UE : création d’une autorité de surveillance financière
Les eurodéputés, la Commission et les États membres ont trouvé un accord, jeudi, à Bruxelles, pour créer de nouvelles autorités de surveillance visant la banque, l'assurance et les marchés. L'Europe se dote ainsi d'un appareil de supervision financière. Le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, s'est réjouit :
"Nous venons de franchir une étape essentielle : nous avons trouvé un consensus politique sur la création d'une supervision financière européenne"
Cette nouvelle autorité disposera d'un pouvoir direct de supervision sur certaines entités dites «paneuropéennes» comme les agences de notation ; ses pouvoirs pourront être étendus à d'autres institutions ou activités au fur et à mesure de l'adoption de nouvelles législations sectorielles. Ces pouvoirs ne pourront être confiés au superviseur qu'en cas de situation d'urgence ; pour agir, le superviseur devra prouver qu'il y a une atteinte à la solvabilité des banques ou à l'intégrité des marchés. Dotée d'un début de pouvoir réglementaire, la nouvelle autorité pourra suspendre la vente de produits jugés dangereux pour la stabilité financière.
Certains pensent que ce n'est pas une nouvelle perte de souveraineté. Mais on sait comment l'UE fonctionne : l'application du principe de subsidiarité n'est pas sa plus grande qualité…
Des maires rénovent les calvaires en Bretagne
À la présidence de l’association des Sept calvaires monumentaux de Bretagne, Dominique Cap, maire UMP de Plougastel-Daoulas, s’engage pour la promotion des calvaires bretons. Érigés aux XVIe et XVIIe siècles, ces « livres de pierre » retracent dans le granit ou la pierre de Kersanton la Passion du Christ et des scènes de la vie quotidienne. Dominique Cap explique :
"Depuis leur édification, les couleurs des statues ont été lessivées par le temps et la météo. Nous nous appuyons sur leur recoloration par images-lumière pour mieux valoriser ces précieux monuments"
L’association des Sept calvaires monumentaux de Bretagne regroupe depuis 2004 les maires des villes de Guimiliau, Pleyben, Plougastel, Plougonven, Saint-Thégonnec et Saint-Jean-Trolimon, dans le Finistère, et Guéhenno dans le Morbihan.
Les droits individuels revendiqués par des groupes de pression annoncent la fin des droits de l’homme
Mgr Tony Anatrella termine son propos sur l'idéologie du genre. Extraits :
"le mariage reste une institution structurante pour l'homme et la
femme, les enfants et la société. Il n'est pas une réalité à la libre
disposition du législateur, il fait partie du droit naturel puisqu'il le
précède. Il n'est pas un contrat et il exige des conditions qui lui
sont propres à commencer la différence sexuelle. […] Le mariage Institution est souvent défavorisé dans les sociétés occidentales au nom des droits individuels confondus avec des particularismes aléatoires et au détriment du bien commun. Bien entendu, les droits individuels ne sont pas sans intérêt quand ils ne sont pas détournés de leur finalité. […]Benoît XVI met en question le glissement actuel qui voudrait qu'on organise la société à partir de droits individuels sans que ceux-ci ne soient confrontés au sens du bien commun. Cette perspective de certains droits individuels revendiqués par des groupes de pression et quasiment reconnus par la Cour européenne des droits de l'homme n'annonce-t-elle pas la fin des droits de l'homme
dans leur dimension objective et universelle ? D'autant plus qu'au nom
des droits de l'homme tout et n'importe quoi est revendiqué. L'ONU, la Commission de Bruxelles et la Cour européenne des droits de l'homme
sont conditionnés par cette philosophie individualiste et subjectiviste
qui, à long terme, ne peut qu'altérer le lien social. […]
Il ne faut pas se le cacher, nous sommes engagés dans un combat d'idées
dont les citoyens ignorent souvent l'enjeu et dans lequel tout est fait
pour marginaliser l'Église qui est dans sa mission en soulignant les
conséquences sur le devenir de l'humanité de ce type d'idéologie. La
mise en cause du mariage est un des premiers aspects d'une stratégie
idéologique qui tente de redéfinir la sexualité humaine sur une base
idéaliste et qui va à l'encontre de la réalité de l'incarnation de
l'homme dans un corps spécifique. Les tenants de la théorie du genre
soutiennent l'idée que nous sommes tous des êtres humains avant d'être
des hommes ou des femmes. Ce sophisme généreux est une illusion car
l'être humain en soi n'existe pas. Nous ne sommes pas asexués. Nous ne
rencontrons que des personnes qui sont soit un homme soit une femme.
