Profanation d’un cimetière en Moselle
Un homme souffrant de problèmes psychiatriques a été interpellé et a reconnu avoir dégradé neuf croix et stèles du cimetière catholique d’Ottange, dans le nord de la Moselle, découvertes renversées et brisées mercredi matin. Une autre stèle a également été renversée au columbarium situé à proximité et des ornements funéraires ont été jetés au sol.
MJ
Faut-il faire de l’armée un corps expéditionnaire ?
Aymeric Chauprade, professeur au Collège interarmées de défense, met en garde les autorités sur le démantèlement de la défense française :
"cette commission [du Livre Blanc] est un peu trop marquée par le théâtre des Balkans qui a forgé des esprits obnubilés par les missions de stabilisation et la «guerre au sein des populations». Pour certains, les guerres de demain sont des guerres de soldats-policiers, dans des États faillis, où il faut installer une culture démocratique. […] En 1870, à force d’avoir transformé son armée en corps expéditionnaire, la France n’était pas préparée à affronter l’Empire allemand dans un conflit de haute intensité. Dans un monde où les pays islamiques et asiatiques font une course à l’armement conventionnel lourd, réduisant leur retard sur les pays occidentaux, il me paraît fou de réduire nos enjeux de défense à la stabilisation en Afghanistan ou en Irak. […]
Je suis favorable à une optimisation du soutien pour faire des économies, mais pas à un nouveau recul des capacités opérationnelles. […] Moins d’administration et plus d’opérationnel !"
Quelques chiffres sur l’Education Nationale
"Nous avons dénombré trente et une grèves en sept ans"
"Savez-vous combien coûte une semaine de lycée ? […] 250 millions d’euros. Un milliard par mois".
"150 000 élèves sortent chaque année du système scolaire sans qualification."
MJ
Faire des enfants tue !
C’est le titre choc du livre écrit par l’écologiste radical Michel Tarrier. Cet idéologue malthusien veut :
- mettre en place des politiques gouvernementales de dénatalité en suivant l’exemple chinois
- ajouter le pacte anti-nataliste au pacte écologique,
- assurer exclusivement le renouvellement des générations par les flux migratoires,
- créer un délit environnemental pour les parents.
Je ne comprends pas ce type d’idéologue : s’il juge qu’il y a trop de monde sur terre, pourquoi ne se supprime-t-il pas lui-même ?! Franchement.
Plus sérieusement, revenons, comme toujours, à ce que dit l’Eglise catholique de ce vaste sujet :
"Une conception correcte de l’environnement ne peut pas, d’une part, réduire de manière utilitariste la nature à un simple objet de manipulation et d’exploitation, et elle ne doit pas, d’autre part, l’absolutiser et la faire prévaloir sur la personne humaine au plan de la dignité. Dans ce dernier cas, on en arrive à diviniser la nature ou la terre, comme on peut facilement le constater dans certains mouvements écologiques qui demandent de donner à leurs conceptions un aspect institutionnel internationalement garanti.
Le Magistère a motivé son opposition à une conception de l’environnement s’inspirant de l’écocentrisme et du biocentrisme, car celle-ci «se propose d’éliminer la différence ontologique et axiologique entre l’homme et les autres êtres vivants, en considérant la biosphère comme une unité biotique de valeur indifférenciée. On en vient ainsi à éliminer la responsabilité supérieure de l’homme en faveur d’une considération égalitariste de la “dignité” de tous les êtres vivants»." [n°463]
Manifestations pro-famille à Nancy et pro-vie à Lyon
Le collectif Ensemble pour la Famille, soutenu par les AFC de Nancy, organise pour la deuxième année consécutive une marche pour la Famille à Nancy le samedi 7 juin 2008 à partir de 14h30 Place Carnot.
"Aujourd’hui plus que jamais, et au vu de la récente nomination de Nadine MORANO au poste de Secrétaire d’Etat à la Famille [par ailleurs députée de la 5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle], nous sommes conscients de la nécessité d’agir pour défendre la famille entendue comme la réunion d’un père, d’une mère et des enfants."
