Vers l’avortement obligatoire ? (2)
Un gynécologue de Nancy a été condamné par la Cour d'appel à 15.000 euros pour dommage moral pour avoir fait perdre à sa patiente une "chance d'interrompre sa grossesse" faute d'information, a-t-on appris mardi de l'avocat de la plaignante.
Celle-ci, âgée de 32 ans, a accouché en 2003 d'un enfant très lourdement handicapé, après avoir fait plusieurs fausses couches dans le passé.
"Or, ces fausses couches révèlent souvent une anomalie génétique", a expliqué son avocat, Me Gérard Michel.
"Lorsqu'on a des suspicions, le gynécologue doit prescrire un caryotype, c'est-à-dire une recherche d'anomalies génétiques", a-t-il poursuivi.
Le gynécologue, qui avait conseillé cet examen avant la grossesse, l'avait toutefois estimé inutile après la conception de l'enfant, "considérant qu'il n'y avait alors plus de problème", précise Me Michel.
En première instance, en 2007, le tribunal de grande instance de Nancy avait refusé d'indemniser la mère de l'enfant, "arguant que l'on ne peut se prévaloir d'un préjudice du fait de la naissance", explique Me Michel.
"Mais le préjudice de la mère, lui, existe", insiste l'avocat, pour qui la décision de la Cour d'appel est une décision "majeure".
"On avait le droit à l'avortement; maintenant, on a le droit à l'indemnisation quand on ne peut pas avorter", souligne-t-il."
Entre la logique comptable d'Alain Minc et le "préjudice d'être né" à Nantes et à Nancy, nul ne parle de ces vies pourtant bien réelles et dignes d'être vécues… Triste époque d'eugénisme dans laquelle les médecins auront de plus en plus de difficulté à exercer leur "clause de conscience".
Vers l’avortement obligatoire ?
Voici un communiqué de la fédération des AFC de Loire-Atlantique :
"Malgré l'arrêt Perruche, le préjudice d'être né reste d'actualité.
Le CHU de Nantes à été condamné à "verser 60 € par nuit passée par leur fils trisomique au domicile familial depuis le jour de sa naissance et tout au long de sa vie " faute d'avoir proposé l'amniocentèse à une maman enceinte d'un enfant trisomique.
Les Associations Familiales Catholiques (AFC) attachées à promouvoir la dignité de chaque personne, perçoivent cette condamnation comme une atteinte aux plus fragiles d'entre elles. En effet, à travers cette condamnation, ce sont toutes les personnes trisomiques qui s'entendent dire que leur vie serait un préjudice.
Bien sûr, la douleur des parents accueillant à la vie un enfant « différent », ne saurait être minimisée ou mise de côté, ainsi que l'accompagnement indispensable dont ceux-ci doivent pouvoir bénéficier, tant sur le plan psychologique, affectif, qu'au plan économique.
Les AFC, en réagissant, répondent à une de leurs missions, qui consiste à aider chacun à cerner les véritables enjeux de société qui se dégagent de tels évènements, au-delà de la dimension émotionnelle.
N'oublions pas que c'est en accueillant un enfant que les parents portent leur première responsabilité commune de père et de mère, celle de l'aider à grandir et à vivre une vie pleinement humaine."
Que les « très vieux » malades riches se débrouillent ou meurent !
Alain Minc est consultant, auteur de nombreux essais économiques et politiques. Et il conseille le président de la République sur certains dossiers… Et ce monsieur se demande si la collectivité nationale doit payer les soins offerts à de vieilles personnes qui ne travaillent plus, ne produisent plus, et dont l'espérance de vie est réduite. Voici ses propos tenus sur France Info :
"J’ai un père qui a 102 ans. Il a été hospitalisé 15 jours dans un service de pointe. Il en est sorti. La collectivité française a dépensé 100.000€ pour soigner un homme de 102 ans. C’est un luxe immense, extraordinaire pour lui donner quelques mois ou quelques années de vie. Je trouve aberrant que, quand le bénéfiaire a un patrimoine ou quand les ayant-droits ont les moyens, que l’Etat m’ait fait ce cadeau, à l’oeil (…)"
Avec de tels conseillers autour de Sarkozy, la culture de mort a de beaux jours devant elle…
Quête de parrainages au FN pour Bruno Gollnisch
Le problème de parrainages est décidemment un sujet récurrent au FN. Ainsi, Bruno Gollnisch craint de ne pouvoir se présenter à la présidence du Front National en 2011, faute d'avoir le soutien des cadres du parti. En effet, les statuts du FN prévoient que 20 signatures de secrétaires, nommés par la direction du parti, sont nécessaires pour briguer la présidence du mouvement. Or, selon les observateurs, ces cadres semblent désormais acquis à Marine le Pen dans leur grande majorité.
Du coup, selon ses propres déclarations, Bruno Gollnisch devrait prochainement demander à ce que ces parrainages soient anonymes :
"Le FN demande que la loi garantisse l'anonymat des maires qui accordent leur parrainage lors de la présidentielle. Je souhaite donc que notre mouvement mette sa pratique en accord avec sa doctrine."
