Nora Berra désapprouve le « bébé-médicament »
La secrétaire d'Etat à la Santé, Nora Berra, a déclaré à l'Assemblée, lors du débat sur la bioéthique :
"Lorsque j'entends depuis ce matin parler de 'bébé médicament', je trouve le terme pour le moins déplacé, car ce bébé est avant tout le fruit d'un projet parental. Certes, il permet de guérir un membre de la fratrie parce qu'il y a une maladie génétique dans cette famille. J'approuve donc la prouesse médicale et scientifique, mais je ne peux approuver l'instrumentalisation de la conception. Cette conception doit reposer avant tout sur un désir de parentalité".
Premier jour du débat sur la bioéthique : l’avortement dans toutes les têtes
Le compte-rendu des débats d'hier après-midi est en ligne. Le sujet tabou, mais auquel tout le monde pense, a été abordé par le Vert Noël Mamère :
"le 26 novembre 1974, Simone Veil, alors ministre de la santé, présentait ici même le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse, dans une atmosphère d’une grande violence, faisant face avec dignité aux attaques les plus outrancières. Trente ans plus tard, le droit à l’avortement n’est toujours pas un droit totalement acquis, il doit être sans cesse défendu ; trente ans plus tard, les femmes continuent à se heurter à de nombreux obstacles pour recourir à l’avortement, selon ce que constatent les associations de défense du droit à l’avortement et les professions de santé.
Deux IVG sur trois ayant lieu à l’hôpital public et les médecins acceptant de pratiquer les IVG étant peu nombreux, les délais d’attente sont souvent de trois à quatre semaines. Certains centres publics ou privés refusent, malgré la loi de 2001, de prendre en charge les mineurs sans autorisation parentale. De nombreuses structures privées ont fermé des lits réservés à l’IVG, l’acte étant considéré comme non rentable. Les femmes ont dû attendre trois ans pour recourir à l’IVG médicamenteuse, hors des structures hospitalières, après l’adoption de la loi Aubry. Des groupes parfois violents, opposés à ce droit des femmes, sont toujours au coin du bois, profitant du moindre événement pour repartir à l’attaque. Plus près de nous, le débat sur le PACS a été d’une violence blessante pour une grande partie de l’opinion. Les propos tenus au cours de la discussion parlementaire apparaissaient d’un autre âge, et j’espère qu’ils font aujourd’hui honte à leurs auteurs. Une bible a même servi d’argument !"
Eugénisme : le mensonge du professeur Frydman
Réagissant à l'accusation d'eugénisme à propos du bébé-médicament, le professeur Frydman déclare :
"Il n'y a rien d'eugénique dans cette histoire, car l'eugénisme est imposé à la population."
Sous-entendu : les parents ont choisi cette conception, alors que l'eugénisme aurait été de le leur imposer. Mais le professeur Frydman a déclaré juste avant :
"Nous avons donc procédé à une fécondation in vitro pour six embryons. Deux d'entre eux avaient des gènes sains, dont un était en plus compatible avec le sang de la cadette de la fratrie. Les parents ont souhaité que les deux embryons soient implantés, sans être certains que l'enfant à naître pourrait guérir leur fille".
Ainsi l'eugénisme a bien été imposé à 6 embryons, dont un seul est sorti vivant !
10 évêques contre l’utilisation de l’être humain
Communiqué de ces évêques emmenés par Mgr d'Ornellas :
"Vouloir guérir son frère en humanité est à l'honneur de l'homme. Tant de personnes y consacrent leur vie ! Accompagner la souffrance de parents qui ont un enfant gravement malade est un devoir de la société. Nous comprenons leur détresse et leur espoir dans la médecine. En revanche, légaliser l'utilisation de l'être humain le plus vulnérable pour guérir est indigne de l'homme. Concevoir un enfant pour l'utiliser – même pour soigner – n'est pas respectueux de sa dignité. Que dira l'enfant quand il se découvrira « bébé médicament » ? Un tel utilitarisme est toujours une régression. Il est dangereux pour une société de ne pas respecter « l'intérêt primordial » de l'enfant stipulé par la Convention Internationale des Droits de l'Enfant. Nous encourageons la recherche afin qu'elle trouve de plus en plus les thérapies appropriées."
Persécutée par le lobby homosexuel à cause de ses convictions religieuses
Susanne Wilkinson est accusée d'avoir discriminé 2 homosexuels qui ont porté plainte. Elle leur avait expliqué “courtoisement” à leur arrivée dans l'auberge pourquoi elle ne pourrait pas leur offrir de chambre. Elle leur a expliqué qu'elle leur aurait bien proposé deux chambres uniques mais que toutes étaient pleines. Francis, son mari, un ancien employé de la City, a quant à lui exposé poliment aux deux hommes que les laisser partager un lit dans leur auberge allait contre leur foi chrétienne. Son procès devrait bientôt démarrer. Elle déclare à Nouvelles de France :
"Je ne suis pas effrayée, je crois et j'ai confiance en Dieu. Il est avec nous et nous aidera durant le procès.
Avez-vous reçu des témoignage de soutien ?
Oui, des messages de soutien venant du monde entier : des Etats-Unis, du Japon, d’Australie… mais aussi 500 messages haineux et injurieux.
