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“Adieu veau, vache, cochon, couvée”

La Cour des comptes a publié un rapport sur le soutien public aux éleveurs de bovins entre 2015 et 2022 :

L’élevage bovin représente une composante significative de l’agriculture française. En 2020, on dénombre 91 123 exploitations spécialisées en élevage de bovins (lait, viande et mixte) qui occupent 32,7 % de la surface agricole utile. À raison de 4,3 Md€ d’aides publiques par an, l’élevage bovin demeure, de loin, l’activité agricole la plus subventionnée en France.

Elle décrète qu’il faut

« définir et rendre publique une stratégie de réduction du cheptel bovin ».

La réduction des émissions de méthane dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique amène la majorité des prospectives en matière de transition énergétique et climatique à préconiser une réduction de l’élevage bovin, de la consommation de viande et de lait.

L’élevage bovin est « responsable en France de 11,8% des émissions d’équivalents CO2 »

« le respect des engagements de la France en matière de réduction des émissions de méthane appelle nécessairement une réduction importante du cheptel ».

Cette baisse de la production de viande ne menacera pas la souveraineté alimentaire française :

Cette réduction peut être aisément conciliée avec les besoins en nutrition des Français, un tiers d’entre eux consommant davantage que le plafond de 500 g par semaine de viande rouge préconisé par le plan national nutrition santé.

Dans une réponse, le ministère de l’agriculture ne partage pas cette vision.

Le corps de Sœur Wilhelmina Lancaster, fondatrice d’un monastère bénédictin traditionnel, retrouvé intact

Etonnant :

Le jour de l’Ascension, les Bénédictines de Marie Reine des apôtres, dans le Missouri, ont voulu transférer le corps de leur fondatrice, sœur Wilhelmina Lancaster, de la tombe du cimetière où elle avait été enterrée il y a quatre ans (elle est morte la veille de l’Ascension 2019), dans un tombeau définitif à l’intérieur de la chapelle.

Elles ont trouvé le cercueil abîmé, avec une fissure en plein milieu, qui avait laissé passer l’humidité. Le corps, qui n’avait pas été embaumé, était recouvert de moisissure. Mais c’était un corps, pas un squelette. L’abbesse a d’abord vu un pied, et elle n’en revenait pas. Puis on a enlevé les moisissures, et on a découvert que son corps n’avait pas subi de corruption. Son habit lui-même, en fibres naturelles, soumis aux moisissures, est intact, alors que la garniture du cercueil s’est désintégrée.

Le visage a seulement été nettoyé à l’eau chaude pour enlever l’épaisse moisissure qui le recouvrait, et il est apparu quasiment intact, avec seulement un œil qui s’était enfoncé. Il a été recouvert de cire, ainsi que les mains.

Le corps va être installé dans un cercueil de verre, et l’évêché va ouvrir une enquête.

J’ai déjà évoqué la « personnalité exceptionnelle » de Sœur Wilhelmina, qui après avoir passé 50 ans dans un institut de religieuses noires dédié l’éducation de jeunes filles noires avait fondé dans le Missouri, à 70 ans, un monastère bénédictin, sous les auspices de l’abbé Devillers, de la Fraternité Saint-Pierre, et de l’évêque de Kansas City-Saint Joseph, Mgr Robert Finn. Sœur Wilhelmina avait quitté l’institut où elle avait passé presque toute sa vie parce qu’elle voulait garder une vraie vie religieuse et une vraie liturgie. Les Bénédictines de Marie Reine des apôtres, dont la plupart sont jeunes, ont intégralement la liturgie traditionnelle. En 2018, Sœur Wilhelmina devenait la première abbesse à recevoir la bénédiction abbatiale selon le pontifical traditionnel aux Etats-Unis. Elle est morte l’année suivante, à 95 ans.

Blacks Lives Matter ?!

Mais surtout, en ce temps de persécution de la liturgie traditionnelle, on ne peut qu’y voir un signe, qui n’a pas fini de faire du bruit…

(Les Bénédictines de Marie Reine des apôtres sont connues pour leurs enregistrements. Elles ont publié 10 CD, dont un est resté 13 semaines en tête du classement des albums de musique traditionnelle. Un extrait du 10e ici.)

Quelques photos à voir sur le blog du Petit Placide.

Projet de Règlement de l’UE sur la reconnaissance transfrontière de la filiation : les Etats doivent rejeter ce projet

Olivia Sarton, directrice scientifique de Juristes pour l’enfance, s’est exprimé ce jour au Parlement européen à Bruxelles sur le projet de Règlement UE sur la reconnaissance transfrontière de la filiation.

  • Elle explique de quelle manière, au-delà de la prétendue intention de protéger les enfants, le projet de Règlement introduit la confusion dans la notion même de filiation qu’il confond avec celle de parentalité : la version française a été corrigée mais la confusion demeure dans la version anglaise. Le résultat si ce n’est le but d’une telle confusion est de déconnecter la filiation de la réalité charnelle de la procréation pour la réduire à un lien éducatif. Les 1ères victimes de la confusion sont les enfants, privés de leur filiation réelle et soumis aux aléas des projets parentaux divers et variés des adultes.
  • Par ailleurs, le projet de Règlement entend obliger les Etats à se faire complice des trafics d’enfants qui ont pu aboutir à la reconnaissance dans un état d’un lien de filiation entre un enfant et des commanditaires. Sont concernées en premier lieu les filiations établies en exécution d’un contrat de gestation pour autrui mais également tous les types de filiation, y compris la multiparité. Les 1ères victimes sont une fois de plus les enfants, victimes du marché mondial de la GPA que le Règlement obligerait à laisser prospérer.
  • Enfin, protéger les enfants nés de gestation pour autrui est compatible avec un engagement ambitieux pour combattre la gestation pour autrui (GPA) par l’adoption par les Etats de mesures dissuasives et préventives. C’est ce que demande par exemple la Déclaration de Casablanca du 3 mars 2023, signée par 100 experts de 75 nationalités. Olivia Sarton est signataire de la Déclaration de Casablanca.

La conclusion s’impose: les Etats ne peuvent que rejeter ce projet de Règlement, et s’engager dans la lutte contre la gestation pour autrui au lieu de se résigner à ce fléau mondial.

Juristes pour l’enfance demande aux Etats plus d’ambition et moins de résignation pour protéger femmes et enfants des trafics de toute sorte.

L’état catastrophique de la caisse de retraite du Parlement européen

Aujourd’hui, plus de 900 bénéficiaires perçoivent leur pension de retraite tous les mois, notamment plusieurs commissaires européens pourtant en activité, y compris les anciens eurodéputés pro-Brexit. Mais le régime de retraite, qui a fonctionné pendant deux décennies avant d’être en 2009 fermé aux nouveaux membres, risque la faillite d’ici début 2025. Les contribuables européens pourraient alors devoir débourser 310 millions d’euros pour combler son déficit.

Dans une réunion à huis clos, les eurodéputés chargés des finances ont formulé plusieurs propositions pour sauver le régime de retraite :

  • réduire de 50 % le montant des pensions versées,
  • rehausser l’âge d’admissibilité de 65 à 67 ans
  • geler les revalorisations liées à l’inflation
  • inviter les bénéficiaires à accepter une offre pour quitter le régime

La coupe budgétaire, qui prévoit de réduire le déficit de 310 à 86 millions d’euros, devrait prolonger la durée de vie du fond jusqu’au second semestre 2027, soit après les élections européennes.

France Inter s’intéresse au pèlerinage de Chartres

Atteinte d’une maladie neurodégénérative, elle parcourt plus de 1000km à vélo pour promouvoir les soins palliatifs

Atteinte d’une maladie neurodégénérative, et décidée à se battre pour défendre les soins palliatifs, Caroline s’est lancée le 22 avril dans une tournée de 2 mois à vélo, parcourant plus de 1 000 km à travers de nombreux départements en France qui ont besoin d’unités de soins palliatifs.

