Roselyne Bachelot ouvre la porte à l’euthanasie
Interrogée sur le cas de la comédienne Maïa Simon, qui a bénéficié d’un suicide médicalement assisté en Suisse, le ministre de la Santé Roselyne Bachelot a rappelé sur RTL que la loi Leonetti avait été votée en juin 2005 et qu’il fallait "avant toute mesure nouvelle en faire le bilan".
"Il faudra faire un bilan de cette loi et pourquoi pas une évolution, je ne ferme pas la porte".
La vérité sur la loi Leonetti
…est révélée par un médecin pro-euthanasie, le professeur Didier Dreyfuss, chef du service de réanimation à l’hôpital Louis Mourier de Colombes. Il rappelle dans Le Monde, qu’en France :
"grâce à la loi Leonetti sur la fin de vie, on peut proposer au patient de le sédater profondément par des médicaments, d’enlever le respirateur artificiel et d’arrêter les soins actifs, y compris l’alimentation et l’hydratation".
Ni l’alimentation ni l’hydratation ne sont des soins médicaux… L’ambiguïté de cette loi avait été mise en lumière par Jeanne Smits en mai dernier.
Addendum : Pierre-Olivier Arduin analyse justement cette loi au regard de la dernière instruction de la Congrégation pour la doctrine de la Foi.
La Pologne en ligne de mire de l’UE
Alors que la Pologne avait refusé la journée européenne contre la peine de mort, lui préférant une journée pour la vie (contre toutes les peines de mort : avortement compris), le Conseil de l’Europe, qui décide à la majorité des votants, vient de décréter que le 10 octobre sera la journée européenne contre la peine de mort. Les ambassadeurs ont exprimé «l’espoir que l’Union européenne se joigne dès que possible à cette initiative ».
L’UE, vexée de la résistance polonaise, a appelé ses membres a se joindre à cette journée et a demandé «au futur gouvernement polonais de soutenir pleinement cette initiative». Imaginons un instant que Nicolas Sarkozy bloque effectivement (et non oralement) les négociations avec la Turquie, l’UE demanderait-elle "au futur gouvernement français" de soutenir la candidature de la Turquie dans l’UE ? Bien heureusement, Nicolas Sarkozy est plus docile que les frères Kaczynski…
Le président de la République française et le ramadan
Lundi, Nicolas Sarkozy participera à 19h30 à la rupture du jeûne du Ramadan à la Grande mosquée de Paris.
Son agenda ne précise pas (encore) s’il s’unira aux catholiques lors du prochain jeûne du mercredi des Cendres.
MJ
L’UE demande plus d’immigration
Lu dans Présent (article en accès libre) :
"Le Parlement européen a adopté mercredi deux rapports demandant que les pays membres de l’UE, victime à la fois d’une importante immigration clandestine et du vieillissement démographique, revoient leur politique d’immigration légale afin d’augmenter le nombre des nouveaux arrivants des pays tiers. Il en faudrait, souligne le service de presse du Parlement européen, pas moins de 20 millions pour répondre aux besoins et aux « pénuries spécifiques »."
MJ
Le Protocole de Londres a été adopté
"L’UMP et le PS ayant décidé de voter en faveur de la ratification du protocole (approuvé par le gouvernement le 24 août dernier), l’issue du vote ne faisait aucun doute. Il est étrange, dès lors, que pas moins de trois membres du gouvernement soient venus à l’Assemblée nationale défendre le texte. C’était sans doute histoire de souligner que le gouvernement tient énormément à accomplir ce forfait contre la langue française. Il y avait là Hervé Novelli, Jean-Pierre Jouyet, et Valérie Pécresse, celle-ci n’hésitant pas à en appeler à « l’esprit des Lumières », qui « doit être rallumé », ce qui ne manque pas de sel quand on se souvient qu’à l’époque des Lumières toute l’Europe intellectuelle s’exprimait en français…"
MJ
Propagande cathophobe pour l’euthanasie
Encore une fois, Le Figaro ne sort pas grandit d’un article de Hervé Yannou, qui se fait l’écho de la polémique sur la fin de vie du Pape Jean-Paul II :
"La longue agonie de Jean-Paul II, de février à avril 2005, ne cesse en effet de poser des questions, alimentées par la version officielle des soins qui lui furent alors apportés. C’est sur ces informations délivrées par le Vatican que s’est appuyée Lina Pavanelli pour démontrer que le Pape était mort d’un manque volontaire d’alimentation. Selon elle, si le patient avait été correctement nourri, il aurait pu survivre plusieurs années. […] Ses médecins le savaient, mais n’ont rien fait. Pourquoi ? Fut-ce une forme d’«euthanasie par omission» dénoncée par le Vatican, ou obéirent-ils à leur patient ?"
