Jean défend le Pape sur RTL
Addendum 17/09 :Version vidéo
L’évangélisation et la culture contre la dictature du relativisme
Près de 125.000 personnes ont accueilli jeudi Benoît XVI à Edimbourg. 70 000 personnes ont assisté à la messe, alors que 65.000 fidèles catholiques étaient attendus (photos). Lors de son homélie à Glasgow, Benoît XVI a déclaré :
"Parmi les différents dons énumérés par saint Paul pour la construction
de l’Église figure celui de l’enseignement. L’annonce de
l’Évangile a toujours été accompagnée par un souci pour les paroles : la parole
inspirée de Dieu, et la culture dans laquelle celle-ci s’enracine et fleurit.
Ici en Écosse, je pense aux trois universités médiévales fondées par les papes,
en particulier à l’université Saint-André qui va célébrer cette année le 600ème anniversaire de fondation. Dans les trente dernières années, avec le concours
des autorités civiles, les écoles catholiques écossaises ont relevé le défi de
procurer une éducation intégrale à un plus grand nombre d’étudiants, et cela a
aidé des jeunes non seulement dans leur croissance spirituelle et humaine, mais
aussi pour leur insertion dans la vie professionnelle et publique. C’est un
signe de grande espérance pour l’Église, et j’encourage les professionnels
catholiques, hommes politiques et professeurs d’Écosse, à ne jamais perdre de
vue leur vocation qui est de mettre leurs talents et leur expérience au service
de la foi, en s’engageant à tous les niveaux de la culture contemporaine
écossaise.
L’évangélisation de la culture est d’autant plus importante de nos
jours, alors qu’une “dictature du relativisme” menace d’obscurcir l’immuable
vérité sur la nature humaine, sa destinée et son bien suprême. Certains
cherchent aujourd’hui à exclure la croyance religieuse du discours public, à la
limiter à la sphère privée ou même à la dépeindre comme une menace pour
l’égalité et pour la liberté. Pourtant, la religion est en fait une garantie de
liberté et de respect authentiques, car elle nous conduit à considérer chaque
personne comme un frère ou une sœur. Pour cette raison, je lance un appel
particulier à vous les fidèles laïcs, en accord avec votre vocation et votre
mission baptismales, à être non seulement des exemples de foi dans la vie
publique, mais aussi à introduire et à promouvoir dans le débat public
l’argument d’une sagesse et d’une vision de foi. La société d’aujourd’hui a
besoin de voix claires qui prônent notre droit de vivre, non pas dans une jungle
de libertés autodestructrices et arbitraires, mais dans une société qui
travaille pour le vrai bien-être de ses citoyens et qui, face à leurs fragilités
et leurs faiblesses, leur offre conseils et protection. N’ayez pas peur de
prendre en main ce service de vos frères et sœurs pour l’avenir de votre nation
bien-aimée. […]
Je désire enfin m’adresser à vous, chers jeunes catholiques d’Écosse.
Je vous invite à mener une vie digne de notre Seigneur et
de vous-mêmes. Chaque jour, vous êtres soumis à de nombreuses tentations –
drogue, argent, sexe, pornographie, alcool – dont le monde prétend qu’elles vous
donnent le bonheur. Mais ces choses détruisent et divisent. Il n’y a qu’une
seule chose qui soit durable : l’amour de Jésus Christ pour chacun de vous
personnellement. Cherchez-le, connaissez-le et aimez-le, et il vous rendra
libres de l’esclavage d’une existence attrayante mais superficielle, souvent
proposée par la société d’aujourd’hui. Laissez de côté ce qui ne vaut rien et
apprenez votre propre dignité de fils de Dieu. Dans l’Évangile d’aujourd’hui,
Jésus nous demande de prier pour les vocations : je prie pour que beaucoup
d’entre vous connaissent et aiment Jésus Christ et, qu’à travers cette
rencontre, ils se consacrent complètement à Dieu, particulièrement ceux d’entre
vous qui sont appelés au sacerdoce et à la vie religieuse. C’est le défi que le
Seigneur vous lance aujourd’hui : l’Eglise vous appartient dès maintenant."
Bruno Gollnisch veut lutter contre la culture de mort par la culture de vie
Bruno Gollnisch a présenté ses ambitions aujourd'hui à Saint-Denis. Extraits :
"Je m’exprime aujourd’hui devant cette basilique Saint-Denis, tombeau d’abord de l’héroïque Denis, premier évêque de Paris, martyrisé en 275, puis joyau de l’art gothique, admirable nécropole royale autrefois profanée par le vandalisme révolutionnaire. Ici reposent tant de ceux qui ont fait la France ou l’ont défendue, de Charles Martel jusqu’au siècle dernier. […] Parce que je suis fréquemment interrogé sur les convictions que je défends, je me dois de vous en donner les principales orientations. […]
Parce qu’il y va de la survie de notre pays, de la transmission à ceux qui nous suivront de l’incomparable patrimoine dont nous avons hérité, mais aussi de la garantie d’une vie décente pour nos anciens, dont les retraites méritées sont d’ores et déjà gravement et injustement entamées, je souhaite la mise en place d’un vaste programme pour favoriser l’accueil de la vie, de son origine à son terme naturel, en donnant aux jeunes parents les moyens matériels et moraux de l’accueil et de l’éducation des enfants, source de joie inégalable et tellement supérieure aux plaisirs éphémères de la société de consommation. A la culture de mort, j’oppose la culture de la vie.
