Suspension du Symposium « 12 mesures pour 2012 »
Reçu aujourd'hui de la Fondation de Service Politique :
"Cessation de notre collaboration avec Audace 2012
Le travail qui a été mené tout au long de l'année dernière autour du livre de François Billot de Lochner, 12 mesures pour 2012, a été très positif. Nous sommes dans notre vocation en encourageant le débat d’idées autour d’études et de propositions politiques invitant au débat et pouvant servir le bien commun. Ces rencontres nous ont permis de tisser ensemble des liens autour desquels nous pourrons construire un réseau de correspondants actifs nécessaire pour assurer notre présence politique comme laboratoire d’idées militant, et permettre de relayer nos prises de position.
Dans la perspective d’un large rassemblement autour de valeurs partagées susceptibles d’orienter le débat politique lors des élections de 2012, l’Association pour la Fondation de Service politique avait ensuite accepté de se joindre au collectif « Audace 2012 » constitué par François Billot de Lochner. Mais celui-ci envisage d’y associer la Grande Loge nationale française (GLNF). Il devient clair, pour nous, que cette éventualité révèle une démarche d’un autre esprit et s’écarte du socle commun de valeurs qui fonde notre action. En conséquence, nous avons décidé de cesser notre partenariat avec Audace 2012. Bien entendu, cette décision ne nous empêchera pas, bien au contraire, de participer au débat politique qui va s’ouvrir dans la perspective des élections présidentielle et législatives."
Pour la même raison, le Salon Beige suspend lui aussi jusqu'à plus ample information son symposium autour des propositions de M. Billot de Lochner.
Tous génétiquement incorrects !
Autour de personnes touchées par un handicap génétique, l’Alliance pour les Droits de la Vie a lancé aujourd’hui devant l’Assemblée nationale, un cri d’alerte devant les dérives eugéniques de la société française. L’association a dénoncé les dérives du diagnostic prénatal, et présenté les visages de personnes de génie : Mozart, Einstein, Lincoln, Mendelssohn, etc. qui ont beaucoup apporté à l’humanité et n’auraient pourtant pas franchi les étapes de sélection imposées aujourd’hui en France aux êtres humains avant leur naissance.
Elle a annoncé les 25 324 signataires de sa pétition «Démasquons les dérapages du projet de loi bioéthique», adressée aux députés. Alors que les députés voteront mardi 15 février un projet de loi dont l’examen des articles s’est achevé cette nuit, l’Alliance pour les Droits de la Vie rappelle que la France détient le record du monde du dépistage prénatal (DPN) du handicap suivi d’IMG (interruption médicale de grossesse), mais aussi du nombre d’amniocentèse (80 000) réalisées chaque année, dans le seul but d’interrompre la grossesse si un handicap est décelé. Un examen qui provoque par ailleurs chaque année environ 800 fausses couches involontaires, particulières éprouvantes.
Si la loi française interdit l’eugénisme, comme l’indique l’article 16-4 du Code Civil : « Toute pratique eugénique tendant à l'organisation de la sélection des personnes est interdite», en réalité, la France connait un «eugénisme de masse» dont beaucoup d’experts sont désormais conscients, notamment les professeurs Jacques Testard, Israël Nisand, Jean-François Mattéi ou encore Didier Sicard. Tugdual Derville, délégué général de l’alliance pour les Droits de la Vie, fondateur d’un mouvement d’accueil d’enfants handicapés, interroge :
«On avance la notion de « libre choix des couples », mais peut-on parler de liberté quand la décision est dictée par la peur d’un soutien insuffisant de la société, quand on laisse croire aux familles qu’un handicap est synonyme de malheur ? »
Face à cette réalité, qui risque d’être encore aggravée par la loi votée mardi 15 février 2011, l’Alliance pour les Droits de la Vie présente 5 urgences concrètes, concernant aussi bien l’accueil, la recherche, que la communication :
- Plutôt que d’inscrire dans la loi la proposition systématique du DPN à toutes les femmes, il faudrait valoriser les exemples de personnes handicapées qui ont pris toute leur place dans la société.
- Plutôt que de supprimer les fœtus atteints de spina-bifida, de Trisomie 21 ou de toute autre affection, en abandonnant progressivement tout effort de recherche sur ces pathologies, il faudrait intensifier les recherches pour soigner et guérir.
- Plutôt que de confirmer l’autorisation du bébé médicament, il faudrait systématiser le recueil du sang du cordon ombilical, qui permet d’appliquer le même traitement sans poser de problèmes éthiques.
- Plutôt que d’élargir les dérogations à la recherche sur l’embryon, alors que ces recherches n’ont strictement rien donné au plan thérapeutique dans le monde entier, il faudrait encourager et financer les recherche sur les cellules non embryonnaires qui, elles ont fait la preuve de leurs performances thérapeutiques.
- Plutôt que de dériver vers le fantasme du bébé zéro défaut, il faudrait reconnaitre que nous sommes tous interdépendants les uns des autres, et accueillir chaque être humain comme précieux. Car le sort que nous réservons aux plus vulnérables, mesure notre degré de civilisation. Oui, il n’appartient pas à l’homme d’accorder des brevets d’humanité !
Témoignage de Claire, atteinte d’un spina bifida, présente à la manifestation :
«Certains me disent : « Je n’aimerais pas être à ta place »… Mais je ne leur demande pas de prendre ma place ! J’aime ma vie, et je ne demande pas aux autres de la vivre. Je suis bouleversée que les fœtus à qui l’on détecte mon handicap soient systématiquement avortés. C’est comme si d’autres décidaient pour moi et disaient «Ta vie ne vaut pas la peine d’être vécue».
Chirac s’est remariée
Agée de 48 ans, Claude Chirac, qui était conseillère en communication de son père à l'Elysée, s'est mariée ce matin avec Frédéric Salat-Baroux, 47 ans, ancien secrétaire général de l'Elysée. Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a recueilli le consentement des époux.
Les témoins de Claude Chirac étaient Line Renaud et Michèle Laroque, la compagne du ministre du Budget François Baroin. Ceux de Frédéric Salat-Baroux étaient Jean-Pierre Elkabbach et Olivier Rousselle, ancien conseiller de Pierre Bérégovoy à Matignon.
Claude Chirac a été mariée une première fois, en septembre 1992, avec le politique Philippe Habert, décédé quelques mois après. Elle a aussi un fils de 14 ans, dont le père est l'ancien judoka, Thierry Rey.
