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Les laïcs chrétiens ne peuvent garder pour eux-mêmes la vérité qui rend libres

Hier soir, lors de la veillée de prière, Benoît a longuement évoqué la figure de John Henry Newman, anglican converti et devenu cardinal :

"À la fin de sa vie,
Newman a pu décrire l’œuvre de sa vie comme une lutte contre la tendance
croissante, qui se répandait alors, à considérer la religion comme une affaire
purement privée et subjective, comme une question d’opinion personnelle
. C’est
la première leçon que nous pouvons tirer de sa vie
 : de nos jours, là où un
relativisme intellectuel et moral menace de saper les fondements-mêmes de notre
société
, Newman nous rappelle que, en tant qu’hommes et femmes créés à l’image
et à la ressemblance de Dieu, nous sommes faits pour connaître la vérité, pour
trouver dans cette vérité notre ultime liberté et l’accomplissement de nos
aspirations humaines les plus profondes. En un mot, nous avons été destinés à
connaître le Christ, qui est lui-même « le chemin, la vérité, et la vie » (Jn
14,6).


V La vie de Newman nous enseigne aussi que la passion pour la vérité, l’honnêteté
intellectuelle et la conversion authentique ont un prix élevé
. Nous ne pouvons
garder pour nous-mêmes la vérité qui rend libres
 ; celle-ci exige le témoignage,
elle demande à être entendue, et finalement sa force de conviction vient
d’elle-même et non pas de l’éloquence humaine ni des arguments avec lesquelles
elle peut être formulée. […] À notre époque, le prix à payer
pour la fidélité à l’Évangile n’est plus la condamnation à mort par pendaison ou
par écartèlement, mais cela entraine souvent d’être exclus, ridiculisés ou
caricaturés
. Et cependant, l’Église ne peut renoncer à sa tâche : proclamer le
Christ et son Évangile comme vérité salvifique, source de notre bonheur
individuel ultime et fondement d’une société juste et humaine.

Finalement, Newman nous enseigne que, si nous avons accepté la vérité du Christ
et lui avons donné notre vie, il ne peut y avoir de différence entre ce que nous
croyons et notre manière de vivre
. Toutes nos pensées, nos paroles et nos
actions doivent être pour la gloire de Dieu et pour l’avènement de son Royaume
.
Newman a compris cela et il a été le grand défenseur de la mission prophétique
des laïcs chrétiens
. […]

Pour qui regarde avec réalisme
notre monde d’aujourd’hui, il est manifeste que les Chrétiens ne peuvent plus se
permettre de mener leurs affaires comme avant
. Ils ne peuvent ignorer la
profonde crise de la foi qui a ébranlé notre société, ni même être sûrs que le
patrimoine des valeurs transmises par des siècles de chrétienté, va continuer
d’inspirer et de modeler l’avenir de notre société. Nous savons qu’en des temps
de crise et de bouleversement, Dieu a suscité de grands saints et prophètes pour
le renouveau de l’Église et de la société chrétienne ; nous comptons sur sa
Providence et nous prions pour qu’il continue de nous guider. Mais chacun de
nous, selon son propre état de vie, est appelé à œuvrer pour l’avènement du
Royaume de Dieu en imprégnant la vie temporelle des valeurs de l’Évangile
.
Chacun de nous a une mission, chacun de nous est appelé à changer le monde, à
travailler pour une culture de la vie, une culture façonnée par l’amour et le
respect de la dignité de toute personne humaine
. […]

Le Christ a besoin de familles qui
rappellent au monde la dignité de l’amour humain et la beauté de la vie de
famille. Il a besoin d’hommes et de femmes qui consacrent leur vie à la noble
tâche de l’éducation, veillant sur les jeunes et les entraînant sur les chemins
de l’Évangile. Il a besoin de personnes qui consacrent leur vie à s’efforcer de
vivre la charité parfaite, en le suivant dans la chasteté, la pauvreté et
l’obéissance, et en le servant dans le plus petit de nos frères et sœurs. Il a
besoin de la force de l’amour des religieux contemplatifs qui soutiennent le
témoignage et l’activité de l’Église par leur prière constante. Et il a besoin
de prêtres, de bons et saints prêtres, d’hommes prêts à offrir leur vie pour
leurs brebis."

Les efforts de l’Eglise pour aider les jeunes

Hier, le Pape a dit aux personnes en charge de la protection de l'enfance :


P "Il est à déplorer que, en contradiction totale avec la longue tradition de
l'Église d’éducation et de protection de l’enfance, des enfants ! aient pu être
victimes d’abus et de mauvais traitements de la part de certains prêtres et
religieux
. Nous avons tous acquis aujourd’hui une conscience beaucoup plus vive
de la nécessité de protéger les enfants, et vous représentez une part importante
dans les nombreuses réponses apportées par l'Église à ce problème.

S’il ne peut y avoir aucune complaisance à cet égard, il faudrait toutefois
reconnaître, en les lui comptant comme crédit, les efforts que l’Eglise a
déployés dans ce pays et ailleurs, en particulier ces dix dernières années, pour
garantir la sécurité des enfants et des jeunes et pour leur manifester le plus
grand respect tout au long de leur croissance
. Je prie pour que le service que
vous rendez avec générosité aide à susciter, dans un climat de confiance
renouvelée, un engagement déterminé en faveur du bien des enfants qui sont un
don très précieux de Dieu."

La vie est un don unique, de la conception jusqu’à la mort naturelle

Hier après-midi, le Pape est allé visiter une maison de retraite. Il y a déclaré :

B "Alors que les progrès de la médecine ainsi que d’autres facteurs permettent de
prolonger la durée de la vie, il est important de voir dans la présence d’un
nombre croissant de personnes âgées une bénédiction pour la société
. Chaque
génération peut apprendre de l’expérience et de la sagesse de la génération qui
l’a précédée. En effet, l’attention apportée aux aînés devrait être considérée
non pas tant comme un acte de générosité que comme le remboursement d’une dette
de gratitude.

