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Les CRS ne veulent pas être forcés à manger halal

Un tract, rédigé par une section locale d'Unité SGP police FO (premier syndicat de gardiens de la paix) et affiché dans une caserne de CRS à Rouen début avril, dénonce le fait que de la viande halal ait figuré au menu des policiers. Dans ce tract, le bureau local de ce syndicat signale au commandant de la compagnie que les CRS, de passage en région parisienne et cantonnés à Pondorly (Val-de-Marne), mangent de la viande halal au mess "et ceci à notre insu". Il lui demande de mettre fin "à des approvisionnements au rituel étranger à nos coutumes".

"Il serait inutile de vous rappeler que tout musulman qui entre dans notre corporation se voit proposer un régime au regard des us et coutumes de sa religion. Ce qui ne veut pas dire que les catholiques de notre unité doivent +avaler+ toutes les couleuvres qu'on leur propose et que les athées ou agnostiques ne revêtiront pas la +burka+ (sic) après avoir digéré, avec beaucoup de mal, les indigences de nos gérants".

Le tract ajoute que "manger halal, c'est payer l'impôt islamiste". Il ajoute : "Nous ne voulons pas être complices de cette déviance, et nous ne voulons plus manger Halal à l'avenir".

Infiltrés : le « reportage » a bien été coupé

De Daniel Hamiche :

"« Bonsoir, Didier Hamiche » : c’est par ces mots que David Pujadas me salua lors du petit tour des présentations des invités au débat suivant la diffusion du reportage « À l’extrême droite du père », sur un plateau de France 2 le samedi 10 avril dernier. Je précisais à David Pujadas, dans un demi-sourire, que mon prénom était « Daniel »… Avez-vous, hier au soir lors de la télédiffusion du reportage et du débat, entendu cette bévue de Pujadas ? Non ! Vos oreilles ne vous ont pas trompés et vous avez bien entendu Pujadas me saluer d’un « Bonsoir, Daniel Hamiche ». Ce qui veut dire que cette petite phrase a été ré-enregistrée postérieurement au 10 avril. Cela laisse quand même peser un soupçon sur les méthodes de ces journalistes : eux peuvent ré-enregistrer leurs textes et commentaires, mais vous, sur le plateau – soi-disant dans les conditions du direct – ne pouvez pas le faire, et ma demande officielle de disparaître de ce débat, au nom de mon droit à l’image et du fait que j’ai été trompé sur l’objet du débat, n’a pas été respectée. Deux poids, deux mesures.

Beaucoup plus grave que cette anecdote.

Le reportage que j’ai vu le samedi 10 avril n’est pas identique à celui que j’ai vu, ainsi que les téléspectateurs, hier au soir : une séquence en a été supprimée. Je me souviens parfaitement bien de la sortie détestable, supposée enregistrée dans les locaux de l’école Saint-Projet, d’un gamin, supposé être élève de cette école, en caméra et micro cachés. Le gamin disait en substance : « Première Guerre mondiale : zéro mort ; Deuxième Guerre mondiale : 6 millions de morts ; Troisième Guerre mondiale : 28 millions de morts ; comme ça il n’y aura plus de Juifs ». Je cite de mémoire et en substance. Cette séquence allait pourtant tout à fait dans le sens du reportage visant à faire avaler aux téléspectateurs de France 2, l’idée d’une école Saint-Projet couveuse d’antisémites, un « nid de fascistes » selon l’expression même du journaliste commentant le reportage…

Outre le fait que l’on peut s’interroger sur la déontologie journalistique qui fait débattre des invités sur un reportage qu’ils viennent de voir mais qui n’est pas le même que celui qui sera diffusé sur l’antenne, on est tout à fait fondé à se poser des questions sur la disparition de cette séquence. Aurait-elle donc disparu après que de nombreux parents d’élèves de l’école Saint-Projet eurent déposé plainte auprès du procureur de la République de Bordeaux, pour sollicitation à la commission d’un délit ? Les fameux « rushes” de l’enregistrement en continu par l’infiltré, prouveraient-ils cette « sollicitation » alléguée par les parents et leurs avocats, et cette séquence aurait-elle donc été gommée sciemment pour ne pas donner lieu à l’analyse des “rushes” la précédant, à l’occasion du procès qui s’annonce à Bordeaux ? Je n’en sais évidemment rien, et ce n’est là qu’une conjecture. Mais une chose est certaine : une séquence que j’ai vue et entendue le samedi 10 avril, n’a pas été reprise dans la télédiffusion du 27 avril au soir. Pourquoi ? Nous attendons la réponse des « Infiltrés »…"

Dies Irae : combien de journalistes se sont vraiment infiltrés ?

De Jeanne Smits dans Présent de demain :

"Mathieu Maye a-t-il vraiment eu affaire à un groupuscule d’allumés extrémistes et imbéciles dont les propos ont été obsessionnellement répétés jusqu’à trois fois dans l’émission ? Qu’en est-il vraiment de ces militants de Dies Irae adeptes de l’entraînement militaire et du parcours du combattant (activités déclarées à la gendarmerie locale, selon Fabrice Sorlin responsable de l’association Dies Irae qui s’en est expliqué dans le dernier numéro de Monde et Vie) ? Des procès tous azimuts sont en cours contre France 2. L’interview de Sorlin est à lire : il accuse clairement Les infiltrés  d’avoir fait appel à des « individus extérieurs » à son mouvement d’avoir tenu pour les caméras les propos qui permettent de faire passer Dies Irae pour un groupuscule néonazi.

