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Les disciples du Seigneur sont appelés à préserver le monde de la corruption

Extrait des paroles du Pape avant l'Angélus (vidéo) :

B "Dans l'Évangile de ce dimanche le Seigneur Jésus dit à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde». Grâce à ces images riches de sens, Il veut leur transmettre le sens de leur mission et de leur témoignage. Le sel, dans la culture moyen-orientale, évoque différentes valeurs telles que l'alliance, la solidarité, la vie et la sagesse. La lumière est la première œuvre de Dieu Créateur et est source de la vie ; la parole même de Dieu est comparée à la lumière, comme proclamé par le psalmiste : «Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon chemin». Et toujours dans la Liturgie d'aujourd'hui le prophète Isaïe dit : «si tu donnes de bon cœur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi.». La sagesse reprend en elle les effets bénéfiques du sel et de la lumière : en effet, les disciples du Seigneur sont appelés à offrir une nouvelle « saveur » au monde, et à le préserver de la corruption, avec la sagesse de Dieu, qui brille pleinement sur le visage de son Fils, parce qu'Il est la « véritable lumière qui éclaire chaque homme» (Jn 1.9). Unis à Lui, les chrétiens peuvent répandre au milieu des ténèbres de l'indifférence et de l'égoïsme la lumière de l'amour de Dieu, véritable sagesse qui offre un sens à l'existence et aux actions des hommes.

Le 11 février prochain, mémoire de la Bienheureuse Vierge de Lourdes, nous célébrerons la Journée Mondiale du Malade. […] Dans ce contexte je rappelle aussi, qu'aujourd'hui on fête en Italie la «Journée pour la vie». Je souhaite que tout le monde s'engage pour faire grandir la culture de la vie, pour mettre au centre, en toute circonstance, la valeur de l'être humain. Selon la foi et la raison, la dignité de la personne ne peut pas être réduite à ses facultés ou à ses capacités qu'elle peut manifester, et par conséquent ne diminue pas lorsque la personne elle-même est faible, invalide et a besoin d'aide. […]

J’adresse des salutations cordiales aux délégations des Facultés de Médicine et de Chirurgie des Universités de Rome, accompagnées par le Cardinal Vicaire, à l'occasion de la rencontre organisée par les Départements de Gynécologie et d'Obstétrique sur le thème de l'assistance sanitaire dans la grossesse. Lorsque la recherche scientifique et technologique est guidée par des valeurs éthiques authentiques, il est possible de trouver des solutions appropriées pour l'accueil de la vie naissante et pour la promotion de la maternité. Je souhaite que les nouvelles générations de médecins soient porteuses d'une culture renouvelée de la vie."

Egypte : les Frères musulmans négocient avec Moubarak

Alors que les Frères musulmans ont accepté de négocier avec le gouvernement égyptien, e Père Justo Lacunza Balda, recteur émérite de l'Institut pontifical d'études arabes et islamiques, grand connaisseur du monde islamique, analyse cette organisation :

F "En Egypte, ils gardent un profil très bas. Il est évident qu'ils ne veulent pas accélérer les choses pour un gouvernement islamique. Ils luttent plutôt pour la liberté. Ils pensent que El Baradei est très loin des gens. Ils ne voient pas en lui un leader pour le pays. Et c'est la même chose pour les autres politiciens Egyptiens. La Fraternité prend une part active à la révolution qui est en cours, même si, dans la révolution, ils avancent tous phares éteints. Parce que la révolution n'est pas religieuse mais laïque. Et les Frères musulmans le savent et s'adaptent en intégrant les raisons de la population. L'ennemi, pour tous, c'est Moubarak. Il est l'ennemi du peuple, mais du peuple affamé, pas du peuple musulman. Ce n'est pas une révolution religieuse, mais une révolution de gens qui veulent plus de liberté (y compris religieuse), plus de dignité et plus de bien-être. L'Église catholique par rapport à cette révolution peut seulement regarder. Il n'existe pas de canaux officiels pour entreprendre des initiatives dignes de mention."

L’évangélisation passe par l’éducation

Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a été interrogé par L’Homme nouveau sur le thème de l’éducation. Extraits :

R "Benoît XVI a expliqué qu’il ne pouvait y avoir d’évangélisation durable et profonde sans éducation. Justement, l’évangélisation passe par la transmission de la foi et de la culture. Comme évêque, je suis responsable de l’enseignement catholique, d’où l’attention que j’y porte. Je suis convaincu que la pastorale est une réponse aux défis anthropologiques de notre temps et il faut donc déployer cette transmission de la foi de la première annonce à la catéchèse."

