Hélène Carrère d’Encausse, RIP
Communiqué de L’Œuvre d’Orient à l’occasion du décès de Madame Hélène Carrère d’Encausse :
Une grande tristesse pour l’Œuvre d’Orient
L’Œuvre d’Orient apprend avec beaucoup de tristesse le décès de Madame Hélène Carrère d’Encausse.
Grande amie de L’Œuvre d’Orient, elle présidait le jury de notre prix littéraire depuis plusieurs années avec compétence et autorité. Reconnue comme une experte de l’histoire et de la culture russe elle vivait avec douleur les méandres de la politique du Kremlin, qu’elle déplorait, tout en restant attachée à la civilisation russe pour le meilleure d’elle-même, qu’elle désirait faire connaitre.
Tous ceux qui la connaissaient étaient frappés par sa vivacité, sa jeunesse d’esprit, son élégance et sa vaste érudition.
L’Œuvre d’Orient la porte dans ses prières et assure sa famille et son entourage de sa proximité et de ses sincères condoléances.
Fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Le Christ se montre sur une montagne à ses trois apôtres préférés avec tout l’éclat de la splendeur et de sa gloire céleste. L’Église nous avait déjà fait lire ce passage de l’Évangile au IIe dimanche de Carême. Elle voulait nous encourager au début de ce temps de pénitence par l’annonce de la vision glorieuse qui en serait le terme. Mais il convenait qu’une fête fût spécialement consacrée à commémorer cette scène, en dehors des austérités du Carême, et elle fut fixée au 6 août, sept mois après celle de la 1re grande manifestation de la divinité de Notre Seigneur, l’Épiphanie.
C’est à cette date de l’an 1457 que le pape Calixte III l’impose à l’Église universelle en souvenir de la victoire remportée par Jean Hunyade sur Mahomet II près de Belgrade le 14 juillet 1456 et annoncée à Rome le 6 août suivant.
La Fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur est une fête de IIe classe, mais assez solennelle pour la remporter sur le dimanche. Ce fut le cas en 1989, 1995, 2000, 2006, 2017, et cette année 2023…
Le graduel Speciósus est la seule pièce ancienne de cette messe. Il est chanté le dimanche dans l’octave de Noël et nous le connaissons bien puisqu’il revient tous les ans le dimanche après la Nativité. Ce chant célèbre la beauté du fils de Dieu. Au temps de Noël, cette beauté apparaissait sous les traits d’un petit enfant, aujourd’hui elle se révèle dans l’éclat d’un visage et de vêtements resplendissants.
Speciósus forma præ fíliis hóminum :
Vous êtes le plus beau des enfants des hommes :Diffúsa est grátia in lábiis tuis.
La grâce est répandue sur vos lèvres.
Noter l’insistance de la mélodie sur : forma, avec le sommet musical sur mi. La seconde phrase aura son sommet sur : lábiis, c’est le Visage transfiguré de Jésus qui inspire l’accent admiratif de ce chant. La lente descente au grave de : tuis ajoute une note de solennité et de paisible révérence. Le verset utilise les formules du 3e mode, avec insistance sur le si naturel. La mélodie se fait plus légère sur língua mea, expressive et calquée sur le texte.
| Allelúia, allelúia. V/. Sap. 7, 26. Candor est lucis ætérnæ, spéculum sine mácula, et imágo bonitátis illíus. Allelúia. | Allelúia, allelúia. V/. Splendeur de la lumière éternelle, miroir sans tache, image de la bonté de Dieu. Alléluia. |
| Ant. ad Offertorium. Ps. 111, 3. | Offertoire |
| Glória et divítiæ in domo eius : et iustítia eius manet in sǽculum sǽculi, allelúia. | Gloire et richesse dans sa demeure : et sa justice demeure d’âge en âge. |
| Ant. ad Communionem. Matth. 17, 9. | Communion |
| Visiónem, quam vidístis, némini dixéritis, donec a mórtuis resúrgat Fílius hóminis. | Ne parlez à personne de ce que vous avez vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. |
Vous n’aurez pas ma haine
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Lettre ouverte à Messieurs Zemmour et Bock-Côté, et à tous eux qui ne supporte pas d’entendre « Vous n’aurez pas ma haine ».
Je ne partage pas votre aversion contre la déclaration « vous n’aurez pas ma haine » faite par Antoine Leiris lorsqu’il a perdu sa femme dans les attentats de 2015 et reprise plus récemment par Vincent Jeanbrun, maire de L’Haÿ-les-Roses, dont la maison a été incendiée et prise d’assaut lors des récentes émeutes.
Pour ma part, je ne vois là rien de choquant mais plutôt l’expression laïque, dans la bouche de personne qui ne sont pas des chrétiens revendiqués, du pardon chrétien.
Pardonner, même à la manière laïque « vous n’aurez pas ma haine », aux assassins de sa femme ou aux assaillants aux relents meurtriers de sa maison, est à mes yeux tout à fait admirable et édifiant comme l’avait été le pardon de Jean-Paul II à Ali Ağca.
Le pardon quand on parvient à le donner, nous libère du ressentiment délétère qui nous enfonce dans une colère stérile et sans fin. Ne pas haïr est une conséquence du pardon.
Le pardon libère également celui qui le reçoit, lui permettant, en regrettant sa faute, de pouvoir réparer et repartir d’un meilleur pied.
Ce qui vous conduit au rejet viscéral de l’expression « vous n’aurez pas ma haine », n’est-il pas que vous croyez que le pardon s’oppose à la justice et conduit à l’oubli ?
Pourtant, le pardon n’exclut pas la justice c’est-à-dire que le coupable paye sa dette et que la société soit protégée. Le pardon n’entraine pas nécessairement le laxisme.
Le pardon n’est pas non plus l’oubli et il n’exonère nullement de prendre les moyens d’éviter la répétition des mêmes crimes.
Vous parlez souvent de « défendre l’identité chrétienne de la France ».
C’est en vivant l’identité chrétienne qu’on la défend.
Le pardon est constitutif de l’identité chrétienne.
En pardonnant, à leur façon laïque, Messieurs Leiris et Jeanbrun ont défendu l’identité chrétienne de la France.
Ne vous en déplaise.
Jean-Marie Toulet, électeur d’Éric Zemmour à la présidentielle et auditeur assidu de Mathieu Bock-Côté dans « face à l’info »
Mgr Cador nommé évêque de Coutances et Avranches
Vicaire général, le père Grégoire Cador avait été élu administrateur diocésain en 2022 après le départ de l’évêque du Mans Yves Le Saux pour Annecy. Il vient d’être nommé évêque de Coutances par le pape.
Né en 1961 et ordonné prêtre en 1988 au Mans, l’abbé Grégoire Cador était vicaire général depuis septembre 2019. Il a été aumônier des lycées du Centre du Mans de 1987 à 1988, vicaire à La Flèche de 1988 à 1992, prêtre fidei-donum à Tokombéré dans le diocèse de Maroua-Mokolo (Cameroun) de 1992 à 2016, curé d’Allonnes-Arnage de 2017 à 2021 et accompagnateur de la pastorale des migrants.
Marianne lance un appel à témoignages auprès des jeunes catholiques
Ça se passe ici :
Vous êtes jeune, croyant et vous défendez une vision du catholicisme qui n'est pas parfaitement en phase avec le discours de l'époque. Témoignez auprès de « Marianne » ! https://t.co/XDvvjW480w
— Marianne (@MarianneleMag) August 3, 2023
Le surnaturel dans la vie des rois et reines de France
Vient de paraître La royauté française entre ciel et terre : 20 anecdotes qui ont fait l’âme de la France, d’Olivier Minvielle et Stéphane Glogowski.
Les auteurs évoquent 20 anecdotes historiques, du miracle de la Sainte Ampoule aux reines martyres de la Révolution française Marie-Antoinette et Marie-Clotilde de Bourbon. Il s’agit d’un extraordinaire voyage au cœur du merveilleux chrétien de notre histoire royale.
L’irruption du surnaturel dans la vie des rois et reines de France a donné lieu à un traitement contrasté allant du positivisme intégral à l’hagiographie outrancière. L’ouvrage tente de trouver un équilibre entre ces deux approches en reprenant vingt anecdotes miraculeuses fondées sur la solidité de certains procès canoniques, la légitimité des saints et les manuscrits d’auteurs contemporains sur ces phénomènes extraordinaires.
Confrontant les approches historiques et théologiques, les auteurs tentent de discerner le vrai du faux dans les récits rapportés des trois dynasties mérovingienne, carolingienne et capétienne.
