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Deux conceptions radicalement différentes du catholicisme qui sont aujourd’hui face à face

De Laurent Dandrieu dans Valeurs Actuelles, à propos de la nouvelle nomination de cardinaux :

Il faut reconnaître au pape François une inlassable capacité à surprendre. Alors que le quorum de cardinaux nécessaire à l’élection d’un nouveau pape, fixé à 120, était déjà atteint après la dernière “fournée” d’août 2022, l’annonce, ce 9 juillet, de la création de 21 nouveaux cardinaux – dont 17 de moins de 80 ans, donc électeurs en cas de conclave – porte le nombre de ceux-ci à 137, dont plus de 70 % auront été choisis par le pape François.

S’il y a des exceptions (Mgr Bustillo, évêque d’Ajaccio, franciscain que tout le monde s’accorde à décrire comme “classique”, en fait partie), François déroge très largement à la tradition non écrite selon laquelle le pape crée des cardinaux de toutes sensibilités pour choisir au contraire des hommes qui lui ressemblent. Dans certaines démocraties, on appelle cela “bourrer les urnes”. Dans l’esprit du pape François, cela revient à rendre les évolutions qui auront marqué son pontificat “irréversibles”.

Parmi ces nominations, deux au moins interrogent. L’une est celle d’Américo Aguiar. Âgé de seulement 49 ans, l’évêque auxiliaire de Lisbonne est responsable des JMJ qui s’y tiendront au mois d’août. Quelques jours avant d’être créé cardinal, il a déclaré que ce rassemblement n’avait pas vocation à « convertir à tout prix les jeunes au Christ, à l’Église catholique ou à quoi que ce soit d’autre », mais qu’il devait « transmettre le goût et la joie de connaître ce qui est différent ».

Qu’est-ce qu’une Église qui ne cherche pas à convertir au Christ mais à ouvrir à la différence, sinon une ONG de plus ? En des temps pas si lointains, une telle déclaration lui aurait valu un rappel à l’ordre. Aujourd’hui, ce pape qui n’a jamais de mots assez durs contre le “prosélytisme” le crée cardinal. Plus attendu, le choix de Mgr Víctor Manuel Fernández paraît logique puisque l’archevêque de La Plata avait été nommé quelques jours plus tôt préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, l’un des postes les plus importants du gouvernement de l’Église. Mais la montée en puissance de ce proche de François, l’un de ses principaux conseillers et sa principale plume, n’en suscite pas moins la polémique, en raison des positions théologiques très modernistes de ce prélat.

​L’un de ses prédécesseurs, le cardinal Gerhard Müller, n’a pas hésité à le qualifier de « théologien du dimanche » et certaines de ses prises de position d’« hérétiques ». Affirmant que « la compréhension de la doctrine catholique a changé et continuera de changer » (ce qui est un bon alibi pour lui faire dire ce que l’on veut), le nouveau préfet s’est vu confier par François la feuille de route suivante : ne plus condamner d’« éventuelles erreurs doctrinales » (attitude que le pape a attribuée à des temps révolus), mais favoriser la « recherche théologique ».

​Une Église en révolution permanente, où la doctrine est censée s’adapter à tout moment aux impératifs de la pastorale et qui préfère la différence à la conversion, ou bien une Église dont « l’enseignement n’est pas un programme à améliorer et à mettre à jour par les hommes, mais le témoignage fidèle et complet de la révélation eschatologique de Dieu en son Fils incarné » : ce sont bien deux conceptions radicalement différentes du catholicisme qui sont aujourd’hui face à face.

Les embryons humains ont-ils droit à la même protection que ceux d’animaux?

Communiqué de la Fondation Lejeune:

A l’étranger les chercheurs font la course à l’embryoïde et signent une fuite en avant dans l’utilisation des cellules souches embryonnaires humaines. En France, les juridictions administratives françaises viennent de donner raison à la Fondation Jérôme Lejeune en annulant une autorisation de recherche sur l’embryon humain délivrée par l’Agence de la Biomédecine (ABM).

Le non respect des conditions légales par l’ABM

Il aura fallu 8 ans pour que les juridictions administratives tranchent : l’ABM n’aurait pas dû autoriser un protocole de recherche sur l’embryon humain dès lors que les chercheurs pouvaient, en l’espèce, travailler sur des embryons de souris**.

La portée de cette décision est double :

– elle prouve, une fois encore, que l’ABM ne remplit pas son rôle de régulateurmais s’accommode facilement de la recherche sur l’embryon humain.

elle rappelle la hiérarchie éthique et légale du statut de l’embryon humain sur celui de l’embryon animal mise de côté par bon nombre de nos contemporains.

Cette décision montre aussi que la Fondation Lejeune est le seul contrepouvoir capable de susciter le contrôle de la légalité des décisions de l’ABM.

La Fondation appelle donc l’Etat à prendre ses responsabilités dans ce disfonctionnement de l’ABM.

La fuite en avant vers les embryoïdes

La France n’est pas la seule à abandonner la protection de l’embryon humain. L’actualité sur les embryoïdes le montre. Perçus comme une prouesse scientifique qui permet de reproduire le fonctionnement et le développement d’un embryon, ils sont faussement présentés comme une alternative à la recherche sur l’embryon humain.

Cette présentation est trompeuse. Ces copies d’embryons humains :

sont créés à partir de cellules souches embryonnaires humaines, qui nécessitent pour les obtenir de détruire l’embryon humain.

– ont une telle ressemblance avec l’embryon humain issu d’une fécondation, qu’on peut ne pas les distinguer. Le principe de précaution s’impose.

– s’avèrent un moyen détourné de création d’embryons humains pour la recherche. Un interdit majeur, français et international, qui constitue la dernière digue contre l’utilisation délibérée de l’être humain.

La Fondation Lejeune, en tant que lanceur d’alerte, appelle à retrouver une conscience bioéthique ferme. Les générations futures nous demanderont de rendre des comptes sur l’absence de protection de notre propre espèce.

**Brève explication du dossier :

Le 17 juillet 2015, l’Agence de la biomédecine avait autorisé, pour un an, un protocole de recherche, « ayant pour finalité l’étude de l’expression du CD146 chez l’embryon humain ». Une molécule qui, selon l’équipe de chercheurs, pourrait avoir une action délétère sur l’implantation de l’embryon dans le cadre d’une fécondation in vitro. Mais la Fondation Lejeune avait perçu les manquements de cette autorisation et soumis sa légalité au juge administratif.

Après « renvoi après cassation » et « non admission » du dernier pourvoi de l’ABM, les juridictions administratives confirment que l’absence d’alternative à l’embryon humain n’était pas établie¹ : « il n’apparaît pas […] que l’étendue du recours à l’embryon ait été limitée autant qu’il demeurait scientifiquement pertinent de le faire »².

 ___________

¹  Non-respect du 3° du I de l’article L2151-5 Code de la santé publique.

²  Considérant 7 Cour administrative d’appel de Versailles, arrêt du 6 décembre 2022 n°20VE03407

L’inquiétude face au synode qui vient

L’Instrumentum Laboris du prochain Synode sur la synodalité fait couler beaucoup d’encre. Parmi les participants on compte 11 Français :

4 évêques élus :

  • Mgr Alexandre JOLY, évêque de Troyes
  • Mgr Jean-Marc EYCHENNE, évêque de Grenoble-Vienne
  • Mgr Matthieu ROUGÉ, évêque de Nanterre
  • Mgr Benoît BERTRAND, évêque de Mende

Le cardinal Jean-Marc AVELINE, archevêque Marseille, nommé directement par le pape.

Des invités spéciaux :

  • Frère Alois, prieur de la Communauté de Taizé
  • RP Hervé LEGRAND, O.P., théologien

Et des experts :

  • Mgr Philippe BORDEYNE, président de l’Institut pontifical de théologie Jean-Paul II pour les Sciences du mariage et de la famille
  • RP Hyacinthe DESTIVELLE, O.P. , Directeur de l’Institut d’études œcuméniques de l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin (Angelicum)
  • RM Yvonne REUNGOAT, Salésienne de Don Bosco, membre du Dicastère pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique et membre du Dicastère pour l’évêque
  • RP Christoph THEOBALD, Jésuite, théologien

Dans Famille chrétienne, le père Luc de Bellescize publie une lettre ouverte invitant les nouveaux cardinaux à affermir les chrétiens et les prêtres restés fidèles à l’Eglise, preuve de l’angoisse qui tiraille le peuple de Dieu, suite aux extravagances qui entourent ce synode :

J’imagine votre sentiment quand vous avez été appelé à cet honneur et à cette noble mission. On n’entre pas dans l’Église pour faire carrière, ni pour gagner de l’argent, ni pour la gloire qui vient des hommes. Il est prestigieux pourtant d’être cardinal. Les gardes suisses vous saluent avec le respect dû à votre rang. Ils lèvent bien haut leur hallebarde, le regard fixe, quand vous passez dans un froissement de soutane rouge à la ceinture moirée. Rouge comme le sang des martyrs. Rouge comme l’amour qui ne passera jamais. Vous êtes spontanément invité, écouté, flatté. Pas toujours pour ce que vous êtes, plus souvent pour ce que vous représentez. Vous êtes aussi persécuté pour une part, à la mesure de votre fidélité au Christ. S’il vous arrive d’être ridiculisé par les hommes, si le monde vous « prend en haine » (Jn 15, 18) comme nous l’a annoncé notre Maître, vous voyez rapidement qui sont vos amis véritables. Vous garderez toujours le soutien des petits et des humbles, qui ont un sens très sûr pour suivre les témoins de la foi.

