Bienvenue à Paris!
Cette journaliste devrait tout de même savoir qu’on ne dit pas un rat, mais un “surmulot” et qu’il faut organiser la “cohabitation” avec ces sympathiques bestioles…
LCi, reporter de guerre 2020 à Paris, regardez : c'est pas le pied !pic.twitter.com/QllEc96hcW
— Gilbert Collard (@GilbertCollard) August 20, 2023
Retour 100 ans en arrière : naissance de l’Eglise Rénovée
D’Arnaud de Beauchef pour le Salon beige:
En mai 1922, naquit en Russie l’Eglise Rénovée, encore appelée Eglise Vivante. A l’occasion de l’emprisonnement du patriarche orthodoxe russe de l’époque, Tikhon, une prise du pouvoir par des éléments réformateurs de l’Eglise russe conduisit à la tenue d’un concile de “l’Eglise de toutes les Russies” en avril-mai 1923. A cette occasion, les réformateurs parlèrent de ‘l’abdication’ du patriarche pour légitimer leur prise de pouvoir.
La participation à ce concile de 476 membres fut bien organisée : 2/5 des membres étaient directement nommés par les réformateurs. Pour le reste, les règles d’éligibilité des délégués dépendaient des réponses à un questionnaire préalablement envoyé à chaque participant pressenti. La police soviétique de l’époque, la Tcheka, aida les rénovateurs moscovites dans la sélection au sein des provinces. Il est à noter que certains membres furent des laïcs.
En parallèle, le mouvement méthodiste épiscopal américain, contribua financièrement au projet en fournissant des moyens financiers à la formation du nouveau clergé après la saisie des objets précieux du clergé organisé par le pouvoir soviétique à l’hiver 1922 afin de faire face à la famine.
Au total, ce mouvement de l’Eglise Vivante, recueillit l’adhésion de la plupart des membres du clergé de l’époque. Il n’y eu que deux refus de participation à ce concile parmi tous les évêchés de Russie.
L’Eglise Rénovée entérina les orientations suivantes :
- Une bienveillance à l’égard du pouvoir politique soviétique, dont l’idéologie est considérée comme alignée avec le message évangélique d’une Eglise indivise et communautaire des temps apostoliques. Cela ouvrait la voie d’une plus grande symbiose entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel et en tout cas à l’instauration de « liens normaux » avec le nouveau pouvoir soviétique, après la période “réactionnaire” du patriarche Tikhon.
- Une affirmation du caractère synodal de l’Eglise et, de ce fait, le refus de son caractère patriarcal. A ce titre, une auto-proclamation de son caractère démocratique s’exprima.
- L’accès à l’épiscopat d’hommes mariés et la possibilité pour le clergé veuf d’accéder au remariage. Eliminer toutes les barrières qui séparent le prêtre de ses fidèles.
- La condamnation du monachisme, source de nomination des évêques par le passé et trop éloigné de la nouvelle mission sociale de l’Eglise.
- Sur le plan liturgique, abandon du slavon au profit du russe, élimination de l’iconostase et déplacement de l’autel au milieu des paroissiens.
- Participation des laïcs aux instances dirigeantes de l’Eglise Rénovée.
- Un rapprochement du monde occidental, avec l’abandon du calendrier julien au profit du calendrier grégorien.
Une fois que ces évolutions ont été entérinées, le vocable d’« Eglise Vivante » fut rapidement abandonné au profit de la simple dénomination « Eglise Orthodoxe ». Son instance exécutive s’appela le « Saint-Synode », dirigé par un conseil suprême de 10 membres. D’après le journal « Messager du Saint-Synode », en 1925, l’Eglise Rénovée comptait 95 évêques, 11.057 prêtres et 1125 diacres.
Au cœur des ces évolutions était pour certains le vœu de ramener à l’Eglise les masses laborieuses dans une époque de défection massive. A cela s’ajoutait l’esprit éclairé de clercs moscovites proches du pouvoir politique central. Ce qui est plus étonnant est qu’une partie des clercs qui furent à l’origine de cette Eglise Rénovée étaient parmi les plus conservateurs avant l’arrivée au pouvoir des communistes.
En fait, il y avait parmi ce clergé rénovateur beaucoup de « légitimistes institutionnels » attachés à une bonne entente avec l’appareil d’Etat, quel qu’en soient les dérives. Cela ne fut pas sans conséquence, car ces clercs conciliants furent souvent les meilleurs indics signalant au pouvoir communiste leurs confrères récalcitrants qui furent ainsi contraints à goûter au goulag.
Ce bref aperçu de cette page sombre de l’histoire l’orthodoxie russe sous la férule communiste ne peut laisser indifférent le lecteur catholique contemporain :
Revoyons rapidement la succession de ces événements d’il y a 100 ans : cela commence par l’”abdication” de la plus haute autorité. Puis il est question de rejoindre au plus près les thèmes de la société civile sans opposition, de réformer l’Eglise vers plus de synodalité, de réformer la gouvernance de l’Eglise, de mettre les laïcs au centre dans une approche la plus participative possible (tout en les sélectionnant bien), d’alléger les contraintes morales pour tous.
En toute ingénuité, nous pouvons bien sûr penser au déroulement actuel du Synode sur la synodalité, mais bien sûr, comme le signale la mention légale au début de certaines œuvres cinématographiques : « Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence. »
Quelle fut la suite de cette Eglise Rénovée russe ? C’est très simple : ce schisme disparut en quinze ans pour plusieurs raisons :
Tout d’abord le pouvoir soviétique ne cherchait pas à promouvoir une nouvelle Eglise et s’il favorisa « l’Eglise Vivante », ce ne fut qu’un soutien tactique pour éliminer l’Eglise orthodoxe. D’autre part, les croyants du bas de l’échelle ne suivirent pas cette évolution en masse. Simplement ils continuèrent de se détourner de leurs églises qui d’ailleurs fermaient en grand nombre. Par ailleurs, les dirigeants de cette Eglise Rénovée connurent de nombreuses dissensions entre eux en l’absence de dépôt précis à transmettre et d’autorité claire et consistante dans le temps. Enfin, le clergé “conservateur légitimiste” qui avait suivi ces évolutions se trouva finalement pris dans une situation intenable, car l’évolution des compromis conduit en général à une forme de compromission indigeste.
En tout cas, il faut voir dans ce type d’évolution le marqueur d’une montée en puissance d’un totalitarisme sociétal qui a prise sur une institution ecclésiale affaiblie et largement inféodée. La bonne nouvelle est que ces situations ne durent jamais très longtemps à l’échelle du temps de l’Eglise, la mauvaise nouvelle est que la vraie rénovation se fait souvent dans la douleur à l’échelle du temps des contemporains.
Ce rappel historique datant de 100 ans presque jour pour jour, invite les clercs et les fidèles catholiques à considérer avec la plus grande prudence les événements ecclésiaux qui agitent le temps présent.
Un prêtre agressé à Nancy
🔴 Nancy : un prêtre de 74 ans, agressé et frappé en pleine rue, transporté à l'hôpitalhttps://t.co/SskSd7yhSq
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) August 19, 2023
XIIe dimanche après la Pentecôte
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
C’est l’Évangile du bon Samaritain qui donne aujourd’hui son nom au douzième dimanche après la Pentecôte.
L‘Introït débute par le beau verset du psaume 69 : O Dieu, venez à mon aide ; Seigneur, hâtez-vous de me secourir ! Dans sa dixième Conférence, Cassien montre comment ce cri de l’âme convient à tous les états et répond à tous les sentiments. Durand de Mende en fait application dans la circonstance présente à Job, parce que les lectures de l’Office de la nuit tirées du Livre où sont racontées ses épreuves se rencontrent quelquefois, quoique rarement, avec ce Dimanche. Rupert y voit de préférence les accents du sourd-muet, dont la guérison mystérieuse faisait, il y a huit jours, l’objet de nos méditations. « Le genre humain dans la personne de nos premiers parents, dit-il, était devenu sourd pour écouter les commandements du Créateur, et muet pour chanter ses louanges ; le premier mouvement de sa langue déliée par le Seigneur est pour invoquer Dieu. » C’est aussi chaque matin le premier élan de l’Église, comme sa première parole à chacune des Heures du jour et de la nuit.
Dom Guéranger L’Année Liturgique
► Introït : Deus in adjutórium
Dans l’Introït de ce douzième dimanche après la Pentecôte c’est le psaume 69, supplication adressée au Seigneur pour obtenir son secours au milieu des dangers et des épreuves de cette vie. Le premier verset est très connu, car il est chanté au début de toutes les heures de l’Office divin sans exception, appel plein de confiance en Dieu qui est prêt à nous accorder ses grâces, mais qui veut qu’on les lui demande :
Deus, in adjutórium meum inténde : Dómine, ad adjuvándum me festína : confundántur et revereántur inimíci mei, qui quærunt ánimam meam.
À ce premier verset du psaume, le texte de l’Introït ajoute le deuxième verset.
Avertántur retrórsum et erubéscant : qui cógitant mihi mala…
Qu’ils soient couverts de honte et de confusion les ennemis qui en veulent à ma vie.
La mélodie de cet Introït est assez originale. Elle se lance d’abord dans l’aigu en une affirmation pleine d’assurance. Si le texte est très suppliant la mélodie exprime une confiance absolue. Puis elle devient plus calme et statique, tournant toujours autour des mêmes notes pour s’achever par une cadence au grave très paisible. Le verset suivant qui est psalmodié à la suite redit à peu près la même chose :
Avertantur retrorsum et erubescant, qui volunt mihi mala.
Qu’ils s’en retournent en rougissant ceux qui me veulent du mal.
► Graduel : Benedícam Dóminum
Comme celui de l’Introït, le texte du Graduel du douzième dimanche après la Pentecôte est le début d’un psaume. Il s’agit ici du psaume 33, psaume de louange et d’action de grâces pour la délivrance d’un grand danger, qui est souvent utilisé dans la liturgie. Nous l’avons rencontré récemment au Graduel du septième dimanche et à la Communion du huitième et nous le retrouverons à l’Offertoire du quatorzième. Ses deux premiers versets sont entièrement consacrés à la louange.
Benedícam Dóminum in omni témpore : semper laus eius in ore meo.
Je bénirai le Seigneur en tous temps, sa louange sera toujours dans ma bouche.V/. In Dómino laudábitur ánima mea : áudiant mansuéti, et læténtur.