Le mardi 23 mai à 18h30, elle sera, entourée de toute son équipe, devant le ministère de la Santé 14 avenue Duquesne 75007 Paris, pour expliquer au public le sens de son engagement.

En effet, le but de cette tournée est d’abord de défendre les soins palliatifs, de demander que tous y aient accès comme le prévoyait la loi de 1999. Or, il manque des unités de soins palliatifs dans 21 départements. Les soins palliatifs sont la voie humaine et solidaire pour prendre en charge la douleur, la souffrance et accompagner dignement la fin de vie.

Il nous faut maintenant nous en donner les moyens sur tout le territoire. Ceci doit être la priorité dans le programme législatif de la fin de vie. En situation de vulnérabilité comme ses amis fragilisés par la maladie, elle se sent menacée, dans sa vie et sa dignité par ceux qui réclament « un droit à l’euthanasie et au suicide assisté ». D’autant que l’isolement, l’abandon social et l’individualisme poussent à ces pratiques.

Interdire un colloque en raison de propos qui pourraient y être tenus

Dimanche 21 mai, un colloque d’hommage à Dominique Venner a été interdit par un arrêté publié de manière si tardive qu’un référé liberté – qui aurait certainement autorisé l’hommage – n’était pas possible. La police a donc empêché physiquement la tenue de ce colloque.

Comme Yves Daoudal, je suis loin des idées de Dominique Venner, et la mise en scène sacrilège de son suicide est un véritable scandale qu’il n’y a pas lieu de célébrer. Mais que le préfet de police de Paris Nuñez puisse tranquillement interdire un colloque avec ce motif « Il existe des risques sérieux pour que, à l’occasion de cet hommage, des propos incitant à la haine et à la discrimination (…) soient tenus » est sans précédent.

Simultanément, se déroulait près d’Issoudun une gigantesque rave-party qui, interdite par le préfet de l’Indre, mobilisa quatre jours durant plus de 30 000 participants attroupés sur des champs, dont le propriétaire n’avait pas été averti. Les pouvoirs publics se bornèrent à déployer près de 400 gendarmes, des pompiers et des soignants. Un Teknival, c’est sacré, pas question donc d’employer des canons à eau ni de saisir l’impressionnant matériel de sonorisation.

Veillée de prière pour la vie avec les évêques d’Ile de France

Le mardi 23 mai 2023 à St-Germain-l’Auxerrois, sur le thème « la vie en plénitude », les évêques d’Île-de-France invitent tous les fidèles de leurs diocèses à venir prier pour la vie.

Au programme : Témoignages, louange, prière, adoration

Rdv le Mardi 23 mai – 19h30-21h30 – St-Germain-l’Auxerrois – 2 place du Louvre – Paris 1er

Diffusion en direct sur Radio Notre Dame et KTO.

Les gesticulations du ministre sur la mixité sociale dans les écoles sous contrat

Selon Pauline Quillon, dans Famille chrétienne,

L’État a revu à la baisse les exigences qu’il voulait imposer à l’enseignement privé en termes de mixité scolaire et sociale

L’Etat et l’Enseignement catholique ont signé un protocole qui ne comprend pas d’objectifs chiffrés,

mais des mesures en faveur de l’accueil des élèves boursiers, l’ouverture de classes adaptées aux élèves les plus en difficulté ou celle d’antennes dans des quartiers où le privé n’est pas implanté. L’Enseignement catholique s’engage à ce que soit généralisée la pratique de la modulation des contributions familiales selon les revenus des parents. Il n’y aura, en revanche, ni quota, ni imposition de la carte scolaire, ni mise à mal du principe de libre recrutement des établissements.

De même pour les établissements publics :

Alors que le ministre déplaçait finalement sur eux son attaque, et affirmait que « s’y pose l’essentiel de la question de la mixité », les annonces faites le 11 mai aux recteurs sont vagues et peu contraignantes. Signe d’un certain embarras devant un dossier bien plus complexe que prévu, la conférence de presse annoncée s’est transformée en un simple SMS à la presse.

A propos de l’existence historique de Jésus

Après avoir interrogé dans Monde et vie Michel Onfray à propos de son dernier ouvrage sur l’âme, entretien au cours duquel le philosophe athée nie l’existence de Jésus-Christ, l’abbé Guillaume de Tanoüarn écrit :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Monde et vie ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

L’écologie, un prétexte au matraquage fiscal

France Stratégie est un organisme d’expertise et d’analyse prospective sur les grands sujets sociaux, économiques et environnementaux. Cet organisme vient de publier un rapport sur les incidences économiques de l’action pour le climat.

Ce rapport France Stratégie annonce annonce globalement 50 millards annuels d’impôts EN PLUS chaque année dans les quinze ans à venir. Cet

accroissement des prélèvements obligatoires sera probablement nécessaire. Celui-ci pourrait notamment prendre la forme d’un prélèvement exceptionnel, explicitement temporaire, sur le patrimoine financier des ménages les plus aisés

“Explicitement temporaire”… Ces gens ont de l’humour.

Le grand remplacement concerne aussi la religion

Il faut suivre :

Avril 2022, dans La Croix : « Grand remplacement » : origines et conséquences d’une expression raciste

Mai 2023, dans La Croix : Guillaume Cuchet : « Le catholicisme risque de ne plus rester longtemps la première religion du pays » :

L’immigration joue un rôle croissant, à la fois parce qu’elle reste massive (plus de 10 % d’immigrés) et parce que le groupe central de la société française sans ascendance migratoire, souvent d’origine catholique, est de plus en plus sécularisé. Elle recompose puissamment la religion qui reste. Le point n’est pas sans importance pour comprendre les impressions collectives qui accompagnent le processus : un grand nombre de Français regardent d’assez loin ces recompositions qui leur paraissent secondaires, liées à l’immigration et ne modifiant pas le sens de leur histoire qui continue de se ramener, bien souvent, à la sortie du catholicisme.

[…] il ressort que le paysage religieux français au sens de répartition des cultes déclarés, qui n’avait guère bougé dans ses grandes lignes depuis le XVIIe siècle et qui avait résisté à la Révolution française, à la révolution industrielle, aux deux guerres mondiales, à l’effondrement de la pratique depuis les années 1960, est en train de changer profondément sous nos yeux. En 1872, dans le dernier recensement public à avoir comporté officiellement une rubrique religieuse, plus de 97 % des Français avaient répondu qu’ils étaient catholiques romains et on en était encore pratiquement là au début des années 1960. Dans TEO 2, ils ne sont plus que 25 % à le dire, et la réduction n’est pas terminée. Dans ces conditions, il n’est pas sûr que le catholicisme reste encore longtemps la première religion du pays. À terme, il pourrait passer au deuxième, voire au troisième rang des religions en France. Un déclassement annoncé qui, étrangement, suscite peu de commentaires dans l’Église, comme si les évêques, sonnés par la crise des abus sexuels, ne savaient plus qu’assister, muets et impuissants, à l’effondrement.

L’euthanasie légalisée au Portugal

Mardi, le Président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a promulgué la loi dépénalisant l’euthanasie et le suicide assisté :

« La Constitution oblige le Président à promulguer une loi à laquelle il a mis son veto et qui a été confirmée par l’Assemblée de la République. Je la promulguerai, bien sûr, c’est mon devoir constitutionnel ».

Le texte de loi avait été revu à plusieurs reprises afin de tenir compte des deux vétos du Président et après avoir été jugé inconstitutionnel à deux reprises par la Cour constitutionnelle. La version définitive de la loi prévoit que l’euthanasie ne sera autorisée que lorsque

« le suicide médicalement assisté est impossible en raison d’une incapacité physique du patient ».