Un montage particulièrement abject montrait des garçons de 12 ou 13 ans de l’école Saint-Projet à Bordeaux dessinant des croix « gammées » au tableau, rivalisant de propos racistes haineux, chantant un chant nostalgique d’Auschwitz. Voix off de Mathieu Maye : ayant réussi, sans même avoir eu à montrer son CV, à faire du bénévolat comme surveillant dans cette école hors contrat liée à la paroisse Saint-Eloi, c’est par ces dessins, ces propos et ces chants qu’il a été spontanément accueilli dès les premières minutes de la première permanence qu’il assurait auprès de trois ou quatre garçons de 6e ou 5e. Il est horrifié, tombe des nues. La réalité ? Il semblerait qu’il ait pris du temps pour inciter les garçons à ces propos et chants ignobles. Cela ne les excuse pas. Cela n’excuse pas une telle négation du message chrétien. Cela ne lève pas le malaise devant la haine basique qui sert de fil conducteur à l’émission. Mais reste la question : qui l’émission cherche-t-elle à chauffer à blanc ?"

Le savant fou qui veut son massacre d’embryons

Lu sur Ouest-France :

"Roselyne Bachelot doit présenter dans les jours ou les semaines qui viennent le texte encadrant la réforme de la loi sur la bioéthique.

Le professeur Marc Peschanski dirige le laboratoire i-Stem, qui a récemment réussi à créer de la peau humaine à partir de cellules souches embryonnaires. Il craint que la recherche sur les cellules souches embryonnaires ne soit entravée.

[…] Selon lui, les véritables applications thérapeutiques sont à portée de main. Dans le cas de la peau réalisée à partir de cellules souches, des essais sur l'homme seraient envisageables dans deux ans."

Ce genre de propos relève plus du délire que de la science. Pour le moment, les cellules souches adultes, obtenues sans le meurtre d'embryons, présentent plus de réussite.

Les Infiltrés : un reportage excessif à tendance complotiste

L'abbé de Tanoüarn analyse le reportage Les Infiltrés que France 2  a osé montrer hier, sous la houlette de David Pujadas, le Bobard d'or de la télévision 2010 :

"Reste le problème de faire parler des enfants pour condamner des parents et des institutions. Là clairement il y a abus mental sur ces jeunes et désinformation consciente vis à vis du télespectateur. Bref il y a un problème de droit. Que David Pujadas prête son image de grand Impartial du 20 H à un tel reportage, cela a vraiment quelque chose d'inquiétant pour la santé du débat public.

Le débat, après le reportage, dans l'ensemble était faible, comme si les participants abasourdis par ce qu'ils avaient entendu ne trouvaient rien à dire – qu'une dénégation clairement affichée d'ailleurs par Daniel Hamiche et par l'abbé Aulagnier. Caroline Fourest tirant de "J'aime la chrétienté" un "Je déteste la République" était semblable à elle-même, laïcarde jusqu'à l'os, idéologue. Mais elle n'a pas forcé son jeu. Elle ne pouvait pas mettre sur le dos des deux traditionalistes du plateau la grossièreté énorme des propos tenus : "Tout ce qui est excessif est insignifiant". L'abbé de La Morandais n'avait rien à dire et le montrait.

Frédéric Lenoir, après avoir excusé quelques grenouilles de bénitier de préférer encore la messe en latin, est venu dire, en revanche, que les traditionalistes en général (qu'il appelait les intégristes) avaient toujours un double discours. C'est du reste très clairement le message fort du reportage faisant parler de le gérant de l'Ecole : inutile de juger les gens sur leur dire, il faut les juger sur les intentions qu'on leur prête… De tels tics mentaux (je n'ose pas dire : intellectuels) font froid dans le dos. Comme disait Fouquier Tinville : "Donnez moi une phrase de n'importe qui et je le fais monter à la guillotine", parce qu'à partir des mots je vais lui prêter des intentions et en tirer un complot etc.

Complot et complotisme, c'était le deuxième aspect très sombre du reportage, qui tentait de faire croire que les pieds nickelés que filmait l'Infiltré était un simple maillon d'une chaîne qui étendrait son emprise sur la France entière etc. On sait que c'est le complotisme révolutionnaire qui a entraîné la Terreur et le populicide vendéen. Cela m'inquiète toujours quand des Républicains autoproclamés reviennent aux vieux démons de la Première République, qui a été terroriste. La tendance complotiste du Reportage est indigne du Service public et faite, comme tous les complotismes pour susciter la haine envers les présumés comploteurs.

Personnellement je crois qu'une telle émission doit susciter dabord la clarté, et de la part de ceux qui attaquent, parce que leur attaque pue la haine personnelle, et de la part de ceux qui sont attaqués et qui, vue la violence de l'attaque, n'auront pas grand mal à se défendre : je parle ici des catholiques attachés à la Tradition de l'Eglise et qui, en tant que catholiques ne peuvent cautionner aucune forme d'antisémitisme."

Mgr Ginoux défend Benoît XVI et attaque les médias

L'évêque de Montauban a écrit un long texte dénonçant le harcèlement médiatique des médias à l'encontre du Pape. Il termine :

"Après chaque nouvelle attaque nous pouvons nous dire : « Que sera la prochaine ? » car on peut la voir monter, se dérouler comme une vague et déferler. Le processus est au point. Mais la question se pose : pourquoi ? Pourquoi contre Benoît XVI ? Pourquoi tant de haine ? […] Il est légitime que les médias jouent leur rôle. La liberté d’expression est un droit, il y a aussi le droit de poser des questions, il y a aussi le droit de n’être pas d’accord. C’est parfois un devoir."