Et voilà que le lobby de l’euthanasie dénonce le double langage de l’Eglise qui refuse d’autoriser dans sa doctrine ce qu’elle applique concrètement pour son chef… On est plus proche du Da Vinci Code que d’un discours rationnel : l’Eglise distingue à juste titre l’acharnement thérapeutique, condamné comme l’euthanasie. Le Pape n’a pas cessé d’être alimenté mais les médecins ne se sont pas acharnés de soins pour le maintenir en vie. Et il n’a pas été euthanasié.
A quand un courant distributiste français ?
Philippe Maxence poursuit son exposé sur le courant distributiste anglo-saxon en regrettant que ce dernier ignore la pensée française en la matière (les catholiques sociaux du XIXe, mais aussi, plus proche de nous, Jean Ousset et Louis Salleron). Un lecteur nous fait part de sa réflexion sur l’absence de ce courant en France :
"En ce sens, sous l’influence de l’école autrichienne de Hayek, très marquée par les catholiques sociaux allemands du XIXème, le libéralisme économique américain a su donner forme à des revendications allant dans le sens de la DSE, comme de remettre l’enseignement aux parents, de lutter contre l’étatisation de nombreux secteurs de la vie sociale pour les laisser à l’initiative individuelle, etc. : c’est de l’union et de la fusion au sein du parti républicain, sur l’inspiration de Reagan, entre ce libéralisme et le courant chrétien conservateur que la droite américaine a eu la possibilité de renverser le gauchisme socialisant qui avait conquis les élites américaines après 1968.
Cette union ne s’est pas faite en France, parce que la droite nationale ‘’ignore’’ ou combat le libéralisme, par ignorance ou contresens, que le libéralisme politique en France s’est mis au service caricatural du MEDEF, et que le courant conservateur chrétien, essentiellement catholique, a été étouffé par la structure épiscopale, essentiellement ralliée au progressisme marxisant, tiers mondiste puis altermondialiste depuis les années 1970. C’est l’absence de rencontre entre ces deux courants qui les a empêché d’émerger politiquement. Ce qui fait que la gauche française, même si elle perd les élections, garde le pouvoir des idées, rendant ‘’logique’’ et ‘’indispensable’’ que ce soient ses idées et certains de ses représentants auxquels N. Sarkozy se réfère pour se donner une image d’intelligence, mais aussi de générosité : la droite française ignore le sens de la compassion parce qu’elle croit au tout Etat, celui de la pseudo justice sociale, comme la gauche étatique et redistributrice.
Il y a donc urgence pour les catholiques à reprendre une réflexion sociale et économique, et lui donner des objectifs politiques concrets."
D’où l’intérêt du sujet abordé sur Caelum et Terra.
Le distributisme catholique n’est plus inconnu
…grâce aux explications de Philippe Maxence (lire ici, ici et ici). Le distributisme catholique est né de l’encyclique de Léon XIII, Rerum novarum et a été développé par des catholiques anglo-saxons, dont la principale revendication était la distribution de la propriété privée. Les distributistes ont une vision organique de la société. Il s’agit d’un autre projet de société, opposé aussi bien au capitalisme moderne qu’aux divers socialismes, qui, tous deux, soumettent l’homme, au profit ou à l’assistanat.
