Les catholiques et l’amour
Voici le thème de l'émission de Dieu Merci ! du 11 février en lien avec la Saint Valentin :
"C'est si bon de faire l'amour!"
Au-delà des caricatures, le regard chrétien sur la sexualité réconcilie la chair, l’esprit et l’âme. Dans un univers saturé de pornographie, dans lequel les corps deviennent des marchandises, l’Eglise délivre un message qui mérite d’être entendu. Invitée: Inès de Franclieu.
Manifestation demain midi contre l’eugénisme
L’Alliance pour les Droits de la Vie organise une manifestation demain, vendredi 11 février, à 12h45 Place Edouard Herriot (devant l’Assemblée Nationale). Elle lancera un cri d’alerte pour protéger la société des dérives eugéniques. La France a en effet adopté des pratiques de dépistage systématique du handicap, de sélection ante natale, de recherche sur l’embryon qui, accumulées, dessinent un eugénisme de fait. Tugdual Deville, délégué général, dénonce :
"Derrière le tri des êtres humains, chacun d’entre nous peut se sentir menacé. Or, l’un des fondements de notre démocratie est la protection du plus vulnérable et de sa dignité."
L'ADV présentera solennellement sa pétition « Démasquons les dérapages du projet de loi » et ses 24 987 signataires.
Débat bioéthique : l’eugénisme dénoncé
Lors du débat de ce matin sur la bioéthique, le peur de l'intégrisme a encore surgit. Extraits :
"M. Patrick Bloche [PS]. Occasion manquée : tel est incontestablement le désolant constat que l’on peut d’ores et déjà dresser de cette révision, pourtant programmée, des lois bioéthiques. On est même passé, au fil de l’examen du projet en commission spéciale, de l’ambition certes très limitée qu’affichait le texte du Gouvernement, à un statu quo […] que la frange la plus ultra, la plus conservatrice, la plus intégriste de cet hémicycle…
M. Paul Jeanneteau. Ça commence mal !
M. Patrick Bloche. …a jugé cependant insuffisant au regard des objectifs proprement réactionnaires qu’elle s’est fixés. […] Finalement, et comme il est ici beaucoup question de filiation sociale, de filiation biologique, force est de constater la filiation politique de cette droite ringarde qui, au milieu des années 70, s’opposait – et avec quels mots ! – à la légalisation de l’IVG, qui, il y a une douzaine d’années, tentait, toujours avec les mêmes mots de haine et d’intolérance, d’empêcher l’adoption du PACS,… […]
Philippe Gosselin (UMP) a été plus pertinent :
"Je constate que ceux qui sont contre les OGM et contre les manipulations génétiques sur le végétal ou sur l’animal sont parfois un peu moins prudents avec l’humain. […] À l’ultralibéralisme économique succéderait l’ultralibéralisme sociétal, objet de toutes les surenchères ? Halte au feu ! Il n’y a pas, d’un côté, le progrès qui serait défendu sur ces bancs […] et, de l’autre, l’obscurantisme ! Ce serait trop simple ! À ceux qui défendent ou qui se targuent de défendre le mieux-disant culturel, je réponds volontiers : osez le mieux-disant, mais le mieux-disant éthique ! […] Si vous êtes contre le dumping social, soyez contre le dumping éthique ! […] Halte au feu ! Pourquoi prendre le risque de promouvoir une culture de mort ? Je ne souhaite pas que le texte que nous allons examiner soit un texte de compromis : je préfère un texte d’équilibre, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. […] Les méthodes alternatives sont ainsi à développer : la recherche sur les cellules souches de sang de cordon, les cellules souches adultes reprogrammées. Cela vaut d’ailleurs pour la trisomie 21. Sans entrer dans la polémique d’hier ou de ce matin qui nous a agités, force est de reconnaître que la pratique actuelle est assez eugéniste et porteuse d’une forme de totalitarisme."
Accouchement sous X : trahison de la Justice
La jeune femme, qui a accouché sous X, et dont la Justice a donné raison aux parents qui voulaient avoir la garde de l'enfant, déclare dans Ouest France :
"Après mes parents, c’est la justice qui m’a trahie. En accouchant sous le couvert du secret, je me sentais protégée par la loi. Et voilà des juges qui les autorisent à prouver leur filiation, et d'autres encore qui leur confient l'enfant. Tous m’ont abandonné, invoquant l’intérêt supérieur de l’enfant. Mais les droits de celui-ci ne sont pas supérieurs aux miens !"
"Il faut un pourvoi en cassation, sinon l’avenir de cet enfant est hypothéqué et le choix d’accoucher sous X est définitivement terminé."
En 2050, les Français de souche seront minoritaires
Jean Raspail déclare dans Valeurs actuelles, à propos de la réédition du Camps des saints :
"Cette réédition revêt pour moi une importance plus haute que les précédentes car il me semble que le moment où elle s’inscrit est crucial. La vision développée dans le roman sera sans doute une réalité autour de 2050. La plupart des démographes sont d’accord sur le caractère inéluctable du phénomène, qui touche d’autres pays d’Europe. Les minorités dites visibles seront alors des majorités et ce sont les Français dits de souche qui seront minoritaires. Des pans entiers de ce pays seront peuplés de Français d’origine extra-européenne.