Le mariage s’invite dans le débat sur la bioéthique
Lors des débats de cette nuit (ils se sont terminés après 4h du matin), le député Xavier Breton ayant défendu le droit des enfants à naître dans un couple stable, l'homosexualiste Noël Mamère s'en est pris au mariage :
"Monsieur Breton, il faudrait quand même regarder la réalité de la société. Vous n’êtes pas obligé de la regarder à travers le filtre de vos convictions qui, en l’occurrence, vous aveuglent ! […] Aujourd’hui, plus de la moitié des enfants naissent hors mariage. Cela contredit complètement votre baratin sur le mariage. Si, comme vous le prétendez, celui-ci induit la naissance des enfants, on devrait annuler le mariage des couples infertiles. Arrêtez de nous asséner votre conception judéo-chrétienne du mariage. […] Nous sommes dans une société laïque et nous sommes, dans cet hémicycle, en train de fonder la loi. Celle-ci ne s’inspire pas des religions. […] La loi s’inspire de la société. Elle fixe un cadre. Le mariage n’est qu’un contrat passé entre deux personnes qui ont choisi de vivre ensemble. Cela n’a rien à voir avec les conceptions qu’on peut en avoir dans l’église, dans la synagogue ou dans la mosquée."
Pour quelqu'un qui utilise son autorité pour outrepasser la loi (parodie de mariage homo de Bègles), c'est fort de café.
Après Ben Ali et Moubarak, les commissaires de l’UE ?
Lu sur Contrepoints :
"Les autorités égyptiennes ne veulent pas que la baronesse Ashton […] visite leur pays le mois prochain. Peut-on leur en vouloir ? Lady Ashton est le symbole suprême d’un système antidémocratique. Dans toutes ses années en politique, elle n’a jamais pris la peine de se confronter au verdict des urnes. Une mandarine de toujours des services public en concession, elle a été nommée en secret, à un poste créé par un traité, pour lequel elle a conspiré à priver ce pays d’un référendum, qui pourtant lui avait été promis.
Il y avait une époque ou les autorités égyptiennes, suivant une ligne de realpolitik assez crasseuse, étaient prêts à rencontrer des commissaires européens. Mais, dans tout le monde arabe, les gens commencent à réaliser que les Européens, eux aussi, aspirent à la liberté. Ils peuvent voir que chaque référendum, dans chaque État membre, résulte en un vote « non ». Ces derniers temps, les peuples arabes agissent pour le bien, ils coupent les liens avec une élite qui ne fait que se servir elle-même, et ils embrassent le transfert du pouvoir au peuple. Les jours des autocrates sont comptés."
On peut critiquer la justice, mais seulement la justice étrangère
Alors que les magistrats français se drapent dans leur dignité quand on ose critiquer leurs jugements, les soutiens de Florence Cassez et la classe médiatique ont exprimé leur indignation après le rejet du pourvoi en cassation de la Française incarcérée au Mexique. Le ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a dénoncé un "déni de justice" qui "va peser sur les relations bilatérales" et affirmé qu'elle ne participerait à aucune manifestation de l'année du Mexique.
"Le gouvernement français va explorer toutes les voies de droit à sa disposition, sur le plan national et international, pour accompagner les actions que Florence Cassez décidera d'entreprendre".
Martine Aubry a appelé les collectivités socialistes à boycotter et annuler les manifestations de l'année du Mexique, et la ville de Paris a annulé une grande manifestation la semaine prochaine.
Cette affaire est intéressante, à plus d'un titre :
- Martine Aubry sera-t-elle poursuivie par la Licra pour son appel au boycott de ce pays, comme d'autres sont actuellement en procès pour avoir osé appeler au boycott d'un autre pays ?
- Le ministre des Affaires étrangères oserait-t-il tenir les mêmes déclarations si le pays concerné était, disons.., la Chine (ou la Tunisie, pour rester dans l'actualité) ?
Sur le fond de cette affaire, que nous avions déjà évoqué, on constate que la presse française donne la parole aux défenseurs de la Française et jamais à l'accusation. Or, celle-ci mérite d'être connue. La dernière victime du gang, que la presse française n’a pas voulu entendre, témoignait:
“Mon nom est Cristina Rios Valladares. J’ai été victime d’une prise d’otage, aux cotés de mon époux Raul et de mon fils qui avait 11 ans. Depuis ce jour notre vie a totalement changée… Ma famille est détruite. Ce que mon fils et moi avons vécu, du 19 octobre 2005 au 9 décembre de la même année, est indescriptible : 52 jours de captivité pendant lesquelles je fus victime d’abus sexuels et, avec mon enfant, de torture psychologique… […] Nous avons appris la nouvelle de la peine de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à de maintes reprises pendant ma captivité… Une voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles. Une voix que mon fils reconnaît comme celle de la femme qui lui pris du sang pour l’envoyer à mon époux, avec une oreille qui lui ferait penser qu’elle appartenait à son fils.
Maintenant j’apprends que Florence réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ces cris la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, hurlait sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi, elle se vengerait sur ma personne. Florence raconte “le calvaire” de la prison, mais elle voit sa famille dans le pénitencier, elle émet des appels téléphoniques, elle réalise des interviews pour la presse et elle ne craint pas chaque seconde pour sa vie.”
Il faut croire qu'au Mexique, la justice pense d'abord aux victimes avant de relâcher des individus. Une pratique que la France pourrait imiter.
La technique du bébé-médicament relève de la transgression scientifiquement inutile
Pierre-Olivier Arduin revient sur le bébé-médicament. Extraits :
"Le premier point concerne le sort des embryons sains dont les critères d’histocompatibilité ne répondraient pas aux attentes des biologistes. Dans une AMP de routine, les embryons sont théoriquement conçus, au moins dans un premier temps, à des fins procréatives. Ce n’est qu’a posteriori, en cas d’extinction du projet parental, que le couple peut abandonner ces embryons surnuméraires, ce qui constitue déjà en soi une grave transgression. Avec le bébé-médicament, le rejet des embryons sains mais non compatibles est prévu dès l’initiation du processus : il est donc programmé. Les protagonistes savent en toute connaissance de cause qu’ils ne garderont pas ces embryons jugés par définition inutiles. […] En cas de succès comme ici, les embryons indemnes sont exclus de facto du projet parental, le couple devant choisir pour eux entre trois options légalement possibles : accueil de leurs embryons par un autre couple, don à la science ou arrêt de leur conservation, c’est-à-dire leur destruction […]. Quant aux embryons malades, comme dans tout DPI, le couple peut consentir qu’en lieu et place de leur destruction, ils soient donnés aux scientifiques […].
dans l’étude qu’il avait rendue en prévision du réexamen de la loi de bioéthique, le Conseil d’État avait tiré la sonnette d’alarme en n’hésitant pas à souligner que «les problèmes éthiques que cette pratique soulève sont aigus» tant elle «contredit frontalement le principe selon lequel l’enfant doit venir au monde d’abord pour lui-même». Le Conseil avait même estimé qu’il appartenait au législateur d’éventuellement «reconsidérer le double DPI» : «Les questions posées par le double DPI et le fait qu’il ait été peu utilisé pourraient justifier que le législateur envisage de mettre un terme à cette pratique.»
