Blogs avec images

Majorité écrasante pour l’indépendance du Sud-Soudan

S Les Sud-Soudanais ont voté à 98,83% en faveur de l'indépendance.

  • Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué la "grande réussite" du référendum.
  • Barack Obama a annoncé que les Etats-Unis reconnaîtraient le Sud-Soudan "souverain et indépendant" en juillet.
  • Le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a souligné que "l'Union européenne souhait(ait) développer un partenariat étroit et de longue durée avec le Sud-Soudan".
  • Le président soudanais Omar el-Béchir a dit accepter les résultats et respecter le choix des Sud-Soudanais.

La séparation effective est attendue le 9 juillet. Nordistes et Sudistes doivent d'ici là se mettre d'accord sur des dossiers sensibles, dont la délimitation des frontières, le partage des revenus du pétrole, le statut de la région contestée d'Abyei et le statut des centaines de milliers de Sudistes vivant au Nord et des Nordistes installés au Sud.

Liban : Gemayel refuse de participer au gouvernement

G L'ancien président libanais, le chrétien Amine Gemayel (le frère de l'ancien président assassiné), a indiqué que son parti, les Kataeb (Phalanges), ne participerait pas au nouveau cabinet au Liban, accusant le Hezbollah soutenu par l'Iran de chercher à faire main basse sur le gouvernement.

"Depuis le début de la crise du gouvernement, nous avons pris sur nous de maintenir une politique d'ouverture et de garantir une chance au Premier ministre désigné Najib Mikati de former un gouvernement d'union nationale".

Mais, l'alliance menée par le Hezbollah a "exercé une pression écrasante" pendant les discussions sur la formation d'un gouvernement, ne laissant à son parti chrétien pas d'autre choix que de se retirer.

"Nous avons déjà dit et répété que notre participation dans le prochain gouvernement (…) requiert des garanties que nous serons des partenaires actifs dans les prises de décisions, des garanties dont nous ne sommes pas sûrs. A la lumière de tout cela, notre d'avis est que les discussions avec le Premier ministre désigné sont dans un cul-de-sac. Quiconque cherche un gouvernement unilatéral doit en assumer les conséquences".

Naissance du premier « bébé médicament » en France

M Indemne de la grave maladie dont souffrent ses aînés, le petit garçon, né le 26 janvier, permettra de soigner l'un d'eux pour lequel il est un donneur compatible. Ce "bébé-médicament" est né par fécondation in vitro après un double diagnostic génétique pré-implantatoire (DPI) permettant le choix des embryons.

C'est-à-dire que, pour tenter de soigner ses aînés (ce qui n'est pas garanti pour autant), nos savants fous ont sélectionné cet embryon, en tuant plusieurs autres du même coup. Au-delà de l'aspect utilitariste de cette naissance ("on ne t'accueille pas gratuitement pour toi, on t'a fabriqué pour soigner tes aînés…"), ce concept de "bébé-médicament" est un mensonge.

Aujourd’hui, le plus menacé, c’est l’embryon humain

Frigide Barjot lance un Appel aux députés sur les lois de bioéthique, signé par une vingtaine de personnalités et ouvert depuis aujourd’hui au public, demandant le maintien du principe d’interdiction de la recherche sur l’embryon. Elle répond à Famille chrétienne :

F "Je défends les plus attaqués qui n’ont pas voix au chapitre ! Quand l’heure était à la chasse médiatique contre celui qui est, excusez du peu, le chef d’une Église forte de 1 milliard de croyants – et que je tiens pour un cadeau du Ciel –, je le défendais. Aujourd’hui, le plus menacé, c’est l’embryon humain. Nous sommes à deux doigts de supprimer l’interdiction de recherche sur l’embryon. Donc de permettre qu’on le transforme en simple matériau de laboratoire. On nage en plein délire. Je suis un embryon ! Qui n’a pas été un embryon ? Alors oui, cette fois je dis : « Touche pas à mon embryon ! » La France, pays des Lumières, ferait bien de prendre exemple sur l’Allemagne qui ne fabrique pas d’embryons surnuméraires parce qu’elle sait à quoi ces actions peuvent aboutir. Il faut arrêter de marcher sur la tête."

Emeute à Gennevilliers

Plusieurs pierres et cocktails Molotov ont été lancés sur les policiers vendredi. Ces derniers ont répondu avec 33 tirs de flash-ball et une dizaine de grenades lacrymogènes. 3 policiers ont été blessés et 3 voyous interpellés pour « jets de pierre », placés en garde à vue puis déférés dimanche au parquet. Ce matin, le juge des libertés et de la détention a décidé de les relâcher, sous contrôle judiciaire, avant leur comparution immédiate prévue mardi. L’un d’entre eux avait du sursis.

Plutôt que de brûler le Coran, le Pasteur Jones va le juger

C'est ce qu'il a déclaré à Nouvelles de France :

C "nous allons organiser le 20 mars prochain le « Jour de jugement du Coran » (site). Cela s’effectuera de la même manière qu’un procès organisé aux Etats-Unis. Nous allons poursuivre le Coran qui est accusé d’inciter au meurtre, au viol, aux activités terroristes ainsi que d’être responsable de la mort de millions de personnes. Il y aura un juge, nous ne savons pas encore qui, il y aura également un jury composé de personnes ayant un bagage chrétien mais d’autres ayant également un passé musulman. Nous avons également un « prosecuting attorney » (un procureur : NDLR), Monsieur Abaza, converti de l'islam au christianisme à un jeune âge et qui a été torturé (brûlé, battu et électrocuté) par son père et son frère à cause de sa conversion et emprisonné parce qu'il avait refusé de dénoncer sa foi chrétienne.

