A propos de la demande de dissolution de Civitas par Darmanin
Lu dans Les 4 Vérités :

Bénédiction du chantier de l’abbaye Sainte-Marie de La Garde
En ce 15 août, fête de l’Assomption, à l’issue de la messe pontificale, en présence de plusieurs centaines de personnes, le père abbé de Sainte-Marie de La Garde, a béni le chantier de construction.







Numéro spécial de France catholique
Le numéro spécial de l’été 2023 du magazine France catholique est accessible en ligne. Il est consacré à la sainte Vierge, notre mère et notre reine. Éditorial d’Aymeric Pourbaix :

Assomption de la Très Sainte Vierge Marie
Pierre Jounel :
La fête mariale du 15 août a pris naissance à Jérusalem, où le lectionnaire de 415-417 déclare : « Le 15 août, de Marie, la Théotokos, au deuxième mille de Bethléem ». On y lit la prophétie de l’Emmanuel (Is. 7,10-16d), le texte de saint Paul sur le Christ « né de la femme » (Gal. 3,29 – 4,7) et le récit de la naissance de Jésus à Bethléem (Luc 2,1-7). Il ne s’agit donc pas encore de célébrer la Dormition de Marie, mais sa maternité divine. De Jérusalem la fête devait se répandre à travers l’Orient, puis atteindre la Gaule et Rome. L’évangéliaire romain de 645 ne connaît pas encore la fête du 15 août, mais celui de 740 annonce Sollemnia de pausatione sanctae Mariae et celui du 9e siècle fera de même. C’est sous ce titre, reçu de l’Orient, que la fête avait pénétré à Rome et qu’elle est mentionnée dans le Liber Pontificalis, qui énumère les quatre processions décrétée par le pape Sergius Ier diebus Adnuntiationis Domini, Dormitionis et Nativitatis sanctae Dei genetricis semperque virginis Mariae ac sancti Symeonis, quod Ypappanti Graeci appellant. Cependant, dans les mêmes années, si l’on s’en rapporte à l’analyse d’A. Chavasse, le sacramentaire grégorien intitulait la fête du 15 août Adsumptio sanctae Mariae, comme on le faisait en Gaule, où l’Assomption était célébrée le 18 janvier. Le vocabulaire des martyrologes devait rester plus longtemps fidèle au modèle oriental. Mais la déclaration d’Usuard contre les apocryphes du type Transitus Mariae, le 15 août, ne l’empêche pas de noter, au 14, la vigilia Assumptionis. Au XIe siècle, le martyrologe de Saint-Pierre continue à tenir le langage de ses congénères, quand il annonce Sanctae Mariae dormitio.
Dans la seconde moitié du XIIe siècle, l’Assomption était célébrée au Latran avec la même solennité que Noël, au dire de l’Ordo, qui lui consacre une ample description. Il évoque, en particulier, la procession nocturne. Mais, bien qu’on célèbre l’Assomption avec ferveur au Latran, on y lit durant les vigiles et pendant toute l’octave l’opuscule pseudo-hiéronymien Cogitis me, o Paula dans lequel Paschase Radbert, sans nier explicitement l’assomption de Marie, met en doute sa résurrection corporelle et veut qu’on ne présente le fait que sous la forme d’une simple opinion. Qant au missel du Latran, il reproduit les oraisons de l’Hadrianum, indiquant pour la station ad sanctum Adrianum l’oraison Veneranda, qui affirme explicitement la résurrection de la sainte Mère de Dieu :
« Veneranda nobis domine huius est diei festivitas in qua sancta Dei genetrix mor-tem subiit temporalem, née tamen mortis nexibus deprimi potuit, qui Filium tuum dominum nostrum de se genuit incarnatum ».
Dom Guéranger, l’Année Liturgique :
« Aujourd’hui la vierge Marie est montée aux cieux ; réjouissez-vous, car elle règne avec le Christ à jamais ».
Ainsi l’Église conclura les chants de cette journée glorieuse ; suave antienne, où se résument l’objet de la fête et l’esprit dans lequel elle doit être célébrée.
Il n’est point de solennité qui respire à la fois comme celle-ci le triomphe et la paix, qui réponde mieux à l’enthousiasme des peuples et à la sérénité des âmes consommées dans l’amour. Certes le triomphe ne fut pas moindre au jour où le Seigneur, sortant du tombeau par sa propre vertu, terrassait l’enfer ; mais dans nos âmes, si subitement tirées de l’abîme des douleurs au surlendemain du Golgotha, la soudaineté de la victoire mêlait comme une sorte de stupeur à l’allégresse de ce plus grand des jours. En présence des Anges prosternés, des disciples hésitants, des saintes femmes saisies de tremblement et de crainte, on eût dit que l’isolement divin du vainqueur de la mort s’imposait à ses plus intimes et les tenait comme Madeleine à distance.
Dans la mort de Marie, nulle impression qui ne soit toute de paix ; nulle cause de cette mort que l’amour. Simple créature, elle ne s’arrache point par elle-même aux liens de l’antique ennemie ; mais, de cette tombe où il ne reste que des fleurs, voyons-la s’élever inondée de délices, appuyée sur son bien-aimé. Aux acclamations des filles de Sion qui ne cesseront plus de la dire bienheureuse, elle monte entourée des esprits célestes formant des chœurs, louant à l’envi le Fils de Dieu. Plus rien qui, comme au pays des ombres, vienne tempérer l’ineffable éclat de la plus belle des filles d’Ève ; et c’est sans conteste que par delà les inflexibles Trônes, les Chérubins éblouissants, les Séraphins tout de flammes, elle passe enivrant de parfums la cité bienheureuse. Elle ne s’arrête qu’aux contins même de la Divinité, près du siège d’honneur où le Roi des siècles, son Fils, règne dans la justice et la toute-puissance : c’est là qu’elle aussi est proclamée Reine ; c’est de là qu’elle exercera jusqu’aux siècles sans fin l’universel empire de la clémence et de la bonté.
Cependant, ici-bas, le Liban, Amana, Sanir et Hermon, toutes les montagnes du Cantique sacré, semblent se disputer l’honneur de l’avoir vue s’élever de leurs sommets vers les cieux ; et véritablement la terre entière n’est plus que le piédestal de sa gloire, comme la lune est son marchepied, le soleil son vêtement, comme les astres des cieux forment sa couronne brillante. « Fille de Sion, vous êtes toute belle et suave », s’écrie l’Église, et son ravissement mêle aux chants du triomphe des accents d’une exquise fraîcheur : « Je l’ai vue belle comme la colombe qui s’élève au-dessus des ruisseaux ; ses vêtements exhalaient d’inestimables senteurs, et comme le printemps l’entouraient les roses en fleurs et les lis des vallées ».
Même douce limpidité dans les faits de l’histoire biblique où les interprètes des saints Livres ont vu la figure du triomphe de Marie. Tant que dure ce monde, une loi imposante garde l’entrée du palais éternel : nul n’est admis à contempler, sans déposer son manteau de chair, le Roi des cieux. Il est pourtant quelqu’un de notre race humiliée, que n’atteint pas le décret terrible : la vraie Esther s’avance par delà toutes barrières en sa beauté dépassant toute croyance. Pleine de grâces, elle justifie l’amour dont l’a aimée le véritable Assuérus ; mais dans le trajet qui la conduit au redoutable trône du Roi des rois, elle n’entend point rester solitaire : soutenant ses pas, soulevant les plis de son royal vêtement, deux suivantes l’accompagnent, qui sont l’angélique et l’humaine natures, également fières de la saluer pour maîtresse et pour dame, toutes deux aussi participantes de sa gloire.
Si de l’époque de la captivité, où Esther sauva son peuple, nous remontons au temps des grandeurs d’Israël, l’entrée de Notre-Dame en la cité de la paix sans fin nous est représentée par celle de la reine de Saba dans la terrestre Jérusalem. Tandis qu’elle contemple ravie la magnificence du très haut prince qui gouverne en Sion : la pompe de son propre cortège, les incalculables richesses du trésor qui la suit, ses pierres précieuses, ses aromates, plongent dans l’admiration la Ville sainte. Jamais, dit l’Écriture, on ne vit tant et de si excellents, parfums que ceux que la reine de Saba offrit au roi Salomon.
