Sainte Hildegarde de Bingen la prophétesse rhénane
Ce matin, le Saint-Père a tenu son audience générale hebdomadaire à Castelgandolfo, et a consacré sa catéchèse à sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), autrement appelée la "prophétesse rhénane". Avant de présenter la figure de la sainte, le Pape a évoqué la Lettre apostolique de Jean-Paul II Mulieris Dignitatem, publiée en 1988 et qui traitait du
"rôle précieux que les femmes ont accompli et accomplissent dans la vie de l'Eglise".
Hildegarde de Bingen, issue d'une famille noble et nombreuse qui décida de la consacrer au service de Dieu. Hildegarde entra au monastère bénédictin du Disibodenberg. En 1136, elle fut élue supérieure et poursuivit son devoir en faisant fructifier ses dons de femme cultivée, spirituellement élevée et capable de gérer avec compétence l'organisation de la vie de clôture. Peu après, face aux nombreuses vocations, Hildegarde fonda un autre couvent à Bingen, dédié à saint Rupert, où elle passa le reste de sa vie.
"Le style avec lequel elle exerçait son ministère d'autorité est exemplaire pour toute communauté religieuse: elle suscitait une émulation dans la pratique du bien".
La sainte commença à décrire ses visions mystiques alors qu'elle était supérieure du Disibodengerg à son conseiller spirituel, le moine Volmar, et à son secrétaire, Richard. Hildegarde voulut se soumettre à l'autorité de personnes sages pour discerner l'origine de ses visions craignant qu'elle ne fussent le fruit d'illusions et qu'elles ne proviennent pas de Dieu. Elle parla à ce sujet avec saint Bernard de Clairvaux qui la tranquillisa et l'encouragea. Puis, en 1147, elle reçut surtout l'approbation du Pape Eugène III.
"Voilà le signe d'une authentique expérience de l'Esprit-Saint, source de tout charisme: la personne dépositaire de dons surnaturels ne s'en vante jamais, ne les montre pas et surtout fait preuve d'une obéissance totale envers l'autorité ecclésiastique. Chaque don donné par l'Esprit-Saint est destiné, en fait, à l'édification de l'Eglise, et l'Eglise, par ses pasteurs, en reconnaît l'authenticité".
Quelle laïcité selon Marine Le Pen ?
Réagissant à l'halalisation des restaurants Quick, Marine Le Pen demande à Nicolas Sarkozy
"garant des institutions et des valeurs républicaines de faire respecter les valeurs de laïcité qui sont les piliers de la paix religieuse et de la liberté de conscience des citoyens."
Et elle en profite pour tacler l'évêque de Belfort, qui voulait "s'opposer au cours des prochaines semaines aux décrets de la loi Besson" sur la déchéance de nationalité :
"Dans le même temps, cette réaffirmation énergique de nos principes républicains profitera à Mgr Schockert, Evêque de Belfort-Montbéliard qui croit pouvoir se lancer imprudemment pour la popularité de l’Eglise dans des imprécations politico-religieuses à propos de l’expulsion des Roms. Elle lui rappellera utilement que la France n’a pas vocation à devenir une théocratie mais un Etat de droit laïc et un pays souverain."
Certes, on peut être en désaccord avec Mgr Schockert sur ce sujet (et préférer les propos de Mgr Brincard), mais ce n'est certainement pas une raison suffisante pour interdire à l'Eglise d'intervenir dans le débat politique.
Ras-le-bol général dans les rangs de la police comme chez les gendarmes
Lu ici :
"La compagnie [de CRS] de Carcassonne qui, hier matin, se rendait à Paris a fait demi-tour à Cahors. Les policiers n'étaient pas assez nombreux. 48 d'entre eux ont posé, un ticket maladie, en signe de protestation. Il auraient dû être 80 environ. Ils n'étaient finalement qu'une trentaine, hier matin, à embarquer dans les cars en direction de Paris. […] [A] hauteur de Cahors, ordre a été donné de faire demi-tour et de rentrer au bercail, faute d'effectif en nombre suffisant. […] Si une cinquantaine de policiers a posé un arrêt maladie, c'est parce que l'un de leur collègue a fait l'objet d'un contrôle que les troupes considèrent comme abusif. En effet, le CRS en question a été victime d'une blessure, en l'occurrence une fracture du bras, durant la feria de Béziers et ce contrôle à son domicile a été très mal vécu par ses camarades. «Avec 48 contrôles à effectuer, la hiérarchie va avoir de quoi s'occuper», ironisait hier un proche […].
Si la grogne règne chez les CRS, elle n'épargne pas non plus les policiers audois. «En trois ans, nous avons perdu peu ou prou, l'effectif d'un petit commissariat de police, comme celui de Castelnaudary», explique avec amertume Serge Lafitte, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police-FO. Entre 2006 et 2010 sur l'ensemble de la zone police (Carcassonne, Castelnaudary, Narbonne), trente policiers manquent à l'appel. […] aujourd'hui d'une manière générale, affirme Serge Lafitte, «le ras-le-bol est général dans les rangs de la police comme chez les gendarmes». Ici, comme ailleurs les policiers sont confrontés à la violence. «L'an dernier, les violences faites aux policiers ont doublé par rapport à celles enregistrées en 2008», explique le syndicaliste. «On ne refuse pas de faire notre travail, mais nous n'en avons plus les moyens humains et techniques»."
