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Le CNI demande le maintien du référendum d’adhésion à l’UE

Communiqué du CNI :

"Le CNI défend le maintien de l’article 88-5 de la Constitution qui rend obligatoire un référendum pour ratifier toute nouvelle adhésion à l’UE et demande à ses parlementaires de s’opposer à sa suppression lors du débat parlementaire. La suppression de cet article viserait à imposer aux Français l’entrée de la Turquie dans l’UE et les empêcherait de facto de s’exprimer sur le sujet […] La Turquie n’a pas vocation à entrer dans l’Union Européenne. Elle n’est pas européenne ni par son histoire, ni par sa géographie et encore moins par sa culture. La France doit avoir le courage de s’opposer à cette adhésion comme le préconisait le Président de la République, Nicolas Sarkozy, durant sa campagne présidentielle [Annick du Roscöat] refuse le dogme de la nécessité d’une construction européenne, au nom duquel nous devrions tout accepter. C’est la raison pour laquelle [elle] défends avec constance l’idée d’une Europe avec des frontières définies définitivement et par conséquent l’arrêt de l’élargissement de l’Union Européenne. Nos parlementaires ne voteront pas la réforme constitutionnelle à n’importe quel prix."

Michel Janva

Financement 2008 des partis politiques

Près de 75 millions d’euros seront versés en 2008 à une cinquantaine de partis et groupements au titre du financement de la vie politique, selon un décret du 15 mai publié aujourd’hui au Journal officiel :

  • UMP : 34,5 M€,
  • PS : 24,5 M€,
  • UDF : 4 M€
  • PCF : 3,7 M€
  • FN : 3,6 M€
  • Verts : 1,8 M€
  • LCR : 0,9 M€
  • MPF : 0,8 M€
  • …

Michel Janva

Morbide humanitarisme

La junte et le cyclone ne suffisent pas, selon l’ONU :

"Le Fonds des Nations Unies pour la population fait savoir qu’il va acheminer 218.400 préservatifs, et des pilules, en Birmanie, afin de permettre aux sinistrés du cyclone de poursuivre leur planning familial."

On voit que l’Occident est bien plus développé que ces ringards : c’est plus propre, plus médiatiquement correct de supprimer une population par la contraception que par les mitraillettes.

MJ

La laïcité positive de Sarkozy : l’allégeance de la religion à l’Etat

Lu dans Présent, sous la plume de Rémi Fontaine :

L Interrogée dans le dernier numéro de Famille chrétienne, Christine Boutin estime que le discours du Latran constitue «une véritable rupture» :

«Ce serait un comble que ceux qui sont directement concernés par ce discours – les catholiques plus aptes que d’autres à comprendre le sérieux et la finesse de ce discours – se mettent à douter de celui qui l’a prononcé !» […]

En refoulant la séparation pure et simple des pouvoirs avec son concept de «laïcité positive» , Nicolas Sarkozy semble revenir à la bonne interprétation de la fameuse réponse du Christ aux Pharisiens qui voulaient le piéger. Dans son livre-clef, Martin Peltier démontre qu’il n’en est rien et que c’est le chef de l’Etat lui-même qui est en train de piéger les catholiques (au profit notamment des musulmans). […] Peltier révèle la sournoise inversion architectonique à laquelle procède le Président : rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César suppose selon lui que les trois «religions du Livre» rendent finalement à César (la République) une certaine allégeance… […]

«La loi républicaine, élaborée et appliquée dans le cadre de l’Etat de droit, est toujours supérieure à la loi de la religion même si elles ne sont pas de même nature, l’une garantissant l’ordre public, l’autre l’ordre moral» (Sarkozy).

L1 […] Après avoir combattu la prétention (sociale) du spirituel comme telle, ce nouveau pacte républicain voudrait […] transformer chaque religion […] en une partie d’un plus grand tout (laïque) duquel elle reçoit, en quelque sorte sa légitimité, sa vie, son être […] L’ancien Grand Maître Alain Bauer cité par Martin Peltier le rejoint parfaitement dans le décryptage de la pensée sarkozyenne :

«Le discours de Sarkozy n’est paradoxalement pas un discours catholique. Catholiques, protestants, juifs, musulmans, aucun d’entre eux ne peut se retrouver dans l’absence de colonne vertébrale doctrinale de ce discours. C’est plus un discours de l’immanence que de la transcendance. Dès lors, on est tout à fait à côté de la critique qui en est faite par ceux qui se proclament laïques et de l’espèce de ravissement supposé que les catholiques devraient avoir face à cette merveilleuse reconnaissance. (…) On pourrait avoir ici une exégèse pointilliste qui démonterait à quel point Nicolas Sarkozy est entre Arius et le fondateur de la franc-maçonnerie Isaac Newton.»

