La propagande LGBT contre la liberté des écoles catholiques en Tasmanie
Si vous voulez savoir jusqu’où peut aller le lobby de la culture de mort pour faire taire les dissidents, regardez ce qui se passe en Tasmanie (Etat du sud de l’Australie). Un nouveau programme pour la classe de 1ère et de terminale est prévu pour l’année prochaine dans les écoles catholiques: le programme Good News for Living qui comprend notamment un enseignement catholique clair sur le mariage et la sexualité, dont voici quelques extraits de la présentation:
“Les enseignants guideront les élèves pour leur faire découvrir comment la personne humaine, en tant qu’homme et femme dans leur complémentarité, est créée à l’image de Dieu qui, en tant que “communion de personnes”, est la Trinité. Cette base doctrinale aidera les élèves à comprendre la grandeur de l’opportunité que le mariage leur offre, non seulement pour leur bonheur personnel et l’établissement de leur propre famille, mais aussi pour rien moins que la construction d’une civilisation de l’amour…
“Les enseignants seront, d’une part, sans équivoque dans la clarté de leur articulation de l’enseignement catholique, et d’autre part, très sensibles dans leur soutien pastoral aux élèves dans leur parcours constant vers une intégration personnelle complète grâce à la puissance du Saint-Esprit.”
Le programme du niveau supérieur consistera notamment en la défense de l’enseignement de l’Église sur la pornographie, la contraception, la cohabitation ou l’avortement.
Rien ne laisse entendre que le mariage entre personnes de même sexe ou d’autres questions liées aux LGBT+ seront abordés, mais il n’est pas étonnant qu’Equality Tasmania soit le principal opposant à ce programme. Le porte-parole d’Equality Tasmania, Rodney Croome, a déclaré aux médias que ce cours était discriminatoire car il enseigne “que l’intimité, l’amour et le sexe ne devraient se produire que dans le cadre du ‘mariage sacramentel’, qui exclut actuellement les personnes LGBTIQA+”.
Il ne faut pas se tromper, si une brèche est ouverte par la suppression des exemptions par le parlement fédéral, les parlements des États ou les territoires, les militants chercheront ensuite à utiliser la loi antidiscrimination pour supprimer l’enseignement catholique de toutes les écoles catholiques, affirme Monica Doumit.
Croome a averti que, si Catholic Education Tasmania persistait à enseigner un contenu catholique dans une école catholique, Equality Tasmania déposerait des plaintes auprès de la Commission antidiscrimination de Tasmanie!
Mgr Barron et le synode
Mgr Robert Barron, évêque de Winona-Rochester, Minnesota, qui sera l’un des représentants de l’épiscopat américain au synode l’USCCB lors du synode à venir, a invité les catholiques américains à ne pas craindre de changement doctrinal à cette occasion – malgré la désignation par le Pape de figures “controversées” telles que les très progressistes RP James Martin et cardinal Robert McElroy. “Je vais prendre le pape au mot. Je ne pense pas que nous discuterons de la doctrine, a déclaré Mgr Barron. Je pense qu’à la suite du concile Vatican II, c’est cet objectif clair qui anime tous les papes, y compris François – comment rendre notre message plus convaincant pour les gens ?”
Les juges espagnols rejette le recours d’une femme demandant l’euthanasie
Le Tribunal supérieur de justice de Cantabrie, en Espagne, a rejeté le recours d’une femme souffrant de dépression sévère qui souhaitait accéder à l’euthanasie. Le tribunal a confirmé que les conditions médico-légales requises pour l’euthanasie n’étaient pas remplies dans son cas.
Le médecin chargé d’examiner la demande initiale avait déjà refusé en soulignant que la patiente souffrait d’une maladie chronique qui ne mettait pas en danger sa vie et qu’elle était complètement autonome. La commission chargée de garantir le “droit à l’aide à mourir” a également confirmé ce refus, tout comme le Tribunal supérieur de justice de Cantabrie. Cette affaire met en lumière les débats et les limites entourant le “droit à l’euthanasie”.
Source: Généthique
Le métagénisme s’inscrit dans une filiation marxiste
L’abbé Renaud de Sainte Marie, auteur d’un petit ouvrage de 90 pages sur l’idéologie du genre, qu’il renomme du néologisme “métagénisme“, a été interrogé dans Livr’Arbitres de juin dernier. Extrait :

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Agression par un immigré confirmée à Solesmes
Valeurs Actuelles confirme l’information de Damien Rieu de début juillet.
Un immigré clandestin guinéen a profité de la bonté d’une moniale de l’abbaye Sainte-Cécile de Solesmes, qui proposait de lui venir en aide, pour l’agresser sexuellement sur la voie publique, le dimanche 30 juin.
Interpellé pour agression sexuelle, le suspect, Mamadou Diakhabi, est né à Conakry en Guinée. Fiché au traitement d’antécédents judiciaires (TAJ) et déjà connu pour des faits de même nature, il est en situation irrégulière et interdit de paraître sur le territoire national depuis juillet 2021. L’individu a été présenté, puis incarcéré à la maison d’arrêt des Croisettes. Il fait l’objet d’une convocation devant le tribunal correctionnel du Mans à la date du 1er septembre 2023.
Contactés par Valeurs actuelles, les représentants de l’Eglise ont démenti en chœur : « La victime n’est pas une personne qui travaille à l’abbaye, cela n’a rien à voir avec Sainte-Cécile, les gens phosphorent, laissez tomber », selon l’abbaye. « Ce n’est pas du tout une moniale de Sainte-Cécile », selon la communauté des sœurs bénédictines. « La Mère abbesse nous a dit que l’agression n’avait pas eu lieu », a répété le diocèse.
D’après mes informations, la victime ne serait pas une bénédictine mais une laïque consacrée vivant autour de l’abbaye.
Mgr Chane-Teng nommé évêque de Saint-Denis de La Réunion
Le pape François a nommé ce 19 juillet Mgr Pascal Chane-Teng, évêque de Saint-Denis de La Réunion. Il succède à Mgr Gilbert Aubry, évêque titulaire depuis 1976. Agé de 81 ans, Mgr Aubry avait donné sa démission à 75 ans selon les termes du droit canon et était le plus vieil évêque français en fonction. Agé de 52 ans, Mgr Pascal Chane-Teng était jusqu’ici vicaire général de ce diocèse.
Né le 04 juillet 1971, Mgr Pascal Chane-Teng a été ordonné prêtre le 15 août 2004. Il est titulaire d’une Maîtrise en droit général (Aix-en-Provence) et Maîtrise en droit privé (Clermont-Ferrand), d’une Licence en histoire de l’art (Clermont-Ferrand) et d’une Licence canonique en missiologie, Université Urbaniana, Rome.
Il a été vicaire à la paroisse de Saint-Benoît, La Réunion (2004 – 2007), membre de l’équipe des formateurs au séminaire Notre-Dame de la Trinité à Beau-Bassin, Île Maurice (2007 – 2008), administrateur de la paroisse Saint-François d’Assise, Le Tampon, La Réunion (2012 – 2013), curé de la paroisse Notre-Dame de la Délivrance, Saint-Denis, La Réunion (2013 – 2017), curé de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption, Sainte-Marie, La Réunion (2017 – 2023), vicaire général du diocèse de Saint-Denis-de-La Réunion (2023 – 2023).
Des journalistes antisémites rémunérés par les impôts des Français : le ministre esquive le sujet
Le député LR Meyer Habib a interrogé hier à l’Assemblée le ministre de la culture :
« Levez-vous monsieur Hitler ! Il y a des personnes qui ont besoin d’être brûlées ! »
« Il incombe à chaque Palestinien de tuer un Juif et l’affaire est close. »
Ce ne sont pas les propos d’un djihadiste, ni ceux de Salah Hamouri, terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), reçu en héros à l’Assemblée nationale par l’extrême gauche, et qui donne des conférences dans nos prisons, avec l’accord de la Chancellerie, monsieur le garde des sceaux. Ce sont des tweets de journalistes de la chaîne arabophone de France 24 appelant à la haine des Juifs. Trois des quatre journalistes mises en cause sont toujours en poste et rémunérés par les impôts des Français. Aucune réaction de votre part face à ces propos néo-nazis, vous qui vous alarmez le dimanche matin pour nos valeurs républicaines quand Geoffroy Lejeune, jugé d’extrême droite est nommé à la tête du Journal du dimanche.
