Finance : l’Europe meurt d’Etats-providence pléthoriques
De Guy Millière dans Les 4 Vérités :
"Quand l’euro a été lancé, je parlais de Titanic en route vers l’iceberg. Nous y sommes. Le Titanic a heurté l’iceberg. Le naufrage a commencé. L’orchestre continue à jouer sur le pont. Ce qui se révèle, ce n’est pas la mauvaise gestion de la Grèce qui – ce doit être dit – ne pourra jamais rembourser l’argent qu’on lui prête. Ce qui se révèle n’est pas non plus la prochaine faillite de la Grèce. Non, ce qui se révèle, c’est que la faillite menace quasiment tous les pays de la zone euro et, au-delà, l’essentiel des pays de l’Union européenne. La cause de la faillite qui vient est simple à énoncer : les pays de l’Union européenne, à deux ou trois exceptions près, dépensent, depuis trop d’années, beaucoup plus d’argent qu’ils n’en encaissent.
Il n’y a pas d’issue dans l’augmentation des impôts et des taxes. Au contraire, les impôts et les taxes sont déjà si lourds dans la plupart des pays d’Europe qu’ils asphyxient la croissance et l’esprit d’entreprise et qu’ils multiplient les pauvres et les chômeurs. Il n’y a pas d’issue dans les emprunts et l’endettement. Présenter plusieurs centaines de milliards d’euros de dettes supplémentaires comme une mesure de redressement est grotesque et fait penser aux saignées des médecins du temps de Molière, qui permettaient au malade de mourir « guéri ».
La finance planétaire vient de signaler que les dettes de divers États européens ne lui paraissaient pas saines du tout, et lui semblaient bien plus toxiques encore que les produits financiers incluant des prêts « subprime » à l’automne 2008. Il ne pourrait y avoir d’issue ni dans la dissolution de l’euro, ni dans un gouvernement technocratique fédéral, mais dans des diminutions drastiques des dépenses des États. Les gouvernements européens concernés ont continué à emprunter ces dernières années pour ne pas avoir à dire la vérité. Ils ne veulent toujours pas dire la vérité. Les populations, à qui on n’a pas appris les règles élémentaires de l’économie, et qui sont dans des systèmes totalement détraqués, se crispent sur la défense d’« avantages acquis » destinés à fondre très vite. Je ne vois pas d’issue immédiate. Les dépôts de bilan sont des moments douloureux et chaotiques. L’Europe n’est plus, depuis longtemps, au centre dynamique du monde. Une recomposition planétaire est en cours.
Bien au-delà de l’euro, l’Europe meurt d’Etats-providence pléthoriques, d’incitations perverties, de poisons disséminés de tous côtés. Couper dans les assistances alors qu’on a multiplié les pauvres ne pourrait se concevoir que si, en parallèle, se recréaient des incitations à entreprendre et à investir, mais le discours ambiant diabolise l’entreprise et l’investissement, et dit qu’il faut faire « payer les riches ». Tailler dans les dépenses serait envisageable si des structures de gaspillage n’étaient pas en place dont dépend la subsistance de millions de gens qui, sans cela, seraient au chômage, et ne pourraient trouver un emploi productif, car le système éducatif fabrique des inadaptés au capitalisme global. […]
Des joueurs de flûte fustigent les « spéculateurs », mais, lorsqu’on a la fièvre, casser le thermomètre et chasser le médecin ne change rien au fait qu’on a la fièvre. […] Les gouvernants européens devraient demander conseil à Bernard Madoff. C’était un escroc, mais il savait, lui, qu’il était un escroc, et il savait pratiquer la cavalerie financière mieux que tous les dirigeants européens. Qu’on le nomme d’urgence conseiller de l’Union !"
Réforme des retraites : et les mères de famille ?
Lu dans Les 4 Vérités :
"Dimanche 16 mai au soir, le gouvernement a révélé aux prétendus « partenaires sociaux » (qui ne sont ni partenaires, ni sociaux) ses pistes pour la réforme des retraites. Quelques heures à peine après la publication de ce document de travail, nous avions la réponse des syndicats : non à l’allongement du temps de travail ! Mais revenons à ce document. Le gouvernement s’est fixé deux objectifs: résoudre durablement le problème financier des caisses de retraite; « conforter le système français dans ce qu’il a de plus profond » (c’est-à-dire, se lon le document, la solidarité en tre générations et entre individus). Personne ne s’opposera à une réforme structurelle améliorant durablement la situation financière de nos retraites. Ou plutôt personne, sauf les syndicats. Car, au problème démographique, les syndicats interdisent que l’on apporte une réponse démographique, en tenant compte de l’allongement de la durée de vie et du vieillissement de la population. Étrange conception !