Autrement dit, l’ouverture de Sarkozy est celle de l’humanisme maçonnique, non pas athée mais agnostique, ouvert culturellement au fait religieux dans une conception relativiste […]. Son culte de Dieu plus rationnel que spirituel, plus immanent que transcendant, dépend trop d’un culte de l’homme bien reconnaissable dans une cohérence troublante".

Michel Janva

Mgr Dufour, de Limoges à Aix-en-Provence

Mgr Christophe Dufour, 60 ans, évêque de Limoges, a été nommé évêque coadjuteur de l’archidiocèse d’Aix-en-Provence et d’Arles. Cette nomination le désigne comme l’assistant et le successeur de l’actuel archevêque d’Aix-en-Provence et Arles Mgr Claude Feidt.

Ordonné prêtre le 9 novembre 1975 pour le diocèse de Lille, il a été notamment aumônier de l’enseignement public à Dunkerque et des étudiants à Lille, aumônier général adjoint des Scouts de France, curé de la paroisse Saint-Sauveur à Lille avant d’être nommé évêque de Limoges en 2000. Il est président de la Commission pour la catéchèse et le catéchuménat de la Conférence des évêques de France.

Michel Janva

La bureaucratie contre la liberté de l’entreprise

Témoignage d’un chef d’entreprise :

"Je dirige une PMI classée pour la protection de l’environnement prestataire de services pour l’industrie chimique. Nous sommes certifiés ISO 9001 et 14001. Chaque administration (DRIRE, DOUANES, DGCCRF…) qui nous contrôle est organisée en strates (départementale, régionale…) qui ne communiquent visiblement pas entre elles. Nous devons leur fournir d’innombrables rapports sur notre activité : mensuel, trimestriel, annuel, décennal…

Je me suis « amusé » à plusieurs reprises à leur transmettre des informations farfelues dénuées de sens, elles ont été visiblement très bien digérées par ces organismes papivores. En revanche, un retard dans une déclaration et c’est le rappel à l’ordre immédiat. Bref, quel gâchis ! Car le temps passé à toutes ces paperasses inutiles n’est pas consacré au travail dans nos ateliers, laboratoires et bureaux d’études à développer de l’activité industrielle qui permettrait de générer des emplois productifs. […] Et dire que certains [fonctionnaires] se désolent que nos PMI ne consacrent pas plus d’énergie pour exporter !"

Cette intervention abusive de l’Etat est contraire au principe de subsidiarité (les termes liberté ou libéralisme ayant des significations divergentes et floues, il est préférable de parler de subsidiarité comme le fait l’Eglise) :

"Sur la base de ce principe, toutes les sociétés d’ordre supérieur doivent se mettre en attitude d’aide (« subsidium ») — donc de soutien, de promotion, de développement — par rapport aux sociétés d’ordre mineur. […] À la subsidiarité comprise dans un sens positif, comme aide économique, institutionnelle, législative offerte aux entités sociales plus petites, correspond une série d’implications dans un sens négatif, qui imposent à l’État de s’abstenir de tout ce qui restreindrait, de fait, l’espace vital des cellules mineures et essentielles de la société. […]

Certaines formes de concentration, de bureaucratisation, d’assistance, de présence injustifiée et excessive de l’État et de l’appareil public contrastent avec le principe de subsidiarité: «En intervenant directement et en privant la société de ses responsabilités, l’État de l’assistance provoque la déperdition des forces humaines, l’hypertrophie des appareils publics, animés par une logique bureaucratique plus que par la préoccupation d’être au service des usagers, avec une croissance énorme des dépenses».[Centesimus annus, n°48]"

Michel Janva

Défense : l’Angleterre sans complexe

Le gouvernement britannique doit signer cette semaine un contrat de près de 5 milliards d’euros pour mettre en chantier 2 porte-avions. Sans attendre la décision de la France. Alors que de nombreuses négociations ont eu lieu sur l’opportunité d’un partenariat avec la France, le programme britannique sera lancé sans attendre la décision de Nicolas Sarkozy sur l’avenir du deuxième porte-avions français. Cette décision souveraine met fin à près d’une décennie de discussions et d’hésitations.

Michel Janva

Les institutions européennes : comment ça marche ?

Lu dans Le Figaro :

"La secrétaire d’État chargée de la Politique de la ville, Fadela Amara, soucieuse de mieux connaître les instances européennes à quelques semaines de la présidence française, va assister aujourd’hui lundi au Conseil européen des ministres de l’Agriculture aux côtés de Michel Barnier, qui lui servira de «guide »."