D'ailleurs, il n'y a pas d'autres identités en dehors de celles-ci. […][Les chrétiens] doivent agir pour que les différents parlements nationaux adoptent des
lois civiles qui ne soient pas en contradiction avec des principes
d'humanité. Pour les enjeux, l'idéologie du genre, produite par
les sciences humaines est un nouvel idéalisme à l'image du marxisme qui
est contraire aux intérêts humains. Or une société qui ne comprend plus
le sens de la différence sexuelle perd progressivement le sens de la
vérité des choses et favorise un sentiment profond d'insécurité. […] La guerre des sexes a remplacé la
lutte des classes. […] La maternité est également
considérée comme un handicap et une injustice puisque seules les femmes
portent les enfants. Il faut donc libérer les femmes de la maternité et
ce fait explique la multiplication des campagnes en faveur de la
contraception et de l'avortement."
Le problème de l’environnement doit être placé dans le cadre de la crise de la culture occidentale
Le père Duarte da Cunha, secrétaire général du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE) a déclaré :
"La proposition de l'Église est de
réfléchir sur ce thème en partant de l'homme et d'une anthropologie
adaptée qui tienne compte de toutes les dimensions qui le constituent.
Une écologie humaine doit être à la base du dialogue avec tous ceux qui
se préoccupent de la relation avec l'environnement".
Le cardinal Peter Erdö, archevêque d'Esztergom-Budapest et président du CCEE a rappelé que
"la question de l'environnement doit être placée dans le cadre plus
général de la crise de la culture occidentale. Parce que derrière les
cultures se trouve une vision du monde. La communauté humaine a besoin
de se placer dans le cadre de l'univers pour trouver les règles d'un
comportement raisonnable""Sans une vision du monde plus ou moins
commune, pas une seule et unique vision, mais un
minimum dénominateur commun objectivement partagé par la majorité de la
société, nous ne pouvons pas même établir des règles de comportement
parce que le droit ne suffit pas. Le droit sans moralité
ne peut fonctionner, parce qu'il ne peut faire abstraction de la
nécessité d'une observance spontanée des lois.Il existe une utopie postmoderne à prendre au sérieux,
selon laquelle la réglementation du comportement humain qui repose sur
le droit et sur la morale, peut être substituée par un autre ensemble
constitué de manipulations, à travers les médias, ou également à travers
des pratiques génétiques et des techniques électroniques sophistiquées
de contrôle du comportement humain. […] si le subjectivisme sans
limite dominant dans une certaine culture ne nous permet pas d'avoir une
vision d'ensemble du monde dans lequel nous vivons, nous ne pourrons
sentir notre responsabilité à l'égard de l'environnement.Nous
continuerons à nous concentrer sur le
'feeling', sur 'comment je me sens en cet instant'. Sans hier ni
lendemain, il n'existe que le moment présent dans lequel le contexte n'a
ni valeur ni sens. […] Si nous croyons en Dieu
créateur et propriétaire de ce monde nous croyons dans
sa providence. Dieu nous aidera également à respecter sa créature".
Un débat de fond est-il possible au FN ?
Suite au récit d'un jeune du FN sur certains aspects de l'Université d'été du parti de Jean-Marie Le Pen, Stéphanie Koca, secrétaire régionale du FNJ fait une mise au point, sans pour autant nier les faits :
"Cet article reprend des points isolés et les extrapole à l'extrême, avec
une mauvaise foi particulièrement malhonnête, dans le simple but de
régler des comptes avec la Coordination nationale et de créer une
scission de notre mouvement, sans se soucier de blesser et de
mépriser ceux qui ont consacré un temps fou à préparer ce séjour, et
minimisant le travail effectué en amont de cette UDT. Tout
n'était pas parfait, et ne pouvait l'être. Il ne faut pas oublier les
intempéries dont nous avons été tributaires durant tout le séjour, et
qui ont pu limiter un certain nombre d'activités. Nous avons essayé d'y
remédier, et nous pensons y être parvenus."
A la suite de quoi, les Jeunes avec Gollnisch répliquent :
"Car s’il y a, sous la plume de nos auteurs et dans nos articles, un
quelconque scandale, je crois que celui-ci réside dans les faits
dénoncés davantage que dans la dénonciation des faits. […] c’est bien en direction de la menace que font peser certains
dirigeants frontistes sur l’équilibre de notre idéal politique, et sur
la campagne interne, que nous nous efforçons d’attirer l’attention.[…] Oui ou non David Rachline confond-il laïcité et laïcisme lorsqu’il
interdit aux jeunes de se rendre en convoi à la Messe le dimanche? Oui
ou non une telle attitude est-elle contraire à l’esprit du Front
National et des BBR? A la défense des valeurs, également spirituelles,
défendues par le président dans son discours? […] Que l’on réponde enfin à ces questions, et peut-être concèderons-nous
alors à discuter. Car les agissements que nous dénonçons nous
paraissent de nature à diluer les valeurs que porte le Front National,
et à fausser la loyauté de la campagne interne."