Pour vous, ce procès présente-t-il une opportunité, par exemple de rappeler ce que dit la Bible du comportement homosexuel ?
C’est une opportunité pour moi de dire que je suis chrétienne (évangélique, NDLR) et que je souhaite vivre sous la loi de Dieu. Les homosexuels et les lesbiennes peuvent venir seul(e)s chez moi, je n'ai pas de problème avec ça, et mon mari non plus. Lorsqu'il travaillait à la City, il a embauché des homosexuels. Mais je ne peux pas accepter une manière de vivre contraire à l’enseignement de la Bible sous mon toit.
Le député conservateur Chris Grayling a été démis de ses fonctions de ministre de l’Intérieur au sein du Shadow Cabinet conservateur après qu’on l’ait enregistré déclarant que les propriétaires de B&B devraient être autorisés à suivre leur conscience et agir conformément à leur foi chrétienne en réaction à une première affaire.
Bébé-médicament : ce que cache le coup publicitaire
Tugdual Derville, délégué général de l’ Alliance pour les Droits de la Vie, réagit à l’annonce de la naissance du premier bébé médicament français, la veille du débat parlementaire bioéthique.
"Nous ressentons un profond malaise devant ce qui reste un coup publicitaire assorti d’un habile plan de communication car on annonce évidemment cette première pour faire pression sur les parlementaires au moment même où s’engage l’examen du projet de loi. Trois graves instrumentalisations associées à la technique du double DPI sont dissimulées :
- exploitation de la souffrance liée à la maladie : déjà dix autres familles frappées par la maladie génétique ont vécu ce processus sans succès ; pour elles, le bébé-médicament s’est soldé par un faux espoir.
- chosification de la vie humaine : il a fallu concevoir de nombreux embryons pour que naisse celui prénommé « Notre espoir ». Comment justifier le tri et la destruction de tant d’êtres humains, au motif qu’ils n’étaient pas immunologiquement « compatibles » avec leurs aînés ?
- instrumentalisation d’un nouveau-né qui porte une mission inhumaine : il a été conçu, non pas pour lui-même, mais pour un autre. C’est une grave atteinte à sa dignité avec de forts risques de séquelles psychologiques, notamment s’il déçoit.
Tout cela est d’autant plus contestable qu’il existe une alternative éthique et démocratique à ces manipulations : l’utilisation du sang de cordon puisé dans le stock français et international existant. C’est l’occasion de rappeler le retard de la France dans ce domaine alors que 820 000 naissances permettraient largement de répondre aux besoins de greffons compatibles. Sous couvert de la louable intention de guérir un enfant, on a sélectionné un frère selon l’objectif qu’on a voulu lui assigner, et on a détruit d’autres frères et sœurs, qui n’étaient pas conformes à ce projet. C’est une forme particulièrement pernicieuse d’eugénisme."
Le chiffre du jour
Lu dans Les 4 Vérités :
"La Direction de la coopération internationale indique que 17000 candidats à l’immigration illégale vers la France ont été refoulés en 2010. Pour cela, la DCI emploie 170 policiers et 60 gendarmes, qui travaillent sur 156 pays, et qui ont donc, en moyenne, refoulé chacun un clandestin tous les 5 jours… alors qu’il en entre au bas mot 100000 tous les ans, soit plus de 270 par jour !
Tout le monde a le droit de se marier, y compris les homosexuels
Dans Les 4 Vérités, Guillaume de Thieulloy revient sur la décision du Conseil constitutionnel contre le "mariage" homosexuel :
"Il faudrait absolument faire confiance à tel psychologue, à tel sociologue, qui aurait «prouvé» que les enfants élevés par des couples homosexuels sont aussi épanouis que ceux élevés dans des couples hétérosexuels. Et ce constructivisme est d’autant plus inquiétant que l’on ne sait pas bien d’où sortent ces «spécialistes», ni moins encore les chiffres et les «faits» qu’ils avancent à l’appui de leurs thèses.
Je lis ainsi dans la presse que Me Caroline Mécary, avocate de SOS Homophobie, a déclaré que le Conseil constitutionnel venait «de rater une occasion historique de mettre un terme à une discrimination devenue intolérable pour plus de 3 millions de personnes gays et lesbiennes en France». Je passe sur l’absurde terme «d’homophobie» employée par l’association que représente Me Mécary. Je passe sur le terme «discrimination», qui a servi à justifier toutes les privations de libertés de ces dernières décennies. Mais le chiffre de 3 millions me laisse tout de même rêveur. À qui fera-t-on croire que 3 millions d’homosexuels français rêvent de mariage ?
Hélène Mandroux s’est engagée (à quel titre ?) à ce que le PS ait dans son programme pour 2012 la légalisation du mariage homosexuel. En face, peu de personnes osent répondre. La réponse est pourtant simple : il n’y a aucune violation des droits et libertés individuelles dans le fait de réserver le mariage à deux personnes adultes de sexe opposé. Tout le monde a le droit de se marier dans ces conditions – y compris les homosexuels. Et l’État doit protéger le mariage «hétérosexuel» pour une raison tout aussi simple : le mariage fonde la famille et donc l’avenir du pays. Dans l’état actuel du droit, chacun fait ce qu’il veut chez soi, mais il n’existe aucune raison de traiter de la même manière des unions qui engagent l’avenir et des unions qui ne l’engagent pas. La question qui suit logiquement celle du mariage étant celle de l’adoption par des couples homosexuels, j’ajoute qu’il existe certes des droits de l’enfant, mais aucun droit à l’enfant !"
