l’ordre connaissent leur métier. Mais les places de prison sont insuffisantes, la justice ne dispose de moyens et l’esprit soixante-huitard y cause parfois les dommages que l’on sait.

On ne règlera donc rien tant que seront élus des démagogues, sans volonté de changer en profondeur l’institution judiciaire et de stopper les phénomènes migratoires. Tout le reste n’est que littérature ou remédiation de détail.

Jacques Bompard est maire d’Orange (32.000 habitants) et conseiller général du Vaucluse. Il est responsable de la Ligue du Sud.

Le vote ci-dessous sera ouvert jusqu’à demain, mardi, en fin de matinée. N’hésitez pas, si vous le souhaitez, à utiliser les commentaires pour expliquer votre vote, en particulier si vous exprimez des réserves ou un avis négatif.

La dhimmitude, une pression indirecte pour adhérer à l’Islam

Lors du colloque sur les chrétiens d'Orient à Lille, ce week-end, Annie Laurent a évoqué la dhimmitude sans langue de bois :

"L'Islam, rappelle t-elle, est un système politico-socio-religieux. Un tout globalisant, sans distinction des domaines. La laïcité y est un principe inconnu, y compris la distinction entre le pouvoir temporel et spirituel. Un Dieu transcendant, inaccessible même au Paradis, qui ne peut recevoir en aucun cas le nom de Père. Le Coran, parole de Dieu incréée préexistante au monde, consubstantielle à Dieu, ne peut donc en aucun cas être critiqué. C'est ce même Coran qui indique la position à tenir quant aux autres religions. "Vous êtes certes la meilleure communauté suscitée pour les hommes," indique la sourate 3 au verset 10. Le juif ou le chrétien, croyant en Dieu mais accusé d'avoir falsifié sa religion, reçoit un statut de dhimma, entre protection et assujetissement. En ce sens, l'Islam est tolérant – c'est à dire condescendant. C'est un contrat par lequel l'Oumma -la communauté musulmane- accorde l'hospitalité aux dhimmmi, à condition qu'ils acceptent la suprématie de l'Islam. Contrat léonin : en effet, il est totalement imposé par une partie à une autre, pour en faire des citoyens de seconde catégorie. Il s'agit en fait d'une pression indirecte pour adhérer à l'Islam. Si la dhimmitude est officiellement interdite par l'Empire Ottoman à la fin du XIXème siècle, elle est encore appliquée de facto dans la plupart des pays musulmans : blocages administratifs, interdiction d'évangéliser, interdiction d'épouser une musulmane etc.. Les chrétiens, regrette Annie Laurent, ont "parfois intériorisé leur situation de dhimmitude : ils mentent sur leurs conditions en disant que tout va bien, mais dès qu'ils peuvent parler en privé, montrent un autre discours".

La recherche sur l’embryon humain moins chère que la recherche sur les animaux

Lors des débats parlementaires sur la bioéthique, le député Marc Le Fur a évoqué une directive européenne limitant la recherche sur les embryons… de primates. En janvier, Pierre-Olivier Arduin écrivait :

"La juriste Aude Mirkovic, maître de conférences en droit public à l’Université d’Evry, se dit surprise que le gouvernement persiste et signe quant à la possibilité d’utiliser des embryons humains pour la recherche, tandis de l’Union européenne vient de manifester la ferme volonté de tout faire pour protéger les embryons animaux. En effet, la directive européenne du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux pour la recherche fixe aux États européens comme objectif «le remplacement total des procédures appliquées à des animaux vivants à des fins scientifiques et éducatives [en promouvant] la mise au point d’approches alternatives», le texte visant aussi bien les animaux nés que ceux sous «les formes embryonnaires et fœtales» ! Dramatique inversion de nos repères moraux…"

En commentaires, un lecteur expliquait :

"qu'on n'étudiait plus les embryons de primates car l'élevage de ceux-ci coûtait beaucoup trop cher, et que des laboratoires ne disposaient même plus de souris. Comparez le prix d'une animalerie (vétérinaires compris) de gorilles dans une faculté de médecine, avec celui d'une Fécondation In Vitro humaine dans un hôpital qui nécessite très peu de matériel et dont la "donneuse" est "bénévole" et n'a pas à être "élevée", et vous aurez tout compris… Seul le "matériel" humain est gratuit !"

La création d'embryon humains se fait dans les hôpitaux dans le cadre des PMA (procréation médicalement assistée), elle est donc entièrement financée par la Sécurité Sociale.

A cet aspect économique s'ajoutent deux considérations

  • il existe des normes internationales de protection des "grands singes" qui interdisent de les utiliser ;
  • les niveaux de formation requis pour expérimenter sur l'animal sont plus exigeants que ceux requis pour travailler sur l'embryon humain.

Le Camp des Saints, en Italie

Lu sur Il Giornale :

"Ils continuent à débarquer. En quatre jours la mer a porté sur les côtes de Lampedusa plus de quatre mille immigrés clandestins [en fait ce soir, on parle déjà de plus de 5.000]. Maroni (ministre de l'Intérieur) se dit "très inquiet". "Le Maghreb est en train d'exploser. Il y a un tremblement de terre institutionnel et politique qui risque d'avoir, à travers l'Italie, un impact dévastateur sur toute l'Europe. Et nous, comme d'habitude, nous sommes laissés seuls."

Ce n'est qu'un début : de nombreuses embarcations ont d'ores et déjà été localisées dans le canal de Sicile.