Il serait également utile que les peuples européens sachent comment ces instances supranationales fonctionnent.

Par exemple, on parle actuellement des marins-pêcheurs en crise, qui en veulent à Sarkozy de n’avoir pas tenu ses promesses au Guilvinec. Invité de RTL ce matin, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a expliqué qu’il attendait "une réponse de Bruxelles" sans laquelle il "ne peut rien faire". Et la Commission européenne veut toujours plus de pouvoirs…

Michel Janva

La surpopulation carcérale nuit au but de la peine de prison

Le nombre de détenus en France a atteint 63 645 détenus au 1er mai 2008. Or, il n’y a actuellement que 50 631 places de prison opérationnelles. Lors d’une conférence de presse hier, la ministre de la Justice Rachida Dati a annoncé qu’elle allait «prochainement» prendre un décret pour «organiser la mise en œuvre» de la règle du un détenu par cellule.

Rappelons l’objectif de la peine de prison, avec la DSE (§403) :

"La peine ne sert pas uniquement à défendre l’ordre public et à garantir la sécurité des personnes : elle devient aussi un instrument pour la correction du coupable, une correction qui revêt aussi une valeur morale d’expiation quand le coupable accepte volontairement sa peine. L’objectif à poursuivre est double: d’un côté, favoriser la réinsertion des personnes condamnées; d’un autre côté, promouvoir une justice réconciliatrice, capable de restaurer les relations de coexistence harmonieuse brisées par l’acte criminel.

À cet égard, l’activité que les aumôniers de prison sont appelés à exercer est importante, non seulement sous le profil spécifiquement religieux, mais aussi pour défendre la dignité des personnes détenues. Hélas, les conditions dans lesquelles elles purgent leur peine ne favorisent pas toujours le respect de leur dignité; souvent les prisons deviennent même le théâtre de nouveaux crimes."

Michel Janva

L’impôt sur la fortune : un impôt idéologique et antiéconomique

843 redevables à l’impôt sur la fortune ont quitté la France en 2006, soit 16 par semaine. Le nombre de délocalisations fiscales a continué à augmenter : environ 200 de plus qu’en 2005. Les «évadés» fiscaux de 2006 ont 54 ans en moyenne et ont emporté avec eux 2,8 milliards d’euros de capitaux au total. Une vraie perte pour l’économie : en capital, en expérience, en création d’entreprise et donc en emplois. Depuis 10 ans, ils sont 4 658 à avoir pris la poudre d’escampette.

Pour le rapporteur général du Budget au Sénat Philippe Marini, c’est une perte non négligeable pour les finances publiques alors même que les déficits publics s’approchent des 3% de la richesse nationale. Philippe Marini est convaincu que les départs se poursuivront au même rythme dans les années à venir. Mais le président Sarkozy a déjà fait valoir à plusieurs reprises qu’il n’est pas question de supprimer l’ISF. Pourtant, tous les pays européens ont tiré les conséquences de cet impôt en le supprimant purement et simplement.

Michel Janva

L’agriculture : un exemple de l’étatisme de l’UE

Fin des terres en jachère, hausse des quotas laitiers instaurés en 1984 : Bruxelles va dévoiler une série de mesures pour permettre à l’Europe de produire plus face à la hausse de la demande et des prix agricoles. Ces propositions sont contenues dans un bilan de la Politique agricole commune (PAC) de l’UE préparé par la Commission européenne. Elles vont être discutées par les Etats membres. Un diplomate européen résume :

"La meilleure chose que nous puissions faire dans le contexte actuel, c’est de permettre aux agriculteurs de répondre à la demande".

On peut estimer ce revirement positif. Il n’empêche que cette affaire est symptomatique de l’étatisme des institutions européennes, qui s’opposent ainsi au principe de subsidiarité. Ce que regrette le président Tchèque Vaclav Klaus :

"Comment je vois l’Europe aujourd’hui ? D’une part, je constate une apparente cohésion idéologique qui est apparue après la chute du communisme. J’insiste sur ‘apparente’ car … on a assisté en Europe pendant cette période à un déplacement net, bien que discret, de l’axe citoyen/Etat et économie de marché/économie planifiée.

Ce déplacement s’est fait dans une direction à laquelle nous – les citoyens de l’ancien bloc communiste – ne nous attendions absolument pas, à un moment heureux. Nous voulions nous rapprocher des citoyens, de la libre économie de marché et nous éloigner un peu plus de l’Etat et du contrôle centralisé. Malheureusement cela ne se passe pas comme prévu.

Je ne vois qu’une liberté formelle et une démocratie qui se transforme impitoyablement et continuellement en un système qui régule toujours plus la marge de manœuvre de chacun. … Le citoyen et l’homme politique s’éloignent toujours plus l’un de l’autre en raison de l’augmentation incessante de la compétence des institutions internationales, surtout de celles de l’Union européenne".