Un débat d'idées (tant sur le fond que sur la façon de diriger ce parti) pourra-t-il émerger ? Peut-être, puisqu'on apprend que Louis Aliot, qui vient d'acheter une demeure dans le Roussillon avec Marine Le Pen, va créer un club de réflexion sur Internet, «Idées Nation», voué à nourrir
l’argumentaire à Mme Le Pen et à réactualiser la doctrine du parti.
Un village chrétien inondé volontairement au Pakistan
Lu sur le site de l'Aide à l'Eglise en détresse :
"Dans le Punjab, près de Multan, les habitants du
village chrétien de Khokharabad ont été touchés par les eaux
déviées délibérément, perdant leurs vies, leurs maisons et leurs
cultures. Khokharabad est un village chrétien près de Muzaffargarh, une ville
de 250.000 habitants dans les environs de Multan, au Sud de la
province du Punjab, dans le centre du Pakistan. La zone a été
fortement touchée par les inondations qui, selon des chiffres de
l’ONU, ont provoqué l’évacuation de plus de 800.000 personnes. Le
village a été entièrement inondé, avec de graves dommages pour la
population chrétienne locale, des gens pauvres vivant de
l’argriculture.Selon les informations envoyées à l’agence Fides par plusieurs ONG
locales œuvrant dans la zone, les inondations, dans ce cas précis,
ont été « orientées » : Jamshed Dasti, un homme politique
local de Muzaffargarh et propriétaire de terrains non loin du
village, a fait en sorte que des digues et des barrières soient
construites pour dévier le flux des eaux vers le village et ainsi
sauver ses possessions. Les habitants de Khokharabad n’ont même pas
été avertis et n’ont pas eu le temps de se mettre en sécurité : le
village entier a été balayé, on déplore une quinzaine de morts, et
377 réfugiés chrétiens se sont retrouvés sans toit."
Nicolas Sarkozy ne lit pas le Salon Beige
"[A]u
Conseil des ministres du 25 août, Hervé Morin, le ministre de la
Défense, évoque la promotion dans l'ordre de la Légion d'honneur du
général Pierre Gallois, 99 ans, un des pères de la dissuasion nucléaire.
Le général passe du grade de Commandeur à la dignité de Grand Officier.Intervention de Sarkozy: «Il faut se dépêcher parce qu 'il n 'est pas très bien.»
Morin : "En fait, il est mort, il y a deux jours."
José Manuel Barroso se prend pour le « président » de l’UE
Non seulement tout est fait pour axer toute la communication sur sa personne (embauche de 2 producteurs, 2 photographes et de journalistes pour accompagner Barroso dans ses voyages, création de 4 postes de rédacteurs de discours, installation de prompteurs dans la salle de presse…) mais en plus Barroso a décidé de prononcer chaque année un «discours sur l’état de l’Union», comme le président des Etats-Unis ! Il se lancera mardi prochain devant le Parlement européen.
Pas de réforme des retraites sans politique familiale
Véronique Besse, député MPF, propose d'amender le projet de loi réformant les retraites en s'appuyant sur les forces vives de notre pays : les associations et les familles. Elle a ainsi déposé 3 amendements :
- Prise en compte de l'activité des bénévoles dans les associations dans le calcul des droits à la retraite. Cela permettra de favoriser l'engagement associatif et de valoriser le mérite de ceux qui donnent leur temps gratuitement pour les autres.
- Majoration de la retraite des mères de famille de 2 trimestres supplémentaires à partir du deuxième enfant.
- Prise en compte des congés parentaux dans le calcul des droits à la retraite.
Pour Véronique Besse,
"Notre système de retraite ne peut être préservé que s’il s'accompagne d'une politique familiale ambitieuse car les enfants d'aujourd'hui seront les cotisants de demain."