Professeur d’Université, ancien doyen de faculté, je connais le trésor de potentialités que constituent les capacités de la jeunesse de France. Pour éviter sa dilapidation, je veux rendre aux familles, dans des conditions d’égalité, le choix de l’école de leurs enfants. […]"
L’Inquisition au programme de Dieu merci !
L'émission catholique du vendredi sur Direct 8 a fait sa rentrée. Celle du vendredi 17 aura pour thème :
L’inquisition, vrai-faux épouvantail ?
Avec comme invité, l'Abbé Grégory Woimbee, curé de la cathédrale de Perpignan.
Le reportage sera consacré à la cathédrale Sainte-Cécile et la Cité épiscopale d’Albi, récemment classées au patrimoine mondial de l’Unesco.
Dieu Merci ! c'est tous les vendredi à 9h.
Un pas vers l’interdiction du trafic de cadavres en France
La justice française a définitivement interdit jeudi l'exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert" dans une décision de la cour de cassation estimant que l'exhibition de cadavres humains à des fins commerciales était indécente et à ce titre illégale. Déjà présentée à l'étranger, ainsi qu'à Lyon (centre-est) et à Marseille (sud), l'exposition s'était ouverte le 12 février 2009 à Paris. Soupçonnant un trafic de cadavres de condamnés à mort chinois, 2 associations avaient porté l'affaire en justice. Juge des référés (procédure d'urgence), appel, puis cassation, aujourd'hui, au terme d'une longue procédure la plus haute autorité judiciaire a maintenu l'interdiction. La cour écrit que
"les restes des personnes décédées doivent être traités avec respect, dignité et décence".
C'est une bonne nouvelle. Il reste donc à interdire les recherches sur les cadavres d'embryons ainsi que les crèmes fabriquées à base de foetus.
Le Pape dans l’avion : entre la pédophilie et l’hostilité supposée des Britanniques
Comme de tradition, le pape a répondu aux journalistes dans l'avion qui l'emmenait au Royaume-Uni. Interrogé sur les abus sexuels commis par des prêtres, le Souverain Pontife a déclaré :
"Il est difficile de comprendre comment cette perversion du ministère sacerdotal a été possible. Le prêtre, au moment de l'ordination – préparée par des années pour cet instant ! – dit «oui» au Christ pour se faire Sa voix, Sa bouche, Ses mains, et servir par toute son existence comme un bon pasteur qui aime, qui aide et qui guide pour que la vérité soit présente dans le monde. Comment un homme qui a été ainsi préparé, peut ensuite tomber dans cela, c'est vraiment difficile de comprendre, c'est une grande tristesse. Tristesse aussi pour l'autorité de l'Église qui n'était suffisamment vigilante et insuffisamment rapide, décidée, pour prendre les mesures nécessaires.»
«Pour toutes ces raisons nous sommes dans un temps de pénitence, d'humilité, de sincérité renouvelée, comme je l'ai écris dans ma lettre aux évêques irlandais. Nous devons donc réaliser un temps de pénitence, d'humilité et renouveler une sincérité absolue. Quant aux victimes, qu'est-ce qui est important ? Les victimes sont notre premier intérêt. Comment pouvons-nous réparer ? Que pouvons nous faire pour aider ces personnes à dépasser ces traumatismes, et retrouver la vie, à retrouver la confiance. L'engagement pour les victimes est donc la première priorité et la façon de les aider sur le plan psychologique et spirituel. Ensuite, vient le problème des personnes coupables. Elle doivent être exclues de toute possibilité de contact avec des jeunes. Nous savons que c'est une maladie et que la volonté libre ne fonctionne pas quand il y a cette maladie. Il faut donc trouver le moyen de protéger ces personnes contre elles mêmes, les exclure de tout accès à des jeunes. Le troisième point est celui de la sélection et de l'éducation et le choix des candidats au sacerdoce".
A propos de la supposée hostilité du peuple britannique, Benoît XVI a répliqué :
"Je ne suis pas inquiet parce que, lorsque je suis allé en France, on m'a dit que ce serait le pays le plus anticlérical, lorsque je suis allé en République tchèque on m'a dit que ce serait le pays le moins religieux d'Europe. En France et en République tchèque, j'ai reçu un accueil chaleureux de la part de la communauté catholique et une forte attention de la part des agnostiques, mais aussi de la tolérance de la part de ceux qui sont anticatholiques".
A propos de cette supposée hostilité, décryptons, dans le festival de désinformation dont notre presse a le secret, le "sondage" indiquant que seulement 14% des britanniques sont favorables à la visite du pape. En effet, il n'y a que 10% de catholiques au Royaume-Uni. Quant aux autres, ils ne sont pas forcément hostiles, puisque 57% des sondés n'ont pas d'opinion.
Quand le principe de laïcité signifie refus de dialogue avec l’Eglise
Le bâtonnier de Créteil, Me Arnauld Bernard, a écrit aux avocats du département :
"Profitant des liens privilégiés que j'entretiens depuis de nombreuses années avec l'Evêché de Créteil, j'ai demandé à Monseigneur Santier de bien vouloir célébrer, pour le monde judiciaire du département, une messe de rentrée à laquelle je vous propose de participe. L'Evêché nous invitera ensuite à une petite réception, qui pourrait être l'occasion d'échanges informels sur la présence et l'ouverture de l'Eglise au monde judiciaire".