L’abrogation de ce dispositif est d’autant plus cohérente que sa justification scientifique ne tient pas une seconde au regard des dernières découvertes biomédicales. L’objet final de la manipulation embryonnaire est le sang du cordon ombilical dont les vertus thérapeutiques sont à présent parfaitement documentées.[…] dans un rapport de novembre 2008 qui fait autorité dans le domaine, la sénatrice Marie-Thérèse Hermange a montré que «tous les patients devant subir une greffe de sang de cordon trouvent un greffon compatible», grâce à la mise en réseau des banques allogéniques sur le plan international. Il apparaît en réalité qu’il n’est nullement nécessaire de passer par la technique du bébé-médicament pour se procurer du sang de cordon HLA compatible.
[…] Il existe d’ailleurs une seconde alternative sur le plan médical à la conception de « bébé-médicament » : le «gène-médicament». Comme Javier en Espagne, l’enfant qui est né le 26 janvier à Clamart est indemne de la bêta-thalassémie, une maladie génétique dont sont atteints les aînés et qui affecte l’hémoglobine responsable du transport de l’oxygène par les globules rouges à travers tout le corps. Or, pour la première fois au monde, un jeune homme en 2009 a été guéri de cette maladie en France par thérapie génique, c’est-à-dire par transfert d’un gène médicament dans les cellules souches de sa moelle osseuse. On le voit, la technique du bébé-médicament relève de la transgression scientifiquement inutile.
Ah, si seulement Sarkozy était président…
Ah il l'est ? Depuis presque 4 ans ?! Extrait de l'analyse d'Olivier Figueiras dans Présent, suite à l'intervention télévisée du président :
"Jeudi soir, sur le plateau de TF1, Nicolas Sarkozy a encore tenté de faire rimer démagogie – pardon ! pédagogie… – avec empathie, en répondant aux questions du moment posées par neuf Français dont le point commun, pour l’hôte élyséen, était assurément l’isoloir de 2012. […] Le candidat présidentiel aura pourtant beaucoup parlé… Vacances ministérielles et chômage, justice et dépendance, patrimoine et agriculture, au gré des questions posées, mais aussi des orientations données à l’exercice par Sarkozy. Exercice applaudi, qui s’en étonnerait ? par la droite, et moqué, raillé par la gauche. […]
Marine Le Pen a évidemment réagi à cette incursion présidentielle dans son discours, soulignant que «sa volonté de lutter contre le multiculturalisme et le communautarisme» relevait du mensonge puisqu’il en est «le promoteur depuis des années». «Je crois, a précisé la présidente du Front national, que l’on ne transmet que la foi qu’on a et j’ai le sentiment que le président de la République n’a plus la foi»…
De son côté, Jean-Pierre Chevènement souligne que Nicolas Sarkozy «manifeste qu’il a définitivement cessé de prendre le temps de penser avant d’agir», et avoue que, « après avoir écouté “paroles, paroles” aux Français, on termine épuisé et vaguement peiné de la vanité de l’exercice du pouvoir». Bref ! «le discours de vérité» salué (ironiquement ?) par Copé n’a guère plus convaincu que celui que son collègue Moubarak prononçait à la même heure au Caire…
François Billot de Lochner, Rémy Bague (Life Parade)
Nous poursuivons notre symposium autour des « 12 mesures pour 2012 », dans l’esprit annoncé ici.
Présentation de la 2e mesure par François Billot de Lochner:
Toute société digne de ce nom a le devoir de protéger prioritairement la femme, sans laquelle elle ne peut s’épanouir, et l’enfant, l’être le plus faible en qui, pourtant, repose son avenir.
Or les publicités avilissantes couvrent nos murs et nos écrans, reléguant la femme au rang d’objet de consommation courant. De très nombreux spécialistes reconnaissent les ravages causés par l’omniprésence de la violence et d’une vision dégradante de la sexualité, notamment sur internet et les radios destinées aux jeunes personnes.
Les articles 227-22 et 227-24 du Code pénal punissent pourtant la corruption de mineurs et les atteintes aux bonnes mœurs, mais la machine judiciaire a décidé de s’en exonérer. De même, le CSA remarque parfois la diffusion d’un film pornographique à une heure de grande écoute, ou se plaint mollement d’un dérapage dans un programme de radio, mais ces protestations ne sont suivies d’aucune sanction dissuasive.
Je propose donc de demander aux candidats en 2012 de s’engager à utiliser pleinement ces outils dans un esprit de « tolérance zéro » : en priorité par le biais du CSA en ce qui concerne la radio et la télévision, et par voie judiciaire vis-à-vis de la profusion de la pornographie sur internet.
François Billot de Lochner est l’auteur de 12 mesures pour 2012 et l’initiateur d’Audace 2012.
Commentaire de Rémy Bague:
La mesure proposee par M. Billot de Lochner a le mérite de poser courageusement une question importante. Elle appelle toutefois plusieurs réserves.
Tout d’abord, un commentaire d’ordre purement fonctionnel : est-il réalisable techniquement, pratiquement et légalement, de censurer des média (web, TV, radio), principaux vecteurs de la pornographie ? Cela pose les questions de la liberté d’expression, de la non maitrise des flux internationaux de données. Ne serait-ce donc pas au détriment d’autres mesures plus importantes ou à l’encontre d’un principe de liberté ?
Cela peut amener à une réserve. Cette mesure ne pourrait-elle pas donner l’image d’une croisade d’un autre temps pour un ordre moral, quand les Français demandent à ce qu’on leur donne les moyens de vivre et des raisons d’espérer ? L’ordre moral est une conséquence. Il n’est pas une condition ou un but.
Ainsi, cette mesure semble louvoyer entre deux objectifs. L’un très pratique consisterait à reclure la pornographie. Or, outre les difficultés techniques et pratiques, ses conséquences peuvent être difficiles à mesurer (qu’entend on par ravages de la pornographie ? Avons nous des études scientifiques ?). L’autre, plus philosophique consisterait à valoriser la place de la femme dans la société (femme, salariée, épouse, mère, etc). Cet objectif dépasse amplement le cadre de la deuxième mesure, et pourrait faire l’objet d’une politique générale.
Rémy Bague est le président de l’association Life Parade, qui a mené en 2009 une campagne contre la « femme-objet ».
Le vote ci-dessous sera ouvert jusqu’à samedi après-midi. N’hésitez pas, si vous le souhaitez, à utiliser les commentaires pour expliquer votre vote, en particulier pour expliquer des réserves ou un avis négatif.