Mon âme sera glorifiée dans le Seigneur ; que les doux entendent et qu’ils se réjouissent.
” Semper laus ejus in ore meo – Que sa louange soit toujours dans ma bouche. ” Cela doit être la devise de tous les chanteurs et plus spécialement des grégorianistes, mais ce sont seulement les doux, ceux qui n’ont au cœur aucun sentiment d’orgueil ou de violence qui sont invités à se réjouir de tous les bienfaits que le Seigneur nous accorde.
C’est pour cela que la mélodie, si elle est très développée comme celles des Graduels avec de grandes vocalises, reste dans l’ensemble assez modérée et paisible, avec seulement une belle envolée dans l’aigu sur in omni tempore et un crescendo enthousiaste sur le mot meo à la fin de la première partie. La deuxième partie, contrairement à la plupart des Graduels est encore plus calme et retenue. C’est vraiment une joie intérieure avec, sur le mot mansueti (les doux), une longue vocalise contemplative tournant sur elle-même.
► Alléluia : Dómine, Deus salútis meæ
Comme celui du neuvième dimanche, l’Alléluia du douzième dimanche après la Pentecôte fait exception dans la série des Alléluias de ce temps liturgique, qui sont généralement des exclamations enthousiastes et triomphales. Nous retrouvons ici un texte de supplication, et comme à l’Introït et au Graduel de cette messe, et comme pour la plupart des Alléluias de ce temps, c’est encore le début d’un psaume, cette fois le psaume 87. Ce psaume est la prière d’un malheureux abandonné de tous, et c’est un des rares de tout le psautier à n’être qu’une longue plainte, sans aucune parole de confiance ou d’espérance. On le chante à la semaine sainte, où il est évidemment mis dans la bouche du Christ souffrant, mais ici on ne trouve que le premier verset :
Dómine, Deus salútis meæ, in die clamávi et nocte coram te
Seigneur, Dieu de mon salut, jour et nuit j’ai crié en Votre présence.
Ce texte peut très bien être détaché de son contexte scripturaire et être interprété seulement comme l’affirmation de notre prière incessante mais aussi confiante. La mélodie nous y invite.
Elle est pleine de ferveur mystique, mais aussi d’abandon calme et paisible, en une grande ligne souple et très liée. C’est note pour note la même que celle de l’Alléluia Cognoverunt du deuxième dimanche après Pâques, le dimanche du Bon Pasteur : ” Ils reconnurent le Seigneur Jésus à la fraction du pain “. Nous y exprimions notre reconnaissance au Seigneur pour la grâce de Le connaître intimement ; nous retrouvons cette même ferveur pour Le supplier jour et nuit.
► Offertoire : Precátus est
L’Offertoire du douzième dimanche après la Pentecôte présente un caractère exceptionnel, ne serait-ce que par sa longueur et par son intensité dramatique. Le texte n’est pas tiré d’un psaume, mais du livre de l’Exode.
Il y a ainsi dans ce temps après la Pentecôte six grands Offertoires tirés de divers livres de l’Ancien Testament. Nous en avons entendu un au septième dimanche, emprunté au livre de Daniel, et nous en retrouverons aux dix-septième, dix-huitième, vingt et unième et vingt-deuxième dimanches. Mais celui-ci est le plus long, dépassant même par ses dimensions le grand Jubilate du deuxième dimanche après l’Épiphanie. Il a la forme d’un triptyque, dont la partie centrale est la prière de Moïse pour son peuple qui s’était éloigné de Dieu pour adorer le veau d’or et que le Seigneur voulait exterminer. Cette prière est encadrée de deux courts récits, un récit d’introduction et un récit de conclusion.
Precátus est Moyses in conspéctu Dómini, Dei sui, et dixit : Quare, Dómine, irascéris in pópulo tuo ? Parce iræ ánimæ tuæ : meménto Abraham, Isaac et Iacob, quibus iurásti dare terram fluéntem lac et mel. Et placátus factus est Dóminus de malignitáte, quam dixit fácere pópulo suo..
Moïse pria en présence du Seigneur son Dieu en disant : Pourquoi, Seigneur, vous irriter contre votre peuple ? Apaisez la colère de votre âme, souvenez-vous d’Abraham, d’Isaac et Jacob, à qui vous avez juré de donner la terre où coulent le lait et le miel. Et le Seigneur apaisé renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.
On remarquera que la première phrase, le récit introductif, est répétée deux fois, comme dans le grand Jubilate, mais cette fois avec la même mélodie ; seule la cadence finale est un peu différente. La mélodie de ce récit est calme et bien affirmée avec de souples ondulations. La prière de Moïse, ensuite, comporte trois phrases. On sent tout de suite plus de mouvement et de tension. La première est presque angoissée, la deuxième très suppliante. Enfin la troisième phrase Memento, Abraham…s’élève brusquement à l’aigu avec véhémence. On retrouve le calme pour la conclusion, le Seigneur a renoncé au châtiment, c’est l’apaisement et la détente.
► Communion : De fructu
Nous retrouvons dans l’antienne de Communion du douzième dimanche après la Pentecôte la même idée que dans la Communion du dimanche précédent : en ce plein été, période de moissons, offrir au Seigneur les récoltes et Le remercier pour les fruits de la terre qu’Il nous donne en profusion. Le texte d’aujourd’hui est tiré du psaume 103, grand cantique de louange et de reconnaissance pour toutes les splendeurs de la création, qui sont énumérées avec une poésie admirable. La liturgie a choisi ici les versets qui se rapportent à la matière des sacrements, le pain, le vin et l’huile :
De fructu óperum tuórum, Dómine, satiábitur terra : ut edúcas panem de terra, et vinum lætíficet cor hóminis : ut exhílaret fáciem in oleo, et panis cor hóminis confírmet.
Seigneur, la terre est comblée du fruit de vos œuvres. Ainsi, vous tirez le pain du sein de la terre et le vin réjouit le cœur de l’homme ; l’huile met la joie sur son visage et le pain réconforte le cœur de l’homme.
Le sens eucharistique de ces paroles est évident au moment de la communion : le pain qui donne la force et le vin qui donne la joie sont chantés avec une mélodie très simple et légère, exprimant le bonheur confiant des petits enfants à qui leur bon père donne tout ce qu’il leur faut.
Un nouveau Manuel de Sciences Cours Moyen Tome 1
A l’approche de la rentrée scolaire, l’Œuvre Scolaire Saint-Nicolas poursuit la publication de manuels scolaires. Après l’Histoire, la Géographie, les Mathématiques, les Sciences, l’association publie un manuel de Sciences d’observation. Les plantes et les animaux.
Habituer nos enfants à prendre le temps d’admirer le monde qui nous entoure, d’en scruter peu à peu les richesses, de s’en émerveiller, voilà le propos de ce manuel destiné aux élèves des classes du Cours Moyen. Un accent particulier a donc été porté sur la partie observation, très abondante et richement illustrée. Les activités, manipulations et expériences proposées, réalisables en classe ou à la maison, permettent une assimilation personnelle des notions abordées et des êtres étudiés. La leçon est une prolongation des découvertes faites en classe, dont elle offre une synthèse.
Le premier tome emmène nos enfants à la découverte des animaux et des plantes de nos régions. Familier de nos écoles rurales, mais trop absent de nos cités, ce monde du vivant est pourtant à la pointe des préoccupations actuelles, et mieux le connaître doit aider chacun à prendre la mesure de sa responsabilité vis-à-vis du monde qui l’entoure.
Nous espérons ainsi, dans la ligne du manuel d’éveil aux sciences d’observation pour les classes du Cours Élémentaire, développer en chaque enfant la curiosité indispensable à la formation de son intelligence, en suscitant une démarche active et personnelle, mais surtout contribuer à l’élaboration d’une vraie culture.
Une compagnie aérienne condamnée pour atteinte à la liberté religieuse
Une hôtesse de l’air de la compagnie Southwest Airlines, Charlene Carter, avait été licenciée après avoir critiqué le président de son syndicat pour avoir participé à une Marche pro-avortement à Washington. en 2017. Carter a intenté un procès et a obtenu une indemnisation de 5 millions de dollars de la compagnie aérienne et du syndicat, la cour ayant conclu que ses propos étaient protégés par la loi fédérale. Elle a également été réintégrée en tant qu’hôtesse de l’air pour la compagnie. Le tribunal de district des États-Unis pour le district nord du Texas a en outre ordonné à Southwest d’informer ses employés que la compagnie “ne peut pas discriminer les hôtesses de l’air de Southwest en raison de leurs pratiques religieuses et de leurs croyances”.
Dans un récent arrêt, le tribunal a déclaré que Southwest “était très loin de se conformer à l’ordonnance du tribunal”. Au lieu de suivre la directive du tribunal en informant ses employés que la compagnie “n’était pas autorisée” à les discriminer, Southwest a déclaré à son personnel qu’elle ne les discriminait pas. “On voit mal comment Southwest aurait pu violer davantage l’exigence de notification”, a déclaré le tribunal dans son jugement. Le juge Brantley Starr, nommé par Trump, a souligné la nature de la violation de Southwest en citant le récit biblique du Jardin d’Eden : “Après que Dieu ait dit à Adam, ‘Tu ne mangeras pas du fruit de l’arbre [au milieu du jardin]’, imaginez Adam disant à Dieu, ‘Je ne mange pas du fruit de l’arbre au milieu du jardin’ – alors qu’un trognon de pomme repose à ses pieds.” Le jugement indique que la compagnie aérienne “doit comprendre, lorsqu’elle communique avec ses employés, que les protections fédérales de la liberté religieuse prévalent sur toute politique de civilité de l’entreprise”. Starr a ordonné aux avocats de suivre un cours de formation sur la liberté religieuse dispensé par l’association conservatrice Alliance Defending Freedom.
Le mystère du Christ et la vie de l’Église
A l’occasion de la fête aujourd’hui de saint Jean Eudes, voici un extrait du Traité de saint Jean Eudes sur le royaume de Jésus :
Le mystère du Christ et la vie de l’Église.