Emoi de plusieurs avocats, plus laïcards que laïcs, qui, plutôt que de décliner l'invitation au nom de leurs convictions, ont préféré crier au scandale :
"On est quand même dans une République. L'Ordre des avocats est soumis au principe de laïcité. On n'a pas à privilégier une religion sur une autre, sachant qu'il y a des avocats de différentes confessions".
En réponse, le bâtonnier a envoyé un 2e courrier dans lequel il présente ses excuses, précisant que c'est "une initiative personnelle qui était bien évidemment ouverte à tout le monde". Dommage pour les idéologues, ils auraient peut-être appris combien est redevable le droit pénal au christianisme.
Pourquoi la mixité revient dans le débat scolaire ?
Dans son hebdomadaire, Yves Daoudal fait le rapprochement qui saute aux yeux :
"Le débat est relancé, aussi, à cause de la montée des «violences sexistes» […]. L’expression n’est jamais explicitée, parce qu’on touche ici au tabou de… l’immigration, et de l’islam. Mais il faut être aveugle pour ne pas voir que les «violences sexistes» se répandent dans les collèges à forte population d’origine immigrée, et islamique. On sait ce que l’islam pense des femmes. On sait quels sont les «stéréotypes» féminins dans les banlieues. Et à l’autorité absolue de l’homme sur la femme, du grand frère sur sa soeur, s’ajoute le racisme, qui s’exprime par exemple dans les « tournantes ». Les « violences sexistes » à l’école seraient plus efficacement combattues par la non-mixité que par le prêchi-prêcha du « vivre ensemble ». En outre, ce sont les parents musulmans qui font pression pour revenir sur une mixité pour eux intolérable, non pas à l’école laïque, puisqu’ils croient que c’est impossible, mais à l’école… catholique."
Roms : la stratégie de Nicolas Sarkozy pour gagner en popularité fonctionne
Lu dans Daoudal Hebdo :
"Nul doute que la cote de Nicolas Sarkozy va encore grimper après les derniers développements de l’affaire. Car tout ce qui arrive est pain bénit pour lui. Le Parlement européen vote une résolution qui condamne la France, la Commission européenne annonce, par la voix du commissaire Viviane Reding, qu’elle va poursuivre la France devant la Cour européenne de Justice… Et Pierre Lellouche, notre secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, joue parfaitement son rôle. Il dénonce la «bulle d’hypocrisie» de la Commission et monte sur ses grands chevaux : «La France est un grand pays souverain. On n'est pas à l'école. Nous appliquons notre loi. Je n'ai pas l'intention d'être traité, au nom de la France, comme un petit garçon.» Et, la Commission rappelant qu’elle est gardienne des traités, il ajoute: «Le gardien des traités, c'est le peuple français.» Sic.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, à Bruxelles, a été la découverte de la circulaire où les Roms étaient ciblés «prioritairement». Mais bien sûr qu’ils étaient ciblés prioritairement, puisque c’est ce que demandait Sarkozy, en sachant que ça allait plaire aux Français ! Le site Euractiv rapporte le commentaire d’un « politologue français » anonyme :
«Ces déclarations illustrent la forme de populisme nationaliste qui est cultivée actuellement par le pouvoir. Nicolas Sarkozy avait utilisé l’Europe comme un atout, lors de la présidence française de l’Union européenne. Maintenant, il opère le mouvement inverse.»
En effet, il n’était question que de l’Europe, lorsque Sarkozy faisait semblant d’en être le président. Et auparavant aussi, quand il fallait voter pour le traité de Lisbonne, son « minitraité ». Mais, comme pendant la campagne présidentielle, il est temps de recommencer le ratissage des Français qui croient encore à la patrie et aimeraient un peu moins de chienlit… "
C'est pourquoi Nicolas Sarkozy a répondu à Viviane Reding, qui est Luxembourgeoise, que le Luxembourg pouvait accueillir les Roms. Cela fait musclé et pendant ce temps, on ne parle pas des autres, ceux qui règnent en maîtres dans les cités.
« Où l’on brûle les Bibles »
Lu dans Daoudal Hebdo, à propos de la polémique sur la menace des Coran finalement non-brûlés :
"on aimerait entendre des condamnations analogues quand il s’agit de la Bible. En août 2008, il y eut de terribles violences antichrétiennes dans l’Etat indien d’Orissa. Les hindouistes brûlèrent 42 églises et divers autres bâtiments catholiques, rasèrent des villages, et firent 32 morts. Une équipe de France 24 se rendit sur place pour réaliser un reportage. Il fut titré : «Où l’on brûle les Bibles». A-t-on entendu une quelconque protestation occidentale? Ce fut un total silence (en dehors du Vatican et de l’Italie). Les chrétiens de l’Inde peuvent crever, et leurs Bibles brûler.