Une Eglise « anémiée et flottante »

Vous connaissez la joie de servir. Je pense que vous connaissez aussi la part des peines, le souci de toutes les Églises (2 Co 11, 28), la charge de votre responsabilité et surtout celle d’élire le successeur de Pierre, avec la gravité de voter en conscience et dans une intense prière pour choisir celui dont la mission est d’affermir le peuple de Dieu et de veiller à son unité. L’impression diffuse d’être incapable d’honorer la charge vous guette sans doute, comme elle tourmente les prophètes et les saints, ceux qui sont revenus des illusions que nous façonnons sur nous-mêmes.

Je voudrais vous confier que cette année, lors des ordinations sacerdotales, j’ai éprouvé en imposant les mains aux jeunes prêtres dans la longue procession un sentiment de joie mêlée d’effroi tant l’Église me semble anémiée et flottante comme une adolescente narcissique qui se palpe le nombril et s’épuise à se définir et se redéfinir sans cesse, sans savoir où elle va car elle a trop oublié d’où elle vient.

Jamais je n’ai regretté d’être prêtre et je suis sûr que vous pourriez en dire autant. Mais il est sain et légitime, vu que l’Église n’est pas une dictature – pas plus qu’elle n’est une démocratie – de vous dire mon inquiétude diffuse, celle de beaucoup de mes frères prêtres et de fidèles engagés concernant le chemin qui se dessine dans l’instrumentum laboris du synode sur la synodalité. Ce document de travail me semble considérablement éloigné des préoccupations de la jeunesse, faible en nombre mais fervente, qui anime nos paroisses et n’y a d’ailleurs que très peu participé. Il me semble aussi très loin des attentes des communautés d’origine étrangères, comme les africains ou les antillais, qui font vivre nos sanctuaires avec leur piété fervente, joyeuse et populaire.

Nous sommes sur le terrain et nous « sentons l’odeur des brebis »

Comme prêtres, nous avons donné toute notre vie pour professer et annoncer la foi reçue des apôtres, fondée sur une saine anthropologie, avec délicatesse et intelligence pastorale. Nous n’avons sans doute pas toujours été parfaits, ni su répondre à toutes les demandes, mais nous sommes sur le terrain et nous « sentons l’odeur des brebis » comme le demandait le pape François. Nous n’avons pas donné notre vie pour autre chose que l’intégralité de la foi catholique en Jésus-Christ, qui seul a les paroles de la Vie éternelle. Nous ne rêvons pas d’une « autre Église » que celle que nous servons, avec sa beauté immuable qui vient de Dieu et son clair-obscur qui vient des hommes. Avec sa tradition vivante qui scrute avec bienveillance et vigilance les changements du monde, mais qui ne peut trahir ni l’ordre divin inscrit dans la Création, ni l’obéissance à la Révélation, ni la structure de l’Église telle que le Christ en a posé les pierres de fondation.

Je pense que vous avez été surpris d’être appelé à devenir cardinal. Il est bon qu’il en soit ainsi. C’est le signe que vous ne l’avez pas cherché. Le Saint Père a choisi des hommes qui, pour la plupart, ne s’y attendaient pas, quels que soient leurs mérites. Il n’a pas donné la pourpre à des sièges historiquement cardinalices dont les évêques assument pourtant d’écrasantes responsabilités ecclésiales. Cela peut surprendre, car cela assurait au collège des cardinaux une objectivité que ses prédécesseurs observaient et qui favorisait une large diversité de sensibilités, mais il en est ainsi. Le pape est le pape. Il a sans doute voulu honorer des pasteurs plus cachés. Les papes ne se ressemblent pas mais le Christ demeure. Je me dis qu’il faut recueillir le meilleur de ce qu’ils donnent et demander à Dieu un regard surnaturel sur l’Église, sans se laisser déstabiliser par les scandales, ni aigrir par les injustices, ni décourager par les incompréhensions.

Affermissez nos mains défaillantes

Il faut aujourd’hui beaucoup de courage pour être évêque et il est trop facile de critiquer l’épiscopat sans toucher d’un seul doigt son fardeau. Sans doute en faut-il aussi, même si je pense que cela demeure mêlé d’un sentiment de fierté, pour accepter la barrette rouge. Je voudrais vous dire ma prière et mon filial respect. Un respect dépourvu d’arrière-pensée et bien loin de l’onctuosité ecclésiastique des prélats de salon. Je ne suis pas un courtisan ni une précieuse ridicule. J’ai vive conscience que tout honneur dans l’Église est une charge qui consiste à laisser un autre vous mettre la ceinture et vous conduire là où vous n’auriez sans doute pas prévu d’aller (Jn 21, 18). J’ai conscience que la seule vraie gloire est celle de la Croix et qu’il sera beaucoup demandé à ceux qui acceptent cet honneur, puisqu’il leur est beaucoup donné.

Si je me permettais cette audace, j’aimerais vous demander ceci, même si je ne suis que vicaire dans une humble paroisse : affermissez nos mains défaillantes. Je n’ai aucune leçon à vous donner, mais je voudrais simplement vous dire, avec confiance, ce que je porte dans le cœur et ce que j’entends des fidèles que j’accompagne, particulièrement des jeunes. Ayez le souci des périphéries, mais encouragez d’abord les chrétiens qui portent le poids du jour et sont restés dans la barque de Pierre. Ayez le souci des LGBTQI+ car l’Église ne peut laisser personne en chemin, mais d’abord de soutenir et d’encourager les couples fidèles qui ont le courage de donner la vie et d’élever leurs enfants dans la foi. Sans eux l’Église meurt. Insistez sur « l’intégration » mais tout autant sur la conversion, comme le Christ ne cesse de le faire dans son Évangile. Ayez pour nous l’ambition du Père qui nous veut saints en Jésus-Christ.

Parlez-nous de fraternité universelle aux JMJ, mais n’oubliez pas que nous, les aumôniers, ne passons pas des nuits blanches dans les cars pour emmener des jeunes à Woodstock mais pour favoriser leur rencontre avec le Christ et son Église et la conversion à son amour, source de toute libération véritable. Rendez-nous sensibles à l’implication des laïcs et des femmes – ce que nous vivons déjà dans nos paroisses – mais évoquez aussi la beauté du sacerdoce catholique et son absolue nécessité pour la vie de l’Église. Parlez-nous de « notre mère la terre », mais d’abord de notre Père du Ciel. En un mot, parlez-nous du monde, mais d’abord de Dieu.

Le retour bienvenu du ministère “des Familles”, sans naïveté ni illusion

Autre avis sur le remaniement, celui de Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la Famille, qui dénonce depuis 2017, l’absence d’un ministère de la famille. Une absence qui symbolise non seulement l’oubli dont la famille est victime dans l’ensemble des politiques publiques, mais plus encore, le mépris profond de nos dirigeants à son égard. Ce jeudi 20 juillet, dans le cadre du remaniement, un ministère des Solidarités et des Familles a été recréé. Ludovine de La Rochère, salue dans Le Figaro ce petit pas en avant, sans naïveté ni illusion, néanmoins, à l’encontre de la nouvelle ministre Aurore Bergé. Signe que la famille est bien au cœur de la société, la Présidente du Syndicat de la Famille rappelle aussi dans cette tribune que lors des dernières émeutes, le président de la République a lui-même évoqué le rôle des parents – une première ! – , et en particulier des pères, dont il soulignait l’absence, reconnaissant par là la singularité et la complémentarité des rôles du père et de la mère dans l’éducation des enfants :

Les émeutes et pillages qui ont ravagé de nombreuses villes de France il y a moins d’un mois étaient du jamais vu en France en termes d’ampleur, de violences, de victimes et de dégâts. Face à l’intensité de la crise, le président de la République et plusieurs de ses ministres en ont même appelé aux parents, à maintes reprises, pour contribuer à maîtriser la situation. Dans l’urgence et l’inquiétude, ils se sont souvenus des familles.

Une fois la crise terminée, il a été question de la responsabilité des parents des émeutiers, cette fois-ci pour envisager qu’ils participent, pour le principe, au financement des réparations. Un projet de loi présenté en urgence a d’ailleurs été adopté ce 20 juillet pour soutenir les collectivités et accélérer la reconstruction des bâtiments partis en fumée.