On me dira que la France a été constituée par des vagues d’immigration successives. Certes, mais l’immigration des siècles précédents était composée d’immigrés d’origine européenne, qui, en deux ou trois générations, se sont intégrés dans le modèle français. Or, le modèle d’intégration républicain se révèle inopérant depuis au moins une décennie. On assiste à la prolifération du communautarisme, à la juxtapo-sition de groupes revendiquant leurs différences ethniques, religieuses, culturelles, qui ne se reconnaissent pas dans le “vouloir vivre ensemble” qui fait le ciment d’une nation, comme le soulignait Renan.
Je défie nos gouvernants de prétendre qu’il s’agit là d’un progrès. Nous sommes ou serons confrontés à un retour à la tribalisation, qui m’apparaît comme le contraire de la civilisation. On a beaucoup parlé, récemment, de la nature de l’identité française, des limites de notre capacité assimilatrice, et puis on a enterré le débat dès que Big Other a froncé le sourcil. Qu’est-ce que Big Other [titre de la nouvelle préface NDMJ]? C’est le produit de la mauvaise conscience occidentale soigneusement entretenue, avec piqûres de rappel à la repentance pour nos fautes et nos crimes supposés – et de l’humanisme de l’altérité, cette sacralisation de l’Autre, particulièrement quand il s’oppose à notre culture et à nos traditions. Perversion de la charité chrétienne, Big Other a le monopole du Vrai et du Bien et ne tolère pas de voix discordante.
Je n’ai jamais été un écrivain engagé, mais je n’ai jamais, non plus, dissimulé mes convictions, et j’aimerais que le Camp des saints ouvre les yeux des lecteurs sur les mensonges et les illusions qui pervertissent notre vie publique. Depuis sa parution, j’ai reçu énormément de courrier, et j’ai discuté avec nombre d’hommes politiques, de droite et de gauche. Ce qui m’a frappé, c’est le contraste entre les opinions exprimées à titre privé et celles tenues publiquement. Double langage et double conscience… À mes yeux, il n’y a pire lâcheté que celle devant la faiblesse, que la peur d’opposer la légitimité de la force à l’illégitimité de la violence."
Débats sur la bioéthique : l’Eglise à l’Assemblée
Outre la question de l'avortement, toujours très présente dans les débats, c'est l'Eglise qui a été souvent mentionnée hier, notamment par le socialiste Philippe Tourtelier (favorable à toutes les transgressions), qui ferait bien de réviser :
"Pour déterminer ma position, je me suis inspiré en particulier de deux livres qui s’opposent sur cette question : le premier, Bioéthique, questions pour un discernement, rédigé par Mgr d’Ornellas et un groupe d’évêques catholiques, le second, intitulé L’embryon est-il un être vivant ?,de Francis Kaplan, professeur émérite de philosophie à l’université de Tours. C’est effectivement la réponse à cette question qui détermine ensuite notre position. […] La position de l’Église considérant l’embryon comme une personne est assez récente, elle date de la fin du XIXe siècle [ce qui est absolument faux, NDMJ]. Notons que l’Église n’a jamais exigé de baptême ou d’enterrement en cas de fausse couche. […] Considérant l’embryon comme une personne, l’Église remet d’abord en cause les embryons surnuméraires, dont on admet facilement, puisqu’ils sont de toute façon voués à la destruction, qu’on puisse faire des recherches sur eux. C’est donc leur destruction qu’il faut éviter, quitte à remettre en cause l’efficacité de l’AMP. Un peu plus loin dans le texte, c’est l’AMP elle-même qui est remise en cause au profit de l’adoption et des recherches sur la naprotechnologie, procréation naturelle médicalement assistée. […]
Quant aux recherches sur la naprotechnologie, qui font appel, entre autres, aux courbes de température comme la célèbre méthode Ogino, ne sont-elles pas, comme cette dernière pour la contraception, un moyen d’éviter le débat sur le statut de l’embryon ? Rappelons que la méthode Ogino est, avec l’abstinence, la seule réponse proposée par l’Église à la demande de contraception, et que ce statu quo se traduit par la naissance en Afrique de milliers de bébés atteints du sida. [on admire le raccourci… MJ]
[Addendum 16h15 : Voir la mise au point de Vini Ganimara.]
A l'inverse, on lira avec intérêt l'intervention de Christian Vanneste, dont voici un extrait :
"On mesure la valeur d’une civilisation humaine à sa capacité de protéger les plus faibles. Eugénisme et euthanasie, ce dernier mot à la rime si riche de sens, sont des processus où se retrouvent les partisans de l’efficacité sociale à tout prix et les libertaires les plus irresponsables.
Le député socialiste Philippe Vuilque prend soin de condamner :
"je voudrais insister sur deux dispositions. L’une était presque passée inaperçue même si elle vient d’être évoquée, mais elle aurait des conséquences catastrophiques si elle était maintenue : l'alinéa 4 de l'article 22 qui limite la fécondation des ovocytes à trois. Monsieur le rapporteur, c'est une énorme erreur. […] Cette offensive menée par quelques députés UMP ultraconservateurs, proches des milieux catholiques intégristes, n'est pas acceptable."