Seulement, puisque l’on parle de démographie, il serait bon de ne pas regarder simplement l’âge de départ à la retraite, mais la démographie française dans son ensemble. En particulier, il serait bon de ne pas torpiller la politique familiale. Car nous n’avons pas 36 solutions : soit nous avons des enfants, soit nous avons des immigrés… dont il n’est pas vraiment certain qu’ils paient nos retraites et qui, en attendant, coûtent fort cher à notre État-providence. Ainsi parler des retraites sans parler de la retraite des mères de famille est une hypocrisie sans nom. Quant au deuxième objectif, c’est se moquer du monde que de prétendre que le système actuel est un système de solidarité entre générations et entre individus. Les inégalités sont, au contraire, criantes. De toute évidence, la génération du « baby boom » aura été fortement privilégiée par rapport à celle qui l’a précédée et à celle qui l’a suivie. Et, si vous êtes issu de la fonction publique ou si vous êtes salarié du privé, vous aurez une approche un peu différente de la « solidarité nationale ». Les objectifs du gouvernement, malgré leur apparence de consensus, sont donc fort mal rédigés et ne peuvent conduire qu’à une réforme « cosmétique ». Pour moi, je maintiens que le principal objectif d’une réforme des retraites serait le retour à l’équité. Et que la double condition pour cela serait de favoriser la politique familiale et de favoriser la liberté en assurant une vraie corrélation entre les cotisations et les prestations."
Hénin-Beaumont : le maire démissionnaire est bien inéligible
L'ancien maire divers gauche d'Hénin-Beaumont, Daniel Duquenne, qui a démissionné de son mandat le 7 mai, officiellement pour raisons de santé, a été déclaré inéligible aujourd'hui par le Conseil d'Etat et a perdu son mandat de conseiller municipal. Néanmoins, le Conseil d’État refuse d’annuler l’ensemble des élections municipales d’Hénin-Beaumont.
Daniel Duquenne était "chargé de mission" au conseil régional du Nord/Pas-de-Calais avec le grade de directeur territorial au moment de l'élection, alors que le code électoral déclare inéligibles les responsables des administrations des conseils régionaux. De fait,la personne qui figurait immédiatement après lui sur la liste est élue.
Daniel Duquenne avait été élu maire en juillet 2009 au second tour avec 52% des voix contre la liste du Front national. Il avait été soutenu par l'ensemble de la classe politique, de l'extrême-gauche à l'UMP, suite à la révocation du précédent maire Gérard Dalongeville, mis en examen dans une affaire de fausses factures présumées.
Le planning familial viole la loi
Des jeunes catholiques ont réussi à piéger au téléphone une de ses permanentes, qui a avoué qu'avorter après 12 semaines est possible.
Le chiffre du jour
175 affrontements entre bandes (le lien URL indique 185) ont été répertoriés depuis le début de l'année 2010 par la Sous-direction de l'information générale (Sdig – ex Renseignements généraux), en hausse par rapport à 2009, et 367 "actes de discriminations", en forte baisse, selon l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).
De janvier 2010 à avril 2010, il y a eu 175 affrontements entre bandes , – dont 54 pour le seul mois de mars -, contre 116 durant les mêmes mois de 2009.
Dieu Merci ! une émission ouvertement catholique
Lu dans le numéro de mercredi dernier de Daoudal Hebdo :
"Il existe une émission de télévision qui se dit «la première émission religieuse de la TNT», et qui est en fait, à ce jour, la seule émission religieuse de la TNT. Et c’est une émission catholique. Ouvertement catholique. Et d’orientation ouvertement traditionnelle. Par exemple, pour parler des sacrements, on y invite l’abbé de Tanoüarn, de l’Institut du Bon Pasteur, et pour parler des bénédictins, on y invite le Père Abbé du Barroux… Intitulée « Dieu merci! », elle est diffusée par la chaîne Direct 8, le vendredi matin à 10h10, et rediffusée le lundi à 7h30. […]
Direct 8 est la chaîne créée par Vincent Bolloré. Ses locaux sont dans la tour Bolloré à la Défense. On sait que Vincent Bolloré s’est fait remarquer (et copieusement moquer par la bien-pensance médiatique) quand il a créé en 2006 son journal gratuit Direct Soir, qui publie un billet sur «le saint du jour». L’année précédente, il avait créé Direct 8, et il ne concevait pas sa chaîne sans une émission religieuse. Un journaliste de 27 ans qui travaillait au site internet de La Croix, Hadrien Lecoeur, avec toute l’inconscience de sa jeunesse, avait obtenu un entretien avec le super-patron. […] Hadrien Lecoeur ne cache pas qu’il s’est lancé dans l’aventure par « opportunisme », et qu’il était galvanisé par un patron qui disait à ses réalisateurs : « Faites vos émissions sans vous soucier de l’audimat ». Mais aujourd’hui son «but est clairement d’évangéliser les téléspectateurs», «faire réfléchir, aider les gens à se poser des questions». Car en faisant son émission il a approfondi sa foi.