La réception faite par le fils de David à Bethsabée sa mère, au troisième livre des Rois, vient achever non moins heureusement d’exprimer le mystère où la piété filiale du vrai Salomon a si grande part en ce jour. Bethsabée venant vers le roi, celui-ci se leva pour aller à sa rencontre, et il lui rendit honneur, et il s’assit sur son trône ; et un trône fut disposé pour la mère du roi, laquelle s’assit à sa droite. O Notre-Dame, combien en effet vous dépassez tous les serviteurs, ministres ou amis de Dieu ! « Le jour où Gabriel vint à ma bassesse, vous fait dire saint Éphrem, de servante je fus reine ; et moi, l’esclave de ta divinité, soudain je devins mère de ton humanité, mon Seigneur et mon fils ! O fils du Roi, qui m’as faite moi aussi sa fille, ô tout céleste qui introduis aux cieux cette fille de la terre, de quel nom te nommer ? »
Lui-même le Seigneur Christ a répondu ; le Dieu fait homme nous révèle le seul nom qui, en effet, l’exprime pleinement dans sa double nature : il s’appelle le Fils. Fils de l’homme comme il est Fils de Dieu, il n’a qu’une mère ici-bas, comme il n’a qu’un Père au ciel. Dans l’auguste Trinité il procède du Père en lui restant consubstantiel, ne se distinguant de lui que parce qu’il est Fils, produisant avec lui l’Esprit-Saint comme un seul principe ; dans la mission extérieure qu’il remplit à la gloire de la Trinité sainte, communiquant pour ainsi dire à son humanité les mœurs de sa divinité autant que le comporte la diversité des natures, il ne se sépare en rien de sa mère, et veut l’avoir participante jusque dans l’effusion de l’Esprit-Saint sur toute âme. Ineffable union, fondement des grandeurs dont le triomphe de ce jour est le couronnement pour Marie. Les jours de l’Octave nous permettront de revenir sur quelques-unes des conséquences d’un tel principe ; qu’il nous suffise aujourd’hui de l’avoir posé.
« Comme donc le Christ est Seigneur, dit l’ami de saint Bernard, Arnauld de Bonneval, Marie aussi est Dame et souveraine. Quiconque fléchit le genou devant le fils, se prosterne devant la mère. A son seul nom les démons tremblent, les hommes tressaillent, les anges glorifient Dieu. Une est la chair de Marie et du Christ, un leur esprit, un leur amour. Du jour où il lui fut dit, Le Seigneur est avec vous, irrévocable en fut la grâce, inséparable l’unité ; et pour parler de la gloire du fils et de la mère, ce n’est pas tant une gloire commune que la même gloire qu’il faut dire ». — « O toi la beauté et l’honneur de ta mère, reprend le grand diacre d’Édesse, ainsi l’as-tu parée en toutes manières, celle qui avec d’autres est ta sœur et ton épouse, mais qui seule t’a conçu ».
« Venez donc, ô toute belle, dit Rupert à son tour, vous serez couronnée, au ciel reine des Saints, ici-bas reine de tout royaume. Partout où l’on dira du bien-aimé qu’il a été couronné de gloire et d’honneur, établi prince sur toutes les œuvres du Père, partout aussi on publiera de vous, ô bien-aimée, que vous êtes sa mère, et partant reine de tout domaine où s’étend sa puissance ; et, à cause de cela, les empereurs et les rois vous couronneront de leurs couronnes et vous consacreront leurs palais ».
Jeune femme violée et torturée à Cherbourg : incurie de l’Etat et silence complice des medias
Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :
A Cherbourg, une jeune femme de 29 ans a été atrocement violée et torturée. Avec de nombreux organes touchés et transpercés, elle est aujourd’hui entre la vie et la mort. Si elle survit à ses blessures, elle sera à jamais traumatisée, hantée par les images infernales des atrocités que le sauvage Oumar (18 ans) lui a infligées. Blessée dans sa chair, elle sera, pour le restant de ses jours, marquée par les supplices endurés.
Cette affaire criminelle ne peut que nous rappeler un autre supplice, celui de Lola.
Qu’on le sache : nous en avons assez de voir les nôtres, nos enfants et nos femmes, torturés, violés, tués par une racaille qui, soit n’a rien à faire sur notre sol, soit doit être retirée de la société au besoin par le rétablissement de la peine de mort.
Honte aux grands merdias, pourtant si prompts à nous abreuver d’un flot d’informations complaisant quand un délinquant est mis hors d’état de nuire par la police ou s’efforçant, à longueur de journaux, de salir et de diffamer une famille effondrée par la disparition d’un petit enfant. Honte à leur silence complice, qui n’a pour but que de cacher la dure réalité aux Français concernant l’état de barbarie dans lequel est plongé, chaque jour un peu plus, notre pays.
L’incurie de l’Etat et le silence des médias ne contribuent qu’à faire monter la colère, au sein d’un peuple qui ne supporte plus le génocide français.
Visionnez la bande-annonce de “Remissio”, le nouveau film d’Ermonia !
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Au mois de septembre, l’Association Ermonia présente, avec tous les membres de l’équipe : Remissio, un moyen-métrage de quarante cinq minutes retraçant l’évolution spirituelle d’un jeune officier.
Lien vers la bande-annonce:
Ne manquez pas de vous abonner à la chaîne YouTube d’Ermonia !
Ermonia propose de plonger son public dans la haute société du XIXe siècle. Entre bals mondains et solitude intérieure, que va devenir Joseph de Frénilly, qui joue sa vie sur un pari ? L’histoire d’une promesse d’honneur qui ne sera pas sans conséquence…
Cette réalisation d’Ambroise Boulangé propose une adaptation cinématographique d’une histoire véridique, rapportée par Mgr de Ségur dans le prologue de l’un de ses ouvrages, “L’Enfer”.
Avec plus de trente acteurs et figurants costumés dans quatre lieux historiques, durant une semaine de tournage pour 400 heures de post-production, sur une musique originale de Richard Liégeois et de Julien Michel, Remissio marque le passage d’un cap artistique pour Ermonia.
Depuis juin 2021 Ermonia fait vivre l’Histoire de France à l’écran, dans des réalisations qui choisissent d’unir à la véracité un œil artistique, retraçant l’histoire d’un poilu de la 1ère Guerre Mondiale, dans “La Lettre du Poilu” (2021), celle des Guerres de Vendée dans Monsieur Henri, “Le pardon de La Rochejaquelein” (2022), et celle du vœu de Louis XIII dans “Le Vœu de l’Épée” (2023).
Vous pouvez aider Ermonia et ainsi soutenir le cinéma indépendant ici: https://www.helloasso.com/associations/ermonia/collectes/remissio
Modification de la gouvernance de l’Opus Dei
Nous avons déjà parlé de la réforme des prélatures personnelles. Le National Catholic Register apporte quelques précisions sur cette réforme et sur l’Opus Dei:
Le pape François a modifié le droit canonique concernant la gouvernance d’Opus Dei et des éventuelles futures prélatures personnelles. Dans un motu proprio publié le 8 août, le pape assimile la prélature personnelle aux “associations cléricales publiques de droit pontifical avec la faculté d’incardiner des clercs”. Il définit également davantage le rôle du prélat en tant que “modérateur doté des facultés ordinaires”. Le motu proprio modifie les canons 295 et 296 du Code de droit canon sur les prélatures personnelles et est entré en vigueur immédiatement le jour de sa publication. Jusqu’à présent, l’Opus Dei est la seule prélature personnelle dans l’Église catholique. Ces changements s’appuient sur le décret précédent du Pape sur la surveillance d’Opus Dei l’année dernière dans le motu proprio “Pour protéger le charisme”, qui déclarait que son chef, le prélat, ne pouvait plus être un évêque. L’Opus Dei compte environ 90 000 membres, dont 98% sont des laïcs, dont la majorité est mariée. En plus de ses membres laïcs, environ 1 900 prêtres incardinés dans différents diocèses dans le monde appartiennent à la Société Sacerdotale de la Sainte Croix, une association de clercs intrinsèquement liée à la prélature de l’Opus Dei.
