Blogs avec images

Constitutionnalisation de l’avortement et stratégie électorale

Beaucoup a déjà été dit sur la sinistre et grotesque farce parlementaire en cours visant à la constitutionnalisation de l’avortement – dont on ne voit pas ce qui pourrait sortir de concret, sinon la fin de la clause de conscience pour les médecins et sages-femmes et la censure des opposants. Sur le fond, il est absurde de faire d’un drame un droit s’imposant à tous. Sur la forme, il est trop évident que ce « débat » n’est qu’un rideau de fumée visant à détourner l’attention des innombrables échecs de l’actuelle majorité et à tenter l’un de ces appels « républicains » (pour ne pas dire maçonniques) dont la gauche est familière depuis la fondation de la république afin de reconstituer l’unité du prétendu « cercle de raison » (refaisant en l’occurrence l’unité nationale sur le dos des horribles « réactionnaires »). Il est clair que, bien loin d’élever le débat public, cela ne conduit qu’à une chose : mépriser encore davantage la constitution. Même moi qui n’ai pas vraiment un respect religieux pour la constitution de Marianne V, je ne me serais pas permis d’en faire ainsi la liste de courses de toutes les revendications gauchistes à la mode.

Mais je voudrais ici envisager la question sous un autre angle : l’angle le plus bêtement politicien. Bien sûr, ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel est évidemment la défense de la vie innocente. Ou encore la protection des femmes contre ce drame qui leur est trop souvent imposé (combien d’avortements exigés par des « compagnons » irresponsables ?). Ou même le respect dû à la constitution. Curieux féminisme que cette idéologie qui fait porter aux femmes toutes les conséquences délétères de la soi-disant « libération sexuelle ». Et curieuse conception du droit qui voudrait placer dans la constitution, côte à côte, l’interdiction de la peine de mort pour les assassins et l’obligation pour tous de trouver cette peine de mort merveilleuse pour les innocents.

Pourtant, même si observer l’angle politicien est certainement envisager le problème par le petit bout de la lorgnette, il ne me semble pas inutile d’en parler car, en ce domaine comme en bien d’autres, les fausses évidences sont monnaie courante.

Ne parlons pas ici de la gauche (y compris macronienne) : elle est dans son rôle quant elle promeut le nihilisme. Depuis le « Salut et fraternité ou la mort » des jacobins jusqu’au « Viva la muerte » des anarchistes espagnols, en passant par les massacres de masse orchestrés par les léninistes ou les nationaux-socialistes (dont je persiste à ne pas comprendre par quelle aberration on continue de les placer à la droite de l’échiquier politique, comme s’ils n’avaient pas revendiqué aussi fort que leurs concurrents staliniens leur volonté révolutionnaire de créer un homme nouveau !), on connaît la fascination de la gauche pour la mort et son aversion pour l’œuvre de Dieu et tout spécialement pour l’homme, sommet de la Création.

Je note toutefois que, voici quelques années encore, Jean-Luc Mélenchon était capable de voir dans l’avortement un drame (il avait déclaré dans « Famille chrétienne » pendant la campagne présidentielle de 2017 : « Il n’y a pas d’avortement heureux ! » – ce qui devrait être évident, mais, déjà à l’époque, lui avait valu les foudres d’une partie de ses troupes). La barbarie progresse à vive allure…

Mais je voudrais surtout envisager ici le cas de la « droite » – non pas, hélas, au sens de l’opposition aux principes révolutionnaires, mais au sens de la position dans l’hémicycle.

Au passage, je note que la droite conserve la liberté de vote sur ces questions, tandis que la gauche conserve son tropisme totalitaire et impose à tous ses membres de « bien » voter… Comme toujours, les hérauts auto-proclamés de la Liberté (majusculaire naturellement !) sont aussi les plus prompts à priver de liberté les « ennemis de la liberté ».

Mais venons-en aux chiffres. Nous l’avons évoqué naguère sur le Salon beige, 30 députés sur 577 ont voté contre le projet de loi de constitutionnalisation de l’avortement : 12 RN (sur 88), 14 LR (sur 62), 1 Liot (sur 22) et deux non-inscrits (sur 6).

Certes, ce vote solennel ne donne qu’une indication. On pourrait également aller regarder ceux qui ont voté des amendements de suppression – ou, sur le vote solennel, étudier les abstentions ou les députés qui n’ont pas pris part au vote. Mais cette indication a le mérite d’être simple et incontestable : nous sommes sûrs au moins que ces 30 députés ne voulaient pas du « droit à l’avortement » dans la constitution (soit qu’ils ne croient pas à l’existence d’un droit à l’avortement, soit qu’ils estiment que cela n’a rien à faire dans la constitution – soit les deux !).

D’un côté, nous pouvons nous réjouir : voici bien longtemps que nous n’avions pas eu autant de députés pro-vie ; mais, de l’autre, nous ne pouvons nous défendre de l’impression d’une occasion manquée : si la droite avait réellement voulu s’opposer au projet mélenchono-macronien, elle en avait parfaitement les moyens, ne serait-ce que parce qu’elle est majoritaire au sénat, sans lequel aucune réforme constitutionnelle n’est possible.

En tout cas, ce qui saute aux yeux, c’est que ces députés courageux sont minoritaires dans leur propre camp. Mais, plus impressionnant encore, que les dirigeants LR et RN ont voté pour le projet de loi. En particulier, Eric Ciotti pour les LR et Marine Le Pen pour le RN.

Pour Eric Ciotti, il est notoirement hostile aux idées « conservatrices » (on lui prête parfois dans les couloirs du parlement une initiation maçonnique : j’ignore si c’est vrai, n’assistant pas souvent à ce genre de cérémonie, mais c’est au moins plausible). Mais c’est, en tout cas, un coup de poignard dans le dos de François-Xavier Bellamy. Ce dernier doit mener la liste LR aux européennes et, malgré toutes ses qualités, il n’est pas assuré de franchir la barre fatidique des 5% au-dessous de laquelle sa liste n’aura aucun élu. Or, il a déjà mille difficultés – dont la moindre n’est pas qu’il est favorable à une Europe des nations, tout comme l’immense majorité de ses électeurs, quand son parti adhère à Bruxelles au PPE, dont les statuts prévoient de «  promouvoir le processus d’unification et d’intégration fédérale en Europe en tant qu’élément constitutif de l’Union européenne » (pour avoir plusieurs fois fait remarquer ce « menu problème » à des parlementaires LR, je sais d’expérience que beaucoup croient qu’il s’agit d’une fausse nouvelle : ceux qui seraient sceptiques pourront vérifier ici). Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet exercice d’équilibriste n’est pas aisé. Mais si, en outre, on somme François-Xavier Bellamy de s’expliquer sur la position de son parti à propos de l’avortement, que défendra-t-il ? Sa position (qui a toutes les chances d’être proche de celles des 14 courageux députés LR qui ont voté contre) ou celle du président du parti ? M. Ciotti aurait voulu mettre en difficulté M. Bellamy qu’il ne s’y serait pas pris autrement et nous pouvons avancer avec certitude que, si la liste LR fait moins de 5% aux européennes, ce ne sera certes pas la faute du second, qui est la meilleure chance du parti d’éviter une déroute électorale, mais bel et bien la faute de ses « soutiens ».

Cela étant, j’avoue que je ne m’attendais guère à ce que M. Ciotti vote avec les députés courageux de son parti (j’ai été plus déçu de ne pas voir parmi les opposants le nom de M. Marleix, président du groupe qui nous avait habitué à résister plus nettement au politiquement correct).