«Dieu merci! » entend proposer un regard « simple, original et positif sur la foi », face au regain d’intérêt pour le sacré, « mais aussi face aux idées reçues ». Simple, «car nous sommes obligés de faire preuve de beaucoup d’humilité, rien n’est jamais assez beau quand il s’agit de religion. Nous devons nous reposer sur nos interlocuteurs, avoir confiance… » Original, «car nous voulons sortir des sentiers battus et présenter d’autres figures d’Église, d’autres têtes que celles qu’on nous montre – ou qui se montrent? – tout le temps». Positif, «car nous souhaitons relayer le message de l’Église avec un peu plus de bienveillance que d’habitude…» Et c’est ce qui frappe peut-être d’abord: l’émission commence par les actualités religieuses de la semaine, qui sont traitées de façon très professionnelle, mais (ou plutôt et) on préférera parler de la nouvelle fondation du monastère du Barroux que de la polémique sur les abus sexuels. Et si l’on parle du voyage du pape à Malte, c’est pour montrer l’enthousiasme des Maltais et signaler, comme si c’était tout à fait naturel, que dans cette île le divorce et l’avortement sont interdits. […]
On lui demandait aussi si l’on pouvait envisager de le voir sur KTO, chaîne exclusivement consacrée à la religion. Sa réponse est claire : «Non je ne pense pas, car je trouve plus intéressant d’animer une émission religieuse sur une chaîne généraliste : là au moins, le message qu’on fait passer est mis en relief. Et l’environnement un peu hostile nous pousse à davantage d’exigence. J’ai par ailleurs une liberté dans le choix des sujets que n’a pas forcément une chaîne liée à la hiérarchie ecclésiale. A “Direct 8”, il n’y a pas de tabou.»
L’Alliance pour les droits de la vie fait le plein à Bordeaux
À l'approche de la révision des lois bioéthiques, l'Alliance pour les droits de la vie a lancé hier à Bordeaux une « tournée bioéthique » : l'association va sillonner jusqu'au début du mois de juin une dizaine de villes pour un cycle de conférences baptisées « Naître ou ne pas naître, de l'avortement au bébé à tout prix ».
Les militants pro-vie distribuent un « guide des aides aux femmes enceintes », livret qui centralise toutes les aides publiques accordées aux femmes pour « accueillir et élever » leur enfant.
Pour cette première bordelaise, l'Alliance pour les droits de la vie a, sur le plan de la fréquentation, réussi son opération : l'Athénée était bondé. Près de 600 personnes. Beaucoup de personnes âgées et de jeunes, et même des bébés. Des jeunes filles portait des T-shirts roses barrés de ce mot d'ordre, en lettres capitales : Naître. Cet auditoire a pu visionner des témoignages sur la « souffrance de l'avortement », qui laisse « des blessures dans le cœur et dans le corps ». Il a aussi été question hier soir de la médecine prédictive et de la quête de « l'enfant zéro défaut », du caractère « anxiogène » des « nombreux examens prénataux », ou des drames qu'a pu causer la liberté des femmes à disposer de leurs corps.
La dictée à la fac
Lu ici :
"C'est la dernière solution trouvée pour remédier à l'échec de l'éducation nationale : puisque l'orthographe n'est correctement apprise ni au primaire, ni au secondaire, c'est l'université qui va donner des cours d'orthographe ! Car à l'école, les professeurs n'y arrivent plus : ennui, chahut, absentéisme ont raison de leurs efforts. Du fait de la turbulence d'une minorité, les autres élèves, y compris les meilleurs, n'arrivent plus à apprendre… Les dictées sont donc évacuées du primaire pour se retrouver dans l'enseignement supérieur ! "
Le vicaire général du diocèse de Sion (Suisse) a été agressé dans sa cathédrale en marge du kiss-in homosexuel
C'est ce que l'on découvre dans un commentaire, suite à un article sur la journée contre l'homophobie à Sion.
Selon nos informations, une plainte va être déposée.
Addendum 19/05 : plus d'informations ici.