Crise dans l’Eglise syro-malabare
Le pape François a récemment nommé l’archevêque Cyril Vasil’, SJ, de Košice (Slovaquie), comme délégué pontifical chargé de résoudre le litige liturgique qui divise la Métropole majeure d’Ernakulam-Angamaly dans l’Église catholique syro-malabare en Inde. Dans une lettre adressée aux fidèles de la métropole, l’archevêque Vasil’, qui est un catholique oriental, a demandé l’adoration eucharistique, la récitation du Rosaire et le jeûne pour résoudre la crise. Cependant, la plupart des prêtres de la métropole ont refusé de lire sa lettre à voix haute. Le litige liturgique, qui a parfois été violent, tourne autour de la décision de la hiérarchie syro-malabare d’avoir une “méthode uniforme” de célébration de la liturgie, où le prêtre fait face au peuple pour la liturgie de la Parole mais se tourne ad orientem vers l’autel pour la liturgie de l’Eucharistie, comme les prêtres le font traditionnellement. La grande majorité des prêtres de la métropole souhaitent continuer à célébrer la liturgie eucharistique en face du peuple. Le pape François a apporté son soutien à la décision de la hiérarchie syro-malabare. L’archevêque Vasil’ a déclaré dans sa lettre que le Pape l’a envoyé en tant que délégué pontifical pour veiller à ce que la décision de la hiérarchie soit mise en œuvre dans la métropole.
Les saints guérisseurs sur l’autoroute
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Me voici encore une fois dans une station-service d’autoroute entre Lille et Paris, intrigué par les restes de culture chrétienne facilement disponibles et accessibles au grand public. J’y aperçois avec surprise un petit guide sur « les saints guérisseurs », document qui peut sembler incongru dans une station-service. Les Editions AEDIS publient souvent des guides sur des sujets variés, et je veux croire que la publication d’un guide sur les saints guérisseurs reflète la persistance de l’influence chrétienne, ainsi que l’intérêt du grand public pour les croyances et les pratiques religieuses. Le christianisme a exercé une forte influence sur la culture française au fil des siècles, et de nombreux saints sont encore vénérés dans le pays.
Régulièrement appelés en aide pour leur intercession « miraculeuse », les saints sont des modèles distingués par l’Église ou les traditions populaires pour leur vie exemplaire, leur élévation spirituelle. Certains de ces saints peuvent être qualifiés de « martyrs » – témoins, en grec -, lorsqu’ils ont payé de leur vie leur attachement à leur foi. Un saint patron est le saint protecteur d’une personne ou d’un groupe particulier. Il peut s’agir d’une paroisse, d’une communauté religieuse, d’une localité, d’une région, d’un pays, d’une corporation, d’une profession…
Ce type de vénération est principalement partagé par les catholiques et les orthodoxes. Certains saints sont dits « thaumaturges », quand ils sont invoqués pour guérir une pathologie particulière. Les saints protecteurs et les saints guérisseurs font partie de notre vie et veillent sur nous comme de véritables anges gardiens.
L’histoire de la dévotion aux saints guérisseurs remonte aux débuts du christianisme. Les fidèles les ont imploré à l’aide pour guérir leurs maladies et protéger leurs familles. Les miracles attribués aux saints ont été rapportés dans les récits hagiographiques (biographies des saints) et ont suscité une vénération accrue pour ces saints au fil des siècles. La vénération des saints guérisseurs est un élément important de la piété populaire dans de nombreux pays. Les gens se rendent souvent dans les sanctuaires dédiés aux saints guérisseurs pour implorer leur aide, offrir des prières et des dons, et témoigner de leur gratitude pour les miracles qu’ils ont reçus. Les processions et les pèlerinages sont souvent organisés en l’honneur des saints guérisseurs, et les fêtes en leur honneur sont célébrées avec dévotion dans de nombreux villages et cités.
Au cours des siècles, de nombreux saints ont été considérés comme des guérisseurs particuliers. Saint Raphaël est considéré comme le protecteur des malades, des voyageurs et des couples en quête d’enfants. Saint Côme et Saint Damien sont les saints patrons des médecins. Vous saurez aussi quels sont les saints invoqués pour les maux de gorge, les maux de ventre, les brulures, les maux de tête,… Cinquante neuf saints guérisseurs et intercesseurs sont listés dans cette brochure, mais des détails restent à chercher ailleurs. La brochure donne aussi une liste des saints patrons des corporations.
Les saints guérisseurs sont souvent représentés dans les œuvres d’art religieux, comme les peintures, les statues et les mosaïques. Les artistes ont souvent cherché à capturer la compassion et la bonté de ces saints à l’égard des malades, et à mettre en valeur leur capacité à guérir. Les images des saints guérisseurs sont souvent placées dans les églises, les hôpitaux et les foyers pour les aider à veiller sur les personnes qui ont besoin de leur protection et de leur guérison.
En conclusion, les saints guérisseurs sont des modèles spirituels importants pour les chrétiens. N’hésitez pas à encourager les éditeurs qui publient des brochures sur les racines chrétiennes de la France.
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Cet article a été aussi publié par Les Cahiers Saint-Raphaël n°151 page 88.
Entretien avec David van Hemelryck
Nous avons interrogé David van Hemelryck qui, après avoir fait le tour des plages avec la banderole “Hollande démission”, voici 10 ans, dans le contexte de la lutte contre la loi Taubira, recommence en réclamant la destitution d’Emmanuel Macron:
Drapeau trans à l’hôpital
Au sein d’un hôpital à Portland, dans l’Oregon, une ville que Rita Panahi qualifie de “ville la plus folle de gauche de l’homme moderne”, le traitement du cancer de cette femme a été menacé parce qu’elle a osé “remettre en question le besoin d’un drapeau trans”. Cette patiente a d’abord été victime d’intimidation par ceux qui étaient censés la soigner, puis on lui a demandé de se soumettre à une rééducation et, lorsqu’elle a refusé, on lui a dit qu’elle ne pouvait plus recevoir de traitement contre le cancer à l’université de la santé et des sciences de l’Oregon, rapporte Rita au journaliste Douglas Murray. “On peut vraiment ressentir tout cet amour et cette tolérance”, se moque-t-elle. “Comment pouvez-vous tellement inverser vos priorités qu’une femme atteinte d’un cancer soit traitée de cette façon pour un drapeau ridicule, stupide et laid symbolisant une mode passagère ?”, s’emporte Douglas Murray. Rita est d’accord et ajoute : “Leur boussole morale semble être complètement déformée”.
Commentaire de Matthew Archbold, qui raconte l’histoire sur Creative Minority Report:
Qu’est-ce qui ne va pas chez ces gens ? Pouvez-vous imaginer si quelqu’un avait remis en question la présence d’un drapeau américain et que l’hôpital avait menacé de cesser de le traiter pour le cancer ? Non ? C’est vrai. Parce que cela ne s’est pas produit. Mais le drapeau arc-en-ciel est différent. Vous DEVEZ vous incliner devant lui. Cela est plus important que votre traitement contre le cancer. C’est plus important que votre vie, n’est-ce pas ? Il devient dangereux d’être chrétien. Et je ne vois pas les choses s’améliorer prochainement.