La loi pourrait entrer en vigueur à l’automne prochain, après publication des décrets d’application.

Dans un communiqué du 17 mai, la conférence épiscopale portugaise  a appelé les familles et les professionnels de santé à rejeter « catégoriquement les possibilités ouvertes par la légalisation de l’euthanasie ». La dépénalisation de l’euthanasie présente « la mort comme une solution à la douleur et aux souffrances », elle entraîne « un net recul de civilisation ».

« La légalisation de l’euthanasie rompt le principe fondamental de l’inviolabilité de la vie humaine et ouvre des portes dangereuses », « la vie humaine n’est plus protégée et subit une grave atteinte à sa valeur et à sa dignité ».

Les évêques espèrent que « la loi puisse être abrogée ».

L’Association des juristes catholiques estime, quant à elle, que l’euthanasie rompt « le principe de l’interdiction de tuer » figurant dans la Constitution. Plusieurs députés de l’opposition ont fait connaître leur intention de saisir à nouveau la Cour constitutionnelle.

A quoi sert le ministre de la justice ?

Dans un long documentaire de propagande sur la «récupération» de l’affaire Lola (on se demande même si ce n’est pas l’extrême-droite qui l’a tuée), le ministre de la Justice explique que dans certains cas, l’Etat n’a pas la main sur les obligations de quitter le territoire français (OQTF), qui n’ont jamais été aussi peu exécutées.

La principale suspecte du meurtre, Dahbia Benkired, est une Algérienne, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avant le 21 septembre 2022.

Interrogé, le garde des Sceaux reconnaît que l’État n’a souvent pas la main sur les OQTF. *

«On réécrit l’histoire. ‘Si l’OQTF avait été exécutée, il n’y aurait pas eu de meurtre donc l’État est responsable du meurtre’. C’est un syllogisme absolument effrayant» «Il y a des degrés d’urgence dans l’OQTF, on le sait parfaitement. Et puis il y a des OQTF que personne ne peut exécuter, je suis désolé».

Il est désolé… Moins que les parents de Lola sans doute…

Il existe plusieurs mécanismes juridiques qui permettent de retarder, voire d’annuler l’échéance de l’OQTF, notamment celui de multiplier les recours devant la justice administrative. Ce dernier dispose alors de trois mois pour se prononcer. Ces voies de recours permettent en général d’arriver à un an, délai au bout duquel l’OQTF est caduque. Pour les personnes qui se voient prescrire une OQTF «sans délai», c’est à dire dans les 48 heures, et donc assignées à résidence ou placées dans un centre de rétention administrative, il faut obtenir un laissez-passer consulaire, soit l’autorisation du pays d’origine à reprendre le clandestin. Depuis le mois de mars, Alger refuse de déliver ce document indispensable, sur fond de vives tensions diplomatiques avec la France.

Si bien que le nombre d’OQTF exécutées est en chute constante depuis 10 ans. De 16,7% en 2011, il est passé à 5,6% au premier semestre 2021.

Activation à distance du téléphone portable de toute personne ?

Le Conseil de l’Ordre des Avocats s’inquiète :

A l’occasion de la discussion sur le projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027, la Commission pénale du Barreau de Paris a présenté, lors de la séance du Conseil de l’Ordre du 16 mai 2023, un rapport relatif à l’article 3 du projet de loi et de programmation du ministère de la justice 2023/2027 déposé au sénat le 3 mai 2023.

Sur le fondement de ce Rapport, le Conseil de l’Ordre des avocats de Paris entend formuler les observations suivantes :

  1.  Le Conseil de l’Ordre ne peut qu’être favorable au projet d’accroissement des droits du témoin assisté.
  2.  Il déplore en revanche le manque de concertation avec la profession par le gouvernement proposant des modifications substantielles du Code de procédure pénale renforçant les pouvoirs des enquêteurs et du Parquet au détriment du respect de la vie privée et des garanties fondamentales des droits de la défense.
  3.  En particulier le Conseil de l’Ordre observe pour le regretter qu’en matière de flagrance criminelle, les perquisitions de nuit sont étendues dans des conditions telles que le principe de leur prohibition devient inexistant ; le Conseil déplore en outre le recours à des moyens de télécommunication pour les interventions fondamentales de l’interprète et du médecin notamment en garde à vue.
  4.  Il déplore également que l’intervention de l’avocat en perquisition ne soit toujours pas envisagée.
  5.  Surtout, l’article 3 du projet prévoit l’activation à distance de tout appareil électronique dont les téléphones portables en vue d’une captation de son et d’image.
  6.  Cette possibilité nouvelle de l’activation à distance de tout appareil électronique dont le téléphone portable de toute personne qui se trouve en tout lieu constitue une atteinte particulièrement grave au respect de la vie privée qui ne saurait être justifiée par la protection de l’ordre public. En outre, le projet n’interdit pas, par leur collecte, l’écoute des conversations dans son cabinet, entre l’avocat et son client, même si leur transcription est prohibée. Il s’agit-là d’une atteinte inadmissible et contraire au secret professionnel et aux droits de la défense.

Ces dispositions apparaissent contraires à la Constitution, à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi qu’à la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne.

A l’unanimité des votants, le Conseil adopte le rapport présenté par la Commission pénale ainsi que la résolution relative à l’article 3 du projet de loi et de programmation du ministère de la justice 2023-2027 déposé au Sénat le 3 mai 2023.

Mettre en place des «  quotas  » ne changera rien à l’échec scolaire

De Michel Valadier, directeur de la Fondation pour l’école, dans France catholique :

Pap Ndiaye prétend traiter les effets, sans vouloir s’attaquer aux causes. Les mesures qu’il veut imposer ne changeront rien à la crise de l’école.

La crise durable de la majorité des écoles publiques fait fuir vers le privé les familles qui peuvent assumer les frais de scolarités demandés. Elles sont également de plus en plus nombreuses à rejoindre des écoles indépendantes dites hors-contrat. Elles augmentent même de façon exponentielle, puisque 100 000 élèves environ y sont scolarisés en 2022 : deux fois plus qu’il y a dix ans.

Au lieu de s’attaquer aux causes de ce phénomène – l’échec de l’assimilation et l’incapacité de «  l’école de la République  » à donner à chacun un socle fondamental – le ministre Pap Ndiaye enjoint aux recteurs «  d’accroître la mixité sociale dans les établissements publics en réduisant les différences de recrutement social entre établissements de 20 % d’ici à 2027  ». Le privé est aussi concerné : un protocole devait être signé avec l’Enseignement catholique cette semaine.

Discipline et transmission des savoirs

Une telle approche aura forcément des conséquences sur le niveau général des classes, la transmission des savoirs, la discipline – sujet central – et le développement de la vie sociale des élèves. Mettre en place des «  quotas  » ne changera rien à l’échec scolaire.

Pour avancer, il faut revenir à la vocation originelle de l’école. Faut-il le rappeler ? Une école est un lieu où des professeurs enseignent à des enfants par un acte de transmission, sous la conduite d’un directeur qui veille à la réalisation de ce bien commun. Les parents demandent que leurs enfants apprennent à lire, écrire, compter et s’exprimer correctement ; le tout dans un cadre préservé. Pour cela, il convient d’avoir des professeurs compétents, capables d’enseigner et d’écouter les élèves. Enfin, il faut un chef d’établissement qui puisse décider ce qui est bon, dans le respect de la mission de l’école qui est d’instruire et de faire grandir tous les élèves.

Publique ou privée, l’école n’a pas besoin de gestionnaires mais de chefs, à qui l’on donne le pouvoir de recruter, qui annoncent les règles et les font respecter ; qui exigent des élèves une tenue et un comportement irréprochables. Enfin, des chefs qui favorisent des méthodes pédagogiques éprouvées pour enseigner les fondamentaux ; bref une école qui transmette.