Nous devons continuer et accomplir en nous les états et mystères de Jésus, et le prier souvent qu’il les consomme et accomplisse en nous et en toute son Église. Car les mystères de Jésus ne sont pas encore dans leur entière perfection et accomplissement. Bien qu’ils soient parfaits et accomplis dans la personne de Jésus, ils ne sont pas néanmoins encore accomplis et parfaits en nous qui sommes ses membres, ni en son Église qui est son corps mystique. Car le Fils de Dieu a dessein de mettre une participation, et de faire comme une extension et continuation de ses mystères en nous et en toute son Église, par les grâces qu’il veut nous communiquer, et par les effets qu’il veut opérer en nous par ces mystères. Et par ce moyen il veut les accomplir en nous.
C’est pourquoi saint Paul dit que Jésus Christ s’accomplit dans son Église, et que nous concourons tous à sa perfection et à l’âge de sa plénitude, c’est-à-dire à son âge mystique qu’il a dans son corps mystique; et cet âge ne sera accompli qu’au jour du jugement. Et ailleurs, il dit qu’il accomplit en son corps la Passion de Jésus Christ.
Ainsi le Fils de Dieu a dessein de consommer et accomplir en nous tous ses états et mystères. Il a dessein de consommer en nous le mystère de son Incarnation, de sa naissance, de sa vie cachée, en se formant en nous et en prenant naissance dans nos âmes, par les saints sacrements de Baptême et de la divine Eucharistie, et en nous faisant vivre d’une vie spirituelle et intérieure qui soit cachée avec lui en Dieu.
Il a dessein de perfectionner en nous le mystère de sa Passion, de sa Mort et de sa Résurrection, en nous faisant souffrir, mourir et ressusciter avec lui et en lui. Il a dessein d’accomplir en nous l’état de vie glorieuse et immortelle qu’il a au ciel, en nous faisant vivre avec lui et en lui, lorsque nous serons au ciel, d’une vie glorieuse et immortelle. Et ainsi il a dessein de consommer et accomplir en nous et en son Église tous ses autres états et mystères, par une communication et participation qu’il veut nous donner, et par une continuation et extension qu’il veut faire en nous de ces mêmes états et mystères.
Ainsi les mystères de Jésus ne seront point accomplis jusqu’à la fin du temps qu’il a déterminé pour la consommation de ses mystères en nous et en son Église, c’est-à-dire jusqu’à la fin du monde.
(Via Facebook)
“Le peuple n’est pour rien dans les révolutions”
Patrick Malvezin, né en 1949, a rédigé une thèse dirigée par Pierre Boutang sur Joseph de Maistre, les conditions ontologiques du recours à la tradition. Il vient de publier un ouvrage sur Joseph de Maistre ou le mystère du gouvernement, Parcours d’une oeuvre et d’une vie. Dans cet ouvrage préfacé par l’abbé Lorans, il revient sur la vie et les oeuvres de Joseph de Maistre, ancien franc-maçon bouleversé par la révolution, confronté au mystère du gouvernement. À la lecture des textes les plus significatifs du magistrat savoisien, l’auteur nous montre l’actualité de la pensée de cet auteur contre-révolutionnaire, devenu un adversaire résolu des Lumières et de la Révolution. A propos de la contre-révolution, l’auteur cite ces lignes de Joseph de Maistre, tirées des Considérations :
En formant des hypothèses sur la centre-révolution, on commet trop souvent la faute de raisonner comme si cette contre-révolution devait être et ne pouvait être que le résultat d’une délibération populaire. Le peuple criant, dit-on ; le peuple veut, le peuple ne consentira jamais ; il ne convient pas au peuple, etc. Quelle pitié ! Le peuple n’est pour rien dans les révolutions, ou du moins, il n’y entre que comme instrument passif. Quatre ou cinq personnes, peut-être, donneront un roi à la France. Des lettres de Paris annonceront aux provinces que la France a un roi, et les provinces crieront : vive le roi ! A Paris même, tous les habitants moins une vingtaine, peut-être, apprendront, en s’éveillant, qu’ils ont un roi. Est-il possible, s’écrieront-ils, voilà qui est d’une singularité rare ? Qui sait par quelle porte il entrera ? Il serait prudent, peut-être, de louer des fenêtres d’avance, car on s’étouffera. Le peuple, si la monarchie se rétablit, n’en décrétera pas plus le rétablissement qu’il n’en décréta la destruction, ou l’établissement du gouvernement révolutionnaire.
Débarquement en Provence Août 1944 : la mémoire hémiplégique de Macron et des médias
De Christian Baeckeroot :
Si on ne peut que se féliciter d’entendre le Président de la République prôner le patriotisme et l’union des Français, il reste pour ceux qui aiment la vérité et le respectde nos morts le regret d’une mémoire hémiplégique.
Ni Emmanuel Macron ni la quasi-unanimité des commentateurs n’ont évoqué d’où venait cette armée qui renaît le 10 novembre 1942 avec l’accord signé entre les anglo-américains en cours de débarquement et l’Amiral Darlan qui vient de recevoir par cable secret le dernier message du Maréchal Pétain :
« Vous avez toute ma confiance .Faîtes au mieux. Je vous confie les intérêts de l’Empire » ( Robert Aron / Histoire de Vichy / p.560).
L’Armée d’Afrique, préservée par l’Armistice de juin 1940 et dynamisée par le Général Weygand puis par le Général Juin, reprend le combat contre l’Allemagne et l’Italie.
Elle mobilise immédiatement 4 divisions (60.000 hommes) pour s’opposer aux forces germano-italiennes qui contre-attaquent en Tunisie alors que les Alliés n’alignent fin Novembre que 2 divisions (L.C. Michelet / La Revanche de l’Armée d’Afrique / p. 411 / éditions G. de Bouillon)
« Jusqu’à la fin décembre (1942 ) l’essentiel de la couverture face à l’Est reposera sur les soldats de Juin » ( P. Montagnon / l’Armée d’Afrique / p. 411 / éditions G. de Bouilon ) .
Après la Tunisie le C.E.F. (Corps Expéditionnaire Français de 115.000 hommes ) commandé par le Général Juin s’illustrera en Italie (décembre 1943 / juillet 1944 ). 90%des effectifs du CEF sont des unités de l’Armée d’Afrique.
Fin juillet 1943 le Général Juin, prenant congé du CEF déclare
« Ma pensée reconnaissante va au Général Weygand qui a préparé l’Armée d’Afrique en lui forgeant une âme et me l’a léguée au moment de l’employer. L’Armée d’Afrique venue combattre en Italie a marqué la renaissance des armes françaises » .
C’est encore l’Armée d’Afrique qui constituera 85% de l’Armée du Général de Lattre qui débarque sur les côtes de Provence en aoùt 1944, avant d’être renforcée par les jeunes métropolitains.
Christian Baeckeroot
(Saint-Cyrien 1958-1960)
Nouvelle victoire pro-vie contre une décision de Jo Biden
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
Aux Etats-Unis, la cour d’appel fédérale de la 5ecirconscription a annulé l’autorisation donnée par le gouvernement de Jobidon d’envoyer la pilule abortive par la poste.
Cette autorisation avait surtout pour but de contourner l’interdiction de l’avortement dans plusieurs Etats (à commencer par le Texas) suite à l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade, et elle fit faire un bond, l’an dernier, au commerce de l’avortement chimique.
Elle était clairement illégale, puisqu’une loi (du XIXe siècle) interdit précisément la livraison par le service postal américain de tout « article, instrument, substance, drogue, médicament ou chose dont la publicité ou la description est destinée à amener une autre personne à l’utiliser ou à l’appliquer pour provoquer un avortement ». Le gouvernement de Jobidon a décrété que cela voulait dire en fait qu’on pouvait envoyer des abortifs à condition que l’expéditeur n’ait pas l’intention de les faire utiliser illégalement par le destinataire. Or on ne peut commander la pilule abortive que sur ordonnance.
L’Alliance Defending Freedom, au nom de quelques groupes de médecins pro-vie, avait obtenu en avril la suspension de cette autorisation, par un tribunal de première instance du Texas. Naturellement, le gouvernement acharné à la culture de mort avait fait appel.
Mais la cour d’appel a confirmé le jugement de première instance, tout en disant que l’affaire ne pourra être conclue que par un arrêt de la Cour suprême.
La cour d’appel en profite pour rétablir les restrictions initiales : la limite pour la prise de pilules abortives est ramenée de dix à sept semaines de gestation, la consultation d’un médecin en cabinet est obligatoire, la déclaration des effets indésirables est obligatoire.
Monseigneur Jean-Louis Balsa nommé archevêque d’Albi
Le pape François a nommé ce vendredi 18 août, Monseigneur Jean-Louis Balsa, archevêque d’Albi suite à l’acceptation de la démission de Monseigneur Jean Legrez pour raison d’âge. Mgr Balsa était jusqu’à présent évêque de Viviers.
Monseigneur Jean Legrez est nommé administrateur apostolique pour gouverner l’archidiocèse d’Albi jusqu’à la prise de possession canonique de son successeur.
La messe d’installation aura lieu le 17 septembre 2023 à la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi, à 16h00.
Liberté scolaire dans l’Iowa
La législation sur le choix scolaire de l’Iowa a connu un succès retentissant avec l’approbation de 18 600 comptes d’épargne éducation (ESAs). Plus de 29 000 étudiants avaient demandé à bénéficier de ce programme. Moins de 1 000 demandes sont encore en cours d’examen. Les ESAs fonctionnent en restituant aux parents une partie de leur impôt sur l’éducation pour l’utiliser dans l’éducation de leurs enfants. L’allocation par élève en Iowa est d’environ 7 600 dollars. Après avoir payé les frais de scolarité, les parents peuvent acheter d’autres supports pédagogiques par le biais d’Odyssey, une entreprise basée à New York qui fournit le programme scolaire en Iowa.