Contre l’avortement, montrer l’embryon

Les parlementaires de l'Etat de l'Oklahoma (sud des Etats-Unis) ont adoptés une série de lois pro-vie qui autorisent notamment les médecins à ne pas divulguer les résultats d'analyses sur des malformations du foetus. Selon ces textes, mêmes des femmes qui ont été victimes de viol ou d'inceste devront écouter une description détaillée de leur foetus et voir une image réalisée par échographie avant de mettre un terme à leur grossesse. Elles devront aussi se soumettre à une échographie par voie vaginale plutôt qu'abdominale car les médecins sont appelés à utiliser la méthode "qui montre l'embryon ou foetus le plus nettement".

Selon l'un des textes, les médecins sont protégés contre d'éventuelles plaintes de parents en cas de malformations.

Le gouverneur démocrate de l'Etat avait tenté de bloquer les différents textes la semaine dernière, mais le parlement de l'Oklahoma à majorité républicaine est passé outre avec l'aide de voix démocrates. Cette décision intervient peu de temps après l'adoption par l'Etat du Nebraska (centre) de nouvelles dispositions interdisant les avortements après 20 semaines de grossesse.

Banlieue : la situation est comparable à 2005

Tandis que les escortes policières en Seine-Saint-Denis se font elles aussi caillasser par les voyous, Yannick Danio, Délégué national du syndicat Unité Police SGP-FO, déclare :

"Les quartiers difficiles sont chauds et nous ne sommes pas loin de la situation de 2005. Les instructions verbales sont d'éviter les quartiers sensibles pour ne pas créer d'incident. […] Ca veut tout simplement dire que l'on intervient que lorsque cela est nécessaire, en gros POLICE SECOURS. Maintenant il y a le discours politique et la réalité policière du terrain. […] Il y a effectivement une violence vis à vis des personnes qui s'accentuent. 1100 policiers et gendarmes ont été blessés dans le cadre de leurs missions en janvier et février 2010. Maintenant que le thème de la sécurité est abordé quotidiennement par les médias, j'imagine que les électeurs ne sont pas dupes… "

L’enfant survit à un avortement, mais on le laisse mourir

Samedi matin, une femme s'est présentée à l'hôpital « Nicola Giannattasio » de Rossano Calabro, en Italie, pour un avortement "thérapeutique" à 22 semaines. La dernière échographie avait indiqué deux malformations au palais et à une lèvre du fœtus.

Les médecins ont pratiqué l'avortement et le fœtus expulsé a été déposé dans un drap et placé dans un conteneur en attendant qu'il meure. Mais il a continué à respirer. Quelques heures plus tard, quelqu'un remarque des mouvements dans le conteneur, et va confier cela en confession à l'aumônier de l'hôpital. C'est dimanche matin que don Antonio Martello va vérifier en personne : 24 h après l'avortement, l'enfant vit encore mais mourra peu après.

Finesse allemande

La compagnie allemande de location de voitures Sixt, habituée des publicités impertinentes, a invité dans sa dernière campagne de publicité :

«Faites comme Mme Bruni. Prenez un petit Français», sous une photo d'un petit véhicule Citroën.

Irak : les chrétiens n’ont pas peur et resteront

Les chrétiens du nord de l'Irak ont choisi de défier les menaces des musulmans en érigeant une grande statue du Christ
rédempteur sur le modèle de celui qui se dresse sur le mont du Corcovado
à Rio de Janeiro. Avec ses quatre mètres de haut -piédestal compris-,
la statue est devenue le lieu le plus visité de Hamdaniya, la plus
grande localité chrétienne du nord.

L'initiative et la réalisation sont le fait de deux gardes de sécurité
de la ville qui ont aussi des talents d'artiste. "Avec l'aide de 20
volontaires, nous l'avons construite en moins d'un mois. Nous avons
déboursé environ 150.000 dinars (128 dollars)
", confie l'un d'eux, Alaa
Naser Matti, 41 ans.

Désinformation sur les élections en Autriche

Lu dans Les 4 Vérités :

"Si vous vous intéressez un tant soit peu aux droites nationales européennes, vous aurez lu que les élections présidentielles du 25 avril marquaient un « cinglant revers pour l’extrême droite autrichienne » (comme dit l’Associated Press). Et, de fait, les résultats corroborent en apparence ces titres triomphants : le social-démocrate Heinz Fischer a obtenu 78 % des voix, loin devant Barbara Rosenkranz, la candidate du FpÖ, Parti de la Liberté (le parti de Jorg Haider), et le conservateur Rudolf Gehring (5,4 %).

Pourtant, comme à l’habitude, si on regarde un peu plus en détail, le tableau apparaît nettement plus nuancé. Tout d’abord, parce que le rôle de président de la République est largement honorifique en Autriche et que ces élections n’avaient guère d’enjeux politiques. Conséquence mécanique : l’abstention a été particulièrement élevée (ce qui favorise toujours les candidats « officiels »). Elle a atteint 50,8 %! Alors même que le vote est obligatoire dans plusieurs cantons du pays… Par ailleurs, comme par hasard, cette élection de 2010 était la première où les jeunes de 16 ans étaient invités aux urnes pour un tel scrutin. Or, on sait que l’abaissement de l’âge du droit de vote a toujours été une technique pour la gauche d’élargir son électorat. Et, surtout, la mauvaise foi des commentateurs éclate quand on lit que Mme Rosenkranz a raté une occasion historique, puis – que le parti démocrate-chrétien, avec lequel le FpÖ a gouverné, ne présentait pas de candidat. C’est vrai, mais ce que les journalistes « oublient » de dire, c’est que le parti démocrate-chrétien ne présentait pas de candidat contre le sortant, sûr d’être élu… mais avait appelé à voter pour lui !