Homosexualisme à la mairie de Montpellier

Lu sur le site de la mairie de Montpellier, à propos des inscriptions scolaires :

M "la Ville de Montpellier a décidé pour renouveler symboliquement son attachement aux valeurs Républicaines de liberté, d'égalité et de fraternité, d'apporter, à la demande de l'association des parents Gays et Lesbiens, une modification sur la fiche d'inscription dans les Ecoles publiques de la Ville. Ainsi, désormais celles et ceux, femmes et hommes, qui disposent de cette autorité parentale pourront s'identifier et être reconnus en tant que tels par l'administration publique. "

Les travaux du monastère ND de la Garde en direct

Le monastère Sainte-Marie de La Garde (issu de l'abbaye Sainte-Madeleine du Barroux) poursuit son chantier, comme on peut le voir dans cette vidéo :

On trouvera par ailleurs sur le site du monastère un abécédaire, permettant de mieux connaître la vie monastique, ainsi que la chronique du mois de janvier.

Les prêtres martyrs de la Révolution : un reliquaire incomparable

Les éditions Jacques Flament ont notamment pour spécificité de publier des ouvrages rares du domaine public dignes d'être réédités. Parmi ceux-ci, il y en a un, que j'ai eu l'honneur de préfacer : Six cents prêtres martyrs des îles de la Charente, de Gabriel Aubray, réédition d'un ouvrage paru en 1912, retraçant le calvaire des prêtres réfractaires sous la Révolution. Alors dans la tourmente qui a suivi la loi de séparation, Gabriel Aubray se penche sur ces martyrs oubliés :

6 "Comment se fait-il que pendant plus d'un siècle l'Eglise de France a négligé les restes et la mémoire de tels héros, qui devaient être sa gloire, dont elle pouvait faire des saints et des martyrs ? […] Mais qui sait encore si les malheurs de l'Eglise de France n'ont pas pour une de leurs causes qu'elle s'est laissée gagner à cet oubli systématique, et qu'en laissant s'effacer le souvenir de tels héros du sacerdoce […], elle a gravement péché contre les morts et contre elle-même…"

Héros du sacerdoce ? Le terme n'est pas trop fort :

"près de trois cent enterrés à l'île Madame, plus de deux cents à l'île d'Aix, quarante à Brouage, près de cent ça et là perdus dans les vases de l'estuaire, voilà bien pour s'en tenir à la persécution exclusivement sacerdotale de 1794 et aux déportés des pontons, un reliquaire national incomparable […] Ce reliquaire pourtant, auquel presque toute la France a fourni, est de presque toute la France ignoré ; et bien peu connaissent en ses détails l'histoire de cette épouvantable mais héroïque hécatombe".

Une ignorance réparée par la réédition salutaire de cet ouvrage.

Quel avenir pour les Chrétiens du Proche-Orient ?

C'est le thème d'un colloque, qui se tiendra à Lille les samedi 12 et dimanche 13 février (à l'Institut Catholique d’Arts et Métiers, entrée par la rue Lestiboudois. Parking privé possible). Les conférences seront données par :

  • O Annie Laurent, Docteur en Sciences politiques, Diplômée de Droit international, Expert au Synode des Evêques du Moyen-Orient
  • Père Samir Khalil Samir, jésuite copte, Docteur en théologie orientale et islamologie, Professeur à l’Institut pontifical oriental de Rome, Expert au Synode des Evêques du Moyen-Orient
  • Un Irakien chrétien réfugié en France (Joseph Fadelle ? NDMJ)

Stand Librairie sur place. Garderie le dimanche après la messe. Participation aux frais : jeunes et étudiants : 2 € adultes : 6 € / pers., 10 € pour un couple. Gratuit pour les séminaristes, religieux, ecclésiastiques. Repas du samedi soir : environ 10 €. Inscription nécessaire.