Saluons en revanche ces propos de Philippe Meunier (UMP) :
"La question de l’élimination quasi-systématique des enfants trisomiques à naître est une question trop grave pour ne pas l’aborder. […] Les parents d’un enfant à naître dont la trisomie 21 a été détectée doivent pouvoir réfléchir librement, sans aucune pression sociale, avant de prendre une décision. C’est la raison pour laquelle il est important qu’une liste d’associations agréées pour expliciter comment il est possible de vivre avec un enfant trisomique soit remise aux parents lors de l’annonce de la trisomie 21 de leur enfant à naître. À l’issue du vote de la loi, l’État devra également financer les recherches sur la trisomie 21. Au nom du respect que nous avons tous de l'homme, je souhaite également, à titre personnel, que les expériences soient interdites sur l'embryon humain ainsi que sur les cellules souches embryonnaires. […] Le 8 mai 1945, nous avons mis à bas le nazisme pour abréger les souffrances physiques de l’homme, mais aussi au nom de valeurs morales qui différencient l'homme de l'animal."
Ce genre de propos tranche singulièrement avec ceux tenus par les députés Bernard Debré (UMP) et Jean-Marie Le Guen (PS), tous les deux favorables à une aggravation de la loi, le deuxième étant même favorable à l'euthanasie.
Le Pape a amélioré l’image de l’Église
C'est l'avis de Jean-Marie Guénois au Figaro, prenant le contrepied des papophobes.
La Franc-maçonnerie ne conduit pas des activités d’intérêt général
Suite au post à propos de la privation de subventions de la maçonnerie de Montpellier, un lecteur me fait parvenur un article écrit par Lionel Devic, avocat, paru dans Juris associations du 15 février 2009 concernant le jugement précédent :
"La franc-maçonnerie, dans laquelle on a l’habitude de voir un promoteur et un gardien vigilant de la laïcité à la française, conduit-elle des activités d’intérêt général lui permettant de recevoir des subventions où exerce-t-elle un culte lui interdisant cette source de revenus ? Telle est la question sur laquelle s’est prononcé en 2008 le tribunal administratif de Montpellier à la demande d’une association de contribuables qui contestait la régularité des subventions d’équipement versées par la ville de Montpellier (443 968 euros) et le conseil régional Languedoc- Roussillon (60 000 euros) à une association maçonnique (le Centre culturel montpelliérain – CCM) aux fins de rénovation d’un bâtiment vétuste et d’acquisition de matériel artistique. Pour les deux collectivités publiques, ce financement présentait un intérêt pour la population, le Centre ayant un rayonnement extérieur (organisation de manifestations assurant la diffusion publique de leurs travaux, colloques, publications, expositions).
C’est sur ce terrain que le tribunal a rendu sa décision, et non sur celui de la loi de 1905 interdisant aux collectivités de subventionner le culte (le tribunal évitant donc de trancher le point de savoir si la franc-maçonnerie peut être qualifiée de «religion laïque» compte tenu des rites pratiqués notamment). Le tribunal a jugé que les subventions versées en l’espèce ne présentaient pas un intérêt public local alors qu’une «association ne peut recevoir de subventions d’une commune (région) que si cette intervention présente un intérêt local (régional)» (CGCT, art. L. 2121-29 et L. 4131-2).
Le tribunal a relevé que les subventions incriminées ne portaient pas sur le financement des manifestations organisées par le CCM, mais sur le bâtiment et l’équipement de celui-ci. Or, «il ne ressort pas des pièces du dossier que l’utilisation de ce bâtiment, qui n’est pas ouvert à la population, réponde aux besoins de la population locale compte tenu de son utilisation par les membres de ladite association […] dont les conditions d’entrée ont un caractère restrictif ou que le matériel artistique dont il s’agit soit mis à la disposition du public». Le commissaire du gouvernement avait d’ailleurs noté que les statuts mêmes des associations maçonniques soulignent leur caractère confidentiel : «l’objet statutaire permet de démontrer une activité certes philanthropique, mais largement autarcique» et leur fonctionnement et leur mode de recrutement permettent de douter «de l’intérêt général à subventionner des associations tournées sur ellesmêmes, sélectives socialement et sexuellement». Le tribunal a donc décidé de tirer les conséquences de ce constat. Les travaux financés ne participaient pas d’une activité d’intérêt général."
Le nombre de catholiques en hausse
Lu sur le blog de Frédéric Mounier :
"Selon la presse italienne, les données qui seront prochainement publiées, comme chaque année, par le Bureau des Statistiques du Vatican, manifestent des tendances constantes, à l’échelle mondiale :
Accroissement du nombre des catholiques : + 1.3% de 2008 à 2009, de 1milliard 166 à 1 milliard 180. Avec une croissance africaine de 33 % entre 2000 et 2009. Pour mémoire, en l’an 2000, les catholiques étaient 1 milliard 45 millions dans le monde.
Accroissement du nombre des paroisses, de 443 000 à 449 000. Accroissement du nombre des diocèses, de 2945 à 2956, et des évêques, de 4946 à 5200."
Portugal : la loi sur l’avortement provoque l’accroissement de l’avortement
Vérité de La Palice dira-t-on. Mais la promesse des promoteurs de la légalisation du meurtre de l'enfant à naître était là : la loi sur l'avortement devait mettre fin aux avortements clandestins et une baisse des interventions grâce à une meilleure éducation à la santé sexuelle. Ce n'est pas le cas.
Novlangue bioéthique
Dans un communiqué de presse, la Commission générale de terminologie et de néologie du Premier ministre (je ne savais même pas que ça existait) écrit :
"La naissance du premier bébé français «du double espoir», conçu par fécondation in vitro et génétiquement compatible avec un de ses frères malades, constitue un succès de la médecine de la procréation et reçoit un écho largement mérité.
