La pratique des écoutes téléphoniques, du PS à l’UMP
Lu ici :
"Le PS s'offusque du fait que la police a peut-être été chargée de réaliser des écoutes téléphoniques afin de connaître l'origine des fuites d'informations qui menaceaient de déstabiliser ler gouvernement. La liberté de la presse ne doit pas faire oublier les devoirs de réserve des fonctionnaires. Un haut fonctionnaire qui n'apprécie pas les méthodes utilisées par le gouvernement peut très bien recourir à la justice administrative s'il considère les méthodes qu'il réprouve comme illégales. Il peut aussi démissionner, puis parler à la presse et même écrire un livre s'il le souhaite. En revanche, son devoir de réserve et sa déontologie de serviteur de l'Etat lui interdisent de livrer, sous couvert d'anonymat, des informations de nature à déstabiliser le gouvernement. Quant au respect de la vie privée et de la liberté de la presse qu'évoque le PS, c'est faire preuve d'un oubli bien étrange. Le seul Président socialiste sous la Ve République jusqu'ici, François Mitterrand, fut le seul Président qui fit des écoutes téléphoniques un moyen de gouvernement, notamment sur le monde médiatique !"
Les « chiennes de garde » de l’ONU
Lundi, l’Unesco accueillait à Paris une conférence sur la nouvelle super-agence de l’ONU pour les femmes, créée le 2 juillet. Michelle Bachelet, l'ancienne présidente socialiste du Chili, a été nommée hier à la tête de cette agence. Cette ancienne présidente avait promue la distribution gratuite de la pilule abortive pour les filles de 14 ans. Mme Bachelet n’aura comme supérieur que le Secrétaire général de l'ONU.
ONU Femmes va créer et promouvoir des normes internationales et locales pour l’égalité des sexes, aider à leur mise en place dans les pays membres, et vérifier que toutes les autres agences de l’ONU respectent le principe du gender. Les autres agences de l’ONU seront comptables devant ONU Femmes de leur action pour éliminer toute différence entre hommes et femmes.
Jeanne Smits, qui a assisté à cette conférence pour Présent (voir ici), rapporte que Rachel Mayanja, Sous-Secrétaire générale des Nations unies, conseillère spéciale pour la parité entre les sexes et la promotion de la femme, a déclaré que ONU Femmes aura un rôle de « chien de garde ». Aminata Touré, Chef de la Division pour les questions de genre au Fonds des Nations unies pour la population, a ajouté qu'ONU Femmes fera un « travail de police ».
Claude Guéant et les franc-maçons
A l'occasion de son numéro récurrent sur les franc-maçons, l'Express a interrogé Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Extraits :
"Je ne suis pas franc-maçon et je ne l'ai jamais été, contrairement à une réputation qui m'est faite. Je ne dis pas cela par souci du secret. Il est honorable d'être franc-maçon. Si je l'étais, je le dirais.
Je n'entretiens pas de relation avec les obédiences maçonniques. Dans mes fonctions, je rencontre beaucoup d'interlocuteurs. Certains sont connus pour être francs-maçons. Certains autres le sont sans doute sans que je le sache. L'immense majorité des gens que je rencontre, j'imagine, ne sont pas francs-maçons. […] Je ne suis pas naïf au point de ne pas imaginer que certaines communautés de pensée peuvent aboutir à ce que ceux qui lui appartiennent s'épaulent mutuellement. Mais, pour ma part, j'ai toujours essayé, s'agissant des carrières, de choisir les meilleurs, quelles que soient leurs opinions philosophiques. […] Il est exact que j'ai reçu François Stifani, grand maître de la Grande Loge nationale Française. Il n'a pas demandé à jouer de rôle particulier auprès de l'Elysée. Il a, en revanche, s'agissant d'une situation sociale délicate à gérer, apporté une contribution positive.
Quelle est votre perception personnelle de la franc-maçonnerie?
Elle est fondée, je dois le confesser, sur une connaissance faible de ce qu'elle est. Ceci dit, j'ai du respect pour les idéaux humanistes qui sont les siens et pour la réflexion collective à laquelle se livrent ses membres au service de ses idéaux.
Quel est le regard du président sur les maçons?
Je pense que c'est cette considération que je viens d'évoquer qui a amené le président de la République en 2009 à recevoir les responsables des principales obédiences françaises. La franc-maçonnerie est une réalité au même titre que le puissant mouvement associatif, qui ne cesse de se développer en France, ou que les religions. Le président, qui représente tous les Français, a un devoir de les fréquenter tous."
La bibliothèque du Vatican à la pointe de la technologie
La Bibliothèque du Vatican, construite au XVIe siècle, a fait peau neuve après 3 ans de travaux. Elle ouvrira aux chercheurs le 20 septembre. Salles de lecture étincelantes, couleurs des fresques des plafonds ravivées… Les 4.000 chercheurs qui la fréquentent annuellement vont la trouver changée. Le Pr Ambrogio Piazzoni, vice-préfet de la Bibliothèque, évoque la plus importante innovation :
"chaque livre a été équipé d'un dispositif électronique qui permet de le retrouver facilement grâce aux fréquences radio".
L'entrée des chercheurs, qui recevront un badge électronique, est aussi informatisée, et pourra être bloquée en cas de tentative de vol. Autre innovation: les chercheurs pourront se connecter à la base de données de la bibliothèque depuis leurs ordinateurs personnels.
Les travaux – d'un coût total d'environ 25M€, financés par la bibliothèque avec l'aide de mécènes, – ont été décidés en 2007, lorsque des problèmes sont apparus dans la structure même de l'édifice. La bibliothèque recèle environ 1,5 million d'ouvrages dont les plus anciens remontent aux premiers siècles de notre ère. La bibliothèque compte également "la plus grande collection de manuscrits au monde", soit environ 150.000 ouvrages, dont la plus riche bible du monde ornée d'enluminures pour "un total de 1,5 kilo d'or".
Il y a aussi dans le bunker de 800 m2 où sont conservés les précieux manuscrits, sous une chape de 4 mètres de béton au sous-sol, un papyrus remontant à l'an 200 avec les évangiles presque complets de St Luc et St Jean, de même que des manuscrits de Cicéron ou Virgile.