La vérité est cruelle. Comme le ministre de l’Éducation nationale, vous êtes terrorisé par le pluralisme des médias, vous qui êtes si prompte à qualifier Bolloré, Europe 1 et CNews d’ennemis de notre démocratie ! Pour vous, tout ce qui est à droite, patriote ou intransigeant avec l’immigration et l’insécurité est taxé d’extrême droite.
En revanche, vous gardez le silence sur l’antisémitisme niché durablement au cœur du service public. Notre démocratie mérite mieux que la « reductio ad hitlerum » théorisée après-guerre par les staliniens, et reprise ce dimanche par Mélenchon et ses propos mensongers et scandaleux sur le président du Crif, le jour de la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv’.
La bête immonde a de vrais fantassins dans l’espace politique et médiatique, mais vous vous trompez de tanière. Votre croisade moralisatrice masque mal votre complaisance à l’égard du nouvel antisémitisme qu’est la diabolisation d’Israël, si présent dans le service public et qui tue en France, de Toulouse à Sarah Halimi.
Rappelez-vous les mensonges et les terribles conséquences de l’affaire al-Durah. Madame la ministre, pourquoi cette hémiplégie intellectuelle ? N’oubliez jamais que votre ministère est celui de Malraux, cet immense combattant contre l’antisémitisme. Mettez à lutter contre lui le même zèle que celui que vous déployez contre Vincent Bolloré, à moins que, pour vous, un milliardaire catholique breton soit plus dangereux pour la démocratie que les islamistes et les antisémites.
Pour la réponse, la présidente a donné la parole au ministre délégué chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances, alors que le ministre de la culture était dans l’hémicycle.
Meyer Habib :
Ma question s’adresse à Mme la ministre de la culture.
Mme Isabelle Rome, ministre délégué chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances :
Les attaques du leader de La France insoumise…
Marc Le Fur :
Mme la ministre de la culture est là, donnez-lui la parole !
M. Meyer Habib :
Qu’elle démissionne tout de suite, si elle ne répond pas aux questions !
Mme Isabelle Rome :
…contre le président du Crif le jour où toute la France se souvient des 13 150 juifs raflés et déportés lors de la rafle du Vel’ d’Hiv sont indignes. Pour ces femmes, ces hommes et ces enfants, un peu de tenue !
J’étais dimanche à la Maison des enfants d’Izieu, en souvenir des victimes des crimes racistes et antisémites commis par l’État français pendant la seconde guerre mondiale, et pour rendre hommage aux Justes de France. Et je tiens à réaffirmer ici tout mon soutien à Yonathan Arfi qui, aux côtés d’associations, a participé à l’élaboration du plan national de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine pour les années 2023 à 2026 à l’initiative de la Première ministre. (Mme Huguette Tiegna applaudit. – M. Pierre Cordier s’exclame.)Désormais, au cours de sa scolarité, chaque enfant visitera au moins un lieu mémoriel : lorsqu’on a vu Drancy, Auschwitz, ou la Maison des enfants d’Izieu, on n’est plus le même ; et on comprend ce qu’est l’antisémitisme, cette idéologie qui a conduit à la mort des millions de personnes, et pourquoi il est indigne de faire de la petite politique avec les pires crimes de l’histoire. Car non, l’antisémitisme n’est pas mort. Il continue de faire des victimes en France, mais le Gouvernement ne laissera rien passer et continuera à lutter sans relâche contre le racisme, l’antisémitisme et la haine de l’autre. J’invite la France insoumise et son leader à un sursaut de dignité, et à nous rejoindre dans ce combat, non pas uniquement pour les Français juifs et pour la France, mais pour une certaine idée de l’humanité.
Quel est le rapport avec la question ? La présidente de l’Assemblée a indiqué pour terminer :
Vous choisissez vos questions, le Gouvernement choisit ses réponses.
Sic.
Le putsch de Wagner, un mauvais bluff ?
De Richard Dalleau dans Monde et vie :

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Electricité : les promesses s’envolent, les prix aussi
“Cette promesse, nous la tiendrons” :
Flagrant délit de mensonge de Bruno Le Maire sur le prix de l'#electricite ! pic.twitter.com/J3eRdOh35O
— N. Dupont-Aignan (@dupontaignan) July 18, 2023
Jean Castex annonçait, fin septembre 2021, que la hausse des prix de l’électricité sera plafonnée à 4 %.
En février 2023, Elisabeth Borne déclarait que le bouclier tarifaire sera prolongé mais les Français devront encaisser une nouvelle hausse de 15 %.
Une nouvelle réévaluation tarifaire de 10 % a été annoncée ce mardi, qui entrera en vigueur dès le 1er août.
Désormais, les prix de l’électricité oscillent entre 90 et 200 euros le MWh en France, contre un niveau proche des 50 à 70 euros le MWh, début 2021 – soit quasiment trois fois plus cher. En France, la compétitivité des prix de l’électricité repose en grande partie sur le mécanisme « Arenh » qui assure une mise à disposition du marché de quotas d’électricité nucléaire à prix cassés, soit 42 euros le MWh. Or cette régulation doit disparaître à la fin de l’année 2025.
Depuis 2021, le tarif réglementé de l’électricité aura donc augmenté de 31 %.
Nicolas Meilhan (expert énergie) explique que le prix de l’électricité est artificiellement augmenté par l’Union européenne :
🟥 Augmentation de 10 % des tarifs d'électricité au 1er août ⤵️
👉 Nicolas Meilhan (Expert énergie) : "L'ARENH n'a pas fonctionné, 125 sangsues se nourissent sur le dos d'EDF, qui n'ont pas investi 1 euro pour produire de l'électricité, il est temps de mettre fin à cette folie".… pic.twitter.com/56ifgSXtdN
— Fred Marseille (@Fred_Marseille) July 18, 2023
Il suggère de suspendre le mécanisme européen d’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh) afin de retrouver une électricité dont le prix est aligné sur son coût de production :
Faire croire que l’Arenh est dans l’intérêt du consommateur français et de la compétitivité de nos entreprises est une imposture. Aujourd’hui, ce système ne sert qu’à sauver ceux qui se sont enrichis sur le dos des consommateurs en suçant le sang d’EDF. Ce mécanisme a fait la preuve de son échec: il est temps de mettre fin au carnage qui décime nos TPE et PME, dont les défaillances sont au plus haut depuis huit ans.
Remaniement : vers la sortie des ministres hostiles à une loi pro-euthanasie
Faute de remplaçant garantissant nue certaine unité du groupe parlementaire macroniste, Elisabeth Borne n’est donc pas remplacée à Matignon. Mais les feuilles de chou se sont emparées de la question du remaniement à venir très prochainement. Outre Pap Ndiaye (Éducation nationale), suite à ses déclarations extrémistes ou Marlène Schiappa, mise en cause dans sa gestion du fonds Marianne, la presse évoque les départs des ministres François Braun (Santé) et Jean-Christophe Combe (Solidarités). Or, ces deux ministres se sont fait remarquer récemment pour leur opposition à une future loi sur l’aide active à mourir.
