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Georges Bush au Vatican

La visite a été relatée par Daniel Hamiche. Voici un extrait du communiqué de presse officiel :

"Ce matin, le président des États-Unis, George W. Bush, a été reçu en audience par Benoît XVI. Pour répondre au chaleureux accueil offert au Souverain Pontife lors de sa visite aux États-Unis, l’audience s’est déroulée selon un protocole sans précédent (…) Lors du dialogue cordial, le Saint Père a avant tout renouvelé au président sa gratitude pour l’accueil chaleureux et exceptionnel qu’il a reçu aux États-Unis et à la Maison Blanche lors de sa visite en avril dernier, et pour l’engagement [du président] dans la défense des valeurs fondamentales. [Les deux interlocuteurs] ont abordé les principaux sujets de la politique internationale : les relations entre les États-Unis et l’Europe, le Moyen-Orient et l’engagement pour la paix en Terre Sainte, la mondialisation, la crise alimentaire et le commerce international, et l’application des objectifs du Millénaire [Millenium Development Goal de l’Organisation des Nations Unies]"

MJ

Festival satanique à Clisson : réaction de Mgr Soubrier

L’évêque de Nantes s’interroge :

"Ce festival ne laisse pas les chrétiens sans questions."

Mgr Soubrier juge cinq ou six groupes « agressifs vis-à-vis de la foi chrétienne ». Notamment Rotting Christ (pourriture de Christ) ou encore Impaled Nazarene (le Nazaréen empalé)…

"L’Église catholique demande que sa foi soit respectée dans l’intégralité des concerts qui auront lieu. »

Les partisans du festival satanique se défendent en estimant qu’il ne s’agit pas là de satanisme mais de simple provocation. Imaginons simplement une provocation avec des termes comme "Juif" ou "Mahomet". Non seulement le festival serait interdit, mais ses organisateurs croupiraient déjà en prison, après un défilé de ministres tous plus outrés les uns que les autres.

Michel Janva

Résultats du 15e concours de légendes !

Voici la photo qu’il fallait légender :

Sarkomerkel_2_2 Merci pour vos très nombreuses réponses et les messages d’encouragement qui les accompagnaient souvent. Voici les résultats:

1. "Angela Merkel, s’adressant aux militaires : « Silence, les irlandais votent ! »
Nicolas Sarkozy, regardant vers l’Irlande : « Oh, là, là, c’est mal parti : Ils nous ont vus… » "
JB

2. "Visite de la Brigade Franco-Allemande
Lui : Pourquoi ont-ils des treillis de couleurs différentes ces allemands ? »
Elle :  » Ne dites pas que vous êtes Français, il risque de dissoudre le régiment » "
LR

3. « Vos gueules la muette ! »
BR

4. "Angela Merkel: Silence dans les rangs !
Nicolas Sarkozy (Hi, hi…Tu parles, demain, des rangs, il y’en a plus…)"
AL

5. "l’Europe Avance Masquée
Angela : Vous allez voir ça va passer….
Nicolas : Mouais…. Bin faudrait pas que les Irlandais prennent exemple
sur les Français, sinon sympa la Présidence…"
AA

Et bravo à JB ! Et aux Irlandais aussi.

Le Salon Beige

Les scénarii européistes

Pour faire entrer en vigueur ce traité de force, les européistes ont maintenant plusieurs options :

  • Faire revoter l’Irlande rapidement : C’est l’option préconisée par la France, qui prendra la présidence de l’UE au 1er juillet. Comme pour le traité de Nice, les Irlandais pourraient dans les prochains mois, peut-être début 2009, revoter sur un texte légèrement aménagé.
  • Poursuivre avec le Traité de Nice : C’est l’option du statu quo.
  • Renégocier le Traité constitutionnel : impensable.
  • L’Irlande se retire de l’UE : Cette option consisterait à négocier avec l’Irlande son retrait des politiques européennes autres que le marché commun et l’Union économique et monétaire (l’euro). C’est un peu ce que le Danemark a fait après son "non" au traité de Maastricht en 1992, puisqu’il a obtenu des dérogations dans le domaine de la Défense, la monnaie unique, etc. Personne n’envisage un retrait pur et simple de l’Irlande de l’UE.
  • Un noyau de pays vont de l’avant : une Union restreinte de pays approfondiraient leur coopération…
  • Rouvrir le grand débat européen : Beaucoup reconnaissent que le "non" irlandais témoigne d’un fossé entre les citoyens et l’élite européenne. Certains veulent donc remettre tout à plat, quitte à convoquer une nouvelle Convention pour s’assurer du soutien de la population à la poursuite de la construction européenne.