Le Coran aura-t-il quelqu’un qui assurera sa défense ?

Oui, il y aura un avocat de la défense. Nous essayerons tant que possible d’agir selon les formes régulières des tribunaux américains. […] Nous avons lancé un défi à la communauté musulmane, ils peuvent nous envoyer leur meilleur expert qui pourra assumer cette charge. […]

Beaucoup de gens aux Etats-Unis disent que le Coran est un livre de paix, nous ne le pensons pas, nous pensons au contraire qu’il conduit à la violence. En conséquence, il y aura une peine prévue à l’issue du procès. Si le Coran est déclaré innocent, nous ferons des excuses publiques pour l’avoir accusé, si au contraire il est déclaré coupable, quatre peines sont prévues : le brûler, le noyer, le déchiqueter ou bien le fusiller. Les gens pourront voter sur une page facebook pour choisir la peine la plus adéquate."

Véronique Besse demande une vraie recherche sur le trisomie

Communiqué du député MPF :

B "Véronique Besse interviendra demain à la tribune de l'Assemblée nationale lors de l'ouverture de l'examen du projet de loi de bioéthique. Au cours de son intervention, Véronique Besse demandera de renforcer la recherche sur la trisomie 21, maladie génétique la plus répandue. Véronique Besse souligne qu’il existe aujourd’hui un vrai déséquilibre dans le domaine médical : tous les moyens sont en effet orientés vers le dépistage de la trisomie avant la naissance alors qu’aucun effort n'est fait en faveur de la recherche pour accompagner et guérir les personnes handicapées. La France reste d’ailleurs un des rares pays d'Europe à ne pas accorder de financements publics pour la recherche sur la trisomie 21. Véronique Besse estime que la réponse à apporter au handicap passe par la recherche sur les maladies et non par l’élimination systématique des embryons. Véronique Besse proposera également à l'Assemblée nationale de lancer un grand débat pour mieux informer les Français sur les maladies génétiques, notamment sur la trisomie 21, et pour encourager la solidarité envers les familles touchées par cette maladie."

Symposium du Salon Beige autour des « 12 mesures »

12-mesures-france Les élections de 2012 approchent. Il est urgent de se demander comment promouvoir le Bien commun, en commençant par les points non négociables, à l'occasion de cette échéance.

François Billot de Lochner propose dans ce cadre une action ambitieuse. Il a publié l'an dernier un livre recensant douze mesures engageant, à son sens, la France sur la voie du redressement.

Il ne présente toutefois pas son ouvrage comme un "programme" clefs-en-main, mais comme une base de discussion pour déboucher au printemps sur un projet (qu'il a nommé Audace 2012) qui puisse fédérer "400.000 personnes". Les mesures définitives défendues  par ce projet seront présentées à l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle, qui indiqueront chacun lesquelles ils s'engagent à mettre en oeuvre. 

Afin de permettre à ses lecteurs de participer au débat lancé par M. Billot de Lochner, et en collaboration avec ce dernier, le Salon Beige traitera successivement, sur plusieurs semaines, les 12 mesures sous la forme suivante:

  • L'auteur présentera brièvement la mesure;
  • Un intervenant extérieur connaissant bien le thème donnera son avis (qui sera sans doute parfois favorable, parfois critique);
  • Les lecteurs indiqueront leur degré de soutien à la mesure par le biais d'un sondage en ligne.

Ce "symposium" signifie-t-il que vos blogueurs approuvent chacune des 12 mesures ? Non, mais ils considèrent que le type de débat proposé par M. Billot de Lochner est opportun.

La Fondation Lejeune demande aux députés d’être courageux (2)

Suite du communiqué de la Fondation :

2)    Dépistage prénatal des enfants trisomiques : une prise de conscience s’impose pour contrer l’eugénisme

LUCIDITE

T 15 ans après l’encadrement et la généralisation du dépistage prénatal en France, le constat s’agissant de la trisomie 21 est clair : cette pathologie fait l’objet d’une éradication massive. Les chiffres sont connus : en France, 92 % des fœtus atteints de trisomie 21 sont dépistés et 96 % d’entre eux sont éliminés. Des voix autorisées (Didier Sicard, Jean-François Mattéi par exemple) mais aussi des institutions (Conseil d’Etat) ont tiré la sonnette d’alarme depuis longtemps. Le dérapage d’un parlementaire en Commission spéciale bioéthique le 25 janvier, s’étonnant qu’il reste encore 4% d’enfants trisomiques à naître en France en 2011, illustre dramatiquement l’état de la mentalité eugéniste de nos contemporains. 

COHERENCE

Cette situation exige une prise de conscience à la hauteur. Elle exige que les responsables politiques renoncent aux orientations prises depuis 15 ans poussant à la stigmatisation et à l’élimination, obstacle à l’accueil et à l’insertion pourtant proclamés par les responsables et attendus par les citoyens. La mise en garde du CCNE à ses tout débuts balise le chemin de la cohérence aujourd’hui : «Il est à craindre que le recours fréquent au diagnostic prénatal ne renforce le phénomène social de rejet des sujets considérés comme anormaux et ne rende encore plus intolérable la moindre anomalie du fœtus ou de l'enfant». (Avis n°5 -1985)

COURAGE

Le choix collectif de notre pays et de ses représentants ne peut rester celui du mutisme devant l’eugénisme. Le débat qui s’ouvre demain permettra-t-il un réveil ? Celui-ci n’a pas été constaté au niveau du gouvernement ou au sein de la commission spéciale. Les mesures à prendre sont pourtant simples, elles ne demandent que du courage :