Diagnostic prénatal : résumé du débat d’hier
Effectué par l'Alliance pour les droits de la vie (qui organise une manifestation à 13h devant l'Assemblée nationale) :
"Après une longue discussion sur la systématisation du dépistage de la trisomie 21, les députés ont adopté les mesures prévues dans le projet de loi. La tendance générale est d’accentuer encore plus la pression pour proposer les examens prénataux, même si certains amendements adoptés desserrent légèrement l’étau, pour offrir une chance à l’accueil de la vie. Concernant le caractère obligatoire ou non des examens prénataux, le texte adopté est le suivant : «Des examens de biologie médicale et d’imagerie permettant d’évaluer le risque que l’embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de la grossesse, sont proposés lorsque les conditions médicales le nécessitent, à toute femme enceinte au cours d’une consultation médicale». Il faut comprendre que c’est désormais une obligation légale qui pèsera sur tous les médecins. D’autre part, les sages-femmes pourront prescrire ces examens, en plus des médecins.
Deux mesures ont néanmoins été adoptées pour tenter de rééquilibrer l’information apportée aux parents :
– Il sera proposé à la femme enceinte «une liste d’associations spécialisées et agréées dans l’accompagnement des patients atteints de l’affection suspectée et de leur famille».
– «Après l’annonce d’un risque avéré», un «délai de réflexion d’une semaine» sera proposé «avant de décider d’interrompre ou de poursuivre sa grossesse».Enfin, le gouvernement sera tenu de remettre un rapport au Parlement sur des pistes de financement, notamment public, et de promotion de la recherche médicale pour le traitement de la trisomie 21."
Peter Seewald vs les opposants au célibat sacerdotal
Peter Seewald n'a pas apprécié les attaques contre le Pape et l'Eglise venues des pseudo-théologiens allemands, hostiles au célibat sacerdotal. Dans un entretien avec Kathnet, le journaliste et biographe du pape déclare :
"Il s'agit d'une action concertée des forces néo-libérales, à l'oeuvre pour forcer une déconstruction qui priverait l'Eglise catholique de son essence même, et donc de son esprit et sa force. En fin de compte, ils veulent voir une Eglise mondiale, dans laquelle ni Dieu ni l'Évangile n'est la mesure de toutes choses, mais plutôt les membres autonomes de la communauté, dirigés par les grands prêtres du Zeitgeist. Comme dit saint Paul, "Les temps viendront où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine mais, suivant leurs propres désirs et leur insatiable curiosité, accumuleront les professeurs, cesseront d'écouter la vérité et seront détournées vers les mythes» (2 Tm 4, 3-4).
Les promoteurs de l'Appel disent qu'ils ont touché un nerf sensible …
On peut dire ça – un nerf chez les millions de fidèles catholiques qui sont malades et fatigués d'une discussion que nous avons tolérée avec patience pendant d'innombrables années! Pleins de larmes de crocodile, ils affirment qu'ils veulent diriger l'Église hors d'une obssession d'elle-même qui la paralyse. Complètement idiot! Ce sont toujours les mêmes groupuscules dont l'auto-absorption est devenu une manie qui, depuis plus de 25 ans, ont empêché l'Eglise en Allemagne d'affronter convenablement ses problèmes. Et je suis toujours étonné par la malhonnêteté de leur présentation, par leurs arguments biaisés, par l'excès de démagogie démontré dans cet appel. Mais cette campagne pourrait aussi avoir pour effet de mobiliser et conforter les fidèles, d'une façon que les initiateurs n'attendaient pas.
Qui est derrière tout cela? –
Ce n'est certes pas un soulèvement par des jeunes! Il s'agit d'une rébellion de la part des gens qui devraient tous être maintenant en maison de retraite. […] Ils ne mènent pas à l'avenir parce qu'ils n'ont pas d'avenir. Ils voudraient être de nouveau verts, mais ils ne pourront jamais refleurir. Ils peuvent rassembler derrière eux quelques fonctionnaires, mais ils pourront jamais remuer d'enthousiasme des foules, et probablement aucun jeune. Mais comme les branches pourries, ils peuvent toujours faire du mal en frappant quelqu'un quand ils tombent de l'arbre."
Marie-Rose Morel et l’euthanasie
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
"Une ancienne élue du Vlaams Belang, Marie-Rose Morel, est décédée mardi soir à 20 h, à l'âge de 38 ans, après un combat courageux contre un cancer qui s'était déclaré il y a deux ans. […] La presse belge nous apprend qu'elle a demandé une «sédation palliative». Il y a un mois encore, elle répondait à une interview de Story pour dire son approbation de l'euthanasie.
«Si on pique un chien qui souffre trop, alors j'estime qu'en tant qu'être humain, on y a droit aussi. Tout le monde sait que je n'ai jamais soutenu la position du Vlaams Belang sur l'euthanasie. J'ai décidé du moment où je quitterai la vie d'après deux critères. Je devrai avoir la conviction qu'il n'y a plus de chemin de retour. Et deuxièmement, il faudra que je souffre de manière insupportable. Mais soyez tranquilles, si je souffre de manière insupportable et qu'il me reste encore une toute petite chance de guérir, alors je la saisirai.»
[…] Entourée de sa famille, de ses enfants qui ont pu venir lui dire au revoir, la jeune femme était certainement «en phase terminale». Elle a choisi de ne pas recevoir une piqûre euthanasique, «efficace» en un quart d'heure. En revanche, elle a accepté une dose forte de morphine, et s'est endormie, pour mourir plusieurs heures plus tard. Les médecins assurent que ce traitement n'a ni écourté, ni prolongé sa vie.
Si malaise il y a, il vient des déclarations de Marie-Rose sur la fin de vie. Il me semble – mais c'est là que l'on saisit à quel point les frontières sont fragiles entre l'euthanasie et la sédation palliative – qu'elle a choisi la voie acceptable : soulagement de la douleur, sans recherche de la mort ; acceptation de la fin prochaine, sans que le corps médical ne cherche à voler les dernières heures de conscience.
Dans d'autres cas, la sédation palliative a pour objectif de donner la mort : on endort le patient profondément, et on le prive d'aliments et d'hydratation, avec une mort certaine au plus tard dans les quinze jours. Faire la part des choses exige une fine formation professionnelle et de la conscience, assurément. Et il me semble que pour ce qui est des décisions pratiques à prendre, les simples particuliers devraient aussi recevoir un minimum de formation, pour savoir comment recevoir les propositions et les avis du corps médical.