Ce qui m’a réellement sidéré, c’est le piètre score des positions pro-vie au RN (alors que ce dernier a plus de députés que LR, il en a moins qui ont voté contre le texte). Plus étrange encore, alors que seuls 4 députés RN avaient voté contre l’amendement de suppression du projet de loi, 46 ont voté pour le projet de loi. Autrement dit, entre le début et la fin des débats à l’Assemblée, il s’est passé quelque chose qui a conduit des opposants à la constitutionnalisation de l’avortement à ne pas s’opposer. Il ne fait aucun doute que ce « quelque chose » est une pression de la direction du parti. Dans les couloirs de l’Assemblée, on a entendu évoquer le poids du lobby LGBT (puissant au RN comme ailleurs) et cela n’est évidemment pas à écarter. Cependant, une interprétation beaucoup plus simple (et non exclusive de la précédente !) permettrait d’expliquer le même résultat : les dirigeants du RN, voyant qu’ils peuvent gagner la prochaine présidentielle, cherchent à se rendre « respectables » en évitant les sujets qui fâchent.

On peut, en outre, raisonnablement supposer aussi que ce calcul s’est doublé de l’idée que les « cathos pro-vie » ne pèsent pas bien lourd électoralement et que, par conséquent, leur tourner le dos ne coûte rien.

Le problème, c’est que cela ne fonctionne pas du tout ainsi.

D’abord, il est assez évident qu’il vaut mieux perdre sur ses idées que gagner sur celles des autres. En l’occurrence, quel est l’intérêt d’avoir une majorité RN si c’est pour qu’elle applique la politique d’Emmanuel Macron ? On pourrait me rétorquer que la question de l’avortement n’a jamais été centrale dans le programme du RN et que tout ce qui compte est la lutte contre l’invasion migratoire et l’insécurité. Peut-être mais changer d’avis sur des questions aussi fondamentales que la vie humaine envoie le message que rien dans le programme n’a suffisamment d’importance pour que l’on y tienne au point d’accepter de perdre les élections plutôt que d’y renoncer. En d’autres termes, qui nous garantit que la même volte-face n’aura pas lieu sur les questions régaliennes ? Et j’insiste sur le fait que c’est bien un changement très profond de position qui fait passer de l’idée que l’avortement est un drame à éviter au maximum à l’idée que c’est un droit constitutionnel qui doit s’imposer à tous (y compris aux médecins qui n’en veulent pas ou aux militants pro-vie qui seront ainsi réduits au silence). J’ajoute que, si affirmer que l’avortement est un drame et non un droit était trop compliqué (?!), il était très facile – le président du sénat lui-même ayant ouvert la voie – de dire que le sujet n’avait rien à faire dans la constitution.

Par ailleurs, il n’est pas nécessaire d’être surinformé sur la marche du monde pour savoir que l’avortement est activement promu par les officines mondialistes, y compris les fameuses ONG de Soros. Si le clivage que le RN tente d’imposer entre patriotes et mondialistes a un sens, on ne comprend pas bien pourquoi des patriotes tiendraient à toute force à obéir aux desiderata des mondialistes.

Ce qui m’amène à un troisième point : il semble que dans tous les partis, l’idée générale soit que soutenir la constitutionnalisation de l’avortement soit le signe que l’on appartient au « cercle de raison » ou à « l’arc républicain » (après tout, il fut bien un temps où pour être un « bon républicain », il fallait réclamer toujours plus d’extermination en Vendée). Si je comprends bien le raisonnement des cadres du RN, en votant pour (et en faisant tout, corollairement, pour limiter les votes contre) cette réforme constitutionnelle, ils montrent ainsi qu’ils deviennent respectables. Mais respectables pour qui ? Certainement pas pour leurs électeurs qui soit se fichent du sujet, soit sont hostiles ou du moins réservés sur l’avortement – et, en tout cas, considéraient naguère que Jean-Marie Le Pen était cohérent en s’opposant à l’immigration et en encourageant la natalité (et donc en dissuadant l’avortement). La seule interprétation est que ces cadres cherchent à être respectables pour ce qu’on appelle aux Etats-Unis l’Etat profond, journalistes influents, hauts fonctionnaires ou politiciens. Or, c’est précisément cet Etat profond qui a mis un oukase sur le FN, puis le RN. Il me semble extrêmement étrange de se détourner de ses électeurs pour montrer patte blanche à ses ennemis. A ce propos, il ne serait peut-être pas inutile de garder en mémoire qu’une bonne partie des abstentionnistes ont été, à l’occasion, électeurs du RN : si, à mesure que l’on gagne des électeurs, on déçoit les précédents, où est la progression ?

S’agissant du poids électoral des « cathos pro-vie », je comprends fort bien que, lorsque l’on caracole à 30% d’intentions de vote dans les sondages, on ne se préoccupe guère d’un ou deux petits points. Il reste que c’est un calcul dangereux pour au moins deux raisons. La première, c’est que, si l’électorat pro-vie est effectivement (hélas) minoritaire et ne peut donc faire élire personne, il peut, en revanche, empêcher quelqu’un d’être élu. Je rappelle que l’élection présidentielle est à deux tours. Souvenons-nous par exemple que Lionel Jospin, promis à une large victoire au second tour de 2002, manqua la qualification pour 196 000 voix. La leçon, qui ne semble pas avoir été entendue par les stratèges du RN, l’avait été par Nicolas Sarkozy: ayant été aux premières loges de cette affaire, je peux témoigner qu’il avait exigé du groupe UMP du sénat qu’il vote contre la recherche sur l’embryon dans la loi de bioéthique de 2011 – afin de ne pas être enquiquiné par des cathos énervés, avait-il précisé… La deuxième raison qui rend ce calcul tout à fait hasardeux tient au fait qu’il ne suffit pas de gagner l’élection, il faut ensuite gouverner (nationalement et localement) et le bloc « conservateur » (avec tout ce qu’il comporte de « notables de province » et de compétences diverses) apporterait de ce point de vue un très significatif appoint au bloc populiste. Rien n’impose à Marine Le Pen d’adhérer à nos convictions, mais les heurter sans profit me semble parfaitement impolitique.

Il y aurait bien sûr encore beaucoup à dire, et j’y reviendrai peut-être, mais je voudrais finir sur un dernier point de pure tactique électorale. L’élection que Marine Le Pen et tous ses lieutenants ont en tête est l’élection présidentielle, mère de la vie politique française depuis la réforme de 1962 (et plus encore depuis l’adoption du quinquennat). Je passe sur le fait qu’il ne me semble pas raisonnable de vouloir le pouvoir à Paris sans le prendre aussi localement. M. Macron a fait cette faute en 2017 : cela lui a, en apparence, réussi puisqu’il a gagné mais, en pratique, quel bilan restera-t-il de ses deux mandats ? A peu près rien (si ce n’est d’abondantes privations des libertés publiques et ce genre de réformes « sociétales » qui peuvent se mener sans aucun soutien populaire). Je serais curieux de savoir comment on peut s’opposer à l’immigration massive, relancer la natalité, rétablir les libertés publiques ou restaurer le dialogue social sans avoir de relais de terrain. Mais passons, ce n’est pas le sujet pour aujourd’hui. La présidentielle, je le rappelais à l’instant, est une élection à deux tours. Il est extrêmement peu vraisemblable que Mme Le Pen puisse gagner dès le premier (même De Gaulle, qui avait imposé cette réforme de 1962 pour son propre bénéfice, fut mis en ballotage). Cela implique qu’elle devra chercher des alliances de second tour. Or il n’existe que deux possibilités : soit elle cherche une alliance avec LFI en essayant d’unir tous les « populistes », soit elle cherche une alliance avec LR, Reconquête, et la « droite hors les murs ». La première possibilité semble de moins en moins envisageable (les électeurs de gauche qui ne sont pas encore partis au RN sont de toute évidence les plus fanatiques du « multiculturalisme » et du wokisme et on les imagine mal rejoindre le RN au deuxième tour, d’autant qu’ils savent pertinemment que la gauche ou la droite « parlementaires » sont sous leur coupe idéologique). Reste l’alliance à droite. Evidemment le régalien est un excellent sujet d’union, mais cela ne peut pas être l’alpha et l’oméga du programme : il faudra bien trouver au moins quelques éléments pour une vision commune de l’homme et de la société. Dans ce registre, la défense de la vie innocente et de la famille naturelle semble un sujet d’entente assez logique. En tout cas, on voit mal sur quelles thématiques Marine Le Pen tendra la main à ses futurs alliés si elle cède à la gauche sur tout sauf l’immigration.