Michel Janva

Les Serviteurs des pauvres du Tiers-Monde au Pérou

C_3 Au Pérou, à la Ciudad de los Muchachos d’Andahuaylillas, à 3300 mètres d’altitude, se niche une propriété gigantesque. Des prêtres quasiment tous européens, en soutanes ; des enfants de 4 à 17 ans en uniforme, impeccables et propres. Les Missionnaires Serviteurs des Pauvres du Tiers-Monde (MSPTM) scolarisent 700 enfants, leur donnent une instruction religieuse et les éduquent. Le plus souvent orphelins, ils ont vu leurs parents se faire massacrer sous leurs yeux ou ont été esclaves pendant plusieurs années. Le critère pour accueillir des enfants à la Ciudad : une pauvreté extrême.

C1Le but : en faire des saints, pères de familles, prêtre ou religieux. Depuis un mois, il existe un petit séminaire. Pour ceux qui vont choisir le sacerdoce comme pour les autres, le Mouvement offre une formation intellectuelle avec une école dont la qualité est reconnue au niveau national. Il offre aussi une formation professionnelle (céramique, boulangerie, menuiserie, lutherie, agriculture). Il offre une formation humaine (vie en communauté, camaraderie, activités sportives, rigueur, tâches ménagères). Il leur offre par-dessus tout une formation spirituelle avec la messe quotidienne, l’adoration quotidienne, le chapelet quotidien, les offices de Laudes, de Vêpres et de Complies. La discipline est un des maitres-mot de la maison (lever dans les dortoirs à 5h du matin). La règle du Mouvement est «l’imitation de Jésus-Christ» et la manière d’éduquer est celle enseignée par Don Bosco.

C3Le MSPTM a été fondé par le Pére Giovanni Salerno en 1983 aprés avoir été prêtre missionnaire et médecin pendant 18 ans dans la haute Cordilliére des Andes. Jean-Paul II donna sa bénédiction au Mouvement. Le siège du Mouvement est basé á Cusco, au Pérou. Le charisme des Serviteurs des Pauvres du Tiers-Monde est de servir le Christ dans les pauvres, donnant leur vie pour eux, offrant le témoignage d’un service.

C2Pour soutenir spirituellement l’école des filles à 50kms de la Ciudad de los Muchachos, une communauté de religieuses a été créée : elles sont déjà 70, à majorité péruvienne. Elles recueillent notamment des personnes handicapées rejetées par leurs familles. Un peu plus loin encore vivent des religieux contemplatifs, parrainés par l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault. Ils sont 3 : un français, un suisse et un portugais. Chaque semaine, des membres du Mouvement partent en Mission dans des villages reculés de la Cordillère pour annoncer le Christ.

Michel Janva (merci à LMS & L’Homme Nouveau n°1413)

Désertion chez les Farc

NaNelly Avila, alias "Karina", une Afro-Colombienne d’une quarantaine d’années est soupçonnée d’être impliquée dans l’assassinat du père du président Alvaro Uribe en 1983. Elle commandait le front 47 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Dimanche, elle a désertée et s’est livrée aux autorités avec 2 guérilleros dont l’un est son compagnon.

Depuis plus de 20 ans chez les Farc, elle était devenue l’une des femmes les plus redoutées de la guérilla. Considérée par l’armée comme la plus audacieuse et sanguinaire, elle est accusée d’avoir organisé entre 1994 et 1996 quatre massacres de population, de nombreuses prises d’otages et des attaques contre des camps militaires. Sans pitié pour ses ennemis, elle était devenue un symbole pour les terroristes marxistes. Le front 47 qu’elle dirigeait était pratiquement décimé : il ne compterait pas plus de 50 hommes aujourd’hui (contre 350 par le passé) compte tenu de nombreuses désertions.

Le 2 mai, le président Uribe lui avait lancé un appel personnel à la reddition. Une prime de 1,5 million de dollars avait été offerte pour sa capture, lui faisant encourir un risque accru de trahison. Que dire, sinon que la méthode employée par le président Uribe semble être la bonne ?

