« génération de jeunes chrétiens insaisissables »
C'est ainsi que les journalistes de La Croix définissent les pélerins de Chartres :
"ils sont nombreux à « surfer » d’un groupe à l’autre, sans se soucier des clivages sociologiques et des antagonismes idéologiques qui ont longtemps façonné les mouvements dans l’Église de France : tel est étiqueté comme « social », tel autre « identitaire », tel autre encore « charismatique », ou « tradi »…
[…]Phénomène marginal ?
Ce n’est pas un hasard si le cardinal André Vingt-Trois a choisi d’intervenir ce week-end pour la première fois au cours du « ppèlerinage de chrétienté ». Une manière pour l’archevêque de Paris d’approfondir le lien avec des groupes vivants et plus contrastés qu’on le croit, dans la mesure où cette marche draine des fidèles de toutes provenances. […]"
Douce France
Un Carcassonnais de 18 ans soupçonné d'avoir grièvement blessé un autre habitant du quartier sensible du Viguier, d'un coup de hachoir porté à la tête, le 7 mai dernier en soirée, a finalement été remis en liberté sous contrôle judiciaire, hier en fin d'après-midi.
Moscou reste ferme face aux homosexualistes
La mairie de Moscou a interdit pour la cinquième année consécutive la gay pride prévue le 29 mai au centre-ville.
Voilà qui rejoint l'analyse géopolitique signalée il y a peu.
Le baptême, c’est une logique de vie, pas d’identité !
C'est ce que vient de découvrir une famille à laquelle le curé vient de refuser le baptême de leur troisième garçon. Le prêtre leur a expliqué regretter que "les baptêmes des aînés du garçonnet n'aient pas été suivis d'une éducation religieuse dans le cadre du catéchisme et que la démarche du sacrement n'ait pas fructifiée dans le temps" :
"Le baptême, c’est une logique de vie, pas d’identité . En ne donnant pas à l’enfant d’éducation chrétienne, on ne lui offre pas la possibilité de connaître celui au nom duquel il a été baptisé. (…) Si on veut qu’un enfant découvre le goût de la tielle, il faut l’obliger à la goûter "
Bien entendu, les parents sont offusqués, tout comme ceux qui ne comprennent pas que le même curé refuse comme parrain ou marraine des personnes baptisées mais n'ayant pas reçu le sacrement de l'Eucharistie. Pourtant les Sacrements sont soumis à des règles précises définies par le Code de Droit Canonique et que chaque catholique se doit logiquement de respecter :
Can. 850 (…)
2 les parents de l'enfant à baptiser, ainsi que les personnes qui vont assumer la charge de parrains, seront dûment instruits de la signification de ce sacrement et des obligations qu'il comporte;
Can. 868 – § 1. Pour qu'un enfant soit baptisé licitement, il faut:
2 qu'il y ait un espoir fondé que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif.
Can. 874 – § 1. Pour que quelqu'un soit admis à remplir la fonction de parrain, il faut:
3 qu'il soit catholique, confirmé, qu'il ait déjà reçu le très saint sacrement de l'Eucharistie et qu'il mène une vie cohérente avec la foi et avec la fonction qu'il va assumer;
Le FLN doit reconnaître ses crimes
Le député UMP Thierry Mariani vient de déposer une proposition de loi :
"La France reconnaît les souffrances subies par les citoyens français d’Algérie victimes de crimes contre l’humanité commis du 19 mars 1962 au 31 décembre 1963 du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique."
Il rappelle que dès la fin du mois de mars 1962, les représentants de l’État français ont commencé à se retirer des villes et villages d’Algérie.
"Les musulmans, notables, anciens combattants et en général ceux qui avaient participé d’une façon ou d’une autre à l’administration du pays furent rackettés, arrêtés, torturés, forcés de céder leurs biens, le plus souvent tués et leurs filles violées ou mariées de force."
Ces exactions, pillages, viols, meurtres répondaient à une politique concertée, décidée au plus haut niveau de l’appareil du FLN, visant notamment à faire partir toute la population non musulmane d’Algérie. Les massacres d’Oran du 5 juillet 1962 s’inscrivent dans cette logique :
"des unités militaires du FLN se répandirent dans tous les quartiers d’Oran, entrant dans les lieux publics, pillant les magasins et entrepôts, forçant les portes des appartements, rassemblant les non-musulmans, les emmenant dans des commissariats ou d’autres centres de détention, les tuèrent ou les livrèrent à la foule qui lyncha, après les avoir torturés, ceux qui lui étaient livrés ». « Policiers et soldats français observaient les tueries, qui avaient lieu parfois à quelques mètres de leur casernement, sans qu’aucun d’entre eux ne soit intervenu".
"Il y a eu, dans l’année suivant le cessez-le-feu [du 19 mars 1962], plus d’enlèvements et d’assassinats de musulmans pro-français, de juifs ou civils européens que durant toutes les années de guerre précédentes. Les spécialistes estiment à cent mille les victimes de ces massacres commis sur des populations désarmées, toutes assassinées dans des circonstances atroces".
Une stratégie d'épuration qui demande toujours réparation.
Par peur du politiquement incorrect….
Taclé par Bruno Gollnisch, renié par le CNI, gênant pour l'UMP, Christian Vanneste va finir par se retrouver tout seul. Lu sur Ouest-France :
"Gilles Bourdouleix [Président du CNI, NDPC] réclame des excuses à Nathalie Kosciusko-Morizet (…) :
« Suite aux propos inacceptables de Christian Vanneste faisant un amalgame imbécile entre homosexualité et pédophilie, Nathalie Kosciusko-Morizet a expliqué qu’il n’était pas UMP mais CNI, laissant entendre que ces propos pouvaient être ceux de notre parti politique. Or, Christian Vanneste n’est plus membre du CNI. Le CNI laisse 48 heures à Nathalie Kosciusko-Morizet pour présenter des excuses publiques. Au-delà de ce délai, la justice sera saisie pour réparation de ces propos calomnieux. »
Réforme des retraites : Où sont passées les promesses de Nicolas Sarkozy à l’égard des familles ?