En d’autres termes, ces 12 députés qui ont voté contre la constitutionnalisation de l’avortement sont sans doute minoritaires, mais ils ont toutes les chances d’être amenés à jouer un rôle décisif dans l’éventuelle prise de pouvoir du RN. Il n’y a guère qu’eux qui pourront s’adresser à l’électorat de second tour. Il faudra donc regarder de près comment ils seront traités et ce qu’ils feront dans les prochains mois.

Guillaume de Thieulloy

I-Média – Hommage à Manouchian : le débunkage

Cette semaine dans « I-Média », Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent sur le traitement médiatique de la mort d’Alexeï Navalny, l’opposant russe à Poutine, avec le deux poids deux mesures des prisonniers politiques en Occident.

Le dossier du jour est un débunkage de la panthéonisation de Missak Manouchian et des polémiques autour de la présence de Marine Le Pen à la cérémonie.

Enfin, les pastilles de l’info :
1) Les ciseaux de la censure : Les suites de l’affaire CNews
2) Carton rouge : Un imam radical tunisien qualifie le drapeau tricolore de satanique
3) Le coup de gueule : Agression du jeune Allemand, Fillip, par des racailles
4) Le bon point mainstream : Jordan Bardella reçoit une médaille des CRS
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM  consacré à Sonia Mabrouk, une amoureuse de la France qui selon Thomas Legrand ne serait pas une vraie journaliste !

Ça commence à se voir

Les résultats d’une étude, publiée la semaine dernière dans la revue Vaccine, ont révélé des corrélations entre l’injection des vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca contre le Covid-19 et plusieurs problèmes médicaux sérieux.

Cette étude, la plus importante à ce jour, réalisée par l’organisation Global Vaccine Data Network, a analysé les données de 100 millions de personnes vaccinées dans huit pays différents, dont le Canada, l’Argentine, l’Australie, le Danemark, la Finlande, la France, la Nouvelle-Zélande et l’Écosse.

Les conclusions indiquent que certains effets secondaires indésirables, tels que la myocardite, la paralysie de Bell, les convulsions, la péricardite et le syndrome de Guillain-Barré, pourraient être liés à la vaccination. Les symptômes de ces affections sont apparus en moyenne 42 jours après l’administration des vaccins étudiés.

Notamment, des cas de myocardite ont été signalés suite à l’administration des vaccins à ARNm de Pfizer-BioNTech et Moderna, après la première, deuxième et troisième dose. De plus, une augmentation significative du risque de péricardite a été observée chez les personnes ayant reçu une troisième dose du vaccin à vecteur viral d’AstraZeneca.

Les chercheurs ont également identifié un risque accru de développement de caillots sanguins dans le cerveau après l’administration du vaccin à vecteur viral, comme celui d’AstraZeneca, ainsi qu’une augmentation des cas de syndrome de Guillain-Barré chez les personnes vaccinées avec ce même vaccin.

Le média public d’intérêt général n’existe plus

Extrait d’un entretien donné par Éric Zemmour dans Valeurs Actuelles à propos du jugement du Conseil d’Etat contre CNews :

[…] Je plaide pour une liberté totale, sur le modèle américain. Faisons payer les fréquences pour ne plus offrir à l’Arcom ‘excuse de réguler un “bien public” et laissons la liberté aux propriétaires de chaîne d’imposer la couleur politique qu’ils souhaitent, au moment où ils le souhaitent. Les téléspectateurs feront leur choix. J’ai davantage confiance dans les Français que dans les fonctionnaires de l’Arcom.

​Cela passe donc par une suppression totale du service public ?

En réalité, le média public d’intérêt général n’existe plus. Il est gangrené par la gauche depuis trop longtemps. J’ai connu, enfant, l’ORTF, qui, malgré ses défauts, permettait l’accès à des programmes culturels fantastiques. J’ai connu Apostrophes, la meilleure émission littéraire de la télévision française, et Ciné-club, où l’on pouvait découvrir les grands classiques avec Jean Gabin et Humphrey Bogart. Aujourd’hui, le service public dépense notre argent pour diffuser un documentaire à charge afin de critiquer et de traiter de “factieux” ceux qui avaient eu l’outrecuidance d’exposer des informations factuelles lors de l’affaire Lola. Tout est dit.

​La neutralité journalistique est-elle un mythe ?​

Évidemment. L’objectivité journalistique n’existe pas. La gauche a réussi à imposer l’idée qu’il fallait dissocier l’information du commentaire, alors que les deux sont intrinsèquement liés. Là réside son génie perfide : en phagocytant les écoles de journalisme, elle a créé un moule idéologique pour les journalistes. Répétée à longueur d’articles, de reportages et d’éditos, leur vision d’une information devient dès lors la seule et unique version “objective” et “neutre”. Les autres, en revanche, sont désormais considérées comme autant de commentaires qu’il faudrait réguler. […]

Manouchian : Macron encense l’idéal communiste (sic), Mélenchon jubile !

Lors de la panthéonisation de Missak Manouchian, au milieu d’un discours très bien rédigé et émouvant, Emmanuel Macron s’est livré, sans nuance ni recul historique, à un éloge indécent du communisme, faisant un rapprochement avec la révolution française et reprenant leur narratif concernant le 6 février 1934 :

 » Quand les ligues fascistes défilent en 1934 au cœur de Paris, Missak Manouchian voit revivre sous ses yeux le poison de l’ignorance et les mensonges raciaux qui précipitèrent en Arménie sa famille à la mort (…)

Alors, Missak Manouchian embrasse l’idéal communiste. Convaincu que jamais en France on n’a pu impunément séparer République et Révolution. Après 1789, après 1793, il rêve l’émancipation universelle pour les damnés de la terre. C’est ainsi que Missak Manouchian s’engage contre le fascisme, au sein de l’Internationale communiste (…)

Parce qu’ils sont communistes, ils ne connaissent rien d’autre que la fraternité humaine, enfants de la Révolution française, guetteurs de la Révolution universelle (…)

Missak Manouchian, vous entrez ici toujours ivre de vos rêves : l’Arménie délivrée du chagrin, l’Europe fraternelle, l’idéal communiste, la justice, la dignité, l’humanité, rêves français, rêves universels (…) »

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il jubile de voir Marine Le Pen et Jordan Bardela à cette cérémonie :

« J’ai eu une secrète jubilation parce qu’enfin, tant d’années après, c’est capitulation sans condition. L’extrême droite vient rendre hommage à la résistance communiste alors qu’ils l’ont tellement décriée (…) À la fin, ce sont les résistants communistes qui ont eu le dernier mot, de tous les points de vue possible y compris du point de vue moral aujourd’hui. (…) Ça me fait plaisir de voir l’extrême droite à genoux devant la résistance communiste. »

Chronique des cinglés

Le Secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a distribué au personnel de son ministère une note officielle pour leur rappeler que l’identité de genre d’une personne « peut ou non correspondre à son sexe assigné à la naissance », et donc que parler du genre de quelqu’un ou à quelqu’un ne doit pas être simplement fondé sur son apparence ni même sur son prénom. Car c’est « un message blessant ».