Michel Janva

Etre jeune : ne pas être à la mode

De Benoît XVI hier dans un discours improvisé :

"La vraie jeunesse n’est pas une question d’âge ou de vigueur physique. Malheureusement, certains jeunes en âge sont vieux au-dedans. Etre jeune signifie avoir découvert les choses qui ne passent pas au fil des ans. Si un jeune découvre les vraies et grandes valeurs, alors il ne vieillit jamais même si le corps suit ses propres lois. […] seul celui qui est bon et généreux est réellement jeune […] les modes finissent en un clin d’œil, dans une course frénétique et précipitée. La jeunesse, en revanche, celle de la bonté, reste pour toujours. Elle sera alors parfaite et resplendissante au Ciel avec Dieu […] Mais hélas, il y a des jeunes qui sont vieux intérieurement tout en ne manquant pas de biens terrestres. Ce qui leur manque, c’est la chose la plus importante, ce quelque chose qui remplit vraiment l’âme".

"La jeunesse a encore tout l’avenir devant elle. Aujourd’hui, cependant, il est plein de menaces pour beaucoup, surtout la menace d’un grand vide. On se demande : ‘Est-ce que je trouverai un emploi ? Est-ce que je trouverai une maison ? Est-ce que je trouverai l’amour ? Quel sera mon véritable avenir ? C’est pour cela que beaucoup veulent arrêter le temps par peur d’un avenir vide. Ils veulent consommer immédiatement toutes les beautés de la vie, et ainsi, l’huile de la lampe est consommée au moment où la vie devrait commencer. Qui a choisi Dieu a encore dans la vieillesse un avenir sans fin, et sans menaces devant soi. Il est important de choisir les vraies promesses, celles qui ouvrent l’avenir, même par des renoncements. Et le premier choix fondamental doit être Dieu".

Michel Janva

Le MPF reviendra pour les élections

Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers a annoncé :

"J’effectuerai ma rentrée politique à l’occasion de l’université d’été du MPF en septembre"

Ceci pour lancer la préparation des élections européennes du printemps 2009.

Il a aussi indiqué que sa formation entendait se présenter aux régionales de 2010, "soit avec des listes d’union, soit avec des listes indépendantes". Il a aussi annoncé des changements dans l’organisation du Mouvement, qui devraient être entériné le 21 juin, lors d’un conseil national.

Michel Janva

Liban : les négociations patinent

L’opposition libanaise, menée par le Hezbollah, a rejeté une proposition du Qatar pour sortir de l’impasse. Il s’agissait de reporter la question controversée d’une loi électorale jusqu’après l’élection d’un président de la République.

Les médiateurs qataris ont également proposé de former un gouvernement d’union nationale de 30 ministres: 13 pour la majorité, 10 pour l’opposition et 7 à choisir par le président élu, une répartition rejetée dans le passé par l’opposition chiite qui exige plus du tiers des postes. Les deux camps divergent aussi sur un nouveau découpage électoral, chacun craignant de perdre des sièges lors des législatives de 2009 avec la modification de la composition démographique des circonscriptions.

Le Qatar suggérait également d’inclure dans le communiqué final une clause sur des garanties contre tout usage des armes à des fins politiques internes.

Samir Geagea a indiqué avoir demandé le déploiement d’une force arabe de maintien de la paix au Liban pour y empêcher un retour aux violences confessionnelles. "Cette demande aura un caractère très urgent" en cas d’échec de la conférence de Doha. "C’est là la solution si on veut une stabilité réelle".

"Si l’expérience de la force arabe était mauvaise en ces temps-là [en 1976, lorsque cette force essentiellement syrienne avait une autre ambition que la paix au Liban], elle ne doit pas l’être maintenant si on veille à ce qu’elle soit composée de contingents de pays n’ayant pas de desseins sur le Liban".

Michel Janva

Devedjian désavoué par Sarkozy et Bertrand

Suite aux propos du secrétaire général de l’UMP, le ministre du Travail Xavier Bertrand a déclaré :

"Il faut maintenir une durée légale du travail à 35 heures".

Nicolas Sarkozy a renchéri :

"Référez-vous à ce qu’a dit Xavier Bertrand. Comme toujours, il a bien parlé".

Couac ?

Michel Janva

« G pa U le BAC à koz 2 l’ortograf »

À force de communiquer par SMS, des élèves commettent d’énormes fautes d’orthographe. Ainsi, pour à la grande surprise d’un correcteur du BAC, la Symphonie inachevée de Schubert s’est transformée en symphonie «inHeV» dans une copie du baccalauréat. L’orthographe simplifiée des textos a non seulement envahi les forums de discussion sur Internet mais commence à apparaître sur les feuilles d’examen. Et les bacheliers de qualifier les habitants de la Martinique de «Martinikés»… Pour un autre, «l’euthanasie» devient «le tas nazi» (pas si faux…). Jean-Paul Brighelli accuse :

"C’est aussi l’héritage de l’abandon progressif de la dictée au collège depuis une quinzaine d’années."