La grande peur des bien-pensants ®
Lu dans Présent :
"Dans un communiqué, Gilles Bernanos s’est ému de ce que le Front national ait décidé le week-end dernier, lors de son université d‘été, de baptiser la promotion 2010 du Front National de la jeunesse (FNJ) « Bernanos », « sans autorisation de ses ayant-droit et en violation flagrante de ses idéaux ». Toujours la grande peur des bien-pensants ?"
Le projet de révision des lois bioéthiques : analyse de Jeanne Smits
Dans Présent de demain, Jeanne Smits analyse le projet de révision des lois bioéthiques, qui doit être présenté en Conseil des ministres fin septembre et débattu par les parlementaires en novembre, et qui a été présenté mardi par Roselyne Bachelot :
• Génétique
— Simplification de la procédure d’information familiale en cas de détection d’une anomalie génétique grave, le dispositif retenu par le législateur en 2004 étant resté lettre morte. La personne chez qui l’anomalie a été détectée pourra habiliter le médecin à informer des membres de sa famille, dans le respect du secret médical (sans que son nom ne soit mentionné).
Il n’est pas condamnable de tenir des proches informés des risques qu’ils courent, surtout en vue de prendre des mesures préventives. Mais le risque de dérive est là aussi, dans le cadre de la procréation, avec des moyens et une tentation accrus de « trier » les embryons des personnes affectées.
• Greffe d’organes et de cellules […]
— Encadrement des prélèvements de sang de cordon qui ne sera plus considéré comme déchet opératoire. Le prélèvement de sang de cordon à des fins de conservation autologue (pour son propre enfant) est interdit.
Toujours l’arbitraire interdiction de conserver une banque de cellules souches « adultes » parfaitement compatibles avec l’enfant qui vient de naître… Comme si l’on voulait à tout prix limiter l’accès aux solutions « éthiques » (et réelles) offertes par les cellules adultes.
• Diagnostics avant la naissance
— DPI : maintien de l’encadrement actuel du diagnostic préimplantatoire (DPI) et notamment de l’absence de liste des maladies susceptibles de faire l’objet de ce diagnostic. Le DPI est un diagnostic génétique réservé aux couples ayant une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie particulièrement grave, reconnue comme incurable.
Le principe – tuer les embryons non conformes – demeurera sans doute « encadré », mais il est en tout cas reconnu.
— DPN (diagnostic prénatal) : rapprochement de l’encadrement de l‘échographie, lorsqu’elle entre dans une démarche de diagnostic prénatal, de celui prévu pour les examens biologiques (information préalable de la femme enceinte).
On semble donc aller dans le sens d’une surveillance accrue de la conformité de l’enfant à naître.
• Assistance médicale à la procréation
— Le texte pose que l’assistance médicale à la procréation a pour finalité de remédier à une stérilité médicalement constatée et encadre les procédés d’AMP. La mise en œuvre de la vitrification (congélation ovocytaire ultra-rapide), qui permet une meilleure conservation et utilisation des ovocytes, serait ainsi autorisée.
Elargissement donc, de « l’enceinte concentrationnaire », l’AMP étant considérée comme un procédé médical autorisé par le fait même de la stérilité : même s’il n’en ouvre pas la possibilité aux couples homosexuels, le texte l’élargit aux couples hétérosexuels pacsés. A prévoir : la dénonciation du caractère discriminatoire de la mesure par les pacsés homosexuels… […]
• Recherche sur les embryons humains et les cellules souches embryonnaires
— Maintien du principe de l’interdiction de la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires, avec un régime d’autorisations à titre dérogatoire, sans limitation de durée (levée du moratoire de 5 ans institué par la loi de 2004).
Interdiction peut-être, mais le procédé destructeur d’embryons entrerait ainsi dans les mœurs scientifiques, avec pour seule limite l’autorisation préalable."
20% des employés sont des fonctionnaires
Au 31décembre 2008, selon les données du rapport annuel sur la fonction publique publié hier, la France comptait 5,3 millions de fonctionnaires, soit 20,5% de l'emploi total et 656.000 de plus qu'il y a dix ans.
La fonction publique d'État a poursuivi la baisse de ses effectifs entamée en 2006 en supprimant 77.000 postes l'année dernière, avec le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite et à la poursuite de la politique de transferts de compétences aux collectivités locales. Au final, près d'un fonctionnaire d'État sur deux travaille aujourd'hui dans l'Enseignement, un sur cinq à la Défense et un sur onze à l'Intérieur.