Plutôt que de tuer l’enfant handicapé à naître : l’opérer in utero
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
"Ouvrir l'utérus d'une femme enceinte pour opérer un bébé atteint de spina bifida permet d'améliorer la vie future de l'enfant qui a plus de chances de pouvoir marcher seul, et permet d'amoindrir le risque d'une complication neurologique associée, l'hydrocéphalie. C'est ce que permet de conclure une première étude portant sur 183 grossesses aux Etats-Unis […].
Les résultats furent suffisamment concluants en faveur de l'opération précoce, qui intervient avant que le défaut ne devienne irréversible, qu'il a été décidé de publier tout de suite les conclusions de l'étude avant d'atteindre les 200 cas. Cas difficiles à trouver, sans doute, puisque 90% des bébés atteints de spina bifida sont avortés (tardivement)."
Nicolas Sarkozy reconnait que « le multiculturalisme est un échec »
Hier, lors de sa longue intervention télévisée, le président de la République a fait le même constat qu'Angela Merkel en Allemagne et David Cameron en Grande-Bretagne.
«on s'est trop préoccupé de l'identité de celui qui arrivait et pas assez de l'identité du pays qui l'accueillait».«si on vit en France, on apporte son identité à la communauté nationale mais on respecte la communauté nationale». «Nous ne voulons pas en France que l’on prie de façon ostentatoire dans la rue». «Nos compatriotes musulmans doivent pouvoir vivre et pratiquer leur religion, comme n’importe quels compatriotes, mais il ne peut s’agir que d’un islam de France et non pas d’un islam en France».
A propos de la délinquance des mineurs, Nicolas Sarkozy a reconnu :
«on n'a pas réussi».
Cantonales : quand le tag remplace l’affichage
Serge Méry, 61 ans, conseiller général apparenté PS du canton d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) depuis 1988 et vice-président du conseil régional d’Ile-de-France de 1998 à 2010, était en train de peindre son nom au pochoir sur les trottoirs avec son fils lorsqu'il a été interpellé par la police municipale dans la nuit de mercredi à jeudi. Ils ont été conduits menottés par les policiers municipaux au commissariat, où ils ont été relâchés, sans garde à vue mais avec une convocation pour une audition.
Pour sa défense, ce candidat à sa propre succession aux élections cantonales s'est déclaré «déjà en campagne».
La manipulation par les enquêtes sur « l’homoparentalité »
Xavier Lacroix, professeur de théologie morale à l'Université catholique de Lyon, membre du Comité consultatif national d'éthique, démonte dans Le Monde le fameux :
"argument présenté comme imparable selon lequel des enquêtes (aux Etats-Unis surtout) démontreraient que les enfants élevés par des couples de même sexe n'ont pas plus de problèmes psychologiques que ceux qui sont élevés par des couples de sexes différents. […] Pourtant, ceux qui ont pu y accéder sont généralement d'avis – au mieux – que l'on ne peut rien en conclure. Passons sur le fait que ces enquêtes, dont l'immense majorité a été commanditée par des associations gays, contiennent des biais surprenants. […] Mais surtout chacun sait que de telles enquêtes, quantitatives, reposent sur des questionnaires standards qui ne permettent de repérer que des fonctions déterminées : cognitives, adaptatives, pragmatiques. Les items sont définis en raison de ce que l'on veut démontrer. Et le caractère massif de la conclusion (toujours "aucune différence") laisse quelque peu pantois : à trop vouloir démontrer… Mais surtout, que pourrait-on conclure d'une somme d'enquêtes qui démontrerait que les enfants qui n'ont jamais écouté Mozart n'ont pas plus de problèmes psychologiques que les autres ?
Il y a un choix surprenant dans l'option qui consiste à privilégier de telles enquêtes, lointaines et pour le moins aléatoires, par rapport à ce que nous apprend l'expérience directe et ce que la psychologie la plus rigoureuse nous enseigne depuis plus d'un siècle. A savoir tout ce qu'un enfant doit à la différence sexuelle entre ses parents, tout ce qui se passe entre un petit garçon et son père-homme-masculin, sa mère-femme-féminine, de même pour la petite fille. L'expérience clinique a largement analysé ce qui a lieu lorsque la place de l'un ou de l'autre est demeurée vacante, lorsque le jeu de la différence, par identifications et différenciations, n'est pas possible. […]
En vérité, le débat ne peut pas être tranché par une somme de "constats", un ensemble de données de fait. La question déterminante est anthropologique et éthique ; autrement dit, elle porte sur un choix, un choix collectif : oui ou non décidons-nous d'accorder à la différence sexuelle, et plus particulièrement à la différence entre paternité et maternité, une importance, une place reconnue et instituée ? Dire que certains enfants élevés par des couples homosexuels se trouvent dans de meilleures conditions que d'autres enfants élevés par des couples dits hétérosexuels, c'est croiser deux séries de facteurs hétérogènes, en confondant les données accidentelles et les données structurelles. Dans un cas, les difficultés viennent des aléas de l'existence, de données contingentes face auxquelles la société n'a pas de responsabilité institutionnelle. Pour les données structurelles (et structurantes), il en va différemment : celles-ci sont des réalités a priori, un socle anthropologique, une manière d'articuler nature et culture face auxquelles la société comme telle a une fonction spécifique. Se profile alors un autre débat : des choix collectifs, sociétaux, communs sont-ils légitimes en ce domaine – ou sommes-nous renvoyés à la seule autonomie individuelle ? La philosophie libérale qui domine actuellement tend à privilégier la seconde hypothèse. Mais il existe aussi une autre conception du droit, qui demeure toujours actuelle, selon laquelle la loi a pour fonction d'instituer certains biens humains fondamentaux, au nombre desquels une certaine structure familiale. Il se trouve que celle dont nous héritons est à la fois le fruit de plusieurs millénaires et la plus proche des données corporelles. Que l'enfant soit né de deux corps, qui eux-mêmes renvoient à deux lignages et fondent la cellule sociale au sein de laquelle il grandira fait partie de notre patrimoine commun, à ne pas brader sur l'autel des scénarios compliqués que certains adultes voudraient imposer aux enfants."