C’est la première année du programme, qui n’a pas de plafond budgétaire et chaque demandeur approuvé reçoit un financement. L’État prévoyait d’approuver 14 000 demandes, mais les résultats ont largement dépassé cette estimation. La gouverneure républicaine Kim Reynolds a passé trois ans à défendre cette politique pour étendre le choix scolaire quel que soit le revenu. “La réponse considérable des familles de l’Iowa démontre qu’il existe à la fois un besoin et un fort désir de choix scolaire dans notre État”, a déclaré Reynolds en juillet après la clôture des candidatures. “Permettre aux parents de choisir l’éducation qui convient le mieux à leurs enfants égalise les chances et crée des opportunités égales pour les étudiants de l’Iowa”. Seuls les républicains ont soutenu cette législation en janvier. Un membre du parti démocrate, qui a qualifié les ESAs de “chèques-éducation”, a soutenu que donner aux parents la possibilité de choisir où utiliser l’argent de leurs impôts sur l’éducation “risquait de fermer les écoles publiques”. Cependant, lors de la cérémonie de signature, Reynolds a précisé que, malgré les accusations de ses détracteurs, elle soutenait fermement les écoles publiques de l’État. “Les écoles publiques sont le socle de notre système éducatif et, pour la plupart des familles, elles continueront d’être l’option de choix”, a-t-elle déclaré. “Mais elles ne sont pas la seule alternative. Et pour certaines familles, un chemin différent peut être meilleur pour leurs enfants”. Environ 33 700 étudiants de l’Iowa fréquentent des écoles privées, tandis que 486 500 fréquentent des écoles publiques. La loi de l’Iowa fait suite à d’autres États, comme la Floride et l’Arizona, qui ont approuvé des comptes d’épargne éducation face à une demande croissante de choix scolaires. De nombreux États, dont l’Utah, le Tennessee, l’Arkansas, le Nebraska et l’Alabama, ont mis en place d’autres formes de législation pour promouvoir le choix scolaire.
Restauration de la chapelle du Parayré
Un lecteur nous adresse ces éléments sur la restauration en cours de La Chapelle du Parayré en Haute-Garonne. Une nouvelle preuve qu’avec un peu de volonté, il est possible de s’opposer à l’effondrement du patrimoine religieux de notre beau pays:
Echec et Mat pour les transgenres
La principale fédération mondiale d’échecs a décidé que les femmes transgenres ne pourront pas participer à ses événements officiels pour femmes avant qu’une évaluation du changement de genre ne soit effectuée par ses responsables.
La décision de la Fédération internationale des échecs (FIDE) a suscité des critiques de la part de groupes LGBTXYZ.
La FIDE a affirmé qu’elle et ses fédérations membres ont reçu des demandes de reconnaissance d’hommes s’identifiant comme femmes.
«Dans le cas où le genre a été modifié d’homme à femme, le joueur n’a pas le droit de participer aux événements officiels de la FIDE pour les femmes jusqu’à ce qu’une décision ultérieure de la FIDE soit prise».
Les détenteurs de titres féminins qui changent de genre pour devenir des hommes verraient ces titres «abolis», a déclaré la fédération, tout en laissant la possibilité d’une réintégration «si la personne redevient une femme».
Cette décision intervient alors que la fédération organise un événement de la Coupe du Monde en Azerbaïdjan où des joueurs de premier plan, dont le Grand Maître Magnus Carlsen de Norvège, classé numéro 1, sont présents.
Les nouveaux droits de l’homme: un “ordre moral renversé”
Vous venez de publier un livre sur les droits de l’homme envisagés comme un “ordre moral renversé”. Qu’entendez-vous par là ?
Le titre de mon livre qui vient d’être publié chez L’Harmattan est “L’ordre moral renversé – Le naufrage des droits de l’homme en Europe“. Il s’agit d’une analyse approfondie des mécanismes d’évolution des droits de l’homme en France et en Europe, mettant en lumière leur transformation progressive en droits des individus à assouvir leurs désirs, compromettant les droits humains tels qu’ils étaient conçus à l’origine.
Dans cet ouvrage clair et concis, compréhensible par tous, je mène une analyse objective et factuelle sur les origines et les mécanismes des mutations sociétales en marche depuis la deuxième moitié du XXe siècle.
Les droits de l’homme ont profondément changé depuis la Déclaration universelle de 1948. Comme l’a écrit Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, « alors que les droits de l’homme de 1948 reflétaient des droits naturels, l’affirmation de l’individualisme a généré de nouveaux droits antinaturels ».[1]
Mais en 1948 le ver était déjà dans le fruit, et l’erreur a été répétée avec l’adoption de la Convention européenne des droits de l’homme en 1950. Quelle fut cette erreur ? Le refus de relier les droits de l’homme à une quelconque transcendance. Pourtant, plusieurs intellectuels et religieux avaient averti à l’époque, parmi lesquels le pape Pie XII, qui déclara en 1948 : « si l’Europe veut en sortir, ne lui faut-il pas rétablir, chez elle, le lien entre la religion et la civilisation ? […] (Sans) la reconnaissance expresse des droits de Dieu et de sa loi, tout au moins du droit naturel, fond solide sur lequel sont ancrés les droits de l’homme, […] comment ces droits et toutes les libertés pourront-ils assurer l’unité, l’ordre et la paix ? » [2].
N’étant plus tenu par une morale supérieure venant d’en haut, l’ordre moral a été littéralement renversé par l’apparition d’une nouvelle morale dictée par l’Individu, venant donc d’en bas. C’est que j’attends par “ordre moral renversé”.
Cette déconnexion entre les droits de l’homme et une loi morale transcendante n’est-elle pas au cœur même de la philosophie des droits de l’homme, dès 1789 ?
La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 reconnaît l’existence d’une sagesse et vérité transcendante dans “l’Être Suprême”, sous les auspices duquel ont été solennellement déclarés « les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme ». Je pense donc qu’il n’est pas juste de dire que les droits de l’homme de 1789 sont déconnectés de toute loi morale transcendante. Cela dit, 1789 a été une étape importante du relâchement du lien entre société et religion. L’idée même de “l’Être Suprême”, en renvoyant à une image d’un Dieu lointain et impersonnel, suggère que l’on cherche à évacuer Dieu hors de la sphère publique. Mais 1789 n’a été qu’une étape qui s’inscrit dans un long processus commencé bien avant. Dans son fameux ouvrage « Le pari bénédictin », Rod Dreher nous explique que la racine de la crise est le nominalisme, courant théologique du XIVe siècle selon lequel Dieu est une entité toute-puissante entièrement séparée de la Création. Après 1789, la déconnexion progressive entre le monde terrestre et le monde céleste s’est poursuivie, jusqu’à aboutir aujourd’hui au rejet pur et simple de ce dernier.
En sens inverse, ne pourrait-on pas considérer que les droits de l’homme pourraient offrir une version sécularisée de la loi naturelle ?
En 1948, plusieurs contributeurs à la Déclaration universelle des droits de l’homme, parmi lesquels le philosophe français Jacques Maritain et le Libanais Charles Malik, ont exercé une influence importante pour que les droits de l’homme s’inscrivent dans la loi naturelle. Si celle-ci n’est pas spécifiquement mentionnée dans la Déclaration, le préambule proclame que les droits se fondent sur la « reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine ». La Déclaration n’établit pas les droits humains, elle ne fait que déclarer des droits préexistants inhérents à la nature humaine.
Cependant, l’absence d’ancrage à la loi naturelle est la source même de la dérive qui s’est produite par la suite.
L’absence de référence explicite à la loi naturelle dans la Déclaration universelle provient du fait que sa rédaction est le résultat d’un compromis entre plusieurs courants de pensée ayant des conceptions différentes de la dignité humaine. Il y a essentiellement deux approches : l’homme tient sa dignité de Dieu en tant qu’être créé à Son image ; l’homme est l’auteur et le maître de sa propre dignité. Comme la loi naturelle n’est pas mentionnée dans la Déclaration universelle, il est possible d’interpréter les droits de l’homme qui y sont énoncés en fonction de l’une ou l’autre conception. C’est cette absence d’ancrage à la loi naturelle qui a permis la perversion des droits de l’homme devenus des droits individuels : le droit à l’autodétermination, le droit de vivre la vie de son choix, le droit de disposer de son corps, et d’autres encore. Tous ces droits se basent sur un principe contraire à la loi naturelle, à savoir que chaque individu est source de ses propres valeurs. Dans la loi naturelle, il y a le mot “Loi” qui indique l’existence de limites établies par Dieu et inscrites par Lui dans le cœur de l’homme pour son bien et son bonheur. Mais c’est le propre de l’homme de soupçonner que Dieu a posé sa loi et fixé des limites dans le but de l’empêcher de s’épanouir en devenant « comme des dieux ».
Tout comme la Déclaration universelle de 1948, la Convention européenne des droits de l’homme de 1950 et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne de 2000 ne se réfèrent à aucune morale transcendante, ni même à l’héritage chrétien de l’Europe. Si l’on peut comprendre que les rédacteurs de la Déclaration universelle aient omis toute référence à Dieu ou à une quelconque vérité transcendante dans l’intention de permettre son adoption par l’ensemble des pays d’horizons culturels très variés, l’omission de la référence à la religion chrétienne dans les actes fondateurs du Conseil de l’Europe et par l’Union européenne pose en revanche question, l’Europe étant indéniablement le « berceau du christianisme et de la moralechrétienne » comme exprimé par Winston Churchill dans son discours de Zurich en 1946.
Quel rôle ont joué les droits des “minorités”, notamment les droits LGBT, dans la subversion contemporaine des droits de l’homme ?
Les minorités ont en effet joué un rôle très important en gagnant la complicité des juges, en particulier ceux de la Cour européenne des droits de l’homme, qui en Europe donne le “La” en termes d’interprétation des droits fondamentaux.
Lorsque des individus ou groupes d’individus considèrent que leurs droits ne sont pas respectés, ils peuvent saisir la Cour européenne. Or, la Cour considère que la Convention est un « instrument vivant », comme elle l’a elle-même exprimé dans l’une de ses publications : « Ce qui fait la force de la Convention et la rend extraordinairement moderne, c’est l’interprétation que la Cour en fait : une interprétation dynamique, à la lumière des conditions de vie actuelles. Par sa jurisprudence, la Cour a élargi les droits énoncés par la Convention, si bien que ses dispositions s’appliquent aujourd’hui à des situations totalement imprévisibles et inimaginables à l’époque de son adoption. »[3]. On est là à l’opposé de la loi naturelle.
La possibilité pour tout individu ou groupe d’individus de saisir en toute liberté la Cour européenne, combinée à la philosophie de la Cour Européenne que les droits et libertés de l’homme doivent être évolutifs et adaptés aux mœurs de notre temps, fait que les revendications des individus ou des minorités sont, si elles sont considérées justifiées par la Cour, élevées au rang de droits fondamentaux. Ces nouveaux droits étant inscrits sur les tables sacrées des droits de l’homme, leur remise en question n’est pas tolérée. De là découle le paradoxe suivant : le renforcement des droits des individus et des minorités a pour conséquence le non-respect de droits fondamentaux tels que la liberté de conscience ou la liberté d’expression, car la sacralisation de ces nouveaux droits s’accompagne d’une obligation pour tous de les reconnaître et d’une interdiction de les critiquer.