Lettre ouverte de l’Union Lex Orandi à Mgr Roland sur la célébration de la messe traditionnelle
Lettre ouverte à Monseigneur Roland, Evêque de Belley-Ars, sur les restrictions apportées à la célébration de la messe selon le rite traditionnel dans son diocèse
le 4 août 2023
Monseigneur,
Vous avez publié le 11 octobre 2022 une « Note d’information » par laquelle vous avez édicté qu’il « n’est plus possible d’utiliser les livres liturgiques édités avant le concile Vatican II pour la célébration des sacrements dans les paroisses et les chapelles du diocèse de Belley-Ars. »
Vous avez également décidé de mettre fin à compter de 2025 à la seule célébration de la messe selon le missel de 1962 qui subsiste avec des restrictions dans l’église Saint Martin de Coligny.
Enfin, vous avez supprimé toute tolérance s’appliquant à la célébration de la messe dans le rite traditionnel dans le sanctuaire d’Ars, pourtant fréquenté chaque année par des milliers de prêtres, en n’accordant qu’une exception pour les messes « sans peuple avec le missel de 1962, exclusivement dans la crypte de l’église basilique » et ce jusqu’au 31 décembre 2023 uniquement.
Le Journal de Saône-et-Loire, dans son édition du 2 août 2023, nous apprend que la bonne observance de ces mesures restrictives vous hante. Alors que vous êtes à Lisbonne pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, vous avez rappelé les normes décidées par vous à l’attention des quelques 400 prêtres qui vont se succéder au sanctuaire d’Ars à l’occasion de la Fête de Saint Jean-Marie Vianney à compter d’aujourd’hui. Mais que craignez-vous donc ?
Craignez-vous l’absence de docilité des prêtres désireux de sanctifier leur âme par la célébration selon l’ancien rite, ou pire, de prêtres soucieux du bien des âmes des fidèles qui souhaitent se sanctifier par ce même trésor liturgique de l’Eglise ?
Dans ce cas, votre priorité serait, malgré la distance de Lisbonne à Ars, de pouvoir continuer à surveiller, interdire et punir ? Votre conception du ministère d’Evêque serait-elle celle du cléricalisme tant fustigé par le Pape François ?
Craignez-vous que le succès du Pèlerinage de Chartres à la dernière Pentecôte, avec 16.000 pèlerins venus marcher, prier et célébrer dans la forme liturgique ancienne, ne contamine votre diocèse ?
Craignez-vous que des jeunes – qui sait, peut-être même des jeunes de votre diocèse – ne rejoignent ceux que vous qualifiez avec un brin de mépris de « personnes qui ont besoin d’encore un peu de temps » pour abandonner le rite multiséculaire de l’Eglise romaine ? Dans ce cas, que faites-vous de cette définition de l’Eglise synodale donnée par le Pape François : « un lieu ouvert où chacun se sent chez lui et peut participer » ? L’Eglise synodale serait-elle pour vous l’Eglise de l’exclusion de la minorité ?
Enfin, pourquoi craignez-vous que l’offrande rédemptrice du corps et du sang du Christ puisse être célébrée dans le rite qui en restitue le mieux toute la profondeur sacrificielle d’une manière immuable ? Quel sens aura alors cette phrase célèbre du saint Curé d’Ars :
« Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l’œuvre de Dieu. » ?
Monseigneur, nous vous en prions, laissez à vos fidèles et aux pèlerins d’Ars la grâce de pouvoir assister à « l’œuvre de Dieu » dans le rite qui se célébrait à l’époque de Saint Jean-Marie Vianney. Vous verrez : vous n’avez rien à craindre.
Ilyes Zouari et l’autogénocide démographique européen
Ilyes ZOUARI, président du Centre d’études et de réflexion sur le monde francophone (CERMF), conférencier, essayiste, expert en géopolitique et en démographie, était invité de Radio Notre-Dame (à partir de 2mn25) :
Dans Politique Magazine, il avait publié un article sur la
Démographie : 9 bombes d’hiroshima larguées sur l’union européenne en 2021
Extraits :
Selon les dernières données d’Eurostat, le nombre de décès au sein de l’Union européenne (UE) a dépassé celui des naissances de 1,231 million d’individus en 2021. Hors immigration, la population de l’UE a donc baissé d’autant, soit l’équivalent de douze villes de 100 mille habitants qui auraient été rayées de la carte, ou encore de près de neuf bombes atomiques d’Hiroshima qui auraient été larguées.
[…]
Aujourd’hui, ce sont donc 18 des 27 pays de l’UE qui affichent un solde négatif, comme l’Italie voisine où il s’est établi à non moins de 309 600 en 2021. Et il en sera de même bientôt pour la France, la soi-disant « championne » de la natalité en Europe, mais qui n’est autre, avec son taux de fécondité inférieur au seuil de renouvellement des générations depuis 1975, qu’un cancre parmi d’autres… Désormais, le solde naturel français est quasi nul (inférieur à 0,1 %), et la croissance démographique est déjà assurée aux trois quarts par l’immigration.
Le processus d’autogénocide européen est donc maintenant une réalité incontestable. Et son rythme va continuer à s’accélérer, même en maintenant le taux de fécondité global européen à son niveau actuel de 1,5 enfant par femme. Ainsi, et selon les dernières projections de l’ONU, l’ensemble du continent européen devrait perdre 40 millions d’habitants d’ici à 2050, et près de 120 millions supplémentaires au cours de la seconde moitié du siècle, et ce, en incluant une immigration qui sera infiniment bien plus importante que par le passé. En 2100, l’Europe devrait alors ne plus représenter que 5 % de population mondiale… tout en comptant une importante proportion d’habitants d’origine non européenne. Si rien ne change, notre civilisation aura donc en grande partie disparu de la surface de la terre à la fin du siècle, avec à la clé de terribles conséquences économiques, géopolitiques, voire territoriales.
Chronique de l’anarcho-totalitarisme
Une Lyonnaise de 23 ans, a reçu une contravention pour «stationnement de véhicule gênant l’accès à un autre véhicule». Le contrôle par l’agent de police municipale date du 1er juillet à 9h10.
Vandalisée dans la nuit précédente, lors des émeutes, la Twingo avait été retournée sur le toit. Et ainsi elle bloquait la rue.
Une situation ubuesque pour laquelle elle peine à obtenir des réponses.
La France d’aujourd’hui, forte avec les faibles, faible avec les forts…
Le pape face aux autorités portugaises : Rejet de la vie, enfants non nés, euthanasie
Extrait du discours du pape à Lisbonne, avec les autorités et le corps diplomatique :
[…] Dans le monde développé d’aujourd’hui, il est devenu paradoxalement prioritaire de défendre la vie humaine, mise en danger par des dérives utilitaristes qui l’utilisent et l’éliminent : la culture du rejet de la vie. Je pense à tous ces enfants qui ne sont pas nés et ces personnes âgées abandonnés à elles-mêmes, à la difficulté d’accueillir, de protéger, de promouvoir et d’intégrer ceux qui viennent de loin et frappent aux portes, à la solitude de nombreuses familles qui luttent pour mettre au monde et élever des enfants. On serait aussi tenté de dire ici : vers où naviguez-vous, Europe et Occident, avec le rejet des personnes âgées, les murs aux fils barbelés, les tragédies en mer et les berceaux vides ? Vers où naviguez-vous ? Où allez-vous si, face au mal de vivre, vous offrez des remèdes hâtifs et erronés, comme l’accès facile à la mort, solution de facilité qui paraît douce, mais qui est en réalité plus amère que les eaux de la mer ?Et je pense à tant de lois sophistiquées sur l’euthanasie. […]
En Europe, et plus généralement en Occident, on assiste à une phase descendante de la courbe démographique : le progrès semble être une question de développement technique et de confort des individus, alors que l’avenir exige de contrer la dénatalité et le déclin de l’envie de vivre. Une bonne politique peut faire beaucoup en cela, elle peut être génératrice d’espérance. Elle n’est pas en effet appelée à détenir le pouvoir, mais à donner aux gens la possibilité d’espérer. Elle est appelée, aujourd’hui plus que jamais, à corriger les déséquilibres économiques d’un marché qui produit des richesses mais ne les distribue pas, appauvrissant les esprits en ressources et en certitudes. Elle est appelée à se redécouvrir génératrice de vie et de soins, à investir avec clairvoyance dans l’avenir, dans les familles et dans les enfants, à promouvoir des alliances intergénérationnelles, où l’on ne supprime pas d’un coup d’éponge le passé, mais où l’on favorise les liens entre jeunes et personnes âgées. Nous devons reprendre cela : le dialogue entre jeunes et personnes âgées. C’est ce que rappelle le sentiment de la saudade portugaise, qui exprime une nostalgie, un désir de bien absent qui renaît seulement au contact de ses propres racines. Les jeunes doivent trouver leurs racines chez les personnes âgées. En ce sens, l’éducation est importante. Elle ne peut pas se contenter de transmettre des notions techniques pour progresser économiquement, mais elle est destinée à s’insérer dans une histoire, à transmettre une tradition, à valoriser le besoin religieux de l’homme et à favoriser l’amitié sociale. […]
Restauration de la Sainte Chapelle de Thouars
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La collégiale Notre-Dame de Thouars est la chapelle du château des ducs de la Trémoille. Construite entre 1499 et 1515 par Gabrielle de Bourbon descendante de Saint Louis, abritant une relique de la Sainte Croix ramenée de Rome par le Cardinal de la Trémoille et revêtue de privilèges par le pape Léon X, elle revendique le titre de Sainte Chapelle. Gabrielle de Bourbon assurait le suivi des travaux pendant que son époux accompagnait Louis XII puis François Ier dans leurs campagnes italiennes. Il dut en ramener quelques inspirations architecturales qui vont donner un caractère unique à l’édifice. Il s’agit de la seule chapelle en France possédant une loggia renaissance en façade. L’architecture de ce lieu offre une association parfaitement harmonieuse du gothique flamboyant et du style renaissance. Le portail est composé d’une porte surmontée d’une baie à réseau, réunis sous une même grande arcade. Le Christ en gloire y est entouré des douze apôtres. La finesse de la sculpture est remarquable malgré les dégradations du temps. La collégiale remplira rapidement son rôle de Mausolée car Charles, fils unique de Louis II de la Trémoille et de Gabrielle de Bourbon, tombera à la bataille de Marignan en laissant heureusement un fils. Sa mère désolée le suivra de près dans la tombe. Louis II périra à la terrible bataille de Pavie. Leurs gisants trôneront majestueusement avec celui du cardinal jusqu’à la révolution, témoins d’une épopée guerrière tragique désormais gravée dans la pierre par l’apparition d’un nouveau style architectural. En 1563, la vicomté de Thouars sera érigée en duché par Charles IX.