Il faut donc utiliser les mots et pronoms « corrects », et être très attentif, car l’identité de genre d’une personne peut changer radicalement et il faut être prêt à changer de pronom. Si ce n’est ni elle ni lui c’est they/them/their ou ze/hir/hirs, ze/zir/zirs.

Il faut absolument éviter « les hommes et les femmes », « mesdames et messieurs », garçon, mère/père, fils, fille, mari/femme. Ces mots sont « offensants » et doivent être remplacés par des mots neutres : tout le monde, les gens, vous tous, parent, enfant, conjoint, partenaire.

La MGEN a-t-elle trop d’assurés ?

La Mutuelle complémentaire santé responsable pour fonctionnaires, salariés, étudiants et retraités, vient d’envoyer une lettre de 4 pages aux députés, avec le témoignage d’une femme atteinte d’un cancer, pour militer en faveur de l’euthanasie.

Ces assurés coûtent cher, il faut les éliminer…

Invoquer les droits de l’homme pour imposer une idéologie woke

Dans Valeurs Actuelles, Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ et auteur d’un ouvrage sur l’histoire de l’OMS, dénonce les méthodes de l’OMS :

Du 19 au 21 février 2024, un collège de 21 experts se réunira au siège de l’OMS pour travailler à l’élaboration de lignes directrices sur la santé des personnes transgenres. Ce projet vise à faire évoluer les normes internationales sur ces questions en se basant sur une stratégie en deux volets : la science, en convoquant des experts indépendants, et les droits de l’homme. Le processus est biaisé, comme des médias l’ont déjà souligné. Mais il se pourrait que cette stratégie fonctionne, car elle a déjà des précédents. En matière de bioéthique, l’OMS a déjà fait évoluer ses lignes directrices en s’appuyant aussi sur des experts et les droits de l’homme. Ce processus avait abouti en 2022 à une nouvelle norme, promouvant la légalisation de l’avortement jusqu’à la naissance. C’est exactement la même stratégie qui est utilisé pour promouvoir le “transgenrisme”.

Le collège d’experts convoqué par l’Organisation réunit 21 membres, dont 16 ont un engagement militant. Cela interroge sur l’objectivité du travail qui sera présenté à l’issue de la réunion de février. De la même manière, pour ses lignes directrices sur l’avortement, l’OMS avait consulté 121 experts extérieurs, dont 81 étaient militants en faveur de l’avortement. Certains d’entre eux avaient été directement rémunérés par le Planning familial ou des organismes associés.

L’OMS a recours à ces experts militants pour imposer sa conception ultralibérale aux États en matière de “droits sexuels et reproductifs”. Les États se retrouvent alors incités, prétendument au nom de la science, à accepter des évolutions sociétales auxquelles ils n’avaient pourtant pas consenti lors de la fondation de l’OMS. Cette stratégie efficace a vu le jour dès 1970, notamment via la création d’un programme sur la reproduction humaine (HRP), au sein de l’OMS. Ce programme a en effet été conçu comme une autorité scientifique mondiale.

Cette stratégie a été imaginée et financée par un nombre très restreint de partenaires à la fois étatiques et privés. Ainsi entre 1970 et 1972, le programme a débuté ses activités grâce au soutien financier de la Suède, du Canada, de la Norvège et de la Fondation Ford (4,45 millions de dollars). Ces financements permettent d’exercer une influence considérable, puisque les onze principaux contributeurs étatiques obtiennent un siège au sein du HRP. Le Planning familial international y siège également de droit. Entre 1970 et 2022, ce programme a été financé à hauteur de 1 milliard de dollars. En 2019, la fondation de Warren Buffett promettait une subvention à hauteur de 100 millions de dollars, soit 10 % de tous les fonds récoltés par le programme depuis sa création.

Ainsi, le discours des droits de l’homme a un impact important sur les orientations scientifiques et philosophiques des sociétés. Depuis les années 1950, l’OMS a cédé aux craintes d’une explosion démographique. Cela l’a conduit à mettre en place en 1970, au nom du droit à la santé, un programme de recherche antinataliste qui a des effets encore aujourd’hui. Au nom de ce même droit fourre-tout, l’OMS est désormais instrumentalisée par le “transgenrisme”. Il y a néanmoins une différence, en 1970 quand l’OMS s’intéressait à la démographie, elle avait engagé un travail scientifique de très haut vol pour développer des méthodes de réduction de la fertilité. Aujourd’hui, la recherche fondamentale biomédicale a cédé la place aux sciences humaines et à la communication. Comme si l’OMS se sentait obligée de céder aux militants et d’inventer de nouveaux droits de l’homme pour continuer à exister.

Depuis leur création en 1994, les “droits sexuels” ou “droits reproductifs” ont été conçus comme des chevaux de Troie d’un progressisme anthropologique. Ils ont permis de créer un discours centré sur les droits de l’homme et justifié par la science. Ces termes aux contours flous ont ainsi été les outils au service de l’imposition aux États de nouvelles normes auxquelles ils n’auraient jamais consenti autrement. La réunion de février sur l’élaboration de lignes directrices sur la santé des personnes transgenres continuera à étendre les frontières de ces “droits”, à moins que des États décident de refuser ce piège.

Dérèglement climatique ou scientifique ?

Une donnée vient battre en brèche la doxa sur le carbone :

C’est un mystère que personne n’arrive encore à expliquer avec certitude, une partie de l’Afrique tropicale émet des quantités astronomiques de dioxyde de carbone alors même que la zone est très peu urbanisée. Si cette région, située entre l’Éthiopie et le Soudan, était un pays, celui-ci serait le deuxième plus grand émetteur mondial de carbone, juste derrière la Chine. Des scientifiques ont utilisé les mesures satellites, mais aussi des capteurs à bord d’avions, pour tenter de comprendre comment une zone essentiellement composée de savanes pouvait polluer autant. Cette région est pourtant un important puits de carbone, qui absorbe le CO2 en grande quantité lors de la saison humide, grâce à la croissance des plantes. Mais lors de la saison sèche, des quantités anormalement élevées de carbone sont libérées.

Patrice Martineau chante les paysans de France

Si la noble mission du paysan est de nourrir la population, le rôle des artistes est d’en souligner et sublimer la beauté du geste.

« …Vous le labeur et moi, le rêve
Nous sommes du même sillon… »

En réponse au manque de considération due au monde paysan, Patrice Martineau leur offre cette chanson.

Carême pour la vie

Poussons nos parlementaires à œuvrer pour la culture de Vie et non la culture de mort

Avec les AFC :

Depuis plus d’un an, la France débat de l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. Le Sénat sera appelé à se prononcer fin février soit dans une semaine. L’Assemblée nationale a voté en faveur de l’inscription du droit à l’avortement par 493 voix pour et 30 contre.