Il semble pourtant exclu que ce dernier ne puisse pas se ,comme le souligne Marine Le Pen elle-même : "Bruno aura naturellement ses parrainages. Il n'y a aucune difficulté." A travers cette petite mise en scène, Bruno Gollnisch semble plutôt montrer qu'il est parfaitement conscient de la situation interne du FN, de sa position d'outsider et qu'il ne compte que sur les militants pour remporter la partie…
Le second volume de « Jésus de Nazareth », de Benoît XVI, va paraître
La Salle-de-Presse du Saint-Siège annonce que le texte définitif du second volume de Jésus de Nazareth, oeuvre de Benoît XVI, a été remis aux éditeurs. Faisant suite au récit du premier volume, il est consacré à la Passion et à la Résurrection.
Les cathophobes ont du souci à se faire
Le Pape doit se rendre au Portugal demain, pour 4 jours. Ce pays a tout mis en oeuvre pour assurer un accueil chaleureux et festif au pape Benoît XVI. Des 10 000 fleurs de Madère composant un tapis que foulera Benoît XVI à Lisbonne jusqu'à la nuance "or baroque" de l'autel installé à Porto, rien ne devrait manquer pour faire du séjour du souverain pontife "un grand moment d'allégresse", selon le voeu de l'épiscopat portugais. A Fatima, la ville-sanctuaire qui, selon le Vatican, sera au "coeur" du voyage papal, les rues ont même été parfumées pour laisser planer une "légère odeur de citron".
Le gouvernement socialiste n'a pas ménagé son soutien à cette visite et a accordé, malgré la crise budgétaire, un congé exceptionnel aux fonctionnaires pour assister aux messes, entraînant fermeture des écoles et administrations.
En dehors des trois grand-messes auxquelles pourraient assister, selon les organisateurs, près de 800.000 personnes entre Lisbonne, Fatima et Porto, le pape prononcera plusieurs discours, en particulier dès son arrivée mardi, mais aussi devant des personnalités du monde de la culture, ou encore à Fatima. Même le nuage de cendres volcaniques, venu d'Islande, qui perturbait encore lundi l'espace aérien portugais, n'a pas réussi à entamer l'enthousiasme de l'Eglise. "Dans tous les cas, il y aura un plan B" pour permettre au pape de gagner le Portugal, a affirmé le père Morujao. Depuis lundi, les bus des transports publics à Lisbonne arborent, flottant au-dessus du pare-brise, deux petits drapeaux aux couleurs blanc et or du Vatican.
Néanmoins, si ce pays reste très majoritairement catholique (plus de 88%), l'avortement n'y est plus un délit, depuis 2007, et les homosexuels pourront bientôt s'y marier, suite à une loi votée en février et qui n'attend plus qu'un feu vert présidentiel. Ce n'est donc pas un hasard si le pape a décidé de s'exprimer au cours de son séjour au Portugal sur "la société d'aujourd'hui", selon l'expression du père Federico Lombardi.
Président pro-vie au Costa Rica
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"AFP : «Laura Chinchilla est devenue samedi la première femme à exercer la présidence au Costa Rica, où elle a été élue avec une très large majorité le 7 février à la succession d'Oscar Arias.» On s'en moque complètement, que ce soit « la première femme ». En revanche, ce qui nous intéresse est que cette fervente catholique soit «opposée à l'avortement, à la pilule du lendemain, aux droits des homosexuels et à la laïcisation de l'État», comme le résume Wikipedia.
Nouveau lapin de Nicolas Sarkozy
Lu dans Présent :
"Mais par qui donc est-il aussi mal conseillé ? Trois semaines après s‘être décommandé in extremis pour les obsèques du président polonais Lech Kaczynski à Cracovie, le 18 avril dernier, Nicolas Sarkozy vient de commettre un nouvel impair en annulant au tout dernier moment le déplacement qu’il avait promis de faire dimanche à Moscou à l’occasion du 65e anniversaire de la victoire de 1945. Des cérémonies commémoratives auxquelles les autorités russes voulaient pourtant donner cette année un lustre particulier puisqu’elles avaient invité pour la première des troupes alliées à défiler sur la place Rouge. Dimanche matin à Moscou, quelque 70 soldats du bataillon de représentation de l’armée polonaise ouvraient ainsi la marche des troupes étrangères, suivis d’un détachement des Welsh Guards, les Gallois de la garde royale, des Américains du 18e régiment d’infanterie et 75 aviateurs français du régiment de chasse Normandie-Niemen. Des soldats français défilaient à Moscou aux côtés de plus de 10 000 soldats russes et de détachements de huit pays de l’ex-URSS, l‘événement valait le déplacement.
Qu’importe après coup de savoir qui avait eu l’idée et si celle-ci était bonne ou mauvaise, mais à partir du moment où le Président français – qui est également chef des armées – avait donné son « feu vert » à cette décision très politique d’envoyer des troupes défiler à Moscou et qu’il avait accepté l’invitation de son homologue russe Dmitri Medvedev, il se devait d’honorer celle-ci. Or, samedi dernier sans crier gare, le chef de l’Etat qui n’avait cessé de réduire sa délégation et le temps passé à Moscou – quelques heures seulement – s’est finalement décommandé en prétextant la nécessité pour lui de rester à Paris pour tenter de juguler la crise de l’« eurozone » dont personne ne conteste d’ailleurs la gravité. L’ennui, c’est qu’un Conseil européen extraordinaire s‘était tenu dès vendredi soir à Bruxelles et n’avait rien réglé et que la chancelière fédérale Angela Merkel – plus polie que Sarkozy, ce qui n’est pas difficile – s’est bel et bien rendue dimanche à Moscou… où ne défilaient pourtant aucunes troupes allemandes."