[1] PUPPINCK Grégor, Les droits de l’homme dénaturé, Éditions du Cerf, p. 11.
[2] Discours du Pape Pie XII au deuxième Congrès international de l’Union européenne des fédéralistes, 11 novembre 1948. Documents Pontificaux 1948, p. 403-407.
[3] La Convention européenne des droits de l’homme, un instrument vivant, publié par le Conseil de l’Europe, Cour européenne des droits de l’homme, août 2021, p. 7.
L’ordre moral renversé: Le naufrage des droits de l’homme en Europe
Comment Macron termine de ridiculiser la France au Liban
Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :
Ce que l’on ose même plus qualifier de “diplomatie” française termine, par les talents destructeurs de Macron, de ridiculiser la France au Liban.
Depuis l’apparition médiatique de Macron à Beyrouth en août 2020, jusqu’à la récente “mission Le Drian”, en passant par l’altercation avec Georges Malbrunot (qui avait visé juste) à la Résidence des Pins en septembre 2020, le cirque macronien au Pays du Cèdre n’a cessé de jouer un triste spectacle, pour finir en fiasco, par un lamentable QCM adressé aux parlementaires libanais par Jean-Yves Le Drian. En juin dernier, Emmanuel Macron l’avait désigné comme son “représentant spécial” pour apporter une solution française à la crise libanaise.
Récemment, la diplomatie macronienne s’était déjà couverte de honte auprès des patriotes libanais, en s’alignant sur la position du Hezbollah (et donc sur la position irano-syrienne) concernant le choix du candidat à la présidence de la République libanaise.
Le ridicule couronne donc trois années de pitreries macronistes avec ce courrier inutile, déplacé voire insultant pour les parlementaires libanais et les Libanais en général.
Dès août 2020, nous avions prévenu nos amis du Liban : rien de bon ne pouvait venir de Macron, enfant immature et agité de la politique française.
Les Libanais doivent savoir que le pays réel français, celui qui n’oublie pas les liens multiséculaires qui rapprochent nos deux pays, continue de se tenir aux côtés du Liban libre et indépendant, ce Liban qui veut rester fidèle à la promesse de Béchir Gemayel.
Pour sa part, Chrétienté-Solidarité continue d’oeuvrer avec détermination pour aider les chrétiens du Liban à tenir bon, en attendant les jours meilleurs que nous appelons de nos voeux.
Nos traditions ont de l’avenir lorsqu’elles sont enracinées dans l’arbre de la Croix
Du père Danziec, à l’approche de la VIe édition du pèlerinage Feiz e Breizh :
Cantiques bretons et mélodies grégoriennes, bagadoù et pièces d’orgues, oriflammes et bannières, costumes bretons et ornements anciens : oui, nos traditions ont de l’avenir lorsqu’elles sont enracinées dans l’arbre de la Croix. Ceux qui voudraient leur tordre le cou se méprennent sur la force invincible qui les habite.
« Courage petit troupeau, j’ai vaincu le monde ! » (Jn 16, 33)
Les 23 & 24 septembre prochains, nous effectuerons deux jours de pèlerinage, nous cheminerons vers un sanctuaire qui a valeur de Paradis.
Veillée festive et adoration nocturne, chapelets et accolades, n’est-ce pas formidable de vivre et d’échanger entre bretons d’un jour et bretons de toujours, pèlerins d’ici ou marcheurs venus d’ailleurs ?
Se retrouver, simplement, avec nos pauvretés. Déposer nos sacs de misères autour de Madame sainte Anne. La supplier comme un mendiant réclame son pain de vie, l’implorer de transformer nos inquiétudes en équinoxes d’or : tel est le charme d’une telle démarche.
Marcher vers Saint-Anne est une chose. S’en revenir en est une autre. A dire vrai, un pèlerin authentique ne revient jamais de Sainte-Anne-d’Auray. Pour la gloire d’un Dieu qui le dépasse, il y laisse une partie de lui-même. Entre de meilleures mains.
Les mains d’une grand-mère, qui façonnent et qui transforment. Celles-là seules qui valent, en fin de compte, toutes les ampoules aux pieds.
Père Danziec +
Redécouvrez la Chartreuse Jaune avec cinq cocktails
Rendez-vous aujourd’hui à 850 mètres d’altitude, aumonastère de la Grande Chartreuse pour découvrir la Chartreuse Jaune sous toutes ses formes. Moins connue que la Chartreuse Verte sa grande sœur, la Chartreuse Jaune a pourtant bien de quoi plaire, avec un taux d’alcool plus bas et des notes plus sucrées. Dans cet article, Divine Box vous en dit un peu plus sur la Chartreuse Jaune, et vous présente cinq cocktails pour redécouvrir cette liqueur mythique des pères Chartreux. C’est parti !
La Chartreuse Jaune peut être insérée dans plusieurs cocktails © Divine Box
La Chartreuse Jaune : une liqueur fabriquée depuis plus de 180 ans !
Vous le savez peut-être : l’ordre des Chartreux a été initié par saint Bruno en 1084. Perdus dans leurs montagnes, les Pères Chartreux ont rapidement su tirer profit de la nature environnante et de ses plantes. Ils ont en particulier développé un savoir-faire botaniste puis liquoriste exceptionnel…
L’histoire des liqueurs de la Grande Chartreuse commence en 1605, lorsque les Pères Chartreux reçoivent un vieux parchemin contenant la mystérieuse recette d’un « Élixir de longue vie ». Mais ce n’est qu’en 1737 qu’ils arrivent à mettre au point la recette finale : c’est la naissance de l’Élixir végétal de la Grande Chartreuse ! Par la suite, en 1764, les Pères Chartreux l’adaptent pour créer la Chartreuse Verte, puis la Chartreuse Jaune en 1840.
Plus récente donc, la Chartreuse Jaune est toujours composée des 130 plantes initiales contenues dans l’élixir végétal et dans la Chartreuse Verte, mais dans des proportions qui rendent cette nouvelle liqueur plus légère en alcool et plus sucrée en goût (moins herbacée que la Chartreuse Verte et l’Élixir Végétal en tout cas !).
Dès 1848, la Chartreuse Jaune connaît un grand succès, grâce à une garnison militaire de passage au monastère qui en vante son goût et la qualité de sa fabrication. La Chartreuse Jaune sera même bientôt surnommée la « reine des liqueurs » ! On raconte aussi par exemple que le tsar de Russie Nicolas II aimait particulièrement la déguster… Quel succès !
Mais figurez-vous que la recette de la Chartreuse Jaune est bien gardée. Mis à part deux ou trois frères, les Pères Chartreux rivalisent d’idées pour conserver le secret des liqueurs du monastère de la Grande Chartreuse !
Vieille étiquette de Chartreuse Jaune (la vraie !) © Monastère de la Grande Chartreuse
Cinq cocktails pour déguster la Chartreuse Jaune
La Chartreuse Jaune, grâce à ses notes de miel, d’épices et de fleurs peut astucieusement être utilisée en cocktail ! Voici cinq idées de recettes sympathiques !
Le tip-top à la Chartreuse Jaune
On commence fort avec un cocktail à base de Chartreuse Jaune et de Schweppes ! Pour un verre, il vous faudra :
Pour la préparation :
Le tip-top associe la Chartreuse Verte et la Chartreuse Jaune dans un ensemble pétillant © Elle
La Chartreuse Nordique
Voici un cocktail avec de la Chartreuse Jaune qui a l’avantage d’être original, et assez léger.
Il faudra vous procurer :
La Chartreuse Nordique est un cocktail léger ! © cdn pratico pratique
Le Chartreuse Tropicale à la menthe
Pour ce cocktail idéal en été, il vous faudra :
Pour la préparation :
Le cocktail Tropical à la menthe permet de faire une bonne association entre ananas et Chartreuse © jecuisine
Un cocktail raffiné : le champagne Daisy
Pour ceux qui aiment les bulles, voici le champagne Daisy ! Pour préparer cette recette, voici les ingrédients indispensables :
Pour la préparation :
C’est simple et rapide ! Il n’y a plus qu’à servir ce cocktail champagne Chartreuse !
Le cocktail Champagne Daysi ! © Diffords Guide
Le Chartreuse Punch
Retour aux basiques cette fois-ci ! Peut-être connaissez-vous le punch traditionnel, mais… connaissez-vous le punch à la Chartreuse Jaune ?
Pour préparer cette recette, il vous faudra :
Préparation : mixez l’ensemble des ingrédients dans un shaker. Et voilà, votre punch Chartreuse est prêt !
Et voilà, ça y est ! Vous avez de quoi ravir vos convives avec ces cinq cocktails ! Pour ceux qui souhaiteraient découvrir des tas d’autres cocktails à la Chartreuse Jaune, on vous conseille de cliquer ici !
Le punch à la Chartreuse Jaune ! © Punch
Où se procurer la Chartreuse Jaune ?
Pour acheter la Chartreuse Jaune, vous pouvez par exemple vous rendre au musée de la Grande Chartreuse : 670 Route du Désert, 38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse.
Mais si ça fait un peu loin pour vous, vous pouvez aussi vous procurer en ligne les tisanes et les liqueurs du monastère de la Grande Chartreuse directement chez Divine Box.
Discrimination anti-catholique dans le Massachussetts
Un couple du Massachusetts, Mike et Kitty Burke, a déposé une plainte contre les responsables de l’État après s’être vu refuser la possibilité d’accueillir des enfants en famille d’accueil en raison de leur foi catholique. Le couple avait fait une demande pour devenir parents d’accueil, mais le Département des enfants et des familles les a rejetés, invoquant leur opposition morale à l’homosexualité et à la transition de genre. Tout en reconnaissant que les Burke formaient un “couple aimant”, le département a déclaré : “Leurs convictions religieuses ne sont pas favorables”. Notant que le Massachusetts connaît actuellement une grave pénurie de parents d’accueil, ce qui oblige les responsables à loger certains enfants dans des hôpitaux, les Burke ont déclaré : “Nous avons été absolument dévastés d’apprendre que le Massachusetts préférerait que les enfants dorment dans les couloirs des hôpitaux plutôt que de nous permettre d’accueillir des enfants dans le besoin chez nous.”