Va pour la dernière solution : il faut changer d’Europe. Comme le rappelait Benoît XVI mercredi en évoquant le saint irlandais Colomban, qui

"mit toutes ses énergies dans l’alimentation des racines chrétiennes de l’Europe naissante. Par son énergie spirituelle et sa foi, avec son amour de Dieu et du prochain, il est devenu l’un des Pères de l’Europe qui continue de nous montrer ce que sont les racines d’où le continent peut renaître".

Michel Janva

Il y a bien un chef d’Etat qui estime le traité fini

Et nous retrouvons le sympathique président tchèque, Vaklav Klaus.

Sinon, voici les chiffres définitifs : le non l’a emporté avec 53,41 % des votants (soit 862.000 voix contre 752.000) et une participation de 52,92 %, ce qui pour un référendum irlandais, une forte participation.

MJ

Le retour des dictateurs

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel veulent passer outre le "non" irlandais. Dans un communiqué commun, le président français et la chancelière allemande ont appelé à la poursuite de la procédure de ratification du traité de Lisbonne. L’appel à la poursuite de la ratification traduit la volonté de Paris, comme de toutes les capitales, de continuer malgré tout sur la voie du traité. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel font valoir que

"le traité de Lisbonne a été signé par les chefs d’Etat ou de Gouvernement des 27 Etats membres [et que] la procédure de ratification est déjà achevée dans 18 pays".

Ce qui est faux.

"Nous espérons donc que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification […] les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l’Europe plus démocratique [sic] et plus efficace et qu’elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens.

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet a méprisé publiquement les Irlandais :

"Nous sommes déçus mais (…) l’Europe n’est ni en panne ni en crise, c’est un incident. Nous sommes tristes surtout pour nos amis irlandais mais je crois qu’on va aller de l’avant."

L’option qui semble privilégiée par Paris consiste donc à renégocier avec Dublin des adaptations au traité, avant de leur demander de revoter. Comme pour le traité de Nice en juin 2001. Et s’ils votent encore non ? Les dictateurs eurocrates trouveront bien une autre solution. Peu importe leurs manigances : ce soir c’est fête !

Michel Janva

Coup dur pour les ayatollahs de l’eurocratie

Extrait d’un communiqué de Jacques Myard :

"Le Traité de Lisbonne, qui n’est en rien un « mini traité » mais le copié-collé du traité constitutionnel rejeté par les peuples français et néerlandais par référendum est ainsi rejeté pour la troisième fois. Est-ce que les ayatollahs de l’eurocratie vont enfin prendre la mesure de leur échec et des réalités sociologiques et politiques ? Ce nouveau NON est une chance à saisir pour remettre à plat la construction européenne afin de la réconcilier avec la volonté des peuples. […] arrêtons cette boulimie technocratique : il est urgent d’appliquer le principe de subsidiarité, de placer la Commission sous le contrôle étroit du Conseil, afin de réaffirmer la primauté des Etats, c’est-à-dire des peuples."

Michel Janva

Le drapeau irlandais flotte sur le paquebot du FN

Communiqué de Jean-Marie Le Pen :

Fn Le Front National salue la magnifique victoire du peuple irlandais qui a rejeté le traité de Lisbonne malgré les pressions, menaces et chantages de toutes sortes émanant tant des autorités nationales qu’européennes. Une fois de plus la valeureuse Irlande a démontré que lorsque les peuples s’expriment directement, ils déjouent tous les pronostics et défendent leurs intérêts nationaux. Le Traité constitutionnel est désormais caduc et la forfaiture de Nicolas Sarkozy, faisant revoter le Congrès français sur un texte identique à celui rejeté par le peuple français, est effacée.

Avec cette victoire du NON, nous commençons la campagne européenne de juin 2009 de belle façon. Que tous les nationalistes d’Europe trouvent dans ce résultat le courage et la détermination pour combattre les eurocrates bruxellois et les tenants du nouvel ordre mondial, ennemis déclarés des Nations et des peuples d’Europe.

Ce soir, nous sommes tous des Irlandais ! Plus que jamais, Nationalistes de tous les pays, unissez-vous !"