La mondialisation, c’est un peu comme un « open space »
Comparaison pertinente de Fromage+ :
"Pour expliquer la mondialisation, la parabole de l’open space me paraît tout à fait pertinente. Pour rappel, l’open space désigne une configuration de bureau particulièrement à la mode depuis les années 90, dans laquelle les employés ne travaillent plus seuls ou par petit groupe dans des locaux fermés, mais où tout le monde travaille dans une grande pièce [space] ouverte [open]. Les postes de travail sont disposés sans cloison séparative. […] Comme la mondialisation, l’open space vise à faire tomber les frontières entre les espaces physiques et entre les gens. Le but est de décloisonner tous les espaces de travail, afin de créer une synergie [parlons corporate], de rapprocher les gens qui s’ignoraient quand ils travaillaient chacun dans leurs espaces personnels. Les postes de travail sont mobiles, et il suffit de brancher son ordinateur n’importe où ailleurs dans l’espace pour en faire son lieu de travail. L’espace n’appartient plus en propre à personne. […] Sans conteste, l’open space, comme la mondialisation, offre une réelle liberté de circulation. À l’époque des bureaux fermés, on n’osait pas forcément aller déranger Paul et Michel du bureau d’à côté pour dire bonjour ou faire une pause café-blabla. Dans un open space, vous savez tout de suite qui est là, qui est parti en réunion, qui a l’air très occupé, qui a l’air de faire une pause, etc. […]
L’open space prétend faire bénéficier à tous des mêmes conditions de travail puisque tout le monde est dans le même espace. La réalité est beaucoup plus complexe : certains sont proches de la fenêtre et se plaignent des reflets sur leur écran ; d’autres sont situés juste en dessous du flux de la climatisation et se plaignent d’avoir froid en permanence ; quand l’un veut mettre un peu de musique il la fait subir à tous les autres, du coup tout le monde travaille avec les oreillettes de son mp3 et plus personne ne se parle […] etc. La convivialité promise peut très vite devenir un enfer où, si on ne fait pas profil bas, on est détesté par tout le monde. Autre détail, mais qui participe à la dégradation progressive du plaisir de vivre : comme il n’y a plus de cloisons, on ne peut plus rien afficher, plus rien punaiser, on ne peut plus habiller son environnement à sa guise. C’est un détail, mais il signifie la dépersonnalisation, et même la dépossession globales des lieux de vie, ce qui est quand même très grave.
L’open space, comme la mondialisation, ignore totalement les situations particulières et les habitudes locales. À l’instar d’une réglementation européenne, il nie l’existence des modes de fonctionnements personnels ou locaux. Comme la mondialisation, il met en place des lois globales qui vont souvent à l’encontre du bon sens. Exemple : en fin de journée, quand il ne reste plus qu’un ou deux employés qui finissent leur travail, c’est tout un plateau de 250m² qui est encore allumé pour rien alors qu’une seule lampe suffirait. La loi globale écrase le particularisme."
Le dépistage systématique de la trisomie 21 : une démarche eugéniste
Remarquable intervention du député Marc Le Fur à l'Assemblée :
"L’un des points essentiels de l’article 9 est la généralisation systématique du diagnostic prénatal, quel que soit l’âge de la mère, afin de prévenir – c’est essentiellement fait pour cela – la trisomie 21. Je m’oppose, en cela, à une démarche que je juge eugéniste.
Ce diagnostic prénatal a pour objet d’évaluer les risques qu’a l’enfant à naître d’être atteint de ce fameux syndrome de la trisomie 21. Le problème, c’est que celle-ci se détecte, mais ne se soigne pas. Normalement, un diagnostic aboutit à une thérapie, fût-elle incertaine. En l’espèce, le diagnostic n’aboutit pas à une quelconque thérapie, en l’état actuel de notre recherche. Peut-être pourrions-nous nous donner les moyens d’une recherche nous permettant d’aboutir à une thérapie, mais en l’espèce, ce n’est pas le cas aujourd’hui. Curieux diagnostic prénatal, qui n’aboutit en fait qu’à placer les femmes, les familles, seules et désemparées, devant le choix dramatique entre l’interruption de grossesse et la naissance d’un enfant qui, chacun le mesure, sera une charge considérable pour cette famille.
Quel est le processus du diagnostic prénatal de la trisomie 21 ? Ce diagnostic débute, aujourd’hui, par des examens à l’aide de méthodes non-invasives : échographie, embryoscopie, ou, plus couramment – et peut-être plus encore, demain –, prise de sang. Une fois cet examen effectué, la future mère attend une quinzaine de jours avant d’en avoir les résultats. Déjà, l’angoisse peut être présente. Lorsqu’elle reçoit les résultats, elle peut découvrir une suspicion de trisomie 21. La future mère est alors incitée à vérifier cette suspicion par d’autres méthodes, plus invasives, et en particulier par l’amniocentèse. L’acte n’est pas anodin, puisqu’il consiste à ponctionner un peu de liquide amniotique afin de s’assurer s’il y a ou non trisomie 21.
Lorsque les résultats arrivent, et lorsqu’ils aboutissent à une trisomie 21, ils sont présentés comme incontestables : « le docteur l’a dit » ! Un rendez-vous est immédiatement proposé afin de prendre une décision. Et la décision, c’est le choix entre l’interruption médicale de grossesse et le fait de porter un enfant qui sera fondamentalement différent.
Le point non-négociable de Nicolas Sarkozy
Invité hier au dîner du Crif, le président a déclaré :
"Israël et sa sécurité sont pour la France, non-négociables"
Et la sécurité des Français en France ? Plus loin, il a ajouté :
"Je veux dire en tant que chef de l'Etat, que le judaïsme a contribué à forger l'identité de la France et chacun d'entre vous, continue à participer à cette alchimie subtile qui fait de nous des Français. Si la France a des racines chrétiennes, je l'ai rappelé et pourquoi le nier puisque c'est la vérité, la France a aussi des racines juives. La présence du judaïsme est attestée en France avant même que la France ne soit la France, avant même qu'elle ne soit christianisée. Il existe en France des bains rituels juifs contemporains de nos églises romanes et des synagogues aussi ornées que des chapelles baroques. Oui le judaïsme fait partie des racines de la France et chaque Français, quelle que soit sa confession ou son origine, peut en être fier."
Et enfin :
"Notre Histoire de France c'est l'Histoire que nous avons construite ensemble, une histoire qui nous est commune et que personne ne peut venir nous contester, vous contester. […] La France de Simone VEIL et de la liberté des femmes à disposer d'elles mêmes."
La vie des enfants à naître est, en revanche, déjà négociée.
Bébé-médicament : « Il faut supprimer cette possibilité légale. »
C'est ce que déclare Mgr Pierre d’Ornellas, Archevêque de Rennes(3mn34) :
Conflits d’intérêt : après la Tunisie et l’Egypte, le Maroc ?
