Blogs avec images

Les liens entre trafic sexuel et “Planned Parenthood”

Lu ici :

Des survivantes de la traite des êtres humains affirment que les trafiquants ont utilisé Planned Parenthood pour obtenir des contraceptifs et des avortements sans être inquiétés. Des études récentes confirment les liens entre les victimes de la traite des êtres humains et la chaîne d’avortements qui pèse plusieurs milliards de dollars.

Envoyer les immigrés illégaux sur les îles Kerguelen ?

Une bonne idée venue d’Angleterre ?

La secrétaire d’État aux Affaires intérieures, Sarah Dines, a déclaré lundi qu’elle n’excluait pas d’envoyer des migrants en situation irrégulière sur la petite île volcanique de l’Ascension, au large de l’Afrique.

Le 14 avril 2022, Boris Johnson, alors premier ministre, avait présenté un projet permettant d’envoyer au Rwanda les demandeurs d’asile arrivés illégalement sur le sol britannique. Un plan qui avait suscité une forte opposition, notamment du côté de l’ONU. L’accord migratoire entre le pays africain et le royaume de Charles III était sur le point d’aboutir. En décembre dernier, la Haute cour avait même déclaré le projet légal. Malheureusement, la Cour d’appel a finalement jugé qu’il était prohibé d’envoyer des migrants au Rwanda. Directement après cette décision, Rishi Sunak, avait fait appel devant la Cour suprême. «Nous sommes assez confiants que la politique avec le Rwanda soit légale. La Haute cour et le Lord Chief Justice ont conclu que c’était le cas, alors c’est ce sur quoi nous nous concentrons», indique Sarah Dines.

Dans le détail, ce plan prévoit de renvoyer via des embarcations les demandeurs d’asile et les migrants irréguliers présents sur le territoire britannique. Toutes les personnes ayant tenté d’entrer illégalement au Royaume-Uni seront aussi définitivement exclues du pays.

Une première étape avant la remigration ?

« Hé, tu as la chaîne, tu es chrétien ? »

Un groupe d’amis, dont trois attachés parlementaires du Rassemblement national, ont été agressés par six individus, qui leur ont volé des bijoux, à Marseille, dimanche 6 août. Une plainte a été déposée.

Julien Chevet, Lukas Goslini et Thomas Molina – respectivement collaborateurs des députés Frank Giletti, Gisèle Lelouis et José Gonzalez -, ont été pris à partie par six individus.

Un des agresseurs a demandé en voyant ses deux petits médaillons de baptême autour du cou : « Hé, tu as la chaîne, tu es chrétien ? » Une réponse positive a aussitôt été suivie d’un coup au thorax.

M. Goslini décrit des hommes de « type nord-africain », en survêtements et baskets, avec un fort accent.

Les évêques américains contre l’administration Biden

Les évêques catholiques ont critiqué les règles proposées par l’administration Biden concernant la loi sur l’équité des femmes enceintes, qui obligerait les employeurs à faire des accommodements pour les femmes qui avortent. La loi sur l’équité des femmes enceintes, adoptée par le Congrès avec un soutien bipartisan en 2022, établit de nouvelles protections pour les travailleuses enceintes ou qui ont récemment accouché. Elle exige que les employeurs fassent des aménagements raisonnables pour les femmes en fonction des limitations connues liées à la grossesse, à l’accouchement ou à d’autres affections médicales connexes, à condition que de tels aménagements ne créent pas de contraintes excessives pour l’activité de l’entreprise.

Bien que la loi ne mentionne pas les accommodements pour les femmes qui avortent, la Commission pour l’égalité des chances en matière d’emploi (EEOC) des États-Unis a publié lundi des règlements proposés qui définissent l’avortement comme l’une des “affections médicales connexes”. Selon les projets de règlement, les employeurs devraient faire des accommodements pour les limitations liées au fait “d’avoir ou de choisir de ne pas avoir un avortement”. La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) soutenait initialement le projet de loi pour ses nouvelles protections en faveur des femmes enceintes. Cependant, le président du Comité sur les activités pro-vie de l’USCCB, Mgr Michael Burbidge, accuse l’EEOC de déformer la loi. “Nous avons soutenu la loi sur l’équité des femmes enceintes bipartisan car elle renforçait la protection des mères enceintes et de leurs enfants à naître, une priorité que nous avons encouragée le Congrès à mettre en avant”, a déclaré Mgr Burbidge dans un communiqué. “Cette loi est pro-travailleuse, pro-famille et pro-vie. Il est totalement déformé d’utiliser cette loi pour promouvoir l’avortement et cela va à l’encontre de l’aide nécessaire aux mères enceintes”. L’évêque Burbidge soutient que les règles proposées vont à l’encontre de l’intention législative. “Nous espérons que l’EEOC sera contrainte d’abandonner sa position insoutenable lorsque les commentaires du public soumis sur cette réglementation démontreront que son interprétation serait rejetée par les tribunaux.” Le sénateur Bill Cassidy, co-sponsor républicain principal du projet de loi, a déclaré dans un communiqué que le projet de règlement ignore totalement l’intention législative et tente de modifier la loi par le biais de règlements: “L’administration Biden est allée trop loin. Ces règlements ignorent totalement l’intention législative et tentent de réécrire la loi par le biais de règlements. L’administration Biden doit appliquer la loi telle qu’elle a été adoptée par le Congrès, et non pas comme elle souhaiterait qu’elle ait été adoptée. La loi sur l’équité des femmes enceintes vise à aider les mères enceintes qui choisissent ou doivent rester sur le marché du travail pendant leur grossesse et après l’accouchement. La décision de négliger le processus législatif pour promouvoir un agenda politique sur l’avortement est illégale et profondément préoccupante.”

Source

L’avortement et l’euthanasie sont les deux faces d’une culture de mort génocidaire

De Bernard Antony, président de L’AGRIF, directeur de la revue RECONQUÊTE communique :

Elle était déjà amplement préparée par la loi Léonetti-Cleys voilà que le président Macronéron va laisser son nom à une loi en réalité d’euthanasie, dite de « suicide assisté ».

Voilà donc encore programmée, une loi sociétale mortifère, une loi de la « culture de mort » présentée comme de bienfaisance et de progrès !

Or, on vérifie partout où de semblables législations ont été établies, de la Belgique et des Pays-Bas et autres pays d’Europe, à certains États américains (une quinzaine), dont l’un est qualifié de « modèle Oregon », que c’est un pur mensonge de ne pas considérer comme une euthanasie le soi-disant « suicide assisté ».

Une preuve en est que Jean-François-Mattei, lui-même ancien ministre de la Santé et ancien président du comité d’éthique de l’Académie, ne peut qu’exprimer que « l’aide active à mourir n’est pas un soin et ne peut pas le devenir ».

Comment mieux dire que l’assistance au suicide ne sera jamais un acte médical mais, purement et simplement, comme l’avortement, un acte de suppression d’une vie, quelles que soient les raisons pour le justifier.

La seule voie humaine possible pour diminuer la souffrance des malades en fin de vie, est celle de la mise-en-œuvre systématique de véritables soins palliatifs, c’est-à-dire l’exact inverse d’une politique de légalisation de l’euthanasie.

Car l’avortement et l’euthanasie, ne sont pas autres choses que les deux faces d’une culture de mort génocidaire.

C’est hélas, ce que monsieur Macron ne veut pas voir.

Bernard Antony

Témoignage de Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, pour le Jubilé de la Vendée – 2 septembre

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Je suis particulièrement heureux de venir rendre visite à la Vendée et aux Vendéens le 2 septembre prochain, au Mont des Alouettes, ce Haut lieu des guerres de Vendée, mémoire de ce combat inégal mené pour Dieu, pour le Roi et pour les libertés fondamentales.

Ce faisant, je ne fais qu’accomplir un devoir, celui de la Fidélité :
– fidélité à la mémoire des Vendéens de toutes conditions, qui ont tout sacrifié pour leur Foi catholique, leur attachement à la royauté très chrétienne et à ma famille ;
– fidélité au souvenir, et à l’exemple, de ma grande tante Marie-Thérèse de France, duchesse d’Angoulême, l’orpheline du Temple, la « sainte fille de Louis XVI », accueillie au Mont des Alouettes il y a 200 ans, le 18 septembre 1823, par quinze mille vétérans Vendéens qu’elle tenait à remercier de s’être battu pour son frère, le petit Roi Martyr, Louis XVII, dont le nom ornait tant d’emblèmes de l’insurrection vendéenne. C’est elle qui avait voulu que soit édifiée en ce lieu une Chapelle ;
– fidélité également au souvenir de la duchesse de Berry, mère d’Henri V, comte de Chambord, qui en 1832, vint en cet endroit dans l’espoir de soulever une nouvelle fois la Vendée contre le pouvoir illégitime installé à Paris.