Pour Danièle Manesse, professeur de sciences du langage à la Sorbonne nouvelle et coauteur d’Orthographe, à qui la faute ?,

"Le langage SMS n’influence pas l’orthographe. Les élèves savent qu’ils utilisent un code, un langage secondaire. La baisse du niveau en orthographe serait plutôt le résultat du peu de temps consacré à l’étude de la langue à l’école."

Michel Janva

D’où vient le mutisme de Fourniret ?

De Jean-Pierre Maugendre, dans un courrier adressé à Présent, à propos du procès le plus médiatique en ce moment :

"le déroulement du procès Fourniret nous apporte chaque jour son lot d’horreurs et de monstruosités. Il me semble cependant qu’au déroulement de ce procès fait défaut une personne qui par les mesures législatives qu’il a promues a rendu possible le mutisme de Fourniret et de son épouse, en l’occurrence maître Robert Badinter. Que risque Fourniret dans ce procès ? Absolument rien. Il a 65 ans et sait qu’il finira sa vie en prison… Sa libération pour bonne conduite dans 20 ans ferait quand même un peu désordre même si je ne suis pas persuadé que maintenir en prison un homme de 85 ans, quels que soient ses crimes, soit juste. On peut raisonnablement penser que si Fourniret et son épouse risquaient leur tête l’enjeu et la nature du procès en seraient radicalement transformés ainsi que l’attitude des accusés vis-à-vis des témoins et des familles. Aux arguments classiques qui légitiment la peine de mort : – dissuasion et défense de la société – un condamné à mort exécuté ne risque pas d‘être un récidiviste, me semble s’en ajouter un troisième  : – tout simplement épargner aux familles des victimes le scandaleux et douloureux spectacle d’un criminel qui peut, en toute impunité, continuer à les narguer."

Michel Janva

Des noirs xénophobes

Des Sud-africains font la chasse aux immigrés (environ 3 millions) en provenance du Zimbabwe. 22 personnes ont été tuées dans des attaques qui touchent Johannesburg et sa banlieue depuis une semaine.

MJ

L’UMP demande la fin des 35h

Le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian a demandé au nom du parti majoritaire le démantèlement des 35 heures :

"Je souhaite à l’occasion du dixième anniversaire des 35 heures que le dispositif soit définitivement démantelé. La négociation sociale fixerait la durée contractuelle du travail dans chaque entreprise [et] fixerait le régime des heures supplémentaires par rapport à cette durée locale du travail. Pour cela, il faut évidemment que la représentativité sociale soit mieux établie. Parfois, on a dit que les salariés étaient dans une situation de dépendance donc il faut que leur représentation sociale soit clairement garantie".

"le président de la République là-dessus prendra position le jour où il l’estimera nécessaire […] "Nous (à l’UMP), nous prenons fermement position pour qu’on aille jusqu’au bout et qu’on ne faiblisse pas".

Michel Janva

Défendons la famille !

FLaissez-les-Vivre organise demain mardi 20 mai à 18h00 face au Ministère de la Santé et au Secrétariat d’Etat à la Famille au 14 Avenue Duquesnes (Paris VIIème) – Métro : Ecole Militaire ou Saint-François-Xavier, une manifestation pro-famille. Il s’agit de réagir à la politique anti-familiale du gouvernement :

1- Déjà fait :

  • Division par trois des allocations familiales en valeur absolue depuis 1950
  • Suppression des majorations CAF à 11 et 16 ans depuis le 1er mai 2008 [perte de 600 € par famille]
  • "normalisation" des véhicules au 1er janvier 2008 [un seul enfant par place]
  • Eco-taxe ou malus écologique pour les familles depuis le 1er janvier 2008 [1.600 € pour un monospace 7 places]
  • Restriction de l’enseignement à domicile [loi du 5 mars 2007]

2- A venir :

Michel Janva

Un clocher doit porter une croix, non une antenne

C_2Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars, indique que les antennes-relais de téléphonie mobile seraient bannies des églises du diocèse :

"Nous avons discuté du problème en conseil épiscopal, et nous avons estimé qu’il valait mieux ne pas prolonger ces contrats."

Au passage, l’évêque de Belley-Ars a dû sonner les cloches des prêtres qui avaient oublié de passer un petit coup de fil pour lui demander son avis.

C "Ils ont conclu sans nous. Souvent, le maire va voir le curé qui finit par signer. Je les comprends. Ça fait rentrer un peu d’argent dans les caisses de la paroisse… Mais ils devaient en référer à l’évêque. C’est à nous de trancher le débat. L’Église est affectataire des bâtiments que la municipalité met à sa disposition. Je n’ai pas voulu argumenter quand les contrats étaient signés. Mais j’ai fait savoir que je ne les renouvellerai pas".