Cette marche se veut festive, joyeuse et dans la bonne humeur ; un goûter tiré du sac aura ainsi lieu à la fin !
Une Marche pour la Vie est organisée à Lyon le 15 juin prochain à 15h00. Elle ralliera l’Hôtel Dieu à la basilique Notre-Dame-de-Fourvière.
Les limites du droit de grève : les occupations
Lu dans l’Homme Nouveau (daté de samedi prochain), sous la plume de Jacques Héliot :
"Avoir recours à la grève peut être légitime, suivant les circonstances. Mais l’exercice de ce droit ne peut aller à l’encontre d’un autre droit, tout aussi légal et légitime en toute situation, celui de travailler et de gagner sa vie. […] [Les occupations de lieux de travail] sont donc illégales, et plus, anticonstitutionnelles ; en outre, il est vain pour les occupants grévistes de prétendre qu’elles sont «le seul moyen de faire aboutir leurs légitimes revendications». Ces actes ne peuvent en aucun cas être motivés par une quelconque légitimité des buts poursuivis : la fin ne justifie pas les moyens. Le moyen est privatif d’une liberté majeure, qui plus est, antérieure au droit de grève, car pour faire grève, il faut d’abord avoir la liberté de travailler ! La liberté du travail prime donc le droit de grève. […]
Si l’occupation met en cause la légale – et légitime – liberté du travail, elle est également une atteinte incontestable au tout aussi légitime droit de propriété de l’employeur. Elle présente donc les caractéristiques d’une double illégalité et illégitimité ; les exigences du droit positif et de la justice la plus naturelle sont bafouées : salariés et employeur sont lésés. Alors, le fait pour des nongrévistes de s’assurer de la disponibilité de leur lieu de travail est-il une voie de fait attentatoire aux libertés ? Non, puisque la liberté et le droit d’empêcher autrui de travailler sont formellement interdits. La grève avec occupation des lieux de travail ressort des méthodes éprouvées du syndicalisme révolutionnaire et politisé. […]
Il reste que l’occupation d’une entreprise est une atteinte d’autant plus grave qu’elle entraîne une cessation au moins temporaire de son activité. Ce qui peut conduire les clients à se tourner vers d’autres fournisseurs, et cela de façon définitive, en raison de l’incapacité à honorer les engagements pris. Même si les motifs de la grève sont justes, en empêchant le libre accès, les occupants fragilisent encore plus l’entreprise dont ils dépendent, puisque les non-grévistes pourraient apporter à la clientèle le « service minimum » qu’elle est en droit d’attendre. Le risque couru est préjudiciable à tous : ce qui met en évidence la communauté d’intérêt et de destin existant entre salariés, clients et entreprise."
Pour rappel : lire ce que dit l’Eglise du droit de grève.
Nota : Ce même numéro rapporte un entretien exclusif avec l’abbé Berg, supérieur de la Fraternité Saint-Pierre, à propos de la nouvelle paroisse personnelle à Rome.
Sympathiques grévistes…
A toute chose malheur est bon : les grèves françaises perturbent les membres du Parlement européen et du Conseil de l’Europe, qui siègent à Strasbourg.
MJ
Les conditions de travail en Chine
Voilà avec quoi nous essayons de faire concurrence :
"La plupart travaillent dix heures par jour, six jours par semaine. Quand le carnet de commandes est plein, ça peut être plus, dans des conditions qui sont alors déplorables : 14 heures par jour, notamment avant Noël, dans les usines qui fabriquent les jouets. […] 200 millions de migrants, venus des campagnes, travaillent dans les villes. Ils se retrouvent souvent seuls, hébergés dans leur usine, loin de leur famille. Le travail des enfants se développe. […] le droit de grève n’existe pas. […] Il y a bien un syndicat officiel, mais qui ne défend pas vraiment les droits des salariés."
Elle est belle l’alliance du marxisme et du libéralisme, "compris comme concurrence illimitée des forces économiques" [n°91].