En revanche, les collectivités locales ont continué à recruter avec près de 70 000 créations d'emplois en 2008. Les régions ont vu leurs effectifs bondir, sur une décennie, de 22,5% en moyenne chaque année et même de 49% par an depuis 2005. A propos des fonctionnaires dans les conseils régionaux, Aurélie Boullet a été sanctionnée pour avoir écrit Absolument dé-bor-dée! sous le pseudonyme de Zoé Shepard, un livre dénonçant les dysfonctionnements du conseil régional d'Aquitaine. Pour avoir manqué à son devoir de réserve et de discrétion, elle a écopé de dix mois d'exclusion, dont six avec sursis. Entrée en 2007 comme chargée de mission à la délégation internationale du conseil régional, elle a décrit les lourdeurs d'un service administratif. Elle va contester sa sanction devant la justice administrative.
La fonction publique hospitalière a augmenté de 1% sur un an, soit 10 000 agents en plus.
3 policiers tombent dans un guet-apens
3 policiers ont été agressés par une quarantaine de personnes qui les ont attaqués avec des pierres la nuit dernière à Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine, blessant gravement l'un d'eux.
Membres du commissariat de Colombes, ils ont été pris à partie vers 1h15 alors qu'ils intervenaient sur un feu de véhicule situé sur un chantier. Alors que deux des trois policiers étaient partis en direction de l'incendie, le troisième, resté dans le véhicule, a été violemment agressé par une quarantaine de personnes munies de pierres et de pavés. Touché au visage et victime de multiples contusions, le policier blessé dans le véhicule souffrirait d'un traumatisme crânien et serait blessé à l'oeil. On a retrouvé une cinquantaine de pavés autour du véhicule, qui a été complètement détruit.
Chronique de la récidive
Depuis lundi soir, Khaled Louhichi, 33 ans, est écroué à Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Il a été mis en examen pour agression sexuelle sur mineure.
L’homme avait déjà été condamné à 12 ans pour viol et avait libéré sous condition en 2009.
Les subventions de la presse en fortes hausses
Entendu ce matin dans le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie, qui faisait sa rentrée (et que vous pouvez réécouter via le player en haut à gauche) :
"419 millions d’Euros, une hausse de 50%, dans les crédits de 2010, l’Etat subventionne de plus en plus une presse en déclin. Les radios sont envahies de campagnes de publicité officielle, contre le tabac, pour la sécurité routière et contre la grippe A. Il paye plus 200 000 abonnements gratuits pour jeunes ce qui va coûter 15 millions d’euros. Cet argent subventionne aussi l’Agence France Presse, principal pourvoyeur d’informations de la presse et paye de multiples campagnes dites d’information. Le déclin de la presse s’explique t-il par le fait que la presse est subventionnée ?"
Carla Bruni vs la presse iranienne
Pour avoir soutenu l'Iranienne condamnée à la lapidation, Carla Bruni-Sarkozy s'est attirée les foudres de la presse iranienne, qui titrait samedi "Les prostituées françaises se mêlent à la polémique sur les droits de l'homme" :
"L’examen des antécédents de Carla Bruni montre clairement pourquoi cette femme immorale a soutenu une femme iranienne condamnée à mort pour adultère et pour avoir participé au meurtre de son mari, et en fait elle mérite elle-même la mort".
Le porte-parole du ministre des affaires étrangères iranien, Ramin Mehmanparast, a engagé le journal à modérer ses commentaires :
"La République islamique d'Iran n'approuve pas les insultes envers les représentants d'autres pays, ni l'utilisation de termes inappropriés".
La France a également répliqué mardi :
"Nous faisons savoir aux autorités iraniennes que les injures proférées par le quotidien Kayhan et reprises par des sites Internet iraniens à l'égard de plusieurs personnalités françaises, dont Mme Carla Bruni-Sarkozy, étaient inacceptables."
Dans son édition de mardi, le journal récidive en accusant Carla Bruni d'avoir contribué au divorce du président français d'avec sa deuxième femme, Cécilia.
L’unité de l’UMP vole en éclat
Lors du campus d'été, organisé par les jeunes UMP, la journée a été marquée par un affrontement Xavier Bertrand – Jean-François Copé – François Fillon.
Les unions homosexuelles ne peuvent pas s’appeler « mariage »
Jeanne Smits a traduit un excellent texte sur le mariage de Stephen Heaney, paru dans The Public Discourse, relayé avec l’autorisation expresse de ce dernier par MercatorNet. Extraits :
"Le mariage est souvent caractérisé aujourd’hui selon les critères suivants : (1) deux personnes (2) qui s’aiment (3) veulent accomplir ensemble des actes sexuels, alors (4) ils consentent à mettre en commun leurs vies sur le plan sexuel, matériel et économique (5) avec l’agrément de la communauté. Puisque les couples de même sexe sont capables de satisfaire aux quatre premiers critères, comment la société peut-elle leur refuser le cinquième ? […] Et en effet, d’ordinaire, le mariage présente précisément ces caractéristiques. Mais pourquoi ? Rappeler « pour quoi » nous aidera à nous rappeler comment elles se manifestent dans une relation qui dans son essence constitue un mariage – une essence qui est souvent différente dans d’autres types de relation.
Premièrement, les êtres humains ont un puissant désir d’avoir des relations sexuelles.