L’UE coûte 6 milliards d’euros à la France
Dominique Souchet, député MPF, a attiré l'attention du ministre des affaires étrangères et européennes sur la position et les priorités du Gouvernement français dans les négociations européennes sur les perspectives financières 2014-2020. Jusqu'en 2013, la contribution annuelle française nette au budget de l'Union européenne ainsi qu'au Fonds européen de développement approche le montant de 6 milliards d'euros (18,2 milliards d'euros de « prélèvements sur recettes » dans le projet de loi de finances pour 2010 contre 12 milliards d'euros de « retours communautaires » estimés pour 2010). Le 11 mai, le ministre a répondu notamment :
"notre situation relative (solde net entre notre contribution et nos « retours ») dans le budget de l'UE ne cesse de se dégrader du fait de l'augmentation continue de notre contribution."
Luc Ferry fustige les fausses promesses sous l’oeil médusé d’Eric Besson
Trouvé dans Minute :
Dimanche 9 mai, « Dimanche + », Canal + Luc Ferry est l’invité des « Lundis républicains » organisés au ministère de l’Immigration par Eric Besson. Après avoir planché pendant près de deux heures sur le sujet, le philosophe se lâche en fin de parcours:
«Si vous voulez être applaudi dans un congrès UMP, vous n’avez qu’à dire: “Nous allons remettre à l’ordre du jour le goût de l’effort et du travail.” Vous n’avez même pas le temps de finir la phrase que, déjà, les murs tremblent sous les applaudissements. C’est pourtant une vraie connerie, parce que la vérité c’est que vous ne le faîtes pas. C’est juste des mots!»
Besson le rappelle discrètement à l’ordre: «N’oublie pas que c’est filmé», ce qui est visiblement le cadet des soucis de l’orateur: «Eh bien tant pis, tu couperas !»"
Football : il y a une autre équipe de France pour le mondial
Non, Raymond Domenech n'a pas préparé une seconde liste pour composer une autre équipe, c'est un autre pays qui a recruté des "Français" pour jouer la coupe du monde de football.
C'est ce que rélève Minute dans son numéro de demain : il y a 19 Français dans l'équipe d'Algérie. Voilà où mène la double-nationalité.
Le président portugais n’a pas écouté le Pape
Le 13 mai, le Pape déclarait à Fatima :
"Les initiatives qui ont pour but de sauvegarder les valeurs essentielles et premières de la vie, dès sa conception, et de la famille, fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme, aident à répondre à certains des défis les plus insidieux et les plus dangereux qui aujourd'hui s'opposent au bien commun."
Comme en réponse, le président portugais Anibal Cavaco Silva a approuvé hier la loi autorisant le mariage homosexuel, dernière étape avant son entrée en vigueur dans les prochains jours. M. Cavaco Silva, catholique pratiquant et membre du principal parti d'opposition de centre-droit, a tenu à rappeler qu'il promulguait cette loi malgré ses convictions personnelles. S'il avait des convictions, il aurait soit refusé de promulguer cette loi, soit démissionné pour ne pas l'entacher de sa signature.
Eric Besson, ministre naïf
C'est ce que pense Malika Sorel (membre du Haut Conseil à l’Intégration), revenant sur les propos du premier Ministre turc Erdogan et la stratégie d’entrisme de la Turquie en Europe via l’immigration :
"Monsieur le ministre de l’Immigration, il ne faut pas être naïf (…). Dans leur esprit il n’y a aucune liaison entre les papiers d’identité et l’identité de la terre d’accueil (…). La difficulté dans laquelle se trouvent les sociétés européennes aujourd’hui c’est qu’on les empêche de dire quelle est leur identité”
Lyon : rassemblement dès 19h sur le parvis de Saint-Jean
Le collectif Act’Hope s’indigne de l’attitude des organisateurs du kiss-in prévu initialement ce samedi, sur le parvis de la primatiale Saint Jean de Lyon. Dans leur dernier communiqué de presse où ils s’en prennent au Saint Père mais aussi au cardinal Barbarin, ils annoncent que leur « kiss-in » déclaré illégal par la préfécture se transformera en manifestion « avec des pancartes et des slogans », cela toujours devant la Cathédrale Saint Jean.