De son côté :

"Marine Le Pen, député européen, vice-présidente du FN, exprime sa profonde reconnaissance au peuple irlandais qui en votant massivement NON, est devenu le porte-parole des centaines de millions d’Européens rejetant les politiques totalitaires et anti-nationales de Bruxelles.

Cette victoire éclatante du Non démontre que l’Europe ne peut se faire contre les peuples et les Nations qui la composent. Après les NON Français et néerlandais en 2005, le rejet par les Irlandais du traité européen de Lisbonne, doit mettre fin à la construction d’une Europe supra nationale et mondialiste qui ne respecte pas l’identité, la souveraineté, les libertés, et la prospérité des peuples européens.

Le peuple irlandais vient de surcroît de donner une cinglante leçon de démocratie à Nicolas Sarkozy futur président de l’Union européenne."

Quant à Bruno Gollnisch :

"Le NON au referendum irlandais sur le traité de Lisbonne est une victoire historique d’un peuple héroïquement attaché à ses libertés, contre les manoeuvres des Euro-mondialistes de Bruxelles. Des faussaires qui pensaient pouvoir recycler la Constitution européenne au mépris des referendums français et hollandais de 2005. Et ceci a été obtenu en dépit d’une campagne déséquilibrée et parsemée de mensonges, d’intimidations et de sous-entendus insultants pour les Irlandais.

A la veille de la présidence française de l’Union européenne, M. Sarkozy doit enfin prendre acte de cette décision souveraine, et revenir au respect du « non » clairement exprimé par le peuples français et néerlandais il y a trois ans. Le NON irlandais exprime une volonté : voir la construction européenne prendre une orientation radicalement différente celle d’une Europe des nations, fondée sur la coopération entre des pays libres et souverains, liés par une histoire, une culture, une géographie et des intérêts communs, s’accordant la préférence mutuelle et la légitime protection de leurs nations.

Il faut transformer cet essai démocratique lors des élections européennes de 2009, que le Front National mènera avec d’autres formations partageant les mêmes convictions en Europe. Les patriotes français doivent se mobiliser en faveur du seul parti de France qui n’a jamais trahi, ni menti sur les réelles intentions des Euro-mondialistes."

Michel Janva

Référendum irlandais: premières réactions

La probable victoire du non provoque déjà de nombreuses réactions:

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale
«Il est grand temps de comprendre qu’il faut réconcilier l’Europe et les citoyens. Combien de référendums faudra-t-il perdre pour enfin comprendre le message des citoyens?»

Dermot Ahern, ministre irlandais de la Justice
«Nous devons attendre la confirmation des résultats complets, mais il semble que ce soit le non» qui l’emporte. «C’est évidemment décevant.» Même si la victoire du «non» était confirmée «il est plus que probable que» les 26 autres pays de l’Union européenne «vont poursuivre leur propre processus de ratification».

Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France
«Le peuple irlandais a parlé au nom du peuple français» en rejetant cette «Constitution bis». «C’est pourquoi je dis que nous sommes tous des Irlandais.»

Declan Ganley, homme d’affaires irlandais, figure des «nonistes»
«C’est une grande et belle journée pour tout Irlandais et tout Européen. C’est un grand jour pour la démocratie.» «Ce serait la troisième fois que le même message est envoyé par plusieurs millions de citoyens européens à une élite à Bruxelles non élue et qui n’a pas de comptes à rendre.»

Nicolas Dupont-Aignan, député non-inscrit et président de Debout la République
«Les Irlandais aujourd’hui, comme les Français et les Néerlandais en 2005, ne sont pas hostiles à l’Europe». Le «non» montre qu’ils «rejettent une Union supranationale, bureaucratique et inefficace».

Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen
«Le rejet de la Constitution européenne bis est un service rendu à l’Europe tout entière». «Le vote du peuple irlandais revêt une signification profonde: les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale».

François Caussart

Rappel: Marche pour la Vie à Lyon ce dimanche 15 juin

Rappel pour nos lecteurs de la région Lyonnaise et des environs:

  • rassemblement le dimanche 15 Juin à 15h devant l’hôtel-Dieu, quai Jules Courmont dans le deuxième arrondissement de Lyon, l’un des centres d’avortement les plus importants de la région (2.000 par an) ;
  • montée à Fourvière par la place Bellececour et la cathédrale St Jean en méditant un rosaire pour la vie ;
  • consécration des Familles à Notre Dame.

Venez nombreux en famille!