Le président de la République a annoncé qu’il analyserait en profondeur les causes de cette crise. Il a même évoqué le rôle des parents, et en particulier des pères, dont il soulignait l’absence, reconnaissant par là la singularité et la complémentarité des rôles du père et de la mère dans l’éducation des enfants.

Enfin, dans le cadre du remaniement ministériel de cette fin de semaine, une ministre des Familles a été nommée, pour la première fois depuis 2017. Son portefeuille recouvre, plus précisément, les solidarités et les familles, ce qui a du sens. A priori, une bonne nouvelle pour les presque vingt millions de familles françaises.

La crise a en effet mis en lumière les difficultés des parents à éduquer leurs enfants et ce, pas seulement dans les «territoires perdus de la République», comme le montre la géographie des émeutes. Or, jusque-là, l’absence d’un ministère de la Famille, qui devrait même être de plein exercice pour être vraiment efficace, conduisait en effet, au sein du gouvernement, à une insuffisance de connaissances des enjeux qui concernent la famille, à une absence de vision globale sur la situation des familles et sur les mesures dont elles ont spécifiquement et urgemment besoin.

Certes, tel ou tel enjeu a fait l’objet de mesures, au gré des initiatives d’un parlementaire ou d’un autre, mais donc de manière isolée, sans vue d’ensemble, sans lien avec le contexte et les autres paramètres de ces problématiques: ici le congé de paternité, là les droits des parents dont un enfant est malade ou handicapé, ailleurs ceux des enfants dont un parent est dépendant ou en fin de vie, ailleurs encore le manque de place en crèches.

La tâche sera vaste pour Aurore Bergé, la nouvelle ministre: problématiques éducatives, mesures pour faciliter le quotidien des parents et donc la qualité de vie des familles, prévention des difficultés conjugales et familiales, plateforme de conseils et d’orientations pour les parents et bien d’autres enjeux sont à prendre à bras-le-corps et ce, dans un esprit constructif et innovant. En effet, c’est d’abord d’un changement d’état d’esprit à leur égard dont les familles ont besoin, pas forcément d’une politique coûteuse.

Une «tour de contrôle» de tout ce qui concerne la famille et de ce qui peut être fait en sa faveur devrait d’abord conduire à supprimer enfin les règles liberticides appliquées depuis 2015 au congé parental et la modulation des allocations familiales qui date de la même année, qui est aussi celle du décrochement de la natalité française. Alors que, depuis, la France s’enfonce un peu plus chaque année dans l’hiver démographique, il est urgent de changer la donne, et ce d’autant plus que les jeunes semblent de plus en plus hésiter à avoir des enfants.

La famille structure la personne et la société parce qu’elle accueille et éduque l’enfant, parce qu’elle aime et prend soin gratuitement, parce qu’elle est le refuge en cas de crise et la source de la plus efficace des solidarités. Certes, elle n’est pas parfaite, puisqu’elle est pleinement humaine. Mais précisément, c’est pour cela qu’elle requiert vigilance, soutien et prise en compte, non seulement dans le cadre de la politique familiale, mais aussi dans la plupart des politiques publiques du fait de leurs impacts sur la vie quotidienne des familles.

La France ne va pas bien, on l’a vu avec les récentes émeutes. Les jeunes, de plus en plus précocement, sont auteurs et/ou victimes de violences. Ils sont aussi de plus en plus hésitants devant les défis de la vie et moins désireux de s’engager, y compris dans la vie professionnelle. Espérons qu’Aurore Bergé ait elle aussi compris que la famille est l’une des clés pour remédier à ces évolutions et qu’il faut agir d’autant plus vite que cela prendra du temps.

Remaniement : un peu plus de jacobinisme, pas moins de LGBT

Bernard Antony, président de l’AGRIF, directeur de la revue Reconquête, communique :

On ne regrettera évidemment pas le renvoi du gouvernement du calamiteux Pap Ndiaye, aussi indigéniste woke que philo-LGBT, ni celui de la spécialiste auto-proclamée en sorcellerie, Marlène Schiappa.

Les deux personnages pourraient, dit-on, se reconvertir conjointement en une fructueuse création d’une officine de conseil thérapeutique en parapsychologie transgenre et de modélisation crypto-vaudou.

Nommé à l’Éducation Nationale, le très macronéronien Gabriel Attal n’y sera pas moins activement pro-LGBTQ que Pap Ndiaye.

La seule innovation consiste peut-être en la nomination, imposée par Élisabeth Borne (ou plutôt sans bornes) de son très jacobin chef de cabinet Aurélien Rousseau au ministère de la Santé.

Portant très prémonitoirement le nom du père des totalitarismes, ce dernier fut dans sa jeunesse un ardent militant « bolcho ».

On n’imagine pas qu’un ancien militant nazi, s’il en existait, aurait pu être pareillement propulsé dans le gouvernement de la camarade Borne…

Rappelons pourtant, une fois encore, après Soljenitsyne, que

« le communisme tuait avant que le nazisme ne tue, qu’il tuait pendant que le nazisme tuait, et que le communisme extermine toujours alors que le nazisme, qui heureusement est mort, n’extermine plus ».

Après les émeutes, le gouvernement répond par… un nouveau numéro vert

Les ministères de l’Economie et de la Justice ont tout prévu :

Véhicules incendiés : le gouvernement lance un numéro vert pour les victimes des émeutes. Mais pour bénéficier de cette aide, qui est de 4.601 euros maximum, il ne faut pas dépasser un certain plafond de ressources (27.606 euros pour une personne seule).

Ce numéro vert s’ajoute aux précédents :

  • Vous avez plus de 80 ans et souhaitez vous faire vacciner contre le Covid ? Pas de problème ! Il y a un numéro vert, le fameux : ” 0 800 730 957″
  • Un enseignant se fait décapiter par un islamiste ? Pas de problème ! Il y a un numéro vert, très connu : “0 805 500 005”
  • Il y a la canicule ? Pas de problème ! Il y a un numéro vert, qui rafraîchit et désaltère” 0 800 066 666″

Moine vigneron

La Revue du Vin de France a réalisé son grand entretien avec un moine vigneron de l’Abbaye du Barroux.

L’abbaye du Barroux a été fondée par un Bordelais issu d’une célèbre famille du vin. Pouvez-vous le présenter ?

Père Odon. Dom Gérard Calvet est issu de la famille Calvet, longtemps active au sein du négoce bordelais. Ils étaient trois frères, lui a opté pour la vie monastique, entamée à Tournay, près de Lourdes. Au lendemain de mai 1968, il décide, avec l’accord de son Père abbé, de poursuivre la vie monastique traditionnelle, celle qui a toujours été. Il est venu à Bédouin, à dix kilomètres d’ici, sur la face sud du Ventoux. Très vite, les moines affluent, bientôt une trentaine dans un prieuré qui pouvait en accueillir huit. Ils logeaient dans des caravanes, il fallait fonder. Dom Gérard a trouvé cette colline, entre Dentelles de Montmirail et Mont Ventoux, où il n’y avait rien. Les frères ont aidé à la construction du monastère roman entre 1980 et 1988. Dom Gérard, notre premier abbé, est parti vers le ciel en 2008.

Il connaissait le vin ?

Bien qu’issu d’une famille de négociants, il était sans doute celui de la famille qui comprenait le moins le vin sur le plan œnologique. Mais celui qui comprenait le mieux ce que l’on en attend au niveau théologique.

C’est-à-dire ?

Le vin est le signe qui nous parle de l’amour de Dieu….

Un coureur quitte le Tour de France pour la naissance de son enfant

A quelques jours de la fin du Tour, le coureur belge Wout van Aert quitte la Grande Boucle pour rejoindre son épouse, qui va donner naissance à leur deuxième enfant.

« J’ai toujours su que je rentrerais à la maison quand ma femme en aurait besoin. Ce moment est venu. »

 

L’ADMD est directement issue des mouvements euthanasistes et eugénistes anglo-saxons

Le directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), Grégor Puppinck, décrypte dans Valeurs Actuelles l’histoire de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) :

L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) est le principal promoteur de l’euthanasie et du suicide assisté en France depuis plus de quarante ans, mais son histoire est peu connue. C’est ce voile que nous allons lever quelque peu, pour montrer que loin de l’image lisse et consensuelle qu’elle cherche à imposer aujourd’hui, l’ADMD est directement issue des mouvements euthanasistes et eugénistes anglo-saxons, ainsi que de l’“internationale humaniste”.