  • supprimer du projet de loi les éléments développant l’eugénisme (notamment dans l’article 9 du projet de loi l’obligation faite aux médecins de proposer à toute femme enceinte les examens de dépistage prénatal)
  • informer sur la maladie, sans fantasme ni dramatisation
  • débattre de l’eugénisme
  • organiser des soutiens pour les parents à différentes étapes (annonce du handicap, insertion scolaire ou professionnelle, préparation du vieillissement)
  • développer la recherche à visée thérapeutique

Demain s’ouvre au Parlement un débat qui ne concerne pas uniquement les scientifiques et la représentation nationale, mais bien l’ensemble des citoyens et les valeurs de notre société. Les forces humanistes seront-elles suffisantes pour contrer les poussées eugénistes ?"

La Fondation Lejeune demande aux députés d’être courageux (1)

La Fondation Lejeune communique :

L "A l’occasion des débats parlementaires qui s’ouvrent pour réviser la loi de bioéthique, la Fondation Jérôme Lejeune appelle les députés à faire preuve de lucidité, de cohérence et de courage, en soutenant des choix marqués par la volonté d’atténuer les dérives eugéniques et de restaurer le respect de la vie de tout être humain. 2 enjeux l’exigent de manière particulièrement aiguë :

1) la recherche sur l’embryon,

2) le dépistage prénatal des enfants trisomiques.

Les travaux de la commission spéciale, qui n’ont malheureusement pas compensé les défaillances du texte du gouvernement, confirment l’urgence de ces demandes. 

1)    Recherche sur l’embryon : lubies et lobbies

LUCIDITE

La commission spéciale n’a pas modifié les articles du projet de loi relatifs à la recherche sur l’embryon qui marquent une rupture importante avec l’encadrement législatif de 2004. Le texte fragilise significativement les deux conditions cumulatives posées pour déroger à l’interdit de recherche sur l’embryon. Il remplace notamment l’exigence de « progrès thérapeutiques » par des « progrès médicaux », ce qui devient une contrainte faible ouvrant la porte à des pratiques et des domaines qu’avait explicitement écartés le législateur en 2004 (recherche fondamentale, besoins de l’industrie pharmaceutiques avec la modélisation des pathologies et le criblage de molécules). Pourtant, personne ne demande cette évolution, hormis les acteurs de la recherche qui ont intérêt à la libéralisation de la recherche sur l’embryon parmi eux l’industrie pharmaceutique qui veut disposer de cellules souches embryonnaires pour modéliser des pathologies et cribler des molécules, et l’industrie de la procréation qui a besoin d’embryons pour tester ses nouvelles techniques. Les auditions des chercheurs par la commission spéciale sont limpides : scientifiquement en 2011 il n’y a aucune raison de persister à favoriser la recherche sur l’embryon humain.

COHERENCE

Or notre société est fondée sur le principe de protection de l’être humain (article 16 du code civil qui affirme que « la loi garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie »). La protection des plus faibles constitue un principe de civilisation à la base de notre société. Dans ce cadre, la Fondation Jérôme Lejeune demande que les débats soient conduits par le souci de la cohérence. Sans fondement scientifique, la libéralisation de la recherche sur l’embryon, qu’entrainera l’élargissement des conditions pour déroger, est d’autant plus scandaleuse.

COURAGE

Les informations objectives dont disposent les parlementaires leur permettent de faire preuve de courage, à l’instar de la proposition qu’ont votée certains d’entre eux en commission limitant le nombre d’embryons créés pour l’AMP. S’agissant de la recherche sur l’embryon, les députés devraient pouvoir décider de revenir à l’interdit de principe sans dérogation, ou a minima, de reconduire le moratoire dans les conditions actuelles. Il faut se rappeler que les choix politiques de 2004 ont entraîné un retard des équipes françaises dans les recherches sur les cellules souches non embryonnaires : reprogrammées (intéressantes pour la modélisation), et adultes, les seules à avoir traité des malades aujourd’hui et sans aucun coût éthique."

Une autre aggravation scandaleuse dans le projet de loi relatif à la bioéthique

Pierre-Olivier Arduin tire la sonnette d'alarme :

O "La commission spéciale sur la bioéthique a modifié le projet de loi du gouvernement relatif à la bioéthique en prévoyant d’autoriser les jeunes femmes n’ayant jamais procréé à donner leurs ovules. Cette éventualité, considérée comme dangereuse et irresponsable, avait jusqu’ici été toujours écartée. […] Les raisons de cette (r)évolution sont connues. L’Agence de la biomédecine estime qu’il manque pas moins de 700 donneuses par an pour satisfaire les besoins des couples en ovocytes. De surcroît, la qualité des ovules en France est très médiocre en raison de l’âge avancé des donneuses, plombant les résultats des fécondations in vitro (FIV). […]

Faut-il encore le rappeler, le don de gamètes n’est pas comparable à un don de sang ou d’organe, tout simplement parce qu’une cellule reproductrice utilisée par les biologistes dans une FIV est à l’origine de la conception et de la venue au monde d’une personne humaine. Avec le don d’ovocyte, la maternité est éclatée entre la mère génitrice qui fournit l’ovule et la mère gestationnelle qui deviendra la mère sociale et éducatrice de l’enfant. Une jeune femme peut-elle réellement donner un consentement libre et éclairé à un tel acte sans n’avoir jamais vécu l’enfantement ? N’est-ce pas justement parce que les femmes doivent être mères de famille et avoir déjà éprouvé l’expérience de la maternité qu’un nombre infime d’entre elles passent à l’acte en donnant leurs ovules ? Une mère ne sait-elle pas intuitivement que donner un ovule, c’est permettre la conception d’un enfant qui sera «charnellement» le sien ? […]