Deuxièmement, une relation sexuelle entre un homme et une femme suscite naturellement et fréquemment des enfants. […]
Troisièmement, élever des enfants est une responsabilité qui engage la vie tout entière. […]
Quatrièmement, parce qu’elles suscitent des enfants, les relations sexuelles ont des conséquences sociales extraordinaires. Il ne s’agit pas, comme nous aimerions peut-être le penser, d’actes purement privés. […] Dans le mariage, le couple promet devant la communauté d’accomplir son projet par les vœux de fidélité et de permanence, unissant leurs corps et leurs vies afin de donner au projet la possibilité de se réaliser. La communauté promet d’assurer au couple l’intimité pour ses actes sexuels, et pour prendre soin l’un de l’autre ; elle soutient en outre la famille par le jeu de protections et de d’avantages appropriés. […]
Aujourd’hui, les mariages s’écroulent, les familles sont déchirées, la société perd pied. Pourquoi ? Parce que nous ne vivons pas dans la vérité. Nous acceptons une mauvaise définition du mariage, acquiesçons à n’importe quel arrangement sexuel, nous glorifions la quête du plaisir sexuel et traitons les enfants comme un moyen de satisfaire nos désirs."
Après l’homme nouveau et le surhomme, voici l’homme sans genre
Mgr Tony Anatrella poursuit sa dénonciation du gender :
"Il faut bien considérer que les Organisations internationales, l'Onu, la Commission européenne et le Parlement de Strasbourg
imposent cette nouvelle idéologie dans l'ignorance des citoyens. […] Les
médias français ont ainsi valorisé, de façon démagogique et sans aucun
esprit critique, la création d'une Chaire sur le genre à Sciences
Po. à Paris au printemps 2010 alors que cette idéologie innerve
l'enseignement et les représentations sociales depuis des années. Comme
d'habitude l'idéologie à la mode d'une époque ne supporte pas la
critique comme dans les années 1950-1960, il était de bon ton, dans les
milieux dits intellectuels, de ne pas critiquer le marxisme, mais au
contraire de l'honorer dans toutes les disciplines. La plupart des
enseignements universitaires en étaient imprégnés. L'idéologie du genre passe maintenant à travers des lois qui ont pour objectif de créer la réalité sociale. C'est le cheval de Troie et
il est trop tard lorsqu'on le découvre. […]
Les démocraties, pour autant qu'elles
soient encore dans cette logique alors que nous sommes à l'ère des
lobbies et des dossiers bouclés idéologiquement d'avance, dans de
nombreuses instances internationales et européennes, créent souvent des
lois (technocratiques) au nom de simples aménagements techniques, comme
le ministre de la Justice l'avait dit en France lors du vote du Pacs
(1999), alors qu'elles engagent davantage une conception de la vie et
modifient le sens des réalités. C'est bien le sens de l'institution du
mariage qui en pâti. Le marxisme voulait inventer un homme nouveau, le nazisme un homme pur et la théorie du genre un homme délié de la différence sexuelle : l'homme et la femme sont interchangeables au nom de la fausse valeur de la parité, et les orientations sexuelles pourraient être à l'origine du couple et de la famille. Comment ne pas voir que le nihilisme et le révisionnisme des réalités majeures sont toujours à l'œuvre ?"
La France, pays préféré d’émigration des pays arabes
L'Université de Maryland a conduit une étude sur les relations entre les Etats-Unis et les pays arabes (pdf 95 pages).
Le résultat d'un sondage (page 58 –cf image ci-contre) publié début août auprès de 3976 personnes dans 6 pays arabes
(Egypte, Jordanie, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Maroc, Liban) est sans équivoque. A la question de savoir lequel des 7 pays suivants (France, Chine, Allemagne, Etats-Unis, Russie, Pakistan et Grande-Bretagne) ils choisiraient comme pays d'émigration, la majorité des sondés répondent… la France ! Un résultat 2010 (51%) en hausse par rapport à 2009 (36%) et 2008 (39%).
Plus loin (page 66), les mêmes déclarent admirer davantage Erdogan, Chavez et Ahmadinajad que Sarkozy ou Chirac.
Les jeunes du FN, entre la modernité et le discours de Le Pen
On découvre sur ce blog quelques aspects de l'université du FNJ, parmi lesquels :
"Nous étions à cette UDT une quarantaine de jeunes. […]
Le matin, aucune levée des couleur n’est prévue! Malgré des demandes réitérées, elles ne seront jamais montées. […] Les soirées ne sont pas mieux : aucune veillée n’est prévue. Il n’y a aucun esprit de groupe. David Rachline et ses amis vont dans leur coin avec leurs bouteilles d’alcool; les jeunes sont livrés à eux-mêmes et cela entraine des dérives. […] Dimanche, aucune Messe n’est proposée aux catholiques. A la demande d’un convoi pour la messe, David se réclame de la laïcité, et répond: «On a trop de choses à faire, on va pas non plus faire venir le rabbin»."