Cependant, l’expression «bébé-médicament», qui fait de l’enfant une chose, est particulièrement malheureuse, et devrait être évitée dans tous les cas. La Commission générale rappelle qu’elle a recommandé l’emploi du terme enfant donneur, publié au Journal officiel du 6 septembre 2008 :
enfant donneur
Domaine : Biologie/Génétique.
Définition : Enfant né d’une sélection génétique d’embryons conçus in vitro, effectuée pour qu’il soit biologiquement compatible avec un malade de sa fratrie en vue du traitement de ce dernier par une transplantation cellulaire.
Note : Les expressions «bébé médicament» ou «bébé sauveur» sont déconseillées."
Et pour les embryons partis à la poubelle, que doit-on dire ? "Bébé non-conforme" ? "Bébé raté" ?
Séparation de la maçonnerie et de la République
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"La Cour administrative d’appel de Marseille a annulé les décisions prises par la Ville de Montpellier et la région Languedoc Roussillon en 2004, qui avaient attribué 500.000 euros de subventions au Centre Culturel Montpelliérain (CCM), qui, sous cette dénomination discrète, regroupe 33 (sic) associations maçonniques."
Il faut développer les banques de sang du cordon
Ce matin, Mgr d'Ornellas a déclaré à la presse :
"Il est toujours indigne d’instrumentaliser la souffrance d’autrui pour faire valoir son opinion. Le « bébé-médicament » est une fausse piste. Supprimer cette possibilité légale rendrait à notre tradition juridique sa cohérence autour du respect de la dignité humaine qui postule qu’aucun être humain puisse servir de moyen mais est une fin en soi. Chaque enfant a le droit inaliénable de naître pour lui-même, d’être aimé pour lui-même et d’être accueilli pour lui-même. Le soin à partir des cellules de sang de cordon est la bonne piste. Encore faut-il que la France rattrape son retard et choisisse de faire porter ses efforts sur la constitution de banques de sang de cordon, afin que les greffons soient en assez grand nombre pour que nous soyons capables de porter remède aux enfants malades. C’est par cette voie que la souffrance de parents sera apaisée."
Sur 27 personnes fabriquées, une seule a eu droit à la vie
Trouvé dans un communiqué de l'ADV :
"27 embryons ont été « fabriqués » pour parvenir à donner naissance au « bébé-médicament » du Professeur Frydman, selon les informations données par France 2 au cours de son journal de 20H mardi 8 février.
Pourquoi personne ne pose la question de ce que sont devenus les 25 embryons non réimplantés ? Ont-ils été détruits ? Congelés ? C’est pourtant une question essentielle sur le plan éthique.
Selon que vous serez
"Olivier Marleix, maire d’Anet, conseiller général, conseiller technique de Nicolas Sarkozy, a été flashé à 119 km/h sur une route limitée à 70. Arrêté par les gendarmes, il a fait état de ses hautes relations et leur a fait comprendre qu'il serait préférable de « classer » l'incident. Il est donc tranquillement reparti, dans sa voiture immatriculée 75 : une voiture du parc de l’Elysée."
L’ancien ministre de l’Intérieur égyptien impliqué dans l’attentat contre les Coptes ?
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"le procureur général d’Egypte a ouvert une enquête lundi sur l’ancien ministre de l’Intérieur Habib el-Adly (limogé fin janvier) en raison de son rôle présumé dans l’attentat contre l’église d’Alexandrie. (C’est le ministre qui avait affirmé avoir arrêté les coupables, lesquels avaient «avoué» que l’attentat avait été commandité par un groupe extrémiste de Gaza.) Le procureur général a pris cette décision sur la demande de l’avocat Ramzi Mamdouh, qui l’invitait à étudier les témoignages de médias suggérant que le ministre de l’Intérieur avait commandité l’attentat afin de pouvoir accroître la répression contre les islamistes, et ainsi le soutien occidental au régime de Moubarak."
Saint Pierre Canisius
Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Pierre Canisius (1521 – 1597), proclamé par Léon XIII Second Apôtre de l'Allemagne, canonisé en 1925 par Pie XI et proclamé Docteur de l'Eglise. Né aux Pays Bas, Pierre Canisius entra dans la Compagnie de Jésus en 1543 et fut ordonné prêtre en 1546. Les oeuvres principales de saint Pierre Canisius sont ses trois catéchisme (1555 – 1558), le premier destinés aux étudiants possédant des notions élémentaires de théologie, le second à la formation de base de la jeunesse du peuple, le troisième à la formation des écoles moyennes et supérieures. Après avoir tracé sa biographie, le Saint-Père a dit qu'une
"des caractéristiques de saint Pierre Canisius fut sa capacité à présenter de manière harmonieuse la fidélité aux principes dogmatiques et le respect de toute personne… A une époque de forts contrastes religieux, il évita la dureté de propos et la rhétorique de la violence, chose alors rare entre chrétiens, dans la présentation des racines chrétiennes et du renouveau de la foi en l'Eglise".
Ses écrits de formation spirituelle du peuple
"insistent sur l'importance de la liturgie…, sur la messe et les sacrements. Mais il se préoccupait aussi de prouver l'importance de la beauté et de la prière personnelle quotidienne, allant de pair avec le culte et la prière publique de l'Eglise… La valeur de ses méthodes et recommandations demeure intacte, notamment avec leur reproposition par le concile Vatican II".