Interrogé dans Le Monde en avril dernier, François Braun déclarait :
«Le débat sur l’aide active à mourir est encore ouvert. Un texte de loi allant en ce sens changerait profondément notre société et notre rapport à la mort». «Quelle que soit l’option que nous mettrons sur la table, la priorité devra être donnée au renforcement de l’existant. Par une plus grande appropriation des directives anticipées, par des professionnels de santé mieux formés, par un meilleur recours à la sédation profonde et continue jusqu’au décès: ce sont des outils que nous renforcerons en soutenant les soins palliatifs»
Quant à Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, et ancien directeur général de la Croix-Rouge, il déclarait en juin dernier dans Le Figaro :
«Une loi sur l’aide active à mourir risquerait de nous faire basculer dans un autre rapport à la vulnérabilité»
La France n’est pas en retard sur un chemin, elle en a choisi un autre. C’est la loi Claeys-Leonetti qui n’est pas encore pleinement appliquée. Ma conviction personnelle est que nous avons une formidable opportunité d’inventer un modèle spécifiquement français d’accompagnement de la fin de vie. Un modèle construit à partir de la personne. Un modèle fait du refus de l’obstination thérapeutique déraisonnable, de soins palliatifs mieux connus et plus précoces, de soutien aux aidants, de liens sociaux pour lutter contre le fléau de la solitude et de regards aimants sur la personne souffrante. […]
Le véritable problème, ce n’est pas la souffrance et la mort. C’est la solitude face à la souffrance et à la mort. Quand je visite un service de soins palliatifs, les témoignages convergent: dès qu’un patient en fin de vie est remis en liens, est écouté, les demandes d’euthanasie disparaissent.
Conférence “Women Deliver” 2023 en ce moment au Rwanda : et la GPA?
Communiqué :
La conférence Women Deliver 2023 (WD2023) se tient en ce moment à Kigali, au Rwanda, du 17 au 20 juillet. Dédié à la cause des femmes, cet événement est l’occasion d’appeler le monde à une prise de conscience sur la gestation pour autrui, pour l’avènement d’un monde sans gestation pour autrui. La défense des femmes ne peut se faire sans une lutte efficace contre cette pratique.
C’est pourquoi la Déclaration de Casablanca du 3 mars 2023 demande aux États de sortir de la résignation du fait accompli pour agir contre la gestation pour autrui, rémunérée ou non, et d’adopter des mesures juridiques pour:
- interdire la gestation pour autrui sur leur territoire
- sanctionner les intermédiaires entre les mères porteuses et les commanditaires
- sanctionner leurs ressortissants qui recourent à la gestation pour autrui
- agir en vue d’un instrument juridique international emportant abolition universelle de la GPA.
A Casablanca, lors du séminaire international d’experts qui a rendu publique la Déclaration de Casablanca, maître Sonnie EKWOWUSI, nigérian, avocat et Président du comité des droits humains et constitutionnels de l’Association des barreaux africains (AFBA), a dénoncé les pressions exercées sur les États pour imposer la gestation pour autrui, notamment en Afrique :
« Permettez-moi de dire que les pays qui imposent la maternité de substitution dans d’autres pays ont tort de le faire, en particulier dans les pays d’Afrique où nous avons des valeurs traditionnelles. Chaque pays se développe avec ses propres valeurs et ses propres lois…. aucun pays n’a le droit de forcer d’autres pays à adopter la maternité de substitution. » (vidéo de l’intervention)
Nous demandons en particulier aux femmes qui interviendront lors de la séance plénière de porter au monde le message en vue de l’abolition universelle de la gestation pour autrui :
- Sima BAHOUS, Directrice exécutive ONU femmes,
- A H.E. Dr. Phumzile Mlambo-Ngcuka, Ancienne directrice exécutive ONU Femmes
- Natalia Kanem, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population,
- Jeannette Bayisenge, Ministre du genre et de la promotion de la famille de la République du Rwanda
- Helen Clark, Ancienne Première ministre de la Nouvelle-Zélande
- Malala Yousafzai, Prix Nobel de la paix et cofondatrice de Malala Fund
La plupart des avortements sont interdits dans 14 États, d’autres États suivront
Quatorze États interdisent désormais presque tous les avortements suite à la décision historique de la Cour suprême dans Dobbs c. Jackson Women’s Health Organization.
Fermeture des cliniques. Les interdictions portent un coup dévastateur à l’industrie de l’avortement : Depuis le 24 juin 2022, les centres d’avortement ont fermé en Alabama, Arkansas, Idaho, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Missouri, Dakota du Nord, Oklahoma, Dakota du Sud, Tennessee, Texas, Virginie-Occidentale et Wisconsin. Les avortements ont été arrêtés en Arizona, Indiana, Utah et Wyoming, mais ont repris pour l’instant en raison d’ordonnances judiciaires.
Sauver des vies. Les données de la Society of Family Planning pro-avortement de l’année dernière montrent que les avortements ont diminué de 10 000 au cours des deux premiers mois suivant l’annulation de l’affaire Roe v. Wade. Une analyse publiée par l’Institut pro-vie Charlotte Lozier a révélé que les naissances au Texas avaient augmenté de 5 000 entre mars et juillet 2022, indiquant que la loi sur les battements de cœur de l’État avait sauvé des milliers de vies.
L’avortement n’est pas “nécessaire” : Chaque État continue d’autoriser des exceptions lorsque “nécessaire” pour sauver la vie de la mère en raison d’une nécessité physique. Cependant, les experts attestent que l’avortement n’est médicalement nécessaire en aucune circonstance, et de nombreux pro-vie et l’Église catholique soulignent qu’il s’agit toujours du meurtre délibéré et moralement inadmissible d’un être humain innocent.
Malgré les fausses déclarations des démocrates et des militants pro-avortement, aucun État n’interdit le traitement des fausses couches ou des grossesses extra-utérines, selon l’Institut Charlotte Lozier. Presque tous les États exemptent explicitement les femmes enceintes qui se font avorter des sanctions pénales.
L’Idaho est devenu le premier État à limiter les voyages inter-États pour l’avortement, avec une loi signée par le gouverneur Brad Little en avril 2023 qui interdit à quiconque d’emmener un mineur hors de l’État pour un avortement sans le consentement parental.
Ci-dessous en noir : les États ayant aboli l’avortement.

Rabastens (81) : une statue de la vierge Marie vandalisée
Une statue de la vierge Marie a été vandalisée début juillet à Rabastens (Tarn).
Des dispositions vont être prises pour restaurer la statue, “mais ça prend du temps” prévient le maire.
La mairie a déjà porté plainte en plus des constatations déjà effectuées par la police municipale.
31ème Université d’été de Renaissance catholique : quatre journées en chrétienté
Communiqué de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
« Crises et renouveaux dans l’Eglise ! » De motu proprio Traditionis custodes en synode des évêques sur la synodalité y a-t-il sujet plus actuel que celui-là pour tant de catholiques blessés, voire désespérés ou révoltés par le spectacle d’une Eglise qui semble chaque jour plus s’éloigner de ce qui a constitué son identité pendant des siècles ? L’assistance, numériquement en progression sensible par rapport à l’année précédente était au rendez-vous pour traiter ce sujet. Un public divers à la fois par les tranches d’âge représentées : enfants, jeunes, familles, plus anciens et par les « sensibilités ecclésiales » représentées : Fraternité Saint Pie X, ex Ecclesia Dei, paroisses diocésaines où se célèbre l’ordo de Paul VI. Tous fidèles rassemblés par le commun amour de l’Eglise et l’angor ecclesiae, angoisse de l’Eglise.
L’organisation matérielle, impeccable, avec une équipe largement renouvelée, bénéficia néanmoins de l’expérience de l’année précédente dans le même lieu : conférences dans une salle municipale climatisée, vaste piscine du château des Termelles, à proximité de Châtellerault, accessible pour les trente enfants de la garderie, présents grâce à un tarif spécial familles. Plusieurs conférences historiques sur la crise arienne ou la condamnation de l’Action française permirent de relativiser nos difficultés contemporaines alors que des motifs d’espérance nous étaient donnés analysant les réussites du concile de Trente ou le redressement de l’Eglise de France au XIXème siècle. Mais c’est évidemment à l’analyse de la situation actuelle que s’intéressèrent surtout les universitaires. Beaucoup confiaient ainsi en fin d’université : « Je comprends, enfin, les raisons profondes de ces changements qui m’apparaissaient comme des coups de folie. En fait il y a une logique dans tout cela ». Toutes les conférences apparurent marquées du triple sceau : foi, érudition, intelligence.