La liberté de choix

Cette façon de faire existe et fonctionne dans la plupart des écoles indépendantes, qui accueillent des enfants de toute condition et répondent aux besoins des familles et des territoires. Leurs projets pédagogiques sont variés : elles sont libres de conserver des méthodes éprouvées, d’expérimenter des pédagogies innovantes ou d’allier les deux.

Il est regrettable que l’État entrave ces écoles par des inspections à charge, par des inégalités de traitement et par le refus d’étudier un statut conventionné qui leur permettrait d’accueillir davantage d’enfants et offrirait aux parents la liberté de choisir le type d’instruction qu’ils souhaitent donner. C’est pourquoi il faut nous réjouir que les sénateurs Brisson et Retailleau aient fait voter une proposition de loi qui donne enfin aux chefs d’établissement les pouvoirs ad hoc. Le bon sens et le pragmatisme vont-ils l’emporter sur l’idéologie ? Nous ne pouvons qu’espérer que l’Assemblée nationale reprenne cette proposition, car elle s’attaque à la cause du problème ; mais nous savons, hélas ! que «  Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes  » !

Transition de genre, prise en charge à 100%…

Dimanche 21 mai, dans l’émission “Zone Interdite” sur M6, les téléspectateurs ont découvert que les soins de transition de sexe étaient totalement pris en charge par l’Assurance maladie. Les consultations, les médicaments et même certaines chirurgies, sont remboursés à 100 % par l’Assurance maladie au titre de l’ALD, l’Affection de Longue Durée. Les internautes ont trouvé cela injuste, notamment au regard de la prise en charge d’autres pathologies.

 

Milice privée : que pense Darmanin de la “Jeune Garde” ?

En mars 2021, le gouvernement prononçait la dissolution de Génération Identitaire. Darmanin justifiait cette décision par le fait que Génération identitaire pouvait être regardée comme présentant le caractère d’une milice privée. Le ministère de l’Intérieur estimait que l’association utilise une symbolique et une rhétorique martiales “l’identifiant implicitement ou explicitement à une formation paramilitaire“.

Agira-t-il de même face à l’extrême gauche ?

Immigration : la bataille des lois

Alors que, faute d’unité et de ligne politique, le gouvernement patauge concernant son projet de loi sur l’immigration, LR annonce déposer deux propositions de loi sur le sujet, afin de montrer son unité après le spectacle donné sur les retraites. Eric Ciotti, Olivier Marleix et Bruno Retailleau ont détaillé leurs propositions et promettent de déposer une motion de censure s’ils considèrent que le texte du gouvernement est trop « laxiste ».

Les Républicains ont voulu aussi montrer leur compétence face au RN et à Reconquête qui grignotent leurs derniers électeurs. Invité sur le plateau du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, dimanche 21 mai, Eric Zemmour a déploré un « pseudo-réalisme » pour mieux habiller des « renoncements » récurrents sur ce sujet.

« La malédiction de la droite, c’est qu’elle est toujours soumise au centre ».

Quant au RN, cela fait un bout de temps qu’il a déjà fait des propositions :

En Quête d’esprit : l’exorcisme

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Don Thomas LAPENNE, exorciste du diocèse de Séez (Orne)  
  • Le père Dominique AUZENET, exorciste du diocèse du Mans  
  • Michel CHIRON, auteur de “J’étais possédé”

 

L’Arménie, un pays chrétien et martyr

Article d’Antoine de Lacoste paru dans Fideliter :

En 314, sous l’influence de Saint Grégoire l’Illuminateur, le roi Tiridate se convertit au christianisme en même temps que son épouse et toute sa cour. L’ensemble de son armée et de ses sujets suivirent son exemple et tous se firent baptiser. L’Arménie devint officiellement le premier royaume chrétien au monde.

L’Edit de Milan datant de 313, l’Arménie, au fond, accompagnait le mouvement général du passage du paganisme au christianisme, ce qui aurait pu lui valoir une histoire chrétienne heureuse à l’ombre de son puissant voisin byzantin. C’était compter sans la présence du grand empire perse, appelé alors Empire sassanide. Soucieux de ne pas entrer en guerre contre une telle puissance, et au fond ravi d’annexer un nouveau territoire, Byzance accepta de partager la malheureuse Arménie : aux Perses les deux tiers du pays, à l’est, et à Byzance le dernier tiers à l’ouest. On l’appela le partage de 387. Il faudra attendre 1920 pour que l’Arménie retrouve une brève indépendance.

Des siècles d’épreuves et de malheurs allaient s’abattre sur le pays, mais il ne renierait jamais sa foi chrétienne.

Un épisode historique typique atteste de cet enracinement chrétien dans l’âme arménienne. Après le partage de 387, les souverains sassanides s’étaient mis en tête de convertir l’Arménie au Zoroastrisme, religion païenne symbolisée par les autels du feu. Le clergé zoroastre s’installa progressivement dans le pays et chassa les prêtres des églises. Sous la pression populaire, les princes arméniens se révoltèrent mais furent écrasés à la bataille d’Avaraïr en 451. Déterminé, le peuple se lança dans une guérilla qui finit par décourager le tyran sassanide. L’Arménie était toujours occupée mais pouvait rester chrétienne grâce à l’opiniâtreté des fidèles.

LA RUPTURE DE CHALCEDOINE

Les multiples controverses et hérésies qui affectèrent les premiers siècles de l’Eglise entraînèrent la rupture entre l’Arménie et Byzance.

En 431, le Concile d’Ephèse avait condamné le nestorianisme qui niait partiellement la nature divine du Christ. Vingt ans plus tard, au Concile de Chalcédoine, c’est l’hérésie monophysite qui fut condamnée pour avoir nié la nature humaine du Christ.

L’Eglise arménienne n’accepta pas la nouvelle rédaction de Chalcédoine sur les deux natures du Christ. A sa décharge, il semble bien qu’un problème de traduction ait joué un rôle et entretenu une confusion entre les mots nature et personne qui n’avaient pas tout à fait le même sens en Grec et en Arménien. De plus, certains historiens affirment que des Nestoriens envoyés en Arménie jouèrent un rôle de désinformateurs sur les véritables intentions du Concile de Chalcédoine. Quoi qu’il en soit, l’Eglise arménienne déclara s’en tenir à la rédaction d’Ephèse proclamant « l’unique nature du Verbe incarné. »

Byzance (Constantinople) essaya de faire rentrer l’Eglise arménienne dans le rang, en vain. En 506, le chef de l’Eglise arménienne se proclama « catholicos », c’est-à-dire chef d’une église nationale indépendante. On l’appelle l’Eglise apostolique arménienne C’est cette église qui perdure toujours en Arménie, rassemblant 90% des fidèles. Les 10% restant se partagent entre catholiques romains et protestants.

La rupture était consommée. Elle n’empêcha toutefois pas l’Arménie d’envoyer des milliers de soldats combattre les Sassanides aux côtés de l’Empereur byzantin Héraclius. Ce dernier était parti envahir le pays sassanide afin de récupérer la relique de la Vraie Croix volée à Jérusalem en 614 par les armées païennes. La bataille de Ninive en 627 vit la victoire des armées chrétiennes et le retour triomphal de la Vraie Croix à Jérusalem.

Cette alliance eut d’heureuses répercussions et un accord fut signé entre l’Eglise byzantine et l’Eglise arménienne, semblant mettre un terme au schisme.

Mais l’arrivée des Arabes musulmans et leur victoire contre les Byzantins à Yarmouk en 636 allait tout bouleverser.

L’ARRIVEE DE L’ISLAM

Dans un premier temps, les conquérants musulmans traitèrent convenablement les Arméniens. Ils n’étaient pas si nombreux et ne voulaient pas rajouter le front du Caucase à leurs autres objectifs : l’Empire byzantin, l’Empire sassanide et l’Afrique du Nord.