À brève échéance est visée la constitution de banques publiques d’ovules vitrifiés surnuméraires comme l’a réclamé René Frydman lors de son audition. D’ailleurs, avec la possibilité de constituer un surstock d’ovules par vitrification, il est plus que certain qu’à moyen terme toutes les femmes engagées dans un parcours classique d’AMP seront encouragées à donner leurs précieuses cellules. En autorisant la vitrification des gamètes féminins au détour de n’importe quel parcours de fécondation in vitro, il sera en effet tentant de proposer à chaque femme de faire un geste de générosité en faveur d’une autre moins chanceuse qu’elle, l’information risquant bien vite de se transformer en promotion.

Quant aux femmes sans enfants qui auront congelé leurs ovules en contrepartie de leur don, une fois qu’elles seront devenues mères de famille «naturellement», ne seront-elles pas contactées ultérieurement par les centres de fécondation in vitro pour écouler les ovocytes restants ? Après tout, la loi autorisant depuis 2004 la conception de 10 enfants à partir d’une seule donneuse (contre 5 en 1994), rien n’empêche de féconder l’ensemble du panel d’ovules recueillis chez une seule femme. […]

Permettre à de jeunes femmes sans enfants de donner leurs gamètes, c’est les exposer à subir elles aussi des pressions inavouées de la part de femmes qui seraient en position de force sur le plan hiérarchique (pression au travail), familial (pression sur une sœur plus jeune) ou amical (pression sur la «meilleure» amie). Des avantages en nature ou pécuniaires associés à la certitude de pouvoir utiliser ses ovules stockés en cas de stérilité n’auront-ils pas raison d’elles ? […]

En donnant ses ovules, une femme ne peut ignorer qu’elle contribue de manière décisive à la venue au monde d’un être humain qui lui sera profondément lié comme le montre la quête éperdue des enfants nés de « gamètes inconnus ». Parce qu’ils ont un « statut anthropologique » bien spécifique, l’unique progrès moral consisterait à rendre indisponibles les gamètes."

L’imam expulsé est revenu

M Il avait été expuslé en 2004 après avoir défrayé la chronique avec ses prêches. L'imam brestois a été interpellé à Brest la semaine dernière. Abdelkader YahiaChérif, d'origine algérienne, ex-imam non officiel de la mosquée du quartier de Pontanézen à Brest, avait, en 2004, appelé la jeunesse du quartier à la violence et à la haine, avec des connotations antisémites. Il était également accusé par le ministre de l'Intérieur de l'époque (son nom me brûle les doigts…) d'être proche des mouvements islamistes radicaux.

Clandestin, Abdelkader Chérif a été transféré au centre de rétention de Rennes.

Face à l’islamisation, les entreprises sont désarmées

Lu dans Le Figaro :

I "La question des signes religieux préoccupe également les chefs d'entreprise. Vingt représentants réunis à la Halde la semaine dernière ont évoqué la montée en puissance des revendications, notamment ces femmes qui décident de travailler voilées après un congé maternité. Les entreprises réclament des conseils, des éclaircissements. Beaucoup redoutent que «le voile ne trouble les clients ou qu'il nuise à la cohésion interne, qu'il prélude à un engrenage religieux», reconnaît Pascal Bernard, qui mène un groupe de travail sur la diversité au sein de l'Association nationale des directeurs de ressources humaines. […] Un tiers des entreprises se montrent laxistes, «cédant à toutes les revendications religieuses pour éviter les complications» […].

Des salariés ont ainsi demandé s'ils pouvaient prier dans une salle de réunion inoccupée. Le chef a obtempéré. Quelques semaines plus tard, la salle avait été transformée en mosquée. «La société s'est demandé quand elle aurait dû intervenir: dès le début, en stoppant toute tentative de prière, ou au premier tapis laissé dans la salle?» […]."

Le chiffre du jour

V Un rapport de la Cour des comptes revoit à la hausse le coût de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1). Il épingle également les conditions de négociation pour l'achat de vaccins. Les Sages estiment qu'elle a coûté entre 680 et 760 millions d'euros, soit au moins 140 millions de plus que la dernière estimation de la Direction Générale de la Santé (DGS). Selon la Cour des comptes, l'achat de vaccins a coûté 383M€ (contre 296M€ selon la DGS) et la campagne de vaccination entre 220 et 291M€ (contre 217M€ estimés par la DGS). Le montant des autres dépenses de prévention calculé par la Cour des comptes (82M€) est également plus de deux fois supérieur à celui trouvé par la DGS.

Le rapport souligne par ailleurs que la commande de millions de doses de vaccin s'est opérée dans l'urgence, avant même «la définition d'une stratégie vaccinale» et alors que des «incertitudes sur la pandémie, jointes aux estimations pessimistes, ont conduit, en France comme ailleurs, à privilégierle scénario du pire». Dans ces conditions, les laboratoires pharmaceutiques se sont trouvés en position de force au détriment de l'État.

Des coûts pour un résultat médiocre : seulement 5 millions de Français ont été vaccinés, soit 8,5% de la population, contre plus de 50% en Suède, aux Pays-Bas ou au Canada.