Une fois de plus, Christine Boutin râle contre les promesses non tenues de Nicolas Sarkozy. Et elle a raison :
"La retraite par répartition – à laquelle les Français sont attachés – ne peut marcher qu’avec une jeunesse nombreuse et bien formée pour payer les retraites de ses contemporains. « Les familles avec deux enfants et plus doivent être au cœur de la réforme sans quoi elle sera injuste et inefficace. »
Le PCD préconise la mise en œuvre immédiate de mesures concrètes qui permettront de rendre justice à l’effort des mères et des familles dans le renouvellement des générations comme une meilleure prise en compte du congé maternité (qui ne compte pas aujourd’hui comme période cotisée pour la retraite), ou un système de bonus à appliquer aux pensions de retraite en fonction du nombre d’enfants élevés, etc."
Mais une fois encore, Christine Boutin maintient le lien d'association qui existe entre son parti, le PCD et le parti de Nicolas Sarkozy, l'UMP. Est-ce cela, un cheval qui laboure ?
L’Union monétaire européenne, un système Madoff
Bernard Connolly, économiste sorti d’Oxford, a été pendant 17 ans fonctionnaire de l’administration européenne et chargé à ce titre de mettre sur pied la monnaie unique de l’Union. En septembre 1995, il publiait un livre sous le titre « Rotten heart of Europe » (publié en français chez Albin Michel sous le titre « La sale guerre de la monnaie européenne ». ). Dans le mois qui suivit, il fut mis à pied par Bruxelles. Il annonçait l’échec programmé de l’euro. 15 ans plus tard, il n’a pas changé d’avis. Il a écrit une étude, publiée le 14 mars par l’Institut Turgot. Extraits :
"Jusqu’au début de la crise financière mondiale, l’Union monétaire européenne était peut-être l’exemple au monde le plus flagrant d’un système Madoff à grande échelle. Plusieurs pays de la zone euro (l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande), avaient des déficits courants élevés ou croissants, que ne justifiaient ni l’attrait d’une croissance rapide de la productivité, ni celle de taux de rentabilité attendus sur les investissements. En fait la croissance de la productivité ne cessait de diminuer, alors que les déficits y augmentaient […] Pourquoi ces pays se trouvaient-ils dans cette situation ? S’interroge Connolly. La réponse est simple : c’était la faute de l’Union monétaire. (Dans ces quatre pays), le niveau élevé de la demande intérieure n’était qu’un effet de la bulle mondiale de crédit. Cependant, la bulle y était considérablement amplifiée parce que le marché pensait qu’en l’absence de monnaies nationales, du fait de l’Union monétaire, il ne pouvait plus y avoir de crise financière".
Les Espagnols, les Grecs, les Portugais et les Irlandais vivaient à crédit et pensaient pouvoir toujours emprunter plus, pour rembourser leurs dettes tout en continuant de dépenser. C’est bien un système Madoff.
L’installation de l’islam en France
Le Centre de recherches sur le terrorisme dresse un panorama des principales structures musulmanes en France. Extraits :
"La première installation visible de l’islam sur le territoire français remonte à 1922, quand fut terminée la Mosquée de Paris ,[…]. Sa construction partait d’une bonne intention : montrer notre reconnaissance aux soldats d’Afrique du Nord pour l’effort de guerre fourni à nos côtés dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Cette intention était néanmoins viciée, car elle reposait sur un déni de notre législation. En effet, depuis la loi du 9 décembre 1905, dite sur la séparation des Églises et de l’État, selon le texte, «La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte». […] Or, pour édifier la mosquée de Paris, le gouvernement a fait voter la loi du 19 août 1920, lui permettant de financer les lieux, et à la ville de Paris de fournir gratuitement le terrain. Le début de l’arrivée en force de musulmans correspond à 1962, quand, parmi les Harkis, ceux que leurs officiers étaient parvenus à sauver du poignard FLN débarquèrent en France. Nous les reçûmes bien mal, réservant une plus grande faveur à la vague suivante, celle des travailleurs immigrés du Maghreb. Avec eux, allait commencer le temps des exigences.
Les premières tensions éclatent au début des années 70, dans les foyers Sonacotra. Des mouvements de grève des loyers se mettent en place […]. Des étudiants maoïstes en sont les organisateurs. On entend alors ces gauchistes soutenir des revendications religieuses. Ils demandent la fermeture des bars et des lieux de prière dans les foyers. Pour calmer le jeu, l’État s’incline. Certes, à partir de 1979 on n’entend plus parler de ce type de grève ni de démonstration de force dans les foyers, mais la République a montré sa faiblesse. Ce faisant, elle a préparé le terrain des islamistes qui, déjà, sont présents sur le territoire.