François Caussart

De l’amour désordonné de la nature à la haine de l’homme

Lu dans Présent sous la plume de Jeanne Smits :

"Alors que le Royaume-Uni s’apprête […] à légiférer contre les méchants gaz à effet de serre, on a pu lors des débats parlementaires constater que la haine de l’homme progresse. Barry Gardiner, élu travailliste à la Chambre des communes, s’est livré à ce propos, sans l’ombre d’une pudeur, à l’éloge de la Chine. La Chine communiste. Celle qui impose la politique de l’enfant unique.

"Les gens sont prompts à accuser la Chine, comme nous l’avons entendu au cours de ce débat, en raison de leurs centrales électriques qui fonctionnent au charbon. Ces personnes ne pensent pas à applaudir l’initiative politique qui a conduit à ce que 400 millions de personnes ne naissent pas et soient donc empêchées d’emblée de laisser une empreinte carbonique. » Et d’ajouter : « Nous devons prendre au sérieux la question de la population"

Michel Janva

Irlande : ce serait NON !

Lu sur le filnews de LCI et sur l’Observatoire de l’Europe.

Yves Daoudal a le même écho.

Le non l’emporterait avec une large avance.

La télévision irlandaise annonce 56% de non. Les observateurs politiques estiment que l’Irlande a rejeté le Traité.

A Dublin, le OUI l’emporte (60 %) dans certaines circonscriptions. Mais a CORK (deuxieme ville d’Irlande) le NON l’emporte aussi 60 %.

MJ

42% de participation pour un non ?

Ce sont les premières estimations du référendum irlandais. Cette faible participation de l’électorat pourrait profiter au camp du "non", plus mobilisé. Une première indication du résultat sera donnée en fin de matinée par les "contrôleurs" engagés par les partis politiques pour surveiller le dépouillement avant les résultats définitifs attendus en fin d’après-midi.

Un peu plus de trois millions d’électeurs étaient appelés aux urnes hier pour cet unique référendum tenu sur le traité de Lisbonne dans un pays européen. La perspective d’un rejet du traité par 4,2 millions d’Irlandais, soit moins de 1% des 495 millions d’Européens, ne serait pas sans rappeler celui de la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, ainsi que de celui du traité de Nice, lors d’un référendum en 2001 en Irlande.

France Info vient d’annoncer la victoire du NON. A confirmer.

François Caussart

La « nouvelle conjugalité » célébrée par l’UMP

Christian Vanneste a envoyé un courrier aux députés de la majorité pour les avertir de l’inquiétante tournure prise par le projet de loi sur la modernisation de l’économie :

"Lors de la présentation d’un amendement après l’article 5 du projet de loi de Modernisation de l’Economie, ouvrant l’accès au statut de « conjoint collaborateur » aux partenaires d’un PACS, Hervé NOVELLI, par ailleurs excellent Ministre, a célébré « la nouvelle conjugalité » et la nécessité de lui permettre le bénéfice de l’égalité avec les conjoints unis par le mariage. Sans insister sur cette nouvelle mesure, marquée en plus par un revirement de ton à l’égard d’une disposition imposée par la gauche et que nous avons combattue, je voudrais attirer votre attention sur trois points.

Premièrement, l’instauration du PACS visait à offrir une solution à des couples pratiquant un comportement sexuel d’ordre privé et sur l’intérêt social duquel chacun devrait pouvoir s’exprimer. Le résultat de cette mesure est proprement catastrophique puisqu’elle a torpillé le mariage et contribué à la précarité des unions hétérosexuelles et à l’indispensable solidité des familles pour la cohésion de notre société. Les chiffres sont éloquents […] Si en 1999, 42% des PACS étaient des unions homosexuelles, celles-ci ne sont plus que 7% en 2006. L’augmentation des dissolutions de PACS entre 2006 et 2007 est de 31,86% avec 13 474 dissolutions en 2007. Parallèlement, le nombre de mariages est en 2006 à son plus bas niveau depuis 1995 […]. Il est aisé de comprendre qu’en raison d’un coût plus faible et d’une dissolution plus facile, le PACS tend à être choisi par beaucoup de couples qui anticipent la précarité de leur union, et ne favorisent pas ainsi la création d’une famille.