Le VIIe siècle vit alors un développement architectural et religieux de grande ampleur dans toute l’Arménie. Ce sera « L’Age d’or » avec de nombreuses constructions d’églises superbes. Beaucoup sont encore debout et leur visite constitue un enchantement.

Cependant, comme toujours, la paix de l’islam n’était que ruse et au VIIIe siècle une poigne de fer enserra l’Arménie.

Cela commença avec le massacre de la cavalerie des princes, brûlés vifs dans une église, sous prétexte d’une rencontre avec l’émir du Nakitchévan. Révoltes et répressions se succédèrent et les Arabes allaient habilement jouer des divisions entre les grandes familles arméniennes.

Mais l’Empire byzantin s’était repris après ses défaites initiales et reconquit des territoires à l’est. Les Arabes étaient affaiblis et l’Arménie en profita pour établir deux royaumes : le premier au nord, issu de la famille Bagratouni, qui se donna Ani comme capitale, « la ville aux mille et une églises ». Le second au sud, avec la famille Arstrouni qui installa sa capitale sur le lac de Van. Ani et le lac de Van sont aujourd’hui situés à l’est de la Turquie et non plus en Arménie.

Ceci se passait au IXe siècle et l’Arménie disposait alors d’une indépendance de fait qui s’accompagna d’un grand renouveau monastique.

L’empire byzantin, revigoré par l’affaiblissement du califat arabe, reprit malheureusement   son expansion vers l’est au détriment des Arméniens. C’est alors qu’ils furent battus à Mantzikert en 1071 par de nouveaux venus : les Seldjoukides. Ces turcomans, venus des steppes d’Asie centrale, allaient progressivement conquérir tout l’empire byzantin. Une branche familiale, les Otmans, fonderait ensuite l’Empire ottoman.

L’AVENTURE DU ROYAUME DE CILICIE

La Cilicie, région située au sud de la Turquie actuelle face à Chypre, fut colonisée par les Arméniens dès le Xe siècle. Ils agissaient pour le compte des Byzantins et avaient conquis ces terres au détriment des Arabes, en pleine déroute.

Après la défaite de Mantzikert, de nombreux Arméniens s’y installèrent pour fuir les Seldjoukides. Ils passèrent des alliances avec les croisés et la Cilicie, devenant la plaque tournante du commerce chrétien de l’est de la Méditerranée, connut une grande période de prospérité.

Les villes de Tarse (celle dont Saint Paul est originaire) et d’Adana rayonnaient et les différents rois de Cilicie étaient reconnus par Rome et le Saint-Empire. L’activité religieuse fut également remarquable avec de nombreuses traductions de pères grecs mais aussi latins, ce qui était nouveau. L’art de l’enluminure atteignit son apogée.

Cependant l’arrivée des hordes de Gengis Khan au XIIIe siècle puis celle des mameluks égyptiens eurent raison du petit royaume chrétien. Le dernier roi de Cilicie, Léon VI de Lusignan fut fait prisonnier en 1375. Racheté, il finit ses jours à la Cour de France, à Paris.

LES TURCS SEULS MAITRES A BORD

Les Ottomans chasseront progressivement les autres forces musulmanes et, au XVIIe siècle, seront seuls aux commandes.

L’Arménie était devenue une petite province du nord-est de la Turquie et subit les exactions de son maître. De très nombreux jeunes étaient enlevés pour en faire des janissaires et l’émigration frappa durement le pays. Les Arméniens s’en allèrent vers l’Europe, la Thrace ou l’ouest de l’Asie Mineure.

C’est donc à l’extérieur que les Arméniens brillèrent. Leurs grands talents commerciaux firent merveille et de très nombreux navires battant pavillon à l’Agneau pascal parcouraient la Méditerranée allant même jusque dans l’océan Indien.

Le XVIIIe siècle vit une intéressante tentative de ramener l’église apostolique arménienne dans le giron de Rome. De nombreux jeunes arméniens vinrent étudier à Paris dans une école créée pour eux par Colbert. Un prêtre arménien, revenu au catholicisme, fonda le monastère San Lazzaro au large de Venise où vit toujours une communauté de moines arméniens catholiques.

Petit à petit, subissant un affaissement progressif, l’Empire ottoman desserra l’étau autour des Arméniens. Une élite urbaine se forma et à partir de 1856 les chrétiens bénéficièrent des mêmes droits que les autres habitants de l’Empire, au bord de l’effondrement.

Ce fut le moment choisi par la Russie pour reprendre sa marche vers Le Caucase, freinée par sa défaite lors de la guerre de Crimée qui avait vu la victoire de l’alliance contre-nature anglo-franco-turque. En 1877, les troupes du Tsar occupèrent (libérèrent en réalité) l’ensemble de l’Arménie, y compris sa partie occidentale. Tous les espoirs étaient alors permis pour l’indépendance d’une grande Arménie sous la protection de la Russie.

Mais les Britanniques, soucieux de contrer la Russie par tous les moyens, passèrent un accord secret avec la Turquie pour, en échange de la cession de Chypre, empêcher la mainmise russe sur l’ensemble du territoire arménien. Ils parvinrent à provoquer la tenue du Congrès de Berlin en 1878 où, malgré les supplications des Arméniens, décision fut prise de confier à l’Empire ottoman la partie occidentale de l’Arménie d’où les troupes russes se retirèrent. Elles restèrent seulement dans la partie orientale, qui correspond aux frontières de l’Arménie actuelle. L’acceptation russe à ce plan reste un mystère.

LE GENOCIDE DE 1915

Les réformes prévues dans la partie occidentale ne seront jamais appliquées : les pièces du drame sont en place. Alors que les Arméniens s’organisaient pour créer des partis politiques, les premiers massacres se produisirent. Entre 1894 et 1896, 300 000 Arméniens furent exterminés par les Ottomans. En 1908 le mouvement des Jeunes-Turcs prit le pouvoir. Leur programme islamo-nationaliste prévoyait clairement la destruction du peuple arménien, censé empêcher le renouveau de la nation turque.

Le déclenchement de la Première guerre mondiale sera l’occasion d’organiser le génocide arménien. Après les arrestations massives de prêtres, de notables et d’intellectuels qui furent systématiquement exécutés, la grande déportation fut organisée secrètement dans tout le pays ottoman. Les malheureux furent envoyés vers le désert syrien, près de Deir es-Zor. Mais la plupart moururent en route d’épuisement ou assassinés par les gendarmes ou les Kurdes, serviteurs zélés du génocide.

Ce génocide, que la Turquie refuse toujours de reconnaître, fit environ 1 500 000 morts. Plusieurs centaines de milliers d’Arméniens réussirent à fuir vers l’est, à destination du Liban ou de Damas. A Constantinople, il y eut également de nombreux survivants car la ville était trop exposée aux regards occidentaux pour que les Turcs y fussent libres de perpétrer leurs crimes.

Les cas de résistance furent rares car les malheureux ignoraient le sort qui les attendait. Il y en eu tout de même mais un seul fut couronné de succès, celui du Musa Dagh. On peut lire à ce sujet le beau roman de Franz Werfel, Les Quarante jours du Musa Dagh.

La guerre de 14-18 avait vu la victoires des Russes sur les Turcs, mais la révolution bolchévique changea tout et les troupes russes se retirèrent pour participer à la guerre civile qui commençait.

La Turquie en profita et lança une vaste offensive contre ce qui restait de l’Arménie. Les troupes turques arrivèrent près d’Erevan mais furent finalement repoussés par des Arméniens héroïques et inférieurs en nombre. Du 21 au 25 mai 1918 plusieurs victoires furent remportées et les Turcs reconnurent l’indépendance de l’Arménie.