Tout commence avec l’arrivée de « Foi et Pratique », en 1962. Cette organisation appartient au Jamaat Al-Tabligh […]. Par groupe de deux ou trois, ils se rendent dans les bars fréquentés par les Maghrébins et invitent les consommateurs d’alcool à rompre avec cette habitude. […] Mais, déjà, une nouvelle vague islamiste monte de l’immigration maghrébine. Elle se développe entre revendication politique, frustration identitaire et radicalisme religieux. Elle va bénéficier du soutien financier de l’Arabie Saoudite. En 1977, cette dernière ouvre une succursale de la « Ligue islamique mondiale » à Paris, rue François Bonvin, dans le XVème arrondissement. Cette ONG nourrit la prétention de convertir le monde entier à l’islam. Pour asseoir son influence, elle distribue de l’argent à tous ceux qui lui présentent un projet « islamique », édifier un lieu de culte ou soutenir une association cultuelle. […]
Dès 1983, naît une fédération, l’UOIF ou Union des Organisations Islamiques de France. […] Dans les faits, l’argent arrive de Riyad, transporté dans les valises des responsables. […] En faisant de la fédération de l’UOIF leur mandataire principal, ils lui donnent la puissance et imposent aux petites associations de rejoindre l’union pour bénéficier des prébendes arabes. Ce n’était que le premier pas de l’institutionnalisation de l’islam politique en France. […] La réponse à l’UOIF surgit en 1985, avec la création de la FNMF ou Fédération Nationale des Musulmans de France. […] En son sein, une tendance se montre particulièrement influente, celle des Marocains. […]
L’autorité finira néanmoins par lancer le CFCM (Conseil français du culte musulman), mis sur les rails par Jean-Pierre Chevènement en 1999, mais créé en 2003 par Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac. […] A l’origine, il s’agit de doter le pouvoir d’un outil comparable à celui que Napoléon 1er s’est donné, en mars 1808, en créant le consistoire, pour contraindre les rabbins à placer la loi de l’État au dessus de la loi juive. […] En 1808, le consistoire suscitait le vote de pratiquement tous les juifs et regroupait toutes les sensibilités hébraïques. En 2003, en revanche, seuls les islamistes, et non pas tous les musulmans pratiquants, appartiennent aux organisations à vocation religieuse, comme l’UOIF et la FNMF. Or, de plus, au CFCM, siègent non des individus indépendants, mais les représentant d’organisations […]. En d’autres termes, créant le CFCM, Sarkozy a assuré une légitimité aux islamistes de la FNMF et de l’UOIF aux yeux de l’ensemble des musulmans du pays. Mieux, il leur a donné une autorité, par exemple en matière de gestion de l’abattage de la viande hallal et de formation des imams."
5000 € = salaire d’un cadre moyen
C'est ce que pense le député UMP Hervé Mariton, qui affirme gagner cela.
Le député de la Drôme gagne effectivement 5 261 euros net mensuels. Mais auxquels il faut ajouter les indemnités en tant que maire de Crest, dans la Drôme : en principe, 1 972 euros (il n'en touche que 1400€). Soit un total de 6 700 euros environ.
Mais il faut ajouter à cette somme la série d'avantages : déplacements en train gratuits en première classe et surtout indemnités de frais de mandat. Soit 5 884,91 euros, destinés à "payer ses frais de voiture, de loyer pour la permanence, frais de réception, d'habillement, de transport, etc.", selon le site de l'Assemblée nationale. Peu de "cadres moyens" disposent ainsi d'un second salaire destiné à leurs faux frais.
Mais Hervé Mariton ignore surtout la réalité financière du "cadre moyen". Selon l'Insee, le salaire médian (50 % sont au-dessus, 50 % au-dessous) net d'un cadre administratif, comptable ou financier, est 2 800 euros en 2007-2008. Enfin, en 2007, la moitié des Français disposaient d'un revenu inférieur à 18 170€ par an (1 500 euros par mois). Le revenu salarial des 10% les plus riches de la population s'élevait à 32 629€ par an. A plus de 60 000€ annuels, le "cadre moyen" Hervé Mariton se situe bien au-dessus.
Bordeaux : le Planning familial veut faire interdire les actions pro-vie
Déroulant des poncifs et autres accusations gratuites, Monique Nicolas, présidente du Planning familial à Bordeaux et membre du collectif bordelais pour le droit des femmes, veut faire interdire la marche pour la vie du 29 mai :
"Le problème, c'est que cette manifestation pro-vie est accompagnée de groupes identitaires et se bât [sic] contre l'avortement. Tous les mois, ils organisent des sessions de prières à la cathédrale Saint André contre l'IVG. Et une fois par an (la dernière était en octobre), ils se prient [sic] sur le parvis, donc sur l'espace public. D'une année sur l'autre, ils sont donc en train de se construire, et de construire à Bordeaux un pôle anti-IVG de traditionalistes catho, accompagné du développement des groupes identitaires. Tout ça nous inquiète car il y a une sorte de laxisme qui favorise leur épanouissement. On aimerait que les pouvoirs public réagissent. Nous ne sommes pas contre la liberté d'expression, mais il y a des limites à la mansuétude vis-à-vis de l'extrême droite. Ca va au-delà de la tolérance. […]
Les lobbys anti-avortement se saisissent de tout pour remettre en cause le droit à l'IVG. Ils militent en particulier pour la reconnaissance du foetus en tant que personne, qui ferait de l'IVG un crime, et tout ce qui va dans le sens d'une reconnaissance d'un droit à la vie pour l'enfant non né. C'est un droit qui demeure fragile. On ne peut pas être innocent ou naïf en la matière. On ne peut donc pas laisser ces groupes se développer."
Monique Nicolas était en 2008 candidate du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) d'Olivier Besancenot sur la 8° circonscription de la Gironde pour une législative partielle.
Les voyous brûlent désormais les voitures de gendarmerie
7 véhicules ont été incendiés la nuit dernière à Villandraut et Bazas, communes du sud de la Gironde, dont un fourgon et une voiture de gendarmerie stationnés dans l'enceinte de la brigade de Bazas.
A Bazas, ville de 4.500 habitants, les deux véhicules siglés garés sur l'aire de stationnement de la gendarmerie, clos par un grillage, ont été détruits vers 5h30. Les sept gendarmes et leurs familles résidant dans un bâtiment jouxtant ce parking ont dû être évacués mais ont pu réintégrer leurs appartements dans la journée.
Sortir de l’euro, monnaie de l’escroquerie technocratique de l’Europe génocidée.