“Sinisation” des séminaires catholiques
Les principaux évêques du département des séminaires de l’Association patriotique des catholiques chinois et de la Conférence des évêques catholiques chinois se sont réunis pendant trois jours à la fin du mois de juillet pour s’assurer que “la formation des séminaristes, y compris les manuels utilisés dans les séminaires”, soit “alignée sur la politique de sinisation du gouvernement”, selon le rapport. La politique de sinisation du Parti communiste chinois, annoncée en 2018, “vise à imposer des règles strictes basées sur les valeurs fondamentales du socialisme, de l’autonomie et du soutien au leadership du Parti communiste chinois”, note le rapport. La mainmise communiste sur l’Eglise de Chine se fait de plus en plus lourde – et cela ne semble nullement remettre en cause l’accord de Pékin avec le Vatican.
11e dimanche après la Pentecôte
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Les textes du propre de la messe du onzième dimanche après la Pentecôte sont encore extraits des psaumes, sauf celui de la Communion, qui est pris, nous le verrons, dans un autre livre de l’ancien testament. Et aujourd’hui un sentiment domine tous ces chants, celui de l’action de grâces et de la reconnaissance.
► Introït : Deus in loco
Le texte de l’Introït est tiré du psaume 67, cantique triomphal d’action de grâces pour toutes les victoires que le Seigneur a accordées à son peuple. Il est particulièrement utilisé aux fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte, et nous avions dit à cette occasion qu’il évoque une grande procession liturgique, avec l’arche d’alliance en tête, depuis la sortie d’Égypte et le Sinaï jusqu’à la montée au mont Sion où sera bâti le temple. L’Introït de ce jour regroupe des versets pris au début et à la fin du psaume.
Deus in loco sancto suo : Deus, qui inhabitare facit unanimes in domo : ipse dabit virtutem et fortitudinem plebi suæ.
Dieu est présent dans son lieu saint ; c’est Dieu qui fait habiter dans sa maison ceux qui sont unis d’un seul cœur. C’est lui qui donnera à son peuple la puissance et la force.
Le lieu saint où Dieu réside, c’est l’arche d’alliance qui va être placée dans le temple de Jérusalem, figure de l’Église. Maintenant c’est dans notre église de pierres que nous venons nous rassembler et trouver l’unité, la force et le courage. C’est elle que nous chantons aujourd’hui pour remercier le Seigneur des bienfaits que nous y avons reçus. On remarquera que les trois phrases commencent par le nom de Dieu, ou le pronom le représentant, énoncé à chaque fois de façon très affirmative. La mélodie revêt ainsi un caractère joyeux et plein d’assurance, avec un beau crescendo vers le mot unanimes. Toutefois à la fin les mots fortitudem plebi suæ s’enveloppent d’une certaine douceur et presque de tendresse. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 67.
Exsurgat Deus, et dissipentur inimici ejus : et fugiant, qui oderunt eum, a facie ejus.
Dieu se lève et ses ennemis sont dispersés, et ceux qui le haïssent s’enfuient devant sa face.
► Graduel : In Deo speravit
Le texte du Graduel du onzième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 27, dont nous avions déjà entendu les derniers versets à l’Introït du sixième dimanche, et nous avions dit que David, revêtu de l’onction royale, y étendait sa prière aux dimensions de tout son peuple. Nous trouvons ici le verset précédent du psaume, qui termine la prière plus personnelle du roi prophète par un magnifique élan d’espérance et de reconnaissance :
In Deo speravit cor meum, et adjutus sum : et refloruit caro mea : et ex voluntate mea confitebor illi.
En Dieu mon cœur a espéré et j’ai été secouru, et ma chair a refleuri et de toute ma volonté je le louerai.
La belle image de la chair qui refleurit évoque la nouvelle jeunesse qui pénètre l’être tout entier lorsqu’on se sent exaucé. Mais on ne peut s’empêcher d’y voir une allusion à l’espérance de la résurrection finale.
La mélodie de cette première partie est assez originale avec un contraste marqué entre ses deux phrases. La première phrase exprime le bonheur d’être exaucé par une mélodie peu étendue, simple et légère. La deuxième phrase au contraire s’élève en un grand élan de reconnaissance avec une belle modulation, puis elle s’achève sur le mot illi, le pronom qui désigne le Seigneur, par une contemplation presque immobile restant suspendue sur deux notes comme une sorte d’extase. La deuxième partie de ce Graduel reprend le premier verset du psaume qui commence d’une manière suppliante :
Ad te, Domine, clamavi : Deus meus, ne sileas : ne discedas a me.
Vers vous Seigneur je crie. Mon Dieu ne restez pas silencieux, ne vous éloignez pas de moi.
On retrouve ici pour la mélodie les formules habituelles et les grandes vocalises du cinquième mode grégorien, qui avaient été utilisées par tous les Graduels successifs du quatrième au neuvième dimanche.
► Alléluia : Exsultate Deo
Comme la plupart de ceux des dimanches de ce temps liturgique, le texte de l’Alléluia du onzième dimanche après la Pentecôte est une acclamation de joie et de reconnaissance envers la bonté et la toute puissance divine. Il est formé encore une fois du début d’un psaume, le psaume 80 :
Exsultate Deo adjutori nostro, jubilate Deo Jacob : sumite psalmum jucundum cum cithara.
Exultez pour Dieu, notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob ; entonnez un psaume joyeux avec la cithare.
La mélodie rend cette invitation pressante, insistante et assez appuyée, avec des formules d’intonation et de cadences que l’on retrouve parfois sur des textes de prières suppliantes. On est à l’opposé de la légèreté bondissante de l’alléluia Magnus Dominus du huitième dimanche. Cependant cette insistance reste pleine de joie, une joie contenue mais fervente.
► Offertoire : Exaltabo te
Comme c’est parfois le cas en ce temps liturgique (nous l’avons déjà constaté les deux dimanches précédents), l’Offertoire du onzième dimanche après la Pentecôte est emprunté à une autre messe de l’année. Ce n’est pas cette fois à une messe d’un dimanche mais à celle du mercredi des cendres au début du carême. Le texte est formé des premiers versets du psaume 29, encore un cantique d’action de grâces de David délivré des périls qui l’entouraient.
Exaltabo te Domine, quoniam suscepisti me, nec delectasti inimicos meos super me : Domine clamavi ad te, et sanasti me.
Je vous glorifierai Seigneur parce que vous m’avez relevé et que vous n’avez pas réjoui mes ennemis à mes dépens. Seigneur j’ai crié vers vous et vous m’avez guéri.
Le Mercredi de Cendres, c’est la prière du pécheur qui se repent et sait qu’il va être guéri de la blessure du péché. Ce sentiment est toujours d’actualité. Combien de fois avons-nous été pardonnés de nos infidélités et quelles actions de grâces ne devons-nous pas adresser sans cesse à Dieu pour cette délivrance ! La mélodie est assez solennelle avec de beaux élans pleins de ferveur, des tenues calmes et assurées, des cadences assez fermes avant de se terminer d’une façon plus intérieure et plus retenue.
► Communion : Honora
Le texte de l’antienne de Communion du onzième dimanche après la Pentecôte n’est pas tiré du livre des psaumes, mais d’un autre livre de l’Ancien Testament, le livre des proverbes, recueil de maximes et d’exhortations adressées par un sage à son disciple.
Honora Dominum de tua substantia, et de primitiis frugum tuarum : ut impleantur horrea tua saturitate, et vino torcularia redundabunt.
Fais hommage au Seigneur de tes biens et des prémices des fruits que tu en retireras, afin que tes greniers soient remplis à satiété et que tes pressoirs débordent de vin.
Le sens de ce texte est d’abord matériel. Si nous faisons hommage à Dieu de nos biens en lui consacrant une partie de nos revenus, il nous bénira et nous serons dans l’abondance. En ces mois d’été, période des moissons, il s’agissait d’abord d’appeler la bénédiction divine sur les récoltes, et nous retrouverons cette idée dans la Communion de dimanche prochain. Mais au moment de la communion ce texte possède un sens spirituel qui est encore plus important. Si nous nous offrons nous-mêmes au Seigneur pour nous mettre à son service dans tout ce qu’il nous demandera, il nous comblera de ses grâces.