L’ADMD : un “produit d’importation” (1979-1980)

On ignore généralement que l’ADMD est un produit d’importation. Elle a été fondée en 1980 par un Américain, Michel Lee Landa, après que celui-ci eut publié dans le Monde une tribune faisant l’apologie de “l’auto-délivrance” [i] en prenant d’ailleurs pour exemple la pratique américaine. Il publia cette tribune de retour d’un congrès tenu à Londres. D’emblée, l’ADMD adopte le logo de l’association euthanasiste britannique Exit représentant la chaîne brisée de la vie, marquée par la mort. Le sigle ADMD figure à l’emplacement de cette brisure, c’est-à-dire de la mort. Le choix du nom “ADMD” est aussi emprunté à l’association américaine pour la légalisation de l’euthanasie, qui a adopté le nom Society for the Right to Die en 1974. Le programme de l’ADMD est aussi copié des associations britanniques et américaines. Il consistait initialement en la promotion des “testaments de vie” (ancêtre des “directives anticipées”), dont la diffusion a été initiée aux États-Unis dans les années 1970, puis en la traduction et diffusion en France du Guide de l’auto-délivrance publié d’abord par Exit au Royaume-Uni, et qui donna la matière au fameux livre Suicide, mode d’emploi publié en 1982.

L’ADMD-France s’inscrit ainsi complètement dans cette filiation anglo-saxonne ; celle-ci s’ajoute à sa filiation humaniste ou franc-maçonne qui est, elle, beaucoup plus connue. En effet, il est de notoriété publique que les principaux fondateurs de l’ADMD étaient fortement engagés dans la franc-maçonnerie. C’était le cas en particulier du sénateur Henri Caillavet et de Pierre Simon.

Au Royaume-Uni, la British Humanist Association s’engagea formellement en 1968 à œuvrer pour la légalisation de l’euthanasie. De même, la National Secular Society adopta une résolution reconnaissant « le droit naturel des individus à demander l’euthanasie pour eux-mêmes lorsque leur vie est devenue intolérable, et pour leurs médecins de pouvoir les aider sans risquer d’être poursuivis pour crime » [ii]. C’est ainsi toute la mouvance de la libre-pensée britannique qui s’engagea publiquement en faveur de l’euthanasie. Cet engagement conduisit à l’introduction, à partir de 1969, d’une série de propositions de loi par des membres de cette école de pensée ; mais sans succès.

En juillet 1974, l’American Humanist Association (AHA) publia un manifeste [iii]en faveur de l’euthanasie cosigné par les présidents des associations humanistes américaine et britannique, ainsi que par trois Prix Nobel. Ce manifeste fut traduit et publié le même jour par le Figaro, donnant le coup d’envoi de la campagne pour l’euthanasie en France. Il s’ensuivit une série de livres et de publications favorables à l’euthanasie, ainsi que le dépôt par les sénateurs Henri Caillavet et Jean Mézard d’une proposition de loi visant à obtenir la reconnaissance légale de « testaments de vie », en 1978. Ce n’est qu’après l’échec de cette proposition de loi que l’ADMD fut fondée en France, à une époque où le mouvement euthanasiste anglo-saxon entreprit de se diffuser dans le monde.

La revendication de l’euthanasie forcée des handicapés (1937-1945)

Le lien entre courants humaniste et euthanasiste est enraciné dans l’histoire pour des raisons philosophiques, car ce courant estime que le contrôle volontaire qualitatif de la vie (et donc de la mort) est une condition et un instrument du progrès de l’humanité. C’est la raison pour laquelle Henri Caillavet ou Pierre Simon se sont engagés non seulement pour l’euthanasie, mais aussi pour la contraception, l’avortement et la GPA. Comme l’écrivait Pierre Simon, la vie est un « matériau » qu’« il nous appartient de gérer ». Il ajoute : « Un respect absolu – ou plutôt aveugle – de la vie se retourne contre lui-même et, ruiné par les moyens qu’il emploie, dévore ce qu’il entend préserver : la qualité de la vie, l’avenir de l’espèce. » [iv]

C’est cette conviction “progressiste” et “humaniste” qui est la base idéologique de l’eugénisme, puis de la revendication de l’euthanasie.

Déjà en 1937, le fondateur de l’American Humanist Association (AHA), Charles Potter, était aussi le premier président de l’association américaine pour la légalisation de l’euthanasie, et favorable à ce titre à l’euthanasie forcée. Il avait ainsi déclaré « socialement désirable » l’euthanasie des enfants handicapés, des malades incurables et des déficients mentaux, et avait recommandé leur exécution compassionnelle dans des « chambres létales » [v], à gaz. Il justifiait alors leur euthanasie forcée au nom de la « responsabilité sociale » des individus concernés et de la subordination de la liberté personnelle au progrès social, ainsi que par mesure d’économie. Son mouvement humaniste se présentait comme une nouvelle religion ayant « foi en la valeur suprême et en l’auto-perfectibilité de la personnalité humaine, pensée socialement ainsi qu’individuellement » [vi]. On trouve dans les membres de cette “Église” des personnalités engagées pour l’eugénisme et l’euthanasie, des deux côtés de l’Atlantique, tel Julian Huxley, le premier directeur général de l’Unesco, qui fut aussi président-fondateur de l’Union internationale humaniste et éthique.

En fait, l’engagement de ces “humanistes” en faveur de l’euthanasie découle de leur adhésion à l’eugénisme, pour des raisons évidentes : l’euthanasie est un prolongement de la politique de stérilisation recommandée par les eugénistes. Il ne s’agit pas seulement d’éviter que les personnes jugées “inaptes” aient une descendance (par la stérilisation et l’avortement), mais aussi de libérer la société de la charge sociale et financière de l’entretien de ces personnes handicapées et malades (par l’euthanasie). Il s’agit de “gérer la vie” humaine comme un “matériau” pour le “progrès” de l’humanité.

En fait, si l’ADMD-France est issue du mouvement euthanasiste anglo-saxon, celui-ci est à son tour directement issu du mouvement eugéniste. En effet, le mouvement euthanasiste trouve son origine dans les années 1930 au Royaume-Uni, en Allemagne et aux États-Unis dans le mouvement eugéniste.

Le recrutement dans les sociétés eugénistes (1907-1935)

C’est en 1935 qu’est fondée au Royaume-Uni la Voluntary Euthanasia Legalisation Society, première organisation dédiée à la légalisation de l’euthanasie, qui deviendra ensuite Exit. La plupart de ses cadres sont recrutés dans les rangs de l’Eugenics Society, une société eugéniste fondée en 1907 dans l’entourage de Darwin qui recommande la stérilisation – y compris forcée – des personnes “inférieures”. Julian Huxley en est aussi l’un des vice-présidents, de même que Havelock Ellis, fondateur de la Ligue mondiale pour la réforme sexuelle, et les écrivains H. G. Wells et George Bernard Shaw. Ce dernier estime, lui aussi, que l’eugénisme devrait « nous conduire à un usage extensif de chambres létales » [vii].

De même, aux États Unis, l’Euthanasia Society of America (ESA, renommée ensuite Society for the Right to Die), présidée par Charles Potter, réunit le gratin du milieu progressiste et eugéniste. On y retrouve encore Julian Huxley, H. G. Wells et Havelock Ellis, de même que Leon F. Whitney et Henry P. Fairchild de l’Eugenics Society, ou encore la fondatrice emblématique du Planning familial, Margaret Sanger. Lors de la fondation de la société en 1938, Charles Potter explique à la presse vouloir réorienter les efforts de son courant de pensée vers la légalisation de l’euthanasie [viii] après avoir mené, et déjà largement gagné disait-il, le combat pour le contrôle eugénique des naissances. C’est le même discours que tient l’ADMD aujourd’hui en France.

Une première traduction politique : la “grande bénédiction” du nazisme

Le successeur de Potter à la présidence de l’Euthanasia Society of America, le Dr Foster Kennedy, se déclare favorable à l’euthanasie forcée des « erreurs de la nature », sur avis médical, estimant que c’est seulement par sentimentalisme mal placé et absurde que la société s’abstient d’euthanasier « une personne qui n’est pas une personne » [ix]. En 1942, alors que la pratique nazie était connue, le Dr Kennedy recommandait encore l’euthanasie forcée des enfants déficients mentaux à la demande de leurs responsables légaux et après avis médical [x].

Certes, la “reductio ad Hitlerum” du mouvement euthanasiste est aisée, car elle est parfaitement justifiée. D’ailleurs, dans un courrier de 1940, Ann Mitchell, la fondatrice de la société euthanasiste américaine, décrivait au Dr Millard, de la société britannique, comme une « grande bénédiction » le fait que des docteurs nazis « ont donné de la morphine et ont ensuite tué les enfants malades de plusieurs asiles » [xi] en Pologne. En 1941, elle observait encore avec espoir que la guerre ferait entrer l’humanité dans un nouvel « âge biologique », révolutionnant les esprits de sorte que l’euthanasie et la stérilisation de masse deviendraient acceptables [xii].

La deuxième traduction politique : la posture libérale de l’ADMD

Ces associations euthanasistes britanniques et américaines n’ont pas été dissoutes après la Seconde Guerre mondiale ; elles ont seulement changé de nom pour effacer la référence à l’euthanasie, et ont adopté une posture “libérale”, défendant moins un “droit de tuer” qu’un “droit de mourir”. Mais le résultat est sensiblement le même. Voilà le terreau dont est issue l’ADMD.