Nous firent ainsi l’honneur et l’amitié de leur présence et de leurs interventions : le père Danziec, l’abbé Barthe, l’abbé Raffray, l’abbé de Tanouärn, Côme de Prévigny, Guillaume Bergerot, Luc Perrin, Stéphane Blanchonnet, Roberto de Mattei, Philippe Maxence et Jean-Pierre Maugendre. Mgr Schneider répondit quant à lui en visio conférence aux questions des participants. Tous ces enregistrements seront disponibles sur le site de Renaissance catholique à la rentrée.
Une visite à l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault, une rencontre avec SOS Chrétiens d’Orient et une soirée animée par un groupe folklorique local complétèrent heureusement le cursus des conférences. Enfin chacun apprécia de pouvoir participer, chaque jour, à la célébration de la sainte messe dans l’église du village, mise à notre disposition par son curé.
En ces temps de destruction programmée des liens sociaux et d’épreuves pour l’Eglise ces quatre journées en chrétienté, toutes générations confondues, dans la paix et la bienveillance, l’étude et la prière furent une grande grâce pour tous les participants dont beaucoup nous rejoignaient pour la première fois.
Fin de vie : « l’exception devient toujours la règle ! »
Alors que l’Académie de Médecine vient de se prononcer en faveur d’un droit « à titre exceptionnel » à l’assistance au suicide, Le Syndicat de la Famille alerte sur le passage de l’exception à la généralisation en matière sociétale et médicale. Il appelle à respecter les fondements du soin sans céder aux sirènes de « l’exception », d’autant qu’avec les soins palliatifs, la médecine sait maintenant traiter la souffrance.
Il n’est pas possible de conserver dans la durée le caractère exceptionnel d’une pratique. En effet, accepter un dispositif, quel qu’en soit l’encadrement, c’est valider son principe. Dès lors, il devient de facto impossible de ne pas élargir son application au fil du temps. L’avis de l’Académie de médecine est donc à tout le moins empli d’une grande naïveté. Sans le vouloir, il donne des gages au projet de légaliser l’aide active à mourir confié par le Président de la République à Agnès Firmin Le Bodo. Pour rassurer l’opinion et les soignants, le gouvernement entend précisément mettre en avant le caractère « exceptionnel » des mesures. Mais comme l’histoire se répète, les garde-fous n’empêcheront pas de légitimer la pratique et de multiplier les cas d’« exception ». Le Syndicat de la Famille appelle les dirigeants et les élus à faire preuve de discernement et de courage. Cette alerte sera une nouvelle fois présentée par Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de La Famille, lors de son prochain rendez-vous avec Agnès Firmin Le Bodo, prévu le 20 juillet.
La longue liste des exceptions devenues ordinaires
En matière de bioéthique et sur les questions sociétales et médicales, de nombreuses pratiques aujourd’hui communément pratiquées ont vu le jour pas à pas et avec une promesse d’ « exception » qui n’a pas tenue longtemps. C’est le cas de la recherche sur les embryons. D’abord interdite, elle fut ensuite interdite sauf exceptions, puis les critères d’exception ont été élargis au fil du temps, jusqu’à finalement l’autoriser sur demande auprès de l’Agence de la biomédecine, puis sur simple déclaration. L’encadrement de l’assistance médicale à la procréation a suivi la même trajectoire. Elle a d’abord été autorisée pour des couples homme-femme souffrant d’une infertilité médicalement constatée, mariés, en âge de procréer et tous les deux vivants. La plupart de ces conditions ont sauté les unes après les autres et la PMA est aujourd’hui accessible sans diagnostic d’infertilité, à des personnes seules et des couples de même sexe, des associations militant désormais pour la PMA post-mortem et la PMA pour les personnes trans. Le changement de sexe à l’état civil en est aussi une illustration : interdit, puis autorisé sur certificat médical, il est devenu possible en 2016 sur attestation d’un membre de l’entourage ou d’une association, autrement dit quasiment sur simple déclaration.
De telles évolutions, dont le prétexte est systématiquement la liberté individuelle, entraînent des conséquences en chaîne pour les autres : ainsi, des hommes, devenues femmes à l’état civil, réclament et obtiennent d’être reconnus comme leur mère sur leur actes de naissance.
« Dire d’une pratique qu’elle est possible à titre exceptionnel, c’est en accepter le principe et l’ouvrir à son élargissement indéfini, ne serait-ce qu’au motif de l’égalité. Est-ce vraiment l’avis de l’Académie de médecine ou s’est-elle laissée piéger par la dialectique des militants de l’aide au suicide ? Ils avancent pourtant pas à pas en regardant toujours l’étape suivante : depuis 2015, la possibilité d’arrêter l’hydratation et l’alimentation, demain le suicide assisté « exceptionnel », puis la multiplication des exceptions – comme c’est le cas dans l’Oregon, Etat modèle de Madame Firmin Le Bodo, et l’euthanasie qui elle aussi sera d’abord exceptionnelle avant d’être élargie, y compris aux enfants, comme en Belgique.
Cet engrenage n’a rien d’inéluctable s’il est dénoncé dès l’origine. C’est tout l’enjeu des prochaines semaines et des prochains mois pour ne pas tomber dans une société dont les plus fragiles se sentiront indésirables et gênants » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille. « Parce que la fin de vie est encore la vie, la famille a un rôle irremplaçable pour la vivre le mieux possible ; pour accepter sa propre vulnérabilité ou celle de l’un de ses membres ; pour considérer et respecter la dignité de la personne, quel que soit son état. Refuge pour les plus fragiles et premier lieu de solidarité, la famille doit être prise en compte et entendue dans le cadre de ce débat majeur sur les plans humain et civilisationnel » poursuit-elle.
LGBT et woke : Julien Odoul (RN) dépose une proposition de loi pour protéger le sport féminin
Julien Odoul a déposé une proposition de loi, cosignée par un certain nombre de députés, visant à faire concourir les sportifs dans la catégorie correspondant
à leur sexe figurant sur leur acte de naissance.
Dans l’exposé des motifs, il explique :
Le 17 mai dernier, la ministre des Sports et des Jeux olympiques et Paralympiques, Amélie Oudéa‑Castéra, a annoncé la création d’un groupe d’experts pour « favoriser l’inclusion » des personnes transgenres dans le sport de haut niveau. Cette déclaration inquiétante sonne l’extinction prochaine de la présence des femmes dans les grandes compétitions sportives.
Depuis plusieurs années, principalement aux États‑Unis, les femmes sont victimes d’attaques idéologiques au sein de leurs fédérations sportives, avec un bouleversement sans précédent au niveau des résultats et des performances. La France est aujourd’hui, elle aussi, touchée par des revendications « wokes » émanant de minorités transidentitaires. L’un des exemples qui a marqué le monde du sport est le cas de l’athlète Lia Thomas né homme, étudiant à l’Université de Pennsylvanie, qui a démarré sa transition en mai 2019 avec un traitement hormonal. En septembre 2021, après avoir concouru chez les hommes, l’athlète transgenre a intégré l’équipe féminine de natation américaine et explose, logiquement mais injustement, tous les records. Comme pour beaucoup, sa transition avait été entamée après la puberté, favorisant les inégalités biologiques et anatomiques.
Ces injustices et ces aberrations se multiplient et font irruption dans les plus grandes compétitions sportives mondiales. Pour preuve, en août 2021, pour la première fois dans l’histoire des jeux Olympiques, une athlète transgenre néo‑zélandaise, Laurel Hubbard, a participé à la compétition en haltérophilie. Cela a notamment été rendu possible puisque depuis 2015, pour prétendre à une place aux Jeux Olympiques, les athlètes transgenres doivent répondre positivement à certains critères établis par l’instance. Ainsi, un athlète transgenre ou « hyperandrogène » (un excès d’hormones masculines chez une femme) doit remplir plusieurs conditions : se déclarer soi‑même comme étant une femme et ne pas avoir un niveau de testostérone dépassant 10 nanomoles par litre de sang sur une durée de douze mois précédant la première compétition. Aux États‑Unis, le phénomène a entrainé un rejet massif dans l’opinion publique. Selon un sondage Ipsos réalisé en juin 2022, 63 % d’entre eux s’opposent à la participation des femmes trans dans les équipes de sport féminines. Parallèlement, une vingtaine d’États américains ont d’ores et déjà interdit la participation des athlètes transgenres aux compétitions sportives.