Mais, en ces temps troublés, ma présence sur cette terre de Vendée autrefois si éprouvée, se veut aussi un message de Foi et d’Espérance, pour tous les Français fidèles à leur Patrie, à leurs racines, à leurs valeurs héritées des civilisations grecque, romaine et chrétienne !
Forts d’un passé héroïque, regardons avec lucidité, courage et détermination notre avenir qu’il nous appartient de construire.

Vive la Vendée catholique et royale, vive la France fidèle aux promesses de son Baptême !

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou

Venez rencontrer nos grands témoins sur le Mont des Alouettes le 2 septembre.
Toute information sur :
https://www.jubiledelavendee.fr/
https://www.facebook.com/JubiledelaVendee/

La fin des prélatures personnelles

Circonscription ecclésiastique, prévue par le Concile Vatican II, avec le décret «Presbyterorum ordinis» et par le Droit Canonique, pour permettre de mener à bien des tâches pastorales particulières, la prélature personnelle n’est pas circonscrite à un territoire comme les diocèses.

Comme bon nombre de textes du Concile, cette idée est quasiment restée lettre morte puisque hormis l’Opus Dei, les prélatures personnelles n’ont pas été développées.

Par un nouveau motu proprio divisé en trois articles, publié le mardi 8 août, le Pape François modifie les canons relatifs aux prélatures personnelles, désormais assimilées à des associations cléricales publiques de droit pontifical.

La Constitution apostolique Praedicate evangelium avait déjà transféré la compétence des prélatures personnelles au dicastère pour le Clergé, alors qu’elles dépendaient de celle des évêques depuis l’après Concile. De fait, le chef d’une prélature n’est plus un évêque.

Actuellement, la seule prélature personnelle existante est celle de l’Opus Dei, érigée il y a 40 ans avec la Constitution apostolique Ut sit de Jean-Paul II, modifiée sous certains aspects par François avec le motu proprio Ad charisma tuendum promulgué le 14 juillet 2022 dans le but de «sauvegarder le charisme» et de «promouvoir l’action évangélisatrice que ses membres mènent dans le monde».

Porsche s’excuse de sa vidéo promotionnelle qui gommait le Christ

La marque automobile Porsche a commis une erreur regrettable dont elle se serait bien passée. Les internautes n’ont pas manqué de souligner l’absence de la statue emblématique de la ville de Lisbonne dans une vidéo promotionnelle. Un tweet, posté par Alex B le 5 août, interroge Porsche en demandant pourquoi la statue de Jésus-Christ n’apparaît pas dans la vidéo tournée à Lisbonne. Photos à l’appui, il a entouré en rouge le socle de la statue, exprimant son étonnement de ne pas voir la statue du Christ-Roi dessus. Certains ont même dénoncé une volonté anti-chrétienne de la part de la marque. “On dirait que Porsche ne veut pas que les chrétiens achètent leurs voitures”, “Apparemment, Porsche ne se soucie pas des chrétiens”, ont écrit d’autres internautes. Deux jours plus tard, le 7 août, le constructeur allemand a republié la vidéo des 60 ans de sa célèbre Porsche 911, cette fois-ci en incluant la statue. Porsche s’est excusé, sans toutefois expliquer son choix initial d’éditer la vidéo sans la statue. “Dans une version précédemment téléchargée du film de lancement de la Porsche 911 S/T, un point de repère a été supprimé. C’était une erreur, et nous nous excusons pour toute offense causée. Vos commentaires sur cette vidéo ont été appréciés”, a tenté de se défendre la marque.

Une nouvelle preuve qu’il ne faut jamais rien laisser passer!

Source

Les évangéliques disent non au suicide assisté

Communiqué des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie:

Les Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie s’alarment du projet de suicide assisté promu par le Pouvoir. Ils rappellent que toute vie, «  même la mienne » , appartient à Dieu. Il est vrai qu’un raisonnement spontané serait de croire que la vie de chacun lui appartient.C’est ce qu’on peut appeler un voeu pieux. Car la suicide assisté est la porte grande ouverte à l’incitation au suicide. C’est alors un assassinat.
Le Président, Pasteur Jean Pira.

Un miracle aux JMJ?

Le père de Jimena, une pèlerine espagnole de 16 ans aux Journées mondiales de la jeunesse, a fourni à ACI Prensa les détails de ce qu’il a décrit comme “un don de la Vierge Marie pour les JMJ”. Le samedi 5 août, à Fátima, au Portugal, Jimena a déclaré avoir été guérie d’un grave problème oculaire, que les médecins avaient qualifié d’incurable, après avoir effectué une neuvaine à Notre-Dame des Neiges et avoir reçu la sainte communion lors d’une messe. Son père, qui affirme avoir toujours “eu la conviction qu’elle serait guérie”, a décrit le premier appel de Jimena chez elle. “Nous n’avons pratiquement pas parlé, elle pleurait, elle nous a simplement dit : ‘Je vois. Je vois’. Ensuite, le prêtre qui avait célébré la messe nous a appelés pour nous donner plus de détails. C’est une joie incroyable”, a-t-il déclaré. “Elle est allée se confesser avant d’aller à la messe. Elle était très excitée, elle ressentait quelque chose de spécial. Ensuite, elle est allée recevoir la communion”, a-t-il dit. “Après cela, elle avait peur d’ouvrir les yeux car elle pensait : ‘Si je ne suis pas guérie, c’est parce que je n’ai pas de foi.’ Et elle les a ouverts et a commencé à voir tout. Ensuite, elle… a commencé à pleurer et a réalisé que ses amis avaient deux ans et demi de plus [depuis la dernière fois qu’elle les avait vus]”, a raconté son père, encore très ému. Pendant deux ans et demi, Jimena a souffert d’un “spasme d’accommodation”, un dysfonctionnement de la mise au point des yeux. Normalement, cette condition serait mesurée à environ deux dioptries (l’unité utilisée pour une prescription d’ordonnance pour les yeux). “Dans le cas de Jimena”, a expliqué son père, “cela variait de huit à 16 dioptres dans les pires moments. Elle ne pouvait donc pas voir, ni avec des lunettes ni de quelque manière que ce soit”. “L’équipe médicale”, a poursuivi le père de la fille, a déclaré qu’ils étaient à court d’options, et “ils ne savaient plus quoi faire”. C’est Jimena qui a demandé à ses parents d’arrêter le médicament, et ils ont donc décidé de chercher d’autres alternatives pour ne pas rester les bras croisés et ne rien faire. “Nous avons traversé un petit ‘Via Crucis’ avec des médecins qui nous ont été recommandés. Personne ne comprenait ce qui lui arrivait. Certains étaient gentils, d’autres étaient très impolis”, a-t-il raconté. Le père a souligné que “puisqu’il s’agissait d’une neuvaine à la Vierge et qu’il n’y a pas de cause de béatification”, ils n’ont pas besoin de confirmer qu’il s’agit vraiment d’un miracle. “Je pense que les gens sont déjà suffisamment émus, ceux qui croient, croient, et ceux qui ne croient pas, eh bien, de toute façon, ils ne croiront pas”, a-t-il souligné. Il a expliqué que “quand on fait un bond de foi, on ne regarde pas en arrière ; on ne regarde que vers l’avant”.

Source

Veritatis Splendor, l’encyclique oubliée?

Comme le note le blogue anglophone Rorate Caeli, le 6 août dernier, fête de la Transfiguration, marquait le 30e anniversaire de la promulgation par Jean-Paul II de l’encyclique Veritatis Splendor. Or, ni l’Observatoire Romano, ni Vatican News, ni L’Avvenire (quotidien de la conférence des évêques italiens) n’ont mentionné cet anniversaire.

Pourtant, cette encyclique a été décisive dans la mise en avant progressive des “principes non négociables”. Relisons donc, quant à nous, quelques passages de ce grand texte (que l’on peut toujours lire intégralement ici) qui guident toujours l’action de votre blogue préféré:

96. La fermeté de l’Eglise dans sa défense des normes morales universelles et immuables n’a rien d’humiliant. Elle ne fait que servir la vraie liberté de l’homme : du moment qu’il n’y a de liberté ni en dehors de la vérité ni contre elle, on doit considérer que la défense catégorique, c’est-à-dire sans édulcoration et sans compromis, des exigences de la dignité personnelle de l’homme auxquelles il est absolument impossible de renoncer est la condition et le moyen pour que la liberté existe.

Ce service est destiné à tout homme, considéré dans son être et son existence absolument uniques : l’homme ne peut trouver que dans l’obéissance aux normes morales universelles la pleine confirmation de son unité en tant que personne et la possibilité d’un vrai progrès moral. Précisément pour ce motif, ce service est destiné à tous les hommes, aux individus, mais aussi à la communauté et à la société comme telle. En effet, ces normes constituent le fondement inébranlable et la garantie solide d’une convivialité humaine juste et pacifique, et donc d’une démocratie véritable qui ne peut naître et se développer qu’à partir de l’égalité de tous ses membres, à parité de droits et de devoirs. Par rapport aux normes morales qui interdisent le mal intrinsèque, il n’y a de privilège ni d’exception pour personne. Que l’on soit le maître du monde ou le dernier des « misérables » sur la face de la terre, cela ne fait aucune différence : devant les exigences morales, nous sommes tous absolument égaux.