Désinformation, flagrant délit
"Dans le Nouvel Observateur paru jeudi dernier […] la nouvelle suivante :
«[…] Nicolas Sarkozy a toujours autant de mal à se faire au style présidentiel. “Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse !”, a-t-il lancé, lundi 5 mai, à quelques journalistes spécialistes des questions européennes qu’il avait invité pour une rencontre informelle à l’Elysée. L’entretien s’est déroulé dans la bonne humeur jusqu’à ce qu’un des reporters s’avise d’interroger Sarkozy sur sa pusillanimité à propos des droits de l’homme en Tunisie. Réponse du président : « Rien à foutre, de toute manière, ce ne sont que des connards qui posent des questions à la con… ” ».
Spectaculaire, mais totalement faux. Je le sais, comme mes confrères en poste à Bruxelles le savent, puisque j’étais présent. Et je peux vous affirmer que jamais le Président n’a tenu de tels propos."
De la pornographie à la prostitution
De plus en plus d’adolescentes monnayent leur image dénudée, voire troquent leur corps contre quelques futilités mercantiles. Dominique Lhuillery, qui travaille dans une association de lutte contre la prostitution, indique :
"Les jeunes filles vendent leur corps pour des raisons futiles, comme avoir la même paire de chaussures que la copine."
Dominique Versini, défenseur des enfants, explique :
"C’est la traduction d’une ambiance générale : un contact avec la pornographie de plus en plus jeune, une image du corps de la femme dégradé au rang de marchandise, une société où tout se réduit à l’argent… C’est terrible pour les jeunes les plus fragiles."
A 14 ans, les filles sont près de 40 % à avoir déjà visionné un film pornographique.
La non-mixité à l’école est reconnue
Le gouvernement a fait inscrire dans la loi l’autorisation d’avoir des enseignements séparés filles et garçons à l’école. Ce qui n’était jusqu’ici qu’une simple possibilité prend ainsi valeur légale. Adoptée le 15 mai par le Parlement, la loi en question – sur la lutte contre les discriminations -, permet (article 2 – alinéa 4) l’«organisation d’enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe». Xavier Darcos indique :
"Sans cet alinéa, la loi, qui est la transposition de directives européennes, aurait donné la possibilité à certains de contester les cas de non-mixité qui existent dans l’enseignement. Certaines écoles privées auraient pu être mises en difficulté. Nous avons simplement voulu préserver le statu quo."
Evidemment, Libération se fait le porte-parole des opposants à cette saine liberté : "boîte de Pandore", "remettre en cause la mixité et même la laïcité", "communautés religieuses intégristes", "cours de couture pour les filles et de mécanique pour les garçons"…
Il faut savoir que la mixité scolaire est régie par le code de l’éducation selon lequel les écoles «doivent contribuer à la favoriser». Mais elle n’est pas un principe absolu ni une obligation.
Tombes chrétiennes profanées
"Une quarantaine de tombes ont été vandalisées dans la nuit de dimanche à lundi dans le cimetière de la Pie à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Les croix en métal ont été arrachées, et certaines d’entre elles ont été retrouvées dans un sac plastique sur les lieux, ce qui laisse penser que les voleurs ont été gênés lors de leur incursion nocturne.
La profanation à caractère religieux est pour l’instant écartée, car aucune inscription n’a été retrouvée. Pour le moment, la thèse du vol de métaux est privilégiée par les enquêteurs."
Matraquage du lobby gay sur la chaîne publique
- Dans la série Plus Belle la vie, diffusée sur France 3 tous les soirs de semaine vers 20h20, les téléspectateurs pourront voir une scène représentant deux femmes nues dans le même lit se dire : «Ça t’a pas plu ?», «Si ! Tu as bien vu que ça m’a plu» ou encore «C’est beau de faire l’amour à une autre femme…».
- Ce soir sur France 2 Le nouveau monde, téléfilm qui raconte l’histoire de deux lesbiennes qui souhaitent avoir un enfant. L’idée d’un don anonyme ne leur convenant pas, elles refusent d’opter pour une insémination artificielle à l’étranger. Les deux jeunes femmes se mettent à la recherche d’un homme susceptible de répondre aux critères de leur projet parental… Avec ce commentaire de Télé7Jours.fr
"Sans complexe, il brise les idées reçues sur l’homoparentalité et donne une belle leçon de tolérance."