Construite dans la partie Sud de l’éperon rocheux façonné par un méandre du Thouet et qui domine la vallée., la collégiale Notre-Dame de Thouars, ou Sainte-Chapelle du château des ducs de la Trémoille, est située aujourd’hui au Nord du château, édifié dès la première moitié du XVIIe siècle par Marie de la Tour d’Auvergne. Le pignon oriental de la chapelle, enraciné dans son soubassement donne à pic sur la vallée. Les deux niveaux de crypte qui abritent aujourd’hui les caveaux des la Trémoille se trouvent au-dessus du niveau du sol et possèdent ainsi leurs baies ouvertes à la lumière.
Après l’extinction tragique de la branche des la Trémoille, Le Prince de Ligne, héritier de la collégiale en fit don à une société religieuse afin que le bâtiment puisse servir au culte et spécialement à la conservation de la liturgie dans sa forme tridentine. La collégiale est aujourd’hui une paroisse vivante mais sa restauration dépasse les moyens des fidèles qui la fréquente. Ce patrimoine n’est pas seulement le leur, c’est l’histoire de Thouars, l’histoire d’une grande famille liée à l’histoire de France, c’est l’histoire de l’architecture. La restauration de l’ensemble des façades sera une longue aventure qui ne pourra se poursuivre sans mécénat. Il s’agit donc de la sauvegarde d’un lieu de culte et monument patrimonial majeur de l’époque et du Département des Deux-Sèvres ouvert à tout public.
Le 8 novembre 2022, une convention a été signée officiellement avec la fondation du patrimoine pour lancer une collecte de dons. Cette fondation apporte des défiscalisations, même sur l’ISF.
https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/collegiale-notre-dame-de-thouars
Résistance ou résilience ? Sympathie ou empathie ?
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Eva Chaussinand (doctorante à l’ENS Lyon) publiait récemment un article dans Cairn.info qui évoquait ce déficit d’empathie présidentielle. Pour Josiane Bakasko “le président a un énorme déficit d’empathie “.
Empathie et résilience : ces mots de la société moderne sont-ils justes ou signes d’un “autocentrisme” qui empêche d’aimer et d’écouter son prochain. Ne désignent-ils pas l’individualisme et la déconstruction des liens de la société.
La définition commune de la résilience posée par quatre experts de la question (Michel Manciaux, Stefan Vanistendael, Jacques Lecomte, Boris Cyrulnik) en 2001 est celle-ci : « Capacité d’une personne ou d’un groupe à se développer bien, à continuer à se projeter dans l’avenir en dépit d’événements déstabilisants, de conditions de vie difficiles, de traumatismes parfois sévères. » Appliquée à un homme cette définition est finalement assez proche de la résistance ; à savoir : s’opposer à quelque chose, quelqu’un, etc.
D’où vient la résilience sinon de la capacité d’un métal à retrouver sa forme et ses caractéristiques ? Dès lors celui qui la revendique prétend être capable de subir des coups et être à même de se relever. Fort bien, mais si la résistance, la vraie, donne au matériau de ne pas se déformer et à l’humain la force de repartir au combat en dépit d’échecs qu’il subit, quitte à changer de tactique ou de stratégie pour contourner l’adversité ou l’emporter sur elle. La résilience, elle, montre le plus souvent la capacité de l’humain de ne redevenir que ce qu’il était, ce qu’il est. Retrouver la même forme (du métal). De ne pas être touché par autrui. On ignora les coups, les maux, les critiques et les remarques qui nous furent donnés, et l’on conserva les mêmes traits, le même caractère, quitte à répéter ses erreurs. Ceux qui emploient ce mot (nouveau pour évoquer une faculté humaine) se croient durs au mal , durs comme fer, il ne sont bien souvent que têtus, voire imbus d’eux-mêmes. Ils refusent tout avis contraire concernant leurs idées et tout conseil concernant leur personne.
Se revendiquer de la résilience, risque de ne montrer ainsi qu’un dédain de la pensée d’autrui.
Quant à l’empathie, n’est-elle pas du même registre, celui de s’aimer soi-même ? Si je dis que j’ai de la sympathie envers une personne, je suis obligé de parler d’elle, de la nommer et de penser à elle. Je puis souffrir avec elle, je puis l’aimer. La racine du mot le montre : “sympathie” vient du grec “souffrir avec”, qui a donné en latin la “compassion” (de “cum”= avec et de “pati”= souffrir). J’offre cet amour tendu vers autrui. Le mot “empathie”, lui, comporte le préfixe “en”, lequel vient du “dans” en grec. La bienveillance que je puis éprouver reste “au-dedans de moi.
Le mot signifie que je puis aimer, ou souffrir avec autrui, mais je ne nomme pas l’art, l’objet ou l’être qui reçoit cet amour. Je ne parle que de moi. Je ne pense qu’à moi et n’offre rien : “Je suis le plus beau, je puis aimer, etc.” Aimer qui, aimer quoi ? On ne le saura pas. Si la sympathie est offerte, gratuite, tournée vers autrui, une « disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui. » nous dit le Larousse, l’empathie, la capacité d’amour que je prétends avoir, n’est tournée que vers moi. Je n’y parle que de moi, je ne pense qu’à moi ! Ceux qui se réclament de l’empathie risquent fort de n’aimer qu’eux-mêmes. Ils se considèrent comme ouverts et à l’écoute mais n’ont souvent pas la moindre capacité d’avoir pour leur prochain une véritable sympathie, de l’amitié, de l’amour, une passion, une dévotion, etc. Car celles-ci m’obligent envers autrui : mon comportement, mes actes, mes pensées et mes prières seront contraintes par ce qu’autrui crée en moi. Dans l’empathie… Rien de tel. Elle ne crée nulle symbiose entre des êtres.
Se méfier de ces mots à la mode. Et de ceux qui revendiquent en être pétris. Ils sont ou ont tendance à être “a-relationnels”.
Bertrand du Boullay
BFMTV à vendre ?
Rodolphe Saadé, milliardaire, à la tête de l’armateur marseillais CMA CGM, déjà propriétaire de plusieurs médias (La Provence, La Tribune, des participations au capital du groupe M6 et le média digital Brut), aurait exprimé son intérêt pour racheter le pôle média d’Altice (BFMTV , BFM Business, BFM Régions, RMC Story et la radio RMC).