101. Dans le domaine politique, on doit observer que la vérité dans les rapports entre gouvernés et gouvernants, la transparence dans l’administration publique, l’impartialité dans le service public, le respect des droits des adversaires politiques, la sauvegarde des droits des accusés face à des procès ou à des condamnations sommaires, l’usage juste et honnête des fonds publics, le refus de moyens équivoques ou illicites pour conquérir, conserver et accroître à tout prix son pouvoir, sont des principes qui ont leur première racine — comme, du reste, leur particulière urgence — dans la valeur transcendante de la personne et dans les exigences morales objectives du fonctionnement des Etats 160. Quand on ne les observe pas, le fondement même de la convivialité politique fait défaut et toute la vie sociale s’en trouve progressivement compromise, menacée et vouée à sa désagrégation (cf. Ps 1413, 3-4 ; Ap 18, 2-3. 9-24). Dans de nombreux pays, après la chute des idéologies qui liaient la politique à une conception totalitaire du monde — la première d’entre elles étant le marxisme —, un risque non moins grave apparaît aujourd’hui à cause de la négation des droits fondamentaux de la personne humaine et à cause de l’absorption dans le cadre politique de l’aspiration religieuse qui réside dans le cœur de tout être humain : c’est le risque de l’alliance entre la démocratie et le relativisme éthique qui retire à la convivialité civile toute référence morale sûre et la prive, plus radicalement, de l’acceptation de la vérité. En effet, « s’il n’existe aucune vérité dernière qui guide et oriente l’action politique, les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l’histoire » 161.

Dans tous les domaines de la vie personnelle, familiale, sociale et politique, la morale — qui est fondée sur la vérité et qui, dans la vérité, s’ouvre à la liberté authentique — rend donc un service original, irremplaçable et de très haute valeur, non seulement à la personne pour son progrès dans le bien, mais aussi à la société pour son véritable développement.

106. L’évangélisation représente le défi le plus fort et le plus exaltant que l’Eglise est appelée à relever, depuis son origine. En réalité, ce défi est dû moins aux situations sociales et culturelles qu’elle rencontre tout au long de l’histoire qu’au précepte de Jésus Christ ressuscité qui définit la raison d’être même de l’Eglise : « Allez dans le monde entier, proclamez l’Evangile à toute la création » (Mc 16, 15).

Mais la période que nous vivons, du moins dans de nombreux peuples, est plutôt le temps d’un formidable défi à la « nouvelle évangélisation », c’est-à-dire à l’annonce de l’Evangile toujours nouveau et toujours porteur de nouveauté, une évangélisation qui doit être « nouvelle en son ardeur, dans ses méthodes, dans son expression » 166. La déchristianisation qui affecte des communautés et des peuples entiers autrefois riches de foi et de vie chrétienne implique non seulement la perte de la foi ou, en tout cas, son insignifiance dans la vie, mais aussi, et forcément, le déclin et l’obscurcissement du sens moral : et cela, du fait que l’originalité de la morale évangélique n’est plus perçue, ou bien à cause de l’effacement des valeurs et des principes éthiques fondamentaux eux-mêmes. Les courants subjectivistes, utilitaristes et relativistes, aujourd’hui amplement diffusés, ne se présentent pas comme de simples positions pragmatiques, comme des traits de mœurs, mais comme des conceptions fermes du point de vue théorique, qui revendiquent leur pleine légitimité culturelle et sociale.

“Un autre monde est possible”

Lu dans Vatican News:

Dans un monde marqué par les guerres, en Ukraine notamment, les JMJ «ont montré à tous qu’un autre monde est possible», a affirmé le Souverain pontife. Un monde «où les drapeaux de tous les peuples flottent ensemble, l’une à côté de l’autre, sans haine, sans peur, sans fermetures, sans armes !» Le Pape voit ici une «parabole pour notre temps», et a souhaité que les «grands de la terre» l’entendent. «Espérons que tout le monde écoute cette Journée de la Jeunesse et regarde ces beauté des jeunes qui vont de l’avant», a-t-il ajouté.

Fidèles à jamais

Les éditions Salvator publient le premier roman de Léonie Touvet, jeune diplômée en lettres, sur les guerres de Vendée. Ce roman historique, Utrique fidelis, Au coeur de la Terreur, fidèles à jamais, conte l’histoire de deux orphelins, un frère et une soeur, qui, en octobre 1793, rejoignent la grande armée catholique et royale menée par Henri de La Rochejacquelein sur les routes de ce qui deviendra la Virée de Galerne, dans le but de venger leurs parents assassinés par les Bleus.

Collant au plus près de la grande Histoire, nous suivons l’épopée de ces deux jeunes, qui rencontrent chacun de leur côté l’amour de leur vie. De Granville à Savenay, sillonnant l’Anjou, la Normandie et le Maine avec la Grande Armée, ils vivent de nombreuses péripéties et sont confrontés à des choix décisifs qui les feront grandir. Avec un seul objectif : rester toujours fidèles à leurs amis, à leur patrie, à la foi de leurs parents, à leur Dieu.

« Il y a de la place pour tout le monde dans l’Église ». Vraiment ?

Aux JMJ, le pape a déclaré avec insistance :

« Il y a de la place pour tout le monde dans l’Église. Et, quand il n’y en a pas, faisons en sorte qu’il y en ait, même pour ceux qui se trompent, pour ceux qui tombent, pour ceux qui peinent….»

Cette déclaration s’applique-t-elle à tout ceux qui ont été récemment virés, parfois sans ménagement et sans retraite ? On pense aux Franciscains de l’Immaculée, à certains prélats, et récemment les trois anciens secrétaires de Benoît XVI, actuellement au chômage…, on pense aussi aux séminaristes du diocèse de Toulon… C’est le moment qu’a choisi une religieuse expulsée sans raison connue des Dominicaines du Saint-Esprit, pour assigner en justice le cardinal Ouellet, alors que de nombreuses Mères ne vivent actuellement plus dans la communauté.

Communiqué de Me Le Gouvello, avocat de Mère Marie Ferréol, évincée des Dominicaines du Saint-Esprit :

Après avoir tenté de nombreuses démarches pour trouver une solution tant canonique que matérielle, Sr Marie Ferréol n’a d’autre choix que d’assigner en justice le Cardinal OUELLET, ex-Préfet de la Congrégation des Evêques, Dom Jean Charles NAULT et Mère Emmanuelle DESJOBERT, visiteurs apostoliques ayant oeuvré à son éviction, ainsi que l’association syndicale des Dominicaines du St Esprit.

Par ordonnance du 03 août dernier, le Président du Tribunal Judiciaire de Lorient a fait droit à la demande d’assigner à jour fixe, l’audience étant prévue pour le 04 octobre prochain.

Un renvoi sans motif…

Après 34 ans de vie au sein de sa communauté, Sr Marie Ferréol en a été renvoyée par le Cardinal OUELLET pour trois ans, le 21 octobre 2020, du fait de « mauvais esprit », à la suite d’une visite apostolique d’une semaine effectuée par Dom NAULT et Mère DESJOBERT, puis six mois plus tard, définitivement. La Soeur n’a jamais su les faits dont elle aurait été coupable, en dépit de ses demandes répétées et de celles de son avocat. La communication en a été refusée au motif de la « confidentialité ».

Des conditions illicites, dures et vexatoires

Indépendamment de l’absence de juste motif connu à ce jour, ce renvoi a été fait au mépris des règles de base applicables à toute sanction : le respect du contradictoire et des droits à se défendre.

En outre, ce renvoi a été assorti de conditions particulièrement dures et vexatoires.

Un préjudice matériel conséquent

Outre la perte de sa vie au sein de sa communauté, ce qui lui était le plus cher, la Soeur se trouve confrontée à des difficultés matérielles : n’ayant pas droit à des indemnités chômage et ne percevant plus le RSA, se trouvant sans emploi ni logement, en dépit de ses multiples démarches, et vivant de la charité d’autrui. Ni les artisans de son renvoi ni sa communauté ne se sont préoccupés de savoir comment elle pourrait vivre. Pire, l’association syndicale des Dominicaines du Saint Esprit, ne s’est pas préoccupée d’émettre une quelconque proposition financière au membre qui l’avait servie fidèlement pendant 34 ans.

Cette dureté s’inscrit dans le prolongement de la décision de renvoi qui n’avait laissé aucune place à la discussion, la défense, la clarté, la vérité.