La même année, en mai, l’adjoint au maire de Or Yehuda, une localité située à 7 km de Tel Aviv, organisa un «autodafé public du Nouveau Testament», sur la place de la synagogue, «en présence de centaines d’étudiants de l’école religieuse orthodoxe Mikhtav Eliyahou », disait le journal Maariv (photo). Là encore, il n’y eut aucune protestation. Les juifs peuvent tranquillement brûler le Nouveau Testament. On a juste entendu le directeur du Centre Wiesenthal dire qu’un tel acte avait une connotation négative et qu’il «aurait fallu trouver un autre moyen pour se débarrasser de cette littérature». Sic.
En mai 2009, le ministère américain de la Justice faisait savoir que l’armée s’était chargée de brûler des Bibles en Afghanistan, car le Pentagone craignait que les soldats aient apporté ces Bibles pour essayer de convertir des Afghans… Cette décision fut prise après la diffusion d’un reportage vengeur sur Al Jazira. On a brûlé les Bibles pour complaire aux musulmans. Il avait été question de les renvoyer aux Etats-Unis, mais l’état major craignait qu’elles ne reviennent. Et, comme le disait un lieutenant-colonel, «brûler les déchets en zone de guerre est la procédure normale». Sic. Voilà l’image que donnent les Américains aux Afghans : ils brûlent eux-mêmes leurs textes sacrés, en les traitant de déchets."
Le violeur faisait le ramadan
A Montpellier, un violeur en série a été interpellé. Mis en garde à vue, son ADN prouve qu'il est bien l'auteur des viols perpétrés successivement en mai, juin, juillet. Etrangement, du 25 juillet au 13 septembre, plus aucun fait n’est signalé. Ce n'est que mardi dernier que le suspect est repéré, en train de suivre une jeune femme à une heure avancée de la nuit.
Interpellé aussitôt, il explique que s’il n’a pas frappé pendant plus d’un mois, c’est parce qu’il a pratiqué le ramadan. Quel bon pratiquant, un modèle pour notre foi !
Le monachisme ne connaît pas la crise
Le Spectacle du Monde de septembre consacre un dossier au monachisme. Dressant le tableau de l'évolution du monachisme contemporain, Sophie Humann écrit :
"Depuis les années 1970, en effet, quatre cents monastères, appartenant, pour la plupart, à la grande famille bénédictine, mais aussi, dans une moindre mesure, franciscaine, ont vu le jour à travers les cinq continents."
Philippe Maxence termine ainsi un article sur "L'Europe de Saint Benoît" :
"A quoi servent les moines aujourd’hui ? A rien, répondait récemment en substance dom Philippe Dupont, l’abbé de Solesmes, à la question d’un journaliste. Un bel éloge de la gratuité dans un univers aujourd’hui entièrement colonisé par le marché, et où tout est appréhendé en fonction d’une valeur marchande. Une réponse qui peut être complétée par les propos de Saint-Exupéry dans sa fameuse Lettre au général X : «Ah général, il n’y a qu’un problème, un seul, de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle. Des inquiétudes spirituelles. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. Si j’avais la foi, il est bien certain que, passée cette époque de “job nécessaire et ingrat”, je ne supporterais plus que Solesmes. On ne peut plus vivre de Frigidaires, de politique, de belote et de mots croisés.» Voilà, peut-être, ce que le monachisme bénédictin peut apporter aujourd’hui encore à une Europe qui a tourné le dos à son héritage spirituel et moral."
A signaler aussi, un entretien avec le père abbé de Solesmes, qui déclare notamment :
"Si l’on était venu me chercher ou si l’on m’avait appâté avec des « formules à la carte », je ne me serais peut-être pas engagé dans la vie monastique. Il faut simplement prier et mettre en avant le primat de Dieu. Le propre de l’homme est de pouvoir dominer le temps. Il peut donc faire de la totalité du temps à venir un seul ensemble. Et ceci, contrairement à ce que pensent les modernes, ne diminue pas la liberté mais l’augmente. La liberté, c’est la faculté d’agir en fonction de nos désirs les plus intérieurs. Les voeux nous rendent plus libres. Le grand bonheur de la vie monastique est précisément de prononcer des voeux définitifs. Le doute aliène. Un choix fermement affirmé libère. En revanche, qu’il faille un temps pour s’en assurer est normal : le noviciat [six ans] est fait pour cela."
Louis de Bourbon se déclare prêt à monter sur le trône
Dans Paris-Match de juillet, le prince Louis de Bourbon déclare :
"Vous vous voyez monter un jour sur le trône de France ?
Si les Français m’appellent, je ne me déroberai pas. Mais je ne revendique rien. […] Je me sens prêt. Ce sera un changement de vie important, bien sûr, mais les grandes responsabilités ne me font pas peur. […] Je vois une monarchie constitutionnelle à l’espagnole, avec un roi qui fait office d’autorité morale, d’ambassadeur de son pays à l’étranger, garant de l’unité du pays, rappel de l’Histoire. […] Le comte de Paris a intenté un procès à mon père pour contester son titre de duc d’Anjou et ses armes “pleines” [les trois fleurs de lys], et la Cour de cassation lui a donné tort en 2003. Depuis, les choses sont claires, et comme je viens d’avoir un héritier mâle, je le présente à la France. […] Aux célébrations des quatre cents ans de la mort d’Henri IV, j’ai revu le prince Jean, le fils d’Henri d’Orléans, et ça s’est très bien passé entre nous.
La France a-t-elle vraiment besoin d’un roi ?