Gay Pride à Vilnius avec le soutien officiel de la France et de l’UE
Lu dans Présent :
"«Pour la première fois dans l’histoire de leur pays», comme dit l’AFP, les homophiles lituaniens (et d’ailleurs) ont organisé un défilé d’exhibitionnisme samedi avec la Baltic Pride 2010 à Vilnius, à quelques centaines seulement («plus de 300 personnes», selon l’AFP) et sous forte protection policière, devant les «quelque 2 000» contre-manifestants qui ont exprimé leur rejet de la chose.
Ces dernières semaines, de nombreux hommes politiques avaient demandé à la justice d’interdire cette parade (visant les trois Etats baltes) pour atteinte aux valeurs de la famille. Les ecclésiastiques avaient, eux, demandé à lutter «avec des prières et des chapelets» pour ne pas franchir un pas décisif vers la décadence. Mais le tribunal suprême administratif de Lituanie a annoncé vendredi avoir autorisé la parade d’homosexuels samedi à Vilnius, cassant ainsi une interdiction en première instance deux jours plus tôt […] La Cour obéissait ainsi à la Commission européenne, qui avait intimé l’ordre à la Lituanie de permettre ce défilé sodomesque. […] La France elle-même avait demandé à la Lituanie de prendre des mesures pour permettre la tenue de cette parade d’homosexuels, au nom d’une « cohérence » avec le discours européen sur les droits de l’homme dans le monde entier, a indiqué vendredi le Quai d’Orsay :
«On ne peut pas dire certaines choses au niveau européen et faire des choses différentes chez soi. Il importe d’assurer la cohérence entre la politique externe de l’Union européenne visant à lutter contre ces discriminations et les pratiques nationales des Etats membres. Nous encourageons les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires afin de permettre aux manifestants d’exercer librement leur droit de réunion, dans les meilleures conditions», avait ainsi déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. […] A souligner que le Quai d’Orsay s’est déjà mobilisé à plusieurs reprises pour «condamner» les prétendus préjugés et discriminations relatifs au «genre» (notamment, le mois dernier, à l’encontre du cardinal Bertone). C’est comme si, à l’époque de la fameuse pétition pro-pédophile signée par Kouchner et Cie (Le Monde du 26 janvier 1977), un pays voisin s’était permis, au nom du fameux droit d’ingérence cher au ministre, d’asséner à la France : «Nous encourageons les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires afin de permettre à ce courant et aux manifestations éventuelles de pédophiles d’exercer librement leur droit de réunion, dans les meilleures conditions.»"
Le racisme anti-français devant les tribunaux
Communiqué de l'Agrif :
"Sur plainte de l’AGRIF devant le tribunal de Toulouse, Madame Houria Bouteldja, présidente de l’association dénommée « Indigènes de la République », a été mise en examen pour avoir proféré une injure raciale à l’égard des Français. Il s’agissait de l’emploi très méprisant et péjoratif du terme « souchiens ». Le juge d’instruction de Toulouse a fait signifier sa mise en examen à Madame Bouteldja par son collègue compétent territorialement, c’est-à-dire celui de son lieu de domicile. Elle sera très probablement jugée par le tribunal correctionnel de Toulouse. Par ailleurs, la procédure contre le livre « Nique la France » édité par l’association de Madame Bouteldja dans la même veine de haine anti-française est en cours.
La fleur la plus belle du mois de mai
Extrait des propos du Pape hier, lors du Regina Caeli :
"Le mois de mai est un mois aimé et apprécié pour différents motifs. Dans notre hémisphère, le printemps avance, avec ses floraisons nombreuses et colorées ; le climat est favorable aux promenades et aux excursions.
Pour la liturgie, mai appartient au Temps de Pâques, le temps de l' « Alléluia », du dévoilement du mystère du Christ à la lumière de la Résurrection et de la foi pascale ; et c'est le temps de l'attente de l'Esprit Saint, qui est descendu avec puissance sur l'Eglise naissante à la Pentecôte.
La tradition de l'Eglise de dédier le mois de mai à la Vierge Marie s'accorde bien avec ces deux contextes – « naturel » et liturgique. En effet, elle est la fleur la plus belle qui ait fleuri dans la création, la « rose » apparue à la plénitude des temps, quand Dieu, en envoyant son Fils, a donné au monde un printemps nouveau. Et elle est en même temps la protagoniste, humble et discrète, des premiers pas de la communauté chrétienne : Marie en est le coeur spirituel, parce que sa présence au milieu des disciples est en elle-même mémoire vivante du Seigneur Jésus et gage du don de son Esprit. […]
Chers amis, au cœur de ce mois marial, j'aurai la joie de me rendre au Portugal ces prochains jours. Je visiterai la capitale, Lisbonne, et Porto, la seconde ville du pays. Le but principal de mon voyage sera Fatima, à l'occasion du 10e anniversaire de la béatification des deux pastoureux, Jacinta et Francisco. Ce sera la première fois qu'en tant que Successeur de Pierre je me rendrai à ce sanctuaire marial si cher au vénérable Jean-Paul II. Je vous invite tous à m'accompagner dans ce pèlerinage, en y participant activement par la prière : avec un seul cœur et une seule âme, invoquons l'intercession de la Vierge Marie pour l'Eglise, en particulier pour les prêtres, et pour la paix dans le monde."