Il est prévu, dans l'avenir, la numérisation des manuscrits.
La France à Jérusalem
Le Figaro consacre un long article aux possessions françaises à Jérusalem, dont voici un extrait :
"Peu après son entrée en fonction, chaque nouveau consul général de France à Jérusalem revêt sa tenue d'apparat, uniforme blanc et casquette galonnée. Précédé de deux kawas, gardes traditionnels en costume ottoman, tarbouche et pantalon bouffant, qui martèlent le sol de leurs lourdes cannes ferrées au pommeau d'argent, il traverse les ruelles étroites de la Vieille Ville jusqu'au parvis de la basilique du Saint-Sépulcre. Les cloches de l'église construite au-dessus du tombeau du Christ carillonnant en son honneur, le représentant de la République française est accueilli à l'entrée par le custode, chargé des intérêts de l'Église catholique romaine en Terre sainte, et par les dignitaires des autres églises chrétiennes, grecs orthodoxes, arméniens, coptes et éthiopiens. Il est le seul diplomate étranger et surtout non religieux à jouir de ces privilèges. Après sa visite au Saint-Sépulcre, le consul général se rend, toujours précédé par ses deux gardes, à l'église Sainte-Anne (photo), près de la porte des Lions. Sous les voûtes de pierre blanche de l'ancienne église croisée où flotte le drapeau tricolore, il prend place dans un fauteuil damassé devant les bancs des fidèles. On lui présente l'eau bénite et les évangiles, avant de l'encenser. La célébration s'achève par une prière en latin, le Domine salva fac republicam («Que Dieu sauve la République»). […]
Outre ces messes catholico-républicaines et les privilèges religieux du consul général, la France est aussi la seule puissance étrangère à posséder des biens fonciers dans et autour de la ville. Outre l'église Sainte-Anne, l'État français est aussi propriétaire du monastère d'Abou Gosh, sur la route de Jérusalem, de celui de l'Eléona, sur le mont des Oliviers, et de l'étrange tombeau des Rois, situé à Jérusalem-Est. Ces quatre domaines nationaux sont l'héritage d'une longue histoire, où, comme souvent dans cette partie du monde, politique et religion se mêlent étroitement."
L'aventure des croisades achevée en 1291, la France est l'une des premières puissances européennes à se voir de nouveau accorder des privilèges au Levant, lorsque François Ier signe en 1536 avec Soliman le Magnifique le traité des Capitulations. Le traité, suivi par d'autres, confie à la France la protection des lieux saints et des chrétiens de l'Empire. […] Outre les quatre domaines nationaux, la France subventionne aussi l'École biblique et archéologique française située à Jérusalem-Est.
Le statut de ces possessions n'a jamais été remis en cause, ni sous les Ottomans ni pendant le mandat britannique. Mais depuis sa conquête par Israël en 1967, puis l'annexion unilatérale de sa partie orientale en 1980, Jérusalem est devenu un imbroglio juridique et foncier. Les titres de propriété sont régulièrement remis en question par Israël, alors que l'annexion de Jérusalem n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, qui considère toujours la ville comme un corpus separatum, une entité séparée, et n'y entretient pas d'ambassades."
Vols dans une église
Lu ici :
"L’église Saint-Michel du Quesnoy-sur-Deûle (Nord) a été victime d’un important vol dans la nuit précédant la braderie de Lille. Deux reliquaires datant de 1890, quarante-sept chandeliers d’autel et le couvercle en cuivre jaune de font baptismaux ont été dérobés sans effraction."
Retraites : un système français injuste issu de 1945
De Bernard Trémeau dans Les 4 Vérités :
"[I]l est difficile de trouver un système de retraite plus injuste et plus inégalitaire que le nôtre. Au fil des ans, des pressions politiques, des grèves ou des manifestations, ont abouti à des dizaines de régimes spéciaux : SNCF, RATP, EDF ou GDF ; enseignants ou fonctionnaires, militaires ou policiers ; employés de la Banque de France ou clercs de notaire ; marins, paysans ou médecins ; préfets ou prêtres ; salariés de l’Opéra ou de la Comédie française ; hauts fonctionnaires de la France ou l’Union économique… Et n’oublions surtout pas les sénateurs et les députés ! Or chaque régime spécial a ses propres avantages.
- La durée de cotisation obligatoire est différente suivant chaque régime. La durée de cotisation d’un haut fonctionnaire n’est pas très précise. Un député peut cotiser seulement pendant 5 ans pour obtenir 10 années de cotisation. La SNCF n’exige que 25 années de cotisations. Mais, pour la grande majorité des Français, 41 années sont nécessaires pour toucher une retraite pleine
- L’âge de départ à la retraite varie pour chaque régime. Il est de 50 ans à la SNCF, de 55 ans à EDF. Il est maintenant de 60 ans pour tous les Français ou pour un haut fonctionnaire européen, mais il est de 67 ans en Allemagne ou en Suède.
- Le coût à payer personnellement pour sa retraite est très variable. Parfois, personne d’autre ne cotise pour sa propre retraite : les médecins libéraux payent la totalité de leurs cotisations. Parfois, l’employeur finance une très grosse partie de la retraite. C’est le cas du député ou du chauffeur de la RATP. L’employeur peut même financer une caisse de retraite complémentaire. Le billet de métro sera vendu plus cher, à moins que l’État ne finance par l’impôt le déficit de la RATP. Parfois, l’État finance la caisse d’un régime spécial. […]
- Plus l’entreprise ou l’État interviennent dans le financement de la retraite, plus la somme que touchera le retraité se rapprochera de son dernier salaire. Les salariés de certaines entreprises comme la RATP touchent une retraite pratiquement identique au dernier salaire versé. Les médecins libéraux ne touchent à la retraite que la moitié des revenus qu’ils percevaient lorsqu’ils exerçaient.
- Pour certains métiers pénibles, la durée de vie après la retraite est courte, comme certains ouvriers du bâtiment. Pour d’autres, au contraire, comme les enseignants, la durée de vie est très longue. […]
- Le parcours de chaque individu est totalement différent. Certains vont accomplir la totalité de leur carrière dans la même entreprise. D’autres vont changer plusieurs fois de métier, Une femme qui désire avoir plusieurs enfants interrompra son métier à plusieurs reprises ou ne « travaillera » pas du tout. Tout en mettant au monde les enfants qui assureront le financement de nos retraites !…
En 1945, la France s’est lancée dans un système de retraite par répartition égalitariste. Or, nous sommes tous différents. En 2010, un système totalement inégalitaire est issu de cette décision."