Eric Besson nous prend pour des imbéciles
Bernard Antony fait sa rentrée :
"L’inénarrable Éric Besson vient de déclarer que pour « stopper » l’immigration clandestine, il fallait le faire « en s’attaquant aux filières » (belle découverte en vérité !) et « protéger mieux nos frontières ». De cela il ressort ou que ce monsieur est un imbécile ou qu’il prend les Français pour des idiots. On aimerait en effet qu’il expose de quelles frontières il parle : celles de la France largement démantelées ou celles de l’Union Européenne à l’intérieur de laquelle doit être respecté le principe de la libre circulation ? Une fois qu’il aura dit cela, on aimerait savoir comment il entend protéger les frontières qu’il invoque. La triste vérité est que comme toute la classe politique ce citoyen-ministre est incapable de remonter des effets aux causes. La première urgence est de « sortir de cette Europe-là » et de reprendre notre souveraineté sur notre sol."
Tensions entre la Slovaquie et les commissaires de Bruxelles
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"le Premier ministre slovaque Iveta Radicova continue de justifier son refus de participer au fond de sauvetage de la Grèce (signé par le précédent gouvernement). […] A propos des critiques du commissaire Olli Rehn :
«La façon dont cet homme, un responsable non élu de Bruxelles, a évoqué les membres librement élus du Parlement slovaque, était insultante. Je demanderai des excuses publiques à ce sujet lors de ma visite à Berlin.» «L'Europe ne doit pas être constituée d’un grand frère et de nombreux satellites qui doivent obéir aux plus grands, plus puissants et plus riches. Nous nous souvenons très bien de ce que cela signifie d'être un satellite… Je ne veux pas comparer, je veux seulement mettre en évidence que la démocratie signifie aussi écouter les arguments de ceux qui peuvent être très petits, mais sont conscients de leurs responsabilités. Dire que la Slovaquie agit de façon irresponsable, cela doit cesser. Pour le dire en toute clarté : quand des hommes politiques démocratiquement élus soulèvent des critiques, ils ont le droit de le faire. Mais les administrateurs européens n'ont pas ce droit, ils ne l’ont jamais.»"
Ségolène Royal est bien partie pour gagner
… le Prix "Press club, humour et politique", dont le jury vient de procéder à la troisième sélection de petites phrases pour l'édition 2010 :
Eva Joly, députée européenne (Europe-Ecologie): "Je connais bien Dominique Strauss-Kahn : je l'ai mis en examen".
- Bernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères: "J'ai bien pensé à démissionner, mais je n'ai pas voulu déserter".
- Lionnel Luca, député UMP des Alpes-maritimes : "Il n'y a pas besoin d'être de droite ou de gauche pour dire des conneries".
- Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes : "C'est moi qui maîtrise la rareté de ma parole politique, pour dire des choses intelligentes quand j'ai besoin de les dire".
- Dominique de Villepin : "Le Villepin nouveau sera gouleyant, fort en bouche et il aura de la cuisse".
Le Prix sera remis le 20 septembre.
Police vs Justice
Après les commissaires, un syndicat de gardiens de la paix s'en est pris aux magistrats en les accusant de "ne pas suivre le travail des policiers" et d'être à l'origine d'un "malaise" policier. Alliance (second syndicat de gardiens de la paix), déclare :
"policiers et gendarmes ne peuvent, seuls, résoudre la problématique de la montée de la violence si la réponse pénale n'est pas d'une plus grande sévérité".
"On ne peut combattre efficacement la délinquance si le travail des policiers n'est pas suivi d'effets par celui des magistrats".
"Une grande partie du malaise policier est lié à l'absence de réponse pénale".
En ce jour de rentrée scolaire, n’oublions pas le privé hors-contrat
Dans Présent, Rémi Fontaine revient sur l'importance du renouvellement du tissu social :
"Conformément à la fameuse formule selon laquelle la Contre-Révolution n’est pas une Révolution contraire mais le contraire de la Révolution, Jean Ousset écartait d’emblée un certain nombre de méthodes, procédés et moyens bien intentionnés certes mais souvent trop issus ou dépendants de cette Révolution (dialectique droite-gauche, constitution d’un « parti » politique, d’une franc-maçonnerie blanche, d’un grand rassemblement ou mouvement trop artificiel, activisme, agit-prop…), pour cultiver des principes plus enracinés dans ce qui fait non pas l’artifice mais l’essentiel d’une société.
C’est ainsi, rappelle Cyril Duchâteau dans Le Sel de la terre, que le (co)fondateur de la Cité catholique proposait notamment « l’action capillaire » : « Cette méthode consiste pour le chrétien à diffuser les principes de vérité dans son milieu naturel, soit de façon personnelle en créant un cercle de travail appelé “cellule”, soit de façon organique en créant des réseaux d’amitié contre-révolutionnaire, professionnels ou internationaux. Elle est dite capillaire parce qu’elle vise à renouveler le tissu social en l’irriguant grâce aux réseaux, comme font les vaisseaux capillaires pour le corps humain. » Et Permanences de nous rappeler « les 3 degrés de l’action » : des individus aux institutions en passant par des groupes intermédiaires de toutes sortes.