L’histoire du mariage

G On me prie d'annoncer cette conférence organisée par la paroisse Sainte-Odile (Paris 2 avenue Stéphane Mallarmé – XVIIe), mardi 8 février à 20h30 :

"L'union de l'homme et de la femme de la Genèse à nos jours"

Par Monsieur l’Abbé Marc Guelfucci, prêtre du diocèse de Paris, vicaire à la paroisse Saint-Pierre de Chaillot, Docteur d’Etat (droit civil), Thèse soutenue en 2008 à la Sorbonne : «Etude de droit naturel, canonique et civil ; éléments pour une définition du mariage» et vicaire épiscopal pour les mariages et les dispenses du diocèse de Paris.

Insertion d’un fil Twitter

Vous aurez peut-être remarqué que nous avons inséré dans la colonne de gauche un fil déroulant vous permettant de suivre en temps réel un certain nombre de comptes Twitter. Certains lecteurs ne sont sans doute pas (encore) familiers de ce média, mais il nous semble qu'il apporte ici un complément utile.

Les comptes Twitter que nous suivons n'impliquent pas pour chacun d'eux une caution sans réserve, et l'absence de tel ou tel compte dans la liste ne signifie pas à l'inverse de la défiance. Nous chercherons en permanence dans cette liste l'équilibre qui fournira le meilleur service au lecteur. Elle pourra donc évoluer dans le temps, notamment en fonction de l'actualité.

Un homosexualiste, conseiller au Secrétariat d’Etat à la jeunesse

T Stéphane Garniéri, journaliste juridique chez l'homosexualiste Têtu, conseiller juridique au «Commissariat à la diversité et à l’égalité des chances», est aussi devenu «conseiller chargé de la jeunesse, du service civique et des expérimentations» (sic) au cabinet de Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à «la jeunesse et la vie associative».

Benoit XVI a consacré cinq nouveaux évêques

P Ce samedi matin, Benoit XVI a consacré cinq nouveaux évêques au cours d’une messe solennelle en la Basilique Saint-Pierre. Parmi eux un chinois, Mgr Hon Tai-Fai, théologien salésien de Hong Kong, nommé le 23 décembre dernier secrétaire de la congrégation pour l’évangélisation des peuples, premier chinois à occuper une aussi haute fonction au sein de la curie romaine. Extrait de l'homélie :

"Le pasteur ne doit pas être un roseau qui plie selon le souffle du vent, un serviteur de l'esprit du temps. Etre courageux, avoir le courage de s'opposer au courant du moment appartient de manière essentielle à la tâche du pasteur. Il ne doit pas être comme un roseau des marais, mais plutôt comme un arbre qui a des racines profondes, dans lesquelles il est fermement fondé. Cela n'a rien à voir avec la rigidité ou l'inflexibilité. Où il y a la stabilité, là seulement est aussi la croissance. "

Encore un homosexuel assassiné… par son partenaire

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"L'assassinat barbare d'un homosexuel ougandais, David Kato, fin janvier, a provoqué une émotion mondiale partagée même par Barack Obama. On accusait aussi bien la législation trop « traditionnelle » de l'Ouganda et l'homophobie de la population. […] Cependant j'apprends par LifeSite que la police a arrêté, mercredi, un suspect qui est précisément soupçonné d'avoir été… le partenaire sexuel de Kato. Selon la police, Nsubuga Enock a avoué le crime et  a déclaré que Kato lui avait promis de l'argent pour exécuter des actes sexuels avec lui. La chose fut faite mais Kato aurait refusé de payer – d'où la colère d'Enock qui a avoué, toujours selon la police, avoir saisi un marteau dans la salle de bains et avoir frappé son « client » à la tête."

Ils sont obnubilés par l’Eglise

Benoît-et-moi nous raconte ses flâneries dans une grand librairie, où se cotoient les essais antipapistes et les romans à la sauce "Da Vinci Code"…

Trop attachée à sa famille ?

Marie–Christine Arnautu, Vice-présidente du Front National en charge des Affaires Sociales, livre cette information :

A "Le seul motif invoqué par l’Aide Sociale à l’enfance (ASE), soutenue par le Président du Conseil Général du Gers, pour enlever brutalement la petite Cindy à sa famille d’accueil a été : «la fillette était trop attachée à sa famille d’accueil et vice versa» .Si tel est le cas, alors nos institutions sont réellement tombées sur la tête.

A la douleur de l’abandon par ses parents naturels, s’ajoute donc pour cette enfant, la violence de la séparation d’avec ce couple qui l’élevait depuis 5 ans. Pas de maltraitance avérée, bien au contraire, juste le crime d’aimer cette petite : voici le reproche essentiel qui leur est fait à ce jour.