"Pierre Canisius a clairement enseigné que le ministère apostolique ne porte des fruits que si le prédicateur est un témoin réel de Jésus, sachant être son instrument dans l'union à l'Evangile et à l'Eglise, vivant de manière moralement cohérente, dans la prière et l'amour".
Tolérance musulmane
Lues sur le blog d'Yves Daoudal ces nouvelles d'Afghanistan et du Pakistan :
"Sayyed Moussa, l’Afghan arrêté en mai pour conversion au christianisme, s’est vu signifier qu’il serait mis à mort dans les trois jours s’il refusait de se convertir à l’islam. L’article est du 7 février."
"Il va y avoir un large remaniement ministériel au Pakistan. Plusieurs ministères vont être supprimés, dont le ministère des Minorités, celui du catholique Shahbaz Bhatti. Ainsi sera éliminée du gouvernement la seule personnalité pakistanaise qui reste en faveur d’une modification de la loi sur le blasphème. Avant qu’il soit éliminé physiquement quand il ne bénéficiera plus de la protection officielle…"
Le bébé-médicament, fruit d’un eugénisme bien réel
Tugdual Derville, délégué général de l’Alliance pour les Droits de la vie, répond à Valeurs actuelles :
"Bien sûr, les images d'un nouveau-né et d'une famille qui espère la guérison de sa grande sœur sont touchantes et on a presque l'impression que c'est incontestable. Or justement, c'est d'abord à l’évidence un grand coup publicitaire et médiatique. À la veille du débat bioéthique au parlement, on a médiatisé cette naissance, utilisé le registre de l’émotion, en exploitant la souffrance de la famille touchée par la maladie. Tout en réclamant une dérèglementation des pratiques… […] Nous constatons qu’il y a eu une instrumentalisation de cette histoire : elle nous est présentée comme un conte de fée miraculeux, mais on cache qu’il y a eu dix tentatives pour dix autres familles, qui ont échoué ; on cache aussi qu’à l’occasion de ces dix tentatives, plusieurs centaines d’embryons ont été conçus, triés, implantés pour certains, avec des fausses couches, et détruits.
[…] Est-on sûr que le bébé va permettre de sauver sa sœur ?
A 90%, puisque le bébé est immuno-compatible avec elle. Il ne reste qu’à espérer, et nous l’espérons bien sûr, que la greffe marche. C’est d’ailleurs assez curieux d’avoir tant parlé de cette première avant de savoir si la grande sœur avait bien été guérie ou non… Et que dira-t-on si l’espoir est déçu ? […] Derrière cette naissance, que nous saluons bien sûr comme toute naissance, l’eugénisme n’est pas sous-jacent mais bien réel, dans la mesure où il s’agit de trier des êtres humains selon la mission qu’on veut leur donner. Il faut se rappeler que nous avons tous été des embryons, et qu’il y a un continuum entre l’embryon et nous-mêmes ; par chance, personne ne s’est arrogé le droit de nous trier, de nous jeter ou de nous détruire. […]
A-t-on une alternative pour guérir un grand-frère ou une grande sœur malade ?
Oui […] C’est le sang du cordon ombilical du nouveau-né qu’on a prélevé pour pouvoir faire une greffe et, on peut l’espérer, sauver son grand frère. Or, avec les banques de cordon ombilical qui sont encore insuffisamment développées en France, on peut très vraisemblablement trouver un donneur immuno-compatible avec le grand frère ou la grande sœur… c’est une question d’organisation. Et nous dénonçons, à l’Alliance pour les Droits de la Vie, le retard de la France en matière de prélèvement du sang du cordon alors qu’on a 820 000 naissances par an.
Pourquoi ne parle-t-on pas de cette alternative ?
Au fond, il s’agit d’une sorte de rapt médiatique, réussi par le professeur Frydman qui s’est trouvé sur pratiquement toutes les chaînes de radio et de télévision sans contradicteur. Et s’il a dit qu’il y avait eu deux embryons implantés, et que celui qui n’était pas immuno-compatible avec la grande sœur n’avait pas survécu, il a fait silence sur le nombre réel d’embryons qu’il a fallu concevoir (ses déclarations ont d’ailleurs varié sur ce sujet) ; de la même manière, il fait silence sur les alternatives éthiques au double DPI. Or c’est une dérive très grave : on met en avant la lourde souffrance humaine d’une famille, comme un paravent pour légitimer les nouvelles transgressions. L’opinion publique est anesthésiée par une présentation édulcorée."
Il ne nous appartient pas de faire une discrimination entre les embryons
Sur son site, Mgr Giraud, évêque de Soissons, publie un texte dans lequel il écrit :
"il ne dépend pas de nous de faire une discrimination volontaire entre les embryons. Il en va de tous les droits de la personne et du respect de chacun dans la vie sociale. «La dignité appartient de façon égale à chaque être humain et ne dépend ni du projet parental, ni de la condition sociale ou de la formation culturelle, ni du stade de la croissance physique». «Par le seul fait qu’il existe, chaque être humain doit être pleinement respecté».