Lu sur le blog de Bernard Antony :
" (…) Toutes les affirmations des promoteurs de l’euro pleins de suffisance sont chaque jour démenties et chaque jour violés par eux leurs principes fondateurs de la monnaie unique. Même les plus imbéciles des eurocrédules des traités de Maastricht et de Lisbonne finissent par s’apercevoir que l’euro n’est plus qu’une monnaie inique manipulée par les faux-monnayeurs de l’utopie mondialiste.
L’euro aura bien accompagné le génocide humain des pays de l’avortement, de la dénatalité, de l’euthanasie, de l’homofolie, de l’inversion raciste, toutes choses allant ensemble selon un terrible instinct de mort avec la désertification industrielle et la suppression de millions d’emplois.
Sortir du carcan de l’euro, retrouver nos monnaies, ce n’est pas détruire l’Europe, c’est la sortir de l’engourdissement monétaire, de la paralysie économique, c’est redonner à nos pays les conditions de la souplesse. C’est vouloir réveiller les énergies de nos peuples, assurer les retraites des vieux par la renaissance des jeunes.
Franc, rappelons-le, signifie libre : le retour au franc sera une première étape sur la reconquête de la liberté que seule donne la vérité."
Des moines et des entrepreneurs
Dans l'hebdomadaire économique Challenges, Marc Baudriller propose… une retraite chez les moines ! Extraits :
"«Ora et
labora», résument les bénédictins : «Prie et travaille.» Tandis que le cadre d'entreprise court chaque jour vers les défis
du lendemain, le moine, lui, se préoccupe d'éternité. Dans l'abbatiale,
les vastes volumes happent immédiatement l'automobiliste fatigué. Au
fond, une flamme rouge vacille, indiquant la présence de Celui auquel 60
ombres chantantes consacrent leur vie. Sous la fraîcheur des voûtes, la
lente mélopée du chant grégorien nappe l'espace, habille le silence. Au
fond, à peine éclairés, ils sont là, immobiles devant leurs stalles de
bois, la capuche posée sur les épaules, le crâne ceint d'une fine
couronne de cheveux. […] Aujourd'hui, la France
compte au moins 120 monastères isolés du bruit des villes et de la roue
de l'actualité. Certains accueillent en leur hôtellerie le quêteur
d'absolu, soucieux de se pencher de temps à autre sur ses fins
dernières. Il y en a pour tous les goûts, des moines et des moniales,
des dominicains en blanc et des bénédictins vêtus de noir, des
trappistes, des carmélites, des visitandines. […]Pour
Jean Coupey, cadre commercial de Michelin habitué de ces lieux
d'exception, «le monastère est un hymne au détachement. C'est
perdre du
temps, retrouver la gratuité, revenir à ce qui n'est pas monnayable ou
rentable,
quitter le quantitatif, le chiffre». Il y a ce rapport au temps
qui s'arrête, ce retour vers l'essentiel, et ce calme. «Vivre au rythme des heures, confirme ce patron d'une maison
d'édition, assister aux offices, dans la plus belle liturgie qui
soit,
c'est une indispensable manière de se retrouver, de remettre ses idées
en place
et reprendre des forces jusqu'à la prochaine retraite.» […] Patrice de Dompsure, créateur
du cabinet de conseil Discerner, à la Défense, organise fréquemment des
rencontres de managers avec des moines, notamment bénédictins. Pour lui,
l'homme d'entreprise a beaucoup à apprendre de ces êtres coupés du
monde. «L'ordre bénédictin est une multinationale depuis le IXe
siècle», explique-t-il – ces abbayes se sont reliées entre elles à
cette époque. Il prépare un séminaire avec un dominicain sur… la
jalousie dans les monastères. Façon habile d'apprendre aux managers à
gérer les ego et les frustrations qui pourrissent parfois le climat
d'une entreprise. «Ils ont 1 350 ans d'expérience du
management», assure Patrice de Dompsure. […]A son initiative, le célèbre frère Samuel
Rouvillois, de la Communauté des frères de saint Jean, docteur en
philosophie, maîtrise de théologie, présent au Centre des jeunes
dirigeants (CDJ) comme au Medef ou auprès de grandes entreprises
(Cofinoga, Vinci, PSA, Aerospatiale…), a planché devant 60 à 80 cadres
dirigeants venus de Total, La Poste, Lafarge, Electrolux ou Publicis.
Dom Hugues Minguet, moine de Ganagobie, anime des séminaires de haut
niveau dans le cadre de Sens & Croissance, un institut destiné au
monde de l'entreprise. Dom Didier Le Gal, de Saint-Wandrille, propose
avec un succès qui ne se dément pas la règle de saint Benoît comme
modèle de management."
Une jeune trisomique se bat contre l’eugénisme des handicapés
Lu sur Gènéthique :
"Eléonore Laloux, une jeune femme trisomique de 24 ans et ses parents vont rencontrer, le 20 mai 2010, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Ils vont lui demander d'abandonner le projet du rapport parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique proposant le diagnostic de la trisomie 21 dans le cadre d'un diagnostic préimplantatoire (DPI). Appuyée par les Amis d'Eléonore, le Collectif créé par ses parents, Eléonore veut alerter sur cette nouvelle "façon d'éradiquer la trisomie". La jeune fille "revient de loin" : elle n'est à sa naissance même pas considérée comme un être humain par le gynécologue qui dit à ses parents qu'elle est une "anomalie chromosomique".
Etonnante "anomalie", Eléonore est aujourd'hui secrétaire en CDI chez un assureur d'Arras où elle vit avec sa famille. "Les gens me disent que je suis leur rayon de soleil" explique-t-elle avec humour. Elle "aime son travail, ses collègues" et va bientôt avoir son propre logement. Elle a pu réaliser ce beau parcours grâce à ses parents qui ont bataillé pour élever leur fille en l'intégrant à la "société ordinaire". Son père raconte qu' "elle était à l'école primaire jusqu'en CM2. […] Au collège, elle ne suivait plus le programme classique, mais continuait de se rendre dans l'établissement du quartier". Le but réussi de ce pari était de "forcer les gens à s'adapter à son handicap et non l'inverse". "Lorsqu'elle a décroché son CDI, elle a eu l'impression que la société la considérait comme un maillon ordinaire de la chaîne. C'était une reconnaissance inestimable".