Irak : l’exode des chrétiens s’accroît

Lu dans Présent :

K "L’exode des chrétiens vers la région autonome du Kurdistan s’accélère en raison des menaces auxquelles ils sont confrontés dans le reste de l’Irak, selon le dernier rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), publié ces derniers jours. Au 31 janvier, 1 078 familles s‘étaient installées dans les trois provinces du Kurdistan, dont les trois quarts à Erbil, contre seulement 331 familles lors du précédent recensement de l’OIM datant du 15 décembre. Cette croissance s’explique notamment par l’arrivée de 200 familles originaire de Ninive, la province du nord qui fut le berceau du christianisme irakien. Ces chiffres ne tiennent pas compte de l’émigration."

Pas de liberté pour les chrétiens au Bouthan

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

B "Au Bhoutan, la religion d’Etat est le bouddhisme. Le gouvernement avait annoncé en décembre la mise en place d’une politique de contrôle des religions et l’enregistrement des organismes les représentant. Ce qui augurait d’une reconnaissance de l’existence de l’Eglise catholique, dans un cadre d’étroite surveillance. Mais il n’y aura rien de tel. Le gouvernement dit maintenant que les chrétiens ne seront pas inquiétés «s’ils respectent le cadre légal» c’est-à-dire s’ils organisent leur culte de façon strictement privée.

Et le Parlement a adopté à l’unanimité, le 29 novembre dernier, un nouvel article du Code pénal qui sanctionne de trois ans de prison «toute tentative par la séduction ou par quelque moyen que ce soit» pour «tenter de convertir un citoyen bhoutanais à une autre religion que la sienne», sans que les parlementaires aient pu se mettre d’accord sur la définition du prosélytisme, laissant aux autorités locales le soin de déterminer la nature du délit.

Avant même le vote de cet article, un Bhoutanais a été condamné à trois ans de prison pour avoir projeté des films sur le christianisme. L’entrée sur le territoire de tout religieux non bouddhiste est interdite. Le seul prêtre autorisé à y résider épisodiquement est le P. Kinley Tshering, du diocèse de Darjeeling, en Inde : parce qu’il fait partie de la famille royale…"

Mgr Aillet demande le respect de l’embryon humain

Dans un communiqué daté d'aujourd'hui, l'évêque de Bayonne écrit :

A "L’Assemblée nationale entame aujourd’hui même l’examen du projet de loi de révision de la loi de bioéthique du 6 août 2004. Les députés et les sénateurs étant appelés à se prononcer en leur âme et conscience sur le texte de loi qui leur est soumis, je me suis efforcé, par courrier en date du 26 janvier, comme il est du devoir de tout citoyen de le faire, d’attirer l’attention des parlementaires du département des Pyrénées- Atlantiques, sur les principaux enjeux éthiques de cette loi.

La loi de 2004 avait instauré un régime d’interdiction des expérimentations sur l’embryon humain. Ce régime était malheureusement assorti, pour une durée de cinq ans, de certaines dérogations, mais celles-ci ne pouvaient être accordées qu’à condition de «permettre des progrès thérapeutiques majeurs» et en l’absence de «méthode alternative d’efficacité comparable».

Or, aucun programme de recherche sur l’embryon humain n’a jamais permis le moindre «progrès thérapeutique», contrairement au recours aux cellules souches adultes ou aux cellules souches dites reprogrammées ou induite qui, ces dernières années, se sont imposées comme «méthode alternative d’efficacité comparable» à l’utilisation (et par conséquent à la destruction) d’embryons humains.

Dès lors, pourquoi le gouvernement et le Parlement prévoient-ils d’élargir les conditions de dérogations, qui seraient autorisées, non plus seulement à des fins dites «thérapeutiques», mais à des fins simplement «médicales» ? Quelle que soit l’action des groupes de pression qui sous couvert de «progrès scientifique», défendent en réalité les intérêts mercantiles et financiers d’une certaine industrie pharmaceutique, cette «chosification» de l’embryon humain, qu’on réduit à n’être qu’un simple matériau de laboratoire, n’est pas acceptable. Le respect dû à l’embryon humain est un principe non-négociable, en faveur duquel les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté doivent se mobiliser et demeurer vigilants."

Récidivistes : la loi est faite pour qu’ils ressortent

Caroline Parmentier réagit à la grogne des magistrats et au dysfonctionnement de la justice, qui laisse des récidivistes dangereux dans la nature :

S "Mais est-ce que la principale faute grave qui va immanquablement se reproduire et qui s’est déjà reproduite dix fois sous Sarkozy, ce n’est pas plutôt de penser qu’un simple conseiller d’insertion à la sortie de prison d’un Tony Meilhon aurait suffi à l’empêcher de récidiver ? Le vice de procédure et de pensée, le vrai dysfonctionnement, il est là ! Quel conseiller de réinsertion, fût-il l’as des as dans son domaine, aurait-il pu ramener vers un bon métier, une sexualité apaisée, une vie de notaire, un homme 13 fois récidiviste dont 4 fois pour des crimes sexuels, et qui en sortant de taule, viole, étrangle et découpe à la scie une jeune fille de 18 ans avant de jeter son corps par morceaux dans un étang ?