Téléfilms payés avec l’argent de la publicité et de la redevance.
Le Liban, entre Syrie et Israël
Au même moment où, au Liban, le Hezbollah semble avoir gagné son bras de fer [ici le texte de l’accord], on apprend que Israël et la Syrie ont entamé des négociations de paix indirectes sous les auspices de la Turquie. On le savait, mais c’est désormais officiel. Damas a déjà obtenu des engagements pour un retrait du Golan jusqu’à la ligne du 4 juin 1967. En échange, Israël laisserait les mains libres à la Syrie sur le Liban.
Samir Geagea a annoncé que l’accord conclu aujourd’hui entre la Majorité et l’Opposition libanaises n’incarne pas les aspirations de la Majorité, mais constitue un point de départ salutaire pour le Liban après les dernières escalades de violence au pays, appelant les deux camps libanais à œuvrer pour la réussite et la continuation de cet accord sur le terrain. Il a estimé que l’accord de Qatar clôt l’épisode des violences pour passer au bon fonctionnement des institutions constitutionnelles, ajoutant qu’un État puissant est le seul à être responsable de la sécurité du pays.
Privatisation de l’AFP ?
C’est l’idée du député UMP de Paris Claude Goasguen :
"L’AFP est la seule agence internationale qui a un statut public. Je regrette que ce pays, qui est un pays libre, ait une agence d’Etat. (…) Moi, je souhaite ardemment que l’AFP soit privatisée […] ce n’est pas la presse, c’est une agence d’Etat".
Publication du Livre Blanc retardée pour cause de référendum irlandais
Henri Védas rapporte que le livre blanc sur la défense et la sécurité, qui définit les grandes orientations stratégiques de la France pour les quinze prochaines années, ne sera pas rendu public avant le 12 juin. Il sera prêt avant cette date, mais le gouvernement irlandais, qui organise un référendum sur le Traité de Lisbonne ce jour-là, a demandé à Paris de rester discret. Dublin redoute que les parties du livre blanc consacrées au renforcement de l’Europe de la défense ne nourrissent un vote antieuropéen et ne fassent échouer le référendum.
Contre cette escroquerie, une pétition a été mise en ligne pour demander aux Irlandais de voter non :
"Je suis un(e) citoyen(ne) d´un pays membre de l´Union Européenne. Dans mon pays, nous n’avons pas eu le droit de voter sur l’avenir de l’Europe. Seuls vous, amis d’Irlande, aurez ce droit et serez appelés à voter sur le "Traité Réformateur" le 12 juin. Je refuse ce traité, en raison de sa conception non démocratique et de son contenu. S’il vous plait, votez NON à ce traité pour moi".
On apprend par ailleurs que Rachida Dati a défendu devant le Parlement européen l’idée d’une communautarisation du droit de la famille, mettant ce sujet dans le panier des priorités de la présidence française. Cette mise au diapason des droits nationaux de la famille à une nouvelle législation européenne aurait entre autres pour but de faciliter la reconnaissance mutuelle des actes civils établis dans les différents Etats-membres. Les actes civils visés englobent la reconnaissance du mariage, du divorce mais aussi la reconnaissance des couples mariés de même sexe.
Trois nominations épiscopales
Le pape Benoît XVI a nommé évêque de Laval, Mgr Thierry SCHERRER, jusqu’à présent doyen du doyenné Aix-Sainte Victoire et curé de la paroisse de la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix en Provence (archidiocèse d’Aix et d’Arles).
Le pape Benoît XVI a nommé évêques auxiliaires de Paris Mgr Éric de Moulins-Beaufort, jusqu’à présent secrétaire particulier de l’archevêque de Paris, et Mgr Renauld de Dinechin, jusqu’à présent curé de la paroisse de Cergy et doyen du doyenné de Cergy.