Force est de constater que ces dérives sont arrivées en France. Certaines fédérations sportives refusent de se plier à la religion de la déconstruction et entament actuellement une résistance légitime pour protéger leurs athlètes féminines. En mars dernier, la Fédération internationale d’athlétisme a décidé de sortir les personnes transgenres de la catégorie féminine, qu’elle entend « protéger ». À la suite de cette décision, l’athlète transgenre français, Halba Diouf, s’est vu refuser les championnats régionaux et nationaux. Pur produit du wokisme et de la cancel culture, ce sportif se revendiquant lui‑même comme « femme trans, noire et musulmane » et ne pouvant concourir dans la catégorie féminine, avait dénoncé « l’exclusion des femmes trans dans le sport ».
À l’évidence, ces situations de plus en plus fréquentes font reculer les progrès réalisés en matière de sport féminin, et la multiplication des athlètes transgenres, nés biologiquement hommes, s’apparente à une nouvelle forme de dopage légal. En réalité, la société assiste à une véritable entreprise d’effacement, où sous couvert de défendre la diversité et l’égalité des droits, des hommes prennent la place et les médailles de championnes méritantes et talentueuses. Ce phénomène est un véritable pied‑de‑nez au combat féministe et vient anéantir toute chance pour les femmes de s’épanouir pleinement dans le sport et de remporter des compétitions nationales ou internationales.
Aimer le sport, c’est ne pas se plier à des revendications dangereuses et mettant un frein à des années de combats féministes pour l’émancipation des femmes dans le sport. À un an des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, la France a le devoir de préserver et réaffirmer ses valeurs sportives, mais surtout de soutenir ses athlètes féminines qui sont les premières victimes du wokisme dans les toilettes, les vestiaires, les douches et, évidemment, sur le terrain. En ce sens, cette proposition de loi vise à ce que les athlètes transgenres concourent dans les compétitions sportives correspondant à leur sexe biologique, une décision qui paraît simplement logique et sensée.
Tel est l’objet de la proposition de loi que nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter.
Ouest-France et BFMTV incitent à la discrimination à l’embauche
La ville de Lorient a embauché deux saisonniers pour venir garnir les rangs des postes d’agents de surveillance de la voie publique (ASVP), comprendre la police municipale. Parmi eux, un jeune homme adhérent au syndicat étudiant de droite la Cocarde et membre du bureau départemental du Morbihan de Reconquête, le parti d’Eric Zemmour. Cela émeut Ouest-France et BFMTV, qui s’empressent de faire de la délation.
Interpellé, le maire Fabrice Loher reconnaît un recrutement “sans avoir googlisé les candidats.”
“On le fera très certainement à l’avenir”.
Pour faire de la discrimination ?
Fabrice Loher indique avoir convoqué l’agent afin de mettre les choses au point.
“On lui a rappelé qu’il était astreint à un devoir de réserve. Et qu’il ne pouvait pas engager l’image de la Ville”.
“Je comprends le malaise que ça crée, mais si je mets fin à son contrat, alors je commence à me mêler des appartenances politiques des employés municipaux: c’est impossible”.
“Les individus issus d’Afrique et du Moyen-Orient agressent plus les femmes que les Français de culture française.”
L’horrible raciste qui a fait cette déclaration est une ancienne Femen. Interrogée dans Livre Noir, Marguerite Stern est revenue sur son évolution :
« Oui, proportionnellement, les individus issus de l’immigration d’Afrique et du Moyen-Orient, les populations en majorité musulmane, agressent plus les femmes que les Français de culture française. Je sais qu’on va me traiter de raciste, mais ce sont des faits ».
« J’ai un très gros problème avec la gauche ». « Je déplore que la gauche préfère, sous couvert d’antiracisme, vous traiter d’islamophobe ».
« Je ne supporte plus l’idéologie et le dogme qui servent à masquer la négation de la réalité. La réalité, à un moment, il faut l’accepter ».
Même si c’est difficile d’oser dire publiquement certaines choses, je vous invite à oser penser ce que vous pensez intimement ; à abolir l’auto-censure que vous vous infligez intérieurement ; à ne plus avoir peur des étiquettes.
« Il y a des images pédo-criminelles. Pas chez la majorité évidemment. Principalement chez les Drag Queens. »
Le chantage au racisme et à l’extrême-droite au détriment de la sécurité des femmes ça ne marche plus sur moi.
— Marguerite Stern (@Margueritestern) July 17, 2023
Entretien complet ici :
A compter du 17 juillet, les Français – célibataires sans enfant – travaillent (enfin) pour eux
C’est ce qui ressort de la quatorzième édition de l’étude sur la pression sociale et fiscale réelle du salarié moyen au sein de l’Union européenne, publiée par l’Institut économique Molinari.
Le think-tank part ainsi du salaire brut pour arriver au pouvoir d’achat réel duquel sont soustraits les cotisations salariales, l’impôt sur le revenu et la TVA sur les biens et services. « Cette étude permet de mesurer le coût réel des services publics et de la sécurité sociale pour un salarié moyen célibataire et sans enfant », estime l’Institut Molinari. Un simple calcul rapporté à l’année permet ensuite de déterminer le jour de l’année à partir duquel, le salarié célibataire sans enfant commence à travailler pour lui.
L’Institut estime notre fiscalité à 54,1 % et le jour de libération fiscale au 17 juillet. La France est en tête du classement des pays à la plus forte fiscalité, devant la Belgique (53,5 %) et l’Autriche (53,4 %). On trouve ensuite l’Allemagne et l’Italie, avec 50,9 % et 50,4 %. Dès le 9 mai, le salarié célibataire du Royaume-Uni travaille pour lui ; en Irlande, c’est le 5 mai et au Danemark, c’est le 30. Pour la moyenne des 27 pays de l’Union européenne, c’est le 10 juin.
Et il va être difficile pour nos dirigeants de se défendre en déclarant que la France a certes les impôts les plus conséquents, mais aussi les systèmes éducatif et de santé les plus performants. Tout le monde a constaté la carence criante de ces institutions étatisées. Cécile Philippe, présidente de l’Institut économique Molinari et co-auteur du rapport, souligne :
« Contrairement aux idées reçues, l’importance des charges sociales et des impôts en France n’est pas la marque de meilleurs services publics. Les retraites, qui absorbent 25% des dépenses publiques, sont plus coûteuses que dans les pays européens s’appuyant à la fois sur la répartition et la capitalisation collective (Pays-Bas, Suède…). La santé et l’assurance maladie, qui absorbe 20 % des dépenses publiques, souffre d’engorgements et d’un manque d’innovations. Nos dépenses d’éducation, qui absorbent 9 % des dépenses publiques, présentent un mauvais rapport qualité-prix. On constate une dégradation du positionnement français, en dépit d’un investissement collectif majeur ».
Marcel Proust et l’Action française
Tiré du numéro de juin du Bien commun :

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Nous ne pouvons obéir aux choses ambiguës
Mgr Schneider a été interrogé dans L’Homme Nouveau à propos de l’Instrumentum Laboris du prochain synode. Extraits :

[…]

Géopolitique de l’intelligence artificielle
Le numéro de juin de Monde & vie consacre un dossier à l’intelligence artificielle. En voici un article :

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Deux ans après Traditionis Custodes
De l’abbé Thierry Blot, ancien official à la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements (2001-2021), prêtre auxiliaire à la paroisse Notre-Dame de Bourg-en-Bresse (diocèse de Belley-Ars), dans L’Homme Nouveau :
Qui n’a pas souligné le chiffre record du pèlerinage de Chrétienté de Chartres 2023 ? 16 000 pèlerins, sans compter ceux qui n’ont pu s’inscrire faute de place : Quelle joie ! Deo gratias ! Ces pèlerins, en particulier les jeunes, sont très éloignés des clivages qui ont marqué les générations précédentes de catholiques.