Une constitutionnalisation est inutile car le droit à l’avortement est déjà bien plus protégé en France que dans la plupart des autres pays.

En revanche, elle est dangereuse car elle risque de mener à une suppression de l’objection de conscience et à une interdiction de fait de toute expression d’opposition à l’avortement lui-même ou à sa limitation.

Les citoyens ont le devoir d’exprimer leur opposition à ce projet tant qu’il en est encore temps.

Les fins dernières, un sujet tabou ?

De l’abbé Jean de Massia, aumônier général de Notre Dame de Chrétienté, dans L’Homme Nouveau :

Pour être tout à fait juste, la réflexion sur le Ciel, l’Enfer, le Purgatoire, les jugements et la fin du monde, qui compose la doctrine catholique des « fins dernières », revient sur le devant de la scène et des bonnes librairies, et c’est heureux. Nous commençons à sortir, timidement, d’une longue période de silence et de malaise par rapport aux fins dernières, qui a laissé des traces profondes et favorisé une certaine méfiance, parfois inconsciente, par rapport à ces sujets dans le cœur des fidèles. Parler des « fins dernières », cela semble peu attrayant ! Et pourtant la fin, le but chez saint Thomas, c’est justement cela qui devrait attirer et mobiliser l’homme tout entier. En prenant ce thème pour notre prochain pèlerinage, nous voulons montrer que c’est la fin qui donne toute sa profondeur, son sens, à la vie humaine : le chrétien vise un but, comme le pèlerin vise la cathédrale, et ce but est un enjeu magnifique, qui vaut le coup de ne pas être manqué ; mais il peut être manqué. […]

L’art de la guerre russe

Jacques Baud vient de publier un ouvrage sur L’art de la guerre russe. Comment l’Occident a conduit l’Ukraine à l’échec. Il y dénonce cet « ethnocentrisme occidental qui nous aurait rendus incapables de lire correctement la guerre d’Ukraine », mais aussi qui « conduit à être chassés du Mali et du Niger sans le comprendre ».

 

Ancien pilote de chasse, passé par le groupe Dassault avant d’être embauché par CNews pour chroniquer ce conflit, il souligne dans son livre que la stratégie américaine pour affaiblir la Russie était annoncée et décrite dans un rapport public datant de 2019 de la Rand Corporation, un tkink tank réputé très proche du Pentagone, avec la mise en garde finale suivante : cette action pourrait

« avoir un coût important pour l’Ukraine ainsi que pour le prestige et la crédibilité des États-Unis […]. Elle pourrait même conduire l’Ukraine à une paix désavantageuse ».

Baud dénonce également l’omerta dont il est victime par les médias français :

« Il n’y a que chez vous qu’il est impossible d’avoir un débat contradictoire sur cette guerre. Ouvrez les télévisions européennes et même britanniques, vous verrez la différence. »

Les pervers

Des dessins à caractère sexuel ont été projetés lors d’un spectacle organisé par deux écoles de L’Union (Haute-Garonne) provoquant l’émoi chez les parents.

Des hommes et des femmes dénudés et masqués, dans des positions et des actes suggestifs… projetés en plein milieu d’un spectacle pour enfants.

Les images à caractère sexuel ont été projetées derrière les enfants, au cours de leur passage, furtivement. Les parents, choqués, se sont interrogés sur la présence de ces dessins, et l’institutrice leur a assuré ne pas en avoir été informée.

Orchestré par les comédiens Serge Soula et Jean-Michel Hernandez, la représentation a été pensée dans le cadre du parcours laïc et citoyen proposé par le Conseil départemental, en lien avec l’Éducation nationale.

Alertées par les parents, les directions des deux écoles ont adressé une réponse similaire, en affirmant que « le spectacle a été proposé de nombreuses fois dans de nombreuses écoles » et « qu’aucun problème n’a été soulevé par le passé ».

Le Conseil départemental a décidé de suspendre les prochaines représentations, et a « engagé une évaluation du spectacle », en ajoutant que le descriptif des images donné par les parents « ne correspond pas du tout » à l’action qu’ils avaient retenue au départ.

Contacté, le rectorat de Toulouse s’est contenté d’un communiqué laconique expliquant avoir

« fait remonter au Conseil départemental ses interrogations pédagogiques et éducatives quant à la diffusion de telles images, afin que cela ne se reproduise pas ».

Il serait temps que l’Education nationale inspecte sérieusement les établissements publics…

Genre : Le tribunal administratif a donné raison à une association proche de la Manif pour Tous

Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a sommé mardi la Haute Autorité de santé (HAS) de rendre publiques les identités des membres siégeant au sein de sa commission consacrée à la prise en charge des personnes transgenres. L’organisme avait jusque-là refusé de communiquer les noms des participants au groupe de travail « Parcours de transition des personnes transgenres ».

La haute autorité avait souhaité conserver l’anonymat de ces personnes, notamment parce qu’elle craignait que ces dernières ne soient soumises à des pressions.

La justice a pris cette décision, qu’elle veut voir appliquée d’ici un mois au plus tard, après avoir été saisie par l’association Juristes pour l’enfance, proche de la Manif pour Tous, qui jugeait important de connaître la composition de la commission.

Le collectif a pointé du doigt des risques de conflits d’intérêts si des « militants transactivistes » ou des médecins spécialisés dans la transition de genre participaient au groupe de travail. La HAS a fait savoir qu’elle prenait acte de la décision de justice et allait en étudier les conséquences sur « la méthodologie de ses travaux, pour envisager les suites à y donner ».

Marion Maréchal : « En France, on ne rend hommage qu’à la Résistance communiste »

Enfin une voix dissonante parmi les réactions des personnalités politiques ! Comment se fait-il que personne n’ose pointer du doigt l’instrumentalisation politique de la Résistance faite par Emmanuel Macron en toute complicité avec le parti communiste « français ».

Pour compléter cette réflexion, Le Figaro a publié un texte de Stéphane Courtois très instructif sur le rôle du part communiste « français » durant l’Occupation dans lequel il dénonce le mythe des 75 000 fusillés et relativise le rôle réel de Michel Manouchian, que tout le monde appelle Manik alors qu’il signe sa dernière lettre avec le prénom français qu’il avait choisi pur s’assimiler (comme quoi…) :

Réouverture des piscines au sanctuaire de Lourdes

Lors du traditionnel rassemblement à Lourdes autour de la fête de Notre-Dame de Lourdes du 11 février, le Recteur du Sanctuaire a annoncé publiquement sa décision que, dès cette année, le Geste de l’eau et le Bain soient également possibles, selon la volonté de chacun.

Depuis 2020, le Geste de l’eau (sur les traces de sainte Bernadette qui s’était lavée la figure avant de boire l’eau) remplaçait le bain, suite au Covid.

Le Recteur a précisé que les premiers aménagements seront effectués prochainement, peut-être pas pour le début de la saison, mais dès que possible.

Au programme : le système de circulation et de traitement de l’eau, l’intendance des piscines pour respecter les exigences sanitaires, une attention renforcée vers les mineurs et les personnes vulnérables, et de la formation nécessaire après quatre ans sans accompagnement du bain.