Crise de l’euro = plus d’Europe
Au total, entre 500 et 600 milliards d'euros ont été mis sur la table. Le premier étage consiste à créer un fonds, doté de 60 milliards d'euros environ. La Commission jouerait le rôle de banquier, empruntant en son nom avec la garantie des États nationaux et prêtant l'argent aux pays en difficulté. Le second étage du dispositif consisterait à créer un système de garantie européenne pour des emprunts réalisés par des États en difficulté. L'enveloppe maximale sur laquelle les Vingt-Sept sont tombés d'accord dimanche serait de 440 milliards d'euros. Le FMI pourrait ajouter 100 milliards de plus. Le principal problème inhérent à ce mécanisme vient du fait qu'il pourrait obliger les États à faire voter une nouvelle loi de finances par leurs Parlements respectifs.
Christian de Boissieu, président du Conseil d'analyse économique et professeur à Paris-I, commente ces décisions :
"Il faut désormais travailler à l'élaboration d'une gouvernance économique et politique de la zone euro. Le scénario de sortie par le haut, c'est plus et mieux d'Europe ! […] Il va falloir aussi mettre un peu d'ordre dans cette gouvernance européenne. Un président de l'UE, un président de l'Eurogroupe, un président de la Commission, une présidence tournante… on ne sait plus qui fait quoi ! Bref, l'Europe issue du traité de Lisbonne est encore en rodage, mais il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps…"
Cour Suprême : Obama a choisi Elena Kagan
Le président Barack Obama a choisi Elena Kagan, 50 ans, avocate de l'Administration auprès de la Cour suprême, comme nouvelle juge à la Cour suprême. Portrait par Americatho :
"Née en 1960 dans une famille juive newyorkaise, Elena Kagan fut nommée Conseiller auprès du ministre de la Justice (Solicitor General) par Obama en janvier 2009. Ancien doyen de la Faculté de droit de Harvard, cette femme, encore jeune, n’a pourtant aucune expérience pratique comme juge ou comme avocat, mais elle a un “profil” qui correspondrait assez à ce qu’attend Obama de ses créatures à la Cour Suprême : contrebalancer intellectuellement les grosses pointures juridiques que sont John Roberts ou Antonin Scalia… Tout a fait favorable au financement et au remboursement de l’avortement sur fonds fédéraux – une position qui serait très utile dès qu’arriveront à la Cour Suprême les appels liés à l’application de l’ObamaCare… –, hostile à ce que des groupes religieux opèrent des centres de conseil sur le grossesse, et violemment opposée à la “discrimination” de l’Armée sur le recrutement de militaires homosexuels, cette progressiste est tout à fait dans la “ligne”. Elle présenterait aussi un autre “avantage” qui n’est pas à négliger dans le contexte général. En avril dernier, Ben Domenech, qui anime un blogue pour CBS News, traitant de la “rumeur” Kagan écrivait qu’avec elle on aurait « le premier juge ouvertement homosexuel » à la Cour Suprême. La fureur de la Maison Blanche sur cette “révélation” fut telle, que CBS News décida de supprimer le post incriminé. Domenech fut contraint de s’excuser d’avoir diffusé cette « rumeur d’Harvard », mais non sans avoir ajouté ce petit addendum sibyllin : « Je dois ici corriger mon texte pour dire que Kagan semble être toujours au placard [closeted : homosexuel non avoué]. Curieux… parce que sa compagne est plutôt bien connue des cercles de Harvard. » D’autant plus curieux que pour Domenech cette particularité de Kagan constitue un plus, pas un moins…"
Il lui reste à passer l'épreuve du Sénat.
Paris : 2600 personnes rendent hommage à Jeanne d’Arc
Communiqué de presse de Civitas-France
:
Grand succès de l'hommage national à sainte Jeanne d'Arc du 9 mai 2010 à 15 H 00 à Paris.
Pour une première édition, près de 2 600 catholiques patriotes [comptage professionnel à l'unité] se sont retrouvés en ce dimanche après-midi pour rendre hommage à sainte Jeanne d'Arc. On pouvait noter la présence de fortes délagations venues de toutes les provinces de France, en particulier des villes de Bordeaux, Marseille, Lille, Nancy, Rouen, Reims, etc.,
L'enthousiasme qu'a suscité ce premier succès nous permet d'espérer une seconde édition qui attirera, à n'en point douter, un plus grand nombre de participants pour fêter sainte Jeanne d'Arc dont le deuxième dimanche de mai est le jour officiellement institué par l'Etat français pour fêter cette héroïne.