En second lieu, il me semble assez dangereux que la majorité actuelle laisse entendre par son évolution sur les questions sociétales que celles-ci sont la chasse gardée de la gauche qui dans ce domaine a toujours raison, puisqu’elle prend à son compte le « progrès naturel », comme si ce progrès ne correspondait pas, en fait, à un effondrement lent mais néanmoins certain de nos sociétés, comme si cet affaiblissement de nos structures sociétales pouvaient aller de pair avec un progrès et une solidité de notre économie.

Enfin, nous nous faisons de plus en plus une spécialité du domaine économique et certains de nos adversaires prétendent même nous rejoindre dans notre libéralisme. Il est à craindre que le libéralisme qu’ils évoquent soit davantage le libéralisme sociétal que le libéralisme économique."

Michel Janva

En attendant le résultat du référendum irlandais

Yves Daoudal démonte l’opération de propagande destinée à nous faire croire que 18 pays ont déjà ratifié le traité constitutionnel européen. En effet, les européistes confondent adroitement vote par le Parlement d’une loi autorisant la ratification et ratification officielle par le chef de l’Etat. Si, dans 18 pays, les Parlements ont ouvert la voie à la ratification, bon nombre de chefs d’Etat n’ont pas encore ratifié le document.

"le chef de l’Etat, en Pologne, n’a toujours pas apposé sa signature. Et il en est de même en Allemagne. On rappellera du reste que l’Allemagne n’avait toujours pas ratifié la Constitution européenne au moment des référendums en France et aux Pays-Bas. Pour l’heure, on sait que le traité a été ratifié en Slovénie, au Portugal, en France, au Luxembourg, en Slovaquie, à Malte. Outre l’Allemagne et la Pologne, il n’est pas ratifié en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas (avec l’Allemagne, ce sont quatre des six pays fondateurs), au Royaume-Uni, en Espagne, en Autriche, à Chypre, en République tchèque…"

Michel Janva

L’Elysée veut faire connaître les soins palliatifs

L’Élysée ne serait pas favorable à une évolution de la loi Leonetti sur la fin de vie. L’entourage du chef de l’État indique :

"On ne peut pas changer les lois de la République et faire évoluer notre socle de valeurs fondamentales simplement pour régler des problèmes particuliers".

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy doit présenter un plan sur les soins palliatifs (2008-2012), qui vise à multiplier par deux l’offre, notamment en les développant dans les maisons de retraite. A l’occasion d’un déplacement à Bourges, il présentera le détail de ce plan doté de 229 millions d’euros ayant pour objectif de faire passer en 5 ans de 100 000 à 200 000 le nombre de Français accompagnés, chaque année, par des spécialistes de la fin de vie.

Une des principales mesures est de renforcer les moyens dans les hôpitaux de court séjour. Des unités des soins palliatifs seront créées dans tous les établissements de santé où sont comptabilisés au moins 600 décès par an et qui ne disposent pas encore d’unité à ce jour.

L’ambition est de «faire sortir les soins palliatifs des murs» de l’hôpital, de «développer la culture palliative» dans les unités de soins de longue durée, les hôpitaux locaux ainsi que les maisons de retraite.

Michel Janva

Instrumentum laboris

Le document de travail pour la XIIe assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, présenté hier, est accessible en ligne. Du 5 au 26 octobre, les évêques se retrouveront à Rome autour du Pape pour discuter de "La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise".

Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du Synode des évêques, a souligné que ce document de travail de la prochaine assise synodale en rappelait son caractère avant tout pastoral et missionnaire. Ses deux repères seront le Synode précédent sur l’Eucharistie et l’Année paulinienne qui s’ouvre le 28 juin. L’évocation de l’Apôtre des Gentils ne pourra que relancer l’engagement missionnaire de l’Eglise au bénéfice de toute l’humanité, la célébration eucharistique dominicale étant au coeur de cette dynamisation.

Michel Janva

Le web plus influent que la télévision

Les français, britanniques et allemands consacrent autant de temps au Web qu’à la télévision, et Internet a plus d’influence sur leurs décisions que le petit écran. C’est la conclusion tirée par les instituts Fleishman-Hillard et Harris Interactive.

En France, le Web représente 38 % du temps consacré aux médias (35 % pour la télévision) et influence à 37 % les décisions des consommateurs (25 % pour la télévision).