Pourquoi pas ? Pour moi, la monarchie est une forme de continuité, un lien avec l’Histoire. C’est une notion évolutive, moderne. Avec la mondialisation, on perd parfois le nord… La monarchie est un repère. Vous ne pouvez pas vous construire un futur si vous ne connaissez pas votre passé. […] Prenez le général Franco. C’est mon arrière-grand-père. Ma grand-mère maternelle, dont j’étais très proche, était sa fille unique. Le gouvernement espagnol actuel fait tout pour effacer son héritage. On abat des statues, on rebaptise des rues, et c’est regrettable. Franco a créé la classe moyenne en Espagne, il a créé des forêts, des lacs et des routes, il a empêché que le pays n’entre dans la guerre et que le communisme s’installe. Evidemment il y a eu la guerre civile, mais il ne l’a pas voulue. Il ne faut pas gommer l’Histoire. Ce n’est pas parce qu’on n’aime pas la monarchie qu’il faut la faire oublier. Sans elle, Versailles ne serait pas là !"
Jacques Bompard honore les bienheureuses martyres d’Orange
Lu sur le blog de Bernard Antony :
"au Conseil municipal d'Orange. La séance d'hier soir a été agitée. Suspension de séance, demande de vote à bulletin secret de la part du groupe socialiste, échanges moins feutrés qu'à l'habitude… […] La municipalité de Jacques Bompard a simplement décidé de rebaptiser le petit théâtre municipal, une copie XIXe en miniature de l'Opéra Garnier, récemment restauré. Ce bâtiment portait le nom de Gilbert Ricci, un ancien maire communiste d'Orange, qui avait massacré l'architecture intérieure de ce bâtiment, raison pour laquelle Jacques Bompard trouvait inconvenant qu'il porte son nom. Le théâtre se trouvant à l'endroit même où on été guillotinnées les soeurs sacramantines de Bollène, les Bienheureuses Martyres d'Orange, c'est tout naturellement que la municipalité orangeoise a décidé de donner leur nom au hall principal de l'édifice restaurée, ainsi que le nom des saints particulièrment honorés à Orange (saint Martin, saint Eutrope, saint Florent et saint Clément) aux différentes autres salles. […]
Jacques Bompard a conclu en disant qu'il faisait là un acte d'affirmation de notre civilisation, à l'heure où les persécutions anti-chrétiennes redoublent dans le monde, que les martyres chrétiens ont été plus nombreux depuis un siècle que durant toute l'histoire de la chrétienté. L'affirmation de notre christiannisme étant, a encore rappelé le Maire d'Orange, la meilleure réponse aux idéologies politico-religieuses qui baffouent les principes de notre civilisation comme le respect de la femme et sa place dans la société."
Versailles : manifestation contre Murakami
Retrouvez ici les photos de la manifestation de Versailles mon amour contre le pseudo art contemporain dans le château de Versailles.
La chronique d'Eric Zemmour ce matin sur RTL y était consacré.
Dans Valeurs actuelles de ce jour, Laurent Dandrieu consacre un dossier à ce canul'art.
9 trafiquants de drogue présumés ont été mis en liberté
Devant la 12e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre s'est ouvert hier dans une ambiance électrique le procès de 13 personnes pour trafic de drogue et d'un policier soupçonné d'avoir mis dans la confidence son informateur des investigations concernant ce trafic. Cette affaire avait semé le trouble à l'automne 2009 dans les rangs de la police, posant le problème de la gestion des informateurs sur fond de guerre des services. Une quarantaine de policiers remplissaient la salle d'audience pour soutenir ce chef de groupe renommé de la brigade des stupéfiants de Paris.
Dès le début, l'avocat du policier a demandé la disjonction de l'affaire de drogue de celle de son client refusant de voir étaler au grand jour "la cuisine interne" de la police. Disjonction aussitôt refusée par le tribunal. L'avocate a alors fait appel de cette décision et déposé une requête en examen immédiat, obligeant le tribunal à renvoyer le procès à une date ultérieure dans l'attente de la décision de la cour d'appel de Versailles. La 12e chambre étant surchargée, le procès a été renvoyé à juin 2011. Or 9 des 14 prévenus étaient en prison depuis la fin de l'instruction en avril. Comme ils ne pourront être jugés avant le 11 octobre – date d'expiration légale de leur détention provisoire -, le tribunal n'avait d'autre choix que de procéder à leur remise en liberté.
Rappelons au passage ce que dit la DSE à propos de la justice [n°402-403] :
"L'État a la double tâche de réprimer les comportements qui portent atteinte aux droits de l'homme et aux règles fondamentales d'une société civile, ainsi que de remédier, par le biais du système des peines, au désordre causé par l'action délictueuse. Dans l'État de droit, le pouvoir d'infliger les peines est, comme il se doit, confié à la Magistrature […] La peine ne sert pas uniquement à défendre l'ordre public et à garantir la sécurité des personnes: elle devient aussi un instrument pour la correction du coupable, une correction qui revêt aussi une valeur morale d'expiation quand le coupable accepte volontairement sa peine."
Notre justice réprime-t-elle et remédie-t-elle au désordre ?
Canada : un cimetière profané par des enfants
A Saint-Aimé-des-Lacs, dans la région de Charlevoix, 2 enfants de 7 ans ont profané une trentaine de pierres tombales dans le vieux cimetière de la paroisse, près de l’église. Dans la nuit de dimanche, ils ont brisé et renversé des monuments funéraires.