La mélodie n’est pas sans parenté avec celle du Graduel que nous avons entendu tout à l’heure. La première phrase est simple et légère avec une belle cadence très expressive sur le mot substantia, puis la mélodie s’élève joyeusement, culminant sur horrea en une courbe élégante évoquant bien l’abondance. Enfin elle redescend dans le grave en un beau chant plein d’assurance, retrouvant sur torcularia la même formule que sur impleantur une quinte plus bas, et s’achevant par la même cadence expressive qui concluait la première phrase.
« Étudier dans le doute, réaliser dans la foi »
Auteur de plusieurs biographies (Elisabeth Feodorovna, Ileana de Roumanie, sainte Catherine de Lesna, le grand-duc Nicolas Romanov, Ménélik II l’unificateur, soleil de l’Éthiopie), Jean-Paul Besse, docteur d’État en histoire, spécialiste de l’Europe centrale et orientale, vient de publier une biographie de Salazar, le consul impavide (1889-1970). À sa mort, le Portugal avait neuf tonnes d’or en réserve.Mais l’œuvre du président du Conseil portugais Antonio de Oliveira Salazar ne fut pas seulement financière et stabilisatrice, mais permit au pays d’échapper à la crise de 29, aux destructions de la Seconde Guerre mondiale, à la révolution communiste en sa métropole et ses outremers.
Jean-Paul Besse retrace ici la destinée peu connue du doutor dont la devise était « Étudier dans le doute, réaliser dans la foi », en évitant l’écueil du dénigrement autant que du panégyrique. Et si l’on s’élève au plan spirituel, sans doute faut-il reconnaître la protection mariale dont bénéficia la nation de Fatima au long de quarante ans de gouvernance ; gouvernance de celui dont le général de Gaulle déclarait en 1962 qu’
« à la fois le peuple de France et moi personnellement respectons l’œuvre exemplaire réalisée et qu’il continue d’accomplir pour le bénéfice du Portugal et du monde ».
L’auteur cite un discours de Salazar prononcé en 1929, peu avant son accession au pouvoir en 1932 :
La réorganisation constitutionnelle de l’Etat doit se fonder sur un nationalisme solide, prudent, conciliateur, qui tâchera d’assurer la coexistence et l’activité régulière de tous les éléments naturels, traditionnels et progressifs de la société. Parmi ces éléments, nous devons compter spécialement sur la famille, la corporation morale et économique, la paroisse et la commune. Il me semble que les garanties politiques de ces facteurs primordiaux doivent avoir leur consécration dans la Constitution portugaise, de façon qu’ils puissent avoir une influence directe ou indirecte sur la formation des corps suprêmes de l’Etat. Alors, seulement, l’Etat sera l’expression juridique de la Nation dans la réalité de sa vie collective.
Et Jean-Paul Besse commente :
Là encore se retrouvait la pensée de Pie XI, exprimée dès le 11 décembre 1925 par l’encyclique Quas primas et rappelée par l’introduction dans la liturgie latine de la fête du Christ-Roi, fixée au dernier dimanche d’octobre.
Pornhub met fin à ses activités dans plusieurs États américains
La plateforme pornographique Pornhub a annoncé qu’elle mettait fin à ses activités dans plusieurs États en raison des récentes lois anti-pornographie. En tant que géant de l’industrie pornographique, le site est le 13e site internet le plus visité au monde, avec plus de trafic que des sites tels que tiktok.com, netflix.com ou reddit.com. Les lois de vérification de l’âge, qui exigent que les personnes souhaitant accéder à du contenu pornographique prouvent leur majorité, commencent à créer des problèmes pour cette industrie considérée jusqu’à présent comme impossible à réguler.
Ces lois sont en vigueur dans sept États : l’Arkansas, la Louisiane, le Montana, le Mississippi, l’Utah, la Virginie et le Texas. Pornhub a totalement cessé de fournir ses “services” dans trois de ces États : le Mississippi, l’Utah et la Virginie.
Certains utilisateurs mécontents ont interpellé leurs législateurs, mais cela n’a pas terni la satisfaction des responsables politiques. Selon le sénateur d’État de l’Utah, Todd Weiler, principal sponsor de la loi de l’Utah, beaucoup de ses collègues se réjouissent du retrait improbable et inattendu du géant de la pornographie. Weiler a déclaré que ses collègues trouvaient cela “hilarant” et se félicitaient mutuellement de cette victoire.
Le passage des lois de vérification de l’âge a été unanimement soutenu dans deux des sept États concernés : l’Arkansas et l’Utah. La Louisiane est devenue le premier État à adopter ce type de loi en 2022. La création de la loi de vérification de l’âge en Louisiane a été inspirée en partie par les témoignages de la chanteuse Billie Eilish, qui a décrit sa dépendance à la pornographie dans une interview.
Pornhub a été accusé d’être lié à la traite d’êtres humains, y compris des mineurs, par le passé. Une campagne intitulée “Traffickinghub” a été lancée pour demander la fermeture du site et tenir ses responsables pour complices de viols, d’abus sur des enfants, de traite des êtres humains et d’abus sexuels à caractère criminel. Laila Mickelwait, fondatrice de la campagne, a déclaré que plusieurs cas choquants de traite des êtres humains et de viol d’enfants avaient été découverts sur le site. Suite à ces révélations, Pornhub a supprimé environ 80 % de son contenu, soit environ 10 millions de vidéos.
Tous ces développements marquent une nouvelle étape dans la régulation de l’industrie pornographique, qui était jusqu’à présent considérée comme très difficile à contrôler.
Menace sur la vie dans l’Ohio
Par 56,6% contre 43,4%, les électeurs de l’Ohio ont rejeté la Proposition 1, initiative qui aurait augmenté le seuil d’approbation des futurs amendements constitutionnels de 50% à 60%. Or, en novembre, les électeurs de l’Ohio voteront sur une initiative de vote pro-avortement qui inscrirait l’avortement dans la constitution de l’État. Les défenseurs de la vie qui soutenaient la Proposition 1 craignaient que l’amendement pro-avortement soit adopté par une simple majorité en novembre.
Francocide
Oumar a empalé une femme. En France. En 2023.
Elle a 29 ans.
Elle habite #Cherbourg.
Il est rentré chez elle, il l’a frappé, violé avec un manche à balais jusqu’à perforation d’un intestin.
Elle est en coma artificiel, entre la vie et la mort.
Il s’appelle Oumar.N.
Il est récidiviste.#francocide pic.twitter.com/KUzp6iiO51— Damien Rieu (@DamienRieu) August 11, 2023
Pas un jour ne se passe sans que des #racailles issues de certaines immigrations ne martyrisent le peuple français.
A #Cherbourg, une raclure répondant au nom de Oumar N. a violé une femme avec un manche à balai qui lui a perforé l’intestin et l’a plongée dans un coma… pic.twitter.com/36Tn6ZMGMW
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) August 11, 2023
Prier les mystères glorieux
La prière du Rosaire permet de méditer les mystères de la vie du Christ grâce au chapelet. 4 séries de mystères – les mystères joyeux, les mystères lumineux, les mystères douloureux et les mystères glorieux – nous amènent à faire quatre fois le tour d’un chapelet, en récitant 1 Notre Père et 10 Je vous salue Marie par mystère.
Mais pourquoi méditer ces mystères ? Comme tout mystère, nous n’avons pas à les comprendre mais à les approfondir. Ils sont des trésors pour le chrétien, lui permettant d’éclairer son chemin mais aussi d’accueillir de belles grâces. Avant chaque dizaine, nous pouvons demander une grâce particulière à Dieu afin que ce temps de prière produise de beaux fruits :
- Une foi plus grande et plus vive, à travers le mystère de la résurrection du Christ. Jésus ressuscité est le cœur de la foi chrétienne. Méditer cette résurrection nous replonge dans ce qui nous fait vivre.
- Une espérance forte et le détachement des biens terrestres avec l’Ascension du Christ. Ce mystère nous invite à tourner nos regards vers Jésus et à désirer le suivre. Jésus nous a ouvert le chemin, mettons-nous en marche !