Amiral (2S) François de PENFENTENYO, Président de l'Institut Civitas
Alain ESCADA, Secrétaire Général"
Canada : étudiants pro-vie menacés d’expulsion
… pour avoir osé afficher des images choquantes.
Oui, le meurtre de l'enfant à naître est choquant.
Les prix littéraires sont truqués
Révélation de Claude Durand, l'ancien patron de Fayard:
"Il n'est pas rare que les prix couronnent de bons livres. La question
posée concerne l'honnêteté du système, non celle des gens. D'abord, les
jurés se cooptent. C'est la «reproduction» selon Passeron et Bourdieu !
Quand telle maison a trois jurés et qu'elle risque, l'âge aidant, de ne
plus en avoir qu'un ou deux, elle va tout faire pour conserver son
nombre de «couverts». C'est ainsi qu'on a pu parler de la perpétuation
d'un système «Galligrasseuil» (contraction de Gallimard, Grasset et Le
Seuil, ndlr) ; il serait d'ailleurs plus approprié de parler aujourd'hui
de Gallisset ! Le défaut de ce système fermé, c'est qu'il a une
fâcheuse tendance, à la longue, à ne plus couronner des oeuvres, mais
des éditeurs. La méthode la plus courante est le troc de voix. Des
patrons de maison ou leurs subordonnés vont tenter un marchandage en
disant, par exemple : «Moi, j'ai deux voix au Goncourt, et tu en as
trois au Renaudot. J'ai eu le Goncourt l'année dernière, donne-moi tes
voix au Renaudot et je te donnerai mes voix au Goncourt...», et ainsi de
suite avec, parfois, des échanges plus sophistiqués. Les réformettes
apportées aux règlements des différents prix n'ont guère banni ces
pratiques, même si elles ne sont pas systématiques. Si certains jurés
restent libres, c'est qu'ils ont assez de caractère ou de succès pour se
le permettre. […]Mais je rappelle qu'une voix dans un jury n'est pas seulement utile pour
couronner un livre, elle est aussi utile à la perpétuation du système :
si survient un décès dans le jury auquel cette voix appartient, elle
contribuera à désigner le successeur. C'est un investissement. J'ai
calculé un jour que les frais engagés dans une politique de prix, en
à-valoir, en préfaces, en dessus de table (les grands restaurants), pour
ne pas parler ici de dessous, peuvent en arriver à coûter l'équivalent
du bénéfice d'un prix littéraire de moyenne diffusion. Il faudrait donc
avoir deux de ces prix pour qu'une telle politique soit vraiment
rentable. Mais, dans le même temps, les prix présentent un autre
avantage : ils peuvent attirer des auteurs dans la maison qui les
reçoit. C'est donc un moyen de débaucher des écrivains plus facilement."
Face à la cathophobie, le silence est aussi une arme
Henri Hude, prenant l'exemple de Wellington, stratège vainqueur de Napoléon, écrit :
"Supposez que le pape soit encore une fois cette année traîné dans la boue, au mépris de la plus élémentaire déontologie. Que dirait Wellington, selon vous, à tel cardinal, ou à tel porte-parole des évêques de France, ou à tel responsable d’association catholique, ou peut-être même au Vatican, à condition qu’ils aient la même humilité que Wellington ? Réponse à mon avis évidente : ne vous imaginez pas que vous êtes des surhommes. Il n’y a pas de miracle pour des hommes qui doivent se servir de leur raison ; refusez le contact sur des terrains où le combat est perdu d’avance.
Que veut dire ici : rompre le contact ? Tout simplement, se taire. Ne pas répliquer, ne pas commenter, ne pas polémiquer, ne pas même nier. Se taire. Seul le silence est capable d’arrêter un moulin à paroles.
Pourquoi Wellington conseille-t-il de rompre le contact? Parce que l’idéologie a besoin de donner à ses rituels de mise à mort, l’intérêt d’un match de boxe et la respectabilité d’un débat. Or le match n’a d’intérêt que si la victime se débat. Les cartes sont truquées, mais il faut que la dupe accepte de venir s’asseoir à la table de jeu. Ne pas s’y asseoir : tout est là.«Jésus, pendant ce temps, gardait le silence.» Et Ponce Pilate en est stupéfait. Il n’est sûrement pas le seul. Wellington conseillera ici de faire de même. Ceux qui opposeraient le mutisme à l’injure, le silence au tintamarre médiatique, la chaise vide à la manipulation des débats, n’imaginent pas quel vacarme étourdissant ils feraient.
[…]Un responsable, aujourd’hui, n’a plus besoin des grands médias pour communiquer, du moins s’il a quelque chose à dire. Plus un pouvoir existe réellement, moins il a besoin de paraître, et inversement. Aujourd’hui, avec un simple site Internet et une caméra grand public, on peut en grande partie contourner les institutions médiatiques.
[…] Quand un terrain n’est plus habitable pour la raison, celle-ci doit chercher un ailleurs où exister : un site internet avec des contenus de qualité, un système de blogs, etc. C’est sur Internet qu’il est possible de mettre à disposition documents, références, témoignages, images, commentaires sérieux, vidéos, interviews audio. Il y a là tout un travail de journalisme réel à inventer."