Trouvé dans le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie :
"Le voyage en Egypte de François Fillon et celui de « Mam » en Tunisie cachent l’essentiel : La fréquentation des palaces marocains par la classe politico médiatique française. Le plus souvent aux frais de la princesse… c'est à dire du roi ou de l’état marocain. I[…] Nicolas Sarkozy et Carla. Jacques Chirac et Bernadette. Brice Hortefeux Ségolène Royal et Dominique Strauss Kahn. L’ancien ministre de la Défense Hervé Morin. Tous ont séjourné dans ce que le journal Le Monde appelle, je cite : « Les palaces de la République ». Par le passé on y vit aussi Philippe Douste Blazy qui s’y illustra par une scène de ménage coûteuse. Ainsi que Philippe Seguin et Jack Lang. […]
Toujours à Noël dernier les palaces marocains ont vu défiler : Bernard Henri Lévy, Alexandre Bompard, Guillaume Durand, ou encore Jean Pierre Elkabbach. Mais le royaume marocain, ce n’est ni la dictature de Moubarak, ni celle de Ben Ali Certes, mais le Maroc, c’est le lupanar de la superclasse mondiale et il y en a pour tous les goûts… Et surtout le Maroc, c’est le premier producteur mondial de cannabis. 90 % du cannabis consommé en Europe provient du rif marocain, une région montagneuse située au bord de la Méditerranée. Voilà qui devrait fournir à la classe politico-médiatique française une raison de veiller à son indépendance vis-à-vis du pouvoir marocain."
Le gouvernement veille sur vous
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a annoncé que 1.000 radars supplémentaires seront installés sur les routes d'ici à 2012 et que les PV électroniques seront généralisés.
Le gouvernement avait déjà annoncé en 2010 l'installation de 800 nouveaux radars fixes d'ici à 2012 (dont 400 en 2011) auxquels s'ajouteront 100 radars tronçons (calculant la vitesse moyenne d'un véhicule sur un trajet de plusieurs kilomètres) et 90 radars discriminants (permettant de différencier les poids lourds des véhicules légers et de désigner la voie empruntée par le véhicule en infraction).
Débat bioéthique : les anticléricaux sont de sortie
Les débats parlementaires ont tourné à l'invective contre l'Eglise catholique, qui manipulerait une poignée de députés. Extraits concernant un amendemant destiné à interdire le don de gamètes :
"M. Philippe Tourtelier. […] On passe son temps à décrypter cette petite musique qui revient sans arrêt et qui, finalement, fait partie d’un corps de doctrine de l’Église catholique qui inspire la plupart de ces amendements. […] Or, la position de l’église, à laquelle j’ai déjà fait allusion, consiste, en Afrique, à refuser la contraception,…
M. Philippe Gosselin. Ce n’est pas la conférence des évêques tout de même !
M. Philippe Tourtelier. …c’est-à-dire à refuser d’empêcher la procréation, et cela se traduit par une fragilisation de la vie des parents atteints du VIH et des enfants qui naissent avec ce virus. […]
M. Noël Mamère. Je reprendrai ce que vient de dire M. Tourtelier et ferai référence à la position adoptée tout à l’heure par le président de la commission spéciale. Celui-ci nous a en effet dit comprendre la cohérence des propos de certains députés lorsque M. Mariton a enfourché son cheval de Troie sur les valeurs.
M. Hervé Mariton. Ce n’est pas un cheval de Troie ; c’est une affirmation !
M. le président. Chemin de croix, peut-être, mais pas cheval de Troie ! Ce n’est pas la même chose !
M. Noël Mamère. Le chemin de croix se termine toujours par une passion !
M. Philippe Gosselin. Par une résurrection !
M. Noël Mamère. Nous avons tous quelques années qui nous permettraient de refaire le chemin de croix, quelques messes et quelques consécrations. Nous n’avons donc pas de leçons à recevoir ici ! Philippe Tourtelier a eu raison de le souligner – nous le ferons chaque fois que l’occasion nous en sera donnée –, certains de nos collègues présentent des amendements directement inspirés par leurs convictions religieuses […]. Nous avons été un certain nombre à dire que l’interruption volontaire de grossesse a été un combat et qu’elle le restait. Il y a en effet ici, dans cette assemblée, des gens qui sont opposés à la procréation médicalement assistée et qui aimeraient bien que l’interruption volontaire de grossesse disparaisse de notre droit. […] Les Croisés sont là !
M. Philippe Gosselin. Je trouve les propos de notre collègue Tourtelier outranciers. Il est facile de pratiquer l’amalgame, de renvoyer à des visions de l’épiscopat […] ou de telle ou telle église en Afrique. […] En revanche, j’assume totalement la cohérence de nos amendements, de mes amendements, qui reposent non pas sur une vision religieuse, mais sur une vision, qui peut d’ailleurs être laïque, de l’homme. Le progrès est important – il n’y a plus de procès en sorcellerie –, mais pour autant nous ne sommes pas obligés de tout accepter. […].
M. Xavier Breton. Au-delà des mises en cause qui sont complètement déplacées, je tiens à dire que j’ai simplement utilisé un argument de raison. Un gamète est une cellule […] qui peut donner la vie, pour être exact ; alors qu’un autre produit du corps peut sauver la vie, mais ne la donne pas. Ce sont deux éléments différents. […]
M. Hervé Mariton. […] Vous évoquez l’influence de la religion. J’ai donc envie de vous faire la réponse suivante, même si cela m’est assez désagréable. Je l’ai dit l’autre jour mezzo voce dans la discussion générale, mais ce point n’a malheureusement pas été repris dans le compte rendu. La conviction de tel ou tel d’entre nous peut-elle avoir une influence dans un tel débat ? Oui, et je ne vois pas pourquoi on le récuserait. On ne peut demander à des députés – pas plus qu’à des citoyens – qui réfléchissent aux décisions à prendre dans le domaine de la bioéthique de se défaire de ce qui fait une culture, une conviction, l’identité d’une personne. […] Notre cohérence est clairement une cohérence politique que nous voulons offrir dans nos diversités. Dans la tribune que nous avons publiée au début de la semaine, nous avons insisté sur la diversité de nos convictions. C’est une cohérence que nous voulons offrir à tous nos concitoyens et qui n’est pas dictée par un imperium religieux, même si la culture de chacun d’entre nous s’exprime là. Et je me permets de dire, et de répéter pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté en la matière, que nous, signataires de ces amendements, pouvons avoir des cultures et des convictions différentes. Alors vous seriez bien inspiré, cher ami, quand vous imputez à crime les cultures ou les convictions religieuses de tel ou tel, d’avoir une meilleure connaissance de ce que sont nos identités et nos parcours individuellement. Tout cela n’est pas nécessairement caché ! Tout cela n’est pas nécessairement secret, mais cela peut se retrouver dans l’affirmation forte d’une cohérence politique forte au service d’un projet de société et d’une vision de notre pays qui s’exprime dans ce débat. […]
M. Christian Vanneste. Ce débat est en fait plein de noblesse : il est marqué par l’opposition entre deux philosophies. […] Ce qui a été choquant dans la manière de l’aborder, c’est le soupçon que l’on fait peser sur nous en affirmant que nous défendons les idées de l’église catholique sans le dire. C’est là réduire une pensée bien plus large, qui pourrait se rattacher à de nombreuses philosophies plus ou moins directement liées à l’église.