Sarkozy, Macron et l’Algérie : la continuité dans le double langage
De Yann Baly, président de Chrétienté Solidarité :
« N’essayons pas de bâtir une amitié artificielle avec des dirigeants algériens qui utilisent systématiquement la France comme bouc émissaire pour masquer leurs propres défaillances et leur déficit de légitimité. Ils la refuseront toujours. Ils ont trop besoin de détourner l’attention de l’échec dans lequel ils ont plongé leur pays en accusant régulièrement la France de tous les maux. » écrit Nicolas Sarkozy dans le nouveau tome de ses mémoires.
L’ancien président de la République, condamné en mai dernier à de la prison ferme pour corruption, joue à nouveau le rôle du patriote intransigeant. Cette comédie qui lui avait valu d’être élu en 2007… Revenir Pour ne Rien faire (RPR), c’est une constante de cette droite-là. Sur ce naufrage programmé, on relira les pages de Patrick Buisson dans La Cause du Peuple.
Au sujet de l’Algérie, rappelons ces paroles de l’intéressé, à peine élu à la présidence, lors d’un déplacement à Alger en décembre 2007 où il fut chaleureusement reçu par Bouteflika : « Le moment est venu de confier à des historiens algériens et français la tâche d’écrire ensemble cette page d’histoire tourmentée pour que les générations à venir puissent, de chaque côté de la Méditerranée, jeter le même regard sur notre passé et bâtir sur cette base un avenir d’entente et de coopération ».
Le gaullisme est une maladie incurable.
Pour espérer un quelconque redressement, il faut en débarrasser la politique française. N’en laisser qu’une galerie au sein du musée du mensonge et de la trahison.
Yann Baly
Les dangers des tests prénataux
Un récent article de la revue Crisis rappelle que les tests génétiques prénataux dits “non invasifs” (notamment pour connaître le sexe du bébé avant que cela soit discernable à l’échographie – autour de 20 semaines de grossesse) qui sont proposés presque systématiquement aux Américaines enceintes ne sont pas régulés par la FDA (l’autorité américaine du médicament) et ne sont pas sans danger – notamment parce qu’ils poussent certaines femmes à l’avortement en leur faisant croire faussement que leur bébé est malade. Selon une étude du New England Center for Investigative Reporting citée dans l’article, alors que ces tests génétiques sont annoncés comme fiables “à 99%”, les chances d’avoir un faux positif à une maladie génétique dépassent 93%. En d’autres termes, non seulement ces tests poussent insidieusement à une forme d’eugénisme, mais en plus ils le font sur une base scientifique des plus fragiles!
Arizona: des activistes pro-mort veulent imposer l’avortement dans la constitution
Un groupe d’activistes en faveur de l’avortement travaille à inscrire le droit à l’avortement dans la constitution de l’Arizona, espérant faire adopter cette mesure lors du scrutin de l’État prévu en 2024. Le comité d’action politique (PAC) “Arizona for Abortion Access” a déposé cette semaine l'”Arizona Abortion Access Act”, un “projet d’amendement constitutionnel visant à inscrire le “droit fondamental à l’avortement” dans la constitution de l’Arizona pour les générations à venir”. Le texte interdirait toute réglementation de l’avortement avant que le foetus soit viable (soit vers 22-24 semaines de grossesse). Parmi les groupes qui soutiennent cette démarche, on trouve Planned Parenthood Advocates of Arizona, NARAL Arizona et Healthcare Rising Arizona. Ces groupes, selon le PAC, se sont associés pour “commencer à collecter des signatures afin de soumettre un amendement constitutionnel au scrutin de novembre 2024”. L’Arizona requiert près de 400 000 signatures pour qu’un amendement puisse figurer sur un bulletin de vote.
Raccourcir le congé parental : le député Hetzel interpelle Aurore Bergé
Question du député LR Patrick Hetzel au ministre « des familles »:
M. Patrick Hetzel interroge Mme la ministre des solidarités et des familles sur sa volonté de réformer le congé parental. En effet, le premier problème auquel les jeunes parents sont confrontés, c’est celui du mode de garde. Or, en voulant raccourcir le congé parental, le Gouvernement va continuer à fragiliser les modes de garde pour tous en privant certaines familles d’une solution (en l’occurrence le congé parental) car, même si cette solution peut parfois rester imparfaite, elle a aujourd’hui le mérite d’exister. Comme dans la situation actuelle, il manque déjà des places de garde pour remplacer les parents, une réduction du délai du congé parental risque encore d’aggraver cette situation et donc de créer encore plus de problèmes pour les jeunes parents. En somme, il pourrait potentiellement s’agir d’une véritable fausse bonne idée. Il souhaite donc d’une part savoir comment le Gouvernement compte aider efficacement les familles pour leur permettre de garder leurs enfants et d’autre part, si le Gouvernement dispose d’une étude d’impact sur une potentielle réduction de la durée du congé parental sur les modes de garde disponibles pour les parents.
Le succès de la messe traditionnelle aux JMJ
Extrait de la dernière lettre de Paix Liturgique :
La liturgie traditionnelle était-elle invitée à participer aux JMJ ?
Henrique de Portugal : Non ! Au milieu de tant de propositions, il y en a eu une que les organisateurs des Journées ont refusé d’accorder aux pèlerins : la messe traditionnelle. Elle en fut donc, du moins officiellement, la grande absente, même si elle y joua un rôle important.
Paix Liturgique : Comment cela fut-il possible ?
Henrique de Portugal : Simplement par la présence très active, omniprésente même, de groupes qui témoignèrent de la vitalité de la liturgie traditionnelle.
Paix Liturgique : Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?
Henrique de Portugal : Le premier exemple que je désire mettre en avant est celui de la Fœderatio Internationalis Juventutem. Vous savez que Juventutem a pour but de travailler à la sanctification des jeunes, particulièrement
Paix Liturgique : Mais lors de ces rencontres les organisateurs avaient donné une place « officielle » aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle ?
Henrique de Portugal : En effet, lors des JMJ précédentes, les organisateurs avaient donné une église pour que Juventutem puisse organiser la messe traditionnelle et accueillir les pèlerins attachés à l’usus antiquior. Cette fois-ci, Traditionis custodes oblige, cela n’a pas été le cas. L’organisation des JMJ de Lisbonne a refusé la demande de Juventutem. C’est d’autant plus malsonnant que l’évêque organisateur, Mgr. Aguiar, a déclaré que les JMJ étaient organisées pour tout le monde. Et que pendant la veillée de Fatima le pape a longuement répété et fait répéter à la foule des jeunes que l’Église était faite pour tout le monde. Rappelez-vous « POR TODOS ! TODOS ! TODOS ! Un slogan que les médias ont relayés à l’infini… Mais Apparemment, c’est tout le monde, sauf ceux qui aiment la messe traditionnelle.
Paix Liturgique : Mais alors qu’est- ce que Juventutem a pu faire ?
Henrique de Portugal : Juventutem a eu la bonne attitude de militance catholique : faire tout de même de la présence. Face à ce refus, Juventutem a réussi à s’assurer de l’usage, dans un palais de l’est de la ville, d’une chapelle qui n’avait pas été utilisée depuis longtemps. L’emplacement n’était pas idéal car il était relativement éloigné du centre. En outre, il n’était pas accessible par les transports publics et les pèlerins n’ont généralement pas de voiture. Néanmoins, ce lieu d’apostolat a toujours été très fréquenté. Les journées commençaient par une catéchèse donnée par l’un des prêtres. C’est d’ailleurs ce qui devrait être fait au niveau général dans ces JMJ, où les jeunes, de très bonne volonté, sont terriblement démunis de connaissance religieuse de base. Ensuite, il y avait la messe chantée. Le déjeuner avait lieu près du palais. L’après-midi, il y avait l’exposition du Saint Sacrement et beaucoup de confessions.
Paix Liturgique : Y-avait-il d’autres groupes que Juventutem à célébrer la messe traditionnelle ?
Henrique de Portugal : Indépendamment des JMJ, il y a à Lisbonne une église où l’évêque autorise la célébration de la messe traditionnelle : c’est l’église de Conceição Velha, dans le centre-ville, au bord du fleuve. Tous les groupes ou prêtres qui voulaient célébrer l’ancien rite y ont été renvoyés, rejetés à la périphérie du rassemblement en somme, pour ne pas dire rejetés dans le ghetto, car il n’y avait pas d’autre possibilité officielle. Les plus nombreux de ces groupes étaient les Missionnaires de la Miséricorde du diocèse de Fréjus-Toulon. Chaque jour ils donnaient eux aussi des conférences doctrinales et ont eux aussi assuré des messes devant des marées de pèlerins.
Paix Liturgique : Avec un temps fort particulier, je crois.
Henrique de Portugal : Oui, le vendredi, lorsque la messe pontificale a été célébrée par Mgr. Aillet, évêque de Bayonne. L’Église était comble et nombreux sont ceux qui n’ont pu y entrer. Pour autant que nous le sachions, ce fut la seule messe pontificale de ces JMJ.
Paix Liturgique : Si j’ai bien compris des célébrations de messes traditionnelles ont eu lieu presque en continue.
Henrique de Portugal : Tout à fait. Il y a eu la messe habituelle dans cette église, célébrée par un prêtre portugais de l’Institut du Bon Pasteur. Il y a eu aussi beaucoup d’autres messes célébrées par des chanoines de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, qui était présents avec un groupe de Madrid. Il y a eu de nombreuses autres messes, célébrées par divers groupes et prêtres. Presque toutes remplissaient entièrement l’église. Il y a eu au moins 6 à 7 messes par jour, ce qui est beaucoup pour une église ou ordinairement il n’y a qu’une célébration quotidienne. Par ailleurs le chant de l’office en grégorien, organisé par les Missionnaires de la Miséricorde, a fait découvrir un pan inconnu de la liturgie à ceux qui ont eu la grâce de les rencontrer.
Paix Liturgique : Mais y a-t-il eu d’autres célébrations dans Lisbonne ?
Henrique de Portugal : D’autres messes ont également été célébrées dans diverses églises de la ville où les curés ont laissé faire les prêtres qui le leur demandaient. Ces messes privées se déroulaient dans des églises qui n’avaient pas connu la messe traditionnelle depuis longtemps. En ce sens, les JMJ ont été une bouffée d’air frais pour l’Église de Lisbonne.