LA PERIODE SOVIETIQUE

Cette indépendance ne dura guère : les Soviétiques et la nouvelle Turquie de Mustapha Kémal se mirent d’accord sur le tracé des frontières et l’Arménie intégra l’URSS naissante en 1922 à l’instar de ses voisins caucasiens, la Géorgie et l’Azerbaïdjan.

De nombreux Arméniens adhérèrent avec enthousiasme aux idéaux marxistes. Dans ce pays si chrétien, cela reste une énigme mais il faut bien reconnaître ce fait. D’ailleurs, une partie non négligeable de la diaspora arménienne en France fut membre du parti communiste. Toutefois la majorité resta chrétienne et soutint courageusement l’église dans sa lutte contre les persécutions de Staline.

Symbole de cette lutte qui ne cessa jamais, le catholicos fut assassiné par la Tchéka en 1938. La seconde guerre mondiale contraignit Staline à suspendre ces persécutions et de nombreux arméniens moururent sous les coups de l’armée allemande : entre 150 000 et 200 000.

L’après-guerre sera moins douloureux et si la république soviétique d’Arménie subit la poigne de fer commune à toute l’URSS, aucune grande vague de persécutions ne se produisit.

Cette période fut le théâtre d’une avancée culturelle importante pour l’Arménie avec la construction du Maténadaran à Erevan. Plus de 15 000 manuscrits anciens rédigés en arménien y sont conservés : c’est toute la mémoire chrétienne qui est exposée, assurant la transmission de l’histoire antique puis paléochrétienne dont les orignaux grecs ont disparu dans les destructions successives de la bibliothèque d’Alexandrie.

1991 INDEPENDANCE ET GUERRE

A la suite immédiate de la chute de l’Union soviétique, l’Arménie proclama son indépendance le 21 septembre 1991. Peu de temps auparavant, en 1988, le Haut-Karabagh avait réclamé son rattachement à l’Arménie. Cette province est une enclave chrétienne située en Azerbaïdjan. Staline avait décidé qu’il en serait ainsi, contre toute logique culturelle, ethnique et religieuse. Logiquement, les chrétiens du Haut-Karabagh proclamèrent également leur indépendance en septembre 1991.

L’Azerbaïdjan envoya aussitôt des troupes dans l’enclave et la guerre éclata entre ces deux voisins qui ont si peu en commun. Ce conflit, qui fera 30 000 morts, tourna à l’avantage de l’Arménie laquelle conquit les territoires azéris menant au Haut-Karabagh. Des mouvements de population se produisirent alors : des milliers d’Arméniens quittèrent l’Azerbaïdjan où ils n’étaient plus en sécurité tandis que les Azéris furent chassés des territoires situés entre l’Arménie et le Haut-Karabagh.

LA GUERRE PERDUE CONTRE L’AZERBAÏDJAN

Mais chacun savait que l’affaire n’en resterait pas là. L’Azerbaïdjan a patiemment préparé sa revanche. Aliyev, le dictateur qui a succédé à son père en 2003, se rapprocha de la Turquie. Les deux pays ont une grande divergence : la Turquie est sunnite tandis que l’Azerbaïdjan est chiite. Mais ils ont un point commun fondamental : ils sont turcomans. L’argent du pétrole de Bakou aidant, Aliev acheta en grande quantité les fameux drones Bayractar et plus globalement modernisa toute son armée. L’Arménie, beaucoup plus pauvre, ne fit rien dans ce sens, persuadée de bénéficier d’un inconditionnel parapluie russe.

Mais un évènement politique important se produisit avec les élections de 2018 qui aboutirent à la victoire de Nikol Pachinian, un libéral pro-américain. Comme tant d’autres, il se fit élire sur la foi d’un programme anti-corruption assez fumeux mais si séduisant. Son gouvernement prit aussitôt ses distances avec la Russie à la grande joie de ses amis occidentaux qui avaient déjà fait entrer le voisin géorgien dans leur sphère d’influence.

Aussi, lorsque l’Azerbaïdjan lança une attaque surprise contre le Haut-Karabah en septembre 2020, Pachinian se trouva confronté à une situation très grave : un recul des Arméniens devant les troupes azéries, la destruction de leurs chars par les drones turcs et l’absence de réaction des Russes. Ces derniers finirent par intervenir alors que les Azéris, renforcés par des milliers d’islamistes syriens envoyés par la Turquie depuis la province d’Idleb, se rapprochaient de Stepanakert, la capitale du Haut-Karabagh.

Craignant les Russes, Aliyev accepta de négocier mais une partie non négligeable du Haut-Karabagh lui revint ainsi que les territoires situés entre l’Arménie et le Haut-Karabagh qui redevint ainsi une enclave reliée à l’Arménie au moyen d’un corridor sécurisé par la Russie.

Depuis, le harcèlement azéri ne cesse pas contre le reste de l’enclave aux frontières quotidiennement menacées, sans parler des multiples exactions subies par les populations de la partie du Haut-Karabagh envahi. Quitter leurs terres fut finalement la seule solution.

Pachinian a pu méditer sur la solidité du soutien occidental que l’on a connu plus massif sur d’autres dossiers… Il y eut beaucoup de belles paroles mais, à la fin, un contrat gazier conséquent passé entre l’Union européenne et l’Azerbaïdjan montra clairement où se trouvaient les priorités occidentales.

UN AVENIR INCERTAIN

Aujourd’hui, l’Arménie est à nouveau en danger. La pression azérie ne s’applique plus seulement sur la partie du Haut-Karabagh restée libre, mais aussi aux frontières arméniennes elles-mêmes où les provocations sont très fréquentes.

La Russie ne laissera pas l’Arménie disparaître mais elle n’a guère apprécié le pas de danse de Pachinian vers l’occident et la Turquie n’a pas renoncé à son projet de se relier à l’Azerbaïdjan pour accéder à la Mer Caspienne et, au-delà, à l’Asie centrale où des millions de Turcomans habitent les cinq pays de l’ancienne Union Soviétique.

L’Arménie chrétienne n’a pas fini de souffrir

 

Antoine de Lacoste

Le Syndicat de la famille lance une pétition contre la propagande à l’école

D’Albéric Dumont, vice-président du Syndicat de la famille :

Comme à l’Ecole alsacienne à Paris il y a quelques jours, la propagande à l’école se fait systématiquement dans le dos des parents et par des associations que l’Education nationale ose agréer alors qu’elles n’ont rien à faire dans les institutions qui accueillent des enfants.

Ce prosélytisme blesse les enfants. Il heurte leur pudeur, leur imaginaire, leur conscience.

Pour que vos enfants et petits-enfants n’en soient pas victimes eux aussi, signez et faites signer massivement la pétition ci-dessous : il faut absolument marquer le coup puissamment et obtenir l’arrêt des financements et le retrait des agréments de ces associations !

Signez ici.

Création d’une nouvelle profession de santé : celle de bourreau ?

C’est Agnès Firmin-Le Bodo qui portera le projet de loi ouvrant un droit à une aide active à mourir, et non le ministre de la Santé François Braun, plutôt réservé sur le sujet.

Dans un entretien accordée au JDD, le ministre délégué chargé des Professions de santé a annoncé que les mineurs en seront exclus et que les médecins et soignants qui ne souhaitent pas y participer

“devront pouvoir faire jouer une clause de conscience dès la première étape du processus”.

Terres de Mission : Marie de Nazareth et les 1 000 raisons de croire à la foi catholique

Terres de Mission reçoit Olivier Bonnassies, directeur de l’association Marie de Nazareth, qui, après le succès de “Dieu, la science, les preuves” (livre écrit avec Michel-Yves Bolloré), présente la prochaine étape de l’action de l’association en faveur de l’apologétique. Avec “1 000 raisons de croire”, Marie de Nazareth va présenter chaque jour pendant 5 ans une raison de croire à la vérité de la foi catholique.