Le Rocher Mistral est en danger

Tribune de Vianney d’Alançon, fondateur du Rocher Mistral, dans Entreprendre :

Tous les jours, en France, un projet culturel, industriel ou agricole se retrouve dans la lumière de l’actualité car il est menacé comme des dizaines d’autres qui vivent le même enfer dans l’ombre. Mis en danger, en pause ou tout simplement annulé parce que quelques opposants maitrisent les ficelles de l’obstruction qu’ils tirent le plus souvent pour assouvir leur militantisme politique. L’intolérance de ceux qui ne font rien pourrit la vie de ceux qui font.

Le Rocher Mistral, parc de loisirs historique situé dans le plus vieux château de Provence, que j’ai créé et que nous avons inauguré en 2021 n’est pas épargné. Il s’agit pourtant ici d’une entreprise difficilement critiquable. 50 millions d’investissement, restauration d’un monument historique, création de 300 emplois directs et indirects, création de dix spectacles historiques pour tous les publics, 300 000 visiteurs dont plus de 30 000 élèves accueillis depuis 2021. Un lieu d’enchantement qui permet aux enfants, parents et grands-parents de découvrir l’histoire de Provence et de France dans un château de conte de féé.

Et pourtant, ils sont une poignée à manœuvrer depuis 4 ans pour tuer le Rocher Mistral. Un élu, le maire de la commune, dont la maison est au pied du château, une association, France Nature Environnement Bouches-du-Rhône, dont le porte-parole était candidat EELV aux dernières élections et quelques fonctionnaires chargés d’étudier nos demandes d’autorisation qui ne cachent pas leur militantisme d’extrême gauche sur les réseaux sociaux. Deux questions contre le Rocher Mistral ont même été posée par le député LFI Manuel Bompard à l’Assemblée nationale. Le décor est posé. Ces idéologues ne veulent pas que nous partagions une Histoire de France commune.

Me voilà donc cerné par cette fine équipe qui a tout fait pour que nous n’obtenions pas une partie des autorisations administratives nécessaires pour être dans une parfaite légalité et nous conduire au tribunal. Il était probable qu’elle réussisse. Quand les services de l’État ne répondent pas à vos demandes pendant 15 mois et que le maire de la commune publie des arrêtés pour bloquer les procédures d’autorisation, vous ne risquez pas d’être dans la légalité sauf à abandonner le projet. Ce n’est pas vraiment ma philosophie.

Conséquence directe : Le jugement récent contre le Rocher Mistral m’oblige au retrait de plusieurs installations légères sans lesquelles je ne peux faire tourner le parc. Nous avons fait appel de cette décision et abordons avec enthousiasme la saison 2024 mais quid de la suite ?

Le Rocher Mistral est en danger. Cette tribune, comme l’ensemble de mes récentes interventions médias, est un appel à l’aide. Aux responsables politiques d’une part pour qu’ils prennent la mesure du mal que ces manœuvres font à la France, à son développement et son rayonnement. A tous les entrepreneurs et plus largement à tous les citoyens d’autre part pour que la force populaire permette au Rocher Mistral d’envisager sereinement l’avenir. Pour cela, je vous invite à signer la pétition : https://www.jesoutienslerochermistral.com/

Un Bref examen critique en attente de réponses

Conférence de Cyril Farret d’Astiès (auteur de Un heureux anniversaire ? Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI, en 2021, et La Joie de Dieu, Réflexions liturgiques, en 2023) le 23 septembre 2023 au 2e colloque sur la Messe traditionnelle (Maison de la Chimie).

Sarah El Haïri ministre des familles : « Une provocation »

Ministère des familles, baisse de la natalité en France et programme gouvernemental de « réarmement démographique », véritable place de l’état auprès des femmes et des familles, cours d’éducation affective et sexuelle à la rentrée prochaine en primaire, wokisme, cancel culture, fin de vie… Ludovine de la Rochère, présidente du syndicat de la famille (ex Manif pour tous), est l’invitée du 18/19 RCF Anjou :

 

Christine Kelly :« Je demande à la gauche d’arrêter de casser les noirs qui réussissent et d’arrêter de valoriser ceux qui sont délinquants.»

Macron ose tout, même l’indécent!

De Stéphane Buffetaut, ancien député européen, élu local et vice-président du CNI, pour le Salon beige

Macron a choisi le journal communiste « L’humanité » pour déclarer le 18 février qu’il n’avait «jamais considéré que le RN ou Reconquête s’inscrivaient dans l’arc républicain ».  La formule n’a guère de sens car jamais les deux formations en question n’ont contesté la forme républicaine du gouvernement de la France. Et on ne voit pas en quoi M. Macron serait habilité à décerner des brevets de républicanisme, de surcroît dans les colonnes d’un journal communiste !

Il faut sans doute lui rappeler que le communisme international, auquel se rattachait et se rattache le PCF, a causé la mort de cent millions de victimes depuis la révolution russe. Que le marxisme léninisme et le national socialisme sont l’envers et l’avers d’un même phénomène qui se nomme le totalitarisme. Jamais le Parti communiste français n’a réellement condamné les crimes du communisme qui débutèrent sur « un mode industriel » dès la prise du pouvoir par Lénine. Que les communistes soient entrés en résistance lorsque l’Allemagne nazie a attaqué l’Union soviétique, ne change rien au caractère criminel de leur idéologie « intrinsèquement perverse ». Aujourd’hui encore, il suffit de regarder la Chine, la Corée du nord, le Vietnam, le Laos ou Cuba pour en voir les fruits : parti unique, privation des libertés politique, religieuse, syndicale, d’opinion, contrôle social, camps d’internement et prison politique.

Le choix du journal communiste pour dénier au RN et à Reconquête une légitimité « républicaine » est donc particulièrement indécent. Comme est indécent et contraire à une conception saine de la démocratie d’affirmer que les textes importants ne devraient pas passer grâce aux voix du RN. Y aurait-il des députés de seconde zone ? Ou bien des électeurs indignes, dont l’expression démocratique devrait être méprisée ou ignorée ? Au nom de quoi ce personnage, si souvent méprisant à l’égard du peuple qu’il est supposé représenter, se permet-il de décerner des brevets de moralité politique ?

Les électeurs du RN comme leurs élus sont des patriotes qui aiment la France. Personne n’est obligé de partager leurs vues politiques mais à quel titre Macron s’autorise-t-il à porter un jugement de pseudo morale politique sur eux ? La politique consiste à confronter des projets et des arguments, non à lancer des anathèmes usés jusqu’à la corde, afin de cacher l’échec d’une gestion technocratique ordonnée aux impératifs de la mondialisation.

Etrange donneur de leçon que ce Président de la République française qui aime si peu la France qu’il lui dénie une culture propre (« il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France », 4 février 2017), préférant sans doute la consommation de sous-produits culturels mondialisés. Au demeurant « les jeunes avec Macron » ont fièrement présenté leur affiche pour les prochaines élections européennes, frappée d’un slogan rédigé en mauvais anglais mondialisé : « think different, renew Europe ». Tout un programme.

Le 9 juin prochain sera l’occasion de démontrer à Emmanuel Macron que le peuple ne peut se laisser berner infiniment et étourdir de discours creux sur la souveraineté européenne. Sa liste doit être battue à plate couture. Ces élections peuvent être l’occasion de renverser la table européenne et de remettre l’Union européenne au service des nations et de leurs peuples. Pour cela faisons bloc sur la liste la plus apte à remporter un succès décisif.

Bienvenue en Absurdistan!