[…] Or, en l’espace d’un demi-siècle, un saut qualitatif brusque a été malheureusement franchi en matière de culture de mort. A tel point que la plupart de nos organes institutionnels, pour reprendre la métaphore organique, ont plus besoin aujourd’hui d’anticorps résistant et luttant contre leurs toxines que d’être irrigués par des vaisseaux capillaires, même si cette action capillaire et missionnaire demeure légitime, nécessaire et bienfaisante dans son ordre. […] Disons pour faire court et par un exemple ponctuel en ce jour de rentrée scolaire, que sans renoncer à agir dans l’Education nationale ni dans l’Enseignement catholique sous contrat, nous avons à cette heure prioritairement besoin de l’alternative des écoles indépendantes telle que tend à la susciter, la promouvoir, la soutenir et l’harmoniser la très auxiliaire Fondation pour l’école d’Anne Coffinier, à la fois selon les principes d’un juste communautarisme et selon ceux d’Ichtus."
L’Eglise orthodoxe serbe salue la mémoire du général Gallois
Le patriarche serbe Irénée a adressé à M. Dusan Batakovic, ambassadeur de Serbie en France, la lettre suivante, en date du 25 août 2010 :
"Votre Excellence,
A l’occasion du rappel à Dieu de Pierre-Marie Gallois, général d’aviation à la retraite, homme de grand zèle et combattant pour la justice, la liberté et la vérité, ami sincère du peuple serbe, bienfaiteur de notre Eglise orthodoxe et décoré de l’ordre de saint Sava, nous prions Votre Excellence de transmettre à la famille du défunt et au peuple français le profond sentiment de condoléance au nom du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe serbe, du peuple serbe, comme en notre nom personnel.
Nous adressons au Seigneur et au Sauveur Jésus Christ, qui est la résurrection et la vie (Jn. 11,25), nos prières pour le repos de sa noble âme.
Le patriarche serbe Irénée"
Il faut revoir l’enseignement de l’histoire
Dans Valeurs actuelles, Fabrice Madouas signe un plaidoyer pour l'enseignement de l'Histoire et dénonce :
"l’erreur commise dans les années 1980 par les promoteurs des pédagogies dites “nouvelles” (comme l’histoire !) dont l’influence est aujourd’hui décisive. S’inspirant de réflexions conduites en France dans l’entre-deux-guerres et mises en œuvre d’abord aux États-Unis, privilégiant le développement de la personnalité de l’enfant, ils ont mis l’accent sur les disciplines d’éveil et décrété que l’élève était apte à construire lui-même son propre savoir.
Appliqué à l’histoire, un tel programme a sonné le glas de la narration au profit de la sacro-sainte étude de documents. «Comme me le rappelait récemment un jeune prof d’histoire, avec une ironie non teintée d’amertume, on voudrait nous obliger à faire réfléchir les gosses sur les civilisations à partir d’un tesson de poterie…» Les planches colorées montrant saint Louis sous son chêne, Louis XIV à Versailles et les poilus dans les tranchées ont été critiquées pour leur naïveté. «Du moins l’émotion était-elle éveillée chez l’enfant, et son intérêt aiguisé»: elles ouvraient «un chemin initiatique vers la vérité», elles permettaient à l’élève de s’inscrire dans l’histoire en se situant dans l’espace et dans le temps."
L’Observatoire du « Made in France » tire le signal d’alarme
Le ministre de l’Industrie Christian Estrosi a créé l’Observatoire du “fabriqué en France”. Cet Observatoire s’appuie sur trois indicateurs : la part française des produits fabriqués en France, la production nationale rapportée au marché intérieur et la part des produits fabriqués en France dans le marché intérieur. Le constat de la première édition est alarmant.
La valeur de la production revenant aux acteurs français des filières est passée pour l’ensemble de l’industrie de 75 à 69% de 1999 à 2009. Alors que la production nationale représentait 104% du marché intérieur, elle a chuté à 99%. Pour 100 produits achetés en France par les consommateurs, 66 étaient fabriqués en France il y a dix ans contre 62 aujourd’hui. Tout cela se traduit concrètement par la perte de près de 600 000 emplois dans l’industrie en 10 ans.
L'observation est une chose. Il faut ensuite passer à l'action et permettre aux entreprises françaises et à leurs sous-traitants de produire français.