Le bébé médicament est le fruit d’une technique eugénique, inutile et mensongère
Très clair communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :
"Présenté abusivement comme une prouesse médicale, le bébé médicament n’est que le fruit d’une technique doublement eugénique, inutile et mensongère.
1) Le bébé médicament : une technique doublement eugénique
Autorisé par la loi de bioéthique de 2004, à titre expérimental, le bébé-médicament nécessite un double tri d’embryons. D’abord, il faut éliminer les embryons porteurs de l’affection dont souffre le grand frère ou la grande soeur à soigner. Ensuite, dans le stock d’embryons sains, un 2ème tri est effectué qui permet de ne garder que des embryons compatibles pour la greffe envisagée. C'est-à-dire qu’on admet explicitement de supprimer des embryons sains qui n’ont pas la chance d’être compatibles pour une greffe. Il s’agit donc d’une double transgression. Pour obtenir un embryon qui corresponde au «cahier des charges» on a évalué qu’il faut trier et éliminer 100 embryons «non compatibles».
2) Le bébé médicament : une technique inutile
Il importe d’autant plus de refuser cette évolution que le développement des banques de sang de cordon fait du bébé médicament une technique inutile. Il est possible de rechercher parmi les greffons de sang de cordon celui qui permettra de traiter la pathologie considérée. Il faut savoir que la pénurie de stocks de sang de cordon aujourd’hui, entrainant un problème pour les greffes HLA-compatibles (il faut pour cela disposer d’échantillonnages variés), s’explique par l’absence de choix politiques clairvoyants au début des années 2000 relatifs à l’organisation de cette activité. Cette démission politique ne doit pas se renouveler en 2011.
3) Le bébé médicament : une technique mensongère
La loi de 2004 avait limité l’usage de cette technique à une expérience de 5 ans. La pérennisation de cette technique repose sur un mensonge. La technique du bébé médicament aurait dû faire l’objet d’une expérimentation, puis d’une évaluation, avant d’être éventuellement reconduite ou arrêtée. Cela n’a pas été le cas puisque cette technique depuis 2004 n’a pas abouti (cf. le rapport du conseil d’Etat relatif à la révision de la loi de bioéthique, avril 2009). L’inscrire définitivement parmi les actes auxquels il pourrait être recouru est donc une malhonnêteté intellectuelle, un risque médical et une faiblesse sur le plan politique. Enfin il faut rappeler qu’en 2004 cette technique, que la majorité de l’époque ne souhaitait pas, a été introduite par un amendent de l’opposition. On note qu’en 2011, c’est la même majorité, qui par un amendement du rapporteur du projet de loi (le député Jean Léonetti) valide aveuglément cette transgression. Les choix politiques de 2011 s’inscriront-ils dans la continuité de ceux de 2004, eugénistes et fondés sur une manipulation médiatique, ou feront-ils preuve de lucidité et de courage pour privilégier des orientations solides médicalement et éthiques ?"
Les révoltes dans les pays arabes ont pour cause : le réchauffement global !
La personne qui soutient cette thèse est le Prix Nobel d’Économie Paul Krugman, dans le New York Times. Ce blog réduit cette thèse en pièces :
"L’économiste [photo] affirme que les prix élevés des aliments ont été une cause importante du mécontentement de la population dans le monde arabe. Pour le prouver, il renvoie vers un blog réchauffiste où l’on mentionne également le prix du combustible, facteur sur lequel Krugman ne s’attarde pas, à moins que l’analyse le fatigue. Ensuite il s’emploie à écarter tout cause possible de l’augmentation des prix autres que des événements météorologiques extrêmes, lesquels – affirme-t-il – sont devenus plus courants à cause du réchauffement global. Il réduit aussi l’importance des subsides des pays développés à l’éthanol – qui fait que beaucoup de cultures sont consacrées à la fabrication de combustible, augmentant les prix –, la plus grande demande de grains en Chine et l’augmentation générale des prix des matières premières. […].
Cependant, quand on regarde le prix des aliments sur le long terme [graphique ci-contre], tout son raisonnement tombe en pièces. Comme on le voit, les prix, avec les dents de scie habituels dans ce type de graphique, ont constamment baissé, en marge de la température globale. Le graphique est tiré d’une étude de Daniel Sumner, de l’Université de Californie-Davis, publiée en 2009. Depuis la publication de celle-ci, les prix baissèrent à nouveau en 2009 pour remonter à des niveaux similaires au pic de 2008. Une quelconque corrélation avec la température globale ? Aucune."
»Frère Luc » Lonsdale et Frigide Barjot remettent leur pétition respective au député de l’Ain, Xavier Breton
Hier, l’initiateur de la pétition en ligne pour un moratoire sur la recherche embryonnaire a remis devant l’Assemblée nationale les 11 000 signatures récoltées en quelques semaines. Accompagné de Michael Lonsdale et de Frigide Barjot, Stanislas de Larminat (caché par le député sur le photo) a présenté la pétition à la presse, avant d’accompagner un modeste cortège de 2CV vers l’Assemblée. La 2CV bleu-blanc-rouge a amené Lonsdale, Larminat, la pétition… sur le trottoir devant le Palais-Bourbon. 570 enveloppes destinées aux députés ont été remises à Xavier Breton, élu UMP de Bourg-en-Bresse, qui anime un petit groupe parlementaire soucieux de limiter les dégâts de la loi bioéthique.