Rebondissement à la mairie d’Hénin-Beaumont
(Pas-de-Calais) Daniel Duquenne a démissionné vendredi 7 mai de son
mandat de maire pour raisons de santé. Mais comme il n'a pas quitté ses fonctions de
conseiller municipal, les élus de la commune devront se réunir
prochainement pour élire un nouveau maire.
Dans un communiqué, le conseiller municipal Front national Steeve Briois, qui avait déposé un recours contre M.
Duquenne devant le Conseil d'Etat, affirme que l'élu avait appris par
son avocat que le rapporteur public s'apprête à demander lundi son
inéligibilité.
"Pour éviter de nouvelles élections, Duquenne s'est
autoamnistié avant la décision du Conseil d'Etat".
Monuments : des associations pallient le désintérêt de l’Etat
Philippe Huchez et son frère Jean-Paul sont de jeunes retraités qui, avec un petit groupe, restaurent les calvaires, au nord de l’Oise.
"Notre objectif est de faire des propositions au conseil municipal. Il les accepte, tant mieux. S’il les refuse, on passe à
autre chose.""L’un d’eux, sur la D929, voit passer 1 000 automobilistes par jour. Et personne ne semble remarquer qu’il est incomplet. Sans
croix ! C’est notre patrimoine et l’histoire de notre civilisation, que l’on
soit croyant ou pas. Chacun a son histoire. La croix
Mariette, par exemple, a été érigée à la demande d’une maman à l’endroit
où sa fille s’était tuée en tombant d’un chariot à foin."
Jean-Paul a confectionné un document très complet expliquant
les travaux à effectuer, la forme des croix nouvelles à réaliser et même
les lieux d’implantation pour un calvaire à déplacer. Lors de sa dernière séance, le conseil municipal a validé leur projet :
"Nous y sommes favorables, d’autant plus que l’association en assure le financement,
hormis l’aide technique assurée par les employés communaux. Nous avons même ajouté à ce programme le
nettoyage de la croix du caveau provisoire au cimetière. En revanche,
nous n’avons pas autorisé le déplacement proposé d’un calvaire."
En plus des
calvaires, Jean-Paul Huchez envisage de financer
aussi la réalisation d’une colonne de pierre de 2m,qui manque à la gauche
de la porte d’entrée de l’église.
L’avortement : une industrie qui rapporte très gros
Lu sur Americatho :
- on comptait en 2005, 1 787 services d’avortement aux États-Unis ;
- la part de marché de Planned Parenthood est passée de 12 % en 1997 à près de 25 % en 2008 ;
- à lui seul, Planned Parenthood constitue un véritable cas d’école : « Comment ses activités commerciales évoluent en capitalisant sur les modifications de la loi et de la culture dominante » ;
- au cours des campagnes électorales de 1990 à 2008, l’industrie de l’avortement a financé à hauteur de 15,76 millions de $ les candidats politiques : sur cette somme, 12,61 millions, soit 80 %, ont été versés à des candidats Démocrates pro-avortement ;
- les principales industries qui pratiquent la recherche sur les tissus fœtaux, appartiennent à l’industrie émergente des bio-sciences : pharmacie, biotechnologies, médicaments d’origine animale (en l’occurrence ici, humaine !) ; l’utilisation commerciale de tissus fœtaux jusqu’alors réservée à la fabrication de vaccins pour les enfants, s’étend désormais à la fabrication d’autres sortes de vaccins : contre la grippe, le SIDA, etc. ;
- l’industrie des cosmétiques, particulièrement son segment anti-vieillissement, est une des bénéficiaire de la progression de l’avortement : des crèmes-miracle aux émulsions ou injections comportant des cellules fœtales issues d’avortements pour “rester jeune”, tout cela constitue un secteur commercial qui connaît une « demande énorme et croissante » en cellules et organes de fœtus avortés ;
- une industrie fondée sur l’utilisation de fœtus issus d’avortements, n’aurait pas pu se développer sans une structure légale protégeant l’avortement : les millions de fœtus, “sous-produits” de l’avortement, ne peuvent, techniquement, ni être vendus ni être achetés et pourtant un marché existe !
L'industrie de l'avortement, c'est 1 milliard $ de chiffre d'affaires par an.
Contraception : le racisme des fabricants de pilule
Véritables cobayes, les Haïtiennes ont été les premières femmes au monde à tester la pilule contraceptive. Pour valider ce qui allait révolutionner la vie des Occidentales, les autorités américaines ont testé massivement la pilule sur les femmes d'Haïti et de Porto Rico entre 1952 et 1956.
Les doses étaient 50 à 100 fois plus fortes qu'aujourd'hui, entraînant beaucoup de cancers.
Plus de 50 ans après, les Haïtiennes sont celles qui ont le moins recours à ce contraceptif. On comprend pourquoi.
Salauds de sympathisants de droite
Lue dans Le Monde cette condamnation sans appel :
"Côté Vieux Continent, une étude de TNS Sofres-Logica réalisée pour Dimanche Ouest France en novembre 2009 soulignait que deux tiers des parents – et parmi eux, surtout des sympathisants de droite, des ouvriers et des hommes – avaient recours à la fessée".