Avant d’être une doctrine inspirée du catholicisme social des encycliques, le distributisme repose sur une vision du monde, utopique dans la mesure où elle s’inspire de l’ordre social chrétien médiéval, et prophétique dans sa prise en compte d’éléments qui sont aujourd’hui à l’ordre du jour : mise en cause de la société de consommation, prise en compte des limites face à une économie fondée sur la croissance illimitée, défense de la création, revalorisation de la vie rurale, de modes de vie plus simple, opposition au globalisme, valorisation des entités (de l’entreprise à la nation) à taille humaine… Cette défense de la petitesse en économie n’est pas qu’un slogan. C’est la traduction imagée du principe de subsidiarité, qui est au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise :
"De même qu’on ne peut enlever aux particuliers, pour les transférer à la communauté, les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une injustice, en même temps que troubler d’une manière très dommageable l’ordre social, que de retirer aux groupements d’ordre inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste et d’un rang plus élevé, les fonctions qu’ils sont en mesure de remplir eux-mêmes. L’objet naturel de toute intervention en matière sociale est d’aider les membres du corps social, et non pas de les détruire ni de les absorber" (Pie XI, Quadragesimo anno)
"À la subsidiarité comprise dans un sens positif, comme aide économique, institutionnelle, législative offerte aux entités sociales plus petites, correspond une série d’implications dans un sens négatif, qui imposent à l’État de s’abstenir de tout ce qui restreindrait, de fait, l’espace vital des cellules mineures et essentielles de la société. Leur initiative, leur liberté et leur responsabilité ne doivent pas être supplantées." (Compendium de la DSE §186)
Les petites villes ou les petits commerces ne sont pas seulement plus humains parce que l’autre est identifiable et que l’on vit avec lui en permanence. Ils sont plus humains aussi parce que l’on prend des décisions dans des domaines qui sont les nôtres, pour lesquels notre responsabilité est directement engagée.
Le Pape et la Slovaquie
Lahire nous a rapporté le courageux geste pro-vie que vient d’effectuer la Slovaquie. Yves Daoudal nous apprend que le Pape Benoît XVI est loin d’être étranger à cette mesure du gouvernement.
MJ
Bernard Kouchner refuse de voir son homologue syrien
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a dit avoir annulé une rencontre prévue avec son homologue syrien, car trop "choqué" par l’assassinat la semaine dernière du député libanais anti-syrien Antoine Ghanem. Selon la mission française auprès de l’ONU, Bernard Kouchner a fait savoir à des journalistes français qu’il ne recontrerait donc pas son homologue Walid Mouallem à New York.
MJ
Pas de Don Quichotte au gouvernement
Augustin Legrand a décliné la proposition de Christine Boutin.
MJ
Les Scouts d’Europe et Summorum Pontificum
Le Commissaire fédéral de l’Union Internationale des Guides et Scouts d’Europe a fait savoir que
"l’UIGSE, en tant qu’association privée de fidèles laïcs, n’a pas à "prendre position" sur des textes du magistère, mais à les recevoir filialement et, pour autant qu’ils concernent notre mission éducative, à les mettre en pratique de la manière la plus appropriée. […] [S]’agissant de questions liturgiques, est légitime tout rite dûment approuvé par le Siège apostolique ; il convient de veiller à ce que les enfants et les jeunes qui nous sont confiés bénéficient, dans les cérémonies auxquelles ils participent lors des activités scoutes, de liturgies conformes aux textes approuvés par les pasteurs de l’Eglise, dignes, priantes et conformes à la tradition et au rite dans lesquels les parents, premiers éducateurs de nos scouts, ont choisi de les élever. […]
"[L]es cérémonies liturgiques organisées par l’UIGSE à l’occasion de rassemblements internationaux sont normalement célébrées dans la forme "ordinaire" du rite romain, en langue latine, selon les recommandations du paragraphe n° 62 de l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis."
Plaidoyer contre l’euthanasie
Dans Le Monde (et oui !) :
"Quelles sont donc les motivations de ceux qui demandent aujourd’hui la légalisation de l’euthanasie ? Peut-on admettre que la société assigne aux médecins la tâche de tuer un patient et que soit prévue, par la loi, l’administration de la mort ?
La première question porte sur la place des médecins. Non seulement l’acte de tuer est incompatible avec le devoir de ne pas nuire, mais en plus le fait de l’associer aux soins saperait la confiance des familles envers les soignants. Cette confiance, qui se nourrit de la résolution des praticiens à ne jamais abandonner leur malade, est importante dans le cas d’une décision d’arrêt des traitements.