Michel Janva

Gare aux Irlandais si ils votent NON

Avant même de connaître le résultat du référendum, certains journalistes commencent déjà à traiter les Irlandais d‘imbéciles et de despotes. Cet article de Libération signé Alain Duhamel n‘est pas sans nous rappeler l‘ambiance lors du référendum de 2005 en France. Extraits :

"(…) L’Irlande est la nation européenne qui a le plus évidemment profité de
la construction de l’Europe. Lorsqu’elle est entrée au sein de la
Communauté le 1er janvier 1973, l’Irlande était pauvre et malheureuse.
Son niveau de vie était l’un des plus misérable du monde occidental, sa
société, l’une des plus archaïques. Une Église catholique tout droit
issue de la Contre-Réforme y imposait une férule féroce en matière de
mœurs
(…)

(…) On connaît la mécanique infernale des référendums, ces machines à faire
répondre non aux questions qui ne sont pas posées
. L’Irlande décide
aujourd’hui du sort du traité européen. Comme en France ou au Pays Bas
en 2005, 90 % des élus, des chefs d’entreprises, des médias poussent au
oui. A Dublin, c’est aussi le cas de 90 % des syndicalistes, des
universitaires et des intellectuels
(…)

Comme toujours dans les campagnes référendaires, c’est le triomphe des
fantasmes les plus absurdes, des rumeurs les plus saugrenues, des
mensonges les plus éhontés qu’Internet transporte, décuple, centuple et
théâtralise à l’infini
. On plonge de nouveau dans la démocratie
d’opinion avec ses démagogues, ses populistes, ses affabulateurs et ses
mythomanes. Une technique irrésistible dans une culture traversée de
superstitions
(…)

Et si, au lieu de pouvoir bloquer à eux seuls leurs 500 millions de
partenaires
, l’appartenance aux institutions européennes des nonistes
était suspendue jusqu’à ce qu’ils décident de rejoindre la majorité qui
souhaite avancer ? Et si en somme, le veto s’appliquait aux bloqueurs
et non pas aux bloqués, comme dans une démocratie ? "

Et si, comme dans une démocratie, on laissait s’exprimer les 500 millions de partenaires aussi ?

Et si, comme dans une démocratie, on respectait le NON de la France et des Pays-Bas ?

Oui, mais nous ne serions pas dans l’Europe de Bruxelles…

Philippe Carhon

De la douceur de vivre de l’Ancien Régime

De Laurent Dandrieu :

"Hier soir au Grand Palais pour visiter avec quelques amis l’exposition Marie-Antoinette […]nous ne commençons effectivement la visite qu’à 20h30, ce qui devrait nous laisser tout de même une heure et demie, l’exposition fermant théoriquement ses portes à 22 heures. Mais dès 21h30, alors que nous sommes loin d’avoir tout vu, les gardiens de l’expo commencent à nous intimer, de manière insistante, d’avoir à nous préparer à « l’évacuation ». De minute en minute, l’insistance se fait plus pressante, empêchant toute concentration sur les œuvres exposées, jusqu’à ce que, un quart d’heure avant la fin de l’exposition, se forme une ligne de gardiens, genre CRS prêts à charger des manifestants, qui s’avance pour pousser les visiteurs vers la sortie ; ne manquent que les piques et les bonnets phrygiens, mais on sent chez certains de ces sbires des envies de nous envoyer à la lanterne, des fois qu’on leur ferait dépasser d’une minute ou deux leurs 35 heures de travail hebdomadaire. L’agressivité du procédé donne lieu à quelques prises de bec avec des visiteurs qui ont tout de même acquitté 10 € pour être traités comme du bétail, et parasite sans vergogne l’émotion d’une dernière salle qui retrace avec recueillement les années de captivité et l’agonie finale. De la douceur de vivre de l’Ancien Régime à la goujaterie organisée de nos sociétés égalitaires, la chute est on ne peut plus brutale – mais fort pédagogique."

MJ

Nicolas Bay, nouveau patron du MNR ?

Le Parisien a dressé le portrait de Nicolas Bay :

Nb "Le conseiller municipal de Sartrouville, Nicolas Bay, numéro deux du Mouvement national et républicain (MNR), est le nouvel homme fort de ce qui reste du parti […]. Bien qu’il refuse de l’avouer, il devrait prendre la place du président fondateur, Bruno Mégret […]. Pas mal pour un jeune patron d’une société de négoce en matériel informatique de 30 ans, seul et unique élu MNR de France. Nicolas Bay n’en tire aucune fierté. Normal pour un homme pressé. Originaire de Maisons-Laffitte, il prend sa carte au Front national à 18 ans et devient très vite patron des jeunes frontistes du département. Dans la foulée, ce catholique pratiquant cofonde [avec Guillaume Peltier, NDMJ] Jeunesse action chrétienté, une association contre l’euthanasie et le pacs.