Les parents seront-ils poursuivis ?
Douce France
Un lycéen de 17 ans se trouve dans le coma après avoir été agressé par une bande dans la rue, à Paris XIIIe. Il sortait du lycée lorsqu'il a été agressé. A hauteur de la rue de Tolbiac, une bande l'a pris à partie et frappé à la tête. Il a été hospitalisé dans un état jugé sérieux.
Le Parisien écrit que ce jeune homme n'a que 14 ans.
Faites entendre la jeunesse aux Nations unies contre les groupuscules
L’équipe de C-FAM vient de rentrer de la Conférence mondiale sur la jeunesse à Leon, au Mexique, et certaines choses étaient simplement dégoûtantes. Il y avait un immense hall d’exposition avec des douzaines de stands étalant du matériel pornographique, y compris des gadgets sexuels. Un de ces stands était tenu par deux hommes d’âge moyen qui ne présentaient que de la lingerie string! Il y avait une démonstration publique sur la manière de placer un condom sur un gadget sexuel. Spectacle accessible aux enfants.
Ce qui est tout aussi mauvais, c’est qu’un groupe de jeunes radicaux sous la conduite de l’ONU a rédigé un document qu’ils veulent faire adopter par les Nations unies. C’est un des documents les plus radicaux qu’on puisse imaginer, entièrement inspiré par la pornographie présentée dans le hall. Ce document demande
- une redéfinition du genre pour y inclure « l’ensemble des identités du genre »
- incluant « intersexué » et « gay »
- « éducation complète à la sexualité »
- « avortement sans risque »
Ce document était totalement influencé par l’exposition pornographique en cours dans le hall et qu’il a été écrit sous la direction de cette agence pro-avortement, anti-famille et anti-jeunesse, le Fonds des Nations unies pour la Population (FNUAP). Le document produit sera peut-être inclus dans le document gouvernemental accepté par l’Assemblée générale des Nations unies dans 3 semaines !
C-Fam organise donc la riposte. Une pétition est à signer ici.
L’injustice du jour
Il avait bénéficié d’une permission de 3 jours de sortie de prison. Mais il n'est pas rentré. Pris en chasse par les gendarmes venus l’interpeller, il est volontairement entré en collision avec une voiture de la brigade motorisée, puis a ouvert le feu sur une équipe du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de la Meuse. Le forcené court toujours depuis 4 jours.
En prison, l'individu avait fait subir une série de brimades et d’humiliations à un codétenu. En 4 ans, il a été condamné à 14 reprises. Il y a 3 ans, une expertise psychiatrique avait révélé une «personnalité antisociale, un état psychotique et une tendance à l’intolérance face à la frustration».
Le juge qui lui a accordé une permission de sortie s'en expliquera-t-il et démissionnera-t-il ?
Polémique autour du reportage de John Paul Lepers sur l’islam
John Paul Lepers a diffusé le 10 septembre 2010 sur France 4 un reportage intitulé "Qui a peur de l'islam". Au cours de celui-ci, on voit à Roubaix un entretien avec Rachid Gacem, le trésorier de la mosquée Abou Bakr. Celui-ci tient des propos sans complexe sur l’intégration, sur le port de la burqa, la lapidation ou encore l’application de la charia, comme :
"Si la France devient demain majoritairement musulmane, la charia devra s’appliquer".
Aujourd'hui, Rachid Gacem présente ses excuses, annonce sa démission et déclare avoir été “berné” par John Paul Lepers.
Mais qui a vraiment été berné par les musulmans comme lui ?
Ce sont les saints qui changent le monde
Lors de l'audience de ce jour, Benoît XVI a parlé de Ste Claire, contemporaine de saint François. Extraits :
"Dans le couvent de
Saint-Damien, Claire pratiqua de manière héroïque les vertus qui
devraient distinguer chaque chrétien : l'humilité, l'esprit de piété et
de pénitence, la charité. Bien qu'étant la supérieure, elle voulait
servir personnellement les sœurs malades, en s'imposant aussi des
tâches très humbles : la charité en effet, surmonte toute résistance et
celui qui aime accomplit tous les sacrifices avec joie. Sa foi dans
la présence réelle de l'Eucharistie était si grande que, par deux fois,
un fait prodigieux se réalisa. Par la seule ostension du Très Saint
Sacrement, elle éloigna les soldats mercenaires sarrasins, qui étaient
sur le point d'agresser le couvent de Saint-Damien et de dévaster la
ville d'Assise. […] chers amis : ce sont les
saints qui changent le monde en mieux, le transforment de manière
durable, en insufflant les énergies que seul l'amour inspiré par
l'Évangile peut susciter. Les saints sont les grands bienfaiteurs de
l'humanité !"
La bonne nouvelle du jour
Le film de Xavier Beauvois, "Des Hommes et des Dieux", Grand prix du
jury du Festival de Cannes, arrive largement en tête du box office
français pour sa première semaine d'exploitation, avec plus de 460.000
entrées. Sorti le 8 septembre, le film qui retrace la tragédie des moines de Tibéhirine
enlevés et assassinés en Algérie en 1996, a attiré 467.950 spectateurs
dans les salles et représente 21% des parts de marché.