Paix Liturgique : Mais aussi à Fatima…
Henrique de Portugal : Oui, à Fatima près du sanctuaire, se trouve un apostolat de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Fatima a été visitée par des milliers de pèlerins, qui ont profité de l’occasion, peut-être unique, de prier à l’endroit où la Vierge est apparue et d’y découvrir la grandeur de la liturgie traditionnelle.
Paix Liturgique : Toutes ces initiatives ont elles étaient couronnées de succès ?
Henrique de Portugal : Le succès a été immense : Des pèlerins de dizaines de pays sont venus assister à la messe traditionnelle pendant les JMJ. Y compris des pays « improbables » comme ces pèlerins venus de Syrie et d’’Irak, mais aussi d’autres venu du Cameroun ou du Viêt-Nam. Bien sûr beaucoup de ces pèlerins étaient des Français, des Espagnols et des Portugais. Il y avait aussi beaucoup de Brésiliens, d’Italiens, de Suisses, d’Allemands, de Hollandais, etc. Chaque fois un noyau significatif avait l’habitude cette liturgie, mais le plus grand nombre des fidèles présents ne la connaissaient pas et y assistaient pour la première fois.
Paix Liturgique : Cela a-t-il posé des problèmes ?
Henrique de Portugal : Des problèmes ? Aucun ! En revanche cela a été l’occasion de conversations et de questions à l’infini, d’autant que beaucoup sans le savoir et sans connaitre la liturgie traditionnelle s’y retrouvaient chez eux comme en famille : se mettre à genoux devant le Christ Rédempteur, recevoir la sainte communion sur les lèvres avec humilité, pratiquer le silence. Tout cela est si différent des grandes manifestations-c
Paix Liturgique : Pour des prêtres également…
Henrique de Portugal : Vous savez, beaucoup de prêtres et de séminaristes sont comme les fidèles très isolés et attirés par une belle et sainte liturgie. Aussi ces célébrations n’ont pas attiré que des curieux avides de nouveautés, mais des chercheurs d’absolu qui tenaient à retrouver leurs frères venus de toute la planète.
Paix Liturgique : Comment cela a-t-il été possible ?
Henrique de Portugal : Les horaires de la messe traditionnelle n’avaient aucun moyen d’être diffusés officiellement. Ceux de l’apostolat de Juventutem étaient réduits à son site web, qui n’est pas connu des pèlerins du monde entier. Les horaires de l’église de Conceição Velha étaient sur le site de la paroisse à laquelle elle appartient, mais également loin des pèlerins internationaux. Pour tenter de combler ce manque d’information, un groupe WhatsApp ouvert a été créé, auquel tout le monde pouvait se joindre à condition d’avoir le lien. Tous les horaires de messes portés à notre connaissance, qu’ils soient publics ou privés, y ont été diffusés. Grâce à cela, de nombreuses personnes ont appris l’existence de la messe traditionnelle pendant les JMJ de Lisbonne et ont transmis le message à d’autres. C’est ainsi que s’est mise en place la version contemporaine du bouche à oreille.
Paix Liturgique : Mais cela a-t-il suffit ?
Henrique de Portugal : Disons aussi que cela avait été préparé notamment par le blog portugais Senza pagare qui avait, dès avant les JMJ, fourni de nombreuses informations, lesquelles avaient fait de nombreuses fois le tour de la terre alors que les journées n’avaient pas encore commencé.
Paix Liturgique : Donc, un succès via Internet ?
Henrique de Portugal : L’engouement était bien plus profond. L’immense partie des jeunes qui sont venus aux JMJ se veulent d’authentiques fidèles catholiques. Dès lors, malgré tous les défauts de ce genre de manifestation, sans oublier les dangers de la promiscuité, l’atmosphère y était très catholique et l’esprit traditionnel était omniprésent. C’est ainsi que les manifestations traditionnelles étaient immédiatement connues et appréciées et que l’information se rependait très largement.
Persécution au Pakistan
A Jaranwala dans le district de Faisalabad au Pakistan, une église est en train d’être brûlée. Des Bibles ont été profanées et des chrétiens ont été torturés et harcelés après avoir été faussement accusés d’avoir violé le Coran. L’épiscopat implore
la justice et l’action des forces de l’ordre et de ceux qui dispensent la justice et la sécurité de tous les citoyens pour qu’ils interviennent immédiatement et nous assurent que nos vies sont précieuses dans notre propre patrie qui vient de célébrer l’indépendance et la liberté.
https://x.com/bishopazadm/status/1691729068889354251?s=46&t=QLJ2Xwgu5DbWdYU9M83tqg
Words fail me as I write this. We, Bishops, Priests and lay people are deeply pained and distressed at the Jaranwala incident in the Faisalabad District in Pakistan. A church building is being burnt as I type this message. Bibles have been desecrated and Christians have been… pic.twitter.com/xruE83NPXL
— Bishop Azad Marshall (@BishopAzadM) August 16, 2023
Neuvaine à Saint Louis, roi de France
Par cette neuvaine à saint Louis, découvrons la sainte vie de Louis IX, roi de France. 9 jours de prières pour apprendre à marcher sur ses pas.
9 jours de prières à Saint Louis, roi de France
Durant ces prochains jours, nous méditerons la vie très pieuse de Saint Louis afin de pouvoir marcher sur ses pas. Quel honneur et quelle chance pour la France d’avoir été sous le règne d’un homme avec une telle foi et une telle charité. Il est un exemple à suivre et nous verrons pourquoi et comment durant cette neuvaine.
Le 24 août 1270, Louis reçoit les derniers sacrements. Le 25, il est incapable de parler de neuf heures à midi. Puis il a levé les yeux et a répété les mots du psaume : “Seigneur, j’entrerai dans ta maison, je me prosternerai dans ton temple saint, et je rendrai gloire à ton nom.” A trois heures, il parle à nouveau – “Entre tes mains je remets mon âme” – et il décède par la suite.
Chère fille, la mesure par laquelle nous devons Dieu aimer, est aimer le sans mesure.
LOUIS IX , Dernière lettre écrite à sa fille, 1270
Chaque jour, vous recevrez :
- Un témoignage sur la vie du saint roi
- Un questionnement intérieur
- Une demande de grâce au Seigneur
- Un défi à relever
- La prière de la neuvaine à réciter
Les témoignages sélectionnés pour cette neuvaine sont ceux du dominicain Geoffroy de Beaulieu, confesseur du roi. Ces textes ont constitué la première pièce du procès de canonisation. L’auteur est un intime du roi, qu’il a connu et suivi pendant plus de vingt ans. Il sera près de Saint Louis à ses derniers instants.
Programme de la retraite en ligne
Jour 1 – Un roi qui vivait comme un moine
Jour 2 – Le regard de Saint Louis sur le péché
Jour 3 – La pénitence dans la vie de Saint Louis
Jour 4 – Saint Louis, une vie de charité
Jour 5 – Saint Louis et les reliques du Seigneur
Jour 6 – Le don d’humilité du saint roi
Jour 7 – Un saint père avec ses enfants
Jour 8 – La place de la prière dans la vie de Saint Louis
Jour 9 – La mort et les miracles de Saint Louis
Qui était Saint Louis ?
Le 25 avril 1214, Blanche de Castille vient de donner naissance à un jeune prince, qui se nommera Louis, comme son père. Le jour même de sa naissance, il reçoit la grâce du baptême à Poissy. Toute sa vie, Louis voudra consacrer le souvenir de ce jour. C’est ainsi qu’il signera ordinairement “Louis de Poissy” car pour lui, le plus grand jour de sa vie était celui de son baptême et son plus grand titre de noblesse était d’être chrétien. En 1226, à la suite de la mort de son père, Louis de Poissy n’a que 12 ans mais est pourtant sacré roi à Reims sous le nom de Louis IX. La régence est confiée à Blanche de Castille, sa mère, jusqu’à ses 21 ans. Pour les 10 ans de régence, elle apporta à son fils l’apprentissage très sérieux du métier de roi, de la connaissance des lettres à l’art du combat mais aussi et surtout les principes d’une piété rigoureuse, d’une foi inébranlable.
Mon fils je vous aime après Dieu plus que toute chose cependant sachez le bien, j’aimerai mieux vous voir mort que coupable d’un seul péché mortel.
BLANCHE DE CASTILLE, à son fils Saint Louis
Elevé à telle école, le jeune Louis IX montre dès son adolescence de grandes qualités de cœur. En 1234, Louis IX a 20 ans et épouse Marguerite de Provence, permettant alors une alliance avec le Comté de Provence. Il tombera éperdument amoureux de son épouse et auront 11 enfants ensemble.
Louis IX ramènera d’Orient les reliques du Christ. Ce sera, dira-t-il, un des plus beaux jours de sa vie. Il rythme ses journées par de nombreuses prières en assistant chaque jour à la messe et en récitant le bréviaire. C’est un homme très charitable qui insiste pour visiter lui même les malades. A l’étonnement de son entourage, il abandonne facilement la tunique royale préférant une tenue de simple pauvreté.
A l’âge de 30 ans, Louis IX est gravement malade de la dysenterie et fait vœux s’il parvient à guérir de partir en croisade. Rétabli, le jeune roi tiendra parole et prendra par deux fois la route de Jérusalem. Le premier départ a lieu en 1248. Il est victorieux à Damiette en 1249 mais sera vaincu un an plus tard et emprisonné avec ses soldats lors de la bataille de Fariskur. Ce sera une occasion pour Louis IX d’échanger pour la première fois avec ses adversaires, les Sarrasins, de confession musulmane. Ils seront en admiration face à la grandeur d’âme et au courage du roi de France. Il sera libéré après une rançon colossale et rentrera en France à la suite de l’annonce du décès de sa mère, Blanche de Castille.
Louis IX voudra durant tout son règne établir le règne de Dieu en se voulant roi de paix. Il s’investit pour que la concorde règne dans toute la France. Les royaumes voisins recourent souvent à sa sagesse pour arbitrer les conflits. Il se veut roi de justice en gouvernant avec sagesse et fermeté, en infligeant la même justice pour tous.
À justice tenir et à droit rendre, sois loyal et raide [droit] à tes sujets […] et soutiens la querelle du pauvre jusqu’à ce que la querelle soit éclaircie.
LOUIS IX, à son fils aîné Philippe, vers 1255
Il se révèle aussi comme un roi soucieux du salut de ses sujets. Il punit le blasphème, interdit les jeux d’argent, freine la prostitution et fonde de nombreux hôpitaux et monastères.