L’horaire fixé (19h30) correspond à celui de la fin de la messe. A l’instar de son Eminence le Cardinal Barbarin, Act’Hope demande au préfet du Rhône de ne pas permettre cette manifestation devant un lieu aussi symbolique. Le Collectif Act’Hope appelle tous les catholiques à se déplacer nombreux, sans violence, ce mardi 18 Mai dès 19h devant la cathédrale de Lyon. A vos chapelets…
L’avortement « thérapeutique » : un meurtre
Extrait d'un communiqué de l'évêque de Phoenix, Arizona, Mgr Olmsted, sur l'enfant de onze semaines avorté dans un hôpital catholique, parce que la vie de sa mère était menacée par la poursuite de la grossesse :
"Un enfant à naître n'est pas une maladie. Bien que les professionnels de la médecine doivent certainement tenter de sauver la vie d'une femme enceinte, le moyen d'y parvenir ne peut jamais être de tuer son enfant à naître. La fin ne justifie pas les moyens.
[…] Nous devons toujours nous rappeler que lorsqu'une situation médicale compliquée se présente à propos d'une femme enceinte, il y a alors deux patients qui ont besoin de traitement et de soins, et non pas un seul. La vie de l'enfant à naître est tout aussi sacrée que celle de la mère, et l'on ne peut préférer une vie par-dessus l'autre. On appelle très justement « mère » la femme dès l'instant de la conception et pendant la durée de sa grossesse elle sera considérée comme étant « avec enfant ». [NDLR : c'est l'expression anglaise with child, synonyme d'« enceinte ».]
La mise à mort directe d'un enfant à naître est toujours immorale, quelles que soient les circonstances, et ne peut être autorisée dans une institution, quelle qu'elle soit, qui s'affirme authentiquement catholique. Comme feu notre Saint-Père, Jean-Paul II l'a solennellement enseigné dans son encyclique Evangelium vitae, « l'avortement direct, c'est-à-dire l'avortement voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un grave désordre moral puisqu'il s'agit de la mise à mort délibérée d'un être humain innocent » (Evangelium vitae, §62)."
La « Padre Cup » ? Ce serait un péché de ne pas en parler !
L'abbé Amar, vicaire de la paroisse du Chesnay dans les Yvelines, investi dans les aumôneries de l'enseignement public, dans le scoutisme et le théâtre, nous communique cet évènement exceptionnel :
"Ils sont jeunes. Bac plus huit minimum. Ils sont célibataires. Ils sont pros. Ils n’ont peur de rien. Surtout pas que le Ciel leur tombe sur la tête …
Ils avaient trouvé leur voie, ils ont aujourd’hui choisi une piste. Une piste de kart. Le 7 juin prochain, ils s’élanceront pour la « Padre Cup ».
Don Camillo est de retour ! Soixante-dix prêtres, qui ont le volant aussi facile que l’encensoir, se lanceront un défi sur l’espace Jean-Pierre Beltoise de Trappes (Yvelines) pour mettre un peu de sainteté dans l’enfer mécanique. Vous les croisez sans le savoir sur la route, vous pourrez les encourager sur la piste !
La « Padre Cup » est un challenge de plusieurs heures, au cours duquel chaque tour parcouru vaudra un euro (versé par le public et les sponsors) à des œuvres humanitaires.
La« Padre Cup », un évènement original à faire connaître, une compétition comme on n’en a jamais vue ! Une manifestation largement ouverte au public pour soutenir les compétiteurs !
Parce que la très grande majorité des curés d’aujourd’hui est bien dans ses pompes. Parce que les prêtres ont la tête au Ciel et le pied au plancher …"
La Padre Cup soutient notamment le Secours Catholique, l'association Anak, un pont pour les enfants et la Fondation Jérôme Lejeune.
Lutte contre l’homophobie : une voix discordante à gauche
Michel Guérin est maire communiste de Saran depuis 1977 et conseiller général du Loiret depuis 2001. Soupçonné d'homophobie, cet élu atypique est interrogé avec insistance par La République du Centre sur ce sujet. Extraits :
Vous avez eu, même par le passé, des phrases qui n'avaient rien d'ambigu sur l‘homosexualité.
Cette polémique me paraît non seulement excessive, mais injuste. Mais je trouve, et je ne le cache pas que, depuis quelques années, on cherche à faire passer les couples normaux, majoritaires en France, comme arriérés et sexuellement anormaux. Et je ne suis pas d'accord (…)
J'ai cette vue en tant qu'élu. Lorsqu'on gère depuis aussi longtemps que moi une ville (…) on fait certains constats (…) J'ai trop souvent constaté que nos problèmes avec les enfants désoeuvrés venaient de couples en difficultés financières, de familles monoparentales et d'enfants élevés par des hommes ou des femmes ayant cette façon de vivre (ndlr : des couples homosexuels) et les enfants échappaient alors la rigueur éducative d'un couple. Un couple, ce sont des gens qui s'engagent dans la vie, et s'ils ont le bonheur d'avoir des enfants, qu'ils élèvent et rendent autonomes (…)
Ils ne sont pas forcés. C'est une évidence pour eux. Comme pour vous d'être hétérosexuel.Qu'ils ne revendiquent pas le titre de couple alors. Pour le reste cela ne me gêne pas du tout (…) Je ne peux pas comprendre qu'ils revendiquent d'être au même niveau que ceux qui ont le courage de mettre au monde, d'élever un enfant. C'est tout.