L’abbé Gollnisch nouveau directeur général de l’Oeuvre d’Orient
Prêtre du diocèse de Paris et frère de Bruno Gollnisch, le Père Gollnisch succède à Mgr Brizard à la tête de l'Œuvre d'Orient, aujourd'hui.
L'Œuvre d'Orient est la seule association française entièrement consacrée à l'aide aux chrétiens d'Orient.
Agé de 57 ans, curé de la paroisse Saint-François de Sales (Paris 17e), doyen de la Plaine Monceau, il a étudié au séminaire français de Rome, a été l'un des fondateurs de la Maison Saint Augustin (lieu de discernement et de formation en vue du ministère de prêtre diocésain) et du séminaire de Paris, mis en place par le Cardinal Lustiger. Grand voyageur, il connaît la plupart des pays dans lesquels l'Œuvre intervient.
Comme Hervé Morin, Martine Aubry veut bien des Roms mais loin de chez elle
La présidente de la communauté urbaine de Lille a demandé en juillet au TGI de sa ville l'expulsion d'un camp de Roms à Villeneuve-d'Ascq. Un document émanant de la justice indique :
"La Communauté urbaine de Lille, EPCI, représentée par sa Présidente, domiciliée en cette qualité 1, rue du Ballon à Lille, (…) a l'honneur de vous exposer (…) qu'elle est propriétaire d'une parcelle (…) que, depuis plusieurs jours, plusieurs véhicules et caravanes s'y sont installés, sans droit ni titre (…) qu'il s'agit d'une violation flagrante de son droit de propriété (…) et qu'il y a donc urgence à ordonner leur expulsion".
Cette demande date du 19 juillet dernier. L'expulsion a été prononcée par le tribunal de grande instance de Lille le 21 juillet. Elle a été suivie d'une demande de réquisition de la force publique pour faire exécuter le jugement, le 23 juillet.
Cela n'a pas empêché Martine Aubry de condamner les expulsions de Roms à Paris ou La Rochelle en août. Interrogée sur cette hypocrisie, elle a nié :
"Il n'y a pas eu de demande de la communauté urbaine en juillet. Il y en a eu, je le sais, de la part de maires."
Les documents montrent que Martine Aubry a menti.
La crise démographique entraîne une catastrophe culturelle
Le président de la conférence des évêques d'Italie, le cardinal Angelo Bagnasco, a averti au cours de son homélie de dimanche, que l'Italie est confrontée à une «grave catastrophe culturelle» à cause de son taux de natalité désastreux. Celui-ci est passé de 1,23 enfant par femme en 2004 à 1,32 actuellement, un léger mieux qui est très loin d'être suffisant pour remplacer les générations en Italie :
"Que l'Italie ne jouit pas d'une bonne santé sur le plan de la natalité, cela est évident aux yeux du monde entier. Que les autres pays ne s'en préoccupent pas, cela va de soi, mais que nous ne nous en préoccupions pas, et que nous ne nous en occupions pas est stupide. […] Quelles peuvent être les conséquences négatives, à tous les niveaux, de cet hiver démographique ? Ceux qui réfléchissent et s'informent les connaissent, sur le plan économique, politique, social, psychologique, culturel, ecclésial.
Il peut paraître étrange de parler du rapport entre la démographie et la démocratie, mais il faut quand même reconnaître que l'équilibre démographique n'est pas seulement nécessaire à la survie physique d'une communauté – sans enfants il n'y a pas d'avenir ! – mais qu'il est la condition pour cette alliance entre les générations qui est essentielle à une dialectique démocratique normale. C'est pourquoi l'Eglise, depuis longtemps, dit qu'en Occident, derrière la baisse démographique se trouve une grave catastrophe culturelle. Je ne vais en souligner qu'un aspect.
Le manque d'enfants n'annonce pas seulement un avenir automnal : dès maintenant il a créé un déséquilibre entre les générations, il est la cause d'une pauvreté éducative, pas seulement parce que nous autres adultes, nous soustrayons à notre charge éducative, mais aussi parce que nous ne sommes plus éduqués nous-mêmes. Les enfants et les jeunes, en effet, nous obligent à nous remettre en question ; ils nous obligent à sortir de nous-mêmes alors que l'âge et les infirmités nous incitent à nous replier sur nos propres besoins immédiats. Ce ne sont pas seulement les parents qui, ayant des enfants, doivent changer leur manière de voir l'avenir et leur style, et doivent aussi penser et s'organiser en fonction des différents âges de leurs enfants. C'est la société dans son ensemble qui doit se penser et s'organiser en ce sens. […]"
Et c'est valable pour la France.