13% des condamnés à la prison ne vont pas en prison
Lu dans Les 4 Vérités :
"Au début du mois de juillet, 12,7 % des condamnés n’effectuaient pas leur peine en prison: 8728 parce qu’ils bénéficiaient d’un aménagement de peine, 5 864 parce qu’ils portaient un bracelet électronique, 1779 parce qu’ils étaient en semi-liberté, 1085 parce qu’ils étaient en placement extérieur…"
Bruno Gollnisch lance sa campagne devant la Basilique Saint-Denis
Concernant la campagne interne du Front National, Bruno Gollnisch organise une conférence jeudi après-midi devant la Basilique saint Denis. Cathédrale du diocèse de Seine-Saint-Denis, la basilique abrite la nécropole des rois de France.
Déjà, samedi dernier, la campagne des jeunes pour Gollnisch a été lancée, en Mayenne, devant 350 participants, dont une soixantaine de jeunes.
La magistrature ne défend pas les innocents, mais les criminels
Philippe Schmitt, le père d’Anne-Lorraine, assassinée dans le RER D, vit douloureusement le meurtre de Natacha Mougel, 29 ans, à Marcq-en-Barœul (Nord), assassinée par un récidiviste. Il est interrogé par Famille chrétienne :
Un an après l’assassinat de votre fille, vous aviez un objectif : plus jamais d’autre meurtre comme celui d’Anne-Lorraine. La semaine dernière, une jeune femme de 29 ans a été tuée à Marcq-en-Barœul (Nord). Quel est votre sentiment ?
J’ai été terriblement attristé par cette nouvelle […] car je crois comprendre ce que vit la famille de la victime. Tristesse également car cet événement a ravivé chez nous des plaies qui ne sont pas refermées. Et surtout une très grande colère contre un système servi par des gens irresponsables, je veux parler de tous les juges d’application des peines. Anne-Lorraine a été assassinée il y a trois ans et, mis à part quelques aménagements législatifs, rien n’a bougé. Si l’on ne fait rien, d’autres meurtres seront perpétrés par des personnes qui ont déjà nui.
Où en est votre combat pour faire évoluer la législation ?
Je continue de me battre de façon individuelle après m’être séparé de l’Institut pour la Justice. Je me suis aperçu que je faisais fausse route avec ces gens-là et je précise d’ailleurs que cette association n’est pas reconnue par le comité d’éthique des ONG. Avec quelques amis, nous faisons du lobbying. Dans cette action, nous sommes relayés par des parlementaires décidés à faire changer les choses. Mais c’est très lent, car certains veulent préserver des procédures qui ont pourtant prouvé qu’elles échouaient.
À qui faites-vous allusion ?
Je parle de la magistrature, autiste et sûre de son bon droit. À ma connaissance, le juge d’application des peines qui a permis la remise en liberté du meurtrier de Marcq-en-Barœul n’a pas donné sa démission. On peut donc s’attendre à ce que, tout à fait légalement, il accorde la liberté à d’autres assassins. Sans ces juges, je pense que beaucoup de victimes seraient encore en vie.
Avez-vous eu l’occasion d’échanger avec certains de ces magistrats ?
C’est l’incompréhension totale. Ils revendiquent le droit à l’erreur, aux « bavures ». Quand on est touché par des drames comme la mort de sa fille, je vous prie de croire qu’on trouve la réponse légère. En France, le plus odieux des criminels est appelé un jour à retrouver la liberté. Et en matière de crime sexuel, je pense qu’il n’y a pas de thérapie. La seule thérapie qui existe est qu’il reste enfermé au nom du principe de précaution. Aucun médecin, aucun psychiatre ne peut garantir qu’un criminel sexuel ne récidivera pas. La justice de notre pays ne défend pas les innocents, mais bien les criminels."
Liban : Sami Gemayel, menacé de mort
De Bernard Antony, au nom de Chrétienté-Solidarité :
"Notre ami, le courageux député libanais Sami Gemayel, fils d’Amine Gemayel ancien président de la république du Liban, frère de Pierre, le député assassiné, neveu de Bechir Gemayel le président de la république assassiné ainsi que sa petite fille et tant et tant des militants du Liban chrétien est aujourd’hui l’objet d’une immense campagne de haine et d’appel au meurtre du fait de tous les mouvements terroristes islamistes et sous obédience iranienne ou syrienne qui occupent le Liban et veulent en détruire l’identité chrétienne. Le Hezbollah et les autres hordes islamistes reprochent à Sami Gemayel d’avoir osé affirmer le droit et la raison qu’ont eu les chrétiens du Liban, le dos à la mer, d’acheter des armes à Israël. Aussi Sami Gemayel a-t-il fièrement proclamé hier, devant une grande foule :
"Tout le monde devrait se mettre dans la tête que nous n’avons pas honte de ce que nous avons fait dans notre histoire, notre résistance et notre politique » et encore : « Nous refusons la dhimmitude ou la citoyenneté de deuxième degré… Nous n’accepterons que de vivre ici, au Liban, et comme nous l’entendons, la tête haute et jouissant de notre dignité. Que les autres apprennent à s’adapter à cette réalité. Ils sont habitués à nous voir silencieux. Lorsque nous avons eu le courage de leur répondre ils se sont tus. Nul ne reconnaîtra notre existence si nous ne l’imposons pas nous-même".
C’est là, à n’en pas douter, un beau modèle de courage pour les Français et les chrétiens qui en ont assez de la France avilie, mise en dhimmitude, couchée sous le poids du « fièrement hallal ». Face au danger de réanimation de la guerre antichrétienne au Liban, j’appelle tous ceux qui, depuis 1984, m’y ont accompagné en maints séjours ou ont soutenu nos campagnes d’aide à ses enfants sinistrés, à s’apprêter à reprendre l’effort de l’Amitié Française et de la solidarité chrétienne pour le pays des cèdres dans la fidélité à l’idéal, à l’action et à l’exemple pour les siècles de Saint Louis le plus grand de nos rois et gouvernants. Avec moi, une délégation de Chrétienté-Solidarité se rendra bientôt au Liban pour étudier la mise en œuvre de tout ce que nous pourrons faire pour le fier pays où les chrétiens préfèrent, s’il le faut, le combat et la mort à la soumission dans la dhimmitude."