Deuxièmement, comment peut-on concilier les efforts qui sont faits, en France, pour intégrer ceux que la maladie, l’âge ou la différence excluent de la vie sociale et une revendication qui revient à considérer que la solution à la souffrance est la mort ? Cette solution consiste à se débarrasser du problème en se débarrassant du malade.
Le troisième argument concerne la dimension symbolique de cette ouverture d’un droit au suicide assisté et à l’euthanasie. Leur légalisation impliquerait la reconnaissance par la société que le suicide est une réponse légitime et naturelle à la souffrance. Cette banalisation du suicide va à l’encontre du courage et des valeurs de solidarité que nous transmettons à l’école et au sein des familles.
Le quatrième point renvoie à un conflit d’interprétation : l’autonomie équivaut-elle au droit de faire tout ce que nous voulons à n’importe quel prix, c’est-à-dire en obligeant les médecins et la société à reconnaître un acte contraire à leurs valeurs ? On peut reprendre l’argument de Hume et dire qu’un homme n’est pas obligé, en continuant à vivre, de se faire du mal pour le bien de la société, mais cette reconnaissance du suicide comme acte individuel n’implique pas que la société en général et les médecins en particulier doivent se faire du mal pour le bien d’un individu. Une telle interprétation n’est pas fidèle aux droits de l’homme."
La CEDH condamne la Pologne pour refus d’avortement
En mars dernier, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) avait rendu un arrêt condamnant la Pologne pour ne pas avoir accédé à la demande d’avortement formulée par une femme qui considérait que sa grossesse représentait un danger pour sa santé. La Pologne avait fait appel de cette décision mais l’appel vient d’être rejeté. Les motivations de la décision ne sont pas rendues publiques. Les juges peuvent rejeter une demande d’appel dès lors que les violations des droits de l’homme semblent établies et la jurisprudence de la Cour suffisamment claire en la matière.
Gènéthique remarque que cette décision pose la question de l’indépendance des Etats européens en matière de législation dans les domaines où ils sont reconnus souverains.
Le protocole de Londres
… est examiné par l’Assemblée nationale. Sur son site, Christian Vanneste déclare que
"ce texte renonce à l’exigence de traduction en français des brevets européens rédigés en anglais ou en allemand. Cet amendement constitue donc une véritable catastrophe pour la langue française ! Il est directement contraire aux intérêts des entreprises françaises et à notre position constante en matière de protection de notre langue. Le parlementaire gaulliste que je suis ne peut accepter cela. C’est pourquoi, je suis membre du Comité contre le protocole de Londres initié par le professeur Claude HAGEGE. Par ailleurs, vous pouvez retrouver d’autres arguments hostiles à cette ratification sur le site de la Compagnie nationale des Conseils en Propriété industrielle."
MJ
Eloge de l’égoïsme
Suite au suicide d’André Gorz et de son épouse, Libération publie ce qu’on peut appeler un plaidoyer pour l’égoïsme, allant même jusqu’au suicide, qu’on appelle pudiquement euthanasie. Les mots sont choisi à dessein pour faire passer cet égoïsme pour de l’amour ! :
"A 84 ans, André Gorz a choisi de partir avec Dorine, 83 ans, sa femme. «Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l’autre. Nous nous sommes dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.» […] Au soir d’une carrière bien remplie de philosophe et de journaliste, André Gorz ne pensait qu’à elle, seulement à elle, qui l’avait soutenu toutes ces années dans l’ombre. […]
Il avait abordé Dorine, anglaise d’origine, un soir neigeux, le 23 octobre 1947, pour l’inviter à aller danser et ne l’a plus jamais quittée. Elle était atteinte d’une affection évolutive depuis de nombreuses années. Ils avaient choisi de ne pas avoir d’enfants. André Gorz disait à Libération, en septembre 2006 :
"A mon avis, les bons pères sont ceux qui ont eu besoin de père dans leur enfance. Moi, je n’avais pas envie d’avoir de père parce que je n’aimais pas mon père. […] Tous les deux, on n’a pas de continuité, ni rien à transmettre. Nous n’avions pas de famille à fonder pour transmettre quoi que ce soit, puisque nous n’avions jamais eu de famille nous-mêmes. Si nous avions eu des enfants, j’aurais été jaloux de Dorine. Je préférais l’avoir pour moi tout seul."