Pour sa part, l’Église a toujours eu un grand respect pour les aînés. Le
quatrième commandement
, « Honore ton père et ta mère comme te l’a commandé le
Seigneur ton Dieu
 » (Dt 5, 16), est lié à la promesse, «afin que se
prolongent tes jours et que tu sois heureux sur la terre que le Seigneur ton
Dieu te donne
» (Dt 5, 16). Ce travail de l’Église en faveur des
personnes âgées et handicapées n’est pas seulement porteur d’amour et de soins
pour ces derniers ; mais il est aussi récompensé par Dieu à travers les
bénédictions qu’il a promises en faveur de la terre où ce commandement est
observé. […]

La vie est un don unique, à chaque
stade, de la conception jusqu’à la mort naturelle, et c’est Dieu seul qui donne
et qui reprend
. On peut jouir d’une bonne santé dans le grand âge ; mais les
chrétiens ne devraient pas craindre d’avoir part aux souffrances du Christ, si
Dieu veut que nous luttions avec nos infirmités. Mon prédécesseur, le pape
Jean-Paul II, a souffert très visiblement durant les dernières années de sa vie.
Il était clair pour nous tous qu’il le faisait en union avec les souffrances de
son Sauveur. La gaieté et la patience avec lesquelles il affronta ses derniers
jours furent un exemple remarquable et émouvant pour nous tous qui avons à
porter le poids de nombreuses années.

En ce sens, je viens parmi vous non seulement comme un père, mais aussi comme un
frère qui connaît bien les joies et les peines qui viennent avec l’âge !
Nos
longues années de vie nous permettent d’apprécier à la fois la beauté du plus
grand don que Dieu nous ait fait, le don de la vie, aussi bien que la fragilité
de l’esprit humain."

L’avertissement du Pape aux Anglicans libéraux

Dans La Vie, Jean Mercier fait cette analyse du discours du Pape à l'archevêque anglican de Canterbury:

W "Il ajoute la phrase qui fait mouche : "Nous reconnaissons que
l'Eglise est appelée à être inclusive, mais pourtant jamais au détriment
de la vérité chrétienne
. Là est le dilemne devant lequel se trouvent
tous ceux qui s'engagent authentiquement sur le chemin de
l'oecuménisme
."

J'ai du mal à ne pas entendre, dans cette phrase, un jugement sans appel
de Benoît XVI: l'Eglise “inclusive” est l'Eglise anglicane qui intègre
les gays et les lesbiennes dans la prêtrise et l'épiscopat
. Mais qui,
donc, selon Benoît XVI, est infidèle à la vérité du christianisme. Il
fait ici clairement référence au schisme qui déchire les anglicans
,
divisés entre libéraux (dont fait partie Williams) et conservateurs
(ceux qui font sécession sous la houlette des évêques du sud). Ce propos
du pape ne peut que donner des arguments aux opposants conservateurs de
Williams au sein de l'anglicanisme.

Trop dur, le pape ? Ou plutôt trop clair ! En disant
son fait à Rowan Williams, il choisit son camp. Celui d'un
christianisme doctrinalement traditionnel…
Sur ce chemin, l'unité est
possible avec les orthodoxes, mais avec les Eglises protestantes
libérales, comme l'Eglise d'Angleterre, il apparaît dans l'impasse. En
somme, cette rencontre peut se résumer au désarroi d'un archevêque de
Canterbury, très affaibli, qui tend la main à un pape, combatif,
incisif, qui s'abstient poliment de la serrer trop fort
."

Photos du Successeur de Pierre en Angleterre

A voir ici.

B

A noter que, au cours de son allocution hier soir dans l'abbaye de Westminster, Benoît XVI a rappelé par 2 fois aux Anglicans présents qu'il était le successeur de Saint Pierre :

"Je remercie le Seigneur de me permettre, comme
Successeur de saint Pierre sur Siège de Rome
, d’accomplir ce pèlerinage sur la
tombe de saint Édouard le Confesseur."

"La fidélité à la Parole de Dieu, précisément parce que c’est
une Parole vraie, exige de nous une obéissance qui nous amène ensemble à
une compréhension plus profonde de la volonté du Seigneur, obéissance qui doit
être libérée de tout conformisme intellectuel ou d’une adaptation facile à
l’esprit du monde
. C’est là le mot d’encouragement avec lequel je désire vous
quitter ce soir, et je le fais en conformité avec mon ministère d’Évêque de Rome
et de Successeur de saint Pierre
, chargé de veiller avec une attention
particulière à l’unité du troupeau du Christ."

« Jeunes européens » terroristes de retour en France


T Lu ici, à propos de la menace terroriste en France :

"Les responsables de la lutte antiterroriste s'inquiètent également du
récent retour en France et en Europe de jeunes volontaires européens
partis s'entraîner et combattre dans la zone pakistano-afghane
."

Le terme de jeunes européens mériterait d'être précisé : jeunes européens d’origine musulmane ayant acquis ou reçu à la naissance la nationalité de pays européens, par exemple ? Belle intégration. Ou jeunes européens convertis ? là, l’intégration serait encore plus complète, ce serait la nôtre à l’envers.

Où sont tous ceux qui s’indignaient à propos du coran non-brûlé ?

On a besoin d'eux pour s'offusquer publiquement des violences meurtrières contre les chrétiens en Inde et en
Indonésie
.

  • C Dans la soirée du 13 septembre, des incidents ont éclaté dans
    plusieurs localités du Cachemre indien. A Pulwama, à 25 km au
    sud-est de Srinagar, capitale d’été du Jammu-et-Cachemire, une
    foule de musulmans en colère a tenté de mettre feu à l’Ecole du Bon
    Pasteur,
    une école catholique.
    L’établissement a échappé aux flammes grâce à l’intervention rapide
    des pompiers et des forces de l’ordre.
  • A Poonch, localité située à proximité immédiate de la ligne de
    partage entre le Cachemire indien et le Cachemire pakistanais, des
    informations font état d’actions visant à incendier deux écoles
    protestantes
    . Le couvre-feu a été déclaré dans cette région.
  • Un peu plus au sud, dans l’Etat du Pendjab, une église chrétienne a
    été attaquée par des manifestants musulmans
    à Malerkotla. Le bâtiment a été endommagé par un
    incendie et les autorités ont décrété un couvre-feu.
  • En Indonésie, une pasteure protestante et son assistant ont été
    blessés à l’arme blanche
    le dimanche 12 septembre.

L’eugénisme industriel : un marché très lucratif

Pierre-Olivier Arduin analyse les nouveaux tests de diagnostic prénatal. Extraits :

N "Le perfectionnement des tests de diagnostic prénatal pourrait exposer
les enfants à naître à un « contrôle qualité » sans précédent
. Les
industriels du biotech cherchent en effet à mettre au point une méthode
fiable de routine permettant de détecter la plupart des anomalies
génétiques et chromosomiques humaines à partir d’une simple prise de
sang chez la mère
. L’eugénisme a de beaux jours devant lui.
Avec la promulgation de l’arrêté du 23 juin 2009, le dépistage
prénatal de la trisomie 21 est passé à la vitesse supérieure, et ce en
l’absence de tout débat démocratique. Le nouveau dépistage intègre
désormais la réalisation d’une échographie et le dosage des marqueurs
sériques maternels avant la fin du troisième mois de grossesse. Parmi
les 800.000 femmes enceintes chaque année, pas une n’y échappera, les
médecins ayant l’obligation réglementaire de le proposer
systématiquement.
[…] Cette
stratégie unique au monde pose bien sûr la question de l’eugénisme. La
mission d’information parlementaire sur la révision des lois de
bioéthique fait état de chiffres qui se passent de commentaires : «92%
des cas de trisomie 21 sont détectés, contre 70 % en moyenne européenne
et 96 % des cas identifiés donnent lieu à une interruption de grossesse
.»