- L’effusion de l’Esprit-Saint, dans nos cœurs et sur le monde avec le mystère de la Pentecôte. Comme les disciples, avec qui Marie priait, ouvrons nous à ce souffle apostolique pour, nous-aussi, apporter la Bonne Nouvelle dans le monde.
- La grâce d’une bonne mort avec le mystère de l’Assomption de Marie. Confions à Marie ce moment que nous connaîtrons tous où nous apparaîtront devant Notre Père, qu’elle soit à nos côtés et nous amène elle-même à lui.
- La confiance en Marie avec le couronnement de Marie. La Vierge Marie est Reine du Ciel ; Jésus nous invite, à travers Jean, à la prendre chez nous. Découvrons combien sa présence dans notre vie est un soutien et une force dans notre chemin vers le Ciel.
Alice Ollivier pour Hozana.org
En Géorgie, l’autre affrontement russo-américain
Article d’Antoine de Lacoste paru dans la Revue d’Histoire Européenne.
Le Caucase du Sud, par opposition au Caucase du Nord situé en Russie, comprend trois pays : La Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Si ces deux derniers sont régulièrement sous les feux de l’actualité en raison du conflit du Haut-Karabagh, on parle moins de la Géorgie. C’est pourtant là que l’Amérique et la Russie se livrent une concurrence féroce.
Comme ses voisines, la Géorgie est une ancienne république de l’URSS. Lors de son effondrement en 1991, les armes parlèrent et ce pays d’à peine 4 millions d’habitants, eut le privilège rare de connaître plusieurs guerres civiles.Conquête du pouvoir et volonté d’autonomie se percutèrent.
Grâce à l’appui de la Russie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud proclamèrent leur autonomie.
Les Géorgiens n’apprécièrent guère de voir leur pays amputé de 20% de sa superficie mais ils n’avaient pas le choix. C’est alors que survint Mikhaïl Saakachvili. Arrivé au pouvoir grâce à une « révolution de couleur », celle des roses, bien orchestrée par la CIA, il vendit aux Géorgiens l’adhésion du pays à l’Union européenne et à l’OTAN, les deux processus marchant en tandem. Le bon peuple y crut, rêvant d’accéder au niveau de vie européen. Nous avons découvert à cette occasion que le Caucase se trouvait en Europe, ce qui est tout de même une révélation.
LA GUERRE DE CINQ JOURS
En 2008, Saakachvili décida d’envahir l’Ossétie du Sud. L’armée géorgienne franchit la frontière, tua quelques soldats ossètes mais aussi des Russes (une dizaine), garants de la protection du territoire autonome. Poutine apprit la nouvelle alors qu’il assistait à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin. Il fit quelques mètres pour discuter avec George Bush, présent au même évènement. Ce dernier jura que l’Amérique n’y était pour rien, le tout c’est d’y croire.
La riposte russe fut foudroyante. Des centaines de chars et des milliers d’hommes franchirent la frontière par le tunnel de Roki, construit pour passer sous les monts du Caucase.
Les Américains laissèrent les Géorgiens à leur triste sort. Ils furent vaincus en cinq jours. Certains néo-conservateurs, tel l’ineffable Dick Cheney, proposèrent tout de même de bombarder le tunnel de Roki pour gêner l’approvisionnement des Russes. Effrayé par les éventuelles conséquences, George Bush ne donna pas suite.
Cette cuisante défaite militaire fut durement reprochée à Saakachvili dont le parti perdit ensuite les élections de 2012. Le vainqueur fut Le Rêve géorgien dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili qui devint premier ministre. C’est en Russie qu’il a fait fortune et où il compte de nombreux amis, à commencer par Poutine. Il mit donc fin à l’agressivité verbale contre Moscou tout en poursuivant les pourparlers avec Bruxelles.
En 2013, Saakachvili quitta le pays afin d’échapper à de multiples poursuites. Il se réfugia aux Etats-Unis puis…en Ukraine où il devint vice-premier ministre de Zelenski. Rentré en Géorgie où il était étrangement persuadé d’être accueilli triomphalement, il fut arrêté et se trouve actuellement en prison. L’Amérique semble avoir lâché son encombrant agent.
Car elle a trouvé mieux depuis : en 2018 une diplomate française d’origine géorgienne, Salomé Zourabichvili, fut élu à la présidence de la république. Jacques Chirac l’avait nommé ambassadeur de France en Géorgie en 2003 puis, à la faveur de la révolution des roses, elle obtint la nationalité géorgienne et fut nommé aussitôt ministre des Affaires étrangères de Géorgie. Belle opération.
Elle fit docilement ce que l’occident attendait d’elle et dirigea les premières négociations avec Bruxelles et l’OTAN. Mais elle doit faire face maintenant au Premier ministre Iraki Garibachvili, membre du Rêve géorgien, donc beaucoup moins pro-occidental qu’elle.
On lit parfois que la Géorgie est coupée en deux entre pro-russes et pro-occidentaux. La réalité est infiniment plus subtile et l’on s’en rend bien compte sur place en discutant avec les Géorgiens.
La majorité, et les sondages le confirment, a peur de la Russie, souhaite que l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud réintègrent la mère patrie et rêve d’adhérer à l’Union européenne, symbole d’argent facile. Mais la plupart des Géorgiens parlent russe, sont orthodoxes et veulent la paix avec le puissant voisin. De plus, les deux économies sont très liées.
Autre paradoxe : les drapeaux ukrainiens fleurissent sur les bâtiments publics mais la présence de volontaires géorgiens en Ukraine laisse perplexe. Les enterrements sont nombreux et mettent les Géorgiens mal à l’aise. L’engouement du début s’est d’ailleurs refroidi et il n’y a plus de départs.
La guerre feutrée mais impitoyable que se livrent la Russie et l’Amérique place la Géorgie sur une ligne de crête. Elle n’a pas clairement choisi son camp mais a cependant refusé de s’associer aux sanctions occidentales qu’elle juge contraire à ses intérêts. La voie du bon sens.
Antoine de Lacoste
Un village de 64 habitants sauve son église
Comme quoi c’est possible ! Dans le Perche, le petit village de Comblot ne compte que 64 habitants. Mais depuis la fin du XXe siècle, l’église médiévale est au centre de toutes les préoccupations. Clos, chevet, retable, autels latéraux, tableaux… Année après année, avec l’appui des habitants, la mairie prend à cœur l’entretien de l’église Saint-Hilaire.
Les vitraux, la chaire et même le confessionnal sont restaurés. À chaque fois, la commune sollicite aides, subventions et dons. « Nous avons bénéficié d’une donation exceptionnelle de la petite-fille de la dernière épicière du village », confie le maire, Xavier Goutte, auprès de Ouest-France. Le legs a permis la rénovation de la voûte en forme de coque de bateau.
En vingt-cinq ans, Comblot a dépensé plus de 420 000 euros pour rénover l’église Saint-Hilaire et la petite chapelle attenante. Soit l’équivalent de dix fois son budget annuel. Le prix à payer pour inciter les touristes à venir visiter ce joyau du XIIe siècle, désormais ouvert au public du 1er mai au 1er novembre.
Grâce à la sauvegarde de son église, ce village du Perche concourt au prix Trévise 2023, organisé par la Fondation La sauvegarde de l’art français. Basé sur le vote du public, le prix récompense les restaurations architecturales réalisées selon les règles de l’art. Comblot espère remporter la distinction, avec son chèque de 5 000 euros. La subvention pourrait aider la commune à entreprendre la rénovation des bancs de l’église.
