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Les évêques italiens en appellent aux parlementaires catholiques

Les évêques italiens ont appelé solennellement les parlementaires catholiques de la Péninsule à rejeter le projet de loi sur sur les unions de fait. Les évêques invoquent une directive de la congrégation pour la doctrine de la foi, selon laquelle "le parlementaire catholique a le devoir moral d’exprimer clairement et publiquement son désaccord et voter contre" un projet de loi "favorable à la reconnaissance légale des unions homosexuelles". (document §10)

Ils jugent la légalisation des unions de fait "inacceptable sur le plan des principes et dangereuse sur le plan social et éducatif". Le conseil permanent des évêques estime qu’"un chrétien qui soutiendrait la légalisation des unions de fait serait incohérent".

Le gouvernement a adopté le 8 février un projet de loi sur les unions de fait, le DICO, qui reconnaît des droits aux couples non mariés, qu’ils soient homosexuels ou hétérosexuels. Plusieurs ministres ouvertement catholiques ont participé à l’élaboration du projet ou l’ont accepté. Le texte doit encore être adopté par le Parlement.

Cet appel des évêques italiens pourrait s’adresser tout autant aux politiciens français.

Michel Janva

Pologne : manifestation pour la vie

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Varsovie réclamant l’interdiction totale de l’avortement, même en cas de viol ou d’inceste. La Ligue des familles polonaises souhaite durcir la loi, qui, en vertu des textes actuels, rend l’avortement possible lorsque la vie de la mère est en danger, que le foetus est gravement handicapé ou que la grossesse est le résultat d’un viol ou d’un inceste. Le parlement devra voter sur ce texte à la mi-avril.

Les manifestants ont assisté à une messe avant de défiler dans le centre de Varsovie, brandissant des drapeaux polonais et du Vatican, ainsi que des banderoles illustrées de photos de bébés avec le slogan: "pouvez-vous vraiment me tuer ?"

Michel Janva

Emeute à la gare du nord : bilan

Les incidents à la gare du Nord à Paris ont donné lieu à l’interpellation et à la mise en garde à vue de 13 personnes, dont 5 mineurs, et fait 9 blessés légers, 4 agents de la RATP, 4 de la SNCF et 1 gardien de la paix. Les personnes interpellées devront répondre de violences sur agents de la force publique, de dégradations de biens publics et de biens privés et de vols en réunion.

Lors de l’émeute, plusieurs vitrines de la galerie marchande de la gare du Nord ont été brisées, dont celle d’un magasin d’articles de sport. Du matériel appartenant à la RATP et à la SNCF, dont un stand et des distributeurs automatiques, a été vandalisé.

Le resquilleur dont le contrôle a dégénéré en affrontements est un immigré congolais sans-papiers faisant l’objet d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, qui plus est récidiviste défavorablement connu des services de la police principalement pour des faits liés à des violences volontaires.

Michel Janva

Et l’armée et les morts pour la France ?

Dans Présent (article en accès libre), Jean Madiran estime que, dans l’affaire des emblèmes nationaux, les candidats ont oublié d’évoquer l’armée, honneur de la France, et les morts pour la Patrie. Après avoir rappelé l’histoire et la symbolique des emblèmes nationaux, il s’en prend aux candidats :

"François Bayrou passe à côté de ces réalités françaises quand il parle avec mépris des «histoires d’exhibition de drapeau» et quand il pontifie à contresens : «L’excitation autour d’un drapeau, ce n’est pas la société française mais la société américaine.» Nicolas Sarkozy bêtifie sottement en disant que la patrie «est une communauté dont les liens ne sont pas ethniques ni même géographiques». Quant à Philippe de Villiers, il raconte n’importe quoi lorsqu’il prétend : «J’ai été le premier à parler de la fierté d‘être Français.» Le premier ? dans l’histoire de France ? Pas même le premier dans la campagne présidentielle. Mais il a le culot d’ajouter à ce sujet : «Je réclame des droits d’auteur.» Qu’il commence par verser les siens à Jean-Marie Le Pen."

Michel Janva

Turcs : tout est bon pour nourrir la rancoeur

L’histoire est rapportée par Yves Daoudal :

"[Le gouvernement turc] s’en prend au cadeau offert par Angela Merkel à Jacques Chirac : la fameuse chope de bière. Au motif que cette chope serait décorée d’une scène de la défaite en Egypte de l’armée ottomane face aux troupes de Napoléon. «Si l’Union européenne a une vision de l’avenir, elle devrait se tourner vers cet avenir. Ressasser le passé ne peut pas servir sa vision d’avenir», tonne Abdullah Gul."