Là, ce n'est pas une question de courage, mais d'impossibilité évidemment.Jamais je ne serai favorable à la légalisation des couples homosexuels. La raison de vivre, de s'aimer, c'est au moins de créer une famille. C'est l'équilibre d'un pays.
Même le Parti communiste vous désavoue sur ce sujet.Je n'ai pas tous les matins, le petit livre rouge entre les mains pour me faire une idée de la vie. Ma religion, moi qui suis athée, c'est la droiture dans la vie, et mon respect pour les hommes et les femmes (…)
En Belgique, l’euthanasie permet de tuer des personnes âgées contre leur volonté
"La loi belge autorise les médecins à pratiquer l'euthanasie sous strictes conditions. Une étude de la VUB, qui paraît lundi dans le Canadian Medical Association Journal, révèle toutefois que, dans la pratique, des infirmiers administrent souvent des moyens euthanasiants.
La chercheuse Els Inghelbrecht a interrogé 1.265 infirmiers au sujet de leurs expériences sur les décisions de fin de vie. Cent vingt infirmiers ont reconnu que leur dernier patient concerné par une telle expérience avait reçu des produits euthanasiants même s'il n'en avait pas fait la demande explicite (…)"
Bruno Gollnisch demande réparation suite à sa suspension illégale de Lyon III
Suite à l'annulation définitive en juin 2009 par la cour criminelle de cassation des accusations portés contre lui suite à des propos tenus en 2004, Bruno Gollnisch demande désormais à être réintégré au sein de l'Université Lyon III et à être indemnisé comme l'explique la Tribune de Lyon :
"Le numéro 2 du Front national a, en effet, envoyé un courrier à Hughues Fulchiron, le président de Lyon 3, en février dernier ”pour lui dire [qu’il était] à sa disposition.” Depuis, Gollnisch dit avoir appris par Hughues Fulchiron que la décision de le suspendre de ses fonctions à titre conservatoire prise le 3 mars 2005 par François Fillon, alors ministre de l’Education nationale, était illégale. “Depuis le 3 mars 2005, j’aurais dû être payé à plein tarif selon les services juridiques du ministère”, affirme Gollnisch. Il rapporte que le président de l’université Lyon 3 lui aurait indiqué que c’était au ministère de l’Enseignement supérieur de lui payer son dû et non à Lyon 3. ”La conséquence, c’est que quelqu’un doit me payer cinq années de vacances à demi-traitement et seize semaines à plein traitement” clame-t-il, sûr de lui. Hughues Fulchiron n’a pas donné suite à nos demandes d’interview. L’addition devrait dépasser les 180 000 euros."
Economies : la commission européenne aussi doit en faire
Les gouvernements européens, sous pression de Bruxelles pour réduire leurs déficits nationaux, demandent à leur tour davantage d'économies à la Commission européenne dans son projet de budget de l'UE pour 2011, qui prévoit une hausse des dépenses de fonctionnement de 4,5%.
Le ministre veut retirer les crucifix dans les écoles sous contrat
La réponse de Luc Chatel, ministre de l'Education nationale à la plainte du Député laiciste Bataille est sans appel à propos des épreuves du Bac dans des établissements catholiques sous contrat :
"En vertu des contrats qui sont passés avec l'Etat, ces mêmes établissements doivent participer à l'organisation des épreuves nationales du baccalauréat. Je rappelle qu'il y a 600 000 élèves qui vont passer le baccalauréat cette année, et c'est une prouesse que d'organiser dans des délais extrêmement restreints l'organisation de cet examen. Donc l'organisation de l'examen du Baccalauréat est un des aspects du service public de l'Education, et il est évidement à ce titre soumis, M. Bataille, au principe de laïcité et c'est la raison pour laquelle il est demandé aux recteurs de veiller à la mise en oeuvre de cette neutralité dans le cas des épreuves écrites comme orales. Et bien elles doivent se dérouler dans des salles où aucun signe extérieur ostentatoire religieux ne doit être mis en avant. mais encore une fois, M. Bataille, le service public de l'éducation, regroupe les établissements publics et les établissements privés sous contrat et leurs enseignants".
Ne mettre aucun crucifix dans un établissement est un signe ostentatoire de laïcisme. Et de négation des racines chrétiennes de la France.