De quoi nous parle-t-on là ? Six lois anti-récidive en six ans, un empilement législatif frénétique pour que rien ne change. N’est-ce pas la preuve que ces lois ne vont pas dans le bon sens ? Aucune n’empêche les criminels sexuels multirécidivistes de ressortir de prison. Aucune ne les élimine de la société ni ne les met hors d’état de nuire de façon à protéger cette société. Pensez-vous, dans une civilisation comme la nôtre, au XXIe siècle, en 2011…

Alors, dans une civilisation comme la nôtre en 2011, il y a des enfants comme les nôtres, des Laëticia, des Anne-Lorraine, des Marie-Ascension, des Jeanne-Marie qui croisent la route d’un Pierre Bodein ou d’un Fourniret. Et ce tant que la loi autorisera à remettre en liberté des individus tels que Tony Meilhon, parce que les peines en France ont une fin. Même pour les Bodein, les Fourniret et les Marc Dutroux, les peines auront une fin. Lorsque Francis Evrard, condamné pour attouchement et viol sur des mineurs, est ressorti de prison en 2007, après un bon tour à l’ombre, il avait 63 ans. La première chose qu’il a faite, après avoir purgé sa peine et « payé sa dette à la société », c’est de repérer un petit garçon de 5 ans dans une fête locale, Enis, de l’attirer à lui en lui promettant un cadeau, puis de le séquestrer et de le violer dans un box de voiture. Lorsque Tony Meilhon ressortira – car il ressortira –, il sera beaucoup plus jeune que Francis Evrard. Il sera sûrement tout aussi équilibré, guéri, avec l’aval des experts – puisqu’il est forcément malade –, soigné par les visites régulières chez le psy et le bon air des quartiers pour délinquants dangereux. La loi est faite comme ça. Elle est faite pour que les criminels suivent une thérapie en vue de leur réinsertion. Et pas comme une mesure de protection de la société. Forcément, dans cette société où le bien et le mal n’existent plus – ou du moins dont tous les critères ont été révisés –, il n’existe plus de méchants. Plus de pervers qui savent ce qu’ils font et agissent avec intelligence, préméditation et conscience du mal. Ça, c’était bon pour le Moyen-Age. […]

La seule qui empêche les dangereux prédateurs de recommencer : la perpétuité réelle. Plus inhumaine sans doute que la peine de mort pour laquelle il suffirait juste de réviser la Constitution puisque Chirac y a gravé l’abolition. Que Sarkozy fasse voter une loi sur la réclusion à perpétuité et la grande majorité des magistrats l’appliqueront, bien évidemment, bien obligés."

Les catholiques se mobilisent pour la vie

Suite à l'appel lancé ici, le docteur Luc Perrel communique :

P "Vous avez été très généreux, et très nombreux à répondre à notre appel au sujet de «Bernadette» . Celui-ci a rapidement débordé le cadre de la Mayenne, où nous pensions nous cantonner, pour gagner la France entière, parce que relayé sur internet par le Salon Beige, le Forum Catholique, et d’autres sites encore. Qu’ils en soient ici remerciés. Grâce à votre soutien, nous avons pu sauver «Bernadette» de l’avortement, puisqu’elle a finalement décidé de garder son bébé. Mais hélas pas sauver son bébé, puisque à la fin de la semaine dernière, au début de son quatrième mois, elle a fait une fausse couche spontanée : une cabosse supplémentaire dans sa vie chaotique…

Avec vos dons, nous lui avons fourni l’accessoire financièrement, qui lui a permis de surnager, mais aussi l’essentiel : l’amitié et les prières de tous. Les dons sont maintenant devenus inutiles. Les pressions énormes dont «Bernadette» a été l’objet peuvent arriver à tout le monde, dans tous les milieux. La remontée des informations est un moyen efficace de soutien – vous l’avez montré – qui pourra servir dans d’autres occasions.

Comme les sommes perçues dépassent ce dont nous avions besoin pour «Bernadette», l’AMRV de la Mayenne, va en conserver une partie sur son compte bancaire, pour «une autre fois», car il y en aura n’en doutons pas. Le reste – car vous avez donné pour sauver des bébés et soutenir leurs mères – sera transféré à une association amie, très active en région parisienne, dont nous sommes sûrs, «SOS MAMANS», qui a déjà sauvé en cinq ans plus de 500 bébés, dans des milieux souvent interlopes : la rue, le trottoir, les gares, les squares… En voici l’adresse : SOS MAMANS (UNEC) BP 114 95210 SAINT GRATIEN"

Le voile tombe

I De Caroline Fourest :

"Au Québec, j’ai aussi rencontré des gens qui étaient partis de France à cause de prières en pleine rue. C’était pas de gens d’extrême droite, c’était pas des gens racistes."

Les glaciers de l’Himalya ne fondent pas tous

Lu sur Novopress :

G "Les professeurs Bodo Bookhagen, Dirk Scherler et Manfred Strecker, de l’université de Californie et de l’université de Potsdam, ont en effet découvert que la moitié des glaciers du massif du Karakoram, dans le nord-ouest de l’Himalaya, sont en train d’avancer. Une découverte qui infirme la thèse formulée en 2007 par le GIEC selon laquelle les glaciers de l’Himalaya étaient en train de fondre à un rythme soutenu (selon le GIEC, ils auraient totalement disparu en 2035) et que l’Inde du Nord était menacée de gigantesques inondations.

«Notre étude montre qu’il n’y a pas de réponse uniforme des glaciers de l’Himalaya au changement climatique et souligne l’importance de la couverture de débris pour comprendre le recul des glaciers, un effet qui a été jusqu’à présent négligé dans les prédictions de la disponibilité future de l’eau ou du niveau global de la mer», indiquent les chercheurs californiens et allemands."

Politicaillerie

J En panne d'idée mais pas de candidats, en rupture avec son électorat, la gauche ne craint pas les conséquences de la crise économique ou de la montée de l'immigration. Non :

"La montée du FN et la multiplication des candidatures à gauche font craindre au PS une élimination dès le premier tour en 2012."

Bigre.