Glauque. Mais l’article indique qu’André Gorz fut un disciple de Sartre. Ceci explique cela.
Pour un nouveau modèle social
Benoît XVI a poursuivi lors de l’audience générale sa catéchèse sur saint Jean Chrysostome :
"En vrai pasteur, il traitait tout le monde avec cordialité…et avait une attention particulière à la femme, au mariage et à la famille".
"On a dit que Dieu avait manifesté en Jean Chrysostome un second Paul, un docteur universel… Sa hauteur intellectuelle se dégage clairement dans son commentaire de la Genèse où il médite sur les huit oeuvres accomplies par Dieu en six jours, conduisant ensuite les fidèles de la Création au Créateur…, le Dieu de la condescendance…qui s’adressa à l’homme déchu et pécheur par l’Ecriture".
"A ce Dieu visible à travers sa création, à ce Dieu qui nous parle dans l’Ecriture, à ce Dieu devenu l’un de nous, s’ajoute un quatrième aspect : dans la vie et les actions du chrétien, le principe vital et dynamique est l’Esprit qui se manifeste concrètement dans le monde. Ainsi Dieu entre dans nos vies…et nous transforme de l’intérieur".
Dans son commentaire des Actes des apôtres, Jean Chrysostome propose le
"modèle de l’Eglise primitive comme modèle de société, en développant le principe d’utopie sociale, d’une cité idéale qui donnerait une âme et un visage chrétien à la société. Il voulait faire comprendre que la charité ne suffit pas, qu’aider les pauvres individuellement ne suffit pas, mais qu’il faut créer une nouvelle architecture, un nouveau modèle social…fondé sur le message évangélique. Pour tout cela, on peut le considérer comme un des Pères de la doctrine sociale de l’Eglise".
Il "soutenu le primat de la personne, esclaves et pauvres compris", en opposition à la société du temps dans laquelle "de vastes catégories étaient exclues de la citoyenneté…alors que la communauté chrétienne reconnaît les mêmes droits à tous, frères et soeurs".
Missel du Bx Jean XXIII : étrange décision à Marseille
Tandis que le Cardinal Ricard, président de la conférence des évêques de France, assistait à l’ordination de 5 prêtres de l’Institut du Bon Pasteur dans le rite traditionnel, Mgr Pontier, vice-président de la CEF et archévêque de Marseille, a pris une étrange décision à l’égard des fidèles de ce même missel.
L’église de la Trinité (La Palud) à Marseille accueillait jusqu’ici les fidèles attachés à la forme extraordinaire du rite romain. L’abbé Laurent Grégoire y célébrait selon les deux formes. Confronté à des problèmes de santé, il a été aidé par un prêtre diocésain en janvier, puis, cet été, par un prêtre de l’Institut du Bon Pasteur, avec autorisation de l’évêque. Dimanche dernier, s’appuyant sur les ennuis de santé de l’abbé Grégoire, le vicaire général est venu annoncer le déplacement du lieu de messe à l’église Saint-Charles. La communauté de fidèles sera désormais sous l’autorité du recteur de la Basilique et la messe sera célébrée chaque dimanche par un prêtre de passage, ce qui implique –comme à Niafles– l’abandon de toute la vie paroissiale. Quant à l’église de la Trinité, on n’y compte plus qu’une messe, le samedi soir. Pourquoi ne pas avoir simplement laissé à l’abbé Grégoire -dont on ne sait ce qu’il va devenir- l’aide d’un prêtre assistant ?
MISSA, l’entraide entre catholiques
MISSA (mouvement d’information structuré pour servir et annoncer) est un groupe visant à resserrer les liens entre les catholiques notamment grâce à internet. Les domaines sont très divers : professionnel, commercial, associatif, information, petites annonces et bien sûr religieux. Présent désormais dans chaque région de France, MISSA est gratuit et local, indépendant de toute structure officielle.
Refusant les querelles de chapelle et la fatalité des divisions, MISSA veut appliquer la parole de Saint Paul, qui nous demande de "faire du bien à tout le monde, mais d’abord à vos frères dans la Foi" (Galates 6-10). MISSA est donc un outil, pour mieux faire circuler l’information, se connaître, s’entraider. Par exemple, il peut permettre le rapprochement de familles attachées à la forme extraordinaire du rite romain souhaitant créer un groupe stable.