Pour arriver à ses conclusions, l’Église s’appuie tant sur la lumière de raison que sur la foi. Mais elle affirme aussi que, par la raison, tous les hommes peuvent reconnaître cette dignité. Tout au long de l’histoire de l’humanité, au nom de la promotion de la dignité humaine, des mesures ont été prises contre les diverses formes de racisme et d'esclavage, contre les discriminations injustes et la marginalisation des femmes, des enfants, des malades ou des personnes gravement handicapées. L’instruction [Dignitas personae] conclut alors par une citation de Jean-Paul II : «Il y a un siècle, c'était la classe ouvrière qui était brimée dans ses droits fondamentaux, et l'Église avec beaucoup de courage a pris sa défense, en proclamant les droits sacro-saints de la personne du travailleur. De même, lorsqu'une autre catégorie de personnes est aujourd'hui opprimée dans son droit fondamental à la vie, l'Église ressent le devoir de donner sa voix avec le même courage aux sans-voix. Sa voix est toujours un cri évangélique en faveur de la défense des pauvres du monde, de ceux qui sont menacés, méprisés et opprimés dans leurs droits humains» (DP 37)."
Premier jour du débat sur la bioéthique : le débat des valeurs
Le compte-rendu des débats d'hier soir est en ligne. On y trouve cette intervention d'Hervé Mariton, à propos de la systématisation du diagnostic prénatal, conduisant à l'élimination des enfants porteurs de la trisomie 21 :
"vous nous posez à juste titre la question : quelles valeurs ? La valeur qui s’exprime dans un débat sur l’éthique de la vie, sur la bioéthique, je la définirais volontiers comme une valeur de transmission : transmission de liberté et de responsabilité. Oui, la science est libre, et nous devons être libres devant la science, qui s’applique ici à un domaine très particulier, chacun le mesure. Dans ce domaine, nous avons parfois le droit de dire qu’il convient de faire. Mais je crois que nous avons aussi le droit, et le devoir, dans certains cas, de ne pas faire. Ce sont un certain nombre de bornes que, heureusement, les précédentes lois de bioéthique ainsi que celle-ci proposent de marquer.
Nous le faisons en liberté et en responsabilité, parce que, en tant qu’hommes, nous voulons écrire l’avenir, un avenir qui n’est pas établi d’avance, et où notre position, différente de celle que vous avez exprimée il y a un instant, est que tout possible n’est pas nécessairement une avancée.
[…] C’est en effet un sujet qui mobilise une vision. Pour la vie d’abord, parce qu’il est vrai que lorsqu’on légifère sur le diagnostic prénatal, la question de la vie est immédiatement posée. Nous avons vu, notamment dans les moments les plus difficiles des travaux de la commission spéciale, lors de l’intervention il y a quelques semaines de notre collègue Dussopt, ou lors de l’intervention d’un autre de nos collègues aujourd’hui même, que l’approche de certains de ceux qui sont ici va très rapidement et presque automatiquement du diagnostic à l’avortement."
Dans l'après-midi, son collègue Jean Leonetti avait en effet déclaré :
"Plutôt que d’énoncer les valeurs qui justifient d’interdire ou de permettre, il serait donc préférable de considérer les découvertes scientifiques qui nous poussent à réactualiser et à moderniser les valeurs républicaines que nous avons en partage, pour faire en sorte qu’elles soient encore vivantes et modernes."
Bioéthique : les 4 critiques de l’UDAF
L'Union départementale des associations familiales de Marseille (UDAF13) exprime son désaccord sur plusieurs points du projet de loi bioéthique :
La recherche sur embryons et cellules embryonnaires : Compte tenu de l’apparition de nouvelles techniques, sur lesquelles la recherche doit être encouragée, l’UNAF juge que la recherche sur embryons humains et cellules souches embryonnaires humaines doit être interdite. Les régimes dérogatoires n’ont donc plus lieu d’être.
- Le transfert post-mortem des embryons : Cette autorisation, même sous conditions, rompt l’équilibre du texte. Au sein de l’UDAF 13 et l’UNAF, l’expression des associations des veufs et veuves est claire : la souffrance des orphelins est déjà trop importante pour ne pas créer de toute pièce de nouveaux cas d’orphelins.
- La suppression d’une durée minimale de vie commune pour les personnes pacsées ayant recours à l’assistance médicale à la procréation : Le PACS et le mariage ne sont pas des engagements juridiquement équivalents en particulier en matière de filiation. En effet, le mariage est un engagement vis-à-vis des enfants à naître (présomption de paternité) ; le PACS, en revanche, est un contrat patrimonial qui ne comporte aucun engagement en termes de vie commune et qui est sans conséquence sur la filiation. L’UDAF 13 avec l’UNAF demandent donc que la législation actuelle ne soit pas modifiée.
- La disparition de la clause de révision des lois de bioéthique : Contrairement aux lois précédentes, aucune clause de « revoyure » n’est inscrite dans le présent projet de loi. L’UDAF 13 et l’UNAF demande qu’une révision régulière soit prévue pour évaluer l’ensemble du dispositif en vérifier la cohérence. Cette révision de la loi doit rester un débat citoyen et non uniquement un débat entre experts. Il est impératif qu’une telle réflexion sur l’avenir de notre société se fasse collectivement."
Mesure 1: François Billot de Lochner, Véronique Besse
Nous commencons aujourd’hui un symposium qui nous amènera dans les semaines qui viennent à passer successivement en revue les « 12 mesures pour 2012, dans l’esprit annoncé ici.
Présentation de la mesure par François Billot de Lochner:
La première mesure que je mets en avant porte sur la liberté d’expression. Ce n’est pas un hasard : cette liberté est en effet la condition de tout débat public, et donc de tout redressement. Or notre pays, qui se targue d’être un pays de liberté, a progressivement dérivé depuis la loi Pleven de 1972, pour en arriver à une situation où il n’est plus possible d’exprimer publiquement un grand nombre de positions.