L’évêque de Belley-Ars a toujoursprêché pour que les églises restent exclusivement des lieux de culte.

"Même si ce sont des endroits privilégiés, les clochers ne sont pas faits pour être des relais de téléphonie. Il vaut mieux qu’ils portent une croix qu’une antenne".

Michel Janva

La crise de la presse quotidienne

Ouest-France décrypte la crise de la presse écrite quotidienne :

"En ce qui concerne la presse quotidienne nationale, on constate les difficultés du journal Libération, celles du Monde et du Figaro. Ces deux derniers titres recourent à des plans d’économies, ainsi qu’à des plans sociaux entraînant départs volontaires et éventuellement licenciements. Dans la presse quotidienne régionale, on a assisté à la vente d’un nombre important de journaux depuis trois ans. Ainsi, Centre Presse, Corse Matin, La Voix du Nord, La Provence, Le Bien Public, Le Courrier de l’Ouest, Le Dauphiné Libéré, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Maine Libre, Le Progrès, Le Républicain Lorrain, L’Indépendant, Midi Libre, Nice Matin, Nord Éclair, Presse Océan et Var Matin ont changé de propriétaires depuis 2005. Que se passe-t-il ?

Pour équilibrer ses comptes, une entreprise de presse recourt essentiellement à deux types de ressources : les recettes de ventes (55 à 70% du total), les recettes de publicité (30 à 45%). Lorsque les recettes de publicité diminuent, le prix de vente du quotidien augmente. Si la progression du prix est jugée trop forte, le lecteur se tourne vers d’autres moyens d’information qui sont ou qui lui paraissent moins coûteux. C’est le cas actuellement. La part de la presse quotidienne dans les recettes publicitaires a diminué de 20 à 13% entre 1987 et 2007. Parallèlement, le prix moyen des journaux sur la même période est passé de 0,66€ à 0,94€, soit une augmentation de 50%. Dans le même temps, la diffusion de la presse quotidienne est passée de 8,5 à 7,2 millions d’exemplaires, ce qui signifie qu’elle a perdu 1,3 million d’exemplaires. […]

Par ailleurs, de nouveaux moyens d’information ont surgi et se développent. La télévision a vu se multiplier le nombre de postes […]. Internet se développe très rapidement […]. Si la presse veut survivre, il lui faudra se moderniser tout en diminuant ses coûts et en améliorant les services qu’elle doit rendre au public et à notre démocratie."

Peut-être faut-il aussi que la presse se diversifie, cessant de proposer la même langue de bois politiquement correcte ?

Michel Janva

Libérez-vous de vos chaînes

Pendant 10 jours, 250 écoliers strasbourgeois de 6 à 11 ans vont s’engager à éteindre tous leurs écrans : jeux vidéo, télé, ordinateur… Le directeur de l’école du Ziegelwasser, qui a piloté l’expérience avec l’équipe enseignante, déclare :

"Ce sera le match de toute une école contre un ennemi… qui a de gros moyens de séduction. Ce n’est pas gagné d’avance !"

L’idée, qui n’a encore jamais été appliquée en Europe vient des Etats-Unis. Au début des années 1990, une campagne annuelle, la TV Free Week, y est lancée à San Jose. Le bilan établi par les chercheurs de l’université de Californie montre que non seulement les élèves ont survécu, mais que leurs gestes de violence ont diminué de 40 % et les violences de langage, de moitié. L’institut européen Eco-Conseil, qui a monté l’opération avec l’école, constate :

"Les enfants passent 1 200 heures par an devant leurs écrans, contre 800 à l’école".

A 11 ans, un enfant a ainsi vu en moyenne 8 000 meurtres à la télé, sans parler des 50 à 60 % qui auraient déjà regardé des images pornographiques.

Michel Janva

Chefs de partis

Hervé Morin, le ministre de la Défense, a été élu président du Nouveau Centre avec 87% des voix des adhérents réunis samedi à Nîmes, contre 13% à Mireille Benedetti, adjointe au maire de La Ciotat et conseillère régionale en PACA. Ce parti revendiquent 7.000 militants et 2.000 élus locaux. Il a pour secrétaire général le député Yvan Lachaud, tandis que la présidence exécutive est confiée à Jean-Christophe Lagarde. Le NC se dote également de 4 présidents délégués: les secrétaires d’Etat André Santini (Fonction publique), Christian Blanc (Développement de la région capitale) et Valérie Létard (Solidarité), ainsi que le président du groupe NC à l’Assemblée François Sauvadet.