 

Nouvelle mise en garde de Rome contre l’épiscopat allemand

Dans un document intitulé « Fortifier durablement la synodalité : Un Conseil Synodal pour l’Eglise catholique en Allemagne », adopté le 10 septembre 2022 lors de la 4e Assemblée du Chemin synodal (CS), il est décidé de créer un « conseil synodal ».

Ce dernier est décrit comme un « organe de conseil et de décision » qui

« délibère sur les évolutions essentielles de l’Eglise et de la société, et prend des décisions de principe, d’importance supra-diocésaine, sur les planifications pastorales, les questions d’avenir et les affaires budgétaires de l’Eglise qui ne sont pas prises au niveau diocésain ».

Un tel Conseil a été déjà plusieurs fois repoussé par Rome :

  • par la Curie, lors de la visite ad limina des évêques allemands en novembre 2022.
  • Puis dans une lettre de trois cardinaux du 16 janvier 2023 adressée à l’épiscopat allemand,
  • par le nonce apostolique en Allemagne, à l’occasion de la réunion de l’épiscopat allemand à Fulda, début septembre 2023,
  • par une lettre – privée – de François lui-même, en novembre dernier.

Malgré cela, ce Comité est en train de voir le jour et ses Statuts devaient être discutés lors de la réunion de printemps des évêques allemands, qui doit se tenir du 19 au 22 février.

Dans une nouvelle lettre adressée aux évêques allemands datée du 16 février 2024, les cardinaux Pietro Parolin, secrétaire d’Etat, Manuel Fernandez, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi et Robert Prevost, préfet du Dicastère pour les évêques, avertissent l’épiscopat allemand et demandent que les Statuts du Comité synodal ne soient pas votés au cours de cette réunion.

Etrange patience. Nous avons connu Rome plus expéditive, récemment, à l’encontre de certains évêques…

Concours d’indécence au gouvernement

Le ministre chargé des Collectivités territoriales et de la Ruralité, Dominique Faure, a provoqué une polémique après avoir comparé l’attente du remaniement à celle du diagnostic d’un cancer.

Samedi 17 février dans l’émission Sens politique sur France Culture, elle a été interrogée sur la « période d’attente » de près de quatre semaines entre les deux remaniements. Période durant laquelle Dominique Faure ne savait pas si elle serait reconduite dans le nouveau gouvernement. Elle confie ne pas avoir été « sereine ». Au cours de son explication, elle finit par faire un « parallèle » avec des

« gens à qui on a diagnostiqué un cancer et qui attendent pendant quatre semaines, cinq semaines parfois, les résultats pour savoir quelle forme de cancer, comment ils vont être soignés, quels risques ils ont ». « Et donc la vie apprend la patience ».

Sic.

Dimanche 18 février, Dominique Faure a publié un message d’excuses sur les réseaux sociaux.

« Des propos que j’ai tenus hier sur France Culture ont beaucoup fait parler. Je reconnais une maladresse. Si certains se sont sentis blessés par mes mots, je le regrette et leur présente toutes mes excuses ».

Amnesty ne considérait plus Navalny comme un prisonnier d’opinion

Finalement Navalny ne faisait pas vraiment partie des gentils…

Le 23 février 2021, Amesty International avait déclaré ne plus considérer Navalny comme un « prisonnier d’opinion » du fait de ses « discours de haine » prononcés dans les années 2000, et dans lesquels « il a prôné la violence et la discrimination », sans jamais se rétracter. En voici un exemple, dans lequel les habitants du Caucase (région russe majoritairement musulmane) sont visés.

Quand Navalny comparait les musulmans & Tchétchènes à des « cafards » à éliminer

Voici l’extrait du communiqué d’Amnesty à ce sujet :

« Des préoccupations ont ensuite été soulevées au sein du mouvement d’Amnesty concernant le fait d’employer « prisonnier d’opinion » pour désigner Alexeï Navalny, étant donné qu’il a par le passé tenu des propos pouvant s’apparenter à un appel à la haine susceptible de constituer une incitation à la discrimination, à la violence ou à l’hostilité.

Amnesty International a décidé de réexaminer l’affaire et a mené une étude approfondie des éléments sur lesquels elle s’était appuyée. Au terme d’un examen minutieux, nous avons conclu que nous avions commis une erreur dans notre constat initial. En faisant ce constat, nous nous étions uniquement intéressés aux circonstances entourant l’arrestation et la détention iniques d’Alexeï Navalny, sans accorder une attention suffisante à certains propos qu’il avait tenus par le passé et qu’il n’a pas, à la connaissance d’Amnesty International, dénoncés publiquement. Nous avons conclu que certains de ces propos correspondaient aux critères de l’appel à la haine, ce qui ne cadre pas avec notre définition d’un prisonnier d’opinion. Aussi avons-nous pris la décision en interne de ne plus utiliser ce terme à l’avenir. »

Chronique des cinglés

Une association a loué le Zénith de Limoges pendant trois jours pour y organiser un « symposium » sur l’arrivée des extraterrestres.
« Des soins collectifs » seront également proposés entre les conférences. Sur son site internet, l’association propose une « mise en relation » avec de « belles âmes » susceptibles d’assurer des services d' »assistance » ou de « coaching » – censés pouvoir aider à gérer « les traumatismes » liés à des « abductions ou des contacts avec des intelligences non humaines ».

Sont listés une douzaine de « praticiens » adeptes de médecines parallèles, qui proposent aussi bien de l' »hypnose quantique », une « harmonisation des chakras » ou encore un « accompagnement chamanique ».

Comme l’écrivait Chesterton :

“Quand les gens cessent de croire en Dieu ce n’est pas pour croire en rien, c’est pour croire en n’importe quoi.”

Macron injurie la mémoire de tous les grands résistants qui ont fait partie du Front National

Bernard Antony, président de l’AGRIF, fondateur de Chrétienté-Solidarité, directeur de la revue Reconquête, communique :

À propos de la panthéonisation du résistant communiste franco-arménien Manouchian, Emmanuel macron n’a pas hésité à donner un entretien au journal communiste l’Humanité !

Doit-on mettre au compte de son abyssale ignorance l’oubli que ce journal, volé après la mort de Jaurès au Parti socialiste par le Parti communiste, a été en effet simultanément collabo d’Hitler et de son complice Staline pendant le pacte germano-soviétique de 1939 à 1941 et puis, après l’heureuse défaite du nazisme, collabo avec le communisme et jusqu’à sa mort en 1953 avec le génocideur Staline, responsable de plusieurs dizaines de millions de morts dans les exterminations de masse, des innombrables liquidations individuelles et dans le génocide de l’Holodomor en Ukraine ?

Missak Manouchian en 1944 ne pouvait savoir l’atroce bilan de la monstruosité communiste. Mais lorsqu’Emmanuel Macron prétend interdire que des membres du Rassemblement National assistent à la cérémonie du Panthéon, c’est ni plus ni moins injurier la mémoire de tous les grands résistants qui ont fait partie du Front National.

Et pour ne citer qu’eux aujourd’hui : Michel de Camaret, compagnon de la Libération et auprès de qui j’avais l’honneur de siéger au Parlement européen, ou encore Jean-Baptiste Biaggi, grand héros de la Résistance (président d’honneur de Chrétienté-Solidarité), de Pierre Closterman, le légendaire aviateur de la France Libre, compagnon de la Libération, et on trouvera dans un prochain numéro de Reconquête une liste plus ample de tous ces héros qui, après avoir servi la France contre l’occupant nazi et puis dans les guerres d’Indochine et d’Algérie, furent aussi des grands hommes du Front National.