Le fondateur de Free et actionnaire du Monde, Xavier Niel, serait également sur les rangs.
Et si Bolloré s’y mettait aussi ?
Islamo-gauchistes
Deux tweets symptomatiques :
🟢 Médine sera aux Journées d’été des écologistes au Havre le jeudi 24 août (c’est chez lui en même temps ;)).
Ensemble on se livrera à une petite « explication de texte » ;) #Suspens
Vous venez ? Inscriptions sur https://t.co/dYMKRehP5V #LaPuissanceDuPortDuHavre pic.twitter.com/OMwyQY0E6S
— Marine Tondelier (@marinetondelier) July 31, 2023
[COMMUNIQUÉ]
EELV ne répondra plus aux sollicitations du @leJDD et s'engage pour l'indépendance de la presse et des rédactions.Une pensée à tous les journalistes de qualité avec lesquels nous avons collaboré et à leur combat de ce dernier mois. ⤵️ pic.twitter.com/qjKFXv7f1a
— EELV (@EELV) August 2, 2023
Emmanuel Macron assume une politique de peuplement
Lors du retour de Nouvelle-Calédonie, Le Figaro a recueilli les propos d’Emmanuel Macron. Extraits :
«Près de 75% des jeunes déférés à la justice étaient soit à l’aide sociale à l’enfance, soit des jeunes de familles monoparentales, sans compter les mineurs non accompagnés – mais ceux-ci étaient très peu nombreux dans les émeutes. C’est un immense défi pour nous parce que c’est la société de demain. La réponse(à y apporter) est immense.»
Et donc ? Soutiendra-TC-il la famille, cellule de base de la société ?
Comme un mantra, il répète ce mensonge :
«Nous avons toujours été un pays d’immigration et nous continuerons de l’être.»
Et il détourne le regard du réel :
«Ces émeutes ne sont pas un sujet d’immigration actuelle. C’est un sujet plus large de difficultés de certaines villes, de difficultés socio-économiques, de difficultés d’intégration dans certains cas et de fonctionnement de la démocratie à l’heure des réseaux sociaux.»
«Quand on regarde les choses de manière lucide, 90% des personnes interpellées sont des Français. Après, on n’a pas de statistiques ethniques dans notre pays. Il y a des Français issus de l’immigration, d’autres qui ne sont pas issus de l’immigration.»
Sic.
Mais vient la phrase terrible, validant le grand remplacement :
Ce qui l’ «intéresse», c’est davantage la mise en œuvre d’une «politique de peuplement», cette méthode controversée de répartition de l’immigration dans le pays.
«Beaucoup de gens disent “Non, nous, on ne veut pas voir de nouveaux arrivants chez nous”. Moi, je pense qu’on intègre d’autant mieux qu’on le fait de manière diffuse. Si vous mettez toutes les familles ukrainiennes qui arrivent dans les mêmes endroits, vous ne les intégrez pas».
Ukrainiennes… Comme si le sujet était cette nationalité.
Racisme anti-blancs : la menace de l’idéologie woke
Georges Guiscard, étudiant en sciences politiques, a publié en 2021 un essai sur Le privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ? Ce fameux privilège blanc est invoqué pour justifier un racisme anti-blancs, devenu légitime pour contrebalancer un “racisme systémique”, une “appropriation culturelle”, des “micro-agressions”…
Ces concepts à la mode submergent les États-Unis et l’Europe depuis plusieurs mois. Que cachent-ils ? Un projet d’effacement de nos peuples et de nos cultures, avec une « chasse au Blanc » désormais ouvertement revendiquée. Pour le comprendre, il faut se plonger dans cette pensée « décoloniale », issue du marxisme. C’est à cela que s’attelle ce livre avec une grande clarté. Outre de multiples contre-vérités, ce qui est démasqué est une idéologie de nature religieuse, le « wokisme » et ses prophètes, ses martyrs – George Floyd –, ses dogmes, sa morale, ses excommunications. Une idéologie pleine de ressentiment, visant à tout détruire, tout déconstruire (la cancel culture), qu’appuie, pour diverses raisons, une partie croissante de l’élite occidentale.
Niger : Macron aurait du écouter Bernard Lugan
Incapable de prévoir que «le prochain coup, c’est le Niger», Emmanuel Macron serait «furax» et tenterait de faire porter le chapeau à la DGSE accusée de ne pas avoir vu le coup d’Etat au Niger venir.
«Le Niger après le Mali, ça fait beaucoup!»
Macron aurait dû écouter Bernard Lugan, sur Sud Radio, en mars 2023 :
«L’erreur absolue que nous venons de faire, c’est de rapatrier tous nos moyens qui étaient sur le Mali et sur le Burkina Faso au Niger. Nous avons mis nos dispositifs militaires au milieu de ce chaudron»
Il va y avoir du «sport», avait prédit Lugan.
Voici son analyse sur son blog :
Les évènements du Niger étant la suite logique de la catastrophique politique africaine de la France – de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron sans oublier naturellement François Hollande-, il faudra bien que ceux qui l’ont décidée rendent enfin des comptes. Comment est-il en effet possible qu’un conflit ethnique ayant éclaté en 2011 au nord-est du Mali et qui était à l’origine limité à une seule fraction touareg, ait pu, de fil en aiguille, se transformer en un embrasement régional échappant désormais à tout contrôle et dont la conséquence la plus visible est l’éviction de la France de la région sahélienne ?
En raison de l’avalanche d’erreurs politiques et sociétales, et comme je n’ai cessé de l’annoncer depuis 2011, l’échec de la France au Sahel était hélas une certitude (voir à ce sujet mon livre Histoire du Sahel). Un échec politique un temps masqué par les réussites de nos Armées au prix du sacrifice de plusieurs dizaines des meilleurs enfants de France tombés à la place de déserteurs africains ayant préféré venir bénéficier en France des largesses de l’ « odieuse » ancienne puissance coloniale que de défendre leurs pays respectifs.
Corsetés par leur idéologie, les responsables français ont voulu qu’en Afrique, le droit des Peuples s’efface devant les « droits de l’Homme », les chimères de la « bonne gouvernance » ou le surréaliste « vivre ensemble ». Sans parler des provocations LGBT et de ses variantes vues en Afrique comme autant d’abominations et qui ont achevé de faire perdre à la France l’estime et le respect des Africains. Privilégiant les analyses économiques et sociales, aveuglés par l’impératif de l’impossible « développement », les décideurs français ont refusé le réel, oubliant les sages recommandations faites en 1953 par le Gouverneur de l’AOF :
« Moins d’élections et plus d’ethnographie, et tout le monde y trouvera son compte ».
Incultes historiquement, les « petits marquis » sortis de Sciences-Po ou de l’ENA qui prétendent parler de l’Afrique, n’ont pas vu qu’à la fin du XIX° siècle, la colonisation qui libérait les sudistes de la prédation nordiste, rassemblait en même temps dominés et dominants dans de communes limites administratives. Avec les indépendances, ces délimitations internes de l’ancienne AOF devenues frontières d’Etats, les lois de l’ethno-mathématique électorale y donnèrent automatiquement le pouvoir aux sudistes puisque leurs femmes avaient été plus fécondes que celles des nordistes. D’où, au Mali, au Niger et au Tchad, dès les années 1960-1965, les nordistes qui refusaient d’être soumis à leurs anciens tributaires sudistes se soulevèrent. La guerre qui a éclaté en 2011 – donc avant toute présence russe-, et qui se déroule sous nos yeux, en est la résurgence.
Face à ce réel qu’ils ne comprenaient pas, ou qu’ils refusaient de voir, confondant causes et conséquences, les irresponsables qui définissent la politique africaine de la France ont naturellement fait une erreur de diagnostic. Ils ont ainsi parlé de danger islamiste alors que nous étions clairement en présence d’une plaie ethno-raciale millénaire surinfectée par l’islamisme contemporain.
En conséquence de quoi, la stratégie française reposa sur « l’essentialisation » de la question religieuse, tout bandit armé, tout porteur d’arme et tout trafiquant étant péremptoirement qualifié de « jihadiste ». L’erreur était grande car, dans la plupart des cas, nous étions en présence de trafiquants se revendiquant du jihadisme afin de brouiller les pistes, et parce qu’il est plus valorisant de prétendre combattre pour la plus grande gloire du Prophète que pour des cartouches de cigarettes ou des cargaisons de cocaïne. D’où la jonction entre trafic et religion, le premier se faisant dans la bulle sécurisée par l’islamisme. Face à l’engerbage de revendications ethniques, sociales, mafieuses et politiques, opportunément habillées du voile religieux, avec des degrés différents d’importance de chaque point selon les moments, la politique française fut donc à la fois figée et incohérente.