Devant ce comportement inhumain, la toute puissance du pouvoir des Conseils Généraux et de l’ASE, faisant fi de l’équilibre affectif de ces enfants déjà fragiles, le Front National exige une remise à plat totale de la législation concernant les familles d’accueil ainsi que des lois sur l’adoption. Il est intolérable que pour des raisons obscures, les enfants soient traités comme de simples marchandises. La décision, lourde de responsabilités, d’offrir à des enfants abandonnés la possibilité de retrouver l’affection et l’équilibre d’une famille, indispensables à leur épanouissement, doit être prise collégialement, sereinement et loin de tout intérêt économique de tel ou tel organisme. Ceci doit être intégré dans une grande politique de solidarité nationale avec comme seul objectif l’intérêt supérieur de l’enfant."

Pas besoin de cotiser pour toucher la retraite

R Après, allez expliquer aux cotisants qu'ils doivent travailler plus longtemps…

Respect de l’embryon : le cardinal Ricard dénonce le projet bioéthique

Extrait d'un article du Cardinal Ricard sur le projet de loi bioéthique :

R "Ce projet de loi est traversé ici par une contradiction interne. D'un côté, il maintient l'interdiction de la recherche sur l'embryon humain et sur les cellules souches embryonnaires humaines. Cette disposition redit l'importance du respect de l'embryon humain. […] Mais, en même temps qu'il affirme le principe du respect de l'embryon, le projet de loi établit une dérogation en faveur de la recherche scientifique. Dans certaines conditions, les embryons surnuméraires pourront être utilisés pour la recherche et pourront être ainsi détruits. La loi de 2004 avait établi une dérogation pour une durée de cinq années, en espérant qu'elle ne serait bientôt plus nécessaire. Le projet de loi actuel rend permanente cette dérogation. Mais on ne voit pas pourquoi ici l'éthique devrait s'effacer devant les progrès supputés de la recherche scientifique. Celle-ci n'autorise pas tout. Elle n'autorise pas par exemple la commercialisation du corps humain. Et cette interdiction n'admet pas de dérogation. Le projet de loi met comme condition à l'utilisation de l'embryon pour la recherche s' « il est impossible, en l'état actuel des connaissances scientifiques, de mener une recherche similaire sans recourir à des cellules souches embryonnaires ou à des embryons ». Mais les découvertes scientifiques sur les cellules souches adultes n'ouvrent-elles pas une voie à une méthode alternative ?

Pour échapper à ce dilemme, certains se risquent à des distinctions. Faut-il distinguer entre deux stades de développement, celui du « préembryon » et celui de « l'embryon humain » ? Mais à quel moment faire passer la frontière entre ce qui ne serait pas humain et ce qui le deviendrait ? Nous sommes devant un développement continu de ce qui deviendra un enfant si on lui permet d'aller à son terme : « Le corps d'un être humain, dès les premiers stades de son existence, n'est jamais réductible à l'ensemble de ses cellules. Ce corps embryonnaire se développe progressivement selon un « programme » bien défini et avec une finalité propre qui se manifeste à la naissance de chaque enfant. » (Instruction Dignitatis humanae de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 8 décembre 2008).

Le projet de loi fait une distinction entre les embryons congelés qui font l'objet d'un projet parental et ceux qui n'en feraient plus l'objet. Ceux-ci, après autorisation expresse des « parents », pourraient être affectés à la recherche. Certes, l'environnement parental, et donc un projet parental, est important pour l'enfant à naître et pour l'enfant qui est né mais pas au point d'être le critère de l'humanité de l'embryon. Celui-ci est déjà pleinement humain en lui-même. Ce n'est pas parce que les parents l'estiment désormais inutile qu'il l'est."

Analyse du Projet de Loi de bioéthique 2011

B L'Alliance pour les droits de la vie a effectué une analyse du projet qui doit être examiné à partir de mardi à l'Assemblée nationale :

N'hésitez pas à signer la pétition et à contacter votre député.