Il faut marquer une rupture par rapport à cette dérive en abrogeant la loi du 30 décembre 2004 contre les « discriminations ». Certes, la conséquence la plus visible de cette loi, la création de la Halde, est remise en cause par l’établissement du Défenseur des Droits, mais le problème demeure.
En effet, cette loi a introduit en France une véritable police de la pensée, des paroles et des intentions, à tel point que la Commission nationale consultative des droits de l’homme avait demandé le retrait du projet de loi, soutenue par des organes de presse aussi improbables que le Nouvel Observateur. Cette abrogation, qui pourra être suivie de l’élaboration d’une nouvelle loi préservant à la fois la liberté d’expression et le respect de la dignité de chacun, est donc la première mesure forte que je propose de soumettre aux candidats à l’élection présidentielle de 2012.
François Billot de Lochner est l’auteur de 12 mesures pour 2012 et l’initiateur d’Audace 2012.
Commentaire de Véronique Besse:
Le recul continu de la liberté d’expression dans notre pays procède de deux mouvements de fond.
Le premier, c’est la culture de la repentance pratiquée par la gauche et une partie de la droite depuis plus d’un demi-siècle. Elle s’appuie sur une réécriture de l’histoire selon le schéma diabolisation/victimisation. Pour les tenants du « politiquement correct », peu importe la vérité historique. L’objectif est politique et idéologique : il s’agit de se réapproprier et de réinterpréter l’histoire afin de disqualifier l’adversaire avec de nouveaux anathèmes.
Le deuxième tient au rôle majeur qu’a joué l’Union européenne dans la formation d’une police de la pensée. C’est une directive de 2000 qui a imposé à tous les Etats membres de créer un organe de lutte contre les discriminations qui, en France, a pris la forme de la Halde. A force de directives et de lois toujours plus coercitives, un climat de suspicion s’est installé et touche tous les actes de la vie comme l’emploi ou l’accès au logement. La discrimination ne concerne désormais plus seulement l’âge ou l’origine ethnique mais bien souvent aussi l’orientation sexuelle.
Je crois enfin que l‘on a donné trop de pouvoir à certaines associations. Il ne s’agit pas de remettre en cause la liberté d’association. En revanche, avec les subventions publiques ciblées sur certaines associations de lutte contre les discriminations et la possibilité juridique pour ces dernières de se constituer partie civile pour défendre les intérêts d’une communauté, on a ouvert la boîte de Pandore. On assiste depuis à une surenchère dans la victimisation qui ne fait que renforcer le « terrorisme intellectuel » existant.
Le mot « terrorisme » ne me paraît pas trop fort. Il s’agit bien d’user de l’intimidation et de la peur pour imposer à son contradicteur une pensée ou un comportement. La plupart du temps, le terrorisme intellectuel agit en instituant une auto-censure : nous anticipons sur la façon dont nos propos pourront être perçus et nous nous refusons à les prononcer. Que l’auto-censure soit dépassée, que la parole se libère, et les censeurs agitent immédiatement le chiffon rouge et crient au « dérapage ». Mais ces dérapages ne sont bien souvent qu’une respiration démocratique, un réflexe de survie pour des hommes libres qui osent penser par eux-mêmes.
Voilà pourquoi il me semble juste et courageux de résister, notamment à travers les nouveaux médias, qui sont un formidable moyen de bousculer le nouvel ordre moral. L’abrogation de la loi de 2004 ne pourra être qu’une étape, mais elle sera un encouragement à ce que se libère la parole du pays réel.
Mme Besse, membre du Mouvement Pour la France, est député de la Vendée (site). Elle a déposé le 18 novembre 2010 une proposition de loi visant à supprimer la Halde.
Le vote ci-dessous sera ouvert jusqu’à jeudi soir. N’hésitez pas, si vous le souhaitez, à utiliser les commentaires pour expliquer votre vote, en particulier si vous exprimez des réserves ou un avis négatif.
Le bébé-médicament n’est pas une « prouesse technique »
C'est ce qu'a expliqué Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, ce matin sur Radio Notre-Dame. Invité de Louis Daufresne pendant près d'1h, il a expliqué les graves transgressions de cette opération, qui a consisté dans une double sélection d'embryons : d'abord on enlève (on les tue ou on les congèle) les embryons porteurs de la maladie. Ensuite, parmi les embryons sains, on garde celui qui est compatible pour la greffe. Pour produire ce "bébé-instrument", on a donc détruit plusieurs vies. En outre cette trangression est inutile, puisqu'une greffe avec du sang de cordon compatible aurait fait l'affaire.
Jean-Marie Le Méné s'en est pris aux politiques, notamment aux députés UMP qui n'ont pas de position éthique sur ces sujets. S'ils avaient encouragé la conservation des cordons ombilicaux dans des banques, ils auraient coupé l'herbe sous le pied aux savants-fous, adeptes de la destruction des embryons. Un conseiller de l'Elysée lui a même avoué qu'ils n'avaient pas osé promouvoir les banques de sang du cordon pour ne pas froisser ces savants fous ! Une émission à écouter pour bien comprendre les enjeux.