Au Niger où plusieurs conflits se déroulent, tant à l’ouest qu’au sud-est, la situation fut encore compliquée par le fait que le président Mohamed Bazoum est Arabe. Il est en effet membre de la tribu libyenne des Ouled Slimane (Awlad Sulayman) qui a des diverticules au Tchad et dans le nord-est du Niger. Là encore, un minimum de connaissance historique aurait appris aux « danseurs à claquettes » qui prétendent définir la politique africaine de la France, que cette puissante tribu éclata en deux dans les années 1830 quand le pouvoir ottoman décida de reprendre effectivement le contrôle de la Régence de Tripoli. Or, les Ouled Slimane, tribu makhzen fidèle aux Karamanli renversés par les Turcs, entra en dissidence (voir à ce sujet mon livre Histoire la Libye). La Porte ottomane ayant eu la main lourde dans la répression du soulèvement, une partie de la tribu émigra au Tchad et au Niger où elle participa au grand mouvement de prédation nordiste à l’encontre des sédentaires sudistes, ce qui a laissé des traces dans la mémoire collective. Au Niger où les Ouled Slimane constituent moins de 0,5% de la population, et où ils sont considérés comme des étrangers, le fait que l’un des leurs parvienne à la Présidence était mal ressenti. Et, circonstance aggravante, les Ouled Slimane sont vus comme des amis de la France depuis qu’en 1940-1941, ils ont opportunément suivi la colonne Leclerc dans son opération de conquête du Fezzan italien, action ayant démarré au Tchad et au Niger. Ce fut d’ailleurs à cette occasion que certaines fractions des Ouled Slimane retournèrent en Libye où, depuis, elles se heurtent aux Toubou qui occupent leurs anciens territoires abandonnés après l’exode du XIX° siècle.
Alors qu’il eut fallu confier la politique africaine de la France à des hommes de terrain héritiers de la « méthode Lyautey » et de l’approche ethno-différentialiste des anciennes « Affaires indigènes », elle a, hélas, été gérée par les insignifiants et prétentieux butors qui portent la terrible responsabilité de l’échec français en Afrique.
Un échec qui n’est d’ailleurs pas totalement consommé puisqu’il reste encore le Tchad dont le tour viendra tôt ou tard… inexorablement… Et toujours pour les mêmes raisons…
En plus de tout cela, au lieu de s’interroger sur leurs erreurs, ajoutant la naïveté à l’incompétence, les dirigeants français tentent maintenant de s’exonérer de leurs responsabilités en montrant la « main russe »…. Comme si, étant en guerre contre l’OTAN, la Russie allait laisser passer l’occasion qui lui était offerte de s’engouffrer dans l’abîme béant de la nullité française pour ouvrir un front africain sur les arrières de ceux qui la combattent sur le front européen… Le discours du président Poutine lors du dernier sommet russo-africain de Saint-Pétersbourg fut d’ailleurs très clair à ce sujet.
La déficience des dirigeants français s’exprime jusque dans leur absence de réaction face au mensonge du prétendu « pillage » des ressources du Niger. L’on attendrait en effet des « chapons » qui parlent au nom de la France, une claire déclaration indiquant que cette dernière n’a pas d’intérêts dans ce pays désertique -le Mali ne l’est en revanche qu’en partie-, condamné à succomber sous sa suicidaire démographie polygamique. Un Niger dont, n’en déplaise à l’ineffable Sandrine Rousseau qui a osé affirmer que la France en dépendait pour son uranium, alors que le pays ne représente aujourd’hui, et au mieux, à peine 10% des besoins français… et qu’il est, et de beaucoup, plus facile et moins onéreux de se fournir ailleurs de par le monde. Sans parler des gisements français dont les écologistes ont fait interdire l’exploitation par la Loi…
Le nombre de naissances a encore baissé de 7 % au premier semestre
Le suicide démographique se poursuit :
Une nouvelle baisse de 7 %. C’est le constat que dresse l’Insee sur la natalité en France durant les six premiers mois de 2023. Au premier semestre, 314.400 bébés ont vu le jour, soit 24.000 de moins qu’en 2022 sur la même période.
En juin, le nombre de naissances a été 7,2 % inférieur à juin 2020, un mois de référence pour les conceptions d’avant la crise du Covid. De janvier à juin 2023, le nombre de décès (313.300) a presque dépassé celui des naissances. Désormais proche de zéro, le solde naturel est au plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale.
“Sound of freedom” au Salvador
Traduction par Yves Daoudal d’un article de LifeSiteNews :
Le président pro-vie du Salvador a projeté le film à succès Sound of Freedom au théâtre présidentiel devant plus de 1.500 personnes ce week-end, dont des membres de son cabinet et de l’assemblée législative. Il s’est également engagé à lutter contre la traite des enfants.
Vendredi, Nayib Bukele s’est entretenu avec Eduardo Verástegui, producteur du film, et Neal Stoker Harmon, PDG d’Angel Studios, distributeur du film.
À l’issue de leur rencontre, Bukele a signé une lettre d’intention avec le mouvement Viva México de Verástegui, promettant de contribuer à l’éradication de l’esclavage des enfants. Ce faisant, le Salvador est devenu le premier pays à s’engager dans cette démarche, qui demande aux organismes gouvernementaux et aux institutions publiques de collaborer à leurs efforts.
Depuis sa première aux États-Unis le 4 juillet, Sound of Freedom a rapporté plus de 125 millions de dollars. De nombreux médias ont tenté de dissuader le public de le voir en l’accusant de promouvoir des “théories du complot”. Jusqu’à présent, les gens n’ont pas écouté. La sortie du film dans plus d’une douzaine de pays d’Amérique latine est prévue pour le 31 août.
Ces derniers mois, M. Bukele, âgé de 41 ans, a été la cible de critiques de la part d’organes de presse occidentaux, bien qu’il se targue d’une cote de popularité de 90% et qu’il ait été à l’origine d’une baisse historique de la criminalité. Un nombre croissant de médias l’ont qualifié d'”autocrate” qui représente une “menace pour la démocratie”. Mais les partisans de M. Bukele soutiennent que ses politiques anti-woke, “Le Salvador d’abord”, ne sont que des mesures de bon sens qui améliorent la vie quotidienne de ses concitoyens. Il est candidat à sa réélection en 2024.
Verástegui a félicité M. Bukele non seulement d’être le premier président en exercice au monde à projeter le film (l’ancien président américain Donald Trump a organisé une projection dans sa propriété de Mar-a-Lago au début du mois), mais aussi d’avoir promis de contribuer à mettre fin à la traite des enfants.
“Vous, Monsieur le Président, êtes une référence dans le monde. J’ai voyagé à Londres et le sujet du Salvador résonne toujours. Je vous félicite parce que l’image mondiale de ce pays est admirable. Cela n’est pas gratuit, cela se gagne avec des actes, des actes et non des mots”, a-t-il déclaré.
Bukele a félicité sa femme pour ses efforts en vue de protéger les enfants, ainsi que M. Verástegui et Angel Studios pour avoir mis en lumière ce problème.
“Le problème abordé par le film est un sujet dont on parle rarement, certains ont peur d’en parler”, a-t-il déclaré lors de la conférence de presse. “Il est important que le message parvienne au monde entier afin qu’il y ait des solutions et des réformes pour éradiquer la traite des enfants.”
Au début du mois, M. Verástegui s’est entretenu avec Doug Mainwaring, de LifeSite, au sujet du film. Il a demandé aux téléspectateurs de prier pour lui, car il envisage actuellement de se présenter à la présidence du Mexique.
Mgr Barron appelle les catholiques français à ne pas renier leur identité
L’évêque de Winona-Rochester (États-Unis), Mgr Robert Barron est intervenu devant les 40 000 participants Français aux Journées mondiales de la jeunesse mardi 1er août. Il a été interrogé dans La Croix. Extrait :
[…] Nous, les catholiques, ne nous cachons pas derrière des murs. L’Église est faite pour changer le monde. Mais pour le faire, il faut avoir un sens aigu de ce que nous sommes. Et quand vous l’êtes, vous allez dans le monde en portant quelque chose de puissant. Les gens deviennent sécularisés à tel point qu’ils perdent le sens de ce qu’ils sont.