Encore après-guerre, malgré les efforts du mouvement pour se recentrer et paraître “lisse”, des théoriciens et membres influents de ce mouvement, tel Joseph Fletcher, continuèrent à recommander l’euthanasie active et forcée de personnes handicapées. On retrouve aussi des propos extrêmes émanant de fondateurs et cadres de l’ADMD-France.

C’est le cas par exemple d’Odette Thibault, fondatrice et théoricienne de l’ADMD-France, qui écrit : « Tout individu ne possédant plus ces facultés [intellectuelles] peut être considéré dans un état sous-humain ou infra-humain, poussé à l’extrême dans le cas du débile profond [xiii]. » Dès lors, ajoute-elle, « beaucoup d’individus sont des morts-vivants, déjà morts à l’humain bien avant la fin de leur vie organique [xiv] ». Les tuer ne serait donc pas un meurtre, puisqu’ils seraient déjà morts à l’humanité. Elle ajoute : « Prolonger cette déchéance est, à mon avis, une des plus graves atteintes qu’on puisse porter à la dignité humaine [xv]. » Ce n’est pas différent de ce qu’écrivait Ann Mitchell.

Un même fondement philosophique

Malgré un changement d’approche plus libéral adopté à partir des années 1970, il y a une continuité du mouvement euthanasiste avant et après la Seconde Guerre mondiale, mais aussi, et plus encore, une continuité idéologique.

L’euthanasie eugéniste tout comme l’euthanasie libérale conservent un même fondement philosophique : la réduction de la dignité humaine à la volonté individuelle, ce qui implique la domination de la volonté sur le corps, laquelle est un corollaire de la domination de l’esprit sur la matière. Un corps sans esprit ne serait que matière et peut donc être euthanasié (cas du malade mental ou du fœtus), tandis qu’un esprit enfermé dans un corps malade peut s’en “libérer” par la mort volontaire. Dans les deux cas, la volonté doit dominer le corps, l’esprit la matière, comme exigence de la dignité humaine.

L’euthanasie eugéniste, tout comme la libérale trouvent ainsi leur justification ultime dans la volonté de puissance. Pour la première, au plan collectif, par la volonté de puissance des sujets supérieurs sur les inférieurs (handicapés et malades). Pour la seconde, au plan individuel, par la volonté de l’individu de rester maître de lui-même, de se supprimer avant de déchoir. Le malade demandant la mort s’applique à lui-même ce que la société eugéniste applique à la portion “malade” de sa population. La mort volontaire – qu’elle soit infligée (euthanasie) ou choisie librement (suicide assisté) – est vue comme une affirmation de puissance de la volonté sur la vie, comme une expression de la dignité de l’homme émancipé du respect de la vie.

Dans une réponse à Paix Liturgique, les Dominicaines du Saint-Esprit confirment se poser la question de la liturgie

Suite à plusieurs lettres de Paix Liturgique (notamment ici et ), l’Institut des Dominicaines enseignantes a publié un communiqué signé de Mère Marie de St Charles, Prieure, et le Conseil de l’Institut. Extrait :

Diverses attaques, d’une partialité et d’une violence rares, comportant des éléments totalement faux, circulent actuellement contre notre Institut, d’abord dans un article anonyme paru sur le site de Paix liturgique que certains sites ont cru bon de relayer, puis dans une tribune libre, aux propos virulents et provocateurs, assumée par le même site, et enfin par un nouvel article anonyme.

De fait, quatre sœurs de notre Institut ont demandé récemment à passer la prochaine année hors de nos maisons (régime d’exclaustration) et cela leur a été accordé. Pour autant, des articles d’un tel ton envers un Institut qui, avec ses limites certes, essaie d’œuvrer à l’éducation catholique, a de quoi surprendre ; mais par la référence claire à Sabine de La Valette-Mère Marie Ferréol et à sa sanction après la Visite apostolique de 2020, les auteurs explicitent eux-mêmes le lien entre ces demandes d’exclaustration et le renvoi de la sœur.

Notre propos ici n’est pas d’abord de répondre aux auteurs de ces articles polémiques mais d’éclairer et de rectifier ce qui doit l’être : nous sommes présentées comme un Institut déclinant, sans vocations ; c’est ignorer notamment les prises d’habit prévues le mois prochain et les neuf sœurs en formation au noviciat. Quant à la prétendue fermeture de deux de nos écoles, il n’en est pas question.

Les articles accumulent des accusations graves, souvent sans avancer de faits à l’appui, et dénuées de fondement.

C’est ainsi qu’est honteusement mise en cause la légitimité du Cardinal Ouellet qui a pourtant reçu du pape lui-même sa mission auprès de nous, récemment prolongée.

Notons aussi entre autres :

  • « Le vœu d’obéissance est complètement détourné » : l’auteur ignore, semble-t-il, que dans l’Eglise chacun des membres d’un Institut de vie consacrée « est tenu d’obéir au Pontife Suprême comme à son Supérieur le plus élevé, en raison même du lien sacré d’obéissance. » (CIC 590§2)
  • « Les conditions d’exclaustration sont contraires à toute justice » dit encore l’article. Sur quels éléments canoniques une telle affirmation se fonde-t-elle ?
  • Quant au Père Donneaud, Assistant Apostolique, il ne prétend pas écarter « les religieuses vraiment traditionnelles » : il n’a écarté aucune sœur.
  • M. Marie de l’Assomption est rendue responsable du renvoi de M Marie Ferréol et d’avoir « intrigué » à la Curie en ce sens. Cette accusation est fausse. Les décisions à la suite de la Visite Apostolique ont été prises après que toutes les sœurs ont été entendues.

Quant à la question liturgique, sous-jacente dans ces articles, elle se pose actuellement à toutes les communautés attachées à la forme extraordinaire, à nous comme aux autres. […]

“Le véritable bras de fer débute d’abord et avant tout contre le pouvoir de la Commission de Bruxelles”

Jean-Frédéric Poisson, président de Via, la voie du peuple, signe une tribune dans Valeurs Actuelles, dans laquelle il affirme que toute réforme passera par celle de l’UE :

[…] ​Ainsi, la plupart des États membres de l’Union européenne affrontent les mêmes dangers et partout des Européens luttent pour endiguer ces phénomènes et défendre leur patrie charnelle. Face à eux se dresse un adversaire de taille : la Commission de Bruxelles, qui alimente toutes ces dérives avec une constance incendiaire. Elle soutient la propagande LGBT, elle appuie la mise en place d’une société de surveillance par des “recommandations” liberticides et favorise la censure des gouvernants, elle impose ses quotas migratoires aux pays qui ne le souhaitent pas au moment où le nombre de traversées de la Méditerranée a doublé, elle promeut des organisations islamiques problématiques (Femyso, Yavuz Sultan Selim)…

Contre le pouvoir de la Commission, certains peuples ont réussi à se doter de dirigeants suffisamment volontaires pour tenter d’affronter le danger qui rampe à leurs portes. Ainsi, la Pologne et la Hongrie, en particulier, développent sans cesse des lois condamnant la promotion du genre par des lobbies LGBT, tentent de limiter le plus possible l’immigration, recréent un ciment national en exaltant les valeurs chrétiennes de notre civilisation dans leurs discours et jusque dans leur Constitution.

Certes, cette politique n’a pas l’heur de plaire aux bureaucrates bruxellois, qui déploient toutes leurs attaques contre les pays membres récalcitrants. Pour autant, ces dirigeants nous montrent que la lutte est possible et que le véritable bras de fer débute d’abord et avant tout contre le pouvoir de la Commission de Bruxelles. Dotée du monopole de l’initiative législative, elle décide de la politique de l’Union européenne, quitte à contester la souveraineté des États membres. Ses commissaires non élus ne rendent de comptes à personne, tandis que sa présidente, l’inénarrable Ursula von der Leyen, détermine le calendrier de la Commission.

​Il devient de plus en plus évident qu’aucune sauvegarde de notre pays et de notre civilisation ne sera possible sans une lutte farouche engagée contre cet organe. Cette lutte est un préalable à toute réforme. Elle peut notamment se mener au niveau du Parlement européen, qui a la possibilité de se faire entendre de la Commission européenne. C’est là que nos forces doivent être placées, avec le soutien des autres pays déterminés à bloquer ce pouvoir illégitime car non élu par le peuple. […]

Le wokisme est en train de mettre Disney en faillite

Le Salon beige avait relaté comment l’idéologie woke de Disney pénalisait le groupe, qui a même été contraint en urgence de limoger le PDG et de rappeler en urgence son ancien PDG parti à la retraite en novembre dernier.

Mais le mal est fait.

Ce trimestre, Disney devrait enregistrer une perte de… 800 millions de dollars. La situation est tellement catastrophique que le groupe Disney va probablement devoir se séparer de certains de ses actifs ou filiales.