A la fin de l'Université, Jean-Marie Le Pen leur dira :
"vous devez respecter un code moral qui exclut le mensonge, la trahison, la lâcheté, la tiédeur, et la désertion. Pour
fortifier vos convictions, quand le doute vient à s’insinuer au fond de
votre cœur, repensez à Jeanne, dont nous allons en 2012 fêter le 600e
anniversaire : patronne de France, sainte de l’Eglise qui à 16 ans s’est
elle aussi engagée et qui à 19 ans avait scellé son destin, ayant
réussi à convaincre le roi de France lui-même de lui faire confiance, et
qui avait remporté des victoires contre des armées ennemies avant de
faire couronner le roi de France contre toute prévision, au prix de sa
vie : quel modèle indépassable pour vous, jeunesse de France ! Quand
nous voyons, face à cet éclatant exemple, ce que la religion du
matérialisme a donné : la décomposition des mœurs, de la Patrie, de la
famille. Alors, oui, votre choix, celui de la vraie résistance à la
pensée unique est le bon."
Succession au FN et entente à droite
De Pierre Baudouin dans Les 4 Vérités :
"Le prochain congrès du FN se rapproche. En janvier 2011, les militants du parti nationaliste devront choisir le successeur de Jean-Marie Le Pen. À l’heure actuelle, deux candidats sont connus : Bruno Gollnisch et Marine Le Pen. Naturellement, il s’agit d’une affaire interne […]. En revanche, cette succession peut nous intéresser du côté de l’entente à droite […]. De toute évidence, nous avons une petite « fenêtre de tir ». Sarkozy est moins allergique que Chirac à la droite nationale. Si le FN était, lui aussi, moins allergique que précédemment à la droite dite « parlementaire », peut-être pourrions-nous enfin remettre la gauche à sa place – c’est-à-dire dans l’opposition, y compris au plan local. […]
Dans l’état actuel des choses, j’aurais tendance à penser que Marine Le Pen est mieux placée que Bruno Gollnisch pour réaliser cette union. J’avoue volontiers que les convictions nettes de Bruno Gollnisch me plaisent davantage que les compétences médiatiques de Marine Le Pen, mais il s’agit ici de politique et les préférences personnelles n’y ont rien à voir. De toute façon, qui vivra verra."
Chapelle saccagée en Vendée
Roland Ouvrard, le maire d’Yzernay, près de Cholet, commente ainsi sa visite à la chapelle et à l’oratoire des Martyrs :
"Vandalisé, c’est un euphémisme. Parlez de véritable saccage, oui !"
Vendredi dernier, un employé communal a découvert «un spectacle de désolation » : vases à terre, statues renversées, ex-voto lacérés, livre de requêtes dégradé, vitraux explosés, portes dégondées.
La chapelle a été édifiée en 1863 par le comte René de Colbert comme lieu de sépulture de sa famille et pour rendre hommage au souvenir de plus d'un millier de victimes massacrées à cet endroit en 1794 pendant les guerres de Vendée. L'oratoire, situé à l'arrière de la chapelle, tel qu'on le connaît aujourd'hui, a été érigé en 1951 par les moines de Belfontaine. Dressé en souvenir d’un massacre de villageois pendant la Révolution par les colonnes infernales, l’oratoire a été spécialement ciblé. Les lieux sont privés. La famille de Fougeroux ne sait plus à quel Saint se vouer et vient de déposer une nouvelle fois plainte.
Le FN salue les propos de Mgr Brincard
Pierre Cheynet, Secrétaire départemental du Front National de Haute-Loire salue les propos de Mgr Brincard sur l’immigration :
"Après les polémiques entretenues par certains médias autour des déclarations du Pape sur les Roms, le Front National de Haute-Loire se félicite que l’évêque du Puy-en-Velay Monseigneur Henri BRINCARD ait cité le Catéchisme de l’Eglise Catholique pour rappeler que «les autorités politiques peuvent, en vue du bien commun dont elles ont la charge, subordonner l'exercice du droit d'immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect du devoir des migrants à l'égard du pays d'adoption».
L’hospitalité accordée aux migrants n’est en effet concevable que s’ils respectent scrupuleusement le pays qui les accueille, ses lois, ses coutumes, et tout ce qui contribue à l’élaboration d’un destin commun, fondé sur une identité nationale dont les racines sont chrétiennes, comme l’a fort justement rappelé Monseigneur BRINCARD, lequel a par ailleurs souligné que sans unité de la nation, les diversités conduisent à l’affrontement.
Ces déclarations prouvent que l’existence de règles et de sanctions attachées à la présence sur notre sol d’immigrés ayant ou non acquis la nationalité française est à la fois légitime et nécessaire, comme le Front National l’affirme depuis de très nombreuses années. Il serait du devoir de nos gouvernants de les faire respecter en permanence au lieu d'en faire un gadget électoral aux mains d'une majorité qui n’est, du reste, pas disposée à les appliquer."
Hervé Morin veut bien des Roms, mais pas dans sa commune
Lu sur Novopress :
"Devant les caméras, Hervé Morin a volé au secours des Roms dimanche dernier lors des universités d’été du Nouveau centre, parti qu’il préside. L’actuel ministre de la Défense a ainsi défendu l’idée «d’une société apaisée et de la reconnaissance», fustigeant les discours de «la haine, de la peur et du bouc-émissaire».