En d’autres termes, c’est un peu comme si l’on disait que Chirac (avec ses moins de 20 % au premier tour), avait infligé un « cinglant revers » à Le Pen avec ses 82 % au deuxième tour des élections présidentielles de 2002!"

Benoît XVI, un « modèle dans la foi » selon des Luthériens

Lu dans La Vie :

"Les protestants sont-ils en train d'évoluer dans leur conception de
la papauté?
Certains d'entre eux en tout cas, animés par le désir de
l'unité des chrétiens, donnent des signes marquants d'ouverture sur
cette question. […] le 18 avril dernier, l'évêque luthérien allemand Ulrich Fischer a déclaré : "L'idée de la reconnaissance d'une
primauté d'honneur pour le pape a toujours été envisagée avec dédain,
mais pour le débat œcuménique en cours, il s'agit néanmoins d'une
proposition productive, qui a été faite il y a environ 15 ans par le
pape Jean-Paul II, et qui a assez injustement suscité peu de réactions
positives dans les milieux protestants
". […]

De son côté le pape actuel, Benoît XVI, est salué par les
luthériens
. Après la visite qu'il a rendue à la communauté évangélique
luthérienne de Rome, le pasteur Jens-Martin Kruse a signé dans
L’Osservatore Romano du 23 avril un éditorial où il a présenté le pape
comme un "modèle dans la foi", y compris pour les protestants."

Militants homosexuels et pédophiles : compagnons de route des années folles

Bertrand Delanoë, qui avait condamné les propos du cardinal Bertone, a salué dans un communiqué la mémoire de Jean Le Bitoux, grande figure des combats homosexuels français et fondateur de Gai pied, disparu le 21 avril. Jean Le Bitoux affirmait au magazine gay Illico en mars 2001 :

“En France, l’homosexualité vient d’une culture pédophile avec André Gide. En 1968, il existait même un comité d’action pédérastique révolutionnaire. Dans le discours du GLH à partir de 1975, il y a tout un héritage du FHAR notamment sur la question pédophile. À l’époque, il s’agissait de libérer son corps, libérer ses fantasmes. Il ne faut pas oublier qu’à cette époque-là la majorité est à 21 ans, ce qui est bien tard. Dans les années 1970, tout est à libérer y compris l’enfant qui est corseté comme la femme, comme l’homosexuel. Aujourd’hui, on ne parle plus du tout du même enfant. L’enfant des années 1970 était l’esclave d’une vieille civilisation, l’enfant d’aujourd’hui est extrêmement sacralisé.”

Jean Le Bitoux se souvenait très bien des positions de Guy Hocquenghem, de René Schérer ou encore de Michel Foucault. Dans les années 1970, tous plaident pour une reconnaissance des sexualités que l’on n’appelle pas encore “minoritaires”, mais “périphériques”. Et loin de se contenter d’être des militants LBGT (lesbien, bisexuel, gay, trans), ils sont des militants LGBTP. Ils incluent le “P” de la pédophilie dans leurs revendications. Militants homosexuels et pédophiles deviennent compagnons de route et font front commun contre l’“ordre bourgeois” qui tient les “sexualités périphériques” pour des pathologies, des déviances, quand ce n’est pas pour des crimes. Et Jean Le Bitoux terminait :

“Aujourd’hui, je pense que les pédophiles sont toujours les boucs émissaires des homosexuels. Le débat n’est plus du côté d’un espace de liberté que les pédophiles n’ont toujours pas, mais du côté de la jeunesse des homosexuels.” (via le FC)

L’Eglise catholique continue de croître

La nouvelle édition de l'Annuaire statistique de l'Eglise fournit les données relatives à l'évolution entre 2000 et 2008 :

  • Les catholiques sont passés en neuf ans de 1.045 millions à 1.166 millions (+ 11,5%). Si la présence des catholiques est stable en Europe (+ 1,17%), leur croissance est de 10,9% en Amérique et en Océanie, de 15,6% en Asie et de 33% en Afrique. Les catholiques européens sont passés de 26,8% du total à 24,3%.
  • Le nombre des évêques est passé de 4.541 à 5.002. Le clergé diocésain et religieux s'est légèrement accru (augmentation mondiale de 0,98 %), passant de 405.178 à 409.166. Si en Afrique et en Asie le nombre des prêtres croît de 33.1% et  de 23,8%, en Amérique il reste stable tandis qu'il baisse en Europe et en Océanie baissent de 7% et 4%.
  • Le nombre des prêtres séculiers gagne 3,1%, passant de 265.781 à 274.007, tandis que les religieux continuent de décroître (- 3 %). De 136.000 ils sont passés à 135.159. 
  • Le nombre d'étudiants et de séminaristes, diocésains comme religieux a augmenté en neuf ans de 110.583 à 117.024. Par contre, alors qu'en Afrique et en Asie les candidats au sacerdoce sont plus nombreux, l'Europe subit une flexion.

Une chapelle transformée en hôtel

La chapelle du XIXe siècle, de 630 m² située rue Frédéric-Cailliaud à Nantes, et ayant appartenu à la congrégation des Filles de la sagesse a été vendue. Elle va être transformée en hôtel 3 étoiles. Il y aura 28 chambres dans la chapelle, de 90 à 120 euros la chambre, après un an de travaux.

Crise : après la Grèce, le Portugal puis la France ?