Quelques rumeurs de plus en plus insistantes commencent même à évoquer une mise en vente progressive de Disney. Disney Plus devrait enregistrer une perte de 800 millions de dollars à l’issue du troisième trimestre de 2023.

Policiers mis en examen dont un écroué, un syndicat appelle au service minimum

Si la justice française voulait dissuader les policiers d’intervenir lors des prochaines émeutes, elle ne s’y prendrait pas autrement.

Suite au placement en détention provisoire d’un policier marseillais jeudi soir, un syndicat de police appelle l’ensemble des policiers du territoire nationale au code 562. Dans un communiqué le syndicat Unité SGP Police, a expliqué ne pas comprendre l’incarcération de leur collègue, accusé de violence lors des émeutes à Marseille suite à la mort de Nahel.

“Alors qu’on nous rabâche qu’il n’y a pas assez de places de prison pour incarcérer les délinquants et les criminels condamnés. Alors que, et sans se prononcer sur le fond de l’affaire, nos collègues sont mis en examen pour des faits en lien direct avec le service et leurs missions. Alors que notre collègue ne risque pas de troubler l’ordre public, d’exercer de pression sur les protagonistes de cette affaire, et qu’il présente des garanties de représentation. Alors qu’un simple contrôle judiciaire n’aurait absolument pas compromis la sérénité de l’enquête”.

Le syndicat demande un “statut spécifique du policier mis en cause ou en examen», dont l’usage de la force légitime confère toujours plus de responsabilité mais jamais de droit ni aucune clémence”. Expliquant que lorsque les policiers sont, chaque fois qu’ils doivent rendre compte à la justice, renvoyés à leur responsabilité individuelle sans jamais remettre en cause leur administration.

Le syndicat explique prend acte de ce placement en détention provisoire de leur collègue de Marseille et appelle tous les policiers du territoire national à se mettre en 562. Cela se traduirait par un « service minimum », sans initiative ni rendu statistique. Les policiers n’interviendraient que pour les appels 17. De nombreux agents de services différents se mettent en arrêt maladie.

Un agent déclare à Valeurs Actuelles :

“La colère monte. S’il devait y avoir de nouvelles émeutes les policiers risquent d’être très passifs préférant laisser brûler et casser plutôt que de risquer les foudres d’une justice politisée et partiale”

Le Monde voit l’estrêême drouate partout

Nous sommes partout… C’est à hurler de rire :

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, l’affaire est désormais entendue : il ne fait pas bon, sous le règne d’Emmanuel Macron, déplaire à l’extrême droite. Pap Ndiaye vient d’en faire la dure expérience. Le voilà, en effet, écarté du gouvernement alors qu’il a mené, à peu de chose près, pendant quatorze mois, la politique de son prédécesseur et qu’en matière de réformes scolaires, il n’a été que l’hologramme du président de la République.

Pour rappel, les syndicats n’en pouvaient plus de Pap Ndiaye. 3 exemples :

Il est bien connu que les syndicats sont d’extrêêême drouate !

Les Talibans sont parmi nous

A Toulouse, une femme a été agressée à coups de tesson de bouteille en raison de sa tenue vestimentaire. Elle est défigurée et l’opération a nécessité 50 points de suture. Les agresseurs sont tous déjà connus de la police.

 

Un nouveau ministre condamné aux prud’hommes

Fadila Khattabi vient d’être nommé ministre des Personnes handicapées. Elle vient aussi d’être condamnée aux prud’hommes par son ex-collaboratrice Corinne Royer, qui déclare :

“Avec ce gouvernement, les mauvais comportements sont récompensés”.

Auprès de Mediapart, elle s’est confiée sur le traitement que lui infligeait l’ancienne présidente des affaires sociales de l’Assemblée nationale (Renaissance), lorsqu’elle travaillait pour elle entre 2017 et 2019. Dans un jugement rendu le 23 juin par le conseil des prud’hommes, Fadila Khattabi a été condamnée à lui verser 6.522,27 euros au titre de “rappel de salaire pour des heures supplémentaires”. Le ministre chargé des Personnes handicapées n’a pas réglé un certain nombre d’heures supplémentaires effectuées par son ancienne collaboratrice et “amie”, d’après celle-ci, le soir et le weekend.

“Ils sont Français, mais seulement par leurs papiers”

Les propos du député Emmanuelle Ménard hier à l’Assemblée semblent choquer quelques belles consciences. Les voici en intégralité. c’est à propos de la discussion d’un projet de loi en faveur de l’accélération de la reconstruction et de la réfection des bâtiments dégradés lors des violences urbaines, défendu par le ministre Christophe Béchu :

Chers collègues, 23 878 feux sur la voie publique, 12 031 véhicules incendiés, 2 508 bâtiments incendiés ou dégradés, dont 273 postes de police ; 105 mairies incendiées ou dégradées, 168 écoles attaquées, 17 élus menacés ou agressés ; enfin 3 505 personnes interpellées et – c’est heureux – plus d’un millier de condamnations. La stupéfaction suscitée par ce déchaînement de haine a vite laissé place à la peur, à la colère. Rien ne peut justifier les violences qui ont enflammé notre pays ! Elles sont insupportables, inacceptables, impardonnables. Tout y est prétexte et récupération. Elles ne visent en aucun cas à exprimer une émotion légitime, mais bien à fouler aux pieds nos institutions, à détruire tout ce qui les incarne. Disons-le franchement : les émeutiers se contrefoutent de la mort de Nahel !

À Béziers, une cinquantaine de voyous ont dévasté leur quartier, celui de La Devèze, où plus de 150 millions avaient été investis afin d’assurer le bien-être des 4 000 habitants. Ils ont gravement détérioré la mission locale pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes, c’est-à-dire une structure conçue pour eux, incendié la maison de quartier où leurs petits frères et sœurs étaient accueillis en vue de séjours en centres de loisirs, les privant de vacances cet été ; la mairie annexe a été saccagée, des véhicules brûlés. Dans un autre quartier, le bureau de poste et divers commerces ont subi des dégâts considérables. Sous les attaques et les jets de projectiles, les policiers nationaux et municipaux, les gendarmes, les pompiers ont fait preuve d’un sang-froid à toute épreuve. L’enveloppe nécessaire à la remise en état sera lourde : dans ma ville, la première estimation avoisine 1 million d’euros pour les seuls bâtiments publics. Qui va payer la note ? Les Français, bien sûr, d’une façon ou d’une autre, ce qui est terriblement injuste !

Afin de rassurer nos compatriotes, le chef de l’État a promis un texte d’urgence, celui-là même que nous étudions ce matin. Vous y prévoyez la possibilité d’un affranchissement partiel ou total des obligations en matière de participation financière qui pèsent sur une collectivité maître d’ouvrage lorsque d’autres personnes publiques contribuent au financement du projet : d’une part le fait que la participation du maître d’ouvrage doit représenter au moins 20 % du total de celle des personnes publiques, d’autre part les fonds de concours permettant à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre et à ses communes membres de contribuer aux investissements les uns des autres. C’est là une bonne idée, même si vous n’ignorez pas qu’elle ne règle rien au fond : il reviendra à l’État, c’est-à-dire au contribuable, de mettre la main à la poche, subissant ainsi la double peine de payer la réparation d’équipements qu’il a déjà financés.

Parce que la reconstruction constitue une urgence, je voterai en faveur de ces dispositions. Mais les casseurs dans tout ça ? Selon Sandrine Rousseau, malheureusement absente de l’hémicycle ce matin, s’ils pillent les magasins, c’est parce qu’ils sont pauvres, ce qui les met hors d’état de rembourser les dégâts qu’ils commettent – CQFD. À ce point, on ne peut même plus parler de naïveté ou de raisonnement absurde : il s’agit tout bonnement de complicité, soit l’exact contraire de ce qu’attend la grande majorité des Français ! Nous devrons nous contenter du flyer par lequel le garde des sceaux entend expliquer « en termes simples », dit-il, leurs obligations aux parents qui les « auraient oubliées ». Êtes-vous sérieux ?

Il faut des actes forts : pour ces petits voyous, ces casseurs, ces pilleurs qui n’ont pas atteint leur majorité, cela signifie la responsabilisation financière des parents, la condamnation systématique à des travaux d’intérêt général (TIG) consistant à nettoyer et réparer les dégâts, la restauration de l’autorité à l’école, avec un recentrage des programmes sur le français et sur l’éducation civique et morale ; le développement des internats et des centres éducatifs fermés (CEF), la remise en cause de l’excuse de minorité, de nouvelles places de prison.