Aujourd'hui, le DPI est proposé à des couples qui ont eu recours à une fécondation in vitro à cause d'un risque connu de transmettre une maladie héréditaire grave. Devant les accusations d'Eléonore, Jean Leonetti, rapporteur de la mission d'information parlementaire pour la révision de la loi de bioéthique, se défend de toute volonté eugéniste. "Il ne s'agit pas d'aboutir à l'enfant parfait, mais d'éviter des souffrances inutiles" dit-il.
"Souffrances inutiles", alors même qu'une fille comme Eleonore est un rayon de soleil pour son entourage. Le propos du député Leonetti est abominable.
Lyon : les homosexualistes en veulent au cardinal Barbarin
David Souvestre, président de la Lesbian and gay pride de Lyon, ose lancer un ultimatum au Primat des Gaules. David Souvestre est aussi, professionnellement, chargé de mission à la région Rhône-Alpes. Son employeur est donc le socialiste Jean-Jack Queyranne.
De son côté, l'association de défense des catholique, Act Hope, se désole des violences à l'encontre des chrétiens. Une vidéo de la manifestation d'hier est en ligne.
Immigration : « La solution fondamentale est qu’il n’y ait plus besoin d’émigrer »
Benoît et moi a traduit une conférence tenue en novembre dernier par Massimo Introvigne à Rome sur le thème de l'immigration face à la DSE. En 1997, le cardinal Ratzinger s'était exprimé sur l'accueil des immigrants :
"Notre devoir est d'aider ces gens à rentrer chez eux et à y construire une vie digne. Cela doit être la perspective. Mais aujourd'hui, en attendant ce retour, nous devons leur offrir l'hospitalité".
Plus récemment, à Malte, et en particulier dans l'avion, Benoît XVI a abordé cette question, disant aux journalistes :
"Malte est le lieu où les réfugiés arrivent d'Afrique et frappent à la porte de l'Europe. C'est un grand problème de notre époque qui ne peut malheureusement pas être résolu par l'île de Malte. Nous devons tous répondre à ce défi, travailler pour que chacun puisse, sur sa terre, vivre dignement. D'autre part, nous devons faire notre possible pour que ces réfugiés trouvent tous, ici où ils arrivent, un espace de vie convenable. Une réponse à un grand défi de notre temps: Malte nous rappelle ces problèmes et nous rappelle aussi que la foi est la force qui donne la charité, et donc aussi l'imagination pour bien répondre à ces défis."
Massimo Introvigne part de la doctrine sociale de l'Eglise, et notamment l'encyclique Caritas in Veritate pour traiter ce sujet qui divise les catholiques.
"Dans la Magna Carta de la doctrine sociale de l'Eglise pour le XXIe siècle, l'encyclique Caritas in veritate, Benoît XVI établit trois principes de base relatifs à l'immigration, qui – souligne-t-il – est "difficile à gérer", comporte des "défis dramatiques" (n°62) et ne tolère pas de solutions expéditives.
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Le premier est l'affirmation des "droits des individus et des familles qui ont émigré" (ibid.). Une fois arrivés dans le pays de destination, le migrant doit se voir reconnus des «droits fondamentaux et inaliénables» (ibid.) et doit toujours être traité comme une personne, jamais "comme une marchandise" (ibid.).
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Le deuxième principe est qu'on doit également sauvegarder les droits "des sociétés d'accueil de ces migrants" (ibid.): Non seulement droits à la sécurité mais aussi à la défense de leur intégrité et de leur propre identité.
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Le troisième principe concerne les droits de la société de provenance des migrants, qu'il convient de veiller à ne pas vider de ressources et d'énergie, les privant par l'émigration de populations qui seraient utiles et nécessaires dans le pays d'origine. Il faut toujours porter attention à «l’amélioration des conditions de vie des personnes concrètes d’une région donnée, afin qu’elles puissent accomplir ces tâches qu’actuellement leur indigence ne leur permet pas de remplir.» (n ° 47): avant tout, là où ils sont nés, et sans être induites ou forcées à émigrer.
Pendant le voyage de 2008 aux États-Unis, Benoît XVI avait précisé:
«La solution fondamentale est qu'il n'y ait plus besoin d'émigrer parce qu'il y a au pays suffisamment d'emplois, un tissu social suffisant, de sorte que plus personne n'ait besoin d'émigrer. Donc, nous devons tous travailler pour atteindre cet objectif de développement social qui permettrait aux citoyens de travailler, et d'avoir un avenir dans leur pays d'origine» (Interview du Saint-Père pendant le vol vers les États-Unis, 15 avril 2008). la suite.
Sud-Ouest dérape
Hier, à la suite d'un article sur la tournée bioéthique de l'Alliance pour les droits de la vie à Bordeaux (repris ici), qui a été un succès, le journal Sud-Ouest proposait un sondage sur l'avortement. Les résultats sont éloquents : Plus de 60% des lecteurs du Sud-Ouest se sont prononcés pour l’interdiction de l’avortement. Ce qui fait réagir la rédaction du quotidien qui a suspendu les réactions :
"Les résultats de ce sondage ont été faussés par des personnes qui ont artificiellement fait monter la réponse "il faut interdire l'IVG".
Par ailleurs, effectivement, les sondages que nous proposons quotidiennement ne sont pas à mettre sur le même plan que des sondages réalisés par des organismes officiels. C'est juste une "photographie" de l'opinion des internautes de sudouest.fr (quand ils ne trichent pas…) et il ne s'agit pas d'en tirer des conclusions hâtives."