Mais surtout un préjudice moral immense

Le préjudice le plus important est constitué par le dommage moral subi par Sr Marie Ferréol. Rien ne pourra réparer la douleur d’avoir été privée brutalement et sans motif de sa vie religieuse, de son cadre de vie, d’avoir vu son honneur et sa réputation détruits, d’avoir subi la violence du traitement qu’on lui a infligé.

Une action qui constitue une étape vers l’objectif final et primordial

Au regard des fautes commises et du préjudice subi, une action en réparation est fondée. Cette démarche judiciaire, initiée à contre-coeur par Sr Marie Ferréol, est légitime. Ainsi la reconnaissance de son préjudice matériel et moral, indispensable, ne constitue qu’un premier pas vers l’objectif primordial : l’aveu d’injustice, la réhabilitation morale et le retour dans une communauté religieuse.

Cette action devra être l’occasion d’avoir des réponses et de faire la vérité sur cette affaire. Elle devrait en outre contribuer à une meilleure justice, pour que des hommes et femmes d’Eglise respectent mieux à l’avenir les règles de Droit tant civiles que canoniques : il n’est pas concevable que l’on puisse se débarrasser des personnes arbitrairement et sans en assumer les conséquences matérielles.

Instruction en famille : de nombreux refus en Loire-Atlantique

Ouest-France se penche sur les nombreux refus, non justifiés, d’autorisation pour l’instruction en famille.

Un rassemblement a été organisé devant le rectorat de Nantes avant la fin de l’année scolaire, et en prévision de celle à venir.

Prolongement de l’offre de lancement de Vexilla Galliae

L’équipe de Vexilla Galliae nous prie de publier ce point d’étape sur le lancement de la revue:

Nous sommes ravis d’annoncer que grâce à votre soutien incroyable, nous avons atteint 197% de notre objectif pour le préabonnement au magazine Vexilla Galliae 🎉👑
En raison de cet enthousiasme extraordinaire, nous avons décidé de prolonger la campagne jusqu’au 15/08.
C’est votre dernière chance de profiter, si ce n’est pas déjà fait, de l’offre d’abonnement à tarif réduit !
Cliquez ici pour en savoir plus et vous abonner : https://www.credofunding.fr/fr/vg

Il est faux de dire que les mairies n’ont plus d’argent pour restaurer les églises

Un maire adjoint répond à l’article d’Odon de Cacqueray sur les églises de nos campagnes :

« J’ai trente ans, je suis père de famille et maire adjoint chargé  du patrimoine à Morannes sur Sarthe-Daumeray dans le Haut Anjou.

Lors du dernier conseil municipal, nous avons voté la restauration des 2 églises de notre commune (3500 habitants). C’est plus de 1 500 000 euros à trouver pour financer ces travaux. 

C’est un courage inouï pour des élus ruraux insensibles à la donnée religieuse : ils sont conscients que la pratique religieuse n’existe plus, ils savent que ces églises ne sont presque plus utilisées, ils savent que l’Eglise traverse une crise sans précédent, ils se méfient du curé, ils ne pratiquent plus pour 80 % d’entre eux, ils ne se disent plus catholiques. 

Et pourtant, ils s’apprêtent à emprunter aux banques plombant ainsi les finances de la commune pour des dizaines d’années, et ce, pour sauvegarder ces vieilles pierres. Car ils tiennent de tout leur cœur à ce clocher tord du XIIeme siècle qui les réveille avec l’angélus tous les matins. Et pourtant, ils ne savent même plus ce qu’est l’Angelus. Mais ce clocher est tout ce qui leur reste de patrimoine. Mais ce clocher est leur fierté. Car ce clocher les a vu naître, car ce clocher les verra mourir, car ce clocher est constitutif de leur identité. Car dans la France rurale, la France profonde, la vraie France, les gens sont encore attachés à leurs racines.

Il est faux de dire que les mairies n’ont plus d’argent. On s’attriste de toutes ces églises de villages délabrées, mais remarquez aussi toutes celles qui sont en parfait état dans des villages minuscules !  Ça n’est pas une question d’argent, c’est une question de volonté durable. Les églises en bon état sont celles des villages dont les maires se sont attachés année après année à les soigner, à les rénover et à les embellir. Les églises qu’on rase ce sont les églises des communes qui ne veulent plus les restaurer.

Si les catholiques eux-mêmes en viennent à donner des arguments aux maires qui n’ont pas ce courage, alors la partie est perdue. La solution, cher Odon, n’est pas de transformer notre église rurale en bibliothèque : nous avons déjà bien du mal à installer une simple boucherie sur notre territoire. La solution est que les catholiques investissent leur cité, s’impliquent dans la vie de leur village et rendent ainsi à Dieu l’argent qui doit être mis dans ses églises et qui partira sans cela dans les lampadaires nouvelle génération et les dos d’ânes. »

Un hors-série exceptionnel sur les 10 ans de La Manif Pour Tous

À l’occasion des 10 ans des Manifs Pour Tous, découvrez le nouvel hors-série de L’Incorrect de 180 pages.

Révélations, décryptages, témoignages : une plongée inédite dans les coulisses des Manifs pour tous.

Rappelez-vous, 2012, 2013, 2014… : des foules tellement immenses que trois colonnes défilaient dans Paris jusqu’au Champs de Mars et plus tard, jusqu’aux Invalides ; le 24 mars, l’avenue de la Grande Armée était archi-comble, de La Défense jusqu’à Paris, débordant même sur les Champs Elysées…

Rappelez-vous des Homen, des Gavroches et des Mères veilleuses ; des Veilleurs et des Sentinelles ; des “courses pour tous” et des “campings pour tous”… et de la sidération de François Hollande et de ses sbires puis de la folle bataille parlementaire encouragée par ces mobilisations aussi nombreuses que pacifiques et familiales.

Rappelez-vous, aussi, de ces opposants qui ne faisaient que nier et mentir, comme Manuel Valls, qui appela les familles à rester chez elles, la veille de la manifestation du 2 octobre 2014, parce qu’il aurait été, d’après lui, “dangereux de manifester avec La Manif Pour Tous” !

Dix ans plus tard, les mêmes parlent de la loi Taubira comme d’une avancée décisive vers une sorte de paradis, une loi “d’amour” qui ne serait que bonheur et merveille et n’aurait pas eu les conséquences que nous annoncions tous ensemble. Un récit faux, une désinformation outrancière, qu’il n’est pas question de laisser passer sans rien dire !

Révélations, décryptages et témoignages sur les coulisses des Manifs Pour Tous : des élus qui en venaient aux mains pour être au premier rang des manifestations aux rendez-vous avec le ministre de l’Intérieur place Beauvau, de la Place Denfert-Rochereau à la tribune de l’ONU, de la condamnation de la France par le Conseil de l’Europe aux reculs de François Hollande sur la PMA sans père et la GPA… et la suite du combat, évidemment !

Ludovine de La Rochère (Présidente du Syndicat de la famille) :

« Un récit qui dit enfin la vérité, doublé d’un décryptage qui révèle les manipulations et les liens avec le prosélytisme trans et woke d’aujourd’hui. A lire et offrir absolument ! »

Sortie officielle en novembre 2023, tarif réduit à 14 €, jusqu’au 4 septembre inclus.

Burkini : le tribunal administratif de Toulon suspend l’arrêté de la ville de Fréjus

Dans un arrêté  du 1er août, le maire RN de Fréjus David Rachline avait interdit le port du burkini lors des baignades en mer et ce, jusqu’au 17 septembre 2023 inclus. Suite à un recours de la LDH, le tribunal administratif de Toulon vient de suspendre cet arrêté, ce samedi 5 août.

Voici le communiqué du maire :

Le retour du JDD les ennuie

La presse nauséabonde n’a pas de limite dans l’indécence. Le JDD ayant fait sa Une sur les victimes de l’insécurité, c’est un festival d’inventions de fake news depuis hier par la presse de gauche, qui tente de décrédibiliser le JDD, au lieu de faire du journalisme. Avec des méthodes scandaleuses :

 

La police en prison, les voyous en liberté

Vendredi soir, un policier municipal lyonnais a été traîné sur plusieurs mètres par une voiture dont il contrôlait le stationnement illicite. Rapidement arrêté, le conducteur a été placé en garde à vue avant d’être présenté en comparution immédiate ce lundi. Il sera jugé le 14 décembre. Le parquet, qui avait requis un mandat de dépôt n’a pas été suivi par le juge des libertés et de la détention qui a décidé de placer le suspect sous contrôle judiciaire.

Pendant ce temps, le policier de Nanterre et celui de Marseille sont toujours incarcérés…

Un policier témoigne :

«Je l’ai eu plusieurs fois aujourd’hui. Il souffre d’une blessure à l’épaule. Il a appris, comme nous tous, que la personne qui l’a traîné sur plusieurs mètres a été remise en liberté. Cette annonce a peut-être été pire que la blessure elle-même pour lui». «Bientôt nous ne verbaliserons plus que les gens qui respectent la loi puisque d’autres préfèrent nous mettre en danger en refusant de respecter les règles. Quand on voit la réponse judiciaire derrière, c’est la prime à ceux qui prennent la fuite».