La pression mise sur la Grèce n'est pas encore retombée qu'un autre pays membre de l'Euro se voit dans le collimateur : le Portugal. Les taux d'intérêts pour sa dette à dix ans viennent en effet de passer de 4,15% à 5,2% en trois semaines ! Au point que le ministre des affaires étrangères essaie de rassurer les marchés en pointant les différences de situation entre le Portugal et la Grèce. Ce sont donc les petits pays, avec une dette moins "liquide", parce que détenue par moins d'investisseurs qui sont d'abord visés. Mais l'on parle aussi de l'Espagne. Pour l'Europe de l'ouest, après l'Espagne viennent la France et l'Italie… 

Cette crise des finances publiques constitue un triple avertissement pour la France :

  • sur l'effet "boule de neige" de la dette publique : à partir d'un certain niveau, la dette s'auto entretient et devient incontrôlable. Surtout quand les Etats n'ont pas profité des périodes de croissance pour réduire la dette et les déficits. Sur la pente actuelle, la dette française sera incontrôlable au moment de la prochaine élection présidentielle…
  • sur la sanction des marchés : euro ou pas, un Etat qui ne maîtrise plus sa dette est sanctionné par les marchés, il lui devient difficile d'emprunter, les taux deviennent usuraires et l'Etat doit alors prendre des mesures douloureuses pour s'en sortir.
  • sur la solidarité européenne. La prudence affichée par l'Allemagne montre les limites de la solidarité européenne et surtout la doctrine consensuelle du monde politique et économique allemand, largement soutenu par la population. Il n'est pas question que la première économie d'Europe, vertueuse à force de travail, d'épargne et de sacrifices, se laisse entraîner sur la mauvaise pente par ses partenaires.

Les Français sont donc prévenus : continuer comme avant, comme pendant les 35 dernières annnées est une impasse dont le mur du fond se rapproche à grande vitesse…

TF1 redessine la Belgique

B TF1 a diffusé hier soir une carte de la Belgique à l'envers, avec la Wallonie au Nord, entourant Bruxelles, et la Flandre au Sud.

Une Wallonie au Nord entourant Bruxelles serait le rêve des rares partisans de l'indépendance de la région francophone et règlerait tous les problèmes actuels avec les Flamands. Le conflit actuel vient en effet précisément du fait que la capitale du pays, très majoritairement francophone, est située au milieu de la Flandre néerlandophone, au Nord.

Les Flamands ne supportent plus la "tâche d'huile" des francophones sur leur territoire, de nombreux Bruxellois, ne parlant pas toujours le néerlandais, s'installant dans la périphérie flamande de la métropole, où les conditions de vie sont souvent meilleures et où ils bénéficient de droits linguistiques spéciaux.

L’explosion de la Belgique : un projet régionaliste de l’UE ?

Lu sur le blog du Choc du Mois :

"Faut-il que la Belgique meure pour que s’effondre l’Europe, à moins que cela ne provoque l’effet contraire, c’est-à-dire sa revanche sur l’Histoire ? […] L’enjeu linguistique du côté flamand est le prétexte politique pour parvenir à l’indépendance flamande. On se souvient de l’appel, fin 2005, « pour une Flandre indépendante en Europe », lancé par le « Groupe de Warande », composé d’universitaires, de journalistes et de politiques. Yves Leterme, le ministre-président de la communauté flamande a même jeté les bases d’un projet de constitution flamande en janvier 2006, à l’issue de la « Troisième conférence flamande » (sic). Davantage que la simple reconnaissance politique et administrative du particularisme idiomatique flamand, il s’agit de la promotion décomplexée d’un ethno-régionalisme qui en finirait définitivement avec le fédéralisme constitutionnel de la Belgique actuelle. Le comble (qui ne serait pas le moindre des paradoxes) serait que les Flamands se tournent vers l’oppresseur néerlandais d’hier, quitte à rejoindre son giron, pour asseoir sa revendication.

De ce point de vue, l’éclatement de la Belgique s’inscrirait parfaitement dans la téléologie intégrative voulue par les gardiens du temple européen, notamment la Commission et la Cour de justice de l’Union européenne. A force de répéter, à l’instar d’Yves Leterme que « la Belgique n’est pas une valeur en soi [et qu’elle] est née d’un accident de l’histoire », tout le monde, ou presque, a envie de le croire. […] Loin de préfigurer, dans un premier temps, la chute de l’empire européen, la conflagration belge, confirmera cyniquement les desseins discrets et pourtant bien réels des tenants de l’Europe des régions et des ethnies. La Charte de l’autonomie locale, ratifiée par le Parlement français, le 30 juin 2006, y invite sur le plan juridique, tandis que des lobbies telle l’Association des régions frontalières européennes (ARFE) y incite patiemment."

Qu'en pense l'ancien Premier ministre belge, Herman Van Rompuy, devenu fin 2009 le premier président du Conseil européen ? Il ne faut pas se leurrer : l'amour légitime des régions historiques (vanté par Sarkozy récemment) peut être utilisée par l'UE dans ce programme de décomposition des Etats que nous avons déjà évoqué ici et ici.

Les Infiltrés : La Croix participe à la désinformation

Lu sur Summorum Pontificum Observatus :

"Nicolas Senèze publie un article à charge contre le monde traditionaliste dans le quotidien La Croix. Il répercute les propos d’Hervé Chabalier pour qui ces méthodes d’indic représente «la seule façon de montrer des choses que les valeurs de la nation ne peuvent accepter». Il ne faut pas être grand journaliste pour comprendre que dans le climat actuel une telle émission, un tel reportage et un tel faux débat ([Caroline] Fourest présentée comme spécialiste de ces questions et non comme militante !…) visent à salir l’Église catholique et principalement le Pape Benoît XVI.