Il faut accepter le handicap des personnes atteintes de trisomie 21
10 associations sécialisées dans la handicap lancent un appel dans La Vie contre la "chasse aux trisomiques" qui prévoit le projet de loi sur la bioéthique. Extraits :
"Nous, parents de jeunes et d’adultes atteints de trisomie 21, nous battons, depuis leur naissance, pour que nos enfants soient éduqués, respectés, et impliqués dans la société. C’est pour cela que nous avons créé ou pris la responsabilité d’associations qui les représentent et les défendent. Comme pour tout citoyen, les droits fondamentaux de ceux qui souffrent de trisomie 21 doivent être respectés. Nous apprécions les efforts qui ont été faits dans ce sens, notamment depuis la loi pour l’égalité des droits et des chances de 2005. Mais ils ne suffisent pas : aujourd’hui encore, et peut-être plus qu’hier, les personnes trisomiques souffrent du regard ambivalent que nos contemporains posent sur elles.
Il leur faut accepter leur handicap, et nous faisons tout pour cela, avec l’aide de leurs médecins, de leurs éducateurs et accompagnateurs spécialisés. Mais, nous souffrons, pour eux et avec eux, de constater combien leur bonheur de vivre est affecté par les préjugés dont ils font l’objet. Ils nous disent, clairement, que le plus dur pour eux n’est pas leur maladie, mais le rejet dont ils pâtissent, ouvertement ou subrepticement. Nous rejetons toute tentative de réduire les personnes fragiles à leur fragilité. Leur handicap nous renvoie à notre capacité à atteindre l’autre au-delà de son apparence, de ses qualités, de sa grâce ou de sa disgrâce. Il nous oblige à rejoindre l’autre dans sa vérité. […]
L’exclusion dont sont victimes les personnes atteintes de trisomie 21 passe bien entendu par les immenses difficultés d’accès à l’école et à l’emploi. Mais, bien avant cela, elle se manifeste d’abord par le refus de les accueillir et ce, dès avant la naissance ! […] Les dérives eugéniques dont sont victimes les personnes trisomiques sont un constat alarmant établi par des voix autorisées, comme celle du Conseil d’Etat, de l’ancien ministre de la santé Jean-François Mattéi, de l’ancien président du CCNE, Didier Sicard et de nombreux gynécologues obstétriciens. Nous souhaitons donc une réelle prise de conscience des responsables, condition d’une volonté politique forte, indispensable pour atténuer ces pratiques eugéniques. C’était d’ailleurs un souhait unanime des citoyens dans leurs contributions aux Etats généraux de la bioéthique !
Nous attendons du gouvernement et du législateur qu’ils proposent des mesures à la hauteur de la situation. […] Nous attendons de la révision de la loi de bioéthique qu’elle soit l’occasion d’intégrer une dimension positive au diagnostic prénatal en proposant une information mesurée pour les femmes enceintes, notamment sur la dignité de leur enfant et la prise en charge adaptée dont il pourra bénéficier. L’apport de cette information positive est nécessaire pour lutter contre l’angoisse liée à la méconnaissance du handicap et pour soulager les parents de la pression normative et culpabilisante du dépistage. Le choix collectif ne peut pas rester celui du mutisme. Pourtant, l’actuel projet de loi évoque ces informations positives mais ne les rend pas obligatoires. […]"
Je ne suis que parce (par ce ?) que je fais !
Cécile Edel, présidente de Choisir la vie, s'interroge sur le "bébé-médicament" :
"Aujourd’hui, tous les médias s’emparaient de cette nouvelle, qui semble tomber à point nommé étant donné l’ouverture aujourd’hui des discussions au Parlement du projet de loi de Bioéthique. En effet, lundi, les professeurs René Frydman et Arnold Munich ont annoncé à l'AFP que le premier "bébé-médicament" en France, qui permettra de soigner l'un de ses aînés pour lequel il est un donneur compatible, avait vu le jour à l'hôpital Antoine Béclère à Clamart.. Quelle grande avancée scientifique diront certains, quel miracle pour le frère malade clameront d’autres…
Seulement ne faut-il pas regarder plus loin que le bout de notre nez, plus loin que notre propension à mettre en priorité notre ressenti compassionnel aux lieu et place d’une réflexion plus approfondie. Et les médias le savent bien : ils nous offrent sur un plateau d’argent ce que nous aimons, ce qui nous parlent le plus. Ils nous offrent du sensationnel, du compassionnel et surtout le sentiment apaisant que la médecine faite d’hommes et de femmes est si puissante qu’elle peut satisfaire notre envie de sauver le monde ! La réalité, malheureusement, est plus complexe et j’aimerais vous soumettre une réflexion au regard de ce que j’ai pu lire comme titres ou articles dans les journaux :
Alors que ce matin même sur RFI le président de la CCNE faisait appel à une vigilance éthique sur «la prise en charge de l’enfant médicament qui devra être considéré comme un être à part entière et pas seulement un enfant au service de son frère» (une évidence pour tous n’est ce pas ?), nous pourrons lire dès ce matin en ouvrant notre ordinateur ou notre journal des titres comme ceux-ci : «Cet enfant qui peut faire des miracles..» «Un bébé très prometteur vient de voir le jour …que pourra t’il faire ?»