En clair, le résultat déplait à la rédaction. Pourtant l'avortement demeure un sujet crucial et la mobilisation d'internautes sur ce sujet le montre. La rédaction devrait s'en rendre compte, d'autant qu'elle reconnaît que la soirée organisée par l'Alliance pour les droits de la vie a été un franc succès et que le même article indique que les militants pro-vie sont de plus en plus nombreux à Bordeaux.
Des arguments contre l’interdiction du voile intégral
Sur son blog, Denis Sureau se prononce contre l'interdiction du voile intégral. Extraits :
"l'usage de la contrainte par l'Etat n'est légitime que pour assurer la sécurité des biens des personnes. Or le port de la burqa ne porte pas atteinte en soi à la propriété ou à la liberté d'autrui. En cas de risque pour la sécurité, la personne sera dévoilée et fouillée comme cela se pratique déjà dans les aéroports : une nouvelle loi n'est donc pas nécessaire. […]
Quant à l'argument religieux ou culturel, ce n'est pas à l'Etat de définir le "religieusement correct", ou ce qui est religieux et ce qui ne l'est pas. "Si l’on acceptait ce type de raisonnement, remarque René de Laportalière, on légitimerait l’interdiction par la loi du port de la soutane dans la rue par les prêtres sous prétexte que l’Evangile ne dit rien là-dessus et que cette tenue répandue au XIX° siècle a été abandonnée." […]
Trop flou, l'argument de la privation de la dignité de la femme sous la contrainte est oiseux ou inopérant, ajoute François Vergaville : "rien ne justifie qu’une femme libre portant par choix un signe de sa communauté soit moins digne qu’une féministe en pantalon ou qu’une poupée en mini-jupe." […]
Ajoutons pour conclure que le port de la burqa aurait, par réaction, un effet répulsif auprès des Français tentés par l'Islam."
UMP : tous les goûts sont dans sa nature
Dans un billet intitulé "UMP : tous les goûts sont dans sa nature", Bruno Gollnisch tacle à la fois Roselyne Bachelot et ….Christian Vanneste :
"Roselyne Bachelot a toujours été un soutien fidèle de l’association représentant le lobby gay au sein de l’UMP, « GayLib » (…) Lundi, à l’occasion de la « Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie », Roselyne Bachelot a confirmé que la France allait demander à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que le transsexualisme soit retiré de la liste des maladies mentales. Sans lien véritable avec cette « normalisation » du transsexualisme, Mme Bachelot a déclaré que cette journée « est l’occasion de rappeler que la France reste fortement mobilisée dans la lutte contre la stigmatisation et les violations graves des droits de l’Homme dont sont victimes les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transgenres (LGBT) partout dans le monde ».
Très chatouilleux sur toutes ces questions, le député Christian Vanneste, encarté à l’UMP comme Mme Bachelot, n’a curieusement pas réagi à cette initiative du ministre de la Santé. Sur son blog, le 30 avril, M. Vanneste tenait pourtant des propos extrêmement tranchés, aptes à heurter Gaylib et ses ami(e)s (…)
M. Vanneste, en pointe dernièrement dans la manœuvre visant à empêcher définitivement le FN de se hisser au second tour lors des élections (…) semble cependant très heureux à l’UMP, dont il est une sorte d’alibi droitier, héraut d’un « combat pour les valeurs » parfaitement neutralisé.
Un peu à l’image du président portugais Anibal Cavaco Silva qui, dans la foulée de la visite du pape dans son pays le 13 mai, a relevé Le Salon Beige, «a approuvé hier la loi autorisant le mariage homosexuel, dernière étape avant son entrée en vigueur dans les prochains jours. M. Cavaco Silva, catholique pratiquant et membre du principal parti d’opposition de centre-droit, a tenu à rappeler qu’il promulguait cette loi malgré ses convictions personnelles ». M. Vanneste peut toujours se consoler en se disant qu’il n’est pas le seul…"
Le réflexe dirigiste ne résoudra pas le financement des retraites
Jacques Bichot analyse la réforme des retraites. Extraits :
"Le choix des scénarios dont les effets ont été simulés montre à quel point le Medef – car c’est lui qui en a fait la demande – est en phase avec la mentalité bureaucratique, dirigiste et antilibérale qui prévaut au sommet de l’État. Car ce qui a été testé, c’est la continuation des mesures d’augmentation de la durée d’assurance requise pour échapper à la décote, et l’augmentation des deux âges légaux, autrement dit les solutions qui ne misent pas sur la capacité des Français à se retrousser les manches s’ils sont mis dans une situation de liberté responsable. […] Les simulations réalisées pour le COR montrent clairement que les dispositions qui ont été testées ne suffisent pas : elles réduisent au mieux de 38 % le déficit prévu pour 2020, et de 41 % celui de 2030.[…] Il est hélas à craindre que prévale le vieux réflexe dirigiste : si une mesure bureaucratique ne donne pas les résultats escomptés, lui en ajouter d’autres. Ces autres mesures, les syndicats les réclamaient depuis le début, et le président de la République semble décidé à leur donner (au moins partiellement) satisfaction : il s’agit de taxer le capital. Pour comprendre la stupidité d’une telle proposition, il suffit de relire un article publié dans Libération du 12 juin 2003 par trois économistes de gauche, Elie Cohen, Jean-Paul Fitoussi et Jean Pisani-Ferry. Le titre en est parfaitement clair : « L’illusoire taxation du capital. » Leur raisonnement ne l’est pas moins :
«Les recettes d’une taxation des revenus du capital seraient proportionnelles à l’évolution de ces revenus, donc intimement liées aux caprices de la conjoncture. Le financement des retraites serait en partie indexé sur les cours de bourse. Mais surtout, serait-il légitime de faire appel à la solidarité pour financer un système qui n’est pas … solidaire ? […] Un point de prélèvement sur les seuls revenus du capital rapporte aujourd’hui moins d’un milliard d’euros par an ; il faut encore une fois se rendre à l’évidence : c’est seulement en mettant à contribution les salaires ou les retraites que l’on peut dégager des ressources à la hauteur du problème.»