Certes ils n’ignorent rien du passé ni du présent, et de leurs oppositions et déchirements, mais, par leur attitude empreinte d’adoration, de contemplation et d’humilité, ils transmettent un message d’unité et de paix, que résument bien ces deux mots extraits de l’introduction de la Préface de la messe : « Sursum corda ! », « Haut les cœurs ! », c’est-à-dire : « Élevons nos âmes vers Dieu ! »
Ou, si l’on préfère, sortons de l’impasse par le haut, selon cet « esprit de la liturgie » que le cardinal Robert Sarah décrit ainsi en trois points :
1. le Missel de saint Pie V, qui n’a jamais été abrogé et ne saurait l’être, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s’offre au Père pour le Salut du monde.
2. La liturgie est une œuvre de communion entre Dieu et son peuple. C’est aussi un lieu d’évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l’homme avec son Créateur et des hommes entre eux autour de la Croix du Christ Seigneur ressuscité, le Rédempteur de l’humanité.
3. La liturgie tridentine est indispensable, car elle permet de mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d’une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II, et donc une application correcte de la constitution sur la liturgie Sacrosanctum Concilium.
Mais, me direz-vous, comment faire ? Voici deux pistes concrètes provenant des deux bouts du « spectre » liturgique, qui répondent à cette nécessité de la « sortie par le haut » afin d’établir ou de consolider l’unité et la paix.
Tout d’abord, citons ces extraits des excellents messages du président de Notre-Dame de Chrétienté, Jean de Tauriers, en 2022 :
« Nous supplions le Saint-Père de regarder la vie quotidienne des catholiques. Nous ne sommes pas des théologiens subtils, de grands exégètes des intentions cachées de Vatican II ni des liturgistes raffinés. Nous sommes de simples familles catholiques voulant rester catholiques dans un monde qui ne l’est plus », et en 2023 : « Nous ne “normaliserons” pas demain notre pèlerinage. Nous resterons fidèles à ce que nous sommes, un pèlerinage traditionnel de Chrétienté, une œuvre de fidélité et de résistance dans une Église plongée dans une crise qui est d’abord doctrinale, qu’elle doit admettre et regarder en face. Nous savons que la réforme de l’Église commence par notre conversion personnelle et nous y travaillons avec la grâce de Dieu sur les routes de Chartres par nos prières et tous nos efforts. »
Je formule donc ce double vœu : en plus du pèlerinage annuel à Chartres, la mise en œuvre d’initiatives locales pour que des pèlerinages de Chrétienté se multiplient dans divers sanctuaires de notre pays, et, comme cela a été annoncé, l’instauration de pèlerinages de Chrétienté à l’étranger.
Et puis voici un livre tant attendu et de grande qualité : il est publié par un prêtre de la Communauté de l’Emmanuel, l’abbé Jean-Baptiste Nadler, qu’on ne remerciera jamais assez : L’Esprit de la messe de Paul VI : pour un authentique renouveau liturgique.
Pour l’auteur, aucun renouveau ne sera possible sans une réception de la liturgie comme un « patrimoine à habiter » et comme une « école d’humilité se vivant la tête au Ciel et les pieds sur terre » (2).
Comme l’affirme l’éditeur dans sa présentation de l’ouvrage :
« le père Nadler met en lumière l’esprit du Missel de Paul VI dans une triple perspective : restauration liturgique, formation à celle-ci de tout le peuple chrétien et meilleure célébration de la messe. C’est aussi, et ce n’est pas le moindre des objectifs, la volonté apaisée et affirmée de dépasser l’opposition entre les deux formes de célébration de la messe, moins de deux ans après le motu proprio Traditionis Custodes du pape François ».
L’auteur présente des propositions concrètes qui permettraient de mettre en œuvre une application fidèle de la constitution sur la liturgie du concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium : la solennité indispensable qui s’attache à la messe, l’offertoire, la position du prêtre à l’autel, la place du chant grégorien, la communion… L’auteur replace ces mesures, à mon avis excellentes, indispensables et même incontournables, dans toute leur profondeur et toute leur perspective liturgiques et sacrées.
Ce 16 juillet 2023, à l’occasion des deux ans de Traditionis Custodes, confions à Notre-Dame du Mont-Carmel cette œuvre indispensable d’unité et de paix pour répondre en toute vérité à l’invitation du prêtre, dans les deux Missels de saint Pie V et de saint Paul VI : « Sursum corda » – « Habemus ad Dominum » : « Nous le tournons vers le Seigneur ».
« Dérogation exceptionnelle » : un nouveau pied dans la porte
Après avoir assimilé la nutrition à un soin et avoir introduit la sédation terminale, voilà un autre coin proposé cette fois par l’Académie de médecine, dans le cadre du projet de loi sur la fin de vie annoncé pour la fin de l’été 2023.
Dans un avis adopté le 27 juin par 60 voix pour, 24 voix contre et 10 abstentions, et rendu public ce 17 juillet, l’Académie tente d’unir l’inconciliable en excluant d’un côté le recours à l’euthanasie, mais en se prononçant de l’autre pour une reconnaissance de l’assistance au suicide sous « conditions impératives ». Sic.
L’Académie l’envisage ainsi une « dérogation exceptionnelle » pour « les très rares personnes dans l’incapacité de pratiquer elles-mêmes l’acte suicidaire ». La décision pourrait alors revenir
« soit à une juridiction collégiale, soit à un magistrat spécialisé afin de ne pas la faire porter aux seuls professionnels de santé, en dissociant ceux qui soignent de ceux qui décideraient l’euthanasie ».
L’expérience montre que les dérogations exceptionnelles sont faites pour devenir la norme. C’est la stratégie maçonnique des petits pas pour faire accepter la culture de mort. L’Académie liste un certain nombre de conditions (évaluation collégiale, exclusion des maladies psychiatriques, exclusion des mineurs, accès aux soins palliatifs, clause de conscience pour les soignants) dont on sait qu’elles finiront pas être emplafonnées puis abrogées.
La place du patriarche des chaldéens est à Bagdad
À la demande des milices armées pro- iraniennes, le président irakien a annulé le décret de 2013 qui reconnaissait le cardinal Louis Raphaël Sako comme patriarche de l’Église catholique chaldéenne. Les fidèles, qui ont manifesté hier, dénoncent une manœuvre visant à contrôler les chrétiens. Cette annulation lui retire le droit de représenter ses fidèles et de gérer les biens de l’Eglise. Elle lui faire perdre son immunité de chef religieux. Les chrétiens d’Irak sont à nouveau condamnés à la persécution et l’exode. Le patriarche demande au président de revenir sur sa décision avant l’exacerbation de la situation.
Communiqué de L’Oeuvre d’Orient :
L’Œuvre d’Orient s’inquiète au sujet de la remise en cause par le Président de la République irakienne du statut de patriarche de Sa Béatitude Eminentissime Louis Raphaël Sako. Cette révocation institutionnelle retire, entre autres choses, la responsabilité du patriarche chaldéen sur tous les biens chrétiens. En réaction à cette annonce le Patriarche a décidé de partir dans un monastère, dans la Région autonome du Kurdistan irakien.
Il ne peut s’agir que d’un malentendu. Cette révocation institutionnelle nuit à l’Irak tout entier et à son image d’ouverture, éclairée par l’accueil du Pape François, il y a deux ans. Neuf ans après l’invasion de DAECH, les chrétiens d’Irak sont menacés par des jeux politiques internes.
Le combat du cardinal Sako est pourtant depuis longtemps un combat au service de toutes les composantes de la société irakienne : les sunnites, chiites, yezidis, et chrétiens. Durant ces dernières années, en particulier après la reprise et la libération de la ville de Mossoul, il a su tenir des paroles de paix et inviter l’Irak à offrir une citoyenneté égale à tous. C’est là que se trouve, à ses yeux, le fondement d’une paix durable.