M. Philippe Tourtelier. […] nos différentes convictions ont été forgées à partir d’une culture où la place de l’église catholique est très prégnante. Je veux bien arrêter d’évoquer la cohérence des positions de l’église catholique mais je vois plus que des similitudes entre celle-ci et la cohérence de vos propositions. C’est un constat. Je respecte cette cohérence et pense n’être pas arrivé au terme du dialogue que je nourris avec Monseigneur d’Ornellas, archevêque de Rennes. […]"
«Proposer les vocations dans l’Église locale»
C'est le thème du message du Pape pour la 48e journée mondiale de prière pour les vocations, qui aura lieu le 15 mai. Extrait :
"Il faut que chaque Église locale se fasse toujours plus sensible et attentive à la pastorale des vocations, en amenant au niveau familial, paroissial et associatif – comme Jésus l’a fait pour ses disciples – surtout les adolescents, les adolescentes et les jeunes, à développer une amitié authentique et affectueuse avec le Seigneur, dans la prière personnelle et liturgique; à apprendre l’écoute attentive et féconde de la Parole de Dieu, par une familiarité croissante avec la Sainte Écriture; à comprendre qu’entrer dans la volonté de Dieu n’annihile ni ne détruit la personne, mais permet de découvrir et de suivre la vérité la plus profonde sur soi; à vivre la gratuité et la fraternité dans les relations avec les autres, car c’est seulement en s’ouvrant à l’amour de Dieu qu’on trouve la vraie joie et la pleine réalisation de ses aspirations. «Proposer les vocations dans l’Église locale», signifie avoir le courage d’indiquer, par une pastorale des vocations attentive et adaptée, ce chemin exigeant à la suite du Christ qui engage toute une vie, tellement il est riche de sens.
[…] Le Concile Vatican II a rappelé explicitement que «le devoir de cultiver les vocations revient à la communauté chrétienne tout entière, qui s’en acquitte avant tout par une vie pleinement chrétienne» (Décr. Optatam totius, 2). Je désire donc adresser un salut fraternel et particulier, ainsi qu’un encouragement à tous ceux qui collaborent de diverse manière avec les prêtres dans les paroisses. Je m’adresse particulièrement à ceux qui peuvent offrir leur contribution à la pastorale des vocations: les prêtres, les familles, les catéchistes, les animateurs. Je recommande aux prêtres d’être disposés à donner un témoignage de communion avec leur évêque et les autres confrères, pour garantir l’humus vital aux nouveaux germes de vocations sacerdotales. Que les familles soient «animées par un esprit de foi, de charité et de piété» (Décr. Optatam totius, 2), pour aider leurs fils et leurs filles à accueillir avec générosité l’appel au sacerdoce et à la vie consacrée. Que les catéchistes et les animateurs des associations catholiques et des mouvements ecclésiaux, convaincus de leur mission éducative, aient le souci «d’éduquer les adolescents qui leur sont confiés, de manière qu’ils puissent percevoir la vocation divine et y répondre de grand cœur» (ibid.)."
Quel est le premier port français ?
On se souvient de la blague des Inconnus : Quelle est la première ville arabe traversée par le Paris-Dakar ? Marseille ! Dans la même veine, mais ce n'est pas une blague, nous avons la déclaration du Directeur des Achats d’un grand groupe de distribution Français, Frédéric H, inquiet des grèves chroniques déclenchées par la Fédération Nationale de Ports et Docks CGT :
"Face à ces grèves, les sociétés françaises qui importent des marchandises sont obligées de faire décharger leurs conteneurs [à l'étranger]. Voici donc ce que les importateurs français, dont je fais partie, sont en train d’organiser : déchargement des conteneurs français sur le port d’Istanbul en Turquie et acheminement jusqu’en France par la route. Ainsi, grâce aux tarifs très compétitifs des sociétés de transport turques, l’opération peut s’avérer sans surcoûts pour l’importateur en comparaison d’un import sur Marseille. La Turquie est donc en passe de devenir la porte d’entrée de nos conteneurs ! Istanbul : bientôt premier port français, grâce aux revendications de la CGT ?"
La personne voilée dans le presbytère n’est pas une religieuse
Ne pouvant être accueillie dans un lycée public pour cause de principe de laïcité, une formation d'assistante maternelle a dû être délocalisée dans un presbytère, en raison de la présence d'une stagiaire portant le voile.
Parmi les candidats à cette formation organisée pour le conseil général de l'Ain par le Greta, centre de formation pour adultes de l'Education nationale, cette femme a refusé de se dévoiler. Le président du Greta d'Ambérieu et Bourg-en-Bresse a déclaré :
"Nous lui avons dit que la formation se faisait dans un établissement scolaire, où le voile est interdit. Comme la personne a refusé d'enlever son voile, nous avons cherché un autre local. Et nous avons trouvé une salle à louer au presbytère d'Ambérieu".
Trisomie 21 : le député Dussopt s’excusera-t-il ?
Le député socialiste Olivier Dussopt avait tenu des propos scandaleux en commission. Mardi, Le Figaro a publié, en quatrième de couverture, une pleine page de campagne publicitaire le citant nommément (voir ici), pour défendre les personnes atteintes de la trisomie 21 :
"96% d'entre nous sont éliminés à l'issue du dépistage massif de la trisomie 21. (…) Au parlement, certains s'étonnent que nous soyons encore 4 % à survivre."
La même page figure dans le quotidien Les Échos, daté de mardi. En consultant le compte rendu des débats du 25 janvier dernier de la commission de bioéthique, force est de constater que ces propos ont bel et bien été tenus.
Olivier Dussopt considère aujourd'hui que ses propos ont été détournés et sortis de leur contexte par la publicité faite par les associations. Il étudie désormais avec son avocate la possibilité d'un recours en diffamation. Il a de la chance : les trisomiques exterminés ne peuvent plus l'attaquer.
Prix Renaissance 2011 au Professeur Xavier Martin
Mercredi 9 février le Prix Renaissance 2011 a été remis au Professeur Xavier Martin par Philippe Maxence, directeur de la rédaction de L'Homme nouveau, pour son livre que nous avions évoqué La France abîmée – Essai historique sur un sentiment révolutionnaire (1780-1820). Un récent numéro de l'HN était consacré à son oeuvre. Son dernier livre, Trente années d’étonnement, est un résumé de sa carrière (voir ici).
Xavier Martin est aussi l'auteur, entre autres, de Régénérer l'espèce humaine, livre qui met magistralement en évidence les racines de l'actuel eugénisme remontant aux Lumières et qui n'est pas sans rapports étonnants avec les fondements de la bioéthique contemporaine.