[…] Il en va de même pour la palinodie que nous chantent divers parlementaires de la majorité à propos du bouclier fiscal : on ne peut pas d’un côté se lamenter sur l’instabilité des dispositions fiscales, qui fait fuir les fortunes vers des pays moins versatiles, et de l’autre, à la première occasion, demander de revenir sur des dispositions dont l’encre est à peine sèche.
L’élévation des « bornes d’âge de liquidation de la retraite », comme dit le COR, porterait la fourchette de 60-65 ans actuellement (60-62,5 ans pour la fonction publique) à 63-68 ans pour les assurés sociaux nés en 1962 (la « cohorte » 1962, en jargon). Le rythme serait d’un trimestre de plus pour chaque année. Une personne née en 1952, ayant assez de trimestres et comptant prendre sa retraite le 1er avril 2012, se verrait donc contrainte d’attendre le 1er octobre. Contrainte : c’est là que le bât blesse ! Avec une retraite à la carte, cette personne aurait le choix : partir quand même à son soixantième anniversaire, mais avec moins que prévu ; ou prolonger (pas forcément de 6 mois, peut-être d’un an ou davantage), pour approcher ou dépasser le montant de pension envisagé. Et cela sans que la CNAV soit affectée en aucune manière par son choix, du fait de la neutralité actuarielle. À diminution du déficit égale, la possibilité d’agir sur le taux de la pension, dans le cadre d’une retraite à la carte avec neutralité actuarielle, minimiserait le désagrément pour les assurés sociaux, chacun choisissant ce qui, pour lui, compte tenu de sa situation, serait la moins mauvaise solution."
Pélerinage de Chartres : J-3
Il y a toujours de la place (et il y en aura toujours…) pour s'inscrire au 28e pélerinage de Chrétienté de Paris à Chartres, annoncé cette année sur le sité de la Conférence des évêques de France.
Le site de l'association s'étoffe à l'approche des 3 jours de marche. Découvrez déjà les pronostics météo afin de vous organiser en perspective. Si la pluie devrait être absente (encore une première !), les averses des derniers jours ont certainement rendu les sous-bois boueux. L'organisation délivre aussi quelques conseils pratiques, et notamment celui-ci :
"Le bon pèlerin sait être réaliste et autonome. Il sait mettre en pratique la doctrine :
– réalisme = humilité devant les faits. Connaître sa condition physique et son niveau d'entraînement (ou plutôt de manque d'entraînement). Surtout pour les garçons : ne cherchez pas à épater les filles de votre chapitre. Trop de Rambos finissent dans les véhicules de ramassage !
– autonomie = principe de subsidiarité = ne pas se reposer sur les secouristes, mais faire à votre niveau ce que vous pouvez faire."
Enfin, la tribune du président de NDC, Hervé Rolland, parue dans l'Homme Nouveau est en ligne, ainsi que l'entretien donné à Présent.
L’affaire Courjault : un pas vers une reconnaissance de l’infanticide
La mère des «bébés congelés», Véronique Courjault, est sortie de prison vendredi, la justice ayant accepté sa demande de liberté conditionnelle.
La découverte le 23 juillet 2006 par son mari, Jean-Louis Courjault, de deux bébés dans le congélateur de la maison du couple à Séoul, en Corée, avait été le point de départ de l'affaire des «bébés congelés». Le couple avait d'abord nié «être les parents», mais avait ensuite été confondu par les tests ADN. Devant les enquêteurs, Véronique Courjault avait reconnu trois infanticides. Le 18 juin 2009, elle avait été reconnue coupable par la cour d'assises d'Indre-et-Loire d'un triple infanticide et condamnée à 8 ans de prison.
Condamnée à 8 ans, elle a effectué 3 ans et 7 mois derrière les barreaux. Ces remises de peine ont été automatiques. C'est ainsi que fonctionne le système carcéral français. Ainsi, lorsque le tribunal l'a condamnée en juin dernier, il savait qu'elle ne resterait moins d'un an en prison, ayant déjà purgé 3 ans de détention.
Selon la théorie du Pr Israël Nisand, défendant la théorie du déni de grossesse : «Il ne suffit pas d’être enceinte pour attendre un enfant. S’il n’y a pas de parole, il n’y a pas d’enfant, il y a de la tumeur humaine.» Dans cet esprit, qui est exactement celui de l’« IVG» (comme celui du stockage et du triage des embryons surnuméraires), l’avocate de Véronique Courjault a demandé l’introduction d’une infraction spécifique dans le Code pénal : le « néonaticide », afin de différencier «les mères qui tuent à la naissance des mères qui tuent un enfant». Il s'agit ici de relativiser le crime, comme « néonaticide » entre l’avortement et l’infanticide. Après la dépénalisation de l’infanticide prénatal (l’avortement), qui est devenu un «droit» des femmes, on s’achemine ainsi vers la dépénalisation du « néonaticide », l’infanticide postnatal ayant déjà, au reste, été supprimé du Code pénal en 1994 (comme spécificité d’un meurtre de nouveau-né). Il ne restera plus alors qu’à priver le nouveau-né du statut d’être humain.
En décembre dernier, la cour d’assises du Bas-Rhin a acquitté Valérie Goeller, qui encourait jusqu’à 30 ans de prison pour privation de soins ayant entraîné la mort de son nouveau-né. Comme dans le procès Courjault, c’est le «déni de grossesse» qui a été au centre des débats. Pour ses trois bébés mis au congélateur, Véronique Courjault a été condamnée à 8 ans de prison. Pour le bébé qu’elle a regardé mourir, Valérie Goeller a été acquittée. La culture de mort n’a pas de limites. Dans le crime abominable, ils étaient tous égaux mais certains l’étaient (encore) moins que d’autres…
Profanation d’église dans le diocèse de Poitiers
On me communique cette vidéo choquante et attristante, filmée dans l'une des églises du diocèse de Poitiers (église Saint-Sulpice à Oyré – 86).