Reagan aurait eu 100 ans hier

R La force de son opposition à l'avortement etait stupéfiante. Gouverneur de Californie, il avait signé en 1967 la loi qui légalisait l'avortement dans cet Etat, et l'avait regretté dans les mois qui ont suivi. Il est allé jusqu'à publier en 1983 un essai très puissant consacré à la question (Abortion and the conscience of a nation) – ce qui, dans la forme, était sans précédent de la part d'un président en exercice, qui plus est sur une question aussi brûlante.

Cette vidéo est celle d'un discours de 1984. Elle commence comme ceci :

"Je sais que ce que je vais dire ne fera pas l’unanimité, mais il faut que je le dise. Notre nation ne peut pas continuer à faire comme si elle ne voyait pas et n’entendait pas que 4000 vies d’enfants-à-naitre sont prises chaque jour. Une toutes les 21 secondes. Nous ne pouvons pas faire semblant que l’Amérique sauvegarde son premier et plus haut idéal – la croyance dans le caractere sacré de chaque vie humaine – quand nous avons permis la mort de 15 millions d’innocents sans défense depuis l’arrêt Roe vs Wade."

La démocratie directe

Extrait d'un article de Yvan Blot, Président de Agir pour la Démocratie Directe, dans Polémia :

"la démocratie directe permet de meilleures décisions pour quatre raisons essentielles :

  • B La démocratie directe permet un contrôle plus grand des citoyens sur leurs délégués en pouvant remettre en cause leurs décisions fréquemment et pas une seule fois tous les 4 à 6 ans lors des réélections. De plus, les lobbies (intérêts particuliers) sont puissants au parlement et influencent gouvernement et parlementaires alors qu’ils ont beaucoup moins d’influence sur le peuple. Enfin, les hauts fonctionnaires rédigent les lois plus que les élus : double délégation par conséquent qui éloigne d’autant les rédacteurs du peuple.
  • Elle permet des décisions plus responsables car le citoyen vote en secret donc en toute liberté alors que le député à l’assemblée vote publiquement et doit rendre compte devant les chefs de son parti politique et les lobbies. Le citoyen vote pour son avenir et celui de ses enfants et non en fonction d’impératifs de carrière à court terme. La démocratie représentative est « court-termiste ».
  • La démocratie directe permet d’utiliser l’information dispersée chez les citoyens et pas la seule information concentrée rassemblée par les experts. C’est le même phénomène en économie où le marché apporte les informations dispersées chez tous les acteurs alors qu’en économie planifiée, il y a perte d’informations car les experts ne peuvent avoir accès aux informations « vécues » (existentielles). Hayek a écrit des pages définitives sur cette question.
  • La démocratie directe permet une meilleure compétition, pas seulement entre les partis. Elle met en compétition les citoyens et les élus, mais surtout en réalité les rédacteurs des ministères et les conseillers juridiques privés. Cette compétition stimule l’innovation. De plus, l’initiative populaire permet d’échapper à la loi d’Anthony Downs (Brookings Institution) qui montre que pour conquérir l’électeur médian, les partis ont tendance à se ressembler de plus en plus. La démocratie directe permet de rétablir la compétition en mettant l’ordre du jour des projets rejetés par les chefs de partis (proposition antifiscale n°13 aux USA ou bien initiative sur les minarets en Suisse par exemple pour prendre des exemples très médiatisés)."

Il est prêtre -célibataire- et il le vit bien : est-il normal ?

Extrait du coup de gueule d'un prêtre :

P "En fait, j’en ai …. marre ! Marre de chez marre !

A l’heure où un mariage sur trois conduit à un divorce, à l’heure où le mariage lui-même est si attaqué, remis en cause, considéré comme archaïque et obsolète, il y a deux catégories de gens qu’on veut absolument marier : les homos et les prêtres ! Mais f… leur la paix ! […]

Non le prêtre n'est pas l'otage du Vatican. Il ne subit pas le diktat de Rome. Son célibat, il l'a choisi personnellement, mûrement réfléchi même – au séminaire – pendant 8 années d’études. 8 ans de fiançailles : on a le temps de s’y faire et de s’y préparer, non ?"

Des catholiques dans l’action municipale

Civitas nous communique :

C "L'institut Civitas vient de tenir le 5 février à Paris un rassemblement national sur le thème de "En route pour 2014: les catholiques dans l'action municipale".

Une centaine de personnes venues de toute la France, dont un grand nombre d'élus locaux, ont travaillé toute la journée pour évaluer les possibilités offertes aux catholiques de faire entendre leur voix aux municipales de 2014 et entrer dans les conseils municipaux (photos). Le Congrès s'est achevé par la décision de mettre en place un réseau des élus locaux catholiques et de soutenir les candidats catholiques aux municipales en leur fournissant aide de proximité et formation théorique et pratique.

C La présence dans l'assistance de dirigeants de différents mouvements nationaux a conforté le positionnement de l'institut Civitas au-dessus des partis : la démarche de l'institut s'adresse à tous les catholiques et à tous les personnes de bonne volonté soucieuses de s'impliquer au niveau local et de restaurer une France chrétienne en se référant à une politique conforme à la doctrine sociale de l'Eglise et à l'ordre naturel."