Le syllogisme de l’émission est simple en effet : Les traditionalistes sont des fascistes ; Or, Benoît XVI réintègre dans l’Église des traditionalistes ; Donc Benoît XVI est un fasciste. Avec cet article de Nicolas Senèze, La Croix participe directement à cet amalgame et à cette désinformation."

« Hors-la-loi », un film de désinformation sur la guerre d’Algérie

Lu dans Minute :

"Lionnel Luca s’inquiète du contenu du film de Rachid Bouchareb, et demande à Hubert Falco, secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, de vérifier si Hors-la-loi, dont la tête d’affiche est Jamel Debbouze, mérite d’être financé par l’argent public français [à hauteur de 7% – le CNC n'ayant même pas lu le scénario] et même de faire partie de la sélection officielle du festival de Cannes. Ce dernier demande une analyse du scénario au Service historique de la Défense (SHD). Bilan : les historiens militaires dénoncent un scénario «parsemé d’erreurs et d’anachronismes» et «d’invraisemblances parfois grossières».

Prenons, par exemple, les émeutes de Sétif, le 8 mai 1945. Le réalisateur veut faire avaler au spectateur que des Européens ont gratuitement et spontanément massacré des milliers d’Algériens. «Or, dit le SHD, c’est le contraire qui s’est produit […]. Cette version des faits est admise par tous les historiens, l’auteur commet donc une grossière erreur en montrant des Européens tirant sur des musulmans depuis leurs fenêtres. Si l’auteur souhaite évoquer le massacre de musulmans par des Européens à Sétif, il devrait situer sa scène au minimum le 9 mai, car c’est en réaction au massacre d’Européens du 8 que les Européens ont agi contre des musulmans.»

Même ignorance concernant les partis indépendantistes algériens – ce qui est tout de même un comble pour un partisan du FLN ! En page 10 du scénario, au lendemain des émeutes de Sétif, Bouchareb demande à ses acteurs de hurler « Vive le FLN ! », alors que ce parti ne sera créé que pratiquement dix ans plus tard, en 1954 ! Commentaire perplexe de l’historien du SHD, abasourdi par tant de vide : «L’auteur confond peut-être avec le PPA de Messali Hadj, dont il semble cependant ignorer l’existence»…

Même ignorance, voire malveillance, en ce qui concerne la guerre d’Indochine […] présentée «comme une suite d’exactions perpétrées par l’armée française». Le héros du film, tirailleur nord-africain, n’aurait toujours pas, après dix-neuf ans de service, atteint un grade de sous-officier alors qu’il a notamment accompli deux séjours en Indochine. Normal, d’un certain point de vue, puisque tout le film laisse penser «qu’il aurait été abandonné par l’armée française après sa captivité». On vous épargne la revue de détails concernant les anachronismes sur le général De Gaulle que Bouchareb remet au pouvoir dès 1954, alors qu’il n’y reviendra qu’en 1958 à la suite… du putsch d’Alger ! […]

Finalement, le général de division Gilles Robert, directeur du SHD, estime que «les nombreuses invraisemblances présentes dans le scénario montrent que la rédaction de ce dernier n’a pas été précédée par une étude historique sérieuse. Cette approximation historique rend ce film de fiction peu crédible». Le SHD «déconseille le financement public d’un tel film»."

Addendum 18h15 : Novopress publie la lettre du SHD.

David Pujadas, le Bobard d’or de la télévision

Polémia a remis ce prix au journaliste de France 2, qui avait utilisé, le 28 décembre 2009, des images du Honduras pour illustrer la répression d’une manifestation en… Iran. Ce soir, ce pro de la désinformation récidive avec Les Infiltrés. Minute lui consacre un portrait. Extraits :

P "Il a « fait » le CFJ, le Centre de formation des journalistes de la rue du Louvre, à Paris – ce qui est supposé exister de mieux. La preuve : parmi les anciens élèves figurent nombre de lauréats du prix Albert-Londres, qui récompense chaque année les meilleurs grands reporters de la presse écrite et de l’audiovisuel, dont Hervé Chabalier, qui avait obtenu le prix en 1989 alors qu’il travaillait pour le quotidien socialiste «Le Matin de Paris», et qui a ensuite fondé une agence de production audiovisuelle du nom de… Capa. La société qui produit Les Infiltrés. Avant – c’était avant Mai 68, il est né en 1945 –, Chabalier avait été, avec Krivine, l’un des fondateurs des Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR).

Le prix Albert-Londres a échappé à Pujadas mais c’est bien par la presse écrite qu’il a fait son entrée dans la carrière, tout frais émoulu du CFJ mais ayant déjà oublié un document, «le» document de référence de tout journaliste, la Charte du journaliste […]. Adoptée par le Syndicat national des journalistes (SNJ), elle est toujours en vigueur mais, c’est la chance de Pujadas – et de Chabalier… –, elle n’a pas force de loi. La Charte édicte par exemple cette règle : «Un journaliste digne de ce nom s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque.» Tout le contraire… de ce que font, et Pujadas, et Chabalier, et leurs reporters, pour réaliser Les Infiltrés. […]