Vient alors la scission au sein du FN en 1999. […] En 2001, il se lance dans sa première campagne à Sartrouville […] Il est élu à 23 ans, puis conserve son siège de justesse en mars dernier avec 5,23 % des suffrages. Adepte des recours devant le tribunal administratif à la moindre irrégularité, le secrétaire général du MNR s’est forgé au conseil municipal une réputation de «caricature de l’extrême droite». «Il ne parle que de l’insécurité, ne vote jamais les subventions aux associations car c’est pour lui de l’argent gaspillé», note un élu. Mais au-delà des divergences politiques, on salue à droite comme à gauche son «intelligence» et son «talent pour débattre». […]

Nicolas Bay souhaite, lorsqu’il aura les coudées franches au MNR, se rapprocher de ses anciens amis du FN et ceux de la droite nationale. «La droite nationale est dans un déclin passager. Je veux prendre une part active dans la refonte de notre famille politique en vue de la présidentielle de 2012.»"

Ajoutons pour la petite histoire qu’il vient juste de se marier.

Michel Janva

Une mesure simple contre l’avortement

Mardi, le gouverneur de la Caroline du Sud a signé une nouvelle mesure proposant aux femmes qui veulent avorter de faire une dernière échographie. Déjà utilisée dans certains centres de grossesse, cette mesure persuade 70 à 80% des femmes de garder leur bébé.

MJ

De l’IVG à la GPA

Sous la plume de Rémi Fontaine dans Présent :

"Le débat sur la « gestation pour autrui » (GPA) autrement dit « les mères porteuses », est arrivé à l’Assemblée où nombre de participants à une table ronde ont défendu le principe d’une légalisation « encadrée » à l’occasion de la révision de la loi de bioéthique. Un « débat », un sigle et des arguments qui nous rappellent ceux de 1974 pour l’« IVG » dans leur cauteleuse transgression de la loi naturelle. […]

Gynécologue et chef de service à l’hôpital de Strasbourg, le Professeur Israël Nisand, sorte de saint-Jean-bouche-d’or du monde scientifique, a regretté que la loi « interdise tout, ce qui interdit la discussion ». Pour lui, on pourrait imaginer une gestation pour autrui encadrée comme l’est l’interruption volontaire de grossesse pour raisons médicales, « au cas par cas », un système efficace qui permettrait d’éviter « les dérapages » […].

On a vu précisément avec la loi Veil ce qu’a donné cette logique de la « transgression assumée et encadrée » au nom d’un faux « moinde mal ». Véritable « Hiroshima moral », l’eugénisme immanent de la loi Chirac-Veil-Aubry a largement déterminé la chosification croissante de l’enfant par les lois dites « bioéthiques ». La GPA n’en est qu’un nouvel effet de souffle !"

Michel Janva

L’école sous contrat asphyxiée

Eric de Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique sous contrat, explique :

"L’enseignement catholique est aujourd’hui dans une impasse: nous comprenons les restrictions budgétaires, mais il y a un nombre important d’instatisfaits. 30.000 à 40.000 demandes d’inscription devraient être insatisfaites".

L’enseignement catholique accueille environ 2,3 millions d’élèves. Dans le cadre des 11.200 suppressions de postes prévues par le gouvernement pour 2008, 1.400 concernent l’enseignement catholique. Cela occasionnera à la rentrée "150 fermetures de classes, pour tous les niveaux", et des "diminutions de postes dans le corps des remplaçants".

La règle du contrat avec l’Etat limite à 20% des enfants l’accueil dans les écoles sous contrat. Donc si le public supprime des postes, le sous-contrat est obligé d’en supprimer également.

Michel Janva

15e concours de légendes

Sarkomerkel_2Merci d’envoyer vos propositions à François Caussart.

Réponses demain après-midi.

Les précédents concours de légende.