Source : Valeurs actuelles
Portes Ouvertes dénonce la persécution des chrétiens en Inde
Le pasteur Kumar Sahu a récemment affirmé que les chrétiens en Inde pouvaient exercer librement leur foi et qu’il n’avait personnellement jamais rencontré de restriction, discrimination ou persécution au cours de ses quarante années de ministère. L’ONG protestante Portes Ouvertes lui a répondu à cela en citant l’exemple de l’attaque contre les chrétiens dans l’État du Manipur, où plus de 400 églises ont été détruites, plus de 1700 maisons chrétiennes ont été pillées et plus de 100 chrétiens ont été tués. Elle a également mentionné les lois anti-conversion. Portes Ouvertes rapporte cependant un autre climat, en particulier dans l’État du Chhattisgarh, où les convertis au christianisme sont régulièrement forcés de revenir à l’hindouisme. Le porte-parole de l’organisation a expliqué que cela était dû à l’interprétation de ce qu’est une “conversion forcée”. Ainsi, le mariage avec un chrétien, une influence jugée répréhensible, une aide qui pourrait être considérée comme intéressée ou encore la prière publique sont potentiellement des actes constituant des “conversions forcées” aux yeux de la loi dans ces régions.
Le patriarche chaldéen face au président irakien
Le cardinal Louis Raphael I Sako a déclaré que la décision du président irakien Abdul Latif Rashid d’annuler le décret de son prédécesseur qui le reconnaissait comme patriarche de l’Église catholique chaldéenne signifie que, aux yeux de l’État, il n’a pas l’autorité pour diriger son peuple et administrer les biens ecclésiastiques, qualifiant cette décision d'”offensive” et d’aboutissement d’une campagne visant à s’emparer des biens de l’Église.
Lors d’une interview avec l’Aide à l’Église en Détresse, le patriarche a déclaré que l’annulation du décret faisait partie d’une campagne politique visant à le réduire au silence, à le rendre impuissant et à s’emparer des églises et d’autres bâtiments chaldéens. Il a ajouté : “Retirer le décret est très grave. Pendant 15 siècles, il y a eu des décrets reconnaissant le patriarche comme chef de l’Église et administrateur des biens de l’Église. Le révoquer est une humiliation pour l’Église.”
“Ceux qui soutiennent cette décision veulent mettre la main sur les biens de l’Église et les administrer séparément des autorités ecclésiastiques. Nous ne pouvons pas accepter cela.”
Le patriarche, qui a récemment quitté son siège patriarcal de Bagdad pour Erbil dans le nord de l’Irak kurde, a déclaré qu’il avait déposé une plainte auprès de la cour suprême concernant l’annulation du décret.
Le patriarche a déclaré : “J’ai reçu de nombreux témoignages de solidarité de nombreux musulmans ainsi que de chrétiens.” Il s’est dit encouragé par le soutien de la communauté en Irak qui, à Erbil et dans les plaines de Ninive, ont manifesté contre l’annulation du décret. Et il a ajouté : “Les chrétiens en Irak savent qu’ils ne peuvent pas être achetés. Ils ont leur propre dignité, leurs droits, tout comme n’importe qui d’autre.”
Avortement et satanisme
Un ex grand-prêtre sataniste, converti (catholique) par Marie, explique dans LifeSiteNews que l’avortement est un rituel sataniste.
Il témoigne qu’à proximité des avortoirs, des groupes satanistes offrent quotidiennement les bébés tués à satan.
Après sa conversion il a fondé une association et donne les 4 règles à suivre pour fermer un avortoir :
- la prière et le jeune ;
- une procession eucharistique avec le St Sacrement et une icône de ND de Guadalupe, et la prière du rosaire ;
- l’exécution d’un exorcisme catholique formel ;
- offrir une messe.
Il attribue à cette pratique la fermeture de 49 avortoirs et donne des exemples. Il rappelle que le combat étant spirituel, les armes doivent être spirituelles, pas ‘physiques’.
Par son expérience d’ex grand-prêtre sataniste il explique comment l’avortement alimente le satanisme. Dans les causes recensées de possession il ajoute celle d’avoir fait un avortement.
Ouganda : La Banque mondiale suspend l’octroi de nouveaux prêts en raison de la loi anti-LBGT
Réaction du président ougandais Yoweri Museveni :
« Il est regrettable que la Banque mondiale et d’autres tentent de faire pression pour que nous abandonnions notre foi, notre culture, nos principes et notre souveraineté en utilisant de l’argent…. Ils sous-estiment vraiment tous les Africains. L’Ouganda se développera avec ou sans prêts. Nous n’avons pas besoin de pression de qui que ce soit pour savoir comment résoudre les problèmes de notre société. »
Ohio : un sanctuaire diocésain réservé à la messe traditionnelle
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
Mgr Edward Malesic, évêque de Cleveland dans l’Ohio, a publié un décret faisant de l’église Sainte-Elisabeth de Hongrie, à partir du 15 août, un sanctuaire diocésain réservé à la messe traditionnelle et aux sacrements selon les livres de 1962. Ainsi est respecté le décret de François : l’église n’est plus paroissiale : la paroisse fusionne avec la paroisse voisine. Le décret stipule que cette église, qui est celle de la plus ancienne communauté hongroise des Etats-Unis, devra aussi promouvoir « l’héritage chrétien du peuple hongrois ». Et l’évêque (qui est quant à lui d’origine slovène) annonce l’arrivée d’un ordre religieux, sans autre précision.
A l’approche du synode, invoquer le Cœur Immaculé de Marie
Mgr Carlo Maria Vigano avait donné un entretien à Life Site News en 2020, diffusé sur ce même site en 2021 puis rediffusé en 2023, à l’approche du synode. En voici un résumé, réalisé par un lecteur :
L’entretien porte sur une manifestation de la Vierge Marie à Civitavecchia en février 1995, ses conséquences et son message. Dans cette manifestation miraculeuse Marie se réfère explicitement à son apparition et ses messages de Fatima ; elle avertit que satan s’efforce de détruire la famille.
Elle parle également de l’apostasie dans l’Église, les ténèbres qui recouvrent Rome et la nécessité de consacrer l’Italie à son Cœur Immaculé, précisant que « le monde est de plus en plus sous l’emprise de satan et du mal, sans épargner de nombreux serviteurs de l’Église ». Elle évoque enfin la possibilité d’une troisième guerre mondiale à la suite de l’apostasie.
Notre Dame s’est adressée à la famille Gregori après que leur statue de Marie ait pleuré des larmes de sang le [jeudi] 2 février 1995. Elle a clairement lié cette apparition à celles de Fatima :
« Mes enfants, la ténèbre de satan s’étend désormais sur le monde entier et obscurcit également l’Église de Dieu. Préparez-vous à vivre ce que j’avais révélé à mes petites filles de Fatima ».
« De fait, confirme le prélat italien, cette prophétie sur le suicide de l’Église a été largement entamée à travers la tentative satano-maçonnique de ‘protestantiser’ le catholicisme et le réduire à l’une des nombreuses religions d’une Religion mondiale ».
Sur l’influence maçonnique dans l’Église et le monde il précise :
« Que la pieuvre maçonnique étende ses tentacules sur l’Église Catholique n’est ni une rumeur ni un secret. Jusqu’au sein du Vatican, la Forteresse de l’Église, la maçonnerie s’est étendue avec une patience diabolique et attendu d’atteindre les positions de Pouvoir. Le cœur de la catholicité, appelé à être un phare pour le monde, a depuis longtemps été le lieu de la pompe et de l’orgueil qui le pourrissent.
Il y a aussi un message d’espérance : « Après les années à souffrir sous l’obscurité de satan, les années du triomphe de mon Cœur Immaculé sont désormais imminentes. » Elle demande instamment de prier le Rosaire, comme arme très puissante contre les forces du mal.
Mgr Vigano précise que ces apparitions ont été approuvées par le diocèse de Civitavecchia, et que le saint pape Jean-Paul II a même béni en privé la statue miraculeuse. Il indique que le prêtre exorciste Gabriele Amorth à Rome, maintenant décédé, croyait fermement à ces apparitions et a même demandé à la famille Gregori de prier pour lui à la fin de ses jours. Mgr Vigano a lui-même été témoin d’un phénomène miraculeux lors de sa visite à la famille Gregori.