Dans Présent de demain, Maroun Charbel rapporte ces propos de Sami Gemayel, qui lui valent l'hostilité des chiites :
"Est considérée comme un agent toute personne qui collabore avec un pays étranger, qu’il soit ami ou ennemi, au détriment de l’intérêt de son pays. Est considérée comme un agent toute personne qui a arrêté un Libanais et l’a livré aux services de renseignements syriens parce qu’il défendait la souveraineté et l’indépendance du Liban ; est considéré comme un agent celui qui affirme être un soldat dans l’armée de wilayat el-faqih (allusion à Hassan Nasrallah), de même que toute personne qui collabore avec Israël au détriment de l’intérêt du Liban. […] Le parti Kataëb fonde son attitude sur le seul intérêt du Liban et non pas sur des intérêts régionaux. Nous avons toujours considéré que tout pays qui viole la souveraineté du Liban est un pays ennemi. Lorsque la Syrie a violé notre souveraineté, nous l’avons combattue, et lorsqu’elle s’est retirée du Liban, nous avons prôné l‘établissement de relations cordiales entre les Etats libanais et syrien. Notre position à l‘égard d’Israël est similaire. Nous sommes contre Israël lorsqu’il viole l’espace aérien libanais et la souveraineté, lorsqu’il agresse les Libanais et viole les résolutions internationales."
Immigration et délinquance : nouvelle étude sans tabou
Hugues Lagrange, sociologue et chercheur au CNRS, vient de publier Le Déni des cultures. Il a étudié les situations scolaires, familiales et individuelles de plus de 4 000 adolescents entre 1999 et 2006. Le constat est politiquement très incorrect : les jeunes noirs sont plus portés à la délinquance que les autres.
"Les jeunes noirs français issus de l’immigration africaine, sont, à conditions sociales égales, 3 à 4 fois plus souvent mis en cause en tant qu’auteurs de délits que ceux qu’il nomme les autochtones.”
A conditions sociales égales… et non pas en situation de précarité, d'inégalité, etc. Pourtant Hugues Lagrange n’est pas d’extrême-droite. Il définit plusieurs facteurs :
- le déni de réalité, qui veut que l’on considère indifféremment tout type d’immigration et qu’on leur apporte les mêmes réponses, solutions ou dispositifs.
- la ségrégation urbaine avec le bannissement de populations dans des quartiers, invalidant toute politique de fond, en matière d’intégration.
- la place des épouses et des filles, dans des familles à large fratrie, parfois polygames, où des pères très autoritaires se heurtent à des fils troublés par leur double appartenance.
- les conditions de l’expérience migratoire, «cette rencontre souvent complexe et douloureuse». "Le problème ce n’est pas qu’on accueille autant d’immigrants, mais qu’on les accueille aussi mal.”
Le maire d’Autun applique des méthodes collectivistes
A Autun, un peu plus de 70 contribuables viennent de se voir administrer une augmentation vertigineuse de leur taxe sur le foncier non bâti. Une retraitée qui touche 700 euros par mois a vu sa taxe passer de 560 à 12.000 euros. Rémy Rebeyrotte, maire socialiste d’Autun, justifie ces augmentations : il veut que les propriétaires concernés vendent leurs terrains pour construire des maisons. La municipalité d’Autun a décidé de mener une guerre fiscale pour faire capituler sept dizaines de propriétaires, qui ont une parcelle de terrain classée en zone constructible. Dans un communiqué, Rémy Rebeyrotte écrit :
"L’outil fiscal est un outil essentiel pour encourager vivement les propriétaires de terrains à bâtir à franchir le pas, à dégeler leurs terrains, en vue d’accueillir de nouvelles constructions…"
Lundi matin, les propriétaires ont vivement manifesté leur mécontentement contre cette atteinte à la propriété privée devant la Mairie, en bloquant le centre-ville avec des tracteurs et montrant leur feuille d'imposition : une augmentation de 1400 à 15.000€ pour un propriétaire, de 1000 à 14.037€ pour un autre, de 300 à 3.000€ pour un troisième. Un habitant déclare :
"S’il le faut on sortira les fourches, mais il n’est pas question d’accepter une décision digne des pays totalitaires. Car je ne vois pas en quoi des politiques, même élus par le peuple, peuvent avoir le droit, pour ne pas dire le cynisme de décider d’augmentations insupportables financièrement et qui n’ont que pour seul but d’imposer, souvent à des gens modestes, de vendre leur bien. Cela sous prétexte que Monsieur le Maire et vice-président du Conseil Général veut voir des maisons se construire. S’il en voulait des maisons, il n’avait qu’à en faire construire à Bellevue plutôt que d’implanter des grandes surfaces qui tuent notre centre-ville".
Crise entre Paris et Bruxelles au sujet des Roms
La Commission européenne a tapé du poing sur la table contre la France mardi au sujet des renvois des Roms, menaçant Paris de poursuite en justice pour non respect de la législation de l'UE. La commissaire à la Justice et aux Droits des Citoyens, Viviane Reding, a déclaré :
"Je suis personnellement convaincue que la Commission européenne n'aura pas d'autre choix que d'initier des procédures en infraction contre la France. J'ai l'intention de proposer (cette initiative) au président de la Commission".
Mme Reding a annoncé son intention de demander l'ouverture d'une procédure d'infraction à la législation de l'Union européenne contre Paris pour transposition insuffisante d'une directive européenne sur la libre circulation de citoyens européens et "application discriminatoire" de ce texte. Elle a estimé que l'attitude du gouvernement français, qui a dissimulé l'existence d'une circulaire ciblant expressément les Roms pour les expulsions, "est une honte".
La Commission européenne est chargée de veiller au respect des traités par les différents pays de l'UE. La procédure envisagée débutera par des injonctions de Bruxelles, pour que le France se conforme au droit européen, faute de quoi la Cour européenne de justice de Luxembourg sera saisie avec de possibles amendes à la clé.