Le Cardinal Vingt-Trois opposé à l’instrumentalisation de l’être humain
Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, s'est dit "tout à fait opposé" à la conception de bébés-médicaments, considérant mardi sur LCI qu'il s'agissait de "l'instrumentalisation" d'un être humain au profit d'un autre.
"Je salue bien-sûr le prodige que constitue cette naissance [mais cela signifie qu'on va] utiliser quelqu'un au service exclusif de quelqu'un d'autre, cet enfant est un instrument pour essayer de guérir un autre enfant".
"Allons nous devenir des instruments? J'y suis tout à fait opposé".
Concernant la reprise du débat sur la révision des lois de bioéthique, il a répété l'opposition de l'Eglise catholique à la recherche sur les embryons.
Bébé-médicament : un pas excessivement grave
Christine Boutin réagit vivement à l’annonce de la naissance en France d'un premier «bébé-médicament» :
«Je salue la prouesse technique, mais je lance un cri d'alarme, car en réalité, la question qui est posée ici est celle de l'instrumentalisation de la personne conçue simplement pour rendre service, pour être utilisée. L’enfant-médicament, choisi parmi de nombreux embryons pour remplir un rôle bien précis, se posera toujours la question de savoir : est-ce que, véritablement, j'existe pour moi-même ?
En outre, pour donner naissance à un bébé-médicament, on procède nécessairement à une sélection des embryons. Cela rappelle un certain nombre de philosophies eugéniques. On a franchi un pas excessivement grave. Avec un tel "progrès", l'homme devient un objet de consommation et un matériau comme n'importe lequel. Il appartient au politique de se saisir de la question et d’empêcher que des personnes humaines soient traitées comme des sous-hommes.
Nous sommes arrivés au pied du mur ! Notre société doit choisir ce qu’elle veut devenir : protectrice de la dignité humaine dans la tradition humaniste de la France, ou eugéniste par l’instrumentalisation du corps et de la personne. Je ne doute pas que le Parlement français, représentant du peuple, soit fidèle à cet héritage respectueux des Droits de l’homme. Et j’en appelle à l’autorité et à la vigilance du Président de la République pour stopper l’irréparable."
Bébé-médicament : la fin justifie-t-elle les moyens?
Le député UMP Jacques Remiller publie ce communiqué signé par 10 députés (Jacques Remiller, Xavier Breton, Jean-Marc Roubaud, Christian Vanneste, Philippe Vitel, Nicolas Dhuicq -seul psychiatre de l'Assemblée Nationale-, Jean-Marc Nesme, Daniel Spagnou, Dominique Souchet et Véronique Besse) :
"Le 26 janvier dernier, le 1er «bébé-médicament» en France, prénommé Umut Talha, est né. Il a été conçu par fécondation in vitro après un double diagnostic génétique pré-implantatoire (DPI) permettant le choix des embryons, et le sang de son cordon ombilical a été transmis à son grand frère dans l'espoir de le guérir de sa maladie, une bêta-thalassémie majeure, forme grave d'anémie génétique.
Si l'on peut se réjouir de cet espoir de guérison d'un petit garçon, il ne faut pas oublier que ce type de pratique – qui a été légalisée en France par un amendement gouvernemental lors de la discussion du projet de loi sur la bioéthioque en 2004 – pose des interrogations éthiques importantes. Alors que nous allons examiner à partir de ce soir le projet de loi de révision des lois de bioéthique, nous tenons à rappeler que cette sélection embryonnaire ne se fait pas au profit de l’enfant à naître: le bébé médicament est investi d’un espoir qui fait peser sur lui l’injonction de sauver son frère ainé. Non seulement il ne doit plus sa vie au seul désir le concernant mais à la mission pour laquelle il a été conçu. S’il n’arrive pas à accomplir sa mission de sauveur, il risque de se sentir défaillant et coupable, voire inutile et indigne de vivre. Cette instrumentalisation constatée au travers du tri embryonnaire fait du bébé médicament une victime, et les psychiatres envisagent logiquement des troubles spécifiques pour ces personnes."
Michael Lonsdale : « Il ne faut pas que ces embryons soient soumis à des manipulations »
Michael Lonsdale, qui refuse la recherche destructrice d'embryons, répond à Présent :
"je crois à la vie et que c’est infiniment précieux, et qu’il faut la protéger. Ne pas laisser faire tous ces projets de recherche scientifique qui sont proprement hallucinants – quand on pense qu’on va laisser trifouiller la vie à son départ, il faut être très présent dans ce débat. Il s’agit de la vie, de la vie honnête, et de la vie belle ! Il ne faut pas que ces embryons soient soumis à des manipulations… Dieu sait pour quoi ! Parce qu’il y a toujours le Mauvais qui est là-dedans.
Qu’est-ce qu’un embryon, donc, Michael Lonsdale ?
Oh là là ! Ne me demandez pas de précisions scientifiques ! C’est un petit bout de machin de truc-chose, mais c’est toute la vie qui est incluse là-dedans !"