Le distributeur des "Hommes et des Dieux", Mars
Distribution, annonce ce soir la mise à disposition dans les
salles de 172 copies supplémentaires portant leur total en deuxième
semaine à 424.
Nouvelle tentative de légaliser l’adoption homo par la CEDH
Une requête pour discrimination de 2 homosexuelles françaises qui se plaignent de n'avoir pu faire adopter, par l'une, l'enfant de l'autre, a été déclarée recevable par la Cour européenne des droits de l'homme. Le pauvre enfant, aujourd'hui âgé de 10 ans, a été conçu par procréation médicalement assistée avec donneur anonyme en Belgique. Il vit au domicile du couple, qui a conclu un Pacs en 2002.
Les juridictions françaises, tribunal de Nanterre puis Cour d'appel de Versailles, ont reconnu que les conditions légales de l'adoption étaient remplies mais refusé l'adoption de la fillette par la compagne de la mère dans la mesure où cette décision aurait privé cette dernière de ses propres droits sur l'enfant.
La décision de la juridiction du Conseil de l'Europe ne préjuge pas de sa décision à venir sur le fond mais indique que ce cas entre dans son champ. La Cour rappelle dans sa décision que la "famille" au sens de la Convention "ne se borne pas aux relations fondées sur le mariage, mais peut englober d'autres liens "familiaux" de fait."
En novembre 2009, les juges de Strasbourg avaient donné gain de cause à une Française qui s'était vu refuser l'adoption d'un enfant au motif qu'elle était homosexuelle en considérant qu'il s'agissait d'une discrimination, les célibataires ayant le droit d'adopter en France.
L’absurdité des plans de relance
Lu ici :
"La relance n’a pas eu le succès escompté dans les pays qui l’ont pratiquée. La sagesse conseille de tourner la page et de revenir au respect scrupuleux des lois de l’économie, qu’il ne fait pas bon abandonner dans un contexte de concurrence mondiale. Mais l’aveuglement conduit ceux qui mènent la politique économique à persévérer. […] Drogués au keynésianisme, les gouvernements ont voulu combattre la récession par un nouveau plan de relance keynésien, budgétaire (hausse des dépenses publiques, explosion des déficits) et monétaire (baisse des taux d’intérêt). Bien entendu cela n’a pas provoqué la moindre reprise, mais cela a entrainé l’extraordinaire crise des finances publiques que nous connaissons. Crise bancaire, crise budgétaire et crise monétaire Cette crise s’est traduite par une explosion des déficits publics (8%, 10%, voire 12% du PIB) et donc de la dette publique (80%, 100% du PIB, voire plus). La crédibilité de la signature des Etats a été atteinte, certaines notes dégradées, tandis que, pour les pays les plus malades (Grèce en tête) les taux d’intérêt s’envolaient. […] L’engrenage est fatal : on a soigné la dette privée (crise bancaire) par la dette publique (crise budgétaire) puis la dette publique par l’inondation monétaire (crise monétaire). Résultat concret : des Etats au bord de la banqueroute. […] Vous avez aimé la crise des finances publiques due à la précédente relance keynésienne ? Vous allez adorer la future crise provoquée par la nouvelle relance, qui, cette fois c’est sûr, va nous sortir de l’ornière. […] Les accros du keynésienne n’ont pas compris que si la banqueroute nous menace, c’est à cause des politiques de relance et si la croissance se traîne, c’est en raison de ces politiques conjoncturelles inadaptées.
Il y a des pays émergents qui ont 8 ou 10% de croissance. Ont-ils eu des plans de relance ? L’Allemagne, qui semble s’en sortir nettement mieux (rappelons que le rythme annuel de croissance au second trimestre a été de 8,8%), doit-elle cette reprise à quelque extraordinaire politique de relance ? Les chiffres sont là : l’Allemagne a le plus faible déficit des grands pays européens : actuellement 3,5% du PIB ; elle a le plus fort taux de croissance du PIB. Etonnant, non ? Cela n’a pas fait réfléchir un seul adepte de la secte keynésienne. Que fait Angela Merkel ? Elle vient de faire voter 80 milliards d’euros d’économies d’ici 2014, dont 11 pour 2011 (de la baisse des dépenses sociales à celle des dépenses militaires). Le déficit budgétaire va donc tomber en dessous des 3% et l’Allemagne reviendra bientôt à l‘équilibre budgétaire, inscrit désormais d’ailleurs dans sa constitution. Les Allemands sont-il aveugles ou ont-ils compris que relancer la relance ne servait qu’à aggraver la crise ? En revanche ils pensent sincèrement que la reprise viendra du recul de l’Etat, de la baisse des dépenses publiques, de la compétitivité, de l’ouverture extérieure et donc des exportations, dopées par la reprise mondiale. Faut-il avoir la cruauté de rappeler aux Français que le chômage allemand vient de reculer pour le quatorzième mois d’affilée, cela avec la relance budgétaire la plus faible d’Europe ! Mais les Allemands ne sont pas seuls ; le ministre des finances polonais avait affirmé qu’aucun « pays n’aurait dû adopter un programme de relance ». Nous, nous avons une croissance qui se traîne et un chômage qui continue à progresser. Mais nous avons aussi « la Sécu que le monde entier nous envie », 656 000 fonctionnaires de plus en dix ans […]. N’oublions pas aussi les dépenses publiques les plus élevées d’Europe, les prélèvements obligatoires les plus lourds, et une réglementation paralysante. Le déficit ne nous a pas sauvés, il nous a plombés. Mais pour les hommes de l’Etat il est plus facile de distribuer gratuitement de l’argent (qui n’existe pas), que de dire : travaillez, prenez de la peine, devenez libres et responsables."