Si la France veut y échapper, elle a deux solutions : soit se plier, en raison des traités qui lient désormais sa souveraineté, soit sortir de l'UE. Pour le moment, la diplomatie française botte en touche.
Bruno Gollnisch attend des excuses publiques de Pierre Lellouche
Véronique Matthieu (dont le site n'est pas actualisé) et Jean-Pierre Audy (lequel a un site en panne qui devait être rétabli le 9 août…), députés européens de l’UMP, ont donné une fausse information selon laquelle les eurodéputés du Front National auraient voté en faveur de la résolution euro-socialiste concernant la situation des Roms en France, et condamnant le gouvernement français à cet égard. Pourtant, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnsich faisaient pourtant fait partie des 245 députés qui ont voté contre.
Mais cette désinformation est relayée en conférence de presse par le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, M. Pierre Lellouche. L'intervention dans le débat au nom du Front National, réitérée par une explication de vote, sont pourtant sans ambiguïté :
"je suis quand même malgré tout étonné et stupéfait, d'abord de la méconnaissance juridique de nos collègues qui ont oublié que les citoyens de l'Union européenne d'Europe centrale et orientale n'ont pas encore le droit définitif d'établissement sur notre territoire. Ils ne l'acquerront qu'en 2013. Et puis, ensuite, tout de même, on parle de minorité opprimée, mais est-ce que vous pensez sérieusement, mes chers collègues, que si les Roms ne se sont pas intégrés depuis six siècles dans les pays d'Europe centrale ou orientale, où ils résident, c'est simplement parce que les Roumains, les Bulgares, les Hongrois, sont méchants, c'est parce les Slovaques, les Tchèques, les Slovènes, les Serbes les persécutent? Votre angélisme en réalité est une autre forme de racisme, un racisme qui s'applique en fait aux populations indigènes, celles qui, comme dans mon pays, ne souhaitent pas, je le regrette beaucoup, que 12 millions de Roms viennent s'y installer et la seule solution, vous l'avez indiqué, c'est de sortir de cette Europe-là."
Jean-Luc Delarue en garde à vue
Depuis des mois, la Brigade des Stupéfiants des Hauts-de-Seine enquêtait sur un important réseau de stupéfiants. Avec notamment l'aide d'écoutes téléphoniques, les policiers de la brigade ont non seulement pu remonter les trafiquants, mais aussi quelques consommateurs réguliers, dont fait partie Jean-Luc Delarue. L'animateur appelait très régulièrement l'un des trafiquants et se serait fourni pour "des quantités impressionnantes" de cocaïne chaque mois, ce qui pour les enquêteurs laisserait à penser qu'il pourrait aussi en faire profiter "gratuitement" des amis ou relations, ou encore organiser des soirées très… "stupéfiantes" !
Sur commission rogatoire d'un juge d'instruction des Hauts-de-Seine, la brigade des stupéfiants a décidé d'arrêter à 6h ce matin une dizaine de trafiquants, mais aussi ceux qu'elle considérait comme les plus gros clients, afin de recouper leurs informations. Jean-Luc Delarue a donc été placé en garde à vue à la sûreté urbaine des Hauts-de-Seine, depuis 7 heures ce mardi matin.
Piratage des sites internet d’abbayes
Les sites de 4 abbayes cisterciennes ont été piratés, dimanche, dont celui de l'abbaye de la Coudre, basée à Laval, en Mayenne. Une image représentant un squelette portant une faux est apparue à la place de la page d'accueil. Avec cette inscription en anglais : «hacked by Islamic ghosts team», ce qui signifie «piraté par l'équipe des fantômes islamiques». Un message effrayant au lendemain des commémorations de l'attentat du 11-Septembre 2001 aux États-Unis. Soeur Michelle, membre de la communauté lavalloise, précise :
"Nous avons ensuite découvert que d'autres sites d'abbayes cisterciennes, comme celui de Bellefontaine, près de Cholet, mais aussi ceux de Cîteaux, en Bourgogne, et Chambarand, dans l'Isère, ont également été touchés par ce piratage"
Le point commun de tous ces sites cisterciens est qu'ils ont le même informaticien. Lequel leur a conseillé de se faire héberger chez PHPNET, société grenobloise. Or, c'est justement cet hébergeur de sites qui a été victime d'un piratage massif, dimanche matin. L'informaticien pense que les pirates ciblaient clairement les sites cisterciens, suite à la sortie, la semaine dernière, du film «Des dieux et des hommes» qui évoque l'assassinat des moines cisterciens à Tibhirine, en Algérie. Une enquête est en cours.
Où sont les grandes consciences qui s'indignent quand un hurluberlu menace de brûler un coran ?
14 septembre : 3 ans d’application du motu proprio
Dans sa lettre aux évêques accompagnant le motu proprio du 07/07/07 sur la forme extraordinaire du rite romain, Benoît XVI écrivait :
"Je vous invite en outre, chers Confrères, à bien vouloir écrire au Saint-Siège un compte-rendu de vos expériences, trois ans après l’entrée en vigueur de ce Motu proprio. Si de sérieuses difficultés étaient vraiment apparues, on pourrait alors chercher des voies pour y porter remède."
Le Motu proprio est entré en vigueur il y a 3 ans aujourd'hui. Les bilans fleurissent ça et là. Ce matin, dans l'émission "le grand témoin" sur radio Notre Dame, étaient invités Mgr Chauvet, Vicaire épiscopal chargé de l'application de la forme extraordinaire du diocèse de Paris, Daniel Hamiche et, par téléphone, l'Abbé Christian-Philippe Chanut, prêtre du diocèse d’Evry, chargé de l’application du Motu Proprio. Cette émission peut être écoutée via le podcast sur le site de radio Notre Dame.
Hier, sur la même radio, l'émission d'Elodie Chapelle était sur le même sujet, avec Christophe Geffroy, directeur de la rédaction de La Nef, l'Abbé Dominic Schubert, curé de Saint-Germain-l'Auxerrois et l'Abbé Guilhem Le Coq, aumônier du pèlerinage Notre-Dame de chrétienté, prêtre de la FSSP. A réécouter ici.