Bruno Gollnisch et les évêques
Lu sur e-deo :
"Bruno Gollnisch, le numéro 2 du Front national, vient de recevoir une
réponse du Nonce. Il avait en effet sollicité une audience auprès de la
nonciature afin d'y conduire une délégation avant de rendre publique sa
lettre ouverte adressée aux évêques. Le nonce le renvoie finalement au
primat des Gaules. Affaire à suivre…"
On remarque que le nonce n'a pas renvoyé Bruno Gollnisch auprès du président de la Conférence épiscopale. Sans doute parce que le vice-président du FN est Lyonnais. A l'occasion de la publication de cette lettre, Bruno Gollnisch sera l'invité du Forum catholique.
Bien-pensance et politiquement correct au Collège Interarmées de Défense
Sous le prétexte louable de vouloir réhabiliter le sodat français de 1940, le chef de bataillon Patrice Huiban, officier saint-cyrien, stagiaire au Collège Interarmées de Défense (CID) se livre dans une tribune à une curieuse interprétation de l'Histoire de France plus proche de la propagande gaulliste que de la vérité historique :
(…) Plus qu’une défaite militaire, cette période funeste de notre histoire est toujours vécue aujourd’hui par beaucoup comme un effondrement général du pays, un affaissement moral impardonnable. Tout un peuple aurait failli (…) 70 ans plus tard, il est temps de rétablir la vérité. Cette interprétation n’est ni plus ni moins qu’une victoire posthume de la propagande de Vichy. Pour le Maréchal, la défaite ne peut être celle des généraux et des stratèges qu’il a cautionnés. La défaite, plus que militaire, serait une défaite morale de tout un peuple, « l’esprit de jouissance l’ayant emporté sur l’esprit de sacrifice ». Ce serait donc le soldat-citoyen et ses représentants civils qui auraient failli et non les grands chefs étoilés. Voilà un bon point de départ pour justifier une « Révolution nationale » (…) Par une déclaration enjoignant les troupes de « cesser le combat » avant même les premiers pourparlers d’armistice, le Maréchal a envoyé des centaines de milliers d’hommes en détention en Allemagne (…)"
Un étudiant en histoire remet d'ailleurs certaines choses en place dans un commentaire publié sur Secret Défense
"(…) D'abord, lorsque le Maréchal Pétain dit que "l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice", c'est pour stigmatiser la politique de l’entre deux guerres, et non le soldat de 1940. Il dit dans le même discours « on a voulu épargner l'effort : on rencontre aujourd'hui le malheur ». Pour Pétain, la défaite est due à la non-préparation militaire d’avant 1940, au manque d'efforts faits pour avoir une défense efficace en cas de guerre (…) Le peuple français est donc responsable de la défaite dans la mesure où c'est lui qui a désigné ces dirigeants, par esprit de tranquillité. Mais la responsabilité revient bien aux hommes politiques, qui ont trompé ou tout au moins aveuglé les électeurs.
(…) Ensuite, concernant encore le Maréchal Pétain, il faut bien voir que celui-ci a toujours eu un amour profond et sincère pour tous les soldats. Son comportement pendant la Première Guerre mondiale en témoigne (…) Pendant la Seconde, tout ce qu’il a fait en faveur des prisonniers de guerre, pour qu’ils reviennent en France, en témoigne. Il n’a pas critiqué les soldats de 1940, au contraire, mais la propagande de Vichy a travaillé à dénoncer les fauteurs de la défaite, pour qu’ils ne soient plus en mesure de faire du mal au pays (…)
Concernant la “passivité” de Pétain en 1942, il est bon de rappeler que l’Armée d’Afrique a été formée et armée de manière clandestine par le Maréchal Weygand, en plein accord avec le Maréchal Pétain. En novembre 1942, elle comptait 225 000 hommes (…) En comparaison, les FFL comptaient 6 000 hommes en février 1943…"
Au delà des clichés, des mensonges et des lieux communs qui ponctuent cette tribune, on peut se demander si il ne serait pas plus bénéfique à la défense nationale que les officiers du CID usent de leur liberté d'expression pour expliquer en quoi les diminutions drastiques d'effectifs résultant du Livre Blanc préparent davantage la France à éviter une défaite similaire à celle de 1940. Mais l'on sait, depuis l'éviction d' Aymeric Chauprade du CID, qu'il est préférable et moins dangereux pour une carrière de critiquer le Maréchal Pétain que la politique d'alignement sur les Etats-Unis menée par Nicolas Sarkozy.
Un juge pro-mort à la Cour suprême des Etats-Unis ?
L’un des neuf juges de la Cour Suprême des États-Unis, le protestant John P. Stevens, qui vient d’entrer dans sa 91ème année, a annoncé son intention de démissionner de la plus haute juridiction américaine.
Les spéculations vont bon train sur le choix d’Obama.
Dans la petite liste qui circule, un nom revient sans cesse : celui de la protestante Diane Wood, actuellement juge fédéral à la Cour d’appel du Septième Circuit (Chicago). Un choix qui, s’il était avéré et ratifié par le Sénat, serait détestable : elle serait la pire juge anti-Vie jamais nommée à la Cour Suprême.