La recherche sur l’embryon ne sert pas l’humanité
Mgr Dominique Rey publie à son tour un communiqué :
"L’assemblée nationale est appelée cette semaine à débattre en première lecture de l’opportunité de poursuivre ou non la recherche sur l’embryon. La controverse récurrente suscitée par l’utilisation des cellules souches issues de la destruction des embryons in vitro montre en creux le malaise «intellectuel» que les responsables politiques éprouvent avec raison sur un enjeu majeur de civilisation.
Dans le secret de sa conscience, chacun sait bien, pour reprendre les mots expressifs de Benoît XVI lors la veillée mondiale de prière pour la vie, que l’embryon humain «n’est pas une accumulation de matériel biologique, mais un nouvel être vivant, dynamique et merveilleusement ordonné, un nouvel individu de l’espèce humaine (…). Il en a été ainsi pour chacun de nous dans le sein de notre mère». A ce titre, l’éthique qui revendique rationnellement le respect de l’être humain dès le début de sa vie au nom du principe cardinal de dignité doit continuer à primer sur toute autre considération.
Du fait des progrès considérables enregistrés dans le champ des cellules souches adultes et reprogrammées ainsi que l’ont rappelé récemment d’éminents scientifiques devant la commission parlementaire spéciale, la science elle-même plaide aujourd’hui pour tourner la page de la recherche sur l’embryon. Celle-ci, rappelle encore le Saint-Père, «ne se place pas véritablement au service de l’humanité. Elle passe par la suppression de vies humaines qui ont une égale dignité par rapport aux autres personnes humaines et aux chercheurs eux-mêmes. L’histoire elle-même a condamné par le passé et condamnera à l’avenir un tel type de science, non seulement parce qu’elle est privée de la lumière de Dieu, mais également parce qu’elle est privée d’humanité».
En choisissant de revenir à la solution législative de 1994 interdisant toute pratique détruisant ou instrumentalisant l’embryon, la France pourrait porter un message fort de civilisation qui serait cohérent avec la science et qui contribuerait par là même à réorienter la bioéthique au service des plus vulnérables."
35 députés s’engagent contre l’industrialisation de l’embryon humain
35 députés de la majorité et non-inscrits appellent à la vigilance sur la loi bioéthique et précisent les 4 points qu’ils entendent voir pris en compte par la nouvelle loi. Extraits :
"Une loi de bioéthique ne peut pas se réduire à une loi sur la recherche. Elle a pour tâche première de protéger les droits fondamentaux des personnes, surtout les plus vulnérables. […] Nous l’avons exprimé lors des réunions de la Commission spéciale chargée d’examiner ce projet et notre vote dépendra de la prise en compte de nos demandes sur quatre sujets.
Ainsi, le projet de loi propose de rendre le diagnostic prénatal systématique en début de grossesse. Ce diagnostic a, dans les faits, comme seul objectif de détecter une éventuelle trisomie 21 sur le futur bébé. […] L’examen systématique aboutit donc à un choix dramatique entre l’avortement et un enfant trisomique. […] Nous sommes là en plein eugénisme. […]
La production d’embryons surnuméraires doit aussi être maîtrisée. De quoi s’agit-il ? Lorsqu’il y a fécondation in vitro, le spécialiste organise la fécondation de plusieurs embryons mais ne les implante pas tous. Dans notre pays, les autres embryons sont congelés et stockés ce qui, selon la mission parlementaire, constitue une “transgression première”. Pourquoi ne pas s’inspirer de l’Italie et de l’Allemagne où les fécondations in vitro sont réalisées sans conservation d’embryon ?
Certaines recherches, notamment sur les cellules souches, sont réalisées en France sur les embryons. Le chercheur détruit l’embryon pour extraire ces cellules souches ou utilise des lignées de cellules souches issues d’un embryon préalablement sacrifié. Ces recherches, menées depuis vingt ans, n’ont pas donné de résultats ; tout le monde en convient. […] L’embryon ne peut être un matériau de laboratoire servant des intérêts économiques et financiers. La France s’honorerait à développer ces méthodes réconciliant l’éthique et la science.
Il faut enfin instituer une bioéthique citoyenne. La loi qu’on nous propose donne une délégation excessive de pouvoir à l’agence de biomédecine, c'est-à-dire aux experts. Nous ne voulons pas d’une technocratie d’experts mais nous voulons une démocratie de citoyens."
La liste des députés est ici. Si le votre ne s'y trouve pas, écrivez-lui. Ce vote sera pris en compte dans la prochaine mise à jour de notre bilan sur les députés.
Il n’y pas de musulmans modérés
Benoît-et-moi a traduit un article de Massimo Introvigne sur les musulmans. Extraits :
"à proprement parler, il n'y pas de musulmans modérés. Parcourant en long et en large des pays à majorité musulmane, du Maroc à la Malaisie, je n'en ai jamais rencontré un. À l'inverse, en Italie, j'ai eu beaucoup de difficultés à rencontrer un musulman qui n'ait pas la prétention d'être "modéré", au point que, quand j'en rencontre un qui nie ouvertement l'être, j'en arrive à le prendre en sympathie.Les musulmans vivant en Italie ont compris que pour vivre en paix chez nous et se faire inviter à des talk-shows à la télévision, ils doivent se présenter comme modérés […]. Par exemple, un membre des Frères musulmans […] se présentera comme "modéré" à la télévision en Italie, mais n'utiliserait jamais ce mot en Egypte ou en Jordanie.