Pas de politique familiale en France
Extrait de l’entretien donné par Christine Boutin dans le dernier numéro de Famille Chrétienne :
"En France, de politique familiale stricto sensu, il n’en existe plus beaucoup ! On fait surtout de la politique sociale pour la famille… S’attaquer à la carte SNCF famille nombreuse qui est un des derniers drapeaux de la politique familiale – non sociale – a donc fait réagir. Le Forum des Républicains Sociaux (FRS) s’est indigné tout de suite mais nous n’avons pas été les seuls. Tout le corps social a réagi ! C’est pour moi un signe très positif. La famille reste un des fondamentaux des Français – même si elle évolue dans ses critères – un synonyme d’espérance. Quand on touche à la famille, les Français disent « non ». Le Président a très bien entendu le message.
Pourquoi le gouvernement a-t-il pris ce risque ?
C’est une tentation récurrente dans notre pays. La gauche avait déjà voulu mettre les allocations familiales sous condition de ressources, la droite aussi en 1994. C’est une grave erreur."
L’Eglise et le Sida : une enquête contre la désinformation
Les congrégations religieuses ont été parmi les premiers dans le monde à se mobiliser dans la lutte contre le sida et la prise en charge des malades. En Jamaïque, par exemple, elles ont construit des centres de soins palliatifs dès le milieu des années 1980. Et le premier hôpital pour les malades du sida à New York a été créé en 1985 par Mère Teresa. Or, ce travail reste largement sous-estimé, selon Sœur Maria Martinelli, missionnaire combonienne :
"On se contente d’une vision caricaturale négative de l’Église catholique sur ce sujet, uniquement à travers la fenêtre du préservatif. On ne nous écoute pas, on ne nous aide pas".
On estime que 26% des services utilisés contre le sida dans le monde viennent de congrégations religieuses. Or ces dernières ne sont destinataires que de 5% du fonds global de l’ONU consacré au sida, à la tuberculose et au paludisme. Le P. Frank Monks, camillien, indique :
"Dans certains pays pauvres, les religieux représentent plus de 40 % des services sanitaires, mais ils ne sont jamais consultés et sont contraints de travailler seuls, avec des résultats difficiles."
L’Union des supérieurs généraux et l’Union internationale des supérieures générales, qui regroupent les responsables des instituts masculins et féminins, aidés par l’université jésuite Georgetown de Washington et par les Nations unies, se sont donc lancés dans une enquête sur le terrain. Elle montre que l’implication des congrégations est massive. Pour la seule Afrique, elles travaillent – avec des laïcs – dans près de 1 000 hôpitaux, 5 000 dispensaires et 800 orphelinats. Leur spécificité, c’est que leur implication va au-delà des soins médicaux proprement dits, comme le montre Sœur Maria Martinelli :
"Le sida n’est pas seulement à combattre avec des médicaments. L’aspect social, éducatif, de prévention, mais aussi l’assistance spirituelle et pastorale sont importants.
[…] nous pensons que justement, la lutte contre le sida ne se réduit pas au problème du préservatif. Sur le terrain, les campagnes de prévention qui sont faites uniquement sur l’usage du préservatif ne marchent pas. Cela concerne tous les aspects de la vie et de la société, éducation, entourage."
Doha : accord libanais en vue
Les dirigeants politiques libanais de la majorité et de l’opposition sont parvenus à un accord tôt mercredi lors de la conférence inter-libanaise de Doha. L’élection du président de la République par le parlement libanais est prévue pour jeudi ou vendredi. Les partis rivaux sont d’accord pour élire à la tête du pays le général Michel Sleiman.
Un comité mixte formé pour aplanir les divergences entre les parties sur la loi électorale pour les élections législatives de l’an prochain serait sur le point de parvenir à un accord.
Addendum : Selon l’accord, le Hezbollah obtient satisfaction sur sa principale exigence : un droit de veto au sein du nouveau gouvernement. L’autre exigence du Hezbollah également obtenue était le rédécoupage électoral du Liban en circonscriptions plus petites pour une meilleure représentativité des différentes religions du pays.
La contre-culture de mort progresse en Angleterre
Les députés britanniques ont voté hier soir contre un
raccourcissement du délai légal accordé aux femmes pour avorter, qui
reste à 24 semaines.
Ils
ont aussi donné leur feu vert à un projet de loi qui prévoit la
possibilité de recourir à des "bébés donneurs" pour tenter de sauver la
vie d’un frère ou d’une soeur atteint d’une maladie génétique.