Pakistan : pas de retrait de la loi anti-blasphème

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

G "Le Premier ministre du Pakistan, Yousaf Raza Gilani, a informé le Parlement, mercredi, que son gouvernement n’avait jamais eu l’intention d’apporter un quelconque changement aux lois anti-blasphème, et que le comité qui avait été formé pour étudier une refonte de ces lois était dissous. Il a précisé que Sherry Rehman, membre du Parti du peuple pakistanais (PPP) au pouvoir, qui avait déposé « à titre personnel » une proposition de loi modifiant la loi sur le blasphème, avait retiré son texte. […] Mgr Lawrence Saldanha, archevêque de Lahore et président de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan, a dénoncé l’« acte de capitulation » du gouvernement face aux extrémistes.

Egypte : une église en flammes

Une église de la ville égyptienne de Rafah, située à la frontière avec la bande de Gaza, était en flammes aujourd'hui. Des flammes et de la fumée s'élevaient de l'église Mar Guirguis après une explosion dont l'origine était encore inconnue, a indiqué un témoin. Un autre, qui se trouvait à une centaine de mètres de là, a affirmé avoir vu des hommes armés à moto devant le lieu de culte.

Le gouverneur du Nord-Sinaï, Abdel Wahab Mabrouk, a démenti qu'une explosion se soit produite dans l'église, affirmant que la seule explosion à avoir eu lieu samedi était celle contre le gazoduc approvisionnant la Jordanie. Des inconnus ont lancé une attaque à l'explosif contre ce gazoduc, poussant les autorités à couper l'approvisionnement sur deux conduites dont l'une livrant du gaz à Israël.

Halalisation

Lu dans Daoudal Hebdo :

H "Le 31 janvier, à Lorient, la Chambre de commerce et d’industrie du Morbihan organisait une conférence intitulée «Le marché des produits HALAL, un marché à votre portée». […] La vedette de la journée (et sans aucun doute l’inspirateur de la journée) était Bruno Bernard. Consultant expert en commerce international, Bruno Bernard a une carte de visite d’une impressionnante longueur. On retiendra qu’il est notamment conseiller du commerce extérieur du Royaume de Belgique, membre de la Chambre de commerce du Luxembourg, de la Chambre de commerce de Moldavie, de la Chambre de commerce Franco- Belge, lobbyiste accrédité au Parlement européen… Pour ce qui nous concerne on retiendra surtout qu’il est « partenaire de la Chambre de commerce de Bruxelles pour les Certifications Officielles Halal Européennes ». En fait, il a créé Eurohalal, qui est la seule certification officielle halal européenne, en collaboration avec Beci. Qu’est-ce que Beci ? C’est la Chambre de commerce de Bruxelles. Mais cela se dit « Brussels Enterprises Commerce and Industry ». Sic.

Bruno Bernard n’est pas musulman. Pour lui, le halal, c’est du business, c’est du marketing. […] Et la certification halal, c’est une certification comme une autre, comme la norme ISO. Il est fier de sa certification halal, qui ne coûte que 1500€ par an aux entreprises. «Si nous ne faisons pas dans le bénévolat, ces 1500€ servent uniquement à couvrir les frais liés à la certification, à savoir le billet d’avion pour l’imam, le logement, l’audit réalisé au préalable. Une fois ces frais payés, il ne reste plus rien car nous ne sommes pas là pour nous enrichir.» Il reconnaît qu’il ne s’est pas attiré que des amis :

«A la suite de la présentation officielle de notre procédure, j’ai reçu un appel anonyme d’un organisme certificateur qui m’accusait de casser le marché. Lorsque je lui ai répondu que, selon le Coran, il était interdit de gagner de l’argent sur ce principe, il m’a rétorqué que 15000€ des 20000€ qu’il demandait pour une certification étaient envoyés en Afghanistan pour défendre la cause. Cela m’a choqué et quand je lui ai fait observer que cela contribuait au racket destiné à financer des armes servant à tuer nos militaires engagés dans la guerre contre le terrorisme, il m’a répondu que je ne pouvais pas délivrer de certificats car je ne suis pas musulman… »

Bruno Bernard s’intéresse donc à tout ce qui peut être certifié halal. Il a lui-même créé une bière halal, et à Lorient il a suggéré de certifier les crêpes. […] Il a dit aussi : « Si vous produisez du cidre, vous pouvez faire du cidre sans alcool et le vendre au Moyen-Orient. C’est évident, là-bas, il n’y a pas de pommiers, il n’y a que du sable ! » Cette dernière phrase indique le mépris de celui qui prétend respecter les musulmans. Son mépris pour les musulmans, et son mépris pour les Bretons, qui mangent des crêpes en buvant du cidre (avec un chapeau rond), et qui seraient censés faire un cidre sans alcool qui ne serait pas du cidre. Et bien entendu il affiche ainsi son ignorance, car là-bas il n’y a pas que du sable, il y a même des pommiers, et les Libanais (qui ont produit 200000 tonnes de pommes l’an dernier) font aussi du cidre."