Dons : François Baroin recule
Echec du ballon d'essai. Dans le cadre du rabot général des niches fiscales pour réduire le déficit de la France, les dons seront épargnés, a affirmé le ministre du budget François Baroin :
"Le président de la République a rendu son arbitrage: nous ne toucherons pas aux dons parce que c'est un lien de la politique sociale et il n'y a pas de retour sur investissement. Cette solution (refiscalisation) avait été envisagée pendant l'été, elle ne l'est plus. Les dons resteront dans un niveau de fiscalisation tel que c'était prévu, tel que c'est le cas à l'heure actuelle, parce que le don n'est pas tout à fait un élément d'une niche fiscale".
La réduction d'impôt au titre des dons de particuliers devrait représenter, en 2010, un manque à gagner de 960 M€ pour les caisses de l'Etat. Celle au titre des dons faits par les entreprises à des oeuvres ou organismes d'intérêt général devrait coûter 340 M€.
Claude Chabrol « copain comme cochon » avec Le Pen
La disparition du cinéaste Claude Chabrol est l'occasion pour les grands médias de revenir sur celui qui aimait se moquer des "bourgeois", ne voyant pas que, ces mêmes médias en font partie… On lit ainsi dans Minute de demain :
"Il n’avait pas l’amitié honteuse. Pas le genre de la maison. Il l’avait démontré lors de la promotion de son livre en 1999. Heureux comme un gamin qui vient de faire un mauvais coup, Claude Chabrol en avait même rajouté devant les mines déconfites des animateurs et des journalistes qui se pinçaient le nez. Lors d’un mémorable passage en janvier 1999 à « Bouillon de culture », l’émission de Bernard Pivot, l’ineffable Jacques Attali avait tenté de lui faire rendre gorge. Venimeux, l’ancien porte-serviette de Mitterrand l’avait attaqué bille en tête: «La seule chose que je n’ai pas aimée, c’est quand vous avouez, honnêtement, avoir été un copain de Jean- Marie Le Pen.» Hilare, Chabrol n’avait pas, lui, raté l’occasion de faire hululer le bourgeois en rétorquant: «Mais j’étais copain comme cochon avec Le Pen entre… voyons… que je ne dise pas de bêtise, entre 1949 et 1952, à peu près. Hé oui! C’est marrant: Le Pen, c’était un fout-la-merde magnifique! Je suis persuadé qu’il y a dans sa démarche une volonté très nette de “foutre la merde”. Je n’ai jamais été inquiété par – le Front national, je sais pas – mais par lui, non!» Maître des élégances, Attali avait tenté de faire taire l’effronté: «Là, je ne trouve plus ça drôle du tout.» Bien décidé à faire le malin jusqu’au bout, Chabrol s’était esclaffé: «Le Pen entrerait là, on se taperait sur l’épaule, quoi! Pas de doute!» Manquant de tomber de sa chaise, Pivot ne put s’empêcher de lâcher: «Ah bon?» «Absolument! Bon, faudrait pas qu’il tape trop fort: c’est un type très costaud, très buveur aussi», avait-il conclu dans un grand éclat de rire."
Jean-Marie Le Pen, interrogé dans Minute sur ce sujet, a d'ailleurs publié un communiqué.
Paul-Marie Coûteaux spolié par un eurodéputé
Michel Dary, député européen et élu du Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG) de 1994 à 2004, a été mis en examen le 9 septembre pour recel d'abus de confiance. Il est soupçonné d'avoir participé au détournement des indemnités du député européen Paul-Marie Couteaux.
Révision des lois bioéthiques : seuls les chrétiens ont ce sujet vraiment à coeur
Tugdual Derville évoque les groupes d'influence qui tentent d'apposer leur marque sur la révision des lois bioéthiques :
"Le travail bioéthique revendiqué par les loges maçonniques a fait surgir des courants transpartisans, comme le ticket Claeys (PS) Vialatte (UMP) à l’Assemblée. La Commission des affaires sociales du Sénat sera aussi tentée de se démarquer des positions jugées «conservatrices» que prône jusqu’à maintenant le gouvernement. D’autant que le Sénat est en passe de basculer dans l’opposition. Et quoi de mieux que les fameuses «questions de société» pour montrer un visage progressiste, lorsqu’on appartient à cette chambre haute si régulièrement taxée de ringardisme ? Bref les discussions vont bon train à l’Élysée, autour du professeur Arnold Munich, le conseiller du Président pour la bioéthique. De son côté, l’Église catholique a une carte à jouer. Nicolas Sarkozy sait devoir compter sur les marges pour sa réélection. Il ne cache ni son irritation, ni son embarras d’avoir indisposé la hiérarchie catholique avec l’affaire des Roms. Il se soucie aussi de l’électorat âgé… Comment éviter de perdre des voix avec la bioéthique ?
Le Président n’ignore pas que le lobby homosexuel est médiatiquement gonflé, comme la grenouille de la fable. Celui des chercheurs ne pèse pas, non plus, tant que cela sur le plan électoral. La seule minorité qui a vraiment la bioéthique à cœur, parce qu’elle se soucie de tout homme, c’est la communauté chrétienne… On aimerait l’amadouer en bioéthique, en mettant en exergue qu’on a «évité le pire», comme, par exemple, la systématisation du dépistage de la trisomie 21 au cours du diagnostic préimplantatoire. C’est vrai. Il n’en demeure pas moins qu’aucune des transgressions qu’ont avalisées les législations successives n’est remise en cause. Toutes s’aggravent plutôt : assouplissement des autorisations dérogatoires à la recherche sur l’embryon, élargissement de l’accès à l’AMP. Sans compter la dérive eugénique. Aucune raison, pour l’Église, de délivrer un satisfecit."
Le tabou de la mixité à l’école remis en cause
Les effets pervers de la cohabitation filles-garçons sont mis en
avant par des travaux de sociologues. La mixité fut rendue obligatoire en France, depuis la loi Habyde 1975, faisant d'elle un élément
aussi important que la laïcité. Mais ce tabou idéologique est remis en question. La
sociologue Marie Duru-Bellat, auteur d'ouvrages vantés par l'ensemble
des tenants du progressisme scolaire, et insoupçonnable de dérive
réactionnaire, a publié cet été dans la revue de l'OFCE (Observatoire
français des conjonctures économiques) un article intitulé «Ce que la
mixité fait aux élèves». Un pavé dans la mare. Toute remise en caus semble pourtant intolérable.