Les parlementaires ont voté pour faciliter l’accès des
couples de lesbiennes à la fécondation in vitro.
UE : encore la discrimination
Un projet de super-directive anti-discrimination a été adoptée par le Parlement européen hier. Un amendement du PPE, cherchant à atténuer la résolution, a été rejeté. Le rapport se présente comme voulant "mettre un terme au caractère hiérarchisé des protections contre les différentes formes de discrimination". Ce langage codé signifie simplement aligner la législation contre "l’homophobie" sur celle contre le racisme. Une directive qu’il faudra traduire en droit français.
C’était il y a 12 ans : le 21 mai 1996
L’assassinat des moines de Tibéhirine.
MJ
Patrick Devedjian contre Xavier Bertrand
Dans Libération, Antoine Guiral décrypte la dernière sortie de Patrick Devedjian sur les 35h, désavoué par le gouvernement :
"Nicolas Sarkozy a réclamé à l’UMP de l’audace. Patrick Devedjian l’a
pris au mot sur un sujet toujours porteur à droite mais avec une
arrière-pensée : mettre en difficulté le ministre du Travail, Xavier
Bertrand… qui est aussi le secrétaire général adjoint de l’UMP depuis que Sarkozy le lui a imposé […]. Opération réussie : le
ministre a dû avaler sa casquette de secrétaire général adjoint pour prendre ses
distances avec le parti. Patrick Devedjian a ainsi démontré la «schizophrénie» à cumuler ces deux fonctions si l’on veut que l’UMP soit «l’aiguillon, l’avant-garde» de la majorité. «Le parti, ce n’est pas la succursale du gouvernement», a-t-il lancé à Xavier Bertrand."
Hausse des impôts
La Commission présidée par Jean-François Copé va recommander une
augmentation de 14 euros de la redevance télévision, actuellement fixée à 116
euros par foyer, parmi les sources de financement destinées à pallier
la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques
: 12 euros de
revalorisation et 2 euros provenant de son indexation sur l’inflation.
Le volet fiscal prévoit aussi une taxe de 1% sur le chiffre
d’affaires des opérateurs de télécommunication.
Il y a bien un moyen d’éviter cette hausse de la redevance : ne pas la payer. Et pour ce faire, jeter sa télévision.
Le maintien du référendum sur la Turquie est vital
Bruno Retailleau, le sénateur (MPF) de la Vendée met en garde
contre une réforme de la Constitution qui supprimerait le recours au
référendum pour l’entrée de nouveaux pays dans l’Union européenne :
"[L]e projet de révision s’écarte du seul objectif de rééquilibrage de nos
institutions qui aurait dû être le sien, pour supprimer «le verrou
référendaire» préalable à tout élargissement de l’Union européenne
postérieur à l’entrée de la Croatie. […] L’abrogation de cette garantie démocratique aurait trois inconvénients majeurs :1°)
Elle relancerait la crainte de l’entrée de la Turquie dans l’Europe.
Certes, Nicolas Sarkozy a toujours réaffirmé son opposition à une telle
perspective. Mais les négociations d’adhésion lancées en octobre 2005
poursuivent leur cours. Surtout, l’éventualité d’une adhésion turque se
présentera, selon l’agenda de la Commission, après 2014… […]2°)
Au-delà du cas emblématique de la Turquie, la suppression du verrou
référendaire dans la Constitution reviendrait à mettre à l’écart du
consentement populaire l’ensemble du processus d’élargissement. Est-ce
bien opportun après la fuite en avant de ces dernières années ? La
question des frontières est indissociable de la question de l’identité
et du projet européens. Pour le moment, l’Europe est engagée dans une
extension sans fin apparente. […]3°) Troisième inconvénient, la
restriction apportée à l’article 88-5 sera un curieux signal adressé au
peuple souverain. En effet, la Constitution de 1958 a organisé la
coexistence de trois sources de légitimité complémentaires et parfois
concurrentes : celle des parlementaires, représentative par excellence,
celle du président de la République et celle du référendum,
c’est-à-dire de l’expression la plus directe de la volonté générale.