Le conducteur était sous l’emprise d’alcool au moment des faits. Il sera jugé pour «refus d’obtempérer, défaut de permis de conduire, conduite sous l’empire d’un état alcoolique et violences avec arme (le véhicule, NDLR) sur personne dépositaire de l’autorité publique».

Désacraliser puis vendre les églises vides

D’Odon de Cacqueray pour Le Salon beige :

Le 31 juillet, la destruction de l’église Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien, dans le village de la Baconnière, en Mayenne, commençait. Vieux de plus de 150 ans, le lieu de culte fortement dégradé aurait nécessité plusieurs millions deuros pour être rouvert au public. Une charge financière impossible à assumer pour la commune. La décision du conseil municipal de faire tomber l’édifice a dailleurs été adoptée à lunanimité.

Cette destruction a suscité de la tristesse et même de la colère chez ceux qui ont vu les images fortes du clocher abattu. La responsabilité a été imputée aux pouvoirs publics, commune et Etat, qui nont pas su entretenir cette église ne laissant à la fin pas dautre alternative que la suppression totale du bâtiment. Devant le peu de finances publiques accordées à lentretien du patrimoine, le phénomène va tendre à se multiplier. Si une cinquantaine d’églises ont été détruites depuis les années 2000, elles sont plusieurs milliers à être en péril. Le rappel du Président de la République au Mont-saint-Michel le 5 juin dernier :

« En ce qui concerne le patrimoine religieux, le ministère de lIntérieur a consacré 57 millions deuros en 2022, et, depuis 5 ans, 280 millions deuros, au bénéfice de 8 265 projets de restauration. »

a surtout montré que le budget alloué est très insuffisant. Il faudrait multiplier la somme par plus de 10 pour limiter la casse. Les annonces dinscriptions ou de classements au titre des monuments historiques ne changera rien.

Une fois passée l’émotion légitime, il est nécessaire de sinterroger sur les raisons qui poussent à sauvegarder nos églises et les moyens utilisés. Bien sûr, lEtat a volé à lEglise au début lors de la Révolution puis au XXe siècle les lieux de culte mais aussi les biens attenant qui permettaient de financer lentretien de ces bâtiments. Laffaire est entendue. Lengagement a été pris, en contrepartie de cette confiscation, dentretenir les églises. LEtat sest parjuré, cest également un sujet qui ne fait pas débat. Mais en plus dun siècle la situation a considérablement évolué. La pratique religieuse sest effondrée, le nombre de prêtres est en chute libre. Quand il y a encore un curé, il administre dans le meilleur des cas six ou sept églises, souvent cest une vingtaine de lieux de culte sous sa responsabilité, parfois plus. Malgré la réunion de dizaines de clochers, lassemblée dominicale est bien clairsemée, surtout à la campagne. La moyenne d’âge élevée de ceux qui pratiquent encore laisse craindre le pire pour les cinquante prochaines années. Dans les diocèses plutôt que d’épuiser les rares prêtres en leur faisant parcourir des centaines de kilomètres chaque semaine, l’époque est aux pôles. Des lieux fixes où les prêtres ne sont pas seuls et où les paroissiens se déplacent pour les rencontrer. Des choix sont donc posés, certaines églises ne connaissent plus quune messe annuelle.

Dans ce contexte, est-il réellement moral quune municipalité qui nest responsable en rien de la confiscation de l’église se voit demander des millions pour lentretien dun lieu de culte qui ne sert plus ? L’âme dune église et sa raison d’être réside dans le Saint Sacrement au tabernacle et la célébration de la messe. En son absence, le lieu de culte nest plus quun tas de pierre symbole dun âge dor révolu où la France était chrétienne. Que le lecteur ne se fourvoie pas, touché par la situation actuelle je ne demande pas que les églises vides soient rasées. Il me semble pourtant quune solution transitoire doit être recherchée. Il faut permettre que les bâtiments soient sauvegardés en attendant (et espérant) un refleurissement de la pratique religieuse en France. Je vois ici deux solutions qui passent à chaque fois par la désacralisation des églises. La première serait la réaffectation par la municipalité de ces lieux de cultes en lieux culturels lucratifs, musées, salles de concert, cinémaLa deuxième consisterait à vendre ces églises en protégeant par une charte ce qui fait lintérêt du bâtiment. Là encore les nouvelles destinations peuvent être diverses : restaurant, brasserie, résidence, espace de travail partagé, etc.

Le premier pas doit être posé par lEglise. Les diocèses doivent recenser les églises menacées à moyen et long terme, sans intérêt majeur, et engager les négociations avec les municipalités avant que les sommes nécessaires à la sauvegardes des bâtiments soient telles que plus personne ne sera intéressé.

La CADA donne raison à Juristes pour l’enfance contre la Haute autorité de santé

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

La Haute Autorité de Santé (HAS) doit communiquer la composition du groupe de travail mis en place pour élaborer une Recommandation de bonnes pratiques relative au « Parcours de transition des personnes transgenres ».

Tel est l’avis qui vient d’être rendu par la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) à la demande de Juristes pour l’enfance.

La CADA a écarté l’argument de la HAS qui refusait de communiquer les noms des participants au groupe de travail au motif d’éviter des pressions éventuelles. En effet, selon la CADA, les noms et qualités des membres de ce groupe ne sont couverts par aucun des secrets énumérés aux articles L. 311-5 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration. En outre, la transparence sur la composition de ce groupe de travail participait de la confiance dans l’indépendance de ses travaux.

Juristes pour l’enfance attend donc désormais la publication de la composition du groupe de travail afin que chacun puisse vérifier la pertinence de cette composition et l’absence ou l’existence de conflit d’intérêts à même de remettre en cause les travaux effectués.

La CADA a en revanche cru bon de retenir l’argument de la HAS du stade préparatoire des documents pour refuser de communiquer les comptes-rendus des réunions. Juristes pour l’enfance a d’ores et déjà saisi le Tribunal Administratif de Montreuil pour contester ce refus.

Une église vandalisée en Ardèche

JMJ : Des jeunes en demande spirituelle face au vide existentiel

De Jean-Marie Guénois dans Le Figaro :

La réalité ordinaire de l’Église est celle que l’on a pu constater dans les rues de la capitale portugaise : des prêtres qui ont donné leur vie à Dieu pour les autres, au service, bien dans leurs baskets. Des jeunes de leur temps, connectés technologiquement mais en impérieuse demande spirituelle face au vide existentiel. Le tout, sans naïveté sur les misères de l’Église – depuis vingt ans, ces jeunes n’ont entendu parler que de cela – mais dans la conscience réaliste des problèmes de ceux qui ne veulent pas en rester aux noirceurs et veulent aller de l’avant.

 

Le 6 août, jour de la grand messe de clôture des JMJ, coïncidait avec le 30e anniversaire de l’encyclique de Jean-Paul II Veritatis Splendor… C’est un message pour les pasteurs de notre Église : la jeunesse n’attend pas des discours partisans, sur l’écologie ou les migrants, elle attend qu’on lui parle du Bon Dieu, de Notre-Seigneur, le Christ qui enlève le péché du monde, de Notre-Dame, des mystères de la foi… Il n’est pas certain aujourd’hui que le prochain synode sur la synodalité réponde à cette soif.

Avant les prochaines JMJ prévues à Séoul en 2027, les jeunes sont attendus à Rome en 2025 pour une année jubilaire.

4 idées pour prier cet été

L’été, que nous soyons en vacances ou non, que nous partions ou pas, les habitudes changent. Les jours sont plus longs, les sorties sont plus nombreuses, les activités différentes … Bref la routine est chamboulée et cela fait beaucoup de bien ! Mais pour la prière, comment faire ?

Il semble parfois difficile de garder nos habitudes de prière dans nos plannings estivaux, voilà quelques conseils pour renouveler nos temps avec Dieu cet été.