Le mariage relégué à un contrat privé
Lu dans L'Homme Nouveau :
"Michèle Alliot-Marie a présenté en conseil des ministres (le 3 mars dernier) un nouveau projet de loi sur le divorce par consentement mutuel, envisageant de simplifier encore sa procédure pour désengorger la justice et réduire le coût lié à cette séparation. Le texte stipule qu’en l’absence d’enfants mineurs, les époux désireux d’opter pour un tel divorce seront dispensés de comparaître systématiquement et personnellement devant le juge aux affaires familiales, sauf demande du juge ou de l’un des époux. […] Il projette enfin d’expérimenter jusqu’en 2012 le recours obligatoire à la médiation familiale concernant les désaccords entre conjoints en matière d’exercice de l’autorité parentale.
Après la vaine tentative d’Éric Woerth (ex-ministre du Budget) en 2007, visant à permettre aux époux de divorcer devant notaire, il s’agit d’un nouvel essai de « déjudiciarisation » progressive du divorce : le droit du mariage étant relégué à la sphère privée. Il s’inscrit dans la funeste logique de la précédente et récente réforme (loi du 1er janvier 2005) qui avait déjà considérablement allégé les procédures en matière de divorce (réduction de deux à un, par exemple, du nombre des passages nécessaires devant un juge pour le prononcé d’un divorce par consentement mutuel). Par ces paliers successifs, on fait passer le mariage du droit public au droit privé, le rapprochant ainsi du Pacs (qu’il est très aisé de rompre). Le mariage n’est plus qu’un contrat révocable à merci, perdant son statut d’institution naturelle (morale et politique), indissoluble. Les AFC (associations familiales catholiques) ont aussitôt réagi à ce projet du ministre de la Justice : «Une telle réforme représenterait une régression importante en matière de protection du plus faible et constituerait une possibilité insidieuse permettant de se soustraire à l’engagement pris de soutien mutuel qui est au coeur de l’intention matrimoniale civile. En particulier les conditions posées à cette possibilité, notamment celle concernant l’absence d’enfants mineurs, ne constituent pas des garanties suffisantes ni acceptables. Elles laissent au contraire penser que le mariage n’est qu’un cadre protecteur pour les enfants alors qu’il protège d’abord l’engagement des époux à l’égard l’un de l’autre et qu’il favorise la protection du plus faible au sein du couple.»
Un journaliste ironisait déjà devant la proposition de Woerth en 2007 : «Ira-ton plus loin demain ? Certains pays n’ont pas hésité. Au Québec et en Belgique, on peut, paraît-il, divorcer sur internet. D’un seul coup de souris. Mais, bah !, le modernisme a tout de même ses limites. Et puis, imagine-t-on un instant Brel chanter “Ne me clique pas…” ?». On rit là où il faudrait pleurer. Car, pas plus que du syndrome postavortement, on ne parle du syndrome post-divorce qui touche d’abord les enfants mais aussi les parents mariés. On emploie au contraire le mensonge et la même dialectique perverse que pour l’« IVG médicamenteuse » (sic) : «Pour les usagers (resic), c’est une procédure plus simple, plus rapide et moins traumatisante…»."
Cohabiter avec les musulmans en France ?
La Nef a mené une enquête pour savoir si l'islam était un danger pour l'Europe. Ont notamment répondu Bernard Antony, le P. Michel Gitton, le P. Michel Lelong, Laurent Lagartempe… Annie Laurent termine l'ouvrage par une excellente synthèse dont voici un extrait :
"La seule manière de garantir une cohabitation harmonieuse en Europe est de traiter les musulmans en tant que personnes, titulaires des mêmes droits et tenues aux mêmes devoirs que les autres ressortissants. Cela passe par leur assimilation individuelle à la culture qui les accueille, ce qui implique bien sûr des renoncements de leur part. Mais la paix est à ce prix et elle est inséparable de la vérité, comme le rappelle fréquemment le pape Benoît XVI.
Encore faut-il que les Européens se ressaisissent dans trois domaines cruciaux : 1°) qu'ils cessent de rougir de leur patrimoine religieux, culturel, historique et retrouvent leur liberté intellectuelle pour affronter avec courage et sans peur, celle-ci pouvant conduire à l'irrationalité ; 2°) qu'ils renoncent à anticiper un assujettissement qui ne leur est pas (encore) imposé car cette attitude que j'appelle "dhimmitude mentale" les conduit à des concessions dangereuses ; 3°) qu'ils oeuvrent à redonner à leurs sociétés décadentes le visage attrayant de l'Evangile, ce qui passe par leur conversion."