Pour s’inscrire, il suffit de cliquer ici. Ensuite, vous recevrez un courriel d’annonces hebdomadaires. Il est probable que, pour chacun, sur 10 annonces, il y en ait 2 qui vous intéressent vraiment, 1 qui vous choque et 7 qui vous indiffèrent. Mais la simplicité du système incite à penser que le jeu en vaut la chandelle.
A chaque problème sa commission
… et à chaque jour sa nouvelle mission. Aujourd’hui, Xavier Darcos a confié au linguiste Alain Bentolila une mission sur les «réformes nécessaires à une refondation de l’école maternelle». Alain Bentolila est notamment l’auteur de deux rapports que lui avait demandés Gilles de Robien, sur l’apprentissage de la grammaire et sur l’acquisition du vocabulaire à l’école primaire.
MJ
UE-Turquie : toutes les possibilités sont ouvertes
Bernard Kouchner, qui s’exprimait devant l’institut de recherche américain Council on foreign relations, a expliqué que la France et la Turquie vont travailler ensemble au niveau des ministres des Affaires étrangères pour envisager "toutes les possibilités" dans le rapprochement avec l’Union européenne. Le ministre s’est vanté de faire partie de ceux qui avaient "convaincu" cet été le président Nicolas Sarkozy de "ne pas casser l’ensemble du processus" de négociation en cours entre la Turquie et l’UE.
"Nous avons passé une heure et demie hier (lundi) avec le Premier ministre Erdogan et nous avons décidé que le ministre turc des Affaires étrangères et moi-même allions être chargés de la mise en place d’une sorte de groupe de travail afin d’envisager toutes les possibilités.
La position française est très claire : nous avons le temps. La Turquie et l’Union européenne doivent ouvrir 35 chapitres dans leurs négociations […] seuls 5 supposent une intégration au sein de l’UE, 30 pouvant être acceptés dans le cadre d’un partenariat. Nous allons donc ouvrir les 30 premiers et cela prendra des années et des années. Entre-temps, nous aurons de bonnes relations avec la Turquie".
Le 2 mai 2007, Nicolas Sarkozy avait dit :
"Si je suis élu président de la République, je m’opposerai à l’entrée de la Turquie dans l’UE".
Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.
Un « évêque » épiscopalien rejoint l’Eglise catholique
Jeffrey Steenson, l’administrateur du diocèse de Rio Grande (Nouveau Mexique), a annoncé hier sa décision. C’est le troisième “évêque” épiscopalien américain à quitter cette année l’anglicanisme pour rejoindre le giron romain. Plus de 700 fidèles quittent, chaque semaine, la communion anglicane», conséquence de la crise qui traverse l’anglicanisme.
MJ
Le Nouvel Ordre Mondial de Nicolas Sarkozy
Le président français a livré un discours ubuesque à la tribune de l’ONU :
"C’est d’un nouvel état d’esprit dont le monde a besoin. C’est un véritable New Deal à l’échelle planétaire qui est nécessaire. Un New Deal écologique et économique. Au nom de la France, j’appelle tous les Etats à se réunir pour fonder le nouvel ordre mondial du 21ème siècle sur cette idée forte que les biens communs de l’humanité doivent être placés sous la responsabilité de l’humanité toute entière."
Après le lundi de Pentecôte, le travail du dimanche ?
Alors que Benoît XVI rappelait récemment que
"Le dimanche est en lui-même l’excellence de l’action de grâce, il ne doit pas seulement se refermer sur le foyer ,mais bien évidemment s’ouvrir à la soif du Christ sur la Croix. Ce jour-là doit non seulement être sanctifié, mais s’affirmer en une zone temporelle de joie, de repos, de prière et de service selon l’appel singulier de chacun",
certains font du lobbying pour travailler le dimanche. Ce blog, qui ne se réclame ni de droite, ni de gauche (ni d’extrême-droite, etc.), veut simplement se conformer au vrai, au juste et au bon. C’est pourquoi, sur ce sujet, il se désolidarise de tenants de la droite qui, sous prétexte de fausse liberté ou de slogans matérialistes (travailler plus pour gagner plus), se font les idiots utiles de la déliquescence de la société.