Cantonales : parti cherche candidats

Les élections cantonales (plus de 2000 cantons à renouveler) auront lieu en mars. On apprend dans Le Parisien :

C "Ce n’est pas une petite annonce, mais une lettre de Steeve Briois, le nouveau secrétaire général du Front national, envoyée cette semaine par e-mail aux adhérents du parti. A six semaines du scrutin (les 20 et 27 mars), le parti de Marine Le Pen peine à faire le plein de candidatures. D’où cet appel au peuple.
«Le FN devient une force puissante, incontournable qui menace le système UMPS. Or, à ce jour, il manque encore quelques candidatures pour les élections cantonales dans certains départements, écrit Briois. Nous avons besoin de vous.» Il précise que les candidats potentiels peuvent être titulaires ou suppléants. Et que la campagne ne coûtera « pas un centime » aux militants intéressés. «Notre objectif est d’être présents dans 1 500 cantons […]»"

A propos du prélèvement d’organes sur les morts

Alors que le secrétaire du Pape a rappelé que ce dernier ne pouvait plus faire don de ses organes depuis qu'il a été élu sur la Chaire de Pierre, Jeanne Smits rapporte l'analyse du Dr Christian Brugger, spécialiste des questions d'éthique et docteur en philosophie, sur le prélèvement d'organes :

O "il rappelle que la véritable question éthique concerne la définition de la mort. Si Jean-Paul II tout comme Benoît XVI ont salué la principe de la donation d'organes ils ont précisé que le prélèvement ne peut se faire que sur une personne dont la mort est certaine, d'une « certitude morale », disait Jean-Paul II en 2000. C'est à dire au carrefour d'une description philosophique et théologique (la mort étant définie comme « la séparation de l'âme et du corps ») et de critères pratiques qui permettent de constater que la mort a eu lieu […].

"Les corps en état de mort cérébrale ne peuvent respirer de manière autonome puisque leur réflexe involontaire de respiration se fait par la médiation du tronc cérébral, qui est victime d'une destruction complète. Ainsi ces corps doivent être soutenus par une ventilation mécanique, qui maintient les fonctions d'inspiration et d'expiration. Mais avec le soutien de cette ventilation, il a été montré que les corps des personnes en état de mort cérébrale subissent une respiration au niveau cellulaire (ce qui entraîne des échanges d'O2 et de CO2) ; ils assimilent de la nourriture (ce qui suppose l'activité coordonnée des systèmes digestifs et circulatoires) ; ils luttent contre l'infection et les corps étrangers (ce qui implique l'interaction coordonnée du système immunitaire, du système lymphatique, de la moëlle osseuse et de la microvascularisation) ; ils maintiennent l'homéostase (ce qui implique une quantité innombrable de d'intervenants chimiques, d'enzymes et de macromolécules) ; ils éliminent, détoxifient et recyclent des déchets cellulaires dans la totalité du corps ; ils maintiennent la température corporelle ; ils grandissent de manière proportionnelle ; ils guérissent de leurs plaies (c'est la défense immunologique du soi par rapport à ce qui n'est pas soi) ; ils font preuve de réactions cardiovasculaires et de stress face aux stimuli nuisibles comme les incisions ; ils peuvent assurer la gestation d'un fœtus (y compris à travers la prise de poids, la redistribution de la circulation sanguine au bénéfice de l'utérus, et la tolérance immunologique à l'égard du fœtus) ; ils peuvent même expérimenter la puberté."

Certains n'y voient que des «activités biologiques résiduelles n'exprimant pas davantage de vie que les mouvements de la queue amputée d'un lézard», note Brugger. «D'autres, y compris des scientifiques et et plusieurs philosophes et théologiens qui, comme moi, acceptent l'enseignement magistériel, sont moins à l'aise à l'idée de les mettre de côté comme n'étant pas des signes possibles d'une véritable intégration somatique.» […]

en 2009, Benoît XVI s'est exprimé lors d'un prestigieux congrès sur la transplantation. Sans s'exprimer sur le principe ni sur le caractère acceptable du critère neurologique de la mort, le pape a déclaré que la donation d'organes ne peut être licite  que dans la mesure où elle « ne crée par un risque sérieux » pour la santé du donneur."

Les nouveaux catholiques sont déconcertants

Ils ne rentrent pas dans les petites cases étroites des journalistes. Voici l'analyse d'un sondage récent sur la génération JMJ :

"Pas facile, de faire rentrer dans des cases des gens qui, de plus en plus, fréquentent des lieux que leurs aînés jugeaient incompatibles : entre communautés nouvelles charismatiques et pèlerinages traditionalistes, certains jonglent entre des courants différents avec une aisance déconcertante. Assisterait-on à la montée d'une génération "tradismatique" ? Un phénomène qu'il ne serait pas inintéressant de constater, effectivement. Mais cette enquête n'a pas l'air d'ouvrir la porte à une telle étude…

S Si les sondés peuvent effectivement indiquer leur sensibilité charismatique, on ne pipe mot du latin ou de quelque attachement à la liturgie, qui ne se retrouve pas d'ailleurs que chez les "tradis". En revanche, l'enquête est curieuse de connaître la définition d'un catholique pour les jeunes, de savoir à quelle fréquence ils vont à la Messe, ou si la foi chrétienne permet de "mieux vivre au jour le jour", "vivre en proximité avec Dieu", "faire partie d'une communauté" etc. "La foi permet le Salut des âmes", ajoute avec amusement une sondée, qui remplit la case "autre" consciencieusement. On soulignera aussi de curieuses formulations, un peu faibles, un peu naïves (voir photo)

Très important surtout, savoir les attentes des jeunes sur l'Eglise : souhaiteriez-vous qu'elle assouplisse ses positions sur les questions de morale sexuelle, qu'elle initie à la prière, qu'elle "aborde" la question des femmes prêtres (mais qu'entend-on par aborder ?), qu'elle défende davantage la vie ? Après avoir coché les cases correspondant, un autre sondé ajoute avec agacement : "je souhaiterais que l'Eglise me transforme et non l'inverse"."