De son côté, le Conseil d’État a reconnu pour la première
fois que si l’eugénisme pouvait être «le fruit d’une politique
délibérément menée par un État
», il pouvait également être «le
résultat collectif d’une somme de décisions individuelles convergentes
prises par les futurs parents
». […]

Nombreux
sont les acteurs des biotechnologies qui souhaitent surfer sur cette
vague, grosse de juteux bénéfices
. En raison de l’organisation publique
et budgétisée de son système de dépistage
ainsi que du nombre conséquent
de grossesses annuelles, la France représente en effet un marché
potentiellement très lucratif pour la commercialisation de tests
prénatals toujours plus sophistiqués. […] Quelle
que soit la technique utilisée, les équipes sont en concurrence à
travers le monde pour breveter le plus rapidement possible leurs
procédés, les retombées financières étant évaluées en millions d’euros."

Et pendant ce temps, le gouvernement cherche à faire des économies de bouts de chandelles sur la Sécu.

Pourquoi mettre ses enfants dans les écoles sous-contrat ?

De Gabrielle Cluzel dans Monde & Vie :

E "En ce mois de rentrée, je me pose cette question lancinante : pourquoi, comme des milliers de catholiques aussi benêts que moi, ai-je inscrit mes enfants dans une école privée sous contrat? Oui, je vous le demande, pourquoi? Ces écoles-là ont un prix. Un prix moins élevé que les écoles hors contrat puisqu’elles bénéficient, en échange de leur allégeance, d’un certain nombre de subventions auxquelles, par nature, ces dernières ne peuvent prétendre, mais un prix certain. Les écoles hors contrat vous coûtent un bras, mais vous savez pourquoi. Les écoles sous contrat, elles – à quelques rares exceptions près qui doivent se compter sur les doigts de la main , présentent une valeur ajoutée qui reste à définir, bien cachée, si bien cachée que je désespère de la trouver. Dans notre monde capitaliste de libre échange, l’école sous contrat serait donc le seul bien que l’on achèterait sans aucune contre partie, de façon purement irrationnelle, par une sorte de dépense absurde et masochiste? Dans ces écoles-là, on va souvent par habitude. […]

On peut aussi faire ce choix par espoir d’y trouver de meilleures fréquentations. Un leurre le plus souvent. […] Il ne faudrait pas créer de ghettos sociaux. De bantoustans dans lesquels ces minorités opprimées que sont les enfants bien élevés pourraient se serrer les coudes. La directrice a donc soigneusement pris soin de les disperser dans les classes. Cela s’appelle la mixité sociale, héritière, selon elle, du « Nous sommes tous frères, aimons-nous les uns les autres ». Quand ces écoles se souviennent soudain qu’elles sont chrétiennes, c’est pour faire montre d’un angélisme béat. Les directeurs de prison eux-mêmes ont compris qu’il fallait séparer les caïds des petites frappes, qu’on ne mélangeait pas sans dommage les grands criminels et les petits délinquants. […]

On cherche alors un niveau scolaire? Pensez-vous. Nombre d’entre elles accueillent au contraire, dans un grand élan fraternel, les enfants pudiquement dits « à problème » que l’école publique, qui n’a pas les mêmes délicatesses, a renvoyés. Le dernier argument plaidant en faveur de l’école privée sous contrat m’a été avancé par une aide-ménagère martiniquaise. Elle l’a livré avec un franc-parler sans complexe autorisé par sa couleur de peau : dans les écoles privées, puisqu’il faut payer, les populations des logements sociaux, issues des pays d’au-delà de la Méditerranée à la puberté précoce, sont peu représentées. Le climat du collège y est, de ce fait, plus calme. Elle-même travaille dur pour réussir à offrir cet environnement à ses deux enfants. Un avantage, on s’en doute, que ne saurait revendiquer haut et fort l’enseignement privé. On tente plutôt de vendre un projet éducatif fumeux. […]

Certains bien sûr, ont pris conscience de l’extrême vacuité du système, comme Mgr Cattenoz, par exemple, qui s’est aussitôt attiré les foudres de tout ce qui compte dans l’enseignement privé. Imaginer faire du catéchisme dans une école catholique, c’est un peu fasciste, non? Dans son sillage, une jeune et courageuse journaliste du magazine Famille Chrétienne a voulu entamer un dossier sur le sujet, qui devait compter plusieurs volets. Il a avorté dans l’oeuf. Le bruit court dans les couloirs de la rédaction qu’après la parution du premier article, des pressions ont été faites en haut lieu pour que le dossier soit enterré. Et ça, ce n’est pas un peu fasciste?"

La messe à Solesmes en direct dans « Le Jour du Seigneur »

L'émission le "Jour du Seigneur" de dimanche retransmettra en direct la messe en l'abbaye St Pierre de Solesmes de 10h30 à 12h.

S L'Abbaye Saint -Pierre de Solesmes fête cette année son millénaire. Dans le passé Solesmes avait été sollicité plusieurs fois pour cette émission. Mais la messe à l'Abbaye dépassant très largement le temps que pouvait proposer la Télévision, la chose n'avait pu aboutir. C'est donc la première fois que la messe de Solesmes est télévisée. Le temps d'antenne de "Jour du Seigneur" de dimanche sera tout entier consacré à l'Abbaye.

Après une présentation de quelques minutes, la messe commencera de façon que ceux qui n'ouvriront leur poste qu'à 10h45, heure habituelle de la messe télévisée, verront le Père Abbé encenser l'autel, dès le début de la Célébration. La messe sera celle du dimanche à Solesmes : Messe chantée en latin et Grégorien selon la forme ordinaire, avec le Kyrie 11 et le Credo 1. Les lectures et les intentions de la Prière Universelle seront en français. L'homélie sera donnée par le Père Abbé Dupont.

On peut juste regretter que cette retransmission tombe au même moment que la messe de béatification du Cal Newman par le Pape.