Dans cet esprit, la présence du patriarcat chaldéen dans la capitale de l’Irak, à Bagdad, est de la plus haute importance. L’Œuvre d’Orient espère un retour aux dispositions du système constitutionnel irakien dans ce sens et invite à revenir sur cette révocation institutionnelle.
Opacité inquiétante des travaux de la HAS sur les patients “transgenres” : JPE saisit le tribunal administratif
En 2021, le Ministère des Solidarités et de la santé a confié à la Haute Autorité de Santé (HAS) la tâche d’élaborer des recommandations de bonne pratiques professionnelles concernant l’organisation des parcours de transition médicale pour la prise en charge des personnes « transgenres », dès l’âge de 16 ans.
L’association Juristes pour l’enfance (JPE) a demandé à la HAS de participer aux travaux du groupe de travail en ce qui concerne les personnes mineures, compte tenu de son expertise sur ce sujet. La Haute Autorité de Santé n’a pas répondu.
Les travaux ont débuté en 2023 et l’association JPE a alors demandé à la HAS de communiquer la composition des membres du groupe de travail avec leur nom et qualité, ainsi que les comptes-rendus des travaux.
Faute de réponse, l’association JPE a été contrainte de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) le 06 juin 2023.
Le 26 juin 2023, la HAS a indiqué à la CADA qu’elle refusait de communiquer les informations demandées :
- Elle soutient que la composition du groupe de travail ne sera rendue publique qu’au moment de la publication des recommandations, invoquant un prétendu souci d’éviter les pressions éventuelles sur les membres du groupe de travail.
- Elle refuse la transmission de tout compte-rendu des réunions du groupe de travail, alléguant notamment que ces réunions ne donnent pas lieu à la rédaction d’un compte-rendu dédié.
Juristes pour l’enfance ne peut accepter que le groupe de travail destiné à élaborer des règles de bonnes pratiques applicables à tous les patients, y compris des patients mineurs, mène ses travaux dans une telle opacité.
L’association exerce donc un recours devant le tribunal administratif de Montreuil pour dénoncer l’illégalité de ces refus de transparence opposés par la HAS.
En effet, le guide méthodologique qui s’impose au groupe de travail mentionne expressément (p. 4) que les travaux exigent « la transparence, avec mise à disposition :
- de l’analyse critique de la littérature;
- des points essentiels des débats et des décisions prises par les membres du groupe de travail;
- des cotations et commentaires des membres du groupe de lecture;
- de la liste de l’ensemble des participants aux différents groupes. »
Juristes pour l’enfance saisit donc le tribunal administratif afin qu’il soit enjoint à la HAS de transmettre l’ensemble des éléments énumérés ci-dessus.
Par ailleurs, JPE demande à la HAS de mettre fin aux travaux du groupe de travail et de retenir une méthodologie adéquate pour de nouveaux travaux. En effet, la note de cadrage préalable aux débuts des travaux a écarté la méthode « Recommandations par consensus formalisé » qui aurait pourtant dû être retenue compte-tenu de l’absence ou l’insuffisance de littérature de fort niveau preuve répondant spécifiquement aux questions posées et des controverses existantes en particulier pour la prise en charge des mineurs (Guide méthodologique p. 4).
Juristes pour l’enfance demande donc :
- qu’il soit mis un terme aux travaux mis en œuvre dans le cadre de l’actuelle note de cadrage,
- et que de nouveaux groupes soient constitués selon les préconisations de la méthode Recommandations par consensus formalisé.
Préserver l’identité nationale par la culture
L’auteur franco-tchèque Milan Kundera est mort à l’âge de 94 ans. RIP. De Johan Rivalland sur Contrepoints :
Trop longtemps le drame de l’Europe centrale a été celui de petites nations mal assurées de leur existence historique et politique. Tandis que, après 1945, l’Occident ne la voyait plus que comme une partie de l’Union soviétique.
C’est dans ce contexte que le grand écrivain Milan Kundera, pourtant connu pour sa relative discrétion, a mené un illustre discours au congrès des écrivains tchécoslovaques en 1967 à la veille du Printemps de Prague, puis écrit un plaidoyer dans la revue Le Débat en 1983, qui a fait parler de lui et sonné l’éveil de beaucoup de consciences. Ce sont ces deux textes qui sont repris dans ce petit volume paru chez Gallimard. […]
Le premier texte qui le compose est le discours de 1967 au congrès des écrivains tchécoslovaques.
Il y évoque la non-évidence de l’existence de la nation tchèque, qui est l’un de ses attributs majeurs. Malgré une résurrection de la langue tchèque, alors presque oubliée, grâce à une poignée d’écrivains au début du XIXe siècle, la question du rattachement à une plus grande nation, l’Allemagne, s’est posée. Mais d’autres grands écrivains ont permis par la suite de consolider cette culture, puis de la renforcer et la faire grandir. Jusqu’à ce que l’Occupation durant la Seconde Guerre mondiale, puis le stalinisme, brisent le fragile édifice.
Il n’a tenu une nouvelle fois qu’à une nouvelle poignée d’écrivains et cinéastes de renouer avec cette identité tchèque. Et c’est ce qui constitue le centre de l’intervention de Kundera à travers son discours ce jour-là : préserver l’identité nationale par la culture, la création, les échanges culturels internationaux.
« Il est crucial que toute la société tchèque prenne pleinement conscience du rôle essentiel qu’occupent sa culture et sa littérature […] L’Antiquité gréco-romaine et la chrétienté, ces deux sources fondamentales de l’esprit européen, qui provoquent la tension de ses propres expansions, ont presque disparu de la conscience d’un jeune intellectuel tchèque ; il s’agit là d’une perte irremplaçable. Or, il existe une solide continuité dans la pensée européenne qui a survécu à toutes les révolutions de l’esprit, pensée ayant bâti son vocabulaire, sa terminologie, ses allégories, ses mythes ainsi que ses causes à défendre sans la maîtrise desquels les intellectuels européens ne peuvent pas s’entendre entre eux. »
Il s’érige en outre contre l’esprit de vandalisme qui caractérise ceux qui entendent censurer ou interdire des œuvres qui leur paraissent inconvenantes.
« Toute répression d’une opinion, y compris la répression brutale d’opinions fausses, va au fond contre la vérité, cette vérité qu’on ne trouve qu’en confrontant des opinions libres et égales. Toute interférence dans les libertés de pensée et d’expression – quelles que soient la méthode et l’appellation de cette censure – est au XXe siècle un scandale, ainsi qu’un lourd fardeau pour notre littérature en pleine effervescence. Une chose est incontestable : si aujourd’hui nos arts prospèrent, c’est grâce aux avancées de la liberté de l’esprit. Le sort de la littérature tchèque dépend à présent étroitement de l’étendue de cette liberté. »
Il ajoute alors que, bien que cela paraisse paradoxal, l’amère expérience du stalinisme s’est avérée être un atout. Car, bien souvent, les tourments se transforment en richesse créatrice. Et c’est ce qui s’est passé, y compris à travers son œuvre à laquelle je faisais référence plus haut dans mon expérience personnelle. Une douloureuse expérience qui s’est transformée en « un affranchissement libérateur des vieilles frontières », qui a apporté du sens et de la maturité à la culture tchèque. Une chance dont il convient d’être conscient, en appelle-t-il à ses confrères, si l’on ne veut pas la laisser passer et la gâcher. Car il en va de la survie de ce peuple.
Un Occident kidnappé ou la tragédie de l’Europe centrale
Le second texte est paru en 1983 dans la revue Le Débat.
Traduit dans plusieurs langues, il a connu un certain retentissement à l’époque. Milan Kundera y évoque les soulèvements pour la liberté de Budapest et de Varsovie en 1956, puis de Prague et de nouveau Varsovie en 1968. Qui, dans la logique de son discours de 1967, inscrit la force de l’identité culturelle comme marqueur essentiel de la révolte des peuples.