Le curé va, avec le maire, aller porter plainte à la gendarmerie de Dangé-St-Romain.
La citation du jour
De Muriel Gremillet, présentée par Christophe Hondelatte comme une « journaliste très indépendante, ancienne journaliste à Libération », sur RTL :
"Oui un coup de gueule contre l’euro et les commentateurs qui nous parlent sans arrêt de l’euro. Il a été créé en fanfare en 1999. Vous vous souvenez, ça allait apporter la prospérité, la stabilité et ça faisait avancer l’Europe à grands pas. Sauf que les politiques avaient juste oublié de nous dire qu’il y avait un prix à payer et c’est aujourd’hui qu’on nous présente la facture. Parce que la monnaie devait être forte, nous protéger des dévaluations, relancer la croissance et lutter contre l’inflation… alors va pour l’euro fort puisque manifestement, c’était ce que voulaient les Allemands et ça a été accepté par tout le monde.
Puis, un jour, on nous a dit : «Ah, ben non, si tout va mal, c’est parce que l’euro est trop fort» mais ni les Allemands, ni la Banque Centrale Européenne ne voulaient céder. Heureusement, on est tenté de dire, voilà la crise, les dettes publiques, la Grèce au bord de la faillite et l’euro plonge. Depuis deux jours, on nous dit : «enfin, on va pouvoir vendre des Airbus, des sacs à main aux Américains et aux Chinois et relancer l’économie». Franchement, qui peut croire ça ? De toutes façons, où on va, l’euro a un coût. Faites l’expérience, allez faire un plein de votre voiture et vous allez comprendre que le pétrole, eh bien, on le paie en dollars et pas en euros. Et quand l’euro baisse, le super sans plomb, on le paie 1,40 € au mieux, c'est-à-dire 10 francs !
La vérité, c’est que l’euro, on n’avait sans doute pas les moyens de se le payer et que la monnaie unique va nous coûter une crise d’austérité terrible voire même que les budgets de nos Etats soient validés par Jean-Claude Trichet, le patron de la BCE. "
Burqa : le débat dégénère à Montreuil
Le débat organisé hier soir sur la burqa dans une école de Montreuil (Seine-Saint-Denis) à l'initiative de l'association Ni Putes ni soumises a dû être interrompu à plusieurs reprises. Il a été perturbé par les interventions de d'Abdelhakim Sifrioui, du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, qui combat la loi anti-burqa. Cette soirée à laquelle participaient les députés Jean-Pierre Brard (app.PC) et Manuel Valls (PS) s'est achevée dans la confusion.
Quelques coups sont partis dans l'assemblée, mettant fin aux débats et entraînant l'intervention de la police, vers 21h30. Les forces de l'ordre ont encadré les quelque 150 participants jusqu'au retour au calme, avant de faire évacuer la salle.
Eugénisme : la médecine dans les mains des juges
Communiqué du Dr Jean-Pierre Dickès :
"Trois
affaires terribles ont défrayé la chronique médicale. Deux hôpitaux ont
été condamnés très lourdement à payer des sommes astronomiques de
dommages et intérêts en faveur de particuliers. Le premier cas concerne
un service de radiologie qui était revenu sur un diagnostic
échographique de trisomie suspectée. Or l'enfant né était trisomique.
Le deuxième, concerne une femme enceinte qui s'était fait avorter de
jumeaux myopathes. Lors de la grossesse suivante, la biologie avait
affirmée que l'enfant qui allait naître n'était pas porteur de la
maladie, ce qui n'a pas été le cas. Le troisième, est celui d'un
médecin qui aurait dû demander une recherche sur les chromosomes pour
diagnostiquer un risque de maladie congénitale. Bien sûr les
plaignantes ont argué du droit à l'avortement que leur offrait Madame
Veil.Ces
décisions judiciaires sont absolument épouvantables car ayant trois
conséquences. La première est qu'elles consacrent et couronnent la
traque eugénique au handicap, avec avortement obligatoire à la clé. La
deuxième est qu'une fois de plus, il est demandé aux médecins une
obligation de résultat ; ce qui est strictement opposé au code de
déontologie qui stipule que le médecin a une obligation de service ;
mais n'est pas omniscient et peut statistiquement faire des erreurs,
personne n'étant parfait sur terre. La troisième est que les tribunaux,
outre la faute médicale toujours possible, ont estimé nécessaire de
condamner les hôpitaux à payer. Or selon la loi dite « anti-Perruche »,
un plaignant ne saurait arguer d'un « préjudice de vie » ; la prise en
charge des erreurs médicales relevant de la solidarité nationale. On
imagine ce qu'aurait pu être de telles condamnations s'abattant sur un
médecin libéral. Ainsi, est-il facile de comprendre pourquoi seulement
un diplômé sur dix est prêt à s'installer en exercice libéral.Ce
type de jugement est en train d'organiser la pénurie de médecins dans
l'indifférence des pouvoirs publics et remet de facto entre les mains
d'un certain nombre de juges tout l'avenir de la médecine en France. Ces
juges qui, dans des affaires récentes comme celle d'Outreau, ont eu
droit eux à l'erreur et ont bénéficié d'une impunité quasi-totale."
Ils nous ressortent la peur de la fin du monde…
Souvenez-vous : en 2005, si les Français votaient contre le Traité constitutionnel européen, il allait se passer des catastrophes insurmontables.
Edouard Balladur reprend le flambeau pour effrayer les chaumières :
"Si la zone euro disparaissait, l'Europe sombrerait et sortirait de
l'Histoire".