Des propos démagogiques qui ne sont plus d’actualité quand Hervé Morin s’occupe des affaires d’Epaignes (Eure), commune de 1 200 âmes qu’il dirige depuis 1995. En effet, un arrêté municipal daté du 2 juillet dernier a interdit l’invasion de nomades sur le territoire de sa commune, qualifiée d’«occupations illégales», de la part de «caravanes ou roulottes des gens du voyage», dénonçant «des dégradations occasionnées lors de ces passages», au nom de «la sécurité, salubrité et la tranquillité publique»."
Nouvelles publications du Pape
On annonce la prochaine parution le 13 mars 2011 du deuxième volume de l’ouvrage de Benoît XVI sur Jésus, actuellement en cours de traduction. Ce volume traitera de la Passion du Christ. A l’heure actuelle, la Librairie vaticane a entrepris des négociations avec pas moins de 18 éditeurs pour la publication simultanée de l’ouvrage en différentes langues. Le volume sur l’enfance du Christ est en cours de rédaction et sera le 3e de ce « Jésus de Nazareth ».
Il faut également signaler en matière d’actualité éditoriale de Benoît XVI la présentation du premier volume des oeuvres complètes (Opera omnia), qui compteront 16 volumes. Dans le premier volume intitulé « Théologie de la liturgie. La fondation sacramentelle de l'existence chrétienne », Benoît XVI explique pourquoi, à ses yeux, le premier document du Concile est celui de la liturgie :
"Ce qui à première vue pourrait sembler un hasard, se révèle, en regardant la hiérarchie des thèmes et des devoirs de l'Eglise, comme la chose intrinsèquement la plus juste. En commençant par le thème ‘liturgie', on met sans équivoque en lumière le primat de Dieu, la priorité du thème ‘Dieu'".
Enfin, le premier livre d'entretiens du pape Benoît XVI depuis son élection en 2005, avec un journaliste allemand, sortira en librairie "d'ici à la fin de l'année", a annoncé mardi le père Federico Lombardi. Les entretiens en allemand du pape avec le journaliste Peter Seewald se sont déroulés du 26 au 31 juillet à Castel Gandolfo, et Benoît XVI a répondu à des questions "sur des sujets divers". La publication est prévue en italien et en allemand et si possible dans d'autres langues. Le cardinal Joseph Ratzinger avait déjà accordé à deux reprises des entretiens au même journaliste, qui s'étaient concrétisés par la publication de deux livres: Dieu et le monde, en 2001, et Le sel de la terre, en 1997.
Chronique des expulsions-bidons
Le tribunal administratif de Lille a annulé ce jour sept arrêtés de reconduite à la frontière, pris par la préfecture du Nord à l'égard de Roms.
Le Vatican réagit aux propos de Khadafi
L'appel à la conversion de l'Europe à l'islam lancé à Rome, coeur de la papauté, par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a fait réagir le secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples Mgr Robert Sarah :
"Parler d'un continent européen converti en bloc à l'islam n'a aucun sens parce que ce sont les personnes qui décident seules et en toute conscience d'être chrétiens, musulmans ou de suivre d'autres religions".
Mgr Sarah a affirmé ne pas être spécialement "inquiet des propos de Kadhafi" qui ne sont qu'une "provocation manquant de sérieux et gratuite".
"[Le] vrai danger pour les Européens, c'est le relativisme, le manque d'attention à la foi, la faiblesse de la religion, l'indifférence au sacré […] véritables ennemis pour notre foi qui pourraient créer un terrain fertile pour l'éventuelle pénétration future de l'islam dans toute l'Europe".
Mgr Sarah, ancien archevêque de Conakry (Guinée), a également déploré un manque de "réciprocité entre pays musulmans et Occident" et des problèmes quant à "la liberté religieuse dans les zones musulmanes".
Maladie : Singapour a séparé l’assurance et la solidarité
Lu sur l'Institut Turgot le fonctionnement du système de santé singapourien :
"Singapour, cité-État d'environ 5 millions d'habitants, brille par les performances de son système de santé. Les dépenses y sont modérées (3,5% du PIB contre 11,1% en France) tandis que l'espérance de vie y est parmi les plus élevées de la planète (78 à 83 ans selon le sexe, contre 77 à 84 en France et 75 à 80 aux États-Unis). La densité médicale y est faible, mais le pays ne connait pas de pénurie de soins : il accueille chaque année 400 000 patients étrangers, venus d'Asie ou d'Océanie. Le portrait laisse rêveur.
Le compte épargne santé a été introduit en 1984. Des projets d'assurance santé nationale ont alors été étudiés, puis rejetés sur la base d'expériences étrangères : trop peu d'incitations des prestataires de soins à être efficaces, trop grande déresponsabilisation des patients. Depuis le système est structuré autour des « 3M ».