Etrange monde patronal
Lu ici à propos de l'université d'été du MEDEF :
"Nous attendions sans trop y croire que cette Université d’Eté marque une sortie du « politiquement correct » pour proposer des idées et des mesures nouvelles. Il n’en a rien été, car le contexte sans doute ne s’y prêtait pas : ne pas verser dans l’opposition au pouvoir en place et faire le jeu de la gauche, toujours en chasse des patrons, du profit, du capital. Le résultat est d’avoir projeté dans cette Université d’Eté l’image d’un monde patronal étrange. Etrange par ses fréquentations : une pléiade de politiciens français, actuels et passés. Jean Pierre Raffarin ovationné, Juppé, Rocard, Védrine, douze ministres en fonction actuelle, dont Eric Woerth (« l’audace » est prônée par Laurence Parisot) ou Rama Yade (inattendue, mais quel plaisir!). Bref, tous ceux qui sont à l’origine des inepties économiques et sociales qui ont cours dans ce pays se sont succédés à la tribune. Etrange encore la présence de ce que le monde entier compte de bureaucrates des institutions internationales, adversaires du libre échange et traqueurs de paradis fiscaux créés par les enfers fiscaux : Pascal Lamy pour l’OMC, Juan Somavia pour l’OIT, Angel Gurria pour l’OCDE. Ils représentent la mondialisation « étrange », celle qui n’a rien à voir avec le libre marché.
Etrange enfin par le thème : il est certes intéressant de réfléchir au contexte mondial au sein duquel doivent désormais opérer les entreprises françaises, mais d’une part encore faut-il entendre les témoignages de vrais partenaires économiques, et non pas de fonctionnaires internationaux, et d’autre part faut-il traiter de tous les aspects de l’exception française qui fait que notre économie, à la différence de celle de nos voisins allemands, est incapable de s’intégrer dans le réseau mondial des affaires. Etrange de ne rien dire sur le marché du travail, étrange de ne pas parler de l’Etat, de ses dépenses, de ses réglementations. Etrange d’ignorer la fuite des capitaux et des cerveaux. Etrange d’accepter la chasse aux stock options, aux traders, aux banquiers, au profit, et de se référer sans cesse au « dialogue social » avec des partenaires qui sont, en effet, les fossoyeurs de notre économie. On avait dit de cette Université d’Eté du Medef qu’elle serait le «Davos français». Elle a parfaitement tenu ce rôle : rencontre éphémère et futile entre personnalités désireuses de paraître."
Voici un extrait de la DSE [n°344-345]à propos de l'entrepreneur :
"Les rôles de l'entrepreneur et du dirigeant revêtent une importance centrale du point de vue social, car ils se situent au cœur du réseau de liens techniques, commerciaux, financiers et culturels qui caractérisent la réalité moderne de l'entreprise. À partir du moment où les décisions de celle-ci produisent, en raison de la complexité croissante de son activité, une multiplicité d'effets conjoints d'une grande importance, non seulement économique, mais aussi sociale, l'exercice des responsabilités de l'entrepreneur et du dirigeant exige, en plus d'un effort continuel d'aggiornamento spécifique, une réflexion constante sur les motivations morales qui doivent guider les choix personnels de ceux à qui incombent ces tâches. […]
La doctrine sociale insiste sur la nécessité pour l'entrepreneur et le dirigeant de s'engager à structurer le travail dans leurs entreprises de façon à favoriser la famille, en particulier les mères de famille dans l'accomplissement de leurs tâches; à la lumière d'une vision intégrale de l'homme et du développement, ils doivent encourager la «demande de qualité: qualité des marchandises à produire et à consommer; qualité des services dont on doit disposer; qualité du milieu et de la vie en général»; ils doivent investir, lorsque les conditions économiques et la stabilité politique le permettent, dans les lieux et les secteurs de production qui offrent à l'individu, et à un peuple, «l'occasion de mettre en valeur son travail»."
Suicides de gendarmes en Lorraine
2 gendarmes se sont suicidés en utilisant leur arme de service. Le 13 septembre, vers 18 heures, un capitaine âgé de 38 ans et père de 2 enfants, s’est tué dans son bureau du Groupement de gendarmerie de Meurthe-et-Moselle, à Nancy. Selon le parquet de Nancy, le geste de cet officier, en charge notamment du renseignement, n’aurait aucun rapport avec son activité professionnelle. Cela étant, une enquête judiciaire a été ouverte pour établir les circonstances de ce drame.
Le 9 septembre, un adjudant de la brigade de gendarmerie de Blainville-sur-l’Eau, a également mis fin à ses jours sur son lieu de travail. Le sous-officier, âgé de 35 ans et père de 2 enfants, était en permission au moment de commettre son geste fatal. Il préparait un concours afin de passer officier. Là encore, selon le commandant du Groupement de gendarmerie de Meurthe-et-Moselle, le suicide de cet adjudant n’aurait pas de lien avec son « environnement professionnel » et une enquête a aussi été ouverte.
RIP