Puis, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture.

Dimanche après l’Ascension

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Ce dimanche était appelé « Dimanche dans l’Octave de l’Ascension » avant 1960. Nous célébrons l’Ascension du Seigneur avec droiture, avec fidélité, avec dévotion, avec sainteté et avec piété, dit saint Augustin, si nous montons avec lui et tenons en haut nos cœurs. Que nos pensées soient donc là où il est, et ici-bas ce sera le repos. Montons maintenant avec le Christ par le cœur ; et lorsque son jour sera venu, nous le suivrons aussi de corps. Cependant nous devons savoir que ni l’orgueil, ni l’avarice, ni la luxure ne s’élèvent avec le Christ. Si nous voulons suivre notre médecin dans son ascension, nous devons déposer le fardeau de nos vices et de nos péchés “(Matines).

Ce dimanche nous prépare à la Pentecôte. Avant de monter au ciel, Jésus, à la dernière Cène, nous a promis qu’il ne nous laisserait pas orphelins, mais qu’il nous en verrait son Esprit Consolateur (Év. All.) afin qu’en toutes choses nous glorifiions Dieu par Jésus- Christ (Ép.). Comme les Apôtres réunis dans le Cénacle, il faut donc nous préparer, par la prière et la charité (Ép.), au saint jour de la Pentecôte où Jésus « qui est notre avocat auprès du Père » (Ier Nocturne) nous obtiendra de Lui l’Esprit-Saint.

Introït : Exaudi, Domine… tibi dixit

Les trompettes et les acclamations se sont tues. Le Seigneur est au ciel où il trône à la droite du Père ; les apôtres sont redescendus de la montagne et se retrouvent bien seuls. Pendant quarante jours, nous nous étions habitués à cette présence du Christ ressuscité symbolisée dans nos églises par le cierge pascal allumé ; mais il a été éteint après l’évangile de l’Ascension. Dimanche prochain le Saint Esprit viendra éclairer nos intelligences et réchauffer nos cœurs, mais aujourd’hui en attendant cette lumière et cette force, nous sommes un peu désemparés et cherchons en tâtonnant. C’est ce qu’exprime l’Introït de ce dimanche dans l’octave de l’Ascension dont le texte est tiré du psaume 26. David y exprime d’abord sa confiance dans le Seigneur qui est sa lumière.

Dominus illuminatio mea, et salus mea, quem timebo ?
Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrais-je ?

Ce début du psaume est le verset de l’Introït. Mais il y a des moments dans la vie où cette lumière semble se cacher, et à la fin du psaume, sans perdre confiance, David lance cette prière qui est celle des apôtres et qui est la nôtre en ce jour :

Exaudi, Domine, vocem meam qua clamavi ad te, tibi dixit cor meum, quæsivi vultum tuum, vultum tuum, Domine, requiram, ne avertas faciem tuam a me
Seigneur écoutez ma voix qui crie vers vous ; mon cœur vous dit : j’ai cherché votre visage ; Seigneur, je chercherai votre visage, ne détournez pas de moi votre face.

La mélodie exprime cette recherche et cette nostalgie d’une manière calme et douce, expressive mais sans angoisse. Les Alléluias de la fin sont même presque joyeux ; ils reprennent ceux de la Communion Cantate Domino de dimanche dernier.

Alléluia : Regnavit Dominus

Comme c’était le cas pour tous les dimanches précédents, le deuxième Alléluia de dimanche dans l’octave de l’Ascension est beaucoup plus long que le premier, et la vocalise de celui-ci est même une des plus courtes du répertoire, mais elle se caractérise par un rythme extrêmement souple. Le texte est tiré du psaume 46, comme le premier Alléluia de l’Ascension, mais cette fois c’est un verset de la fin du psaume :

Regnavit Dominus super omnes gentes, Deus sedet super sedem sanctam suam.
Le Seigneur règne sur toutes les nations, Dieu siège sur son trône saint.

L’Arche d’alliance est maintenant installée dans le temple et tous les peuples viennent l’adorer. Ainsi, le Christ est-il maintenant au ciel où il est assis à la droite du Père, et il est le roi universel.
La mélodie de ce verset, un peu plus développée que celle de l’Alléluia, que l’on retrouve à la fin, revêt une certaine solennité.

Alléluia : Non vos relinquam

Le deuxième Alléluia de ce dimanche dans l’octave de l’Ascension est tout à fait différent du premier. D’abord, comme nous l’avons dit, il est beaucoup plus long, et puis il y a entre ces deux Alléluias un contraste qui est celui des deux aspects de la fête de l’Ascension : l’aspect triomphal du Christ arrivant au ciel d’où il règne sur l’univers, et l’aspect plus mélancolique, celui de la séparation qui laisse les apôtres comme orphelins. C’est à eux que Notre Seigneur s’adresse dans le verset de ce deuxième Alléluia, dont le texte est extrait des entretiens après la Cène dans l’Évangile de saint Jean, comme celui du dimanche précédent.

Non vos relinquam orphanos : vado, et venio ad vos, et gaudebit cor vestrum.
Je ne vous laisserai pas orphelins, je m’en vais mais je reviendrai vers vous, et votre cœur se réjouira.

En disant aux apôtres, ” il reviendra ” dans le passage des Actes des Apôtres cité à l’Introït de l’Ascension, les anges ne faisaient que rappeler ce que le Christ lui-même avait annoncé. Et il ne s’agit pas seulement de son retour à la fin des temps, mais de sa présence dans son Église et dans les âmes, par le Saint Esprit qui va descendre dans quelques jours, et par l’Eucharistie. La mélodie est assez ample, comme celle de l’Alléluia Christus resurgens, du quatrième dimanche après Pâques, se déployant aussi comme une grande draperie, mais elle est beaucoup plus douce avec de nombreuses cadences en demi-ton. Notre Seigneur s’adresse à ses apôtres et à nous sur un ton de consolation, comme on parlerait à un malade. Cependant la grande vocalise de gaudebit qui annonce la joie est plus affirmative.

Offertoire : Ascendit Deus

L’Offertoire du dimanche après l’Ascension est le même que celui du jour de l’Ascension. De plus le texte de l’Offertoire de la fête de l’Ascension est le même que celui du premier Alléluia. C’est toujours le fameux verset du psaume 46.

Ascendit Deus in jubilatione, Dominus in voce tubæ.

Dieu monte parmi les cris de joie, le Seigneur au son de la trompette.

Mais la mélodie est totalement différente. Chose curieuse ce sont le plus souvent les Offertoires qui ont un caractère contemplatif, tandis que les Alléluias sont plus joyeux et exubérants. Ici c’est l’inverse. Nous avons vu que la mélodie du premier Alléluia était assez douce et évoquait la mélancolie de la séparation ; dans celle de l’Offertoire nous retrouvons les acclamations et la trompette, la joie de monter au ciel à la suite du Christ, avec une mélodie ample et solennelle, commençant par une grande montée très expressive sur les mots Ascendit Deus, et se continuant d’une manière assez mouvementée. Cependant l’Alléluia final s’étire longuement et doucement, retrouvant l’ambiance plus contemplative qui est généralement celle des Offertoires.

Communion : Pater cum essem

Le texte de la Communion du dimanche après l’Ascension est encore tiré des entretiens de Notre-Seigneur avec ses apôtres dans l’Évangile de saint Jean, comme celui du deuxième Alléluia, ainsi que ceux des Communions des troisième et quatrième dimanches après Pâques. Cette fois Notre Seigneur ne s’adresse plus à ses apôtres, mais à son Père. C’est la grande prière pour l’unité que l’on appelle aussi prière sacerdotale. Si ces paroles ont été prononcées le soir du Jeudi Saint, on peut aussi bien les mettre dans la bouche du Christ le jour de l’Ascension.