Medifund et Medishield sont deux mécanismes d'assurance sociale, le premier garantissant un accès aux soins aux patients qui ne peuvent payer leurs traitements (10% environ), le second couvrant les maladies très graves ou rares dont les coûts dépassent ce qu'un individu peut payer seul. Outre cela, un compte épargne santé, Medisave, est au cœur du système. Chaque individu doit épargner chaque mois une somme représentant 6 à 8% de son salaire. Les versements sont capitalisés et rapportent un intérêt annuel. Les comptes Medisave peuvent être utilisés pour s'acquitter des dépenses hospitalières, des frais chirurgicaux ou des consultations généralistes d'un patient ou de sa famille proche. Certaines limites sont placées à l'usage des fonds : pour payer les honoraires d'un médecin, le compte individuel ne peut être utilisé au-delà d'un certain seuil, correspondant généralement aux prix pratiqués dans les hôpitaux publics. Les patients demeurent libres d'accéder à des hôpitaux ou des cliniques privées, dont les tarifs sont dérégulés et qui peuvent exiger des paiements complémentaires.
Qu'ils passent par les systèmes publics (20% des soins primaires, 80% des soins hospitaliers) ou privés, les patients participent largement aux frais engagés. Il en est de même pour les médicaments. Dès lors, la sur-consommation est évitée et les comportements responsables encouragés. […] Depuis 2002, les soins publics sont scindés en deux réseaux qui se font concurrence et dont les performances sont publiques. Le succès de Singapour est d'avoir séparé les fonctions d'assurance et de solidarité."
A 13 ans, il a été interpellé 21 fois !
Son dernier larçin date de samedi : il a volé un octogénaire qui retirait de l'argent à un distrubuteur.
Le mineur est Roumain et cette affaire se passe en France.
Est-ce bien tolérable ?
De laisser vendre ce torchon dans des librairies françaises ?
Remboursement des emplois fictifs : Vanneste n’est pas d’accord
Le député UMP écrit à Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP :
"En tant que membre de l'UMP, parlementaire siégeant à l'Assemblée nationale sur les bancs du Groupe UMP, je vous demande solennellement d'apporter un démenti absolu et définitif à ces rumeurs. De récents sondages ont révélé le doute installé dans l'opinion publique sur la morale des responsables politiques, en particulier de la majorité. L'UMP doit donc avoir dans ce domaine une attitude exemplaire. Elle doit être irréprochable. Elle n'a pas à se prêter à je ne sais quelle transaction car on ne transige pas avec la délinquance, si elle est avérée, ce qui n'est pas actuellement le cas, et quels qu'en soient les auteurs. L'UMP est un grand mouvement démocratique : il ne serait pas convenable que des décisions soient prises « à l'insu du plein gré » de ses militants, et plus généralement des contribuables Français qui financent de leurs impôts la plus grande partie du budget des formations politiques. De manière plus générale, le climat moral de la démocratie Française est profondément altéré par le soupçon d'une société de connivence, à travers laquelle la France d'en haut, qu'elle soit de gauche ou de droite, trouverait des arrangements, quand celle d'en bas affronterait la crise dans sa brutalité. Certains n'hésitent pas, pour résumer cette situation, à parler d'UMPS. Ne leur donnez pas raison ! Sans vouloir attribuer à mon exemple une importance qui me ferait manquer de modestie, je vous rappelle que j'ai du faire face à un procès qui portait sur des propos, et non sur des questions d'argent. Je l'ai gagné au nom de la liberté d'expression, et je n'ai demandé aucune aide à la formation politique à laquelle j'appartiens et héritière de celle à laquelle j'ai adhéré en même temps que je m'engageais politiquement en 1977."
L’Aide Médicale d’Etat finance des cures thermales et le trafic du Subutex
Le député Thierry Mariani est interrogé dans Minute sur l'AME :
"L’Aide médicale d’Etat est nécessaire pour des motifs humanitaires : il est normal qu’un étranger en danger grave immédiat soit soigné dans notre pays. Mais ce que je veux, c’est en limiter les dérives. Ces deux dernières années, les dépenses de l’AME ont augmenté quatre fois plus vite que celles du régime général, soit 17% ; et ces dix derniers mois, accrochez-vous, elles ont augmenté, en Ile-de-France, de 66% ! On ne peut pas expliquer aux bénéficiaires du régime général que l’on cesse de rembourser certains de leurs médicaments pour tenir les 3% d’augmentation tout en maintenant l’AME, qui coûte 100 millions d’euros, au profit d’étrangers en situation illégale ! Par ailleurs, il n’est pas juste non plus qu’un Français paye un forfait hospitalier et pas un immigré illégal. Trouvez-vous normal que, dans les soins couverts par l’AME, l’on trouve les cures thermales ou la procréation assistée ? J’ajoute qu’un enfant né par assistance médicale rend inexpulsable l’immigré illégal qui a bénéficié de ce traitement… […]
je précise que je ne souhaite pas supprimer l’AME, car je vois venir ceux qui vont m’accuser de vouloir laisser mourir les étrangers… Je veux simplement que l’on remette de l’ordre dans ce système, car les dépenses sont en train d’exploser et les soins indispensables aux clandestins ne doivent pas couvrir les cures thermales ! Il faut avant tout distinguer la médecine nécessaire de la médecine de confort. Par ailleurs, il me semble légitime que les immigrés illégaux payent une partie des soins dont ils bénéficient. On ne peut pas demander aux Français – et aux étrangers en règle – de faire des efforts et laisser les clandestins dépenser l’argent du contribuable. Enfin je souhaite que l’on ne puisse accéder à l’AME qu’avec une seule adresse. Car actuellement, un clandestin voulant bénéficier de l’AME peut déposer son dossier à quatre endroits (son adresse personnelle, la Caisse primaire d’assurance maladie, une association caritative, le bureau d’aide sociale d’une commune ou d’un conseil général)… Le problème, c’est que le fichier devant vérifier qu’il n’y a pas double inscription (ou triple) n’est toujours pas mis en place. […]
Autrement dit un clandestin malveillant et malin peut très facilement frauder. En Géorgie, j’ai eu connaissance de l’existence d’un trafic de Subutex fourni par des dealers se le procurant gratuitement, en France, grâce à l’AME ! Fournir des drogues de substitution aux drogués et créer des filières internationales de drogues ne me semble pas une dépense indispensable… Il y a là un vrai problème de justice."