Ce qui fait problème dans l’Islam, ce n’est pas la religion, c’est l’idéologie

Sed Contra analyse les différences fondamentales entre christianisme et islam. Extraits :

I "Ce qui nous sépare tient sans doute en un mot : Credo, je crois. Première personne du singulier. Relation de confiance, de liberté, de conscience, inconcevable et même impie pour un vrai musulman. Le christianisme reste la seule religion du monde qui établisse un lien explicite, de personne à personne, entre l’homme et Dieu. Un lien de filiation et d’amour, qu’exprime aussi les premiers mots du Notre Père. Un lien de liberté évangélique, qui se traduit par la liberté intérieure de préférer les promesses des Béatitudes aux ruminations du “chacun pour soi” ou aux diktats des idéologies. […]

Toute religion impose des vérités et des règles à ses adeptes, qui peuvent être spirituelles ou simplement morales, pour fixer leur devoir envers Dieu et guider leur comportement vis-à-vis du prochain. L’islam pourrait paraître ici la plus économe de toutes, en matière proprement “religieuse”, puisqu’il n’impose comme pratique au croyant que les “cinq piliers de la foi” : la profession d’allégeance insécable en Allah et Mohamed, les prières quotidiennes à heures fixes face à l’Est, le jeûne du Ramadan, l’aumône et le pèlerinage à la Mecque. Cependant le mot islam signifie “soumission”, et musulman “personne soumise”. Le vrai croyant de l’islam est donc tenu de respecter aussi “à la lettre” les quelque 20.000 hadiths des paroles et des actes de Mahomet reconnus comme authentiques par les docteurs musulmans. Ces 20.000 articles constituent un “corpus” beaucoup plus abondant que notre code pénal, notre code civil et notre droit du travail réunis. […] Khomeiny disait que 90% des règles islamiques concernent la société civile et que dans une bibliothèque islamique, 90% des livres concernent la société et l’État, tandis que 10% seulement portent sur la morale privée et les rapports à Dieu. Ce qui fait problème dans l’Islam, ce n’est pas la religion, c’est la partie civile de l’idéologie. […]"

Gollnisch serait le n°2 de Marine Le Pen

Marine Le Pen a affirmé aujourd'hui que, si elle était élue à la tête du Front national :

M "tout le monde travaillera ensemble, tout le monde a sa place au Front national. Evidemment, si les adhérents me font la confiance de me choisir pour les diriger, Bruno Gollnisch sera, avec moi, vice-président, unique d'ailleurs, du Front national, puisqu'il en est une part importante et une sensibilité importante".

Cette proposition serait-elle réciproque ?

Les subventions de la presse : de 7 à 102% du prix au numéro

Vu ici :

  • P Libération (48.000 ex. tirage moyen 2009) reçoit 9 cts d’euro par exemplaire (7% du prix de vente en kiosque 1,3 €),
  • Le Figaro (122.000 ex.) reçoit 19 cts (15 %/1,3 €),
  • Les Échos (41.700 ex.) reçoit 25 cts (17 %/1,5 €),
  • Le Monde (127.000 ex.) reçoit 23 cts (16 %/1,4 €),
  • L’Humanité (21.000 ex.) reçoit 54 cts (42 %/1,3 €).
  • France Soir (19.000 ex.) reçoit 52 cts (la subvention est supérieure à son prix de vente 50 cts)

Et Présent ?

L’unité de l’Église ne peut jamais être autre qu’une unité dans la foi des Apôtres

Lors des vêpres dans l'abbaye de Westminster, le Pape a déclaré :


W "Je
remercie le Seigneur de me permettre, comme Successeur de saint Pierre
sur Siège de Rome, d'accomplir ce pèlerinage sur la tombe de saint
Édouard le Confesseur
. Édouard, Roi d'Angleterre, demeure un modèle de
témoignage chrétien et un exemple de cette vraie grandeur
à laquelle le
Seigneur appelle ses disciples selon les Écritures que nous venons juste
d'entendre : la grandeur d'une humilité et d'une obéissance fondées sur
l'exemple même du Christ, la grandeur d'une fidélité
qui n'hésite pas à embrasser le mystère de la Croix avec un amour vivant
pour le divin Maître et une espérance sans failles en ses promesses. Cette année, comme vous le savez, est marquée par le centième
anniversaire du mouvement œcuménique moderne
, qui a commencé par l'appel
de la Conférence d'Edimbourg en faveur de l'unité des Chrétiens,
condition préalable à un témoignage crédible et convainquant de
l'Évangile à notre époque. […]

Notre engagement en faveur de l'unité des chrétiens est né bel
et bien de notre foi en Christ, en ce Christ, ressuscité des morts et
assis à la droite du Père, qui reviendra dans la gloire pour juger les
vivants et les morts.
C'est la réalité de la personne du Christ, son
œuvre de salut et surtout le fait historique de sa résurrection, qui
forment le contenu du kérygme apostolique ainsi que ces formulations de
la foi qui, en commençant par le Nouveau Testament lui-même, ont garanti
l'intégrité de sa transmission. L'unité de l'Église, en un mot, ne peut
jamais être autre qu'une unité dans la foi des Apôtres
, dans la foi
confiée à chaque nouveau membre du Corps du Christ durant le rite du
Baptême. C'est cette foi qui nous unit dans le Seigneur, qui nous rend
participants de son Esprit Saint, et qui ainsi, aujourd'hui encore, nous
rend participants de la vie de la Sainte Trinité, modèle de la koinonia
de l'Église ici-bas."

Le rôle légitime de la religion dans la vie publique

Le Pape a ensuite rencontré le Parlement et la British Society :

B "Tandis que je vous parle en cette enceinte chargée d’histoire, je pense
aux hommes et aux femmes innombrables des siècles passés ayant joué un rôle
important en des événements marquants qui se sont déroulés dans ces murs ; ils
ont laissé leur empreinte sur des générations de Britanniques et de bien
d’autres aussi. En particulier, j’évoque la figure de saint Thomas More,
intellectuel et homme d’État anglais de grande envergure, qui est admiré aussi
bien par les croyants que par les non-croyants pour l’intégrité avec laquelle il
a suivi sa conscience, fusse au prix de déplaire au Souverain dont il était le
« bon serviteur », et cela parce qu’il avait choisi de servir Dieu avant tout
.
Le dilemme que More a dû affronter en des temps difficiles, l’éternelle question
du rapport entre ce qui est dû à César et ce qui est dû à Dieu,
m’offre
l’opportunité de réfléchir brièvement avec vous sur la juste place de la
croyance religieuse à l’intérieur de la vie politique.