Nous n’en prenons pas le chemin. Une fois encore, une fois de trop, vous allez consciencieusement dissimuler la poussière sous le tapis. Pour combien de temps ? Regardons les choses en face : l’argent ne réglera pas tout ! Il convient surtout de s’interroger au sujet de la haine qui anime ces casseurs, ces voleurs – la haine de notre pays. Je dis bien « notre pays », car, à leurs yeux, ce n’est pas le leur : ils sont Français, mais seulement par leurs papiers. (« Quelle honte ! » sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.) Beaucoup parmi vous persistent à nier tout rapport entre ces émeutes et une immigration de masse, non choisie, non contrôlée, qu’ils continuent ainsi ! Nous nous retrouverons un jour ici pour déplorer encore plus de dégâts et peut-être, qui sait, non plus un, mais plusieurs morts.

A propos du certificat européen de parentalité

Gilles Lebreton, député français RN au Parlement européen, est intervenu à propos du certificat européen de parentalité, qui pourrait obliger les Etats à reconnaître la GPA :

 

I-Média : Les médias font chauffer l’alerte climatique

Cette semaine, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur l’alerte canicule largement relayée par les médias avec notamment cette sortie de Sandrine Rousseau, député français EELV, qui annonçait une température de 60° en Espagne, une température prise au sol, plutôt que celle communément admise qui est celle de l’air. L’occasion pour les médias de brasser de l’air… chaud !

Le dossier du jour est consacré au scandale de corruption qui entoure un proche collaborateur de Patrick Drahi, Armando Pereira. L’occasion de revenir sur le profil de ce lieutenant, mais aussi sur les autres affaires qui entourent le sulfureux oligarque propriétaire de nombreux médias. Des médias d’ailleurs étrangement silencieux sur cette affaire…

Sans oublier les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour consacré à Patrick Drahi et son empire international.

L’OMS consacre près de 8 millions de dollars à l’avortement

Selon le budget annuel pour son programme sur la « reproduction et la santé sexuelle » publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 11% des 72 millions de dollars pour la période 2022-2023 ont été consacrés à l’« avortement sans risque ».

Le « programme de reproduction humaine » (PRH) a été lancé en 1972. Le budget consacré à l’avortement a augmenté de 4% par rapport à la période de financement précédente. Les dépenses dédiées au « planning familial » sont stables : 6 millions de dollars. Le sujet de la santé maternelle n’a bénéficié que d’une hausse de 2%.

L’année dernière, l’OMS avait publié une « mise à jour de ses lignes directrices sur l’avortement sans risque », appelant à « la suppression de toutes les restrictions légales et politiques à l’avortement, y compris les limites aux droits de conscience des prestataires de soins de santé ». La section « avortement » recense d’autres postes comme

« le lobbying auprès des gouvernements pour qu’ils mettent en œuvre les orientations normatives de l’OMS, l’examen des stratégies visant à réduire la stigmatisation liée à l’avortement et les efforts visant à accroître la disponibilité et la qualité des médicaments utilisés pour l’avortement ».

Le PRH est financé en « quasi-totalité » par des « contributions volontaires », notamment émanant de gouvernements nationaux.

Source : Gènéthique

Euthanasie : les manipulations du ministre Firmin Le Bodo

De Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, Vice-Président du Groupe Les Républicains, sur Atlantico :

Madame Firmin Le Bodo, ministre déléguée chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé, pilote l’élaboration du projet de loi sur l’aide active à mourir. Cette réflexion se déroule au sein de deux groupes de travail : l’un réunissant des représentants de professions de santé pour consultation, l’autre associant des parlementaires. L’avant-projet de loi légalise l’aide active à mourir et consacre le droit d’accès aux soins palliatifs. Force est de constater que la démarche adoptée constitue en réalité une manipulation sémantique, juridique et politique.

L’emploi de l’expression « aide active à mourir » a pour objet d’éviter de recourir aussi bien au mot d’euthanasie, qui renvoie à une période particulièrement sombre de l’histoire de l’Humanité, qu’à la notion de suicide assisté, oxymore antinomique avec toute politique de prévention du suicide. Mais que signifie précisément cette expression d’aide active à mourir ? Quelle forme revêtirait l’acte létal ? Qui serait responsable de cet acte ? Le médecin dans le cadre de l’euthanasie ou le patient dans le cadre du suicide assisté ?

Comment s’engager dans un tel flou, s’agissant au surplus de liberté individuelle, alors que la jurisprudence constitutionnelle exige que la loi soit accessible et intelligible ? Ce flou s’apparente d’autant plus à une tricherie sémantique que les législations qui se réclament de l’aide active à mourir ne sont en réalité que des lois ayant légalisé l’euthanasie.

L’exemple du Canada est éclairant à cet égard : 10 000 euthanasies pour 7 suicides assistés en 2021.  Il en va de même de l’Espagne et des Pays-Bas. Quand elle a fait le choix de la légalisation de l’euthanasie en 2002, la Belgique au moins n’a pas joué avec les mots mais a pleinement assumé sa décision. Sa loi s’appelle « loi relative à l’euthanasie ».  Manifestement, Madame Firmin Le Bodo ne veut pas sémantiquement assumer le contenu du projet qu’elle veut pourtant défendre. Rappelons-nous de cette maxime d’Albert Camus lorsqu’il écrivait que mal nommer les choses c’était ajouter du malheur au monde.

Cette tromperie sémantique se double d’une grossière approximation juridique. Les auteurs de l’avant- projet de loi plaident pour une insertion de cette aide active à mourir dans le code de la santé publique. Pas un seul pays ayant légalisé l’euthanasie ou le suicide assisté n’a fait ce choix aux fortes implications symboliques. Tous sont passés par des lois autonomes indépendantes du Code de la Santé ou par une modification directe du Code Pénal. Serait-ce cela le « modèle français » de l’aide active à mourir :  faire croire que celle-ci est un traitement ou un soin ayant sa place dans le code de la santé publique, à côté des actes de prévention, d’investigation, de traitement et de soin ? C’est parce qu’ils sont opposés à cette assimilation de l’euthanasie à un traitement ou à un soin que le ministre de la santé, le ministre de la solidarité, de l’autonomie et du handicap ainsi que 13 plateformes de soignants représentant 800 000 professionnels de santé récusent cette logique. Ne serait-il pas paradoxal qu’alors que notre pays a retiré du Code pénal la possibilité donnée aux juges de condamner à mort, cette prérogative soit conférée à des médecins et inscrite dans le Code de la Santé Publique ?

A la vérité, les promoteurs du droit à l’aide active à mourir éprouvent quelque gêne à l’assimiler aux traitements et aux soins. Ils n’ont eu d’autre choix que de lui trouver une place dans le code de la santé publique après un article traitant de « médiation sanitaire et d’’interprétariat linguistique », à un endroit bien éloigné des dispositions régissant l’accès aux traitements et aux soins. Pris à son propre piège, cet avant- projet a décidément l’euthanasie honteuse, à l’image des 40 % d’euthanasies non officiellement déclarées en Belgique.

Plutôt que d’afficher dans le code pénal l’aide active à mourir comme une exception à l’homicide volontaire, on préfère détourner les valeurs qui fondent profondément et consubstantiellement tout l’édifice juridique du code de la santé publique pour les soignants. Il faudrait en tirer toutes les conséquences. Ainsi, la traduction juridique du serment d’Hippocrate interdisant au médecin de provoquer délibérément la mort à l’article R 4127-38 devra être abrogée. Là encore, sur le terrain juridique le texte proposé dans le code de la santé publique dépasse celui adopté par la Belgique en 2002. Tout cela interroge très profondément car il s’agit, à n’en pas douter, d’une rupture anthropologique majeure.

La manipulation a enfin une dimension politique. Pour tenter de convaincre celles et ceux qui sont réticents à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, le texte développe des dispositions sur l’accès aux soins palliatifs. Qui ne pourrait y souscrire ? Mais la ficelle est grosse. Le droit aux soins palliatifs est reconnu depuis 1999. Les lois de 2005 et de 2016 sont venues apporter des avancées supplémentaires à l’édifice. Nous n’avons nul besoin de nouveau droit déclamatoire d’accès aux soins palliatifs car ils existent déjà. L’humilité et l’urgence nous commandent de financer des lits de soins palliatifs et des formations dans les 21 départements qui en manquent.

Ce ne sont pas les 40 millions d’euros annuels du plan de soins palliatifs qui y pourvoiront dignement. Il est très inquiétant de placer sur le même plan, dans un seul et même texte, la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté avec le droit aux soins palliatifs. Les premiers arrêtent les traitements pour tuer alors que les seconds visent à soulager la douleur. Les premiers obéissent à une logique sociétale procédant d’une démarche d’autonomie individuelle, alors que les seconds s’inscrivent dans une démarche de solidarité.

Pour finir, alors qu’une légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté a vocation à être d’effet immédiat, les efforts en faveur des soins palliatifs ne pourront se traduire que dans plusieurs années.