Pater, cum essem cum eis, ego servabam eos quos dedisti mihi ; nunc autem ad te venio : non rogo ut tollas eos de mundo, sed ut serves eos a malo.
Père quand j’étais avec eux, je gardais ceux que vous m’avez donnés. Maintenant je viens à vous ; je ne vous demande pas de les retirer du monde mais de les garder du mal.

Les trois phrases de cette antienne sont assez différentes : la première et la troisième sont assez longues et se terminent par le même Alléluia, tandis que la deuxième est très courte. Dans la première la mélodie est assez développée et pleine de mouvement. La deuxième n’est qu’une grande montée vers une cadence joyeuse et affirmative sur les mots ad te venio je viens à vous : le Christ y exprime toute sa joie de retrouver son Père après sa mission accomplie. La troisième phrase est beaucoup plus douce. Notre Seigneur pense maintenant à ceux qu’il a laissés comme orphelins et qui doivent rester dans le monde ; elle s’achève dans une ambiance très contemplative.

Pèlerinage en Pologne

Nous avons interrogé l’abbé Cyrille Debris, qui organise cet été un pèlerinage en Pologne avec l’association Exaltavit Humiles:

Quel pèlerinage organisez-vous cette année ?

Nous partirons en Pologne du dimanche 9 au jeudi 20 juillet 2023 (12 jours et 11 nuits), avec un programme spirituel centré autour de S. Hedwige de Silésie et des martyrs des totalitarismes nazi (S. Édith Stein, S. Maximilien-Marie Kolbe, Bx Gerhard Hirschfelder) ou communiste (Bx. cardinal Wyszyński, Père Jerzy Popiełuszko). Nous nous concentrerons sur deux magnifiques régions de confins longtemps disputées entre slaves et germains : la Silésie dans les montagnes des Sudètes au Sud-Ouest et Wrocław (Breslau) d’une part, la Poméranie au Nord, sur le littoral de la Baltique, autour de Gdańsk (Dantzig) lié à la fin du communisme (Lech Wałęsa et Solidarność, soutenu par Jean-Paul II), avec un aperçu de Varsovie.

Nous visiterons ces villes historiques, d’autres cathédrales (Oliwa, Pelplin, Frombork), des abbayes et sanctuaires baroques (Krzeszów, Wambierzyce, Lubiąż), des églises luthériennes en colombages exceptionnelles (Świdnica et Jawor), les châteaux royaux de Varsovie, de Wilanów pour Jean III Sobieski, vainqueur des Turcs au siège de Vienne en 1683, des chevaliers teutoniques à Malbork ou des comtes Raczyński à Rogalin (Posnanie). Mais nous découvrirons aussi la nature (ambre, papier, eau) et des figures de la science comme Nicolas Copernic, qui était prêtre et chanoine.

En quoi vos pèlerinages se distinguent-ils d’autres ?

L’association Exaltavit Humiles est une association familiale administrée par mes parents et moi-même. L’ambiance des pèlerinages se déroule en toute chrétienté, amicale où des habitués sont heureux d’y retrouver des occasionnels ou d’accueillir des nouveaux (chacun changeant de place aux repas pour ne laisser personne de côté). Nous proposons des logements de qualité dans des hôtels avec piscine, en centre-ville ou sur la plage car c’est aussi leurs seules vacances pour certains. De plus, une nourriture et un sommeil de qualité sont essentiels pour demeurer dans la charité !

Le prix est fixé à 1.875 € sur base chambre double tout compris (sauf déjeuner car copieux petits-déjeuners et dîners), avec un supplément en chambre individuelle de 310 €. Le départ en avion Air France se fait depuis Roissy mais on peut arranger depuis d’autres villes.

J’obtiens des tarifs compétitifs parce que, contrairement aux agences de voyage, je ne passe pas par des intermédiaires mais négocie directement avec la compagnie d’aviation, les hôtels et les sanctuaires et musées. Nous proposons des vacances mutualisées où chacun est responsable pour lui-même, mais en déléguant la réservation commune, nous inscrivant dans un cadre associatif sans agrément touristique mais autorisé par l’État. Le niveau d’organisation est beaucoup plus minutieux aussi comme le montre l’ampleur du programme. De même, je m’efforce de proposer des destinations plus originales que celles qu’on puisse trouver partout, même pour la très catholique Pologne. Les pèlerinages d’Exaltavit Humiles reposent sur quatre piliers pour le choix du programme : la foi catholique bimillénaire par la spiritualité, l’histoire (en particulier des familles royales et nobles), la nature et la gastronomie. La messe traditionnelle et le chapelet dans le car sont proposés tous les jours. Nous sommes cependant ouverts à tous pourvu que chacun respecte la foi catholique. les groupes sont à taille humaine (autour de 25 pour la Pologne).

Le niveau culturel est de bonne tenue car mes pèlerins sont des gens curieux qui cherchent à s’enrichir. Je suis moi-même spécialiste de l’Europe centrale et orientale et historien professionnel, auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux Habsbourg et parlant plusieurs langues. Les visites sont assurées par des professionnels de qualité.

Pour tout renseignement, se rendre rapidement sur le site Exaltavit Humiles ou sur le site de l’Opus Sacerdotale et contacter l’Abbé Cyrille Debris : cyrille.debris[at]gmail.com

Natalité : il semblerait que Macron s’inquiète

Lu ici :

La semaine dernière, l’Insee publiait ses dernières statistiques mensuelles sur la natalité en France… en berne pour le mois de mars : 1 816 naissances, soit le plus bas niveau depuis 1994, hors confinement, pour un mois pareil. Une tendance qui ne fait d’ailleurs que s’accélérer après le bilan démographique 2022 publié en janvier dernier par l’Institut, et déjà historique puisque jamais depuis 1946 la France n’avait compté sur une année entière un taux de fécondité aussi faible (1,8 enfant par femme).

« À ce rythme-là, on va descendre sous le chiffre de 1,7 d’ici à fin décembre, avec le risque d’avoir plus de morts que de naissances », s’inquiète un conseiller, en posant le problème du renouvellement de génération qui va se poser pour la démographie, « et des conséquences sur notre économie et notre équilibre social ». Cela n’a pas échappé à Emmanuel Macron. Dernièrement, le président de la République s’en est même ému lors d’une réunion à l’Élysée, jusqu’à demander à son bras droit, Alexis Kohler, le secrétaire général du palais, de mobiliser l’ensemble du gouvernement pour faire remonter des propositions. « On se donne jusqu’à la fin de l’année pour trouver des pistes », ajoute-t-on dans son entourage, en évoquant de potentielles mesures fiscales incitatives et en rappelant des dispositions déjà prises lors du précédent quinquennat, comme le doublement du congé paternité depuis le 1 er juillet 2021. « Sur la démographie, il faut reprendre toutes les questions, comme celle des gardes d’enfants pour les mamans qui travaillent, ou encore celle de la part fiscale entière dès le premier enfant », pousse aussi en petit comité le patron du MoDem, François Bayrou.

Le président qui n’a pas eu d’enfant et qui n’a pas cessé de promouvoir l’avortement, ferait bien de s’inspirer des propositions récurrentes des AFC ou du Syndicat de la famille.

L’âme française, selon Sonia Mabrouk et Franck Ferrand

Voici en vidéo la dernière conférence des Eveilleurs avec Sonia Mabrouk et Franck Ferrand.

Des racines de l’âme française, ce qu’elle représente et ce qui la menace aujourd’hui jusqu’aux conditions de sa renaissance, retrouvez la prestation magistrale de nos deux invités, qui ont eu un dialogue nourri, profond, émouvant, parfois truculent et toujours passionné.

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