[…] Chaque
génération, en cherchant à faire progresser le bien commun, doit à nouveau se
poser la question : quelles sont les exigences que des gouvernements peuvent
raisonnablement imposer aux citoyens, et jusqu’où cela peut-il aller ? En
faisant appel à quelle autorité les dilemmes moraux peuvent-ils être résolus ?
et le bien commun promu ?
Ces questions nous mènent directement aux fondements
éthiques du discours civil
. Si les principes moraux qui sont sous-jacents au
processus démocratique ne sont eux-mêmes déterminés par rien de plus solide
qu’un consensus social, alors la fragilité du processus ne devient que trop
évidente – là est le véritable défi pour la démocratie.

L’inaptitude des solutions pragmatiques, à court-terme, devant les
problèmes sociaux et éthiques complexes a été amplement démontrée par la récente
crise financière mondiale. Il existe un large consensus pour reconnaître que le
manque d’un solide fondement éthique de l’activité économique a contribué aux
graves difficultés
qui éprouvent des millions de personnes à travers le monde
entier. De même que « toute décision économique a une conséquence de caractère
moral
», ainsi, dans le domaine politique, la
dimension éthique a des conséquences de longue portée qu’aucun gouvernement ne
peut se permettre d’ignorer
. […]

Mais alors la question centrale qui se pose est celle-ci : où peut-on
trouver le fondement éthique des choix politiques ?
La tradition catholique
soutient que les normes objectives qui dirigent une action droite sont
accessibles à la raison, même sans le contenu de la Révélation. Selon cette
approche, le rôle de la religion dans le débat politique n’est pas tant celui de
fournir ces normes, comme si elles ne pouvaient pas être connues par des
non-croyants – encore moins de proposer des solutions politiques concrètes, ce
qui de toute façon serait hors de la compétence de la religion – mais plutôt
d’aider à purifier la raison et de donner un éclairage pour la mise en œuvre de
celle-ci dans la découverte de principes moraux objectifs
. Ce rôle « correctif »
de la religion à l’égard de la raison n’est toutefois pas toujours bien
accueilli, en partie parce que des formes déviantes de religion, telles que le
sectarisme et le fondamentalisme, peuvent être perçues comme susceptibles de
créer elles-mêmes de graves problèmes sociaux. A leur tour, ces déformations de
la religion surgissent quand n’est pas accordée une attention suffisante au rôle
purifiant et structurant de la raison à l’intérieur de la religion. Il s’agit
d’un processus à deux sens. Sans le correctif apporté par la religion,
d’ailleurs, la raison aussi peut tomber dans des distorsions, comme lorsqu’elle
est manipulée par l’idéologie, ou lorsqu’elle est utilisée de manière partiale
si bien qu’elle n’arrive plus à prendre totalement en compte la dignité de la
personne humaine. C’est ce mauvais usage de la raison qui, en fin de compte, fut
à l’origine du trafic des esclaves et de bien d’autres maux sociaux dont les
idéologies totalitaires du 20ème siècle ne furent pas les moindres.
C’est pourquoi, je voudrais suggérer que le monde de la raison et de la foi, le
monde de la rationalité séculière et le monde de la croyance religieuse
reconnaissent qu’ils ont besoin l’un de l’autre
, qu’ils ne doivent pas craindre
d’entrer dans un profond dialogue permanent, et cela pour le bien de notre
civilisation.

La religion, en d’autres termes, n’est pas un problème que les
législateurs doivent résoudre, mais elle est une contribution vitale au dialogue
national
. Dans cette optique, je ne puis que manifester ma préoccupation devant
la croissante marginalisation de la religion, particulièrement du christianisme
,
qui s’installe dans certains domaines, même dans des nations qui mettent si
fortement l’accent sur la tolérance. Certains militent pour que la voix de la
religion soit étouffée, ou tout au moins reléguée à la seule sphère privée.
D’autres soutiennent que la célébration publique de certaines fêtes, comme Noël,
devrait être découragée, en arguant de manière peu défendable que cela pourrait
offenser de quelque manière ceux qui professent une autre religion ou qui n’en
ont pas. Et d’autres encore soutiennent – paradoxalement en vue d’éliminer les
discriminations – que les chrétiens qui ont des fonctions publiques devraient
être obligés en certains cas d’agir contre leur conscience. Ce sont là des
signes inquiétants de l’incapacité d’apprécier non seulement les droits des
croyants à la liberté de conscience et de religion, mais aussi le rôle légitime
de la religion dans la vie publique. Je voudrais donc vous inviter tous, dans
vos domaines d’influence respectifs, à chercher les moyens de promouvoir et
d’encourager le dialogue entre foi et raison à tous les niveaux de la vie
nationale.
"

Les chrétiens ne doivent jamais hésiter à proclamer la foi dans l’unique salut, qui vient du Christ

Rencontrant l'archevêque anglican de Canterbury, Benoît XVI a déclaré :


A "
Le contexte dans lequel le dialogue s’établit entre la Communion
anglicane et l’Église catholique, a évolué de manière spectaculaire depuis
l’audience privée qui eut lieu entre le Pape Jean XXIII et l’Archevêque
John Fisher en 1960. D’une part, la culture ambiante s’éloigne toujours davantage de
ses racines chrétiennes, en dépit d’une faim profonde de nourriture spirituelle
ressentie par beaucoup. D’autre part, la dimension multiculturelle de la
société, qui ne cesse de s’accentuer et qui est particulièrement marquée dans
votre pays, donne l’occasion de rencontrer d’autres religions.
Pour nous,
chrétiens, cela ouvre la possibilité d’explorer, avec des membres d’autres
traditions religieuses, les moyens de témoigner de la dimension transcendante de
la personne humaine et de l’appel universel à la sainteté
, et cela nous conduit
à la pratique des vertus dans notre vie personnelle et sociale. La coopération
œcuménique, pour cette mission, reste essentielle et portera certainement des
fruits en faveur de la paix et de l’harmonie dans un monde qui, si souvent,
semble au bord de l’éclatement.

En même temps, nous chrétiens, nous ne devons jamais hésiter à
proclamer notre foi dans l’unique salut qui nous vient du Christ
, et à
rechercher ensemble à avoir une perception plus profonde des moyens qu’il a mis
à notre disposition pour accéder à ce salut. Dieu «veut que tous les hommes
soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité
» (1 Tm 2,4),
et cette vérité n’est pas autre chose que Jésus Christ, le Fils éternel du Père,
qui a tout réconcilié en lui par la puissance de sa Croix
. Pour être fidèles à
la volonté du Seigneur, telle qu’elle est exprimée dans ce passage de la
première Lettre de saint Paul à Timothée, nous reconnaissons que l’Église est
appelée à être compréhensive, jamais toutefois au détriment de la vérité
chrétienne
. D’où le dilemme auquel sont confrontés tous ceux qui sont engagés de
manière authentique sur les chemins de l’œcuménisme.