Dans le même temps, les 27 ont relancé aujourd’hui les pourparlers d’adhésion de la Turquie à l’UE en donnant le feu vert à l’ouverture du deuxième des 35 chapitres thématiques de ces négociations. La suspension par l’UE en décembre de 8 des 35 chapitres de négociations a paradoxalement permis de relancer les discussions sur les chapitres non gelés. La Commission européenne comme la Turquie espèrent d’ailleurs que trois autres chapitres pourront être ouverts pendant la présidence allemande qui se termine le 30 juin.

Michel Janva

Une morale sans Dieu est-elle possible ?

Non, selon Jean-Baptiste Donnier, professeur à la Faculté de Droit d’Aix-en-Provence, qui reprend les propos de Benoît XVI :

"Dans un discours prononcé devant le clergé du diocèse d’Aoste le 25 juillet 2005, le pape Benoît XVI s’est livré à une réflexion d’une importance capitale. Après avoir rappelé qu’à ‘l’époque où la foi était divisé entre catholiques et protestants, on pensa qu’il fallait conserver les valeurs morales communes en leur donnant un fondement suffisant (…) de façon à ce qu’elles existent “etsi Deus non daretur”, le pape constante qu’aujourd’hui “la situation est inversée”, car les valeurs morales ne sont plus évidentes”; elles “ne deviennent évidentes que si Dieu existe”.
La tentative de fonder des droits naturels de l’homme sur l’hypothèse de l’inexistence de Dieu a échoué. D’où la suggestion du Saint-Père, adressée aux représentants de l’agnosticisme contemporain, de réfléchir sur le point de savoir si, “pour eux”, ce n’est pas le contraire de l’hypothèse de Grotius [fonder les droits de l’homme et les valeurs communes aux croyants et aux non croyants sur hypothèse de l’inexistence de Dieu] qui devient valable aujourd’hui pour fonder une morale commune et des droits naturels de l’homme dotés d’une véritable consistance.
Et Benoît XVI de conclure : “nous devons vivre ‘quasi Deus daretur’, même si nous n’avons pas la force de croire, nous devons vivre sur cette hypothèse, autrement, le monde ne fonctionne pas”.

Michel Janva

Turquie : une église transformée en musée

Le catholicos Karékine II, chef de l’Eglise othodoxe orientale arménienne, a annoncé qu’il ne se rendrait pas à la cérémonie d’inauguration d’une église arménienne restaurée en Turquie malgré l’invitation des autorités turques, car cette "église restaurée sera transformée en musée (…) et que la cérémonie sera laïque et non dans la tradition de l’église apostolique arménienne […] Ces actes ne peuvent pas être considérés comme une mesure positive sur la voie du rapprochement entre les peuples arménien et turc".

Michel Janva

Des policiers agressés

en banlieue par des barbares. Des scènes devenues courantes.

MJ

De l’islamisation au terrorisme

Chaque année, une trentaine de volontaires français s’inscrivent dans les universités de Riyad, Médine ou La Mecque. De l’endoctrinement religieux à l’action armée, leur basculement dans «la guerre sainte» en Irak tient souvent à un fil. Jeunes Français de souche, ou Maghrébins d’origine, laissés pour compte des banlieues ou fils de bourgeois en rupture de ban, ces «missionnaires» de l’islam radical seraient au total quelques centaines, disséminés à travers le monde (dont 150 en Arabie saoudite et une cinquantaine au Yémen). Les plus pauvres vont au Pakistan ou en Égypte, les autres en Arabie saoudite, en Syrie ou au Yémen.

À la périphérie de Riyad, l’université al-Imam est l’un de ces laboratoires à djihadistes. Un véritable camp militaire, avec ses grillages, sa salle de contrôle et de surveillance ultramoderne installée au sommet d’un château d’eau. Plusieurs auteurs d’attentats terroristes sont issus d’al-Imam. Davantage encore que l’Arabie, l’Égypte apparaît désormais comme une étape obligée. Les centres islamiques du Caire inquiètent les spécialistes de la lutte antiterroriste. À Qortoba, les «étudiants en religion» commencent par un ou deux courts séjours, de quelques semaines. Les plus radicaux sont détectés, et pris en main par des «cadres» qui les repaissent de vidéos d’exactions américaines en Irak. Ceux-là seront orientés vers de plus petites unités, comme le centre al-Fajr ou la mosquée Aziz Bila, véritables «antichambres» de «la guerre sainte», avec un lieu de prière au sous-sol, et «des salles de cours» au premier étage. Pas encore d’entraînement opérationnel, mais l’ultime étape du cursus, avant le passage en Irak.