Diane Wood était contre les interdictions d’avortement par naissance partielle des États de l’Illinois et du Wisconsin, elle a jugé que la loi fédérale conçue pour contrer le crime organisé s’appliquait parfaitement contre tous les manifestants pro-Vie, elle a été la rédactrice de l’arrêt de la Cour d’appel du Septième Circuit favorable à la National Organization of Women (NOW) dans l’affaire qui l’opposait à de nombreuses associations pro-Vie, et qui prévoyait de saigner financièrement ces associations pro-Vie au profit de NOW, et d’interdire même à ces associations de manifester devant des cliniques d’avortement.
Une mosquée géante à Paris XVIIIe
leur tapis face à La Mecque dans les rues du quartier de la Goutte-d’Or à Paris 18e, où
résonne le prêche de l’imam diffusé par haut-parleurs. Cette situation devrait changer avec la création de l’Institut des cultures d’islam (ICI), qui comprendra, outre un gigantesque pôle culturel, deux salles de
prière de 1000 m2 chacune, soit au total 4500 m2,
répartis en deux bâtiments habillés de métal, au 55, rue Polonceau et
56, rue Stephenson. Le bâtiment devrait être sorti de terre à l’horizon
2012.
22 M€ ont été engagés par la Ville pour l’espace culturel, donc avec les impôts, le pôle
cultuel étant financé par des
fonds privés.
A la tête de l’association chargée de gérer le futur institut, le maire
de Paris vient de nommer Hakim El Karoui, intellectuel
franco-tunisien, chantre de la diversité, et mardi le Conseil de Paris
devra se prononcer sur l’adhésion de la Ville à l’association, et lui
attribuer une première subvention de fonctionnement de 696000 €.
Au prix d’un montage juridique et financier complexe, dicté par la loi
de 1905 qui interdit aux collectivités locales de financer les lieux de
culte, la Ville de Paris cédera pour 6 M€ la partie des locaux dévolus
au culte à des associations musulmanes.
Diagnostic prénatal : droit à l’objection de conscience
Intéressante réflexion de Pierre-Olivier Arduin. Extraits :
"La problématique éthique résulte du lien quasi absolu qui
existe entre, d’une part, les pratiques de dépistage et de diagnostic
anténatals et, d’autre part, l’interruption médicale de grossesse qui
s’en suit «s’il existe une forte probabilité que l’enfant à naître soit
atteint d’une affection d’une particulière gravité» (art. L. 2213-1 du
Code de la santé publique). […] En contraignant depuis 1997 les médecins à proposer systématiquement
à toute femme enceinte le dépistage combiné de la trisomie 21, en les obligeant
désormais à informer le plus précocement possible leurs patientes
de la nécessité de recourir à des gestes invasifs pour corroborer une
suspicion d’anomalie, les pouvoirs publics n’instrumentalisent-ils pas les
médecins en les rendant « complices » de l’interruption médicale de la
grossesse qui sera pratiquée dans la plupart des cas si le handicap est
avéré ? […]il convient de rappeler que le diagnostic prénatal est une noble
composante de l’art médical qui s’applique à l’enfant à naître en tant
que patient. […] Le problème est que l’annonce d’une mauvaise nouvelle pendant la
grossesse conduit bien souvent à supprimer la vie de l’enfant atteint en
raison de l’absence de propositions thérapeutiques satisfaisantes. […] la femme, ou le couple, qui procède aux examens anténatals avec
l’intention d’opter pour l’avortement dans le cas d’une réponse
défavorable commet un acte répréhensible sur le plan moral. La réflexion
éthique englobe également ceux qui sont susceptibles de s’associer à
cette décision. […] En prescrivant les différents examens de dépistage et de diagnostic
anténatals dont il serait certain à l’avance que les « mauvais »
résultats conduiraient inévitablement à un avortement, le praticien
apporte son aide au processus et commet une action illicite. Dès lors, il
rend effective sa participation au mal perpétré.[…]Il nous apparaît donc légitime de recommander aux autorités politiques d’inscrire
dans le Code de la santé publique ou de prévoir par un texte
réglementaire une clause de conscience spécifique au dépistage et au
diagnostic anténatals pour les professionnels de santé désireux de
ne pas coopérer à des actes que leur conscience réprouve. Reconnaître
cette liberté de conscience aux spécialistes de la vie intra-utérine est
le minimum éthique que l’on est en doit d’attendre de la puissance
publique."
Ecole privée : quand un journaliste fait son métier
Lu sur Summorum Pontificum Observatus :
"Loin des attaques faciles et des préjugés, un journaliste de La Voix du Nord vient de consacrer un article à l’école Notre-Dame de Fatima qui se trouve non loin de Lille. Le journaliste a passé une journée dans l’établissement et livre le résultat de son enquête.
Se méfier des préjugés… Un directeur en soutane qui dit la messe en latin, des enfants qui récitent le chapelet avant le repas et passent chaque matin par la chapelle… Cela sent l'intégrisme religieux, la rigueur austère des écoles catholiques d'antan, voire, comme l'émission «Les Infiltrés» l'a évoqué la semaine dernière, l'extrémisme politique… À La Chapelle- d'Armentières, le directeur de l'école Notre-Dame de Fatima déplore ces jugements hâtifs et injustes. Une journée passée dans l'établissement remet les choses à leur place.[la suite]"