Dans la figure de John Henry Newman, qui sera béatifié dimanche, nous
célébrons un homme d’Église dont la vision ecclésiale fut nourrie par la
tradition anglicane et s’est approfondie durant ses nombreuses années d’exercice
du ministère sacerdotal dans l’Église d’Angleterre. Il peut nous enseigner les
vertus que l’œcuménisme exige
: d’une part, suivre sa conscience était un
impératif, même au prix de grands sacrifices personnels, et d’autre part, la
cordialité de l’amitié sans faille
avec ses collègues d’antan, qui le conduisit
à explorer avec eux, dans un pur esprit irénique, les questions sur lesquelles
ils différaient, en privilégiant le désir profond de l’unité de la foi. Votre
Grâce, dans ce même esprit d’amitié, puissions-nous renouveler notre
détermination à poursuivre le but de l’unité dans la foi, l’espérance et
l’amour, selon la volonté de notre unique Seigneur et Sauveur, Jésus Christ !"

Le Cal Newman et l’unité entre la réflexion, la morale et la vie spirituelle

Prêtre de l’Oratoire de France et auteur de plusieurs ouvrages consacrés au cardinal Newman, le P. Keith Beaumont déclare à La Croix :

N "Newman est un géant de la pensée chrétienne des temps modernes, non seulement en tant que théologien, mais aussi – et j’oserais dire surtout – en tant que guide spirituel. Cette béatification n’atteindra la plénitude de son sens, selon moi, qu’avec la reconnaissance de Newman comme docteur de l’Église. Pie XII l’a prédit, Paul VI et Jean-Paul II y croyaient fermement. C’est aussi le vœu de Benoît XVI qui a été très marqué par son enseignement. Mais cela suppose d’abord qu’il soit canonisé…

Sa pensée est pétrie de la Bible – il en connaît des passages entiers par cœur – et des Pères de l’Église. Mais il ne cite pas ces derniers : il les a tellement assimilés qu’il pense selon leur mode.
Et ce qui caractérise cette pensée, c’est le refus de séparer la réflexion (la théologie), l’agir (la morale) et la vie spirituelle. Dieu n’est pas simplement l’objet d’une réflexion, Il est une personne que l’on peut rencontrer et connaître. Cela suppose une longue familiarisation. En ce sens, la morale n’est pas seulement un ensemble de critères du bien et du mal, mais un travail sur soi qui nous rend disponibles et va favoriser cette rencontre avec Dieu.

On a souvent trop tendance à définir le chrétien en termes intellectuels (celui qui croit à) ou moraux (celui qui vit selon certaines valeurs) en oubliant d’intégrer la dimension proprement spirituelle, celle de la vie de Dieu en nous. Cette vision unifiée, tridimensionnelle de la vie chrétienne, est le noyau de la pensée de Newman. Il semble d’ailleurs avoir vécu toute sa vie, du moins à partir de sa conversion à l’âge de 15 ans, avec ce sens profond, continu, de la présence de Dieu en lui. […]

[I]l diffère de la conception subjective de la conscience qui s’est imposée depuis le siècle des Lumières (« ma conscience à moi »). La conception moderne de la conscience nous enferme sur nous-mêmes. La sienne nous ouvre à une transcendance."

La Seine-Saint-Denis, un département en forte croissance

9 Depuis 2002 :

  • Augmentation des crimes et délits contre les personnes de 42,4%.
  • Le nombre de dépôts de plainte pour coups et blessures a augmenté de 53%.
  • Les violences contre les personnes dépositaires de l'autorité, notamment les policiers, ont crû de 30%.
  • Les vols avec violence ont augmenté de 15%.

Aux représentants des religions, le Pape demande la liberté des catholiques persécutés

Du Pape aux représentants des autres religions :

P "Depuis le Concile Vatican II, l’Église catholique a souligné de façon particulière l’importance du dialogue et de la coopération avec les membres des autres religions. Afin d’être fécond, ce dialogue exige une réciprocité de la part de tous les partenaires du dialogue et des membres des autres religions. Je pense en particulier à des situations existant dans certaines parties du monde où la coopération et le dialogue entre les religions exigent le respect mutuel, la liberté de pratiquer sa propre religion et de prendre part à des actes de culte publics, ainsi que la liberté de suivre sa propre conscience sans subir l’ostracisme ou la persécution, même si l’on s’est converti d’une religion à une autre. Une fois ce respect et cette ouverture établis, les personnes de toutes les religions travailleront efficacement ensemble pour la paix et la compréhension mutuelle, et porteront ainsi un témoignage convainquant face au monde."

Au même moment, la police londonienne a annoncé l'arrestation de 5 hommes soupçonnés de complot terroriste. 5 hommes âgés entre 26 et 50 ans ont été interpellés dans le centre de Londres, "soupçonnés d'avoir commandité, préparé ou inspiré des actes de terrorisme", et devaient être interrogés.

Une école catholique devrait aider tous ses élèves à devenir des saints

Le Pape s'est ensuite adressé aux élèves du Collège universitaire d’éducation catholique Sainte-Marie. Extraits :

"Il n’arrive pas souvent qu’un Pape, ou même une autre personne, ait la possibilité de parler à des étudiants de toutes les écoles catholiques d’Angleterre, du Pays de Galles et d’Écosse à la fois. Et puisque j’ai cette chance en ce moment, j’aimerais beaucoup vous dire une chose. J’espère que parmi ceux d’entre vous qui m’écoutent aujourd’hui, se trouvent des futurs saints du vingt-et-unième siècle. Ce que Dieu veut plus que tout pour chacun de vous c’est que vous deveniez des saints. Il vous aime beaucoup plus que vous ne pourrez jamais l’imaginer, et il veut ce qu’il y a de meilleur pour vous. Et de loin, la meilleure chose pour vous c’est de grandir en sainteté.

S Il se peut que certains d’entre vous n’aient jamais pensé à cela auparavant. Il se peut que certains d’entre vous pensent qu’être un saint ce n’est pas pour eux. Permettez-moi vous expliquer ce que je veux dire. Quand nous sommes jeunes, nous pensons facilement aux personnes que nous respectons, aux personnes que nous admirons, aux personnes à qui nous voulons ressembler. Ce peut être quelqu’un que nous rencontrons dans notre vie de tous les jours et que nous tenons en grande estime. Ou cela pourrait être quelqu’un de connu. Nous vivons dans une culture de la célébrité, et les jeunes sont souvent encouragés à se modeler sur des personnalités du monde du sport ou du spectacle. La question que je vous pose est celle-ci : quelles sont les qualités que vous percevez dans d’autres personnes et que vous souhaiteriez beaucoup avoir vous-mêmes ? Quel type de personne aimeriez-vous être réellement ?