Mais toutes les études le prouvent : les
filles obtiennent de meilleurs résultats à l'école, toutes catégories
sociales confondues. Certains s'inquiètent de l'effet potentiellement délétère de la mixité
scolaire sur les garçons.
Depuis 2008, la mixité
n'est plus obligatoire en France. Mais certains l'ignorent encore. Les écoles non mixtes ont fait
l'objet, dans les années 2000, d'expériences aux États-Unis, au
Canada, en Allemagne, ou en Grande-Bretagne. Aux États-Unis, les résultats ont
été jugés très positifs pour les filles issues des minorités. En Allemagne, où il s'agissait de développer
des enseignements non mixtes, en sciences physiques ou en informatique,
les résultats étaient très positifs pour les filles. En France, seul le privé hors contrat développe
des classes non mixtes. Dans l'enseignement catholique sous contrat, la non-mixité est peu à peu devenue rare. Claude Berruer, secrétaire général adjoint de l'enseignement catholique,
ne semble, hélas, pas convaincu :
"il faut avoir conscience que la mixité ne contribue pas forcément à
une égale dignité garçon-fille. Mais un retour en arrière ne serait pas
la solution. Bien sûr, nous avons des familles, notamment musulmanes,
qui expriment des réserves et mettent le doigt sur des façons de vivre
la mixité qui ne respectent pas la pudeur. On se désole du machisme,
mais il faut réfléchir sur ce qu'on donne à voir du rapport au corps
dans nos sociétés."
L’agence Zenit dénature la fermeté du Pape à l’égard de l’APCE
Zenit a rendu compte de l’audience de parlementaires européens le 8 septembre sous le titre : «Conseil de l’Europe : le pape salue sa défense de la liberté religieuse» et écrit que : «Benoît XVI a invité les parlementaires à continuer de défendre « la dignité de la personne humaine» saluant leur travail pour «la défense de la liberté religieuse». Or le pape n’a pas «salué» ce travail, il déclare seulement «en avoir été informé», ce qui est différent. Il dit bien : «J'ai également été informé de vos efforts pour défendre la liberté religieuse…»
Au delà de la falsification, le titre choisi par Zenit dénature la portée de l’audience où ce point n’est évoqué que de façon fugitive. Ceci est d’autant plus grave que beaucoup de sites reprennent in extenso les brèves de Zenit avec le titre associé. En revanche, le pape réaffirme les trois points non négociables déjà énoncés en 2006, que Zenit aurait du souligner par un titre plus adapté à ce compte-rendu d’audience. Voici en effet ce que dit le pape :
"Je suis convaincu que ces principes, fidèlement conservés, surtout ceux qui concernent la vie humaine, depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, et le mariage – enraciné dans le don exclusif et indissoluble de soi entre un homme et une femme – et la liberté de religion et d'éducation, sont des conditions nécessaires si nous voulons répondre de manière adéquate aux défis décisifs et urgents que l'histoire présente à chacun de vous."
Zenit ne l’évoque qu’en fin d’article, brièvement, après la locution «enfin» comme pour en donner un caractère subalterne : «Enfin, le pape appelle à respecter cette dignité en respectant la vie humaine « de sa conception à sa fin naturelle», mais aussi le mariage, en tant que «don unique entre un homme et une femme» Alors que, au contraire, le Pape insiste sur ces points «je suis convaincu», «surtout».
Zenit, rend par son travail de précieux services à l’Eglise et jouit d’une large audience, cela ne lui confère pas pour autant le droit à certaines libertés d’interprétations des déclaration du Saint Père.
Statistiques de l’immigration 2010 : toujours en hausse
Sur 8 mois, 122.246 autorisations de long séjour ont été
accordées, soit 9 % de plus que sur la même période de 2009. Il a été
déposé 29.500 demandes d'asile (+ 12,5%) et 6.597 statuts de réfugié
ont été accordés lors des huit premiers mois, contre 6.786 personnes
pour toute l'année 2009.
67.300
personnes ont déjà été naturalisées françaises par décret (+ 15,2 %), ce
qui montre que la réforme récente n'a pas rendu plus ardue cette procédure. Le délai moyen pour
une naturalisation est passé de 12 à 5 mois.
Existe-t-il encore des chrétiens sans compromis ?
De Benoît XVI à l'ambassadeur d'Allemagne :
"nous constatons, cependant, combien chez beaucoup de nos contemporains , il n'y a pas un attachement fort à la religion, comme dans le cas de ces témoins de la foi. On peut se demander s'il existe encore des chrétiens qui, sans compromis, se font les garants de leur foi. Au contraire, de nombreux hommes montrent tout au plus un penchant pour des concessions aux idées religieuses plus permissives, y compris pour eux-mêmes. A la place du Dieu personnel du christianisme, qui est révélé dans la Bible, se substitue un être suprême, mystérieux et indéterminé, qui n'a qu'une vague relation avec la vie personnelle de l'être humain.
De telles concessions animent de plus en plus le débat au sein de la société, en particulier dans le domaine de la justice et de la législation. Mais si quelqu'un abandonne la foi en un Dieu personnel, il surgit l'alternative d'un «dieu» qui ne connaît pas, n'entend pas et ne parle pas. Et, plus que jamais, il n'a pas de volonté. Si Dieu n'a pas sa propre volonté, le bien et le mal, en fin de compte, ne se distinguent plus, le bien et le mal ne sont plus en désaccord l'un avec l'autre, mais sont dans une opposition où l'un serait complémentaire à l'autre.