Révision des lois bioéthiques : le rôle du Conseil d’Etat

Du Dr Dickès dans Monde & Vie :

M "Il existe dans notre pays un organisme du nom de Conseil d’Etat dont le citoyen moyen est bien en peine de dire le rôle exact. Il est à la fois une juridiction d’appel et aussi de cassation de tout document administratif. Il donne obligatoirement son avis dans les projets de loi. Il a ainsi fait sa petite étude sur la révision des lois de bioéthique. Réuni en assemblée plénière le 9 avril 2009, il a dit ce qu’il accepterait ou n’accepterait pas et rappelé ainsi qu’il aurait toujours le dernier mot in fine face au travail du législateur. Telle est la règle du jeu. Que dit le Conseil d’Etat dans son projet de renouvellement des lois de bioéthique 2004 ?

  • Le régime dérogatoire des expériences sur les embryons et les cellules souches embryonnaires doit être prorogé en l’état […]
  • L’embryon a une dignité ; et il ne saurait donc faire l’objet d’expérimentations… sauf dérogation. […]
  • Le Conseil d’Etat refuse le transfert d’embryons existants si le père est décédé, et si le couple est homosexuel. Le don de gamètes, ovules, spermatozoïdes, doit rester anonyme.
  • Le diagnostic préimplantatoire sur embryon doit être limité aux graves cas de maladies congénitales familiales connues (sauf dans le cas important de la trisomie).
  • Le principe des mères porteuses (GPA) est rejeté […]

«Conclusion 27. Ne pas prévoir un réexamen des lois de bioéthique au bout de cinq ans.» Autrement dit, il n’y a plus lieu de statuer. C’est la voie ouverte, libre et définitive, à tous les excès. […] Le projet de loi présenté par le ministre de la santé Roselyne Bachelot le 30 août 2010 n’est en grande partie qu’un «copier-coller» du texte émis par le conseil d’Etat."

Le jacobinisme de Marine Le Pen

Pour Monde & Vie, Eric Letty analyse la vision politique de Marine Le Pen :

M "On pourrait la résumer en quatre mots : souveraineté, étatisme, laïcité, refus des communautés. Quatre qui n’en font qu’un : jacobinisme. […] Le Front National a toujours eu une assise jacobine, mais différents courants de pensée – loin d’être tous jacobins – y ont longtemps cohabité. […] Au risque de décevoir un courant de pensée «traditionaliste», toujours plus ou moins fâché avec l’héritage de la Révolution, elle professe sa foi républicaine : le FN, déclare-t-elle, «a montré sa maturité démocratique, mais plus encore, au cours de POLITIQUE ces années passées, il a montré qu’il était bien un grand parti politique républicain.» Avec insistance, elle s’appuie sur des «principes» tirés de la Déclaration des droits – qui sont, dit-elle, «au coeur de l’ADN de notre mouvement depuis son origine» –, sur la devise «Liberté, Egalité, Fraternité», exalte le drapeau tricolore, la Marseillaise qu’elle voudrait apprendre aux énarques, rend hommage par deux fois aux «hussards noirs de la République», les instituteurs rad-soc de la IIIe. […]