Il indique que le discrédit porté sur ces apparitions vient du cardinal Bertone en personne, alors que le message concorde exactement avec celui de Fatima. Mentionnant les paroles de Marie sur les attaques de satan contre la famille – que sœur Lucie avait évoquées dans une lettre au cardinal Caffarra – Mgr Vigano explique :
« La bataille décisive entre le Royaume du Christ et le règne de satan concerne le mariage et la famille. Attaquer la famille, c’est détruire la cellule fondamentale de la société mais aussi de l’Église. Cette attaque se manifeste aussi au sein de l’Église, explicitement par Amoris Laetitia, avec la possibilité de remettre en cause l’indissolubilité du mariage, la légitimisation de l’homosexualité et la promotion de l’idéologie du ‘gender’. Civitavecchia, comme Fatima, recèle un avertissement à l’Église et un jugement de l’Histoire, mais offre le seul remède décisif, l’antidote divin contre le mal et la damnation de l’Histoire et l’Homme. »
Il est important de savoir que Jessica Gregori [pas encore 6 ans lors de l’apparition], a reçu lors de ces évènements la révélation par Marie de l’intégralité du 3ème secret de Fatima, et que ce message a été transmis au pape Jean-Paul II. Elle a même pu rencontrer sœur Lucie l’année suivante et constater avec elle que le message correspondait exactement.
Le père Flavio Ubodi, vice-président de la Commission d’enquête diocésaine qui a approuvé les apparitions, a récemment publié un livre, 25 ans avec Marie, ainsi qu’un autre plus ancien, La petite madone de Civitavecchia, larmes et messages.
Pour Mgr Vigano, « si le triomphe du Cœur Immaculé de Marie est proche, c’est maintenant le temps du combat ». Et il cite Notre Dame :
« Par vous je peux répandre la lumière de la foi en ces jours de grande apostasie. Vous êtes la lumière du Seigneur parce que vous êtes des enfants totalement consacrés à moi. Laissez-moi vous guider. Si vous m’écoutez avec une grande dévotion, et réalisez mes demandes en marchant sur le chemin que je vous indique dans votre esprit et votre cœur, par vous je peux réaliser le grand Dessein divin du triomphe de mon Cœur Immaculé. »
Des sénateurs réclament l’ouverture des églises aux activités non cultuelles
Le Monde publiait hier une tribune signée du sénateur communiste Pierre Ouzoulias et des sénatrices Anne Ventalon (LR) et Catherine Morin-Desailly (centriste) dont la thèse générale, après s’être félicité du “relativement bon état” des églises de France (pensez donc: il n’y aurait “que” 500 églises fermées et entre 2500 et 5000 dans une situation préoccupante!), est de contester “l’affectation exclusive” des églises au culte.
Ces parlementaires ne manquent pas d’air! La Révolution a volé le patrimoine de l’Eglise en 1790 (patrimoine dont on ne rappellera jamais assez qu’il n’entretenait pas seulement les prêtres et le culte, mais encore les écoles, les hôpitaux, les universités, l’assistance publique – et, quand on voit le désastre de l’Etat-providence et du système scolaire contemporains, on ne peut qu’admirer ce que faisaient nos aïeux). Officiellement, cette spoliation visait à secourir les finances publiques dans un triste état (meilleur qu’aujourd’hui, mais à l’époque, l’Etat ne bénéficiait pas de l’argent virtuel de la BCE!). Dans la pratique, elle n’a servi à rien (les finances publiques étaient bien plus ravagées encore en 1799 qu’en 1789), sinon à engraisser des profiteurs. J’en profite pour rappeler que Bonaparte choisit très astucieusement les 200 plus gros profiteurs de ce gigantesque détournement d’héritage pour leur confier la toute nouvelle Banque de France – ce qui est à l’origine du mythe des “200 familles” et je m’étonne toujours que les amis de M. Mélenchon applaudissent la Révolution tout en conspuant ces 200 familles, la cohérence n’est pas ce qui les étouffe.
Le concordat, négocié par le même Bonaparte, permit le retour de la paix religieuse, mais au prix de l’acceptation par l’Eglise de cette spoliation en échange du paiement des ministres des cultes. En d’autres termes, on gravait dans le marbre le vol des biens de l’Eglise (qui, encore une fois, étaient les biens des pauvres et des morts qui avaient demandé qu’on prie pour leur âme en échange de ces legs innombrables) en échange du salariat des prêtres: c’était non seulement violer la nécessaire liberté du spirituel face à l’Etat, mais encore appliquer avant la lettre la vieille méthode soviétique: donne-moi ta montre, je te donnerai l’heure (je prends le patrimoine qui servait à payer les prêtres et mille autres choses et je consens uniquement à payer les prêtres).
La parole des régimes révolutionnaires ne valant pas grand-chose, elle fut piétinée en 1905 avec la rupture unilatérale du concordat. Cette fois, on suspendait le traitement des prêtres et l’on volait jusqu’aux édifices cultuels, mais on promettait, la main sur le coeur, d’entretenir lesdits édifices en garantissant à l’Eglise catholique d’en être l’unique affectataire.
Nous approchons manifestement de la troisième spoliation révolutionnaire. Et il est significatif que deux sénatrices de “droiche” aient prêté la main à l’opération aux côtés (ou sous la houlette?) d’un sénateur communiste – le communisme étant évidemment l’idéologie la plus hostile à toute forme de patrimoine religieux.
Mais qu’est-ce que cela veut dire “affectation exclusive discutée”? Si cela signifie pouvoir faire des concerts ou des expositions d’art sacré dans les églises, nous n’avons pas attendu ces braves sénateurs. Le plus vraisemblable est que cela signifie en réalité possibilité de “prêter” les églises à d’autres cultes (comme le culte islamique qui l’avait naguère demandé avec insistance) ou possibilité de transformer les églises en boîtes de nuit.
Je n’ai aucune autorité politique ni spirituelle, mais il me semble que la meilleure contre-attaque consisterait à multiplier les pèlerinages et les messes patronales (il existe en France des dizaines, peut-être des centaines de prêtres, plus ou moins mis sur la touche parce que trop tradis qui seraient sûrement ravis de s’investir dans cette nouvelle évangélisation des campagnes). En tout cas, nous ne pouvons pas rester les bras ballants devant cette troisième spoliation qui s’annonce (et dont les délires macroniens sur Notre-Dame de Paris ont donné une première idée).
Guillaume de Thieulloy
Tout l’enjeu des JMJ consiste à prendre les jeunes au sérieux
Du père Danziec dans Valeurs actuelles :

Vietnam: visite du président à la Conférence épiscopale
Le président communiste vietnamien, Võ Văn Thưởng, a effectué une visite au siège de la Conférence épiscopale du Vietnam à Ho Chi Minh Ville (Saïgon) le lundi 7 août. Du côté du gouvernement, dix personnes étaient présentes, tandis que du côté de la Conférence épiscopale vietnamienne, neuf évêques étaient présents, dont le président, l’archevêque de Ho Chi Minh Ville, Mgr Joseph Nguyễn Năng, cinq prêtres et deux religieuses. Le président a reconnu la contribution et le service de l’Église catholique à la société vietnamienne et a évoqué sa rencontre avec le Pape le 27 juillet dernier. Le père Đào Nguyên Vũ, chef du secrétariat de la Conférence épiscopale vietnamienne, a ensuite présenté les activités de l’Église dans le pays, fournissant des chiffres et des statistiques sur les instituts catholiques au Vietnam, et a mentionné qu’il y avait des jardins d’enfants catholiques mais pas encore d’écoles primaires, de collèges ou de lycées. Le président a promis d’examiner cette question. Lors de la visite au Vatican le 27 juillet, le Saint-Siège et le gouvernement vietnamien ont conclu un accord sur le statut du représentant pontifical résident et l’établissement d’une nonciature apostolique à Hanoï.Les relations entre le Saint-Siège et le Vietnam avaient été interrompues en 1975 mais se sont améliorées depuis 1990. En 2011, en particulier, Benoît XVI a nommé un représentant pontifical non résident.