La faute n'en revient pas seulement aux musulmans. Une grande partie de la presse divise les partisans de l'islam en deux catégories: «terroristes» et «modérés». Non sans une certaine logique, de nombreux musulmans en concluent que s'ils ne s'auto-définissent pas "modérés", ils seront étiquetés comme "terroristes", avec toutes les conséquences que cela implique. Ainsi, si on décode son discours, un membre des Frères musulmans peut simplement tenter de tromper l'interlocuteur italien en se présentant comme "modéré". Mais si cela signifie ne pas être un terroriste et n'avoir aucune sympathie pour Ben Laden – même s'il en a pour le Hamas – ce n'est pas, à proprement parler, un mensonge.
[…] Le phénomène potentiellement le plus trompeur est la présentation comme "musulmans modérés" d'intellectuels qui sont modérés, mais ne sont pas musulmans. […] Certains de ces intellectuels […] pourront être de très intelligents observateurs de la réalité musulmane, nationale et internationale, de bons journalistes, des consultants précieux: mais ce ne sont pas des "musulmans modérés" parce qu'ils n'atteignent pas le niveau d'orthodoxie et l'orthopraxie minimum pour les définir comme "musulmans". Ainsi – même si l'Islam n'a pas de pape pour le certifier (mais pas non plus pour certifier le contraire) – ne sont pas musulmans ceux qui ne croient pas dans le caractère divin du Coran et ne pratiquent pas les droits fondamentaux de la foi, qui, dans une religion sans hiérarchie et sans une théologie partagée sont plus régementés que dans le catholicisme: alors qu'il y a des "catholiques non-pratiquants", il est difficile de concevoir des "musulmans non-pratiquants" dans le sens où ils ne prient ni ne pratiquent le jeûne. […]
Nice : Jacques Peyrat alliera-t-il Identitaires et FN ?
Après s'être allié avec les Identitaires, l'ancien maire de Nice, candidat dans le 14e canton, a rencontré Marine Le Pen et Steve Briois pour conclure un accord. C'est ce que révèle Minute de demain. L'objectif est d'arracher le canton à la gauche, tout en empêchant l'UMP (la femme de Christian Estrosi est candidate) de le gagner.
"Si Marine Le Pen s’est déplacée à Nice, c’est que, localement, la situation est tendue et la fédération des Alpes-Maritimes divisée – coutume locale! – entre ceux qui souhaitent un accord avec Jacques Peyrat et ceux qui ne veulent pas en entendre parler, le considérant toujours comme un «traître». […] Selon nos sources, la réunion a été tendue. Parfois houleuse. […] Mais la rupture a été évitée. Lydia Schenardi a même adressé depuis un courrier électronique à Marine Le Pen pour l’informer qu’elle se plierait à la décision du siège. […]
Lundi soir à vingt heures, à l’heure où nous étions obligés de boucler ce numéro, rien n’était encore fait. Depuis 16 heures, la commission nationale d’investiture du Front national était réunie pour trancher de nombreux cas, dont celui de l’accord ou pas avec Jacques Peyrat. […]
Et celui-ci a déjà lancé sa propre stratégie d’union avec les Identitaires de Nissa Rebela… […] Conclu le 12 janvier dernier, cet accord, signé par Jacques Peyrat et par Philippe Vardon, président de Nissa Rebela et membre du bureau exécutif du Bloc identitaire, se matérialise par un soutien des Identitaires à Jacques Peyrat dans le 14e canton, par un soutien de Jacques Peyrat à Philippe Vardon dans le 3e canton de Nice, et par un soutien réciproque pour le second tour dans les cantons où les candidats de l’Entente républicaine et les candidats identitaires se trouveraient en concurrence. […] Selon Jacques Peyrat, non seulement son entente avec Nissa Rebela n’est pas remise en cause, mais, s’il y avait accord avec le FN, «ça pourrait s’articuler. En tout cas je l’espère, il faudra en débattre». Quant à Philippe Vardon, s’il «regrette que tant de temps ait été perdu en tergiversations et dans des querelles personnelles qui n’avaient rien de politique», il confirme qu’il est toujours favorable à une «discussion globale entre tous les opposants à Christian Estrosi, ainsi que nous l’avons appelé de nos voeux dès l’an dernier»."
Addendum 13h10 : le FN soutient officiellement la candidature de Jacques Peyrat aux élections cantonales.
Bioéthique : les contradictions avouées de Jean Leonetti
Le député Leonetti, rapporteur du projet de loi sur la bioéthique, se torture l'esprit face aux question de Ouest-France :
"Vous posez un principe : j'interdis [la recherche sur l'embryon], et vous y dérogez ensuite. Comment justifiez-vous cette position ?
À mes yeux, il existe une différence de nature, et une hiérarchie, entre l'embryon et la cellule souche. L'embryon destiné à naître doit faire l'objet d'une protection. On ne doit pas le manipuler pour en faire quelque chose de différent, augmenter ses performances, choisir la couleur de ses yeux… Les cellules souches embryonnaires sortent de ce cadre. Issues d'un embryon qui n'est pas retenu dans un projet parental, elles me sem blent donc moins « intouchables ». Des dérogations sont donc accordées si la recherche peut apporter un progrès médical."