Le Salon Beige

Cafouillage à propos du filtrage des sites pédophiles

Le ministre de l’intérieur Michèle Alliot-Marie avait annoncé mardi la mise en place d’un système de filtrage des sites pédophiles en accord avec les fournisseurs d’accès à internet (FAI). On apprend qu’en fait, aucun accord n’a été signé avec les FAI et que les modalités techniques de ce filtrage ne sont pas définies. Les FAI devront signer une charte qui, outre le blocage des sites pédophiles, prévoit d’autres mesures plus floues et plus litigieuses, comme

  • s’engager à signaler les infractions relevées en ligne de manière automatisée,
  • conserver plus longuement les traces des internautes,
  • filtrer des ports de connexion des clients «mettant en jeu la sécurité du réseau»,
  • prendre des «mesures de suspension ou de suppression de l’espace ».

En clair, la possibilité pour un fournisseur d’accès de suspendre ou de supprimer certains contenus de manière plus ou moins arbitraire.

Selon la Fédération Française des Télécoms qui regroupe les FAI, Michèle Alliot-Marie se serait «quelque peu avancée devant la presse» en annonçant cet accord. Couac.

François Caussart

Quel dialogue interreligieux avec les 138 musulmans ?

Mohammed Arkoun, influent intellectuel musulman de 80 ans, est né en Algérie, a enseigné à la Sorbonne, à Princeton et dans d’autres universités célèbres d’Europe et d’Amérique. Il est aujourd’hui directeur de recherche à l’Institut d’études ismaélites de Londres, fondé par l’Aga Khan. Interrogé par John Allen, le vaticaniste du “National Catholic Reporter“, il revient sur le discours de Ratisbonne:

“Le pape Benoît XVI a affirmé qu’il n’existe pas de relation étroite entre la raison et la foi dans la pensée islamique et dans ses expressions. Historiquement parlant, cette affirmation n’est pas vraie. Si nous considérons la période allant du VIIIe au XIIIe siècle, ce n’est absolument pas vrai. Cependant, après la mort du philosophe Averroès en 1198, la philosophie a effectivement disparu de la pensée islamique. Par conséquent, à compter de ce moment-là, le pape est dans le vrai. […] Le problème, c’est que lorsque l’on parle aujourd’hui avec des musulmans, ils n’ont pas la moindre idée de leur histoire“.

Et les 138 ne font pas exception :

Ma “Je ne vois aucun historien de la pensée parmi eux. […] Le pape devrait plutôt créer un véritable espace de discussion, au lieu de tous ces prétendus dialogues interreligieux qui se sont succédé depuis Vatican II. J’ai participé à bon nombre d’entre eux, et je peux affirmer qu’ils sont absolument inutiles. Ce ne sont que des bavardages. Il n’y a aucun apport intellectuel, il n’y a pas de respect pour les compétences élevées. D’importantes études ont été menées sur la question de la foi et la raison. Mais tout cela est resté lettre morte. On se contente de se complimenter mutuellement, en disant: je respecte ta foi et tu respectes la mienne. Un pur non-sens".

Michel Janva

Nouvelle charge de Vaklav Klaus contre l’euro

Le président tchèque Vaclav Klaus attaque l’euro dans une tribune publiée par le Financial Times. Soulignant que les croissances économiques tournent au ralenti et que les taux d’inflation varient selon les pays qui ont adopté la monnaie commune, M. Klaus estime qu’il ne faut pas célébrer la zone euro.

"En 1998, la zone euro était d’abord un projet politique et on pensait généralement que ses fondements économiques seraient créés dans une phase ultérieure. Une entité économique devait être créée, cimentée par une monnaie commune. Ces espoirs n’ont pas été atteints jusqu’ici".

La croissance dans la zone euro est plus faible que dans le reste de l’Union européenne et aux Etats-Unis et la productivité a baissé de moitié par rapport aux 20 ans qui ont précédé sa création.

"nombre de problèmes de la zone euro sont causés par l’introduction d’une monnaie commune dans un groupe de pays disparates, dont chacun a besoin d’un taux d’intérêt et de change différent".

L’Europe pourrait avoir à faire face à "une crise sérieuse" face à la concurrence chinoise et indienne et à la montée des prix des matières premières et que dans ce cas une monnaie commune ne sera pas d’une grande utilité.

Michel Janva

Amalgame douteux

D’un lecteur :

"Vu aux nouvelles TV5 (retransmission du 20heures de France 2), hier soir: "Le Canada demande pardon aux Inuits pour avoir séparé les enfants de leurs parents et les avoir envoyés dans des institutions de formation pour éliminer leur culture", et que voit-on comme image ? Des enfants inuits bien sages faisant le signe de la Croix avant leur repas…"

Michel Janva