  • Surfer sur l’envie de nouveauté. L’été nous donne des envies de changements, de découvertes, de liberté ? Et bien cela peut aussi se faire dans nos habitudes de prières. Donnons-nous quelques semaines pour explorer un territoire inconnu de la prière : chapelet, lectio divina, méditation chrétienne
  • Se créer un petit réflexe louange. Cet été, de quoi est-ce que je peux m’émerveiller chaque jour ? Du chant des oiseaux ? De la vue de la mer pendant mes vacances ? De déjeuners en famille ? Choisissons un de ces bonheurs de l’été et associons-le à un mot de louange. Cela peut être un verset de psaume : “Que tout être vivant chante louange au Seigneur ! Alléluia !”(Psaume 150,6), “Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand !” (psaume 103, 1) ou un chant de louange. Nous penserons ainsi à louer Dieu au moins une fois par jour.
  • Plonger dans une saga palpitante. L’été, on a le temps de lire et l’envie de s’évader. Avec la Bible, nous avons accès, en un ouvrage, à plus de 70 livres. Les aventures d’Esther ou les mésaventures de Job ? Les tribulations d’un peuple en exode ? Les lumières de Salomon ? Les visions surnaturelles de l’Apocalypse ? Il y a forcément notre livre de l’été dans la bibliothèque de Dieu.
  • Prendre le temps de savourer pleinement. L’été, c’est la saison des fruits, des saveurs fraîches, sucrées et délicates en bouche. Choisissons un verset biblique, notre verset de l’été. Soigneusement. Puis manduquons-le à longueur de journée, tout l’été, pour laisser s’échapper toutes ses saveurs, lui donner le temps de s’ouvrir et de nous faire découvrir toute sa richesse. Nous garderons ainsi ancré dans notre cœur, un parfum d’été pour toute l’année.

Alice Ollivier pour Hozana.org

Israël : tentatives d’assaut d’une église

Ces dernières semaines, des groupes israéliens ont tenté à plusieurs reprises de prendre d’assaut l’église catholique melkite et le monastère de Saint-Elie près de la ville portuaire de Haïfa, au nord d’Israël, ce qui a incité les chrétiens à prendre des mesures pour protéger les lieux.

Les attaques répétées à Deir Mar Elias sont liées aux allégations d’un groupe d’Israéliens qui prétendent contre toute vraisemblance et contre l’histoire, que le site contiendrait la « tombe du prophète Elisée ».

Le monastère a été fondé par les carmélites. L’ordre du Carmel a été fondé par des ermites au XIIe siècle sur le fameux mont du même nom. Il se rattache au prophète Elie. La devise de l’Ordre est d’ailleurs : « Je suis rempli d’un zèle jaloux pour Yahweh, le Dieu des armées », tiré du premier livre des Rois (19, 14), parole prononcée par le célèbre prophète.

La tradition veut que la grotte du prophète se trouve sous l’autel de l’église. Mais comment ces groupes juifs en sont-ils venus à penser que la tombe du prophète Elisée, disciple d’Elie, se trouve dans le monastère ? cela reste obscur.

Après plusieurs tentatives la semaine dernière, des intrus ont réussi à s’infiltrer dans la cour extérieure du monastère et à perturber la prière en cours, provoquant la peur et la colère de la communauté chrétienne. Des chrétiens de Haïfa se sont alors rassemblés dans la cour du monastère pour s’opposer aux fauteurs de trouble.

Afin de dissuader toute nouvelle attaque, l’église a installé une clôture en fer autour du monastère. Wadih Abu Nassar, conseiller de plusieurs églises en Terre sainte, a commenté :

« La clôture contribuera à faciliter le dépôt de plainte contre ceux qui essaieront de passer par-dessus, ou par-dessous les murs du monastère, et les qualifier comme agresseurs. Cela facilitera également la protection du monastère contre les attaques. »

Mgr Pierbattista Pizzaballa, récemment nommé cardinal par le pape François, patriarche latin de Jérusalem, s’est inquiété du fait que les chrétiens sont de plus en plus persécutés en Terre sainte. Il a déclaré que l’administration actuelle du Premier ministre Benjamin Netanyahu a créé un climat politique dans lequel les actes d’agression sont tolérés.

« La fréquence de ces attaques, de ces agressions, est devenue quelque chose de nouveau ». « Ces personnes [les agresseurs] se sentent protégées (…) et l’atmosphère culturelle et politique peut désormais justifier, ou tolérer, des actions contre les chrétiens. »

Le Comité islamo-chrétien pour Jérusalem et ses lieux saints a également condamné ces provocations et a souligné sa réprobation à l’égard du harcèlement et des attaques répétées contre les sites sacrés chrétiens dans la région, qualifiant ces actes de « barbares ».

Le comité a précisé que les affirmations sur l’existence de tombes juives dans les églises sont utilisées comme prétextes pour s’emparer de sites sacrés.

Coup d’Etat au Niger : et maintenant ?

Voici un point de situation sur le coup d’état au Niger et, plus largement, sur les conditions qui prévalent aujourd’hui au Sahel.

C’est un constat très “militaire”, dépassionné et assorti de commentaires non partisans. L’auteur est particulièrement qualifié sur le sujet mais il préfère garder l’anonymat :

Le coup d’état qui a eu lieu au Niger les 26 et 27 juillet 2023, s’est déroulé sans violence.

Après quelques hésitations, il a rallié l’ensemble des forces de sécurité du pays. Ce qui est également étonnant c’est que les principaux personnages qui sont apparus, sont des officiers supérieurs, parfaitement installés dans le dispositif politico-sécuritaire du pays. Ils ne représentent ni une partie de l’armée comme au Mali, ni le soutien de l’aventure personnelle de quelque officier subalterne, comme au Burkina.

Ainsi, le « président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie », est le général Tchiani Abdourhamane, commandant depuis 12 ans la garde républicaine. C’est un des fidèles de l’ancien président Mahamadou Issoufou, maintenu à son poste par son successeur Mohamed Bazoum, qu’il vient de déposer. Les relations s’étaient dégradées ces derniers mois.

Le Chef d’Etat Major Général a rejoint les officiers auteurs du coup d’état ainsi que le général Mahamadou Toumba, numéro deux de l’armée de terre et commandant l’opération conjointe avec la force française.

Parmi les mutins on trouve le colonel Ahmad Sidi, numéro deux de la garde nationale (chargée de la sécurisation de tous les sites étatiques), le colonel Abdoulkarim Hima, numéro deux de la gendarmerie, le général Salifou Mody, ancien chef d’état-major des Armées, limogé en avril dernier. Le colonel Amadou Abderamane, le porte-parole, est un officier de l’armée de l’air.

D’après la première déclaration du Président du CNSP, il semble que la principale motivation du coup de force soit de mettre fin à la mauvaise gouvernance sécuritaire contre les groupes armés terroristes.

Le Niger a la particularité de faire face à deux types de menaces terroristes :

  • Celle des groupes armés islamiques venant du Mali (EIGS essentiellement) et agissant dans la partie nigérienne de la zone des trois frontières (Mali-Niger-Burkina Faso) dans la région de Tillabéry
  • Celle de Boko-Haram dans le Sud-Est du pays, aux abords du lac Tchad et à la frontière nigériane.

Le principaux griefs contre Mohamed Bazoum, énoncés par le nouveau Président du CNSP sont les suivants :

  • Le refus de Mohamed Bazoum de coopérer militairement avec le Mali et le Burkina Faso, alors que les groupes armés évoluent entre les trois états.
  • Les nombreuses pertes humaines (militaires et civiles) dues à cette situation.
  • La libération de plusieurs chefs terroristes sur décision de Mohamed Bazoum
  • Le soutien de milices dans le seul but de défendre les propres intérêts des gens au pouvoir

En revanche, le général Tchiani Abdourhamane évoque favorablement, dans sa déclaration, le soutien des partenaires étrangers (France et États-Unis en l’occurrence) dans la lutte anti-terroriste, et appelle les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) à continuer à aider la Niger.

Commentaires :

  • Le Niger est le pays qui a le mieux résisté aux conséquences désastreuses de la disparition de Kadhafi, en gérant, par le palabre, le retour des Touaregs nigériens (contrairement à ce qui s’est passé au Mali). Il reste malgré tout le pays de la région qui doit faire face à deux menaces terroristes sur deux « fronts » différents.
  • C’est également le pays le plus sollicité par les effets collatéraux de l’émigration de milliers de clandestins de la sous-région en direction de l’Europe, transitant par Agadez. Il est aidé en cela par l’Union européenne. Il récupère également des milliers de sub-sahariens, reconduits à la frontière, en plein désert par l’Algérie. Mais le Niger est également classé dernier (189ème) avec un score de 0,354 (France :0,903, 28ème), au palmarès de l’indice de développement humain du PNUD.
  • Dans ces conditions, les militaires nigériens ont très mal supporté de ne pouvoir coopérer avec leurs camarades au pouvoir au Mali et au Burkina, avec lesquels Mohamed Bazoum refusait de dialoguer, pour apparaitre comme un bon démocrate, vis-à-vis de l’occident. Or, la création du G5 sahel en 2015, voulue par la France avait justement pour but de favoriser la coopération régionale dans le cadre de la lutte anti-terroriste… Il ne faut pas perdre de vue que tous ces hauts responsables militaires de la région se connaissent très bien.
  • La politique de « dialogue » voulue par Mohamed Bazoum, et qui s’est traduite par la libération de jihadistes « pour pouvoir parler », n’a visiblement pas plu aux militaire nigériens.
  • Mohamed Bazoum, qui est d’une tribu arabe, est très minoritaire dans le paysage ethnique du Niger, ce qui reste dans cette région un handicap important, surtout si l’accusation lancée par les putschistes, d’entretenir des milices au profit de ses intérêts est avérée.
  • Il semble, selon des contacts Touaregs en France, que l’ancien président Issoufou ne soit pas étranger à ce putsch. Mohamed Bazoum aurait, selon eux, poussé trop loin la moralisation de la vie publique, ce qui aurait porté atteinte aux intérêts personnels de l’ancien président et de ses fidèles (à vérifier). L’ex-Président Issoufou, qui a obtenu le Prix Mo Ibrahim en 2020 (qui récompense la bonne gouvernance dans les pays les moins avancés), avait pour ambition d’accéder au poste de Secrétaire Général des Nations Unies. Il a malheureusement été rattrapé par des accusations de corruption (rétrocommissions) dans la vente de 2 500 tonnes d‘uranium à Orano en 2011.
  • Le site MondAfrique traite du jeu trouble de l’ex-président Issoufou dans le coup d’état.
  • Au Niger, comme ailleurs dans la région, l’image de la France s’est dégradée : émeutes très violentes contre Charlie Hebdo, difficultés récurrentes avec Orano (ex Areva), échec de Bolloré dans la construction de la ligne de chemin de fer Niamey-Cotonou (la ligne s’est arrêtée à Dosso), réécriture récemment des paroles de l’hymne nigérien pour le « décoloniser ».