A cet égard, Marine Le Pen campe peu ou prou sur le terrain idéologique d’un Chevènement, qui revendique lui aussi l’héritage du jacobinisme. Elle s’en rapproche par bien d’autres aspects de son discours. De là découle, en effet, la conception qu’elle se fait de la nation. Il s’agit bien ici de la construction idéologique forgée par la Révolution d’une France «une et indivisible», construction quasiment érigée en absolu, au point que même les événements fondateurs de l’identité chrétienne de la France sont mis au service de l’Idée: «Que visaient si ce n’est la construction et la consolidation de l’unité nationale le Baptême de Clovis, l’oeuvre des rois unificateurs, Henri IV et son "Paris vaut bien une messe"…» Le christianisme de Marine Le Pen sert la déesse Nation. C’est aussi ce qui explique les références, dans son discours, à une conception de la laïcité que ne renierait pas non plus Jean-Pierre Chevènement – ni François Bayrou […] L’islam est le premier visé, mais pour s’opposer à sa montée Marine Le Pen n’envisage d’autre recours que la laïcité, conçue comme une religion de l’Etat – elle parle ailleurs d’une «morale d’Etat» qui devrait transformer nos gouvernants en «exemples d’éthique et de probité». La France, rappelle-t-elle, a été construite par l’Etat : «C’est l’Etat, à travers la constitution du domaine royal, puis la République, qui ont (sic) forgé la Nation.» On peut ergoter et faire valoir que le développement du sentiment national a accompagné la construction de la France […]. Mais il existe une différence fondamentale entre l’Etat royal, qui compose avec les corps et communautés constituant le substrat français, et l’Etat jacobin qui les supprime d’un trait de plume au nom de «l’indivisibilité» de la Nation. C’est encore à ce dernier que fait référence Marine Le Pen lorsqu’elle annonce : «A l’inspiration du Comte de Clermont Tonnerre nous proclamons: "tout pour les citoyens, rien pour les communautés" : nous ferons inscrire dans la Constitution : "La République ne reconnaît aucune communauté".» Visant les «communautarismes» exogènes, en particulier le musulman, elle oublie, ou nie, qu’il existe aussi des communautés françaises.

Ici aussi, elle se situe dans l’héritage du jacobinisme et du radical-socialisme. Elle pousse pourtant plus loin à gauche en déclarant que «L’Etat doit retrouver son rôle régulateur en matière économique et se réapproprier le contrôle de certains secteurs stratégiques comme l’énergie, les transports et si nécessaire, les banques insensibles aux injonctions d’éthique.» L’Etat a certes vocation à contrôler les secteurs stratégiques ; mais en parlant d’une «réappropriation du contrôle», Marine Le Pen cultive l’ambiguïté : le mode de contrôle étatique, dans ces secteurs, c’était (et ça reste, par exemple à la SNCF) la nationalisation, même si ce mot n’apparaît pas dans le discours de la présidente du FN. […] Marine Le Pen aurait d’ailleurs fait plaisir à l’ancien dirigeant communiste, en déclarant que «Grâce à ses institutions, son armée, son école, son université, ses entreprises, son patrimoine culturel, sa ruralité et ses paysans, ses services publics, son système de protection sociale, l’Etat est devenu la colonne vertébrale de la France que nous aimons, de la France que le monde a admirée». Voilà l’ensemble de la société française nationalisée, paysans compris. […]"

A propos de la Fraternelle parlementaire

Lu dans Daoudal Hebdo :

S "La Fraternelle parlementaire est très discrète. Elle n’a pas de site internet, elle ne fait pas parler d’elle, et l’on ne connaît pas ses membres, sauf ceux qui sont cités dans des courriers […]. Son existence montre que les rivalités (les exclusives, parfois les haines) entre obédiences n’empêchent pas de se réunir pour mettre en oeuvre des projets communs. On remarque que le président actuel de la Fraternelle est, depuis novembre 2008, le sénateur UMP Bernard Saugey [photo]. Son élection a été un événement dans le monde maçonnique, parce qu’il est membre de la Grande loge nationale française (réputée « de droite »), alors que cette présidence était la chasse gardée du Grand Orient de France. Or la GLNF ne reconnaît pas les autres obédiences comme « régulières », et les autres la boudent. Ainsi, le 19 janvier dernier, neuf obédiences avaient tenu une conférence de presse commune pour « réaffirmer leurs valeurs » : la seule qui était absente était la GLNF. Lorsqu’on demanda à Bernard Saugey si cette présidence était un poste de pouvoir, il répondit : « Un poste de pouvoir… si on le veut. Si j'arrive à jouer mon rôle, des parlementaires de droite et de gauche voteront ensemble, sur des sujets de société. » Ce que les francs-maçons appellent les sujets de société, c’est l’avortement, l’euthanasie, le « mariage » homosexuel, etc. Et la nouvelle loi de bioéthique qui arrive…"

Loi sur la reproduction aux Philippines : les évêques appellent à la désobéissance civile

Et déclarent :

« Nous autres évêques, nous sommes prêts à accepter la prison, avec nos prêtres, pour protester contre les choses immorales qui sont là (dans la loi). Notre enseignement sera ferme – qu'ils nous emprisonnent ! »

François Fillon avouera-t-il que le multiculturalisme a échoué ?