Les Français vont payer les années Chirac
Lu dans Minute à paraître demain :
"Ceux qui avaient adhéré à l’UMP sur la promesse de la « rupture », notamment avec les années Chirac, en seront pour leurs frais. Au sens propre du terme. A 25 euros l’adhésion de base, ce sont 66000 cotisations annuelles qui vont être englouties dans l’accord politico-financier sur le point d’être conclu en tre le parti présidentiel et la Ville de Paris, et aux termes duquel l’UMP remboursera 1 650 000 euros pour solde de tout compte dans l’affaire dite des emplois fictifs de la Ville de Paris alors que Jacques Chirac en était le maire. Avoir renouvelé son adhésion à l’UMP par foi en Nicolas Sarkozy et se retrouver à « solder », même pas à prix cassé, les c… de la période Chirac, voilà qui va faire plaisir aux 66000 adhérents, soit tout de même à un quart du nombre officiel d’encartés. Ceci pour l’anecdote, car l’essentiel n’est pas là mais dans le fait qu’en réalité, ce sont les Français qui vont payer.
Hypothèse 1 (bien que hautement improbable): l’UMP acquitte l’ardoise sur l’argent des adhésions. Aux deux tiers, c’est en réalité… l’Etat qui paiera. Donc nous tous. Et cela en toute légalité. Le système de financement de la vie politique française a été en effet très bien conçu. L’adhésion à un parti politique, via son association de financement, ouvre droit à une réduction fiscale de 66% (dans la limite de 20% du revenu imposable). Quand vous adhérez à l’UMP, vous versez en fait votre cotisation à l’ANFUMP, soit l’Association nationale de financement de l’UMP, reconnue par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Quelques mois plus tard, avant la date limite pour envoyer votre déclaration d’impôt, le trésorier de l’ANFUMP vous adresse un reçu fiscal qui vous permet de déduire les deux tiers du coût de l’adhésion de votre impôt sur le revenu. En clair: pour 25 euros versés à l’UMP, l’Etat vous rembourse 16,50 euros. C’est-à-dire qu’à supposer que l’UMP utilise l’argent de ses cotisants pour régler 1650000 euros, cette somme, sur le prochain exercice fiscal, va être aux deux tiers (1089000 euros donc) payée par l’Etat. […]
Hypothèse 2 (plus probable): la direction de l’UMP, soucieuse de ne pas irriter un peu plus des adhérents déjà un peu à cran, leur assure que leurs cotisations seront épargnées et que la douloureuse sera réglée sur les autres ressources du parti. Et c’est encore l’Etat qui paiera! Soit parce que cet argent proviendra des dons déjà évoqués, soit parce qu’il émanera de ce qui constitue l’essentiel des rentrées financières (déclarées) des partis: l’aide publique, calculée sur la base du nombre de voix obtenu aux dernières législatives (chaque voix rap porte environ 1,70 euro par an durant toute la mandature) ainsi qu’en fonction du nombre de parlementaires, ce qui va chercher dans les 30 millions d’euros par an rien que pour l’UMP. […]"
Le vide politique en Irak laisse les chrétiens sans défense
L'archevêque catholique de Bagdad, Mgr Jean Sleiman, déclare dans La Croix :
"Après une accalmie ces deux dernières années, les violences ont repris depuis les élections législatives de mars. Il y a eu beaucoup de départs, mais il est difficile de savoir précisément combien : les gens disparaissent, sans prévenir ! Les deux partis arrivés en tête ont toujours de la peine à se mettre d’accord pour former un gouvernement. Ce vide politique empêche toute action pour protéger les chrétiens.
Dans certaines régions, à Mossoul et dans une banlieue de Bagdad notamment, je n’hésiterai pas à parler de persécutions par des groupes fondamentalistes. Mais, d’une manière générale, je ne pense pas que les chrétiens soient plus visés que les autres dans les attentats. Cependant, n’étant pas protagonistes dans le conflit pour le pouvoir, ils sont encore plus déboussolés par les enlèvements et les voitures piégées. À l’embauche ou dans les concours, les chrétiens ont aussi moins de chances de réussite. […]"