Quand je vous invite à devenir des saints, je vous demande de ne pas vous contenter de la seconde place. Je vous demande de ne pas poursuivre un but limité en ignorant tous les autres. […] Le bonheur est quelque chose que nous voulons tous, mais un des grands drames de ce monde est que tant de personnes ne le trouvent jamais, parce qu’elles le cherchent là où il n’est pas. La clef du bonheur est très simple – le vrai bonheur se trouve en Dieu. Nous devons avoir le courage de mettre nos espérances les plus profondes en Dieu seul, non pas dans l’argent, dans la carrière, dans les succès de ce monde, ou dans nos relations avec d’autres personnes, mais en Dieu. Lui seul peut satisfaire les exigences profondes de nos cœurs.

Non seulement Dieu nous aime avec une profondeur et une intensité que nous pouvons à peine essayer de commencer à comprendre, mais il nous invite à répondre à cet amour. Vous savez tous ce que c’est que de rencontrer quelqu’un d’intéressant et d’attirant, et de vouloir être son ami. Vous espérez toujours que cette personne va vous trouver intéressant et attirant, et qu’elle voudra devenir votre ami. Dieu veut votre amitié. Et dès que vous devenez l’ami de Dieu, tout commence à changer dans votre vie. Quand vous commencez à mieux le connaître, vous vous apercevez que vous voulez que votre vie reflète un peu de sa bonté infinie. Vous êtes attirés par la pratique des vertus. Vous commencez à considérer l’avidité et l’égoïsme et tous les autres péchés tels qu’ils sont réellement, des tendances destructrices et dangereuses qui provoquent de profondes souffrances et causent un grand préjudice, et vous voulez éviter de tomber vous-mêmes dans ce piège. Vous commencez à éprouver de la compassion pour les personnes en difficultés et vous désirez vivement faire quelque chose pour elles. Vous voulez aider les indigents et les affamés, vous voulez réconforter les personnes tristes, vous voulez être bons et généreux. Et si tout cela est important pour vous, alors vous êtes bien sur le chemin qui mène à la sainteté. […]

Une bonne école pourvoit à une éducation complète de la personne tout entière. Et une bonne école catholique, en plus de cela, devrait aider tous ses élèves à devenir des saints. Je sais qu’il y a de nombreux étudiants non-catholiques dans les écoles catholiques en Grande-Bretagne, et je souhaite les inclure tous dans mes paroles aujourd’hui. Je prie pour que vous aussi vous vous sentiez encouragés à pratiquer les vertus et à grandir dans la connaissance et l’amitié avec Dieu aux côtés de vos camarades de classe catholiques."

La conformité de l’enseignement catholique à la doctrine de l’Eglise va de soi

Au collège universitaire d’éducation catholique Sainte-Marie à Twickenham (London Borough of Richmond), Benoît XVI s'est adressé aux professeurs et religieux. Extraits :

P "Comme vous le savez, le travail d’un professeur ne consiste pas seulement à transmettre des informations ou à enseigner des compétences pour procurer un profit économique à la société ; l’éducation n’est pas et ne doit jamais être considérée selon une optique purement utilitaire. Il s’agit de former la personne humaine, en lui donnant le bagage nécessaire pour vivre pleinement sa vie – en bref –, il s’agit de transmettre la sagesse. Et la vraie sagesse est inséparable de la connaissance du Créateur, car «nous sommes en effet dans sa main, et nous et nos paroles, et toute intelligence et tout savoir pratique» (Sg 7, 16).

Cette dimension transcendante des études et de l’enseignement a été clairement saisie par les moines qui contribuèrent beaucoup à l’évangélisation de ces îles. Je pense aux bénédictins qui ont accompagné saint Augustin dans sa mission en Angleterre, aux disciples de saint Colomba qui ont diffusé la foi en Ecosse et dans le nord de l’Angleterre, à saint David et ses compagnons au Pays de Galles. Puisque la recherche de Dieu, qui est au cœur de la vocation monastique, requiert un engagement actif selon les moyens par lesquels il se fait connaître lui-même : sa création et sa parole révélée, il était tout naturel que le monastère ait une bibliothèque et une école. En se consacrant à l’étude comme chemin pour rencontrer le Verbe incarné de Dieu, les moines ont contribué à poser les fondements de notre culture et de notre civilisation occidentale.

[…] Comme les rôles respectifs de l’Église et de l’État dans le domaine de l’éducation continuent d’évoluer, n’oubliez jamais que les religieux ont une contribution unique à donner à cet apostolat, par-dessus tout à cause de leurs vies consacrées à Dieu et du témoignage de fidélité et d’amour qu’ils rendent au Christ, le Maître suprême. La présence de religieux dans les écoles catholiques est vraiment un puissant rappel de l’esprit catholique, souvent remis en cause, qui doit imprégner tous les aspects de la vie scolaire. Cela s’étend bien au-delà d’un enseignement dont le contenu devrait toujours être conforme à la doctrine de l’Église, exigence qui va de soit. Cela veut dire que la vie de foi doit être la force motrice qui sous-tend toute activité dans l’école, pour que la mission de l’Église puisse être accomplie avec efficacité, et que les jeunes puissent découvrir la joie d’appartenir à « l’être pour tous » du Christ."

Les sénateurs pourraient revenir sur réforme de la retraite des mères

R L'un des assouplissements auquels réfléchissent les sénateurs de la majorité vise à permettre aux femmes de continuer à bénéficier d'une retraite à taux plein à 65 ans, et non à 67 ans comme la loi le stipule. Le mécanisme à l'étude consisterait à réserver cette avancée aux parents – aux pères et aux mères, pour éviter que la disposition soit jugée discriminatoire – de 3 enfants et plus ayant interrompu leur carrière. En l'occurrence, les mères de famille qui ont arrêté de travailler le temps d'élever leurs enfants, lesquels vont payer les retraites futures. Ce serait justice.

Cette disposition pourrait concerner quelque 37.000 femmes.

Grenoble : caillassés, les policiers refusent de revenir dans le quartier sensible

G Des policiers municipaux en VTT ont essuyé des jets de pierre mercredi dans un quartier de Grenoble par une trentaine de voyous. Les policiers effectuaient le contrôle d'un quad. Les agresseurs ont ensuite tenté d'empêcher les policiers municipaux de quitter les lieux en bloquant les différentes rues du quartier, mais ces derniers ont toutefois réussi à s'échapper grâce à leur vélo. Le responsable syndical a déclaré :

"Aucun d'entre eux n'a été blessé, mais ils refusent dorénavant de se rendre dans ce quartier ainsi que dans celui de la Villeneuve".