Ce sens de l’identité et cet enthousiasme couplé à l’esprit missionnaire font ce que les JMJ sont, ce pour quoi elles ont été créées par Jean-Paul II. J’aimerais voir ces jeunes Français porter au monde cet héritage spirituel et cette culture dans le monde. […]
Instruction en famille / GPA : Juristes pour l’enfance s’adresse au Comité ONU des droits économiques, sociaux et culturels
En vue de la 74ème session du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU (CESCR-ONU), Juristes pour l’enfance adresse une communication alertant sur l’absence de respect par la France des obligations internationales en matière de protection et assistance accordée à la famille en particulier aux mères, et en matière de droit à l’éducation (version française ICI, version anglaise ICI).
- Juristes pour l’enfance dénonce auprès du CESCR-ONU la tolérance coupable de la France à l’égard de la gestation pour autrui et lui demande d’adresser à la France quatre recommandations afin de faire cesser la résignation et la complaisance vis-à-vis de la GPA, dans la lignée des demandes faites aux États par la Déclaration de Casablanca pour l’abolition universelle de la gestation pour autrui signée par plus de 100 experts de 75 nationalités le 3 mars dernier.
- Juristes pour l’enfance alerte également le CESCR-ONU sur la restriction brutale du droit à l’instruction en famille résultant de la loi du 24 août 2021. Alors que de plus en plus d’enfants se retrouvent dans une situation dramatique du fait d’un refus arbitraire de leur demande d’école à la maison, JPE a transmis huit recommandations pour le respect de la liberté des parents en matière éducative.
La session du CESCR-ONU intéressant la France se tiendra les 2 et 3 octobre à Genève. Ce Comité examine le respect par la France du Pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels.
Juristes pour l’enfance demande à prendre la parole lors de la réunion publique consacrée aux partenaires, afin d’exposer ses propositions au Comité, en vue de :
- l’engagement de l’État français pour faire respecter la législation française interdisant la GPA,
- drle respect par l’État français de la liberté éducative des parents.
Le chef de l’Église greco-catholique ukrainienne contre la cession de territoires
Dans un message, Mgr Sviatoslav Shevchuk, tête de l’Église greco-catholique ukrainienne, a déclaré que l’Ukraine s’est souvent retrouvée déchirée entre différentes empires cherchant à annexer son territoire. Toutefois, il a souligné que “la patrie ne peut exister que dans l’unité et qu’elle ne peut pas vendre des territoires”.
Victoire de la fondation Lejeune: quelques explications
Suite à la victoire de la fondation Lejeune à propos d’une recherche sur les embryons, nous avons interrogé Lucie Pacherie, juriste de la fondation:
- La Fondation Lejeune vient de faire annuler une autorisation de recherche donnée par l’Agence de Biomédecine. Pouvez-vous nous exposer cette affaire?
Après huit ans de tergiversations judicaires, les juridictions administratives ont donné raison à la Fondation Lejeune[1] : l’Agence de la biomédecine n’aurait pas dû autoriser un protocole de recherche sur l’embryon humain dès lors que les chercheurs pouvaient travailler sur des embryons de souris. Le 17 juillet 2015, l’Agence de la biomédecine avait autorisé, pour un an, un protocole de recherche, « ayant pour finalité l’étude de l’expression du CD146 chez l’embryon humain ». Une molécule qui, selon l’équipe de chercheurs, pouvait avoir une action délétère sur l’implantation de l’embryon dans le cadre d’une fécondation in vitro. Mais après « renvoi après cassation » et « non admission » du dernier pourvoi de l’ABM, les juridictions administratives ont confirmé que l’absence d’alternative à l’embryon humain n’était en l’espèce pas établie[2] : « il n’apparaît pas […] que l’étendue du recours à l’embryon ait été limitée autant qu’il demeurait scientifiquement pertinent de le faire ».
La portée de cette décision est double. Elle prouve que l’ABM ne remplit pas son rôle de régulateur et s’accommode facilement de la recherche sur l’embryon humain. Depuis sa création en 2004, les alertes sur le biopouvoir de l’ABM et sa dérive scientiste sont multiples. Jean-François Mattei, Jacques Testart, Emmanuel Hirsch, Pierre-Yves Le Coz, Daniel Benamouzig s’en sont inquiétés. Hier encore, Pierre Jouannet dénonçait, dans un autre domaine, le manquement de l’ABM dans son rôle de surveillance sur la santé des femmes et des enfants issus de PMA[3]. Il n’est pas normal que l’Etat se démette de ses responsabilités et abandonne l’éthique de la science au progressisme de l’ABM.
Cette décision rappelle aussi la hiérarchie éthique et légale existant entre l’embryon humain et l’embryon animal. L’embryon humain, parce qu’il est un membre de l’espèce humaine est doté d’une protection particulière. Il ne peut être l’objet de recherche s’il est possible d’utiliser des embryons d’animaux.
- Comment expliquez-vous que les embryons animaux disposent d’une protection juridique supérieure à celle des embryons humains?
C’est plutôt le délitement de la protection juridique de l’embryon humain, concomitant à la mouvance de la protection animale qui pose problème. Le droit français ne peut se défaire d’une protection supérieure de l’embryon humain. Le code civil, le code de la santé publique, le code pénal, protègent « l’être humain dès le commencement de sa vie »[4] et sont bien obligés de poser un semblant de cadre et des sanctions pour cela. Le problème reste l’effectivité de ces principes théoriques, car les exceptions pleuvent.
Avortement, procréation médicalement assistée, recherche sur les embryons surnuméraires produit en nombre : l’embryon humain est sans cesse réduit à sa matière, à un assemblage de cellules.
Parallèlement, des chercheurs et des citoyens se mobilisent pour la cause animale et cherchent des alternatives à leur utilisation scientifique. Dès 2016, l’Inserm appelait à viser l’« objectif permanent » de limiter la recherche animale. Le principe des trois R, entre autre, qui vise à « raffiner les protocoles de recherche, remplacer quand c’est possible, réduire le nombre d’animaux »[5] est un leit motiv efficace. L’association Transcience[6], créé en 2020, montre l’essor de cette préoccupation. Si la cause animale est légitime en soi, lui donner plus d’importance que celle de l’humain ne l’est pas. C’est ce à quoi nous assistons. Quelle voix autorisée promeut la protection de l’embryon humain et plus généralement de l’espèce humaine comme le fait l’association Transcience pour l’animal?
Certains proposent expressément que l’embryon humain soit une alternative à l’utilisation de l’animal dans la recherche: « Les cellules souches embryonnaires peuvent donner naissance à toutes les cellules de l’organisme. Cela pourrait permettre dans un futur proche de se passer d’animaux dans la recherche médicale » [7]. La protection de l’espèce humaine n’est plus une priorité.
- Savez-vous s’il y a d’autres projets de recherche sur des embryons humains quand des embryons d’animaux pourraient être utilisés?
Depuis 15 ans la Fondation soumet au juge des alternatives à l’embryon humain dans le cadre de recours qu’elle initie contre des autorisations de recherche sur l’embryon humain. Cellules souches pluripotentes induites, cellules souches mésenchymateuses, embryon animal… En vain. Les juridictions administratives n’ont pas souhaité entrer dans la réflexion scientifique pourtant primordiale pour rendre effective la condition relative à l’absence d’alternative encadrant la recherche sur l’embryon humain. Le Conseil d’Etat a botté en touche, usant d’une formule stéréotypée pour écarter toutes les alternatives présentées[8]. C’est donc la première fois que les juridictions administratives osent dire qu’à ce stade de la recherche, celle-ci aurait pu être menée sur l’embryon de souris. C’est une vraie victoire.
La Fondation continue à démontrer au juge les alternatives à l’embryon humain quand elles sont possibles. Quand la recherche porte sur la procréation médicalement assistée (elles sont de plus en plus nombreuses), l’Agence de la biomédecine explique que l’utilisation de l’embryon humain est indispensable puisqu’elles s’appliqueront à l’humain. Pourtant on sait que les plus grands travaux qui ont permis d’avancer sur la connaissance de l’embryon humain ont été réalisés sur des embryons de souris…Mais voilà, la recherche sur l’animal coûte chère, présente des risques sanitaires de contamination, et nécessite de nombreux intervenants et infrastructures. Tandis que l’embryon humain est gratuit. Le nœud du problème est là.
- Pouvez-vous nous expliquer ce que sont les embryoïdes et ce que la recherche dans ce domaine pose comme problèmes éthiques?
Les embryoïdes sont des reconstitutions d’embryons humains, appelés « modèle embryonnaire à usage scientifique (MEUS)», « embryons synthétiques » ou encore « structures embryonnaires ». Ils sont perçus comme une prouesse scientifique qui permet de reproduire le fonctionnement et le développement d’un embryon. Ils sont faussement présentés comme une alternative à la recherche sur l’embryon humain.