Terreur dans l’intermarché
Lu dans Le Parisien :
"Il est plus de 16 heures hier quand une altercation éclate entre trois jeunes gens et le vigile à l’intérieur du magasin Intermarché de Gouvieux, non loin de la boulangerie. Rapidement, les noms d’oiseaux font place aux coups. Les clients et le personnel assistent médusés à un déchaînement de violence. […] Les jeunes s’en sont pris au vigile, mais en plus ils ont ravagé les rayons. Ils ont commencé à lancer des bouteilles, mais aussi des vélos sur les clients et les caissières. » […] Pour tenter de les maîtriser, le gardien essaie de se défendre avec les moyens du bord. Il se saisit d’une bouteille et en assène un coup sur la tête de l’un des agresseurs. […] Toujours aussi déchaîné, le trio décide de signer son passage dans le commerce en vandalisant la porte vitrée de l’enseigne. A l’intérieur de cette grande surface située en plein centre-ville de Gouvieux, un véritable spectacle de désolation règne dans les allées. Des objets fracassés jonchent le sol.
A cette heure d’affluence, les clients se pressent autour des caisses. Ils essaient d’éviter les projectiles qui leur arrivent dessus. Aucun ne sera blessé. Devant la tournure des événements, les gérants du magasin préfèrent fermer prématurément les portes du commerce. Le trio n’aura pas le temps de s’enfuir. La gendarmerie a été alertée. Elle interpelle les fauteurs de troubles avant qu’ils aient le temps de prendre la poudre d’escampette."
Les voyous sont âgés de 19 ans à 21 ans. Ils sont déjà défavorablement connus des forces de l’ordre.
Arte cède face aux caïds de banlieue
Mardi, la soirée Théma de la chaîne Arte a été écourtée. Intitulée «Femmes: pourquoi tant de haine?», elle s'est vue amputer, à la dernière minute, du documentaire "La cité du mâle", sur la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine, cette ville du Val-de-Marne où, en 2002, Sohane a été brûlée vive dans un local à poubelles par un jeune homme de 19 ans. Le documentaire compile des témoignages de jeunes habitants de cette cité, filles comme garçons. A mots crus, provocants, ils y parlent de leur vision, qui ne peut que choquer, des relations hommes femmes. L'un d'eux y explique la différence entre «les filles bien» et les «chiennes», celles «qui se font trouer» avant le mariage. Sur les coups portés aux femmes, une jeune fille assure: «Je dis pas faut cogner, mais une petite claque ça fait pas de mal».
A 1 heure de la diffusion, vers 21h, Emmanuel Suard, directeur adjoint des programmes d'Arte France, indique :
"nous avons été contactés par des protagonistes du documentaire qui se disaient victimes de menaces et de pressions, et qui demandaient la déprogrammation."
Daniel Leconte, président de la société Doc en Stock, qui a produit la soirée Théma, rapporte :
"Une fixeuse (intermédiaire entre le terrain, dont il est originaire, et les journalistes qui enquêtent, ndlr) que nous avions engagée a demandé à voir le film en milieu d'après-midi. Après 5 mn de diffusion, elle a été prise de panique. Elle nous a dit qu'elle avait des enfants, une famille, qu'elle avait peur".
Arte compte reprogrammer le documentaire, après enquête sur la réalité des menaces rapportées. Daniel Leconte dénonce un «précédent inadmissible» et regrette d'avoir dû céder face aux «pressions de caïds de banlieue».
Après les SDF, les SPF
Interrogée, Marine Le Pen a estimé qu'Eva Joly, née norvégienne et qui a acquis la nationalité française par mariage, devrait s'abstenir de se présenter à l'élection présidentielle de 2012. Elle a qualifié l'ancien juge d'instruction de l'affaire Elf de «sans patrie fixe».
«Mme Joly a quitté la France en 2002»
En Norvège, elle a créé un organe de lutte contre la corruption «auprès du gouvernement norvégien».
"soutenir la candidature de quelqu'un qui, tous les cinq ans, décide d'aller un coup dans un des pays dont elle a la nationalité, un coup dans l'autre, me paraît tout de même assez particulier. M. Cohn-Bendit a été élu député européen en Allemagne puis en France.
La vice-présidente du FN a conclu que les Verts sont «les nomades de la politique».
Bruno Gollnisch a défendu la même position :
"Il n'est pas injurieux envers Mme Joly de constater que ses éléments concrets de rattachement à la France sont assez fragiles. Ce n'est pas un problème juridique, mais de savoir-vivre."