« He came, he saw and he conquered a nation »

E La presse écossaise se démarque de la presse française sur la visite du Pape outre-Manche. Le Heraldscotland parle de 200 000 fidèles hier, pour accueillir le chef de l'Eglise.

Le porte-parole du Pape, le père Lombardi, est visiblement enchanté par la tournure des évènements.

(via le FC)

Etre acteurs au service du bien commun

I Journée organisée par Ichtus sur le thème "Etre acteurs au service du bien commun" à Angers le 02 octobre 2010, de 10 à 17h30.

«Les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la « politique », à savoir à l'action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions le bien commun». Jean-Paul II Christifideles Laïci

Programme de la journée :

  • 10h00 : Introduction.
  • 10h15 : « La pensée et l'action politique face aux tentations postmodernes » par Joël Hautebert, professeur agrégé d'histoire du droit et animateur d'Ichtus à Nantes.
  • 11h30 : Messe célébrée par l'Abbé Hyacinthe HOUARD, fondateur de l'Ircom.
  • 12h30 : Pique-nique sorti du sac.
  • 14h : « Ichtus : oeuvre d'inspiration chrétienne au service de la Cité des hommes depuis 70 ans » par Jean-Yves Rineau.
  • 14h45 : « L'action culturelle : intérêts, moyens, pour quoi faire ? » par Damien Deleersnijder, animateur d'Ichtus en Bretagne.
  • 15h30 : Pause, rafraîchissements
  • 15h45 : Travail en ateliers, suivi d'une mise en commun, sur les thèmes :
    1. «Promouvoir l'accueil et le respect de la vie» avec Cécile Edel, présidente de Choisir la vie et Xuän Mai de Frémicourt, d'Alliance pour les Droits de la Vie de Cholet.
    2. «Promouvoir la famille et la protection des enfants» avec Gonzague de Chantérac, président de l'Association pour la Protection de l'Enfance de Vendée, membre du Collectif pour l'Enfant, et Jérôme Roquebert, administrateur de la fédération des Associations Familiales Catholiques de Loire-Atlantique.
    3. «Face aux provocations cathophobes ( Kiss-in, par exemple ) que faire ?» avec Pierre-Marie de Berny, président d' Unitas.
    4. «Promouvoir l'enseignement social de l'Eglise : pourquoi, comment ?» avec Pierre Collignon, directeur de l'Ircom et responsable du « service diocésain d'Angers Société & Cultures ».
    5. "Action & Formation : complémentarités, illustrations concrètes» avec Jean-Yves Rineau, animateur d'Ichtus.
  • 17h00 : «S'engager dans l'espérance et dans la vérité».
  • 17h30 : Clôture de la journée par Jean-Yves Rineau.

Renseignements pratiques.

Assurance maladie : différences entre les réformes en France et en Hollande

Alors que, pour tenter de sauver la Sécu, le gouvernement prévoit de dérembourser d'autres médicaments, les Pays-Bas ont fait le choix de moins d'étatisation, appliquant ainsi dans le domaine le principe de subsidiarité. Au-delà des économies, les Français ont surtout besoin d'être responsabilisés. Nous ne sommes plus en effet en 1945, lorsque l'Etat, dans le contexte de l'immédiat après-guerre, a monopolisé le système de santé :

S "Alors que les pouvoirs publics français s’en vont vers plus de maîtrise comptable des coûts, les Hollandais ont osé faire machine arrière. Pragmatiques face à l’allongement des listes d’attente (Environ 244 000 malades attendaient des soins en 2001), ils ont choisi d’ouvrir un pilier entier du système de santé à la concurrence en 2006. Trois ans plus tard, les listes d’attente ne semblent plus poser problème et si la réforme aurait méritée d’être plus aboutie, il n’en demeure pas mois que l’expérience hollandaise illustre que l’étatisation de la santé ne permet pas de satisfaire les besoins des patients et qu’il est possible de faire des réformes de fond sans mettre en péril les finances publiques.

[…] depuis 1996, les réformes de la santé en France ont systématiquement consisté à réglementer davantage le système en imposant notamment un objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM). Les outils de maîtrise des dépenses sapent inlassablement les bases libérales du système (contrôles de plus en plus drastiques sur les infirmières, les médecins, les prescriptions, etc.). […] Or, ces mesures risquent de compromettre l’accès des patients aux soins. En effet, on constate dans tous les pays qui étatisent et bureaucratisent leur système de santé que les listes d’attente s’allongent. […]

Plutôt que de poursuivre une maîtrise aveugle des coûts, les pouvoirs publics hollandais ont osé mettre les caisses d’assurance maladie en concurrence, si bien que les patients ont non seulement le choix de leur caisse mais les prestataires de soins ne sont plus à la merci d’un monopole et peuvent faire jouer la concurrence. Le système est progressivement devenu moins rigide et on y voit fleurir des innovations très intéressantes comme l’apparition de filières verticalement intégrées organisées par les assureurs privés !"

Et il y a urgence à ne pas s'enferrer : Selon le Fonds monétaire international, la valeur actuelle nette des retraites et des soins de santé à l'horizon 2050 dépasse largement et partout les coûts de la crise financière. Sur la base des engagements politiques pris à la mi-2009, elle est entre 200 et 300% en France.

Triste épiscopat d’Evreux

N Alors que Mgr Jacques Gaillot se prononce encore publiquement en faveur de l'ordination des femmes, son successeur à la tête de l'évêché d'Evreux est allé assister à un simulacre d'ordinations de femmes dans la communauté anglicane de Salisbury. Mgr Christian Nourrichard avait revêtu ses ornements épiscopaux (étole, chape, mitre et croix pectorale – cliquez sur la photo pour l'agrandir). Le tout a été narré dans le bulletin diocésain, sans aucune réserve, quant à la non-validité de cette cérémonie et au schisme anglican.

Alors que le Pape a publié l'année dernière une Constitution apostolique afin d'accueillir les Anglicans qui, fuyant justement les dérives de leur communauté, demandent à revenir dans l'Eglise catholique, cette triste nouvelle laisse supposer une sourde opposition à la volonté oecuménique de Benoît XVI.

La France, médaille d’argent des visites pontificales

The Economist a fait un bilan des visites des 3 derniers papes, en associant pour chaque pays le nombre total de catholiques du pays, afin de faire ressortir le fait que l'importance du nombre de visites n'est pas liée au nombre de chrétiens :

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