Ainsi, les magasins Conforama du Val d’Oise ont été condamnés le 14 septembre à 50000€ d’astreinte par succursale et par dimanche travaillé. Pour protester contre ce jugement, près de 400 salariés, direction y compris, ont manifesté dimanche devant le magasin d’Herblay. C’est Force ouvrière qui a attaqué en référé la décision préfectorale datant de mai dernier autorisant l’ouverture dominicale des enseignes Conforama dans le département. On peut légitimement ne pas être proche de ce syndicat, on ne peut pas non plus soutenir le travail le dimanche. La direction de Conforama réclame une réforme de la législation et demande que Nicolas Sarkozy mette en application son "travailler plus pour gagner plus". Autre argument de la direction qui prête à discussion : l’engagement des salariés à ses côtés.
François d’Orcival attaque les syndicats dans une tribune du Figaro :
"D’un côté des salariés cherchant à gagner plus en travaillant plus, de l’autre un syndicat qui veut l’empêcher. Les salariés sont ceux de Conforama qui manifestaient la semaine dernière, à Cergy-Pontoise, non pas contre leurs patrons mais contre leurs syndicats. Pour avoir la liberté de travailler le dimanche et obtenir des primes […] Parler des dirigeants syndicaux comme des « partenaires sociaux » de l’entreprise est un abus de langage : ils n’ont jamais cessé d’en être non les parties prenantes mais les opposants".
Certes, les syndicats ne sont pas connus pour valoriser le travail. Il n’empêche que l’homme ne peut être réduit à une fonction mercantile. Si le repos du dimanche a une valeur religieuse, il est également nécessaire à l’équilibre de la vie en société et de la vie familiale. Pour plus d’arguments, lire les réponses sur les aspects économiques du travail dominical.
Michel Janva (merci à CHR)
Comment résoudre un problème ?
La solution est bien connue : il suffit de créer une commission spécialisée, un groupe de réflexion, une haute autorité, etc. C’est cette dernière appellation qui a été proposée pour satisfaire les participants, qu’ils soient pro ou anti-OGM, du "Grenelle de l’environnement". Nul doute que le gouvernement, friand de commissions et missions de toute sorte, adopte cette initiative. Il semblerait que le médiatique leader des Don Quichotte accepte lui aussi une "mission" sur le logement. Le chanteur Gilbert Montagné a été chargé par le gouvernement d’une mission sur l’intégration des personnes aveugles et mal-voyantes. Hier, François Fillon a installé la commission "sur l’évaluation du métier d’enseignant", qui a comme membre vedette Michel Rocard.
En fait, ce n’est pas très compliqué la politique : à chaque problème sa solution, heu pardon, sa commission.
Une loi immorale
"une loi immorale, s’appuyant sur des données incorrectes, quand bien même elle a été adoptée par une instance démocratique, est-elle légitime ?"
La réponse est évidemment non. Et c’est écrit par Axel Khan, médecin généticien, directeur de l’Institut Cochin. Mais il ne parle ni des lois sur l’avortement ni des lois sur la bioéthique (qui autorisent la recherche sur les embryons)… Non, cela concerne seulement les tests ADN à propos de l’immigration. Et le docteur espère que les parlementaires auront
"conscience que le texte qu’ils s’apprêtent à adopter, même s’il jouira d’une légitimité démocratique, restera moralement illégitime [sinon] les citoyens seront moralement justifiés de s’opposer aux dispositions de ce texte".
En matière d’immigration, il est facile d’invoquer la morale, comme le remarque Arnaud Folch, mais dès qu’il s’agit de la protection des plus faibles, les mêmes crient ‘non’ à ‘l’ordre moral’.
Michel Janva (via Gènéthique)
Appel de Présent
L’article de Jeanne Smits est en accès libre. Extrait :
"[N]ous vous proposons […] des abonnements de 6 mois à moitié prix : 84 euros au lieu de 168. […] Le nombre de ces abonnements étant limités (et non valables pour des réabonnements, bien sûr !), nous satisferons les demandes par ordre d’arrivée, dans la limite du nombre disponible."
Seuls les premiers qui répondront seront servis.