Dansle cadre de la révision telle qu’elle est prévue, les prérogatives
du Parlement seront augmentées, celles du président de la République
élargies […]. Seul serait donc amputé le pouvoir d’expression de
la souveraineté populaire."
Les journalistes en pèlerinage
Voici un compte-rendu du 1er pèlerinage des médias :
Une cinquantaine de journalistes et communicants ont participé samedi 17 mai dernier au premier pèlerinage parisien du monde des médias. Une démarche à laquelle le Saint-Siège avait accordée une bénédiction apostolique. Le parcours choisi avec soin prévoyait de suivre les traces de saint François de Sales, patron des journalistes, à Paris.
C’est donc dans la chapelle du Monastère de la Visitation (fondé par Jeanne de Chantal et François de Sales) que le P. Matthieu Rougé, curé de Sainte-Clotilde et aumônier des parlementaires, a ouvert la première conférence de la journée. Il a notamment donné en exemple le saint, parti évangéliser seul le canton de Genève, en pleine Réforme protestante au XVIIe siècle. Mais pour François de Sales, «c’est par la charité qu’il fallait alors ébranler les murs de Genève». Il y a donc un art d’accueillir l’adversité dans la charité, de manier à la fois force et douceur, qui peut inspirer les hommes de médias.
Ensuite, dans la très belle chapelle ND des Anges (Paris 6e), Mgr Michel Aupetit, vicaire général à Paris, a conduit la méditation de trois mystères du Rosaire (Annonciation, Couronnement d’épines et Pentecôte), en les appliquant au travail du journaliste. Question posée par Mgr Aupetit : «à l’époque de la Passion du Christ, qui les journalistes auraient-ils interrogé : le centurion romain, Hérode, Pilate ? Sûrement pas les disciples, qui de toute façon avaient fui…» Une manière de dire que les journalistes passent parfois à côté de l’événement, le vrai…
Enfin, dernière conférence dans la paroisse Saint-François de Sales (Paris 17e), de Mgr Patrick Descourtieux, ancien recteur de la Trinité-des-Monts à Rome. Conférence qui portait sur la «Bonne nouvelle», qui peut nous sembler parfois du déjà-vu, du connu, alors que le fait divers horrible, lui, donne une impression de nouveauté. Paradoxe qu’avait déjà relevé Tertullien : «le Christ n’a rien apporté de nouveau. Mais il s’est apporté lui-même comme nouveauté». Conclusion : mieux vaut rester sobre dans la délivrance d’informations, pour ne pas entrer dans le voyeurisme.
Dernière recommandation, toujours à l’exemple de saint François de Sales, parcourant la Savoie à dos de mulet et écrivant le magnifique Traité de l’amour de Dieu : nécessité, parfois laborieuse, mais indispensable, d’articuler vie active, trépidante des journalistes, et vie contemplative… Cette première initiative pour y répondre ne devrait donc pas rester sans lendemain."
Michel Janva (merci à AP)
Totalitarisme sournois
Louis Schweitzer, le président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, a demandé au Parlement d’accorder à la Halde le droit de faire
« des visites dans les locaux professionnels sans l’accord des intéressés »
…pour constater d’éventuelles discriminations. Plusieurs parlementaires de la majorité, méfiants, observent que seuls les inspecteurs des impôts et les douaniers ont aujourd’hui une telle prérogative.
Contre les discriminations, tout est bon.
Béatification en 2009 du Pape Jean-Paul II ?
Le pape Jean Paul II pourrait être béatifié dès le printemps 2009, a estimé le défenseur de sa cause auprès du Vatican Mgr Stanislaw Oder. Le prélat, "postulateur" de la cause de Jean Paul II, a indiqué avoir remis son rapport à la Congrégation pour les causes des saints au Vatican, qui doit encore l’examiner.
MJ
Bruno Mégret se retire de la vie politique
… et part à l’étranger.
Addendum : A ceux qui en commentaires ont été surpris de cette information, je précise donc qu’elle provient directement du MNR. Le Figaro en dit un peu plus. Bruno Mégret expliquera vendredi matin cette décision.