Les musulmans indonésiens s’en prennent aux églises

Lu sur le site de l'AED :

"Des centaines d’islamistes radicaux indonésiens ont incendié deux temples protestants et attaqué une église ce mardi 8 février dans le centre de l’île de Java pour réclamer un châtiment sévère à l’encontre d’un chrétien jugé pour blasphème, a déclaré la police. […] Le Père Saldanha, curé de la paroisse, a été roué de coups pour défendre le Saint-Sacrement."

Pakistan: un chrétien torturé à mort

Lu sur le site de l'AED :

"Imran Masih, jeune chrétien du Punjab a été torturé et tué par son employeur, un riche propriétaire foncier musulman. […] Le cas d’Imran Masih est emblématique et reflète un statut social intolérable dans le cadre duquel les cas de violences dénoncés représentent seulement la partie émergée de l’iceberg.

[…] Imran Masih, 24 ans, résident dans le village de Nut Kallan était employé depuis deux ans comme chauffeur par Mohammad Masood, riche propriétaire du district de Gujranwala au Punjab. Le 5 février dernier, Imran ne s’est pas rendu au travail pour raisons de santé. Le lendemain, à son retour, il a été roué de coups et torturé jusqu’à ce que mort s’ensuive. Après quoi Masood et ses complices ont remis le corps d’Imran à son père, Lal Masih, lui aussi employé au sein de la même propriété, en affirmant que le jeune homme s’était suicidé. Le père ne croyant pas à cette version, notamment aux vues des nombreuses traces de coups présents sur le corps de son fils, s’est rendu au commissariat de police pour porter plainte pour meurtre. La Police locale a cependant cherché à l’en dissuader, suite aux pressions exercées par l’influent Masood.

[…] Des sources de Fides au Pakistan commentent : « Dans des cas comme celui-ci, nous ressentons le silence du gouvernement et des autorités civiles. Nous nous sentons comme des citoyens de deuxième catégorie. Le Ministre fédéral chargé des Minorités religieuses est une figure institutionnelle utile à la communauté chrétienne en ce qu’elle permet d’avoir un interlocuteur direct au gouvernement et d’attirer l’attention de la nation sur les conditions des minorités religieuses. C’est pourquoi nous espérons que le Ministère ne sera pas supprimé par le gouvernement ».

L’État a versé 1,2 milliard d’euros de subventions aux associations en 2009

La palme revient au ministère de l'Économie, de l'industrie et de l'emploi, qui a distribué 382 113 289 euros.

Les dépenses totales du budget général de l'Etat en 2009 s'élevaient à 292,9 milliards d'euros et le déficit s'est soldé à 96,7 milliards d'euros.

Bioéthique : les approximations des politiques

Trouvé dans Famille chrétienne à propos des graves sujets contenus dans le projet de loi bioéthique :

"Pour répondre à des questions aussi fondamentales, combien de députés étaient présents dans l’hémicycle ? Trente, cinquante, quatre-vingt aux meilleurs moments… Et en salle de presse ? Quelques journalistes le premier jour. Un seul la plupart du temps… De tels débats ne méritaient-ils pas une couverture plus importante ? «Pour le débat sur l’écologie il y avait beaucoup plus de monde», commente un appariteur qui, sous couvert d’anonymat, s’avoue « consterné ».

En fait, on est frappé par le décalage entre la gravité des enjeux et les approximations de la parole politique. Ainsi de Xavier Bertrand, ministre de la Santé —présent dans l’hémicycle pendant une bonne partie des débats ou bien remplacé par Nora Berra sa secrétaire d’État. Interpellé sur l’opportunité de la levée l’anonymat des personnes ayant donné leurs gamètes (spermatozoïdes ou ovules), il explique : «Décider de la levée de l’anonymat reviendrait à choisir entre filiation biologique et filiation affective. Je ne souhaite pas entrer dans un tel débat. Et c’est pour cela que je suis en faveur du maintien de l’anonymat». En clair, le ministre de la Santé laisse entendre qu’il ne sait pas trop si les « Dupond » sont parents de « Dupond junior » parce qu’ils lui ont transmis des gênes ou parce qu’ils l’ont éduqué…[…]

Entre l’approximation et les contresens, la limite est fragile. Le pompon revient à cette députée socialiste du Finistère, pour ne pas la citer, déclarant avec véhémence à la tribune sur les coups de minuit dans la nuit du 9 au 10 février : « La filiation biologique n’existe pas ! La filiation est uniquement d’ordre social ! » Et notre appariteur de confier à voix basse : « Peut-être les enfants naissent-ils sur les Menhirs dans le Finistère… » Face à elle, Jean Léonetti, rapporteur de la Mission d’information parlementaire et chef d’orchestre de ces débats, ne scille pas. […]

La majorité présidentielle aura donné un spectacle un peu moins inquiétant, même si elle s’est montrée plus que flottante sur de nombreux points : comme l’autorisation du transfert d’embryon post mortem ou extension de la recherche sur l’embryon, pour ne citer que cela. Emblématique fut la figure de Jean Léonetti, aux argumentations souvent filandreuses  tant elles essayaient de concilier les contraires, le transformant parfois en Monsieur Loyal de la majorité. Ainsi, après avoir solennellement mis en garde dans son propos introductif contre « la recherche de l’enfant parfait », il s’oppose deux jours plus tard à la plupart des amendements demandant un encadrement plus stricte du diagnostic préimplantatoire (soit sélection des embryons atteints de pathologies graves ou de handicaps)."