C’était à la fin des années 1980. Eric Iorio, qui était alors responsable du Front national de la jeunesse (FNJ) pour la capitale, s’en souvient très bien : «C’est moi qui l’ai reçu, rue de Bernouilli. Il m’a expliqué qu’il était intéressé par ce parti qui montait, qu’il en partageait les idées. J’ai fait une photocopie de sa carte d’identité, comme c’était la règle, et il a adhéré. Son adresse était celle de ses parents.» Et le jeune David Pujadas – il a alors 23 ou 24 ans – ne va pas être un adhérent dormant. Il va militer. «On n’avait pas du tout l’impression qu’il observait», ajoute Iorio. Et pourtant… […] Un soir, Eric Iorio organise une réunion des militants «ayant le mieux travaillé». Le jeune Pujadas est de ceux-là. Il a collé, tracté, milité sans compter. Vers 22h30, Martial Bild les rejoint pour leur dire un mot. «J’ai fait un discours de militant. Dynamique. Musclé. J’ai retrouvé l’ensemble dans “Le Nouvel Obs“ quelques semaines plus tard…» Un article signé d’un pseudonyme mais dont Pujadas lui-même a révélé être l’auteur. Il avait, déjà, « infiltré ». […] Vingt ans plus tard, lors de la soirée électorale des municipales de 2008, Martial Bild, invité sur France 3, se trouve au bar de France Télévisions en compagnie d’un ami qui militait lui aussi à l’époque de l’«infiltration». Lequel voit Pujadas arriver et va à sa rencontre. Il y a prescription, ils se saluent. Echangent trois mots. Et Pujadas demande : «Et Martial, qu’est-ce qu’il devient ?» Les impératifs des plateaux télé ont empêché que «Martial» et «David» se retrouvent. Martial n’en avait d’ailleurs pas très envie. Mais David, si ? Un peu de nostalgie ?"

Le 3 février 2004, il avait annoncé en ouverture de son journal le retrait officiel de la vie politique d'Alain Juppé, aujourd'hui maire de Bordeaux. David Pujadas présente ses excuses pour cette erreur dans l'édition du lendemain, mais il fut sanctionné par deux semaines de congés forcés.

« Le premier voyage de l’année du pape à l’étranger a été splendide »

Le père Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a dressé un bilan du 14e voyage international de Benoît XVI à Malte :

M "Le premier voyage de l'année du pape à l'étranger a été splendide. Encore une fois, les préoccupations et les peurs de la veille se sont démontrées injustifiées. L'âme cordiale et les racines catholiques du peuple maltais ont préparé à Benoît XVI un accueil d'une spontanéité et d'un enthousiasme mémorables. Cela est allé continuellement en crescendo, jusqu'à l'accompagnement festif de la flottille d'embarcations à travers le port de La Valette, et à l'enthousiasme final des jeunes, véritable chant de vitalité et d'espérance.

Paradoxalement, le moment que les médias du monde attendaient le plus et dont ils ont le plus parlé est le seul qui ait échappé à leurs yeux en se déroulant dans la discrétion de la prière et un rapport plus personnel : la rencontre avec certaines victimes d'abus sexuels. Mais la manière dont certains participants en ont parlé a touché en profondeur de nombreuses personnes : un grand poids a été ôté de leur cœur, une guérison a pu commencer, la confiance et l'espérance renaissent. Le pape, le mercredi suivant, a parlé du ‘partage de la souffrance' et de son ‘émotion'. Quelques jours avant, il avait dit que la pénitence était une grâce, et en arrivant à Malte pour commémorer le naufrage de saint Paul, il avait observé que ce naufrage avait été un nouveau point de départ pour la foi et l'espérance des habitants de l'île. Ainsi, la rencontre avec les victimes a trouvé sa signification d'espérance dans le contexte de la rencontre du pape avec une Eglise vivante et en chemin, capable de reconnaître ses blessures avec sincérité, mais aussi d'obtenir une grâce de purification. Nous avions besoin de ce message."

L’urgence culturelle selon Mitterrand concerne les jeux vidéos

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a annoncé hier une batterie de mesures en faveur du secteur du jeu vidéo :

  • institution d'un prix de la création
  • incitations fiscales
  • mise en place d'un «observatoire» national

De fait, c'est le pognon qui intéresse le ministre : le marché français du jeu vidéo (près de 3 milliards d'euros) représente 10% du chiffre d'affaires de l'industrie dite culturelle. Selon le ministre :

"Il est temps de restituer la mémoire du jeu vidéo, le patrimoine extraordinaire que des générations successives ont accumulé ces 40 dernières années".

Et pendant ce temps, notre patrimoine religieux est menacé : les cas de cessions ou de destructions d’église se multiplient. Depuis la fameuse loi de 1905, les édifices du culte construits avant 1905 appartiennent aux communes, sauf les cathédrales qui, avec les églises d’Alsace – allemande à l’époque –, sont propriétés de l’Etat. La loi de 1905 reconnaît toutefois un affectataire : l'évêque. Mais si l’église est demeurée plus de six mois sans qu’une cérémonie du culte y soit célébrée, le préfet peut, d’autorité, décréter sa désaffectation. A Nantes, une ancienne église jésuite abrite aujourd’hui un cabinet d’avocat. A Narbonne, le Musée lapidaire est installé dans la nef de l’église désaffectée Notre-Dame-de- Lamourguier. Depuis 1991, l’église Sainte-Anne de Montpellier accueille des expositions. L’église de Fitou, dans l’Aude, fait office de cave de vinification et l’une des églises de Sarlat, en Dordogne, abrite un marché couvert…

En Italie, la Ligue du Nord poursuit son travail militant

Lu sur l'Observatoire du Parlement :

"La Ligue du Nord est ressortie comme le grand vainqueur des élections régionales italiennes. Elle a non seulement gagné les deux régions les plus riches de l'Italie, dont la Vénétié, mais aussi l'ancien fief du parti communiste, l'Emilie Romagne. Elle doit en partie sa victoire à sa proximité avec le terrain et à son effort militant :

"Au lendemain de ses victoires en Vénétie et dans le Piémont, la Ligue veut systématiser la recette de son succès : forte présence des militants sur le terrain et formation des cadres, comme le faisait autrefois le Parti communiste italien. Donato Trevisan a eu l'idée de ces "cours du soir" hebdomadaires : "Il faut d'une part expliquer que le fédéralisme est consubstantiel de notre histoire, et la faire connaître à la base du parti. Chacun des présents de ce soir est un missionnaire chargé ensuite de reporter ce qui s'est dit aux autres militants. C'est une sorte d'évangélisation."