L'homme perd ainsi sa force morale et spirituelle, nécessaire pour le développement global de la personne. L'agir social est de plus en plus dominé par l'intérêt privé ou le calcul de puissance au détriment de la société.[…] l'Église voit avec inquiétude la tentative croissante d'éliminer le concept chrétien du mariage et de la famille de la conscience de la société. Le mariage se manifeste comme une union durable d'amour entre un homme et une femme, qui est toujours tendue vers la transmission de la vie. Une de ses conditions est la disposition des partenaires à se lier l'un à l'autre pour toujours. Ceci nécessite une certaine maturité de la personne et une attitude sociale et existentielle fondamentale : "une culture de la personne" comme l'a dit par mon prédécesseur, Jean-Paul II. L'existence de cette culture de la personne dépend aussi du développement social. Il peut se produire que dans une société, la culture de la personne diminue; il n'est pas rare que , paradoxalement, ceci dérive de la croissance du niveau de vie. Lors de la préparation et dans l'accompagnement des conjoints, il faut créer les conditions de base pour élever et développer cette culture. Dans le même temps nous devons être conscients que la réussite du mariage dépend de nous tous et la culture personnelle de chaque citoyen. En ce sens, l'Eglise ne peut approuver des initiatives législatives qui impliquent une réévaluation des modèles alternatifs de vie conjugale et familiale. Elles contribuent à l'affaiblissement des principes du droit naturel et ainsi à la relativisation de toutes les lois, et aussi à la confusion autour des valeurs de la société.
C'est un principe de la foi chrétienne, ancrée dans la loi naturelle, que la personne humaine doit être protégée dans des situations de faiblesse. L'être humain a toujours priorité sur toute autre chose.
Les nouvelles possibilités de la biotechnologie et de la médecine nous mettent souvent dans des situations difficiles qui ressemblent à une promenade sur la pointe d'une crête. Nous avons le devoir d'étudier avec diligence jusqu'à quel point ces méthodes peuvent aussi être utiles à l'homme, et quand il s'agit de manipulation de l'homme, de violation de son intégrité et de sa dignité. Nous ne pouvons pas rejeter ces développements, mais nous devons être très vigilants.
Une fois que l'on commence à faire la distinction – et souvent cela se produit déjà dans le sein maternel – entre vie digne ou indigne d'être vécue, aucun autre stade de la vie ne sera pas épargné, encore moins la vieillesse et l'infirmité.
La construction d'une société humaine exige la fidélité à la vérité."
Rassemblement mardi 14 à 18h au Château de Versailles
Versailles mon amour et Anne Brassié organisent demain devant les grilles du château de 18 à 20 h, un rassemblement pour protester contre la nouvelle exposition d'art contemporain dans le château :
"Venez avec votre dernière oeuvre : une toile peinte avec la queue du chat un urinoir ou un bidet posé sur une poussette de marché ou tout autre objet de votre invention. Laissez courir votre imagination, soyez aussi provocateurs que les « artistes » que l'on nous impose d'admirer."
La pétition a recueilli plus de 5000 signatures.
L’importance de l’agenouillement
Chiesa a traduit un article parut dans l'Osservatore Romano et écrit par Marco Agostini. Extraits :
"Le soin apporté par l'architecture ancienne et moderne, jusqu’au milieu du XXe siècle, au pavement des églises est impressionnant. En plus des mosaïques et des fresques pour les murs, on trouve aussi, pour les pavements, de la peinture en pierre, des marqueteries, des tapis de marbre. […] Loin d’être un étalage de luxe, les pavements des églises étaient l’endroit où l’on marche mais ils avaient aussi d’autres fonctions. Ils n’étaient sûrement pas faits pour être recouverts par des bancs : ces derniers ont été introduits à une époque relativement récente, quand on a voulu aménager les nefs des églises pour permettre d’écouter commodément de longs sermons. […]
Ces pavements sont principalement destinés à ceux qui vivent la liturgie et y évoluent, à ceux qui s’agenouillent devant l’épiphanie du Christ. S’agenouiller c’est répondre à l’épiphanie donnée par grâce à une seule personne. Celui qui est touché par l’éclat de la vision se prosterne à terre et, de là, il voit davantage que tous ceux qui sont restés debout autour de lui. […] Il est émouvant de penser que ces pavements si beaux sont faits pour les genoux des fidèles : un tapis de pierre durable pour la prière chrétienne, pour l'humilité ; un tapis aussi bien pour les riches que pour les pauvres, un tapis pour les pharisiens et pour les publicains, mais qui est surtout apprécié par ces derniers.
Aujourd’hui les prie-Dieu ont disparu de beaucoup d’églises et on tend à retirer les balustrades auxquelles on pouvait s’appuyer pour la communion à genoux. Or, dans le Nouveau Testament, le geste de s’agenouiller est fait à chaque fois que la divinité du Christ apparaît à un homme : on pense aux Mages, à l’aveugle-né, à l'onction de Béthanie, à Marie-Madeleine dans le jardin au matin de Pâques. Jésus lui-même dit à Satan, qui voulait lui imposer une génuflexion mal à propos, que l’on ne doit fléchir le genou que pour Dieu. Satan nous demande encore aujourd’hui de choisir entre Dieu et le pouvoir, entre Dieu et la richesse, et il nous tente encore plus en profondeur. Mais ainsi on ne rendra gloire à Dieu pour rien ; ceux qui ont favorisé le pouvoir, ceux dont le cœur a été lié par un acte, ceux-là s’agenouilleront.
Un bon entraînement pour vaincre l'idolâtrie dans la vie est de recommencer à s’agenouiller à la messe, ce qui est d’ailleurs l’une des formes d’"actuosa participatio" dont parle le dernier Concile. Cela permet aussi de se rendre compte de la beauté des pavements (au moins ceux qui sont anciens) de nos églises. Devant certains d’entre eux, on est tenté de se déchausser, comme le fit Moïse devant Dieu qui lui parlait depuis le buisson ardent."
Faut-il craindre l’extrême-droite ou plutôt l’extrême gauche ?
Voici une infographie des chiffres compilés des rapports 2008-2010 recensant les actes de terrorisme dans l'UE. Si l'on en extrait uniquement ceux classifiés extrême-gauche (EXG) et extrême-droite (EXD), cela donne le tableau ci-dessous (qui n'inclut pas les actes de mouvements séparatistes, très largement majoritaires en nombre – et qui sont souvent eux-mêmes proches de l'EXG).
Au regard de ce tableau, des questions viennent à l'esprit :
- combien de résolutions pour s'inquiéter de la montée de la violence d'EXG ont été adoptées par le Parlement de l'UE ?
- Combien d'éditoriaux du Monde ont été consacrés à ce phénomène ?
- Et si les chiffres avaient été l'inverse ?