Egypte : les Frères musulmans attendent leur heure
Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient au sein de l’Institut français des relations internationales (IFRI), fait cette analyse dans Famille chrétienne :
"ces régimes autoritaires ont éradiqué toute opposition politique. Seuls subsistent quelques groupuscules et personnalités exilées. Les seuls mouvements structurés restant sont, en Tunisie et encore plus en Égypte, les mouvements islamistes. Pour l’Égypte, je pense bien évidemment aux Frères musulmans, mouvement fondé en 1928. Il s’appuie sur une base populaire importante car c’est un mouvement religieux mais également caritatif et social. Il gère tout un réseau d’écoles, de dispensaires, attribue des pensions aux veuves, etc.… En Égypte, les Frères musulmans suppléent ainsi aux carences du pouvoir en place. […] l’option choisie par les Frères musulmans est d’aller vers la constitution d’une entité politique. Pas de façon ostensible car la constitution égyptienne ne permet pas à un mouvement religieux de créer un parti politique mais en proposant des candidats, dits indépendants, mais liés de fait à la confrérie. En 2005, les Frères musulmans ont ainsi réussi à faire élire 88 députés sur 420 sièges possibles au Parlement.
Les Frères musulmans sont-ils à l’origine du mouvement de protestation en Égypte ?
En Tunisie comme en Égypte, les mouvements de protestation ont été largement spontanés et ont pris une ampleur inattendue. À ce moment-là, les Frères musulmans ont pris le train en marche et ont dû suivre leurs « troupes » plus qu’ils ne les ont précédées. Les Frères musulmans n’ont jamais appelé à une mobilisation générale. Si cela avait été le cas, ce n’est pas par centaines de milliers que les manifestants se seraient rendus place Tahrir au Caire mais certainement par millions.
Les chrétiens coptes d’Égypte semblent absents des manifestations. Pourquoi ?
Il en est des Coptes comme de tous les chrétiens au Moyen-Orient. Minoritaires, ils sont aussi discrets que possible car ils ne veulent pas susciter contre eux des réactions hostiles. Les chrétiens d’Orient ont toujours soutenu les pouvoirs laïcs, y compris lorsqu’ils étaient autoritaires. C’était le cas des chrétiens d’Irak avec Saddam Hussein, c’est encore le cas des chrétiens de Syrie avec la famille El-Assad et c’est enfin le cas des Coptes en Égypte qui voient dans le régime militaire de Moubarak un rempart contre le fondamentalisme musulman.
Pourtant, les Coptes n’ont pas été ménagés par le pouvoir en place ces dernières années et pourraient légitimement aspirer au changement ?
Le pouvoir égyptien, pour contrer la poussée islamiste, a en quelque sorte donné des gages aux mouvements fondamentalistes notamment en ce qui concerne le statut de la femme, l’homophobie, etc. Néanmoins, on peut supposer que le sort des Coptes serait bien pire si, à la tête de l’État, se trouvaient des fondamentalistes comme les Frères musulmans."
L’ADMD a signé une convention avec l’hôpital Pompidou à Paris
L'information est révélée dans Le Parisien (version papier). Les promoteurs de l'euthanasie chercheraient-ils des proies pour relancer des campagnes médiatiques ? Rappelons en effet que ces gens n'ont aucune compétence médicale, donc on ne voit pas bien ce qu'ils viennent faire dans un hôpital.
L’hyperviolence du lobby gay
Lu sur Nouvelles de France :
"Une chroniqueuse du Daily Mail de Londres a révélé qu'elle avait reçu des menaces de mort après avoir critiqué le fait que des textes et documents défendant l'homosexualité seraient ajoutés dans tous les programmes scolaires britanniques. La libertarienne juive Melanie Phillips précise dans le Daily Mail du 1er février qu'elle s'attendait, après avoir publié sa chronique opposée à cette imposition de textes tendancieux en faveur de l'homosexualité, à une réaction « [démontrant] la véracité de [ses] propos ». « La réponse a, toutefois, dépassé mes attentes. »
[…] « Si le lobby gay avait voulu démontrer que j'ai raison, il n'aurait pas pu faire un meilleur boulot. » Phillips avait affirmé dans son article que les militants homosexuels tentent désormais d'étouffer ton opposition publique à leurs buts politiques. La réaction suscitée par cette affirmation révèlerait, selon elle, l'« esprit foncièrement totalitaire » qui sous-tend l'ordre du jour homosexualiste. […]
« La simple expression de ce qui était la norme morale de la civilisation occidentale est désormais non seulement socialement inacceptable, mais transforme des gens honorables en délinquants. »
FIV : pour 1 embryon qui nait, 18 sont détruits ou congelés
Lu sur Nouvelles de France :
"Pour 14 000 naissances par fécondation in vitro chaque année, 280 000 embryons sont utilisés et, pour la plupart, détruits. En moyenne, il faut 19 embryons et donc en sacrifier 18 pour avoir un enfant lorsque la nature ne le permet pas."
Bangladesh : une fille condamnée à la flagellation par les musulmans
Une adolescente musulmane victime de viol a été condamnée par des responsables religieux musulmans. C'est par un décret religieux, que la victime a subi 100 coups de fouet en public pour «participation au crime». Elle en est morte. L'Eglise catholique a condamné fermement cette flagellation. Un prêtre catholique, avocat à la Cour suprême du Bangladesh, explique cette réaction :
«Les gens doivent être avertis que les lois qui sont en vigueur dans le pays n'autorisent pas les punitions infligées selon les lois de la charia».