3 jours plus tôt, Jean-Marie Le Pen avait déclaré :
"C'est une question de bon sens et de pudeur, une question de bienséance. On ne se présente pas à la présidence de la République d'un pays avec lequel on n'a pas de lien direct, même pas celui de la naissance."
2 septembre : mémoire des martyres de la Révolution
La Croix rapporte le pèlerinage de 2000 personnes, mardi 31 août, à l’île Madame (Charente-Maritime), qui commémore le martyre de 800 prêtres réfractaires au serment constitutionnel exigé par la Convention en 1794.
800 prêtres de tout le Grand Ouest, réfractaires au serment constitutionnel exigé par la Convention et enfermés là, en 1794, sur ces bateaux amarrés à l’embouchure du fleuve Charente, oubliés dans des cales où sévissaient le typhus, le scorbut… Des centaines sont morts au fond de ces bateaux-prisons, d’autres sur l’île Madame où ils finirent par être débarqués. Seuls 228 ont survécu et furent enterrés dans l’île. Soixante-quatre ont été béatifiés en 1995.
A propos des martyres de septembre, voir mon post de l'année dernière.
Que fait SOS Racisme ?
Dans le quartier St-Jean à Avignon, Nicolas Hurlin a été agressé par une bande, après avoir été insulté ;
“sale blanc, sale Français de merde."
Sa soeur et son amie sont prises à partie. Nicolas les rejoint. Les
coups pleuvent. Il est grièvement blessé à l’oeil droit. Il a le visage
en sang.
Le prévenu Omar Yachou a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve. Le racisme anti-blanc ne semble pas avoir été pris en compte.
Les États ont tort d’élargir les droits du mariage au concubinage, au pacte civil et aux homosexuels
Poursuivant son entretien sur la théorie du genre, Mgr Tony Anatrella déclare :
"le Saint-Père rappelle que le mariage ne concerne que
l'alliance engagée seulement entre un homme et une femme et qu'il serait
déraisonnable et injuste d'en attribuer les caractéristiques à des
situations relationnelles qui sont d'une autre nature. Le Pape souligne
avec raison que «les États sont appelés à mettre en œuvre des politiques qui promeuvent le caractère central et l'intégrité de la famille,
fondée sur le mariage entre un homme et une femme, cellule première et
vitale de la société, prenant en compte ses problèmes économiques et
fiscaux, dans le respect de sa nature relationnelle» (n. 44).Autrement dit, les États ont tort d'élargir les droits inhérents au
mariage à des situations comme le concubinage, le pacte civil et des
duos homosexuels qui ne présentent pas les mêmes propriétés et les mêmes
vertus. C'est ainsi que l'on fracture l'anthropologie au lieu d'en
avoir une vision unitive.
Mgr Marchetto, secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, démissionne
Mgr Marchetto s'était fait remarquer ces derniers jours pour ses propos virulents contre les mesures anti-Roms du gouvernement français.
Le fait que La Croix prenne le soin de préciser que cette démission n'est pas une mise à la retraite anticipée met la puce à l'oreille, comme une boussole indiquant le sud !
FN : la campagne est lancée
Marine Le Pen a présenté
aujourd’hui un comité de soutien pour sa candidature à la présidence du
Front national. Elle en a confié la présidence à Alain Jamet. Celui-ci est l’un des plus vieux amis de Jean-Marie
Le Pen,depuis les années 1950, avec la Corpo de droit, les Jeunes
Indépendants de Paris et le mouvement Poujade. La
désignation d’Alain Jamet doit être comprise comme un signe adressé par
Marine Le Pen aux adhérents du Front national qui la soupçonnent de
vouloir rompre avec l’héritage historique de la droite nationale.
Connaissant les qualités de communication de sa rivale, Bruno Gollnisch a déclaré hier sur Radio courtoisie :
"Avec Marine Le Pen, le Front national s’est doté d’un excellent porte-parole. Il lui faut maintenant se doter d’un président"
La stratégie de Gollnisch pour essayer de succéder à Jean-Marie Le Pen semble être de dissocier l’aptitude de Marine Le Pen à porter la parole
frontiste dans les médias des qualités nécessaires à l’exercice de la
présidence du FN. Des qualités de «hauteur de vues» et de capacité de «rassemblement» dont il estime être doté, au contraire de sa rivale, dont il juge aussi l’«entourage» agressif.
Demain on rase payant
Les impôts vont augmenter, l'Etat ne trouvant pas le moyen de financer autrement son déficit.
Même si l'expérience montre que la hausse des prélèvements ne résout pas les problèmes.