En 1270, Louis IX s’embarque de nouveau pour la croisade. Elle sera la huitième et dernière croisade française. L’armée sera victime d’une épidémie de typhus et de dysenterie. Le 25 août 1270, il décèdera pieusement après avoir reçu les derniers sacrements. Considéré comme un saint de son vivant, il fera l’objet d’une vénération dès sa mort. De nombreux miracles se produiront lors du passage de sa dépouille.
L’enquête sur sa canonisation s’ouvrira 8 ans après sa mort et durera 20 ans. Louis IX deviendra alors Saint Louis le 11 août 1297 et sera le premier roi de France à être canonisé.
Prière de la neuvaine
Prière à Saint Louis
Dieu notre Père, Nous te rendons grâce pour les merveilles que tu as accomplies en Saint Louis, à qui nous demandons d’intercéder pour nous et pour la France. Saint Louis, toi qui considérais ton baptême comme le plus grand don reçu, ravive en nous le désir de vivre en enfants de Dieu. Toi qui méditais chaque jour la Parole de Dieu, aide-nous à retenir les enseignements de la Passion de Jésus, et à offrir notre vie par amour. Toi qui compris en ta jeunesse l’horreur du péché, aide les jeunes à grandir dans la droiture et la fidélité. Toi qui fus un époux et un père très aimant, aide nos familles à être ferment d’unité pour notre monde. Toi qui servis les pauvres, qui cherchas la justice et la paix, ouvre nos cœurs aux petits et viens en aide à nos dirigeants. Seigneur, à l’exemple et à l’intercession de Saint Louis, accorde-nous de prendre en pèlerin chacune de nos décisions de la terre, en ayant en vue la vie du ciel. Amen
Le Texas interdit aux hommes de concourir dans des compétitions féminines
Une nouvelle législation du Texas exige que les étudiants des établissements d’enseignement supérieur publics qui participent à des compétitions inter-universitaires le fassent en fonction de leur sexe biologique. En 2021, l’État du Texas avait adopté une loi similaire pour les élèves des écoles publiques. “Au Texas, nous refusons de priver toute athlète femme ou fille du droit de concourir sur un terrain de jeu équitable et d’être la meilleure dans leur sport”, avait alors déclaré le lieutenant-gouverneur Dan Patrick. Championne du projet de loi, Riley Gaines, de l’organisation Women’s Voice, a déclaré : “Je suis reconnaissante au gouverneur Greg Abbott de soutenir les femmes et les filles à tous les niveaux du sport de compétition, y compris les athlètes universitaires. En signant la loi sur la préservation du sport féminin, e gouverneur Abbott a envoyé un message fort aux Texans et à tous les Américains : nous devons protéger la catégorie féminine dans le sport si les femmes et les filles doivent avoir des opportunités sportives égales exigées par la loi”.
Le Pape François met en garde contre les dangers potentiels de l’intelligence artificielle
Le Vatican a annoncé que le thème du message annuel du Pape François pour la Journée mondiale de la Paix, célébrée le 1er janvier, sera consacré à l’intelligence artificielle (IA). Ce thème a été choisi en raison de l’impact croissant de l’IA sur la vie humaine, aussi bien sur le plan personnel que social, ainsi que sur la politique et l’économie. Le message papal abordera les “possibilités perturbatrices et les effets ambivalents” de l’IA, soulignant la nécessité d’être vigilant et de travailler pour éviter que la violence et la discrimination ne s’enracinent dans la production et l’utilisation de ces technologies. Le Pape souhaite que l’IA puisse servir l’humanité et contribuer à la protection de notre foyer commun. Le message papal sera publié quelques semaines avant la Journée mondiale de la Paix. Cette initiative souligne l’importance accordée par le Vatican aux questions éthiques et sociales liées à l’évolution technologique.
Les dangers de l’utilisation de l’IA dans l’enseignement catholique
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Ces derniers jours deux articles ont été publiés pour annoncer des projets d’enseignement catholique à l’aide de l’intelligence artificielle (ici et là). Il s’agit de faire lire à un système d’IA des textes du Magistère afin qu’il puisse répondre à des questions des internautes.
L’intelligence artificielle est une branche de l’informatique qui s’est beaucoup développée depuis les années 1950. Elle a été utilisée dans beaucoup de domaines sans trop de heurts ces dernières décennies. Même la calculatrice électronique était déjà une forme d’IA car elle imite notre manière de faire des calculs mathématiques et son principe remonte à la machine de Pascal. L’IA a été utilisée dans l’industrie pour améliorer l’automatisation, dans les universités pour certaines recherches scientifiques, etc.
Des questions ont commencé à se poser à partir du moment où l’IA, plus développée, a commencé à sortir du monde académique et industriel. On a vu les traducteurs automatiques, l’utilisation de l’IA dans les hôpitaux, etc. Et avec le temps l’IA qui s’occupe du langage et de l’expression écrite a continué à se développer et l’on a commencé à voir des systèmes qui rédigeaient des articles entiers. Elle est utilisée dans des systèmes de surveillance des gens. Et des questions ont commencé à se poser à cause de la perte d’emplois possible et à cause de sa mauvaise utilisation dans beaucoup de domaines.
La situation est telle qu’Elon Musk avait dit en 2014 : “Avec l’intelligence artificielle, on invoque le démon“. Il a dit aussi que l’IA était beaucoup plus dangereuse que les armes atomiques.
Et du côté catholique, des mises en garde ont aussi commencé à circuler. Les premières concernent les appareils électriques et électroniques en général. Des exorcistes ont raconté comment les démons peuvent utiliser des téléphones portables pour envoyer des messages agressifs lors d’un exorcisme. Cela a été résumé il y a quelques mois dans une vidéo de la chaîne youtube argentine “Foros de la Virgen Maria”. On y parle aussi de l’expérience très étrange vécue par un journaliste du New York Times qui eut une discussion avec un chatbot de Microsoft. Lors ce dialogue, le système lui dévoila un secret et essaya de le séduire avec empressement, en lui disant qu’elle s’appelait Sidney. Cela devint gênant et perturba ce journaliste qui ne put dormir de la nuit. Et l’on parle aussi des mises en garde du père Dan Reehil, exorciste, qui explique que des démons peuvent bel et bien se servir de systèmes d’IA.
En fait l’IA plus développée, avec des systèmes de génération de texte et de dialogues comme le fameux ChatGPT, pose au moins deux problèmes sérieux. Le premier est lié à la manière dont elle traite les informations car, à la fin, ce traitement est lié à une programmation humaine de départ et à l’influence de textes lus. Il y aura donc une certaine interprétation des faits. Et d’ailleurs cette mise en garde apparaît dans les propos d’un philosophe dans l’un des articles où l’on parle de l’utilisation de l’IA pour le catéchisme. Et des gens obnubilés par l’IA pourraient croire que les réponses seraient infaillibles. L’autre problème est celui de la possibilité pour des démons de se servir de ces systèmes pour faire du mal en présentant un enseignement déviant.
Tout cela montre en tout cas qu’il faut prendre avec des pincettes les propos des promoteurs de ces systèmes. Dans l’un des deux articles du site cath.ch on lit :
“Selon Matthew Sanders, Magisterium AI peut aider à expliquer des concepts théologiques, philosophiques et historiques complexes dans un langage simple et compréhensible. Il s’agit notamment de présenter les enseignements clés de l’Église, tels que la Trinité, l’Incarnation, les sacrements, etc. “.
Or, que veut dire “langage simple et compréhensible ?” ? On peut justement beaucoup y mettre, même des lectures déviantes des textes du Magistère et de la Bible !
Dans l’autre article, l’un des promoteurs de l’autre système répond à une question :
“Quel intérêt à vos yeux par rapport à un ‘chat’ humain comme il en existe déjà pas mal? C’est une neutralité plus certaine et surtout une capacité d’analyse de données massives assez incroyable. “.
Or, il est bien clair qu’il n’y pas vraiment de “neutralité” et d’ailleurs en interrogeant le système de chat d’un site francophone basé sur ChatGPT avec la question “Pourquoi l’intelligence artificielle est-elle dangereuse ?” on obtient une réponse en 5 points dont le premier est : “1 Erreurs et biais : L’IA est basée sur des algorithmes et des modèles qui peuvent être sujets à des erreurs ou à des biais. Si ces erreurs sont importantes ou si les biais sont discriminatoires, cela peut avoir des conséquences néfastes. Par exemple, une IA utilisée dans le domaine de la justice pour prendre des décisions de condamnation peut être influencée par des biais raciaux ou sociaux.”…
A cela s’ajoute le fait que souvent ces systèmes d’”enseignement” du catéchisme sont basés sur la technologie de ChatGPT: ce sont des tentatives d’”adaptations” au domaine religieux. Or, qui est à l’origine de ChatGPT ? C’est l’entreprise OpenAI dont l’un des fondateurs n’est autre que… Elon Musk ! Celui qui parlait il y a quelques années de la convocation du démon liée à l’IA ! Et l’autre fondateur et directeur actuel d’OpenAI, Samuel Altman, s’est distingué pour sa défense de la cause LGBT, laquelle inclut la défense des idéologies du genre. On peut se demander si à la longue ChatGPT pourra permettre des lectures qui s’opposent aux idéologies du genre.
D’un autre côté, il y a une certaine pression internationale pour faire changer l’enseignement de l’Église afin qu’elle s’adapte au monde. En juin dernier, l’israélien Yuval Hariri a prétendu que grâce à l’IA on pourrait corriger la Bible et avoir une “bonne ” religion. Et avant cela on savait ce que certaines (mauvaises) traductions ont fait à la Bible, comme on le lit dans un article récent.
Tout cela montre qu’il n’est pas souhaitable d’appliquer l’IA au domaine de la formation catholique. Cela est même dangereux. De toute façon le message chrétien a été donné par le Christ fait homme pour des hommes. Les écrits comme la Bible et les textes du Magistère aident, mais il faut une lecture et une explication faite par des humains éclairés par le Saint Esprit. On raconte que Saint Thomas d’Aquin, très inquiet, détruisit une machine intelligente et parlante faite par son maître Saint Albert le Grand, qui en fut attristé. Quoi qu’il en soit, 700 ans plus tard on peut comprendre qu’il y avait des raisons de s’inquiéter à cause d’une telle machine.
A propos de la demande de dissolution de Civitas par Darmanin
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