Ce que le député "omet" de préciser, c'est que pour récupérer ces cellules souches embryonnaires, il faut éliminer l'embryon : le tuer. Concernant ce fameux progrès médical, le député prend soin de préciser :
"Nous ne sommes plus en 2004. La cellule souche embryonnaire portait alors tous les espoirs. On allait guérir les maladies d'Alzheimer, de Parkinson, réparer des organes défectueux. Aujourd'hui, les résultats tardent à venir. D'autre part, les expériences sur les cellules souches adultes offrent une alternative qui ne pose pas de problème éthique. Pour autant, il ne faut pas fermer la porte à la recherche sur les cellules souches embryonnaires. On ne peut pas savoir sur quoi elle débouchera. Les deux doivent être menées conjointement."
Comprenez : on tue des embryons pour récupérer leurs cellules souches et cela ne donne aucun résultat satisfaisant, contrairement à la recherche sur les cellules souches adultes. Mais on continue quand même !
Plus de Pacs mais moins d’enfants
Un million de personnes étaient pacsées en France métropolitaine au 1er janvier 2010 et seulement 6% d'entre elles formaient un couple de même sexe. Toutefois, malgré une très forte progression, le nombre des pacsés reste faible au regard de celui des personnes mariées ou en union libre.
Le Pacte civil de solidarité a d'abord été utilisé par les homosexuels : 42% des 22.500 couples pacsés en 2000. Beaucoup de ces pactes ont ensuite été dissous et au 1er janvier 2004, seulement 5.000 personnes étaient pacsées avec une personne du même sexe. Le nombre des couples pacsés de même sexe atteignait 60.000 au 1er janvier 2010.
En 2010, 195.000 Pacs ont été conclus pour 249.000 mariages célébrés. 46% des pacsés vivent sans enfant, soit trois plus que les mariés. Et quand ils en ont, ils se limitent à un seul enfant dans 62% des cas contre 29% des mariés. Le nombre moyen d'enfants est de 1,4 par couple pacsé contre 2 pour les mariés. Ce sous-mariage, qui permet la répudiation, est finalement le triomphe de l'individualisme, du caprice amoureux. Il n'est en rien un gage de stabilité pour la société et ne participe pas au bien commun.
Plus de 10% de musulmans en France en 2030
Lu dans Le Figaro :
"Selon une étude américaine, la proportion de musulmans est à la hausse dans le monde. En France, elle pourrait dépasser 10 % en 2030. […] Avec la Belgique, la France serait donc le pays d'Europe où, pour la première fois, la proportion des fidèles de l'islam dépasserait ce pourcentage symbolique. Estimés actuellement à 7,5 % de la population française (4,7 millions) les musulmans de l'Hexagone passeraient ainsi à 6,86 millions, soit 10,3 %. La communauté musulmane française confirmerait ainsi sa première place parmi les pays européens."
Bioéthique : le débat commence aujourd’hui à l’Assemblée
Et le vote devrait avoir avoir lieu le 15 février.
Il vous reste donc une semaine pour contacter votre député sur ce grave sujet et exiger le respect absolu de l'embryon. Ne pas oublier aussi de signer la pétition de l'ADV et la faire circuler.
Retrouvez tous nos articles sur le sujet ici.
La confiance des Français dans les médias baisse, sauf pour Internet
Une enquête de La Croix sur la perception des médias par les Français révèle :
"Avides d’information, les Français sont, en toute logique, vigilants et critiques à l’égard de leurs médias.
Leur confiance globale s’est quelque peu émoussée à l’égard de la presse écrite depuis l’an dernier : ils ne sont que 49% à penser que «les choses se sont passées comme le journal les raconte», contre 55% en 2010. Malgré un léger effritement, la radio demeure – c’est une constante depuis des années – le média jugé le plus fiable avec un taux de confiance à 57% (contre 60% il y a un an).
La télévision baisse aussi un peu avec 46% de taux de confiance contre 48% en 2010. On remarque une stabilité surprenante d’Internet à 35%."
Garantie de l’accouchement sous X : pourvoi en cassation
L'avocat de la mère du bébé né sous X, dont la cour d'appel d'Angers avait confié la garde aux grands-parents contre l'avis de la mère, a affirmé qu'il allait demander au parquet et au conseil général de se pourvoir en cassation. Me Jacques Monnier envisage également de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme. Selon lui, l'arrêt de la cour d'appel "constitue une transgression évidente de la loi". L'avocat a souligné le "profond sentiment de trahison" ressenti par la mère de la petite Héléna, née sous X en 2009 à Angers, "face à une décision qui porte une atteinte grave à ses intérêts légitimes et menace le principe même de laccouchement sous X". Les femmes dont l'anonymat ne serait plus garanti seront tentées d'avorter. Pour l'avocat :
"Cet anonymat est purement et simplement annulé, compte tenu de l'identité du couple à qui cette petite fille doit être confiée".
Cette décision "est une régression et un recul que personne ne peut ignorer".
2 églises incendiées en Indonésie
Un groupe de musulmans en Indonésie a incendié aujourd'hui 2 églises et pillé une troisième lors d'affrontements avec la police, en réclamant la peine de mort pour un chrétien condamné pour blasphème de l'Islam.