Le Parti radical de gauche (PRG), réuni en Congrès à Paris samedi et dimanche, a reconduit Jean-Michel Baylet, chef du parti depuis 12 ans. Les quelque 400 délégués du PRG ont voté, à la quasi-unanimité -avec une abstention et trois votes contre- pour la reconduction du sénateur du Tarn-et-Garonne, 61 ans, seul candidat en lice. Taxé de "satellite" du PS, le PRG évoque une possible alliance  avec le Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo et le MoDem de Bayrou.

Au PS, la guerre des chefs ne fait que commencer.

Michel Janva

Vers une légalisation des mères porteuses

Michèle André, sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme, membre du groupe de travail du Sénat sur la gestation pour autrui, déclare :

Ma "Nous avons encore quelques réunions de travail devant nous, mais le groupe s’oriente vers l’idée qu’il faut légiférer pour autoriser les mères porteuses et encadrer cette pratique. Ce n’est pas un point de vue unanime mais majoritaire, qui rassemble des élus de droite et de gauche. Notre conviction, c’est qu’il faut aider les couples qui, en raison d’un problème médical comme l’absence d’utérus chez la femme, ne peuvent pas avoir d’enfant et sont dans une grande souffrance.

En outre, il y a actuellement en France des enfants qui vivent dans un flou juridique, leurs parents ayant eu recours à une mère porteuse à l’étranger, aux États-Unis par exemple. La transcription de leur état civil est un parcours du combattant, qui pose de grandes difficultés à ces familles au quotidien, notamment si elles souhaitent voyager. Nous ne pouvons pas les laisser ainsi. […]

Je suis convaincue que c’est l’éducation, la transmission et l’amour donné au quotidien qui font la force du lien entre l’enfant et sa mère. Regardez ce qui se passe dans l’adoption. Combien de femmes élèvent des enfants qu’elles n’ont pas portés. Aujourd’hui, après le tremblement de terre en Chine, une femme recueillera un petit orphelin et le fera sien. Je n’ai pas d’inquiétude. […] Nous rendrons à la fin du mois de juin notre rapport qui, je l’espère, donnera lieu à une proposition de loi."

Cette loi, si elle venait à être votée, serait un pas de plus dans la chosification de l’enfant. Dans l’instruction Donum Vitae, l’Eglise indique :

"La maternité "de substitution" est-elle moralement licite ?

Non, pour les mêmes raisons qui conduisent à refuser la fécondation artificielle hétérologue : elle est en effet contraire à l’unité du mariage et à la dignité de la procréation de la personne humaine. La maternité de substitution représente un manquement objectif aux obligations de l’amour maternel, de la fidélité conjugale et de la maternité responsable ; elle offense la dignité de l’enfant et son droit à être conçu, porté, mis au monde et éduqué par ses propres parents ; elle instaure, au détriment des familles, une division entre les éléments physiques, psychiques et moraux qui les constituent." [DV, II A 3]

Michel Janva

Face aux manifestants, Xavier Darcos reste ferme

Tandis que 20.000 à 45.000 personnes ont défilé dimanche à Paris pour protester contre les réformes dans l’Education nationale et qu’une autre manifestation est prévue le 24 mai, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a exclu tout retrait des projets de réforme du gouvernement.

"Parce que, les réformes que nous avons engagées nous les avons engagées d’abord parce que nous les croyons nécessaires au bien des jeunes de France. […]

Je suis au gouvernement pour accomplir ce que nous avons promis que nous ferions, nous avons un projet, nous avons un programme, nous avons une volonté de réforme et quelle que soit la dimension des manifestations et leur aspect rituel d’ailleurs, quelle que soit leur importance même, jamais elles ne l’emporteront sur la légitimité démocratique de ce gouvernement qui a reçu mandat de réformer".

Le ministre a annoncé que les syndicats recevraient lundi de sa part une "lettre les invitant à venir (le) voir" pour discuter des réformes.

"Discuter, débattre c’est chercher des accords mais ce n’est pas de la cogestion [ni] du recul".

"Il faut que les grèves n’aient lieu que lorsqu’elles sont nécessaires", estimant qu’aucune ne l’était actuellement.

Michel Janva

Russie, Chine et Inde contre l’indépendance du Kosovo

Lors d’une réunion à Ekatérinbourg, les chefs des diplomaties russe, indienne et chinoise ont demandé la relance des pourparlers entre Belgrade et le Kosovo, dont l’indépendance a été proclamée le 17 février dernier par le Parlement kosovar. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré :

"La Russie, l’Inde et la Chine se sont prononcés pour la reprise du dialogue entre Belgrade et Pristina et la solution de tous les problèmes de cette province serbe. Nous croyons que le règlement du problème du Kosovo doit être basé sur le respect du droit international".

Le ministre russe a une nouvelle fois déclaré que la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo était en contradiction avec la Résolution 1244 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Michel Janva