Ces « embryons de synthèse » sont créés à partir de cellules souches embryonnaires humaines, qui nécessitent pour les obtenir de détruire l’embryon humain. Le problème éthique reste entier.
Ces embryoïdes pourraient en outre avoir une telle ressemblance avec l’embryon humain issu d’une fécondation, qu’on pourrait ne pas les distinguer. Certains ont atteint « un stade semblable à un organisme de 14 jours[9] ». Une étude scientifique publiée récemment dans Cell Stem cell[10], explique que des blastoïdes bovins[11] transférés dans une vache « sont similaires aux embryons bovins en termes de morphologie et d’expression génétique caractéristique » au point de sécréter « une hormone qui indique la reconnaissance maternelle de la grossesse chez les bovins ». Preuve que ces « embryons de synthèses » ont le même mécanisme qu’une vie qui se développe. Preuve qu’il est nécessaire de respecter le principe de précaution, et de considérer « ces reconstitutions » comme des embryons humains.
Enfin, les embryoïdes sont un moyen détourné de créer des embryons humains pour la recherche. Un interdit majeur, français et international, qui constitue la dernière digue contre l’utilisation et la chosification délibérée de l’être humain.
Il est temps de retrouver une conscience bioéthique ferme, car les générations futures nous demanderont de rendre des comptes sur l’absence de protection de notre propre espèce.
[1] Cour administrative d’appel de Versailles, arrêt du 6 décembre 2022, n° 20VE03407
[2] Non-respect du 3° du I de l’article L2151-5 Code de la santé publique
[3] Entretien Le Monde 2 juillet 2023
[4] Articles 16 et suivants du code civil
[5] issu de la directive 2010/63/UE du 22 septembre 2010
[7] Entretien de Cécile Martinat, chercheuse à l’Inserm, à Charlie Hebdo – 12 octobre 2022
[8] Conseil d’Etat n°402708, 8 février 2018
[9] Travaux du professeur Hanna, Israël
[10] Voir article Gènéthique : https://www.genethique.org/embryons-de-synthese-bovins-le-double-langage-des-chercheurs/
[11] Embryoïdes bovin au stade blastocyste
L’Église et « l’inclusion » : Tous dans l’Eglise, mais au prix d’exclure Dieu
Du théologien suisse Martin Grichting, ancien vicaire général du diocèse de Coire.
L’ « Intrumentum laboris » (IL) du Synode des évêques sur la synodalité pointe l’Église du doigt pour le fait que certains – dit-il – « ne se sentent pas acceptés » par elle, « comme les divorcés remariés, les personnes vivant dans des mariages polygames ou les personnes LGBTQ+ » (IL, B 1.2).
Et elle se demande : « Comment pouvons-nous créer des espaces dans lesquels les personnes qui se sentent blessées par l’Église et mal accueillies par la communauté peuvent se sentir reconnues, accueillies, non jugées et libres de poser des questions ? ».
On insinue donc que ce serait l’Église elle-même la responsable du fait que ces personnes se sentent « blessées », « mal accueillies » ou « exclues ». Mais que fait l’Église ? Elle n’enseigne rien qu’elle ait inventé elle-même, mais elle proclame ce qu’elle a reçu de Dieu. Donc, si certaines personnes se sentent « blessées », « mal accueillies » ou « exclues » des contenus principaux de l’enseignement de l’Église sur la foi et sur la morale, alors elles se sentent « blessées », « mal accueillies » ou « exclues » par Dieu. Parce que sa parole établit que le mariage est composé d’un homme et d’une femme et que le lien matrimonial est indissoluble. Et sa parole a établi que l’homosexualité vécue et pratiquée est un péché.
Toutefois, il est flagrant que les gestionnaires du synode refusent de dire cela de manière aussi claire. C’est pourquoi ils accusent l’Église et essayent d’enfoncer un coin entre elle et Dieu. Et pourtant Jésus Christ a dit : « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. » (Mc 9, 42). Il est curieux que les responsables du synode semblent avoir oublié cette parole non inclusive de Jésus. Et ainsi on prétend que ce ne serait que l’Église qui « blesse » les personnes et les fait sentir « mal accueillies » ou « exclues ».
Toutefois, cette thèse a de graves conséquences. Si, pendant deux mille ans, l’Église s’est comportée de manière fondamentalement différente de la volonté de Dieu sur ces questions essentielles de la doctrine de la foi et de la morale, elle n’est plus digne de foi sur aucune question. Parce qu’alors, qu’est-ce qui est encore certain ?
Ce que l’IL laisse entendre discrédite l’Église tout entière. Mais cela soulève également la question de Dieu. Comment peut-on penser que Dieu ait créé l’Église – le corps du Christ qui vit en ce monde, auquel Dieu insuffle son Esprit de vérité pour l’assister – alors que dans le même temps il a laissé cette même Église et des millions de croyants se fourvoyer sur ces questions essentielles pendant deux mille ans ? Comment pourrait-on encore croire à une Église de ce genre ? Si elle ainsi faite, tout ce qu’elle dira ne serait-il pas provisoire, réversible, erroné et donc insignifiant ?
Mais l’Église est-elle vraiment « exclusive », c’est-à-dire « excluante » par la manière dont elle s’est comportée pendant deux mille ans sur les questions posées ? Au contraire, cela fait deux mille ans qu’elle vit l’inclusion. Autrement elle ne serait pas aujourd’hui répandue dans le monde entier et ne comprendrait pas 1,3 milliard de croyants. Mais les instruments de l’Église ne sont pas – comme le prétend l’IL – la « reconnaissance » ou « l’absence de jugement » de ce qui contredit les commandements de Dieu. Les « instruments » avec lesquels l’Église inclut sont le catéchuménat et le baptême, la conversion et le sacrement de réconciliation. C’est pour cela que l’Église parle de commandements de Dieu et de loi morale, de péché, du sacrement de la réconciliation, de chasteté, de sainteté et de vocation à la vie éternelle. Aucun de ces concepts ne figure dans les 70 pages de l’IL.
Certes, on retrouve les mots « repentance » (2 fois) et « conversion » (12 fois). Mais si l’on tient compte de leur contexte respectif, on constate que dans l’IL ces deux termes ne se réfèrent presque jamais à l’éloignement de l’homme du péché mais qu’ils se réfèrent à une action structurelle, c’est-à-dire à l’Église. Ce n’est plus le pécheur qui doit se repentir et se convertir, non, c’est l’Église qui doit se convertir – « synodalemlent » – à la « reconnaissance » de ceux qui exigent de ne pas vouloir suivre ses enseignements et donc Dieu.
Le fait que les organisateurs du synode ne parlent plus de péché, de repentance et de conversion des pécheurs laisse penser qu’ils croient avoir aujourd’hui trouvé une autre façon d’enlever le péché du monde. Tout cela rappelle les événements décrits par Blaise Pascal, né il y a tout juste 400 ans, dans ses « Provinciales » (1656/1657). Dans ces dernières, Pascal aborde la morale jésuitique de son époque, qui minait les enseignements moraux de l’Église par une casuistique faite de sophismes, allant jusqu’à les transformer en leur contraire. Dans sa Quatrième lettre, il cite un critique d’Étienne Bauny qui disait de ce jésuite : « Ecce qui tollit peccata mundi », voici celui qui enlève les péchés du monde, jusqu’à en faire disparaître l’existence même par ses sophismes. De telles aberrations des jésuites furent par la suite condamnées à plusieurs reprises par le magistère ecclésiastique. Parce que ce ne sont clairement pas eux qui enlèvent le péché du monde. C’est l’Agneau de Dieu. Et il en va de même aujourd’hui, par la foi de l’Église.
Pour Blaise Pascal, la manière dont la tromperie et la manipulation se déroulaient au sein de l’Église avait quelque chose d’épouvantable, et donc même de violent. Dans sa Douzième lettre, il nous a laissé des lignes qui nous réconfortent même dans la situation actuelle :
« Quand la force combat la force, la plus puissante détruit la moindre : quand l’on oppose les discours aux discours, ceux qui sont véritables et convaincants confondent et dissipent ceux qui n’ont que la vanité et le mensonge : mais la violence et la vérité ne peuvent rien l’une sur l’autre. Qu’on ne prétende pas de là néanmoins que les choses soient égales : car il y a cette extrême différence, que la violence n’a qu’un cours borné par l’ordre de Dieu, qui en conduit les effets à la gloire de la vérité qu’elle attaque : au lieu que la vérité subsiste éternellement, et triomphe enfin de ses ennemis, parce qu’elle est éternelle et puissante comme Dieu même. »
Encore 40 jours et Ninive sera détruite!