C Le Premier ministre britannique, David Cameron, comme la chancellière allemande Angela Merkel en 2010, a dénoncé samedi l'échec de la politique de multiculturalisme dans son pays. Les déclarations de M. Cameron devant la Conférence de Munich sur la sécurité marquent un changement important dans la politique britannique à l'égard des minorités ethniques et religieuses.

Le Premier ministre britannique a estimé que "la tolérance" à l'égard de ceux qui rejettent les valeurs occidentales a échoué.

"Si nous voulons vaincre cette menace, je crois qu'il est temps de tourner la page des politiques du passé qui ont échoué".

La chancelière allemande Angela Merke avait aussi estimé en novembre :

"Depuis des années, des décennies, l'approche était que l'intégration n'était pas quelque chose qu'il fallait promouvoir, que les gens vivraient les uns à côté des autres (…) Cela

Il reste à notre Premier ministre de faire le même constat.

La Sainte Vierge salie

Soisig Chamaillard est un «artiste» qui expose des statuettes moquant notamment la Sainte Vierge, galerie Albane. Le problème c'est que la radio du diocèse de Nantes lui fait de la publicité ainsi que le site internet Narthex.fr édité par le Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SNPLS) de la Conférence des évêques de France. Pour en savoir plus c'est ici.

La progressivité de l’impôt est « injuste »

Lu ici :

P "Faire payer les riches : c’est la recommandation peu originale de Thomas Piketty, conseiller économique du Parti Socialiste. Plus original : il propose aux internautes de voir ce qui se passe quand ils introduisent divers degrés de progressivité. Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF, a utilisé la « machine de Picketty » en choisissant le degré zéro (flat tax, impôt à taux unique). Surprise : la Flat Tax rapporterait plus à l’Etat !

Thomas Piketty, économiste très écouté par le Parti Socialiste français et par la candidate Ségolène Royale, veut réformer le système fiscal français. Dans un ouvrage pompeusement intitulé Pour une révolution fiscale. Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle qu’il vient de publier avec deux autres auteurs, il soutient que ce sont les Français les plus modestes qui paieraient plus d’impôts que les riches : 45 % de leur revenu contre moins de 35 %. D’après le petit livre rouge de Piketty, la cause de cette « injustice fiscale » serait le nombre de niches fiscales existantes en France. […] l’auteur s’est déjà fait remarquer aux Etats-Unis en publiant des études sur le même sujet et en montrant que les inégalités ne cesseraient de se creuser. Son travail fut facilement critiqué par des études menées par plusieurs think tanks américains dont Cato et Heritage qui ont montré que les calculs de Piketty étaient faux : il montrait les inégalités entre les différentes catégories de revenus avant acquittement des impôts pour les plus riches et avant redistribution pour les plus pauvres. Après corrections, les écarts passaient de 1 à 8 à seulement 1 à 2.8.

Mais ce qui est très intéressant dans sa révolution fiscale c’est qu’il donne la possibilité à chacun d’entre nous de simuler en ligne la réforme fiscale de notre choix. Il propose un tableau avec huit niveaux de revenus brut et c’est à l’internaute de remplir le taux effectif d’imposition de son choix. Le résultat indique si votre proposition contribue ou non à la réduction du déficit budgétaire.

Nous avons fait l’exercice en choisissant la proposition de l’IREF, une « flat tax » à 15 %, c’est-à-dire le même taux d’impôt sur le revenu pour tout le monde. Et, surprise, la flat tax rapporte plus au budget de l’Etat que l’imposition progressive proposée par Piketty (dans le système progressif de Piketty les riches paient jusqu’à 70 % de leur revenu !). […] La simulation fiscale proposée par un économiste de gauche qui veut faire payer les riches donne raison à ceux qui veulent baisser les taux d’imposition en s’appuyant sur les leçons de la courbe de Laffer. Alors, pourquoi l’impôt sur le revenu du XXIe siècle ne serait pas la flat tax ? […]

Mais ce que démontrent l’expérience et la théorie économique c’est que la progressivité est « injuste » parce qu’elle pénalise ceux qui tirent la croissance du pays."