Saint Thomas d’Aquin face à Sartre et Camus

Le Père Luc Artur, moine bénédictin de l’abbaye du Barroux, a publié un ouvrage intitulé Le mystère ou l’absurde ? Saint Thomas d’Aquin, Sartre et quelques autres. 

En librairie depuis le samedi 27 janvier 2024, la 1e édition était épuisée le 10 février 2024. La 2e édition (revue et augmentée) est disponible depuis le 14 février 2024.

Nous avons interrogé l’auteur :

D’où vient cet ouvrage ?

Je suis un fils des années 68, car je suis né en 1964. En ces années 68 et jusqu’à nos jours, la pensée de Sartre et de Camus a imprégné la culture française, de multiples façons. Je suis aussi moine bénédictin et professeur de philosophie à l’abbaye du Barroux, appelé à enseigner selon la doctrine de saint Thomas d’Aquin.

Mais saint Thomas n’est pas une pièce de musée. Pour une personne normalement constituée, lire saint Thomas à l’époque de Sartre, de Camus et de Cioran conduit à se poser pas mal de questions. L’une des plus fondamentales est celle de l’absurde. Le monde est-il absurde ou mystérieux ? Pour répondre, il faut savoir ce que c’est que le mystère et l’absurde.

Or, bien peu de personnes donnent une définition précise du mystère. Saint Thomas d’Aquin lui-même ne définit pas vraiment le mystère, et semble ne parler du mystère qu’en théologie, non en philosophie. Plus radicalement, la notion de mystère, spontanément, semble échapper à toute définition, puisqu’elle évoque précisément quelques chose qui nous échappe.

Il y a là un défi à relever : si vous dites que le monde n’est pas absurde mais mystérieux, il faut définir ce que vous dites ! C’est à cette tâche que je me suis attelé. Il m’a fallu rassembler, chez saint Thomas, tout ce qui pourrait permettre de constituer une doctrine philosophique du mystère et tout ce que saint Thomas pouvait dire sur l’absurde. Ce fut un travail assez long et difficile, en raison de l’immensité de l’œuvre de saint Thomas.

Au début, j’ai cru que je trouverais, d’un côté, les penseurs du mystère et, de l’autre, les penseurs de l’absurde. Mais je me suis aperçu, dans beaucoup de textes moins connus du grand public, que les penseurs de l’absurde avaient aussi une pensée du mystère. D’où un renversement de perspective : Sartre, Camus et Cioran qui parlent du mystère seraient-ils plus proches de saint Thomas qu’il n’y paraît ? Je m’efforce de répondre à cette question, en lisant ces auteurs avec la bienveillance qui revient à tout homme, et en y joignant le souci de ne pas déformer leurs affirmations.

Enfin, Gabriel Marcel s’est voulu le philosophe du mystère. Parfois, il est considéré un peu comme une alternative, au xxe siècle, à la pensée médiévale, avec laquelle cet auteur semblait en difficulté (surtout au début de sa carrière). Plus généralement, certains ont parfois du mal à lire des livres du Moyen-Âge comme ceux de Thomas d’Aquin, qui paraissent très marqués par la raison, au point de sembler hostiles au mystère. Je m’efforce de montrer que c’est là une erreur. Mes lecteurs pourront découvrir un Thomas d’Aquin ami du mystère (même en philosophie), qui n’ignore pas les objections de l’absurde (et, de ce point de vue, il peut paraître, de nouveau, plus proche de Sartre, de Camus et de Cioran qu’on ne se l’imagine — et que Cioran ne l’écrit en toutes lettres —, malgré la distance considérable qui sépare les doctrines du saint et celles de ces penseurs).

Mon ouvrage est d’actualité parce que nous fêtons un triple anniversaire du « Docteur Commun », Thomas d’Aquin : 700 ans de sa canonisation en 1323, 750 ans de sa mort en 1274, 800 ans de sa naissance en 1225.

Plus immédiatement, ce livre est le fruit d’un mastère, accompli à la demande du supérieur de ma communauté monastique, et obtenu à l’Institut Catholique de Toulouse (2021). Dans le cadre de ce mastère, il me fallait rédiger un mémoire. Or, étant donné que j’enseigne la philosophie dans mon abbaye, depuis longtemps j’avais écrit un exposé sur le mystère, afin de montrer plus en détail à mes élèves, au terme de leur parcours, ce que je leur disais tout au long de leurs études, que la philosophie n’est pas un système rationaliste. Dans mon mémoire de mastère, j’ai d’abord pensé reprendre simplement cet exposé, en l’étoffant quelque peu. Mais je me suis bien vite rendu compte qu’il fallait que je révise à fond tout ce que j’avais écrit sur le sujet (enquête historique et réflexions). Mes lecteurs bénéficieront de ces investigations et des multiples découvertes que j’ai faites.

Ceux que l’on appelle les philosophes de l’absurde le sont-ils parce qu’ils ont été rebutés par les mystères chrétiens, notamment le mystère du mal ?

Oui, le mystère du mal est au coeur des réflexions des « philosophes de l’absurde ». Précisément, j’étudie le mystère du mal, dans un paragraphe de mon livre.

Mais, en gros, je dirais que les philosophes de l’absurde sont plutôt rebutés par les mystères divins que par les mystères chrétiens. Le Christ les attire parfois (c’est le cas pour Camus). Dieu leur fait peur. Les penseurs de l’absurde sont, à juste titre, des promoteurs de la raison humaine. Mais certains voient une rivalité entre la raison humaine et Dieu. Ils pensent que la reconnaissance d’un Dieu n’est pas compatible avec ce que, croient-ils, cette raison découvre d’absurde dans le monde, avec ce que cette raison dicte pour la liberté humaine.

Face à ces impressionnantes objections, mon livre prend position. Il s’efforce de situer la place qui peut revenir à l’absurde, au mystère et à Dieu, pour la simple réflexion humaine, même sans la foi chrétienne. Notamment, il examine en détail les arguments avancés par Jean-Paul Sartre contre l’existence de Dieu. Il situe la place de la science, de notre ignorance, de l’humilité ou de la magnanimité qui nous reviennent, au milieu des ténèbres de cette vie. S’ouvre alors, pour la magnanimité de l’intelligence, jointe à l’humilité, ce que je me suis permis d’appeler l’« aventure du mystère » (je ne vous en dis pas plus, mes lecteurs découvriront).

A quel public est destiné ce livre ? Faut-il, par exemple, avoir une solide culture philosophique ?

Pour répondre à votre question, je ne peux mieux faire que de citer une personne qui avait un a priori plutôt défavorable, car elle redoutait la philosophie et ses complications. Or, voici sa réaction :

« superbe cadeau (…). J’en reste “baba”. (…) à ma grande surprise (car je ne suis pas du tout compétente en la matière) la lecture de ces pages se fait pour moi assez aisément grâce au style alerte et vivant. Ce n’est pas du tout ennuyeux ! et j’ai même du mal à m’en décrocher. Donc, bravissimo et chapeau bas. Espérons aussi que ces pages, aussi objectives que possible, atteindront certains qui sont braqués sur le sujet. »

Des lecteurs plus instruits de philosophie portent les jugements suivants :

« C’est évident que vous maîtrisez votre sujet. » « Votre mémoire sur le mystère m’a absolument passionné. Cela fait du bien de lire de tels travaux. »

Je soumets les pages que j’ai écrites à l’attention du lecteur bienveillant, et je lui demande de m’aider à les améliorer (nul n’est une île et nous avons besoin les uns des autres).