Conclusion provisoire :

  • Il est certain que les Russes ne manqueront pas de profiter de la situation.
  • Les Chinois exploitent déjà le pétrole nigérien, et vont reprendre le chantier du chemin de fer vers Cotonou.
  • La France a déjà condamné le coup d’état, commence à évacuer ses ressortissants, ce qui fermera le pays et posera un problème à nos opérations militaires dans la région. Il est peut-être temps de revoir notre position vis-à-vis des cinq états du G5 Sahel, désormais tous dirigés par des militaires, auxquels on peut rajouter la Guinée présidée par un ancien de la Légion Etrangère, également arrivé au pouvoir par un putsch !

La difficulté pour la France repose dans l’équation suivante :

Premier terme :

  • L’Afrique du Nord (Maghreb + Libye) et les états sub-saharien, constituent le réservoir potentiel de la majorité des migrants, clandestins ou non, qui cherchent à gagner l’Europe, et la France en particulier (pays francophones disposant déjà d’une importante diaspora en France). L’Office International des Migrations estime à 3 500 000, le nombre de migrants légaux en France provenant de ces pays, auxquels il convient de rajouter les clandestins (500 000 ?). Les récentes émeutes en France ont montré qu’une fraction des français naturalisés originaires de ces pays constituent, en plus, une « difficulté » d’intégration pour leur pays d’adoption.
  • Les mesures visant à contrôler ou à réguler cette immigration ont montré, et montreront (sauf un changement fort improbable de méthode) leur limites, voire leur inefficacité.
  • Les solutions envisageables passent par une relation sincère avec les pays d’origine, visant à limiter les départs vers l’Europe, à renvoyer les migrants illégaux dans leur pays d’origine.
  • L’accompagnement de cette relation consiste en une coopération d’aide au développement qui encourage les populations à envisager un avenir dans leur pays. En gardant cependant à l’esprit, qu’une bonne partie des migrants est constituée de personnes ayant eu accès à l’aide au développement, ce qui leur a permis d’élever leur niveau d’éducation (une certaine maitrise de la langue) et de réunir les sommes nécessaires pour tenter l’aventure.

Deuxième terme :

  • Les pays de cette zone (Maghreb + Libye + états sub-sahariens), sont très majoritairement musulmans et subissent depuis plus de trente ans, la menace d’un islamisme radical violent. Ceci s’est traduit par des dizaines de milliers de mort en Algérie, Tunisie, Libye, Mali, Niger et Burkina Faso et a nécessité, s’agissant du Mali, du Niger et du Burkina Faso, une intervention militaire directe de la France en combinaison avec l’ONU et d’autres alliés occidentaux.
  • L’arrêt de ces actions militaires risque d’avoir pour conséquence soit l’intervention d’autres partenaires (Russie en particulier), soit la victoire des groupes armés terroristes et l’instauration de régimes islamistes, soit les deux

Troisième terme :

  • S’agissant des pays sub-sahariens, la combinaison de la coopération de développement et de l’appui militaire dans la lutte antiterroriste a donné des résultats très insuffisants, ne permettant ni le décollage économique de ces pays, ni la réduction des flux migratoires, ni le renvoi des clandestins vers leur pays d’origine, ni la réduction des groupes armés terroristes. Quant aux pays de Maghreb, malgré l’amélioration des situations sécuritaires, le développement économique stagne et l’émigration vers la France augmente alors que le retour chez eux des clandestins reste anecdotique.

Et maintenant ?

Nos relations sont exécrables avec l’Algérie, difficiles avec le Maroc, incertaines avec la Tunisie, anecdotiques avec la Libye, inexistantes avec le Mali, le Burkina Faso et désormais le Niger. Elles demeurent satisfaisantes avec la Mauritanie et le Tchad, qui reste un pays au régime cependant infréquentable selon la morale politique en cours (mais qui ne subit pas encore de violence islamique, et ne fournit que très peu d’immigrants vers l’Europe).

Dans ces conditions, peut-on faire face à la menace de l’extrémisme violent dans ces pays et restreindre les flux migratoires en provenant ? La réponse est non.

Le choix est donc entre laisser faire, contempler la dégradation des conditions d’existence dans ces pays, laisser Russes, Chinois et Turcs jouer avec notre propre sécurité ou accepter de reprendre contact avec des gouvernements provisoirement non élus, mais qui ne se montrent d’ailleurs pas plus corrompus ni violents que leurs prédécesseurs « démocratiquement élus »

    Jeux de la Francophonie 2023 : censure des médias français

    De Ilyes Zouari, Président du CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone) :

    Contrairement aux Jeux du Commonwealth, très largement relayés par les médias britanniques, et comme pour leur dernière édition de 2019, les Jeux de la Francophonie 2023 font l’objet d’une censure totale des grands médias hexagonaux destinés à la population française, qui se démarquent ainsi de ceux des autres pays francophones du monde, y compris outre-Atlantique. Au-delà des habituels beaux discours officiels, l’hostilité des milieux politiques et médiatiques français à l’égard de la vaste francophonie ne fait désormais plus aucun doute, et va même en s’aggravant parallèlement à une fuite en avant européiste et atlantiste.

    Une censure totale et systématique

    Depuis leur lancement il y a presque une semaine, le 28 juillet dernier, dans un stade réunissant près de 80 mille spectateurs à Kinshasa, aujourd’hui plus grande ville francophone du monde avec ses plus de 15 millions d’habitants, les Jeux de la Francophonie 2023 n’ont toujours pas bénéficié de la moindre couverture médiatique de la part de l’ensemble des grands médias nationaux français de la télévision (TF1, France 2, France 3, M6…), de la presse écrite (Le Figaro, Le Monde, Libération, Ouest-France…) et de la radio. Des médias à ne pas confondre avec ceux essentiellement destinés à l’étranger, comme France 24, TV5, RFI ou encore le Monde Afrique, dont le contenu diffère parfois considérablement de celui destiné à la population française, victime de nombreuses censures (Jeux de la Francophonie, sommets de la Francophonie, agression et pillage rwandais de l’est de la RDC, manœuvres militaires russes en Algérie, visite de chefs d’Etats africains en Russie, part écrasante des pays d’Europe de l’Est dans les aides françaises au développement…).

    Ainsi, et sur les quelques dizaines d’heures de journaux télévisés accumulés depuis le 28 juillet dernier, et sur les centaines d’articles publiés par les grands quotidiens nationaux, aucune seconde ni aucune ligne n’a été consacrée à ce grand événement sportif francophone international, même pour les médailles remportées par des Français. Et ce, tout comme pour la précédente édition des Jeux de la Francophonie, organisée à Abidjan en 2019. Une censure qui est donc également appliquée par les chaînes de télévision publiques et les nombreuses chaînes de radio du groupe public Radio France. Ainsi, et au lieu de couvrir le lancement des Jeux, le 28 juillet dernier, le journal de 20h00 de France 2 a préféré consacrer un long reportage de 4 minutes et 18 secondes à la très « intéressante » migration des sardines en Afrique du Sud. Incroyable mais vrai. Autre exemple : deux jours plus tard, la très ancienne et célèbre émission hebdomadaire sportive, Stade 2, diffusée sur France 3, n’a daigné accorder aucune seconde à ce grand évènement francophone sur les 52 minutes et 54 secondes d’antenne !