Les animateurs de la Supplique à Dieu pour le retour du roi (tous les mois à Pontmain) nous demandent de publier ce texte:
- Depuis le 17 janvier 2012, nous avons accompli à Pontmain 136 pèlerinages de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi. Notre Supplique du 17 août prochain sera non seulement la 137ème, mais aussi et surtout la première des 17 Suppliques restantes pour accomplir un « Rosaire de Suppliques à Marie de Pontmain », soit 153 Suppliques. Je pense que l’image est évidente et le symbole très clair !
- Depuis quelques mois, et de plus en plus rapidement, notre France implose totalement à tous les strates de la société. Comme une barre d’immeuble à raser, nous vivons en temps réel son effondrement organisé. Ainsi, dans le domaine spirituel, les esprits sont devenus schizophrènes chez les élites, et ectoplasmes chez le commun des mortels. Dans le domaine temporel, les lois se multiplient frénétiquement comme des cellules cancéreuses dans le corps social, en paralysant chacun de ses organes qui s’arrêtent puis disparaissent (services publics entre autres). La France se fige par la froideur des hommes. La France se meurt, la France est morte !
- Il est grand temps pour les pèlerins de ces 17 Suppliques restantes du Rosaire de Suppliques à Dieu pour le retour du Roi, de vivre cet effacement de notre pays, chacun et collectivement, en Français et en Catholique,… et donc de réagir ! Mais, en faisant quoi, puisqu’à l’échelle de la société, nous sommes impuissants ?
« Encore 40 jours et Ninive sera détruite ! »
En réagissant comme le roi païen de Ninive, croyant immédiatement et sans réserve les dires du prophète Jonas, et ordonnant ipso facto une pénitence générale, officielle et publique !
5. Je ne suis pas le roi de Ninive et n’administre pas une ville, mais seulement fondateur et Promoteur de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi qui n’est qu’un pèlerinage. Je n’ai aucun pouvoir sur les pèlerins qui y participent, mais j’ai une autorité sur la constitution et le contenu de la Supplique ainsi que sur son déroulement.
6. A partir du pèlerinage du 17 août prochain et les suivants, j’adjure ardemment tous les participants à la Supplique, non pas de se vêtir d’un sac ni s’asseoir sur de la cendre, mais en mémoire de cette manifestation publique de pénitence, de porter une étole (ou écharpe de notable), grise, et faite en tissus rugueux ; grise pour rappeler la cendre et rugueuse pour rappeler la matière du sac.
7. Cette étole bien visible par tous, sera la manifestation matérielle de la pénitence que nous ferons aussi individuellement en privé (à son choix et en secret sous le regard du Père qui est aux Cieux), mais surtout que nous devons faire publiquement et collectivement en symbiose et en sympathie avec la France entière qui vit déjà les prémisses de ses dures épreuves.
8. Il est relativement facile de faire une pénitence volontaire privée sous le regard de Dieu et personne ne s’en doute. Dieu nous demande l’humilité pas l’humiliation. Si nous y manquons quelquefois, Lui seul le sait, mais nous n’endurons pas le regard des autres. A l’inverse, une pénitence publique est une humiliation volontaire visible, au risque des rires, des moqueries et des critiques de toute sortes et de tout milieu. S’y lancer hardiment est le plus difficile…Nous n’en avons plus l’habitude comme à l’époque médiévale. Alors il faut se dire et redire comme nos compatriotes alsaciens : « C’est le premier bas qui goutte ! »
9. Concrètement, cette étole sera portée sur l’épaule droite et dirigée vers le flanc gauche, et le contraire pour les clercs. Pour la rattacher à Pontmain, elle portera la Croix, comme Notre-Dame de Pontmain l’a sur sa robe à la fin de l’Apparition. Aussi, devant et derrière l’écharpe une petite croix rouge entourée de deux petites croix blanches seront imprimées.
10. Je vais m’occuper personnellement de la confection de ces écharpes de façon à vous libérer de cette contrainte. J’espère en avoir suffisamment pour le 17 août prochain.
En Union de prière à Jésus, par Marie Reine.
Fin pour l’église de La Baconnière
Les cloches de l’église Saint-Corneille-
L’édifice, trop fragile, est fermé depuis 2014. Face au montant des travaux, la municipalité a pris la décision de démolir l’édifice en début d’année 2023.
Peu de temps après l’arrêt des cloches, la flèche de l’église a été déposée sur le sol par une grue. La déconstruction de l’édifice va se poursuivre pendant deux semaines.
Après ces déclarations, des habitants réclament un nouveau lieu de culte pour retrouver les cloches de l’église Saint-Corneille-
Dingue… On trouve de l’argent pour reconstruire les infrastructures moches et coûteuses que les émeutiers ont détruites et qu’ils détruiront encore, mais pas pour entretenir les églises que nos ancêtres ont bâties en suant sang et eau ? #LaBaconniere https://t.co/niJoYRrnlr
— Gabrielle Cluzel (@gabriellecluzel) August 1, 2023
JDD : Vincent Bolloré emporte la partie
La rédaction du JDD met fin à une grève historique de 40 jours ⤵️ pic.twitter.com/bndVQFmNwC
— Sdj JDD (@SDJduJDD) August 1, 2023

Fin de vie : « La décision devra être réversible à tout moment ». Même après la mort ??
Agnès Firmin Le Bodo, ministre délégué chargé de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, remettra à Emmanuel Macron à la fin de l’été le projet de loi du gouvernement sur la fin de vie. Elle dresse pour « l’Obs » les contours de ce texte. Extraits :
[…] Plusieurs voies sont sur la table à partir des travaux de la Convention citoyenne et les réflexions se poursuivent avec l’ensemble des parties prenantes. L’enjeu, ce serait de pouvoir répondre à toutes les personnes remplissant les critères d’éligibilité et de tenir compte notamment de la situation des personnes empêchées physiquement d’y avoir accès. Nous avons vu, lors de nos déplacements à l’étranger, qu’il y a sans doute des moyens techniques – assistance numérique, par exemple – qui permettent à des patients de s’auto-administrer le produit létal. Nous analysons les différentes modalités et leurs traductions juridiques pour respecter la volonté de la personne éligible. Ensuite, j’y reviens, la question posée est aussi de savoir si une personne qui n’est pas soignante peut faire le geste.
Cette question est-elle tranchée ?
Pas pour le moment. Le travail est encore en cours.
[…]
Il est difficile d’imaginer ce qu’il adviendra de ce projet de loi lorsqu’il passera devant l’Assemblée. En revanche, la commission des Affaires sociales du Sénat a d’ores et déjà rendu un rapport défavorable à la légalisation de l’aide active à mourir. Ses membres soulèvent la méconnaissance des Français à l’égard de la loi Claeys-Leonetti, mais aussi la crainte de dérives. Comprenez-vous ces craintes et comment comptez-vous les circonscrire ?
Je me suis exprimée devant la commission des Affaires sociales du Sénat, où j’ai été entendue. La sénatrice Marie-Pierre de La Gontrie a aussi redéposé une proposition de loi en faveur d’une aide active à mourir. Il y a donc au Sénat des voix qui souhaitent que la loi évolue. Ensuite, l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) de septembre 2022 comme celui rendu par la Convention citoyenne sont très clairs sur le sujet : la loi Claeys-Leonetti ne répond pas à toutes les situations. Cette loi a marqué une avancée et, je le dis, l’ouverture d’une aide active à mourir n’exclurait pas le recours à la sédation profonde et continue jusqu’au décès. Personne ne souhaite aujourd’hui revenir là-dessus.
Ensuite, parmi les enjeux importants, il y a celui de la traçabilité de l’aide active à mourir. Lors de l’évaluation qui a été faite de la loi Claeys-Leonetti, on n’a pas été en mesure de savoir combien de sédations profondes et continues avaient véritablement été mises en place. Il sera donc important de savoir, à l’avenir, s’il y a des gens qui ont engagé une demande de recours à l’aide active à mourir et qui ne sont pas allés au bout parce qu’au cours de leur parcours, on leur a proposé une prise en charge en soins palliatifs, étant entendu que la proposition d’accompagnement palliative devra à mon sens être systématique. Par ailleurs, il est possible qu’au moment de faire le geste, le patient décide d’y renoncer et bien évidemment cette possibilité de réversibilité de la décision à tout moment devra être garantie.
[…]
Sauf que lorsqu’on est mort, c’est irréversible…