[…] Dans la salle, Oreste Pozzoli, venu du village de Chiavenna dans la province de Sondrio, fait chaque jeudi le voyage jusqu'à Milan. Le lendemain, il débriefe les 300 militants de la section dont il est le secrétaire."

Les agri­culteurs se suicident plus que les autres professions

Aujourd'hui, les agriculteurs manifestent à Paris. Après ces deux dernières années, les revenus des paysans ont baissé de plus de la moitié. Ne supportant plus la pression des fournisseurs ou celle de leur banquier, les paysans, pour échapper à leur enfer quotidien, se suicident. Un producteur de céréales de 55 ans s'est donné la mort la semaine dernière en Dordogne. Rien qu'en Basse-Normandie, la MSA (Mutualité sociale agricole) a recensé neuf décès d'agriculteur par suicide sur les trois premiers mois de 2010. Le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès, le Cepidc, dépendant de l'Inserm, recense officiellement les statistiques dans ce domaine mais avec plus de 3 ans de décalage et seulement dans la tranche d'âge 25-59 ans. Dominique Jacques-Jouvenot, professeur en sociologie rurale à l'université de Franche-Comté, indique :

"Depuis les dernières données disponibles en 2005 auprès du Cepidc, où 150 hommes et 20 femmes se sont donné la mort, nous constatons dans les différentes régions une nette augmentation des suicides".

Seule certitude : les agri­culteurs se suicident plus que les autres professions. Un porte-parole du Cepidc affirme :

"Le taux de suicide des agriculteurs exploitants est le plus élevé des catégories socio­professionnelles, à 32 pour 100 000, contre 28 pour 100 000 chez les ouvriers et 8 pour 100 000 pour les professions intellectuelles supérieures".

De son côté, l'Apli (Association des producteurs de lait indépendants) avance le chiffre de 800 suicidés en 2009. Dans l'affaire des suicidés chez France Telecom, la pression avait été mise sur les dirigeants. Mais pour les agriculteurs, qui est responsable ? Nos politiques ? La PAC ? Pour enrayer ce phénomène, l'État a confié à la MSA la prévention du risque professionnel dans les exploitations agricoles. Les actions pour prévenir le suicide sont de plus en plus nombreuses dans les cantons avec la mise en place des groupes de prévention …

Après la Grèce, la France ?

Communiqué de la fédération FN du 51 :

"Samedi 24 avril 2010, première journée des 19èmes
assises du GIRACAL (groupement interrégional d'Alsace, Champagne-Ardenne
et Lorraine), groupement qui fédère 10 unions départementales de
sapeurs-pompiers (dont la Marne). Le député marnais Charles Amédée de
Courson
(Nouveau Centre), président du conseil d'administration du SDIS
(service départemental d'incendie et de secours) de la Marne intervient à
la tribune, et déclare en soirée que nous sommes un pays au bord de la
ruine
.

Le lendemain 25 avril, le colonel Richard VIGNERON, président de la
fédération nationale des Sapeurs-Pompiers de France, rapportait ce
propos à la tribune du congrès du GIRACAL. Pascal ERRE et Thierry BESSON, conseillers régionaux FN de
Champagne-Ardenne, assistaient à cette journée de travail. Ils tenaient
bien sûr à informer le grand public de cet avis, car M. De Courson est
magistrat de la Cour des Comptes et sait de quoi il parle
. Mais ils se
demandent toujours comment on peut-être député de la majorité actuelle
et avaler autant de couleuvres…"

Do you know Pope Benedict XVI ?

A voir, un dessin animé amusant pour fêter (en anglais) les cinq années de pontificat de Benoît XVI.

La LDH soutient la photo antifrançaise primée par la FNAC

Lu sur le site de la Ligue des Droits de l'Homme :

"La Fnac, qui se promeut comme agitateur de curiosité, a publié
la photographie d’un jeune Niçois désignée comme coup de cœur dans la
catégorie « politiquement incorrecte » lors d’un concours organisé par
elle à Nice en mars. Pour la censurer le lendemain, en « accord avec
l’auteur ». De quoi s’agit-il ? D’un homme de dos qui se frotte le
postérieur avec un drapeau de la République.

L’Observatoire de la liberté de création tient à
dénoncer cette censure
, mais il tient à féliciter la ministre de la
Justice, Michèle Alliot-Marie, pour la notoriété que son agitation
procure au cliché en question. En revanche, l’Observatoire de la liberté
de création s’inquiète des connaissances juridiques de la ministre.

En effet, alors que le délit de l’article 433-5-1 du
Code pénal ne vise l’outrage au drapeau qu’au cours d’une manifestation
organisée ou règlementée par les autorités publiques, il est
manifestement inapplicable à un concours organisé par la Fnac
."

Chronique de l’allahicité

La ville de Vannes propose un terrain communal de 1.500 m2 pour la construction d'une grande mosquée, dans le cadre d'un bail emphytéotique de 50 ans, moyennant un loyer annuel de 4.000 €.