    Médias, aides au développement : une incontestable volonté politique de marginaliser le monde francophone

    Cette censure totale et systématique des grands événements francophones, y compris par l’ensemble des médias publics, ne peut bien évidemment se faire sans l’approbation et l’encouragement des plus hautes autorités françaises. Une attitude qui s’inscrit dans le cadre d’une volonté politique incontestable de couper le peuple français du monde francophone, menée avec acharnement par les européistes et atlantistes qui dirigent le pays depuis bientôt 20 ans. Et ce, afin de dévaloriser la France aux yeux de la population française, en lui faisant oublier son appartenance à un vaste espace linguistique (qui a d’ailleurs récemment dépassé en population l’espace hispanophone ainsi que l’ensemble Union européenne-Royaume-Uni, avec une population de 555 millions d’habitants début 2023), dans le but de lui faire accepter le maintien du pays au sein de l’Union européenne et de l’alliance Atlantique (l’Otan, que la France avait pleinement réintégrée à l’époque du président Sarkozy, qui avait ainsi effacé l’héritage du général de Gaulle). Deux ensembles présentés alors comme nécessaires, et même vitaux, pour une pauvre France qui ne pourrait rien faire “seule”. Une France qui est pourtant, en réalité, globalement bien plus puissante que la Russie, à tous les niveaux… et qui est même 26 fois plus vaste que l’Allemagne, en tenant compte de son gigantesque espace maritime, le deuxième plus grand au monde.

    Ainsi, la population française ne sait pratiquement rien du monde francophone, et en particulier des pays francophones du Sud, au sujet desquels les médias français n’alimentent qu’une image terriblement négative (avec l’appui, au passage, des associations de défense des immigrés et des clandestins…), résumant ce vaste ensemble à une accumulation de misère, de désolation, d’instabilité, ou encore à une espace abritant des animaux sauvages et connaissant parfois des manifestations anti-françaises (menées par une poignée de jeunes, certes patriotes, mais totalement manipulés par des puissances étrangères, et en particulier la Russie). La population française n’a ainsi jamais droit à des images montrant le dynamisme économique de ces pays, la modernité de grandes métropoles francophones africaines, les grandes infrastructures réalisées et celles en cours… Aujourd’hui, la quasi-totalité des Français ignore jusqu’à l’existence même de la Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro, le plus grand édifice chrétien au monde. Une incroyable ignorance qui concerne même l’écrasante majorité des plus fervents catholiques, et en particulier au sein de la nouvelle génération, constamment tenue à l’écart du monde francophone par les médias et l’Éducation nationale française.

    Mais cette hostilité politico-médiatique à l’égard de la francophonie se manifeste également à travers la répartition des aides publiques françaises au développement, qui ne bénéficient que marginalement au Monde francophone, et ce au profit des pays d’Europe de l’Est membres de l’Union européenne, qui récoltent constamment la part du lion, contrairement à toute logique économique et géopolitique. Ainsi, et à partir des dernières données disponibles auprès de la Commission européenne et de l’OCDE, la part du monde francophone n’a été que de 15,4 % du total des aides françaises au développement versées en 2021 (soit 3,5 milliards d’euros, aides bilatérales et multilatérales confondues), contre non moins de 43,3 % pour l’Union européenne (9,9 milliards), presque intégralement destinés aux 13 petits pays d’Europe de l’Est et orientale, qui ne totalisent que 114 millions d’habitants, soit quatre fois moins que l’ensemble des 27 pays francophones du Sud (près de 450 millions début de 2021).

    La situation est si absurde, qu’il n’y a qu’un seul et unique pays francophone parmi les 10 premiers pays bénéficiaires des aides françaises au développement (la Côte d’Ivoire, 8e). La Pologne, premier pays bénéficiaire, a reçu 9,3 trois fois plus d’aides que le Maroc, à la population quasi égale et grand allié de la France (2,565 milliards d’euros, contre 0,277 milliard). Et la minuscule Estonie, peuplée de seulement 1,3 million d’habitants, a reçu davantage d’aides que la vaste RDC, plus grand pays francophone du monde et qui vient de dépasser les 100 millions d’habitants (156 millions d’euros contre 147 millions). Là aussi, incroyable mais vrai… et totalement occulté par les médias.

    Pourtant, cette politique d’aide au développement est contraire à toute logique économique ou géopolitique. D’un point de vue économique, d’abord parce que les pays d’Europe de l’Est et orientale membres de l’Union européenne s’orientent principalement et historiquement vers l’Allemagne, qui arrive très largement en tête des pays fournisseurs de la zone, avec une part de marché d’environ 20 % chaque année (19,5 % en 2019), contre toujours moins de 4 % pour la France, dont les aides massives reviennent donc quasiment à subventionner les exportations allemandes. Une politique que l’on pourrait résumer par la célèbre expression « travailler pour le roi de Prusse »…

    Ensuite, parce que toutes les études économiques démontrent que les échanges peuvent être bien plus importants entre pays et peuples partageant une même langue. À ce sujet, un seul exemple suffit à prouver l’impact économique du lien linguistique : les touristes québécois sont proportionnellement quatre fois plus nombreux que les touristes américains à venir chaque année en France… et à y dépenser. En d’autres termes, toute richesse générée dans un pays francophone au profit de l’économie locale finit par être intégrée en bonne partie au circuit économique d’autres pays francophones, et ce, en vertu d’un mécanisme semblable à celui des vases communicants. D’où le concept de « zone de coprospérité », qui est d’ailleurs une des traductions possibles du terme Commonwealth. Ce lien linguistique explique également en bonne partie la position globalement encore assez bonne de la France en Afrique francophone (Maghreb inclus), dont elle demeure le second fournisseur en dépit de son manque d’intérêt, avec une part de marché globale estimée à 11,5 % en 2019, derrière la Chine, 15,6 %. Une part largement supérieure à celle de l’Allemagne, estimée à 3,9 %, et qui arrive même derrière l’Espagne (7,3 % et troisième fournisseur), l’Italie et les États-Unis (5,5 % respectivement).

    Enfin, parce que c’est dans cette même Afrique francophone qu’il convient d’investir massivement, afin de tirer pleinement profit des opportunités et du dynamisme que l’on trouve dans ce vaste ensemble de 25 pays, partie globalement la plus dynamique économiquement du continent (l’Afrique subsaharienne francophone, composée de 22 pays, ayant notamment réalisé en 2022 les meilleures performances économiques pour la neuvième année consécutive et la dixième fois en onze ans, affichant ainsi une croissance annuelle de 3,5 % en moyenne sur la décennie 2013-2022 – et même 4,0 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale, contre seulement 2,2 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne). Mais aussi la partie la moins endettée, la plus stable et la moins touchée par l’inflation et les violences sociales (criminalité, homicides, conflits inter-ethniques, guerres civiles…).

    Et pour ce qui est du niveau géopolitique, justement, le caractère irrationnel de la politique française d’aide au développement s’explique également par le fait que l’écrasante majorité des pays de l’UE, malgré les aides massives versées chaque année par le contribuable français, vote régulièrement contre les positions de la France au sein des grandes instances internationales, au profit des États-Unis (auprès desquels ils se fournissent d’ailleurs presque exclusivement en matière d’armements lourds, alors que les richissimes pays du Golfe et les grandes puissances émergentes préfèrent souvent acheter du matériel militaire français…).

    Ainsi, et à partir du moment que la doctrine de la politique étrangère de la France semble être désormais de travailler et de s’épuiser financièrement au service des intérêts économiques allemands et des intérêts géopolitico-militaires des États-Unis, il ne faut donc guère s’étonner de la voir perdre de son prestige et de son influence à l’international, et notamment dans les pays francophones du continent africain, au profit de diverses puissances étrangères, bien heureuses de profiter d’une telle inconscience.

    Victimes d’un environnement politico-médiatique incontestablement hostile en France, nos frères francophones du reste du monde, du Québec au Pacifique, et au nom de leurs propres intérêts, gagneraient à se faire davantage entendre, à se décomplexer et à ne plus hésiter à demander de claires explications à leurs confrères et homologues de France, en cas de double discours et d’attitude jugée néfaste au monde francophone, et donc aux intérêts de l’ensemble des pays et peuples francophones (dont le peuple français lui-même…).

    Le retour du JDD

    Après la grève le retour des parutions était annoncé pour mi-août, mais Geoffroy Lejeune a voulu surprendre en publiant un numéro dès aujourd’hui.

    Ce numéro a été réalisé essentiellement par des journalistes extérieurs, avec peu de membres de la rédaction sortante impliqués, comme pour le site internet dont l’activité avait déjà repris cette semaine.

    On y retrouve les signatures de Charlotte d’Ornellas et Raphaël Stainville (anciens de Valeurs Actuelles, comme Geoffroy Lejeune), de Pascal Praud, journaliste à Europe 1 et CNews, Jacques Vendroux, pour le sport, ou encore Eric Naulleau.

    Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

    Paramètres de confidentialité sauvegardés !
    Paramètres de confidentialité

    Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


    Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

    Refuser tous les services
    Accepter tous les services