Elles s’aiment !
Marine Le Pen à propos de Christine Boutin :
"Etre la Boutin du gouvernement Sarkozy, non merci ! "
![]()
Christine Boutin à propos de Marine Le Pen :
"Je n'ai aucune leçon à recevoir de cette femme (…) Le FN peut continuer à s'illusionner sur son influence sur la politique française, les Français ne sont pas dupes: mieux vaut un cheval qui laboure qu'une vache qui meugle."
Liberté religieuse et islam
Dans L'Homme Nouveau, le Père Édouard Divry analyse la liberté religieuse au risque de l'islam. Extraits :
"Sans se dédire des condamnations du XIXe siècle contre le laïcisme outré, le concile Vatican II, en ce sens originel de liberté de religion (droit à la non-coaction), a reconnu qu’il existait bien un droit social à la liberté religieuse consistant dans le fait que nul ne soit contraint ni empêché, mais dans de justes limites, lors de l’exercice de sa religion, de manière individuelle ou communautaire (cf. DH, n. 2). Ces justes limites découlent du bien commun local, du juste ordre public notamment. Par exemple, droit à ne pas être empêché de se réunir pour prier mais sans attenter à l’espace public : a contrario la rue Saulnier à Puteaux (92) est occupée chaque vendredi ; boulevard Barbès, rue Myrha, rue Polonceau (Paris XVIIIe), etc. Au-delà de la liberté de religion au sens strict qui correspond au devoir vis-à-vis de Dieu, chaque pays, telle la France, ou fédération de pays, telle l’Europe, s’avère souverain pour accorder en outre des droits permissifs (droit de), non exigibles en soi, au bénéfice de ceux qui attendent quelques faveurs particulières : par exemple, droit de construire un édifice religieux aux frais de la communauté gratifiée de ce permis. Dans l’équilibre international où les droits-exigence devraient au préalable être honorés, ces droits permissifs peuvent inciter, à l’extérieur de ce pays ou de cette fédération, par des émulations efficaces, sans rétorsion ni dilettantisme, une circularité vertueuse de saine et juste réciprocité universelle.
Rigueur budgétaire : vraiment ?
Lu ici :
"Le premier Ministre François Fillon a annoncé un gel en valeur des dépenses de l’Etat sur trois ans, une baisse de 10% des dépenses de fonctionnement (entre 800 million et 900 millions d’euros) et 5 milliards d’économies sur les niches fiscales. Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux est en outre confirmé. L’objectif est de ramener le déficit de 8% du PIB en 2010, à 6% en 2011, 4.6% en 2012, et 3% en 2013, soit 95 milliards d’économies en trois ans. Or l’immigration extra-européenne coûte à elle seule 36 milliards d’euros par an à la France !
En France, selon Yves-Marie Laulan, il ressort, pour l’immigration et l’intégration, toutes catégories de dépenses confondues : scolarité, logement, lutte contre la délinquance juvénile et maintien de la sécurité, chômage et santé, aides sociales, etc… un coût net (différence dépenses – recettes) de 24 milliards d’euros pour ce qui concerne l’immigration et de 12 milliards d’euros pour l’intégration. Loin d’être une chance pour la France, cette immigration est une immigration de chômage et de précarité. 40% des étrangers qui arrivent en France s’inscrivent à l’ANPE."
Le Pape se soucie plus de purifier l’Eglise que des attaques externes
Alors que la presse tente de trouver de nouveaux sujets pour attaquer le Pape, ce dernier a déclaré dans l'avion qui l'emmenait à Lisbonne :
"non seulement du dehors viennent les attaques contre le Pape et
l'Eglise, mais les souffrances de l'Eglise viennent justement de
l'intérieur de l'Eglise, du péché qui existe dans l'Eglise. On le savait
depuis toujours, mais aujourd'hui on le voit de manière réellement
terrifiante : la plus grande persécution de l'Eglise ne vient pas des
ennemis dehors, mais nait du péché dans l'Eglise. Donc, l'Eglise a un
profond besoin de réapprendre la pénitence, accepter la purification,
apprendre le pardon mais aussi la nécessité de la justice. Le pardon ne
remplace pas la justice. Nous devons apprendre justement cet essentiel :
la conversion, la prière, la pénitence, les vertus théologales. De
cette manière nous répondons et sommes réalistes : le mal attaque
toujours, il attaque de l'intérieur et de l'extérieur, mais toujours
les forces du bien sont présentes et, finalement, le Seigneur est plus
fort que le mal et la Vierge pour nous est la garantie. La bonté de Dieu
est toujours l'ultime parole de l'histoire."