Un tel sujet mérite bien mieux qu’une improvisation sémantique, juridique et politique. Retrouvons collectivement le sens de la véritable fraternité. De celle qui écoute l’autre, qui protège le faible et qui accueille dignement afin que personne ne décède dans la solitude, la souffrance ou l’acharnement thérapeutique. Et surtout ne nous y trompons pas : améliorer la fin de vie, c’est « mettre le paquet » sur les soins palliatifs. L’urgence est véritablement là, ne nous laissons pas aller à détourner le regard de l’essentiel avant de toucher à la loi actuelle. Comme le disait si justement Montesquieu : celle-ci ne doit être touchée que d’une main tremblante.

Remaniement : départ des ministres hostiles à l’euthanasie

Comme annoncé, les ministres François Braun (Santé) et Jean-Christophe Combe (Solidarités), hostiles à une future loi sur l’aide active à mourir, ont été remerciés du gouvernement.

François Braun est remplacé par Aurélien Rousseau (photo), ex-directeur du cabinet d’Elisabeth Borne, à la santé en remplacement de François Braun. Engagé à gauche dans les pas d’une grand-mère élue communiste et d’une mère militante du Parti socialiste unifié de Michel Rocard, membre du Parti communiste français, Aurélien Rousseau a fait ses armes il y a vingt ans au cabinet du communiste Pierre Mansat, l’un des adjoints au maire de Paris Bertrand Delanoë. Puis il rejoint le Conseil d’Etat en 2009. Avant de rejoindre le cabinet d’Elisabeth Borne en mai 2022, il avait dirigé l’agence régionale de santé d’Ile-de-France. Il est marié avec Marguerite Cazeneuve, conseillère d’Emmanuel Macron pour les retraites et la santé, fille du député LREM Jean-René Cazeneuve et soeur de Pierre Cazeneuve, conseiller technique auprès du chef de cabinet de l’Elysée.

Quant à Jean-Christophe Combe, il est remplacé par Aurore Bergé, déjà fanatique de l’avortement. Néanmoins, en 2021, lors de la discussion d’une proposition de loi sur l’euthanasie, elle avait affirmé ne pas pouvoir la voter pour des questions de prudence :

Remaniement : Gabriel Attal passe des comptes publics à la rééducation nationale

Gabriel Attal, ministre LGBT revendiqué était à la 69e réunion Bilderberg à Lisbonne, au Portugal, du 18 au 21 mai. Il prend la suite du sinistre Pap Ndiaye à l’Education nationale.

Ancien militant du PS, il était devenu en 2018 secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse dans le second gouvernement Édouard Philippe. Il est pacsé au député européen Stéphane Séjourné.

En 2021, porte-parole du gouvernement, il avait tancé Mgr de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, qui défendait le secret de la confession, en affirmant : « Il n’y a rien de plus fort que les lois de la République dans notre pays, ça tient en une phrase et c’est très clair. » Et il avait ajouté que le président de la république a demandé au ministre de l’Intérieur de convoquer Mgr de Moulins-Beaufort pour le sommer de s’expliquer.

Toujours porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a claironné, dès le lendemain du premier tour de l’élection présidentielle de 2022, que l’euthanasie serait la grande réforme du futur quinquennat.

Témoignage de Guillaume Bernard pour le Jubilé de la Vendée – 2 septembre

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En 1823, Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI et sœur de Louis XVII, souhaita l’érection d’une chapelle, sur le Mont des Alouettes, pour rendre hommage à la Vendée militaire « génocidée » par la Révolution à partir de 1793.

Ce double événement historique de 1793 et de 1823 sera commémoré, dans un esprit de paix et de justice, le 2 septembre prochain. J’y serai pour témoigner du devoir de mémoire et le transmettre aux jeunes générations qui le perpétueront à leur tour.

Parce que seule la vérité rend libre, il ne peut y avoir d’avenir serein et fécond sans enracinement dans l’histoire.

Universitaire (docteur et habilité à diriger des recherches), Guillaume Bernard enseigne l’histoire du droit et des idées politiques.

Venez rencontrer nos grands témoins sur le Mont des Alouettes le 2 septembre.
Toute information sur :
https://www.jubiledelavendee.fr/
https://www.facebook.com/JubiledelaVendee/

L’islam est-il interdit par les lois françaises ?

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En l’état actuel des lois françaises, l’islam y est-il légal ?

La question peut surprendre. Pourtant, regardons la loi sur la presse, en son article 24 :

« Ceux qui (…) auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis etc. ».

Or il existe une interprétation fréquente de l’Islam, selon laquelle le musulman doit :
– (1) Obéir totalement à Allah, et considérer que le Coran est la « parole incréée d’Allah » : lire le Coran, c’est comme entendre Allah me parler directement, et je dois lui obéir.
– (2) Considérer le prophète Mohamed comme le « modèle », modèle parfait, intégral, etc. A ce titre, il doit être imité en tout, sauf dans les privilèges qu’Allah lui a explicitement donnés (par exemple quant au nombre d’épouses permis).

Et donc ? Le point (1) demande que le musulman obéisse en tout à Allah, qui parle par le Coran, lequel ordonne la discrimination à raison de la religion. Le point (2) demande que le musulman imite en tout Mohamed (sauf exceptions citées), qui a mis en place également ces discriminations. Il est possible d’aller plus loin, avec les violences : demandées par Allah via le Coran (1) et réalisées par le prophète à imiter (2).

En conséquence, si une personne, un livre ou un site demandent de se conformer aux points (1) et/ou (2), alors il incite à la discrimination etc. Rappelons que cette incitation peut être directe ou indirecte. Ici, c’est indirect.

Dans la réalité, de très nombreux « influenceurs musulmans », livres et sites demandent de se conformer aux points (1) et/ou (2) ci-dessus…

En l’état actuel du Droit français, ces propos sont illégaux.

Précisons ici que de nombreux musulmans prennent leur distance avec les points (1) et (2), heureusement. Souvent, ces musulmans veulent d’ailleurs entendre parler du Coran et de l’histoire de Mahomet le moins souvent possible… Ils savent bien où cela pourrait les mener.

La version du Coran que je possède mentionne par exemple, dans sa préface : « l’application stricte et intégrale du Coran procure au fidèle la dignité dans ce monde et la félicité dans l’Au-delà », ou encore « Le Coran est une Constitution Suprême qui organise la vie – tant spirituelle que temporelle – des Musulmans », et bien sûr « Le Coran est la parole incréée d’Allah ».

Maintenant… bon courage aux juges, aux avocats, à toute personne qui essaierait de faire appliquer la loi. Prenez une bonne assurance-vie…

[email protected], ancien chroniqueur au quotidien Présent

Plusieurs banques ont clôturé les comptes de Nigel Farage

Le britannique Nigel Farage, promoteur du Brexit et ancien dirigeant du parti anti-immigration UKIP, a affirmé que sa banque lui avait fermé ses comptes car ses opinions ne correspondraient pas à «ses valeurs». Il a expliqué dans une vidéo qu’il avait obtenu un dossier de quarante pages pour comprendre la suppression de ses comptes par la très chic Coutts, banque de la défunte reine Elizabeth II et filiale de Natwest.

Actuellement à la tête d’une émission dans laquelle il pourfend le «wokisme» et la «cancel culture», il affirme que la banque a estimé que «des commentaires et des comportements qui ne collent pas avec les valeurs et les objectifs de la banque ont été démontrés» et que Nigel Farage est «vu comme xénophobe et raciste».

Selon le tabloïd Mail Online qui a eu accès aux documents, la banque cite le partage par Nigel Farage d’une «blague» tweetée par l’humoriste Ricky Gervais sur les femmes transgenres, l’amitié de Nigel Farage avec le tennisman Novak Djokovic, opposé à la vaccination contre le Covid, le soutien exprimé de Nigel Farage pour Donald Trump ou encore sa critique des objectifs environnementaux du gouvernement britannique.

La banque Coutts s’inquiète «des risques pour la réputation de notre banque en étant associée à lui». «Il ne s’agit pas seulement de Coutts/Natwest. Depuis que j’ai appris que mes comptes allaient être fermés, j’ai été refusé par dix autres banques», a affirmé mercredi Nigel Farage.

Le Premier ministre Rishi Sunak a défendu Nigel Farage :

«Ce n’est pas bien. Personne ne devrait être interdit d’utiliser des services de base en raison de ses vues politiques. La liberté d’expression est la pierre angulaire de notre démocratie».

La LICRA s’attaque à FDesouche

La LICRA a commencé par accuser le site Fdesouche d’avoir associé une photo à un article sur les jeunes qui ne savent pas nager dans le but de stigmatiser les immigrés. Mais l’accusation était bidon puisque la photo était dans l’article de La Provence. Alors la LICRA, qui voulait poursuivre le site, a soumis finalement l’affaire au parquet pour “information sélective”. Et le journal La Provence ? Est-ce une accusation sélective ?

 

L’écologie, de droite ou de gauche ?

Cette semaine, Valeurs Actuelles propose un numéro dédié à l’écologie. VA+ est allé rencontrer les Parisiens pour leur demander si, selon eux, l’écologie peut être de droite et quels programmes verraient-ils à droite ?

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