« L’identité d’un peuple ou d’une civilisation se reflète et se résume dans l’ensemble des créations spirituelles qu’on appelle d’habitude « culture ». Si cette identité est mortellement menacée, la vie culturelle s’intensifie, s’exacerbe, et la culture devient la valeur vivante autour de laquelle tout le peuple se regroupe. C’est pourquoi, dans toutes les révoltes centre-européennes, la mémoire culturelle ainsi que la création contemporaine ont joué un rôle aussi grand et aussi décisif que nulle part et jamais dans aucune révolte populaire européenne.
Des écrivains, regroupés dans un cercle qui portait le nom du poète romantique Petöfi, déclenchèrent en Hongrie une grande réflexion critique et préparèrent ainsi l’explosion de 1956. Ce sont le théâtre, le film, la littérature, la philosophie qui travaillèrent pendant des années à l’émancipation libertaire du Printemps de Prague. Ce fut l’interdiction d’un spectacle de Mickiewicz, le plus grand poète romantique polonais, qui déclencha la fameuse révolte des étudiants polonais en 1968. Ce mariage heureux de la culture et de la vie, de la création et du peuple marqua les révoltes centre-européennes d’une inimitable beauté, dont nous, qui les avons vécues, resterons envoûtés à jamais. »
En réponse aux réactions des intellectuels français ou allemands, plutôt sceptiques ou suspicieux à l’époque, Kundera fait remarquer ceci :
« C’est bizarre, mais pour certains la culture et le peuple sont deux notions incompatibles. L’idée de culture se confond à leurs yeux avec l’image d’une élite des privilégiés. C’est pourquoi ils ont accueilli le mouvement de Solidarité avec beaucoup plus de sympathie que les révoltes précédentes. Or, quoi qu’on en dise, le mouvement de Solidarité ne se distingue pas dans son essence de ces dernières, il n’est que leur apogée : l’Union la plus parfaite (la plus parfaitement organisée) du peuple et de la tradition culturelle persécutée, négligée ou brimée, du pays. »
S’inscrivant toujours dans une perspective historique, Kundera analyse ensuite les effets de la russification et de l’asservissement à la Russie pendant deux siècles sur des peuples comme la Pologne, et qui ont créé du ressentiment.
Les ambitions impériales de la Russie représentaient alors un danger pour les peuples d’Europe centrale, contre lesquels l’Empire Habsbourg fut en quelque sorte un rempart.
Pendant longtemps, écrit-il, les nations d’Europe centrale rêvaient d’une alliance à l’Ouest-Européenne, faite du respect des diversités. À rebours du rêve russe d’uniformité.
« En effet, rien ne pouvait être plus étranger à l’Europe centrale et à sa passion de diversité que la Russie, uniforme, uniformisante, centralisatrice, qui transformait avec une détermination redoutable toutes les nations de son empire (Ukrainiens, Biélorusses, Arméniens, Lettons, Lituaniens, etc.) en un seul peuple russe (ou, comme on préfère dire aujourd’hui, à l’époque de la mystification généralisée du vocabulaire, en un seul peuple soviétique). »
Sans renier l’existence d’une identité culturelle commune, à travers en particulier les grands écrivains et les opéras russes, contrecarrés cependant par les « vieilles obsessions antioccidentales de la Russie », ranimées par le communisme.
« Je veux souligner encore une fois ceci : c’est à la frontière orientale de l’Occident que, mieux qu’ailleurs, on perçoit la Russie comme un anti-Occident ; elle apparaît non seulement comme une des puissances européennes parmi d’autres, mais comme une civilisation particulière, comme une autre civilisation. »
Dans cet écrit de 1983, Milan Kundera interroge surtout les causes de la tragédie qui a conduit Polonais, Tchèques, ou encore Hongrois, à disparaître de « la carte de l’Occident ».
C’est avant tout leur histoire mouvementée qui est au centre de cet état de fait.
Coincées d’un côté par les Allemands, de l’autre par les Russes, ces nations à tradition d’État moins forte que les grands peuples européens, ont eu du mal à assurer leur survie et celle de leur langue. L’échec de l’Empire autrichien fut, en définitive, aussi le leur, dont profitèrent Hitler, puis Staline. Mais c’est aussi, écrit Kundera, les lieux communs autour de la soi-disant « âme slave » qui a nui à ces nations et servi les intérêts russes. Des nations caractérisées, non pas par des frontières politiques, en raison des multiples invasions, conquêtes ou occupations, mais par des frontières imaginaires, issues de « grandes situations communes », et toujours changeantes « à l’intérieur desquelles subsistent la même mémoire, la même expérience, la même communauté de tradition ». Et pour lesquelles, ajoute-t-il, le génie juif a constitué en outre le véritable ciment intellectuel, par son caractère profondément cosmopolite et intégrateur, mais aussi en raison de son destin particulier à travers l’histoire, parfaitement symbolique de cette existence en permanence sujette à caution.
« L’Europe centrale en tant que foyer de petites nations a sa propre vision du monde, Vision basée sur la méfiance profonde à l’égard de l’Histoire. L’Histoire, cette déesse de Hegel et de Marx, cette incarnation de la Raison qui nous juge et qui nous arbitre, c’est l’Histoire des vainqueurs. Or, les peuples centre-européens ne sont pas vainqueurs. Ils sont inséparables de l’Histoire européenne, ils ne pourraient exister sans elle, mais ils ne représentent que l’envers de cette Histoire, ses victimes et ses outsiders. C’est dans cette expérience historique désenchantée qu’est la source de l’originalité de leur culture, de leur sagesse, de leur « esprit de non-sérieux » qui se moque de la grandeur et de la gloire.
[…]
Voilà pourquoi dans cette région de petites nations « qui n’ont pas encore péri », la vulnérabilité de l’Europe, de toute l’Europe, fut visible plus clairement et plus tôt qu’ailleurs. En effet, dans notre monde moderne, où le pouvoir a tendance à se concentrer de plus en plus entre les mains de quelques grands, toutes les nations européennes risquent de devenir bientôt petites nations et subir leur sort. »
La disparition du foyer culturel centre-européen, qui est passée inaperçue aux yeux de l’Europe – sujet essentiel au centre de la préoccupation de Kundera dans cet article – aurait donc pour origine le fait que l’Europe ne ressent plus son identité comme une unité culturelle. De même qu’auparavant la religion avait cessé d’être ce ciment commun.
Mais pour laisser place à quelle forme d’unité, s’interroge le grand écrivain tchèque ?
« Quel est le domaine où se réaliseront des valeurs suprêmes susceptibles d’unir l’Europe ? Les exploits techniques ? Le marché ? Les médias ? (le grand poète sera-t-il remplacé par le grand journaliste ?) Ou bien la politique ? Mais laquelle ? Celle de droite ou celle de gauche ? Existe-t-il encore, au-dessus de ce manichéisme aussi bête qu’insurmontable, un idéal commun perceptible ? Est-ce le principe de la tolérance, le respect de la croyance et de la pensée d’autrui ? Mais cette tolérance, si elle ne protège plus aucune création riche et aucune pensée forte, ne devient-elle pas vide et inutile ?
Ou bien peut-on comprendre la démission de la culture comme une sorte de délivrance, à laquelle il faut s’abandonner dans l’euphorie ? Ou bien le Deus absconditus reviendra-t-il pour occuper la place libérée et pour se rendre visible ? Je ne sais pas, je n’en sais rien. Je crois seulement savoir que la culture a cédé sa place. »
Le grand remplacement n’existe pas, mais Le Monde propose un outil qui permet de le vérifier
En tapant des prénoms, on peut voir l’évolution de leur popularité dans le temps. A tester ici (pendant que c’est disponible, et avant que Le Monde débranche l’outil) :
Exemple avec “Paul” et “Mohammed” :
- en 1950, il y avait 90 naissances avec le prénom “Mohammed”.
- 70 ans plus tard, en 2020, il y avait 2 311 “Mohammed” (et encore cette recherche ne comprend pas toutes les orthographes s’y rapprochant).
Soit 25 fois plus.
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