«Ceux qui vont rentrer en France feront tout pour orienter l’islam vers l’isolement et le repli sur soi, c’est aussi un ­danger», prévient le saoudien, Abdallah al-Gasim. Rien ne dit que ces «étudiants» veuillent commettre un attentat en France, mais les ser­vices de sécurité redoutent qu’une poignée d’entre eux fournissent «un appui logistique» aux terroristes qui chercheraient à frapper l’Hexagone.

Michel Janva

François Bayrou, laïciste et homofou

François Bayrou a été interrogé dans Le Figaro :

"Êtes-vous d’accord avec Benoît XVI qui souhaite une référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans les futurs traités ?

Le Pape prend ses responsabilités en tant que pape, et moi, modestement, en tant que citoyen. Il n’y a pas de référence aux racines chrétiennes dans la Constitution française, ça n’empêche pas la France d’être ce qu’elle est dans son histoire. Je pense qu’on ne mélange pas la religion et la loi. Dans l’ordre de la foi, je suis un catholique pratiquant et je l’assume. Par ailleurs, il y a l’ordre de la société, et dans la société, je suis un laïque. Je ne veux pas que la loi traite de la religion. Je ne mélange pas la foi et la loi. Comme le dit l’Évangile, il faut «rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu».

Vous êtes pour l’adoption par les couples homosexuels et contre le mariage gay. N’est-ce pas paradoxal ?

Soyons compréhensifs et pas réactionnaires. Quand un enfant est élevé par un couple homosexuel, il n’a de lien juridique qu’avec un seul parent. Qu’arrive-t-il si ce parent meurt ? Je pense qu’il faut reconnaître un lien, non pas de filiation, mais d’éducation vis-à-vis de l’autre parent. C’est possible par le biais de «l’adoption simple» qu’il faudra peut-être adapter. Et je n’ai pas l’impression de secouer les piliers de la société en disant cela. Je ne suis pas favorable au mariage gay, mais plutôt à une union civile qui porte des droits équivalents, notamment de succession."

Le catholique "pratiquant" a sans doute omis de lire Sacramentum Caritatis et notament le §83 sur la "cohérence eucharistique" :

"En effet, le culte agréable à Dieu n’est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales: il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela […] s’impose avec une exigence particulière pour ceux qui […] doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, […] comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme […]. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques […] doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine."

Michel Janva

3 avril : messe pour la vie

Une «Messe pour la Vie» sera célébrée par Mgr Schooyans, membre de l’Académie pontificale pour la Vie, à Paris, à Saint-Pierre du Gros Caillou (Paris VIIe), le 3 avril prochain à 19h. Cette messe est organisée à l’occasion du 13e anniversaire du rappel à Dieu du Professeur Jérôme Lejeune. Cette célébration veut être, explique la Fondation Jérôme Lejeune, au-delà de l’aspect mémoriel rendu au professeur,

"un rassemblement spirituel pour ceux qui s’engagent aux côtés de l’Église dans le respect de la culture de vie et dans l’espérance de voir se lever une nouvelle génération de Serviteurs de la Vie".

Mgr Schooyans indique quelques moyens concrets pour défendre la vie :

"Ce qui est urgent, c’est d’améliorer la formation des jeunes. Sous couvert de «santé reproductive», des organisations internationales et des gouvernements nationaux sont en train de pervertir la jeunesse, dès l’enfance. Les parents devraient se liguer pour objecter en conscience à ces programmes de dépravation. De même il faut renverser la vision qui voit dans l’enfant un risque plutôt qu’un don, et dans la sexualité une exploitation de la physiologie au service de l’hédonisme individuel."

Michel Janva

Emeute à la gare du nord

Les incidents de cette après-midi se sont poursuivis dans la soirée. Le calme était revenu et la police avait procédé à neuf interpellations, mais des incidents ont repris vers 20h et se poursuivent dans la soirée. Des jeunes, dont certains armés de barres de fer, s’en sont pris à des distributeurs automatiques de boissons dans les sous-sols de la gare, ont brisé des vitres, ampoules, rambardes en verre. Un magasin de chaussures a été pillé. Des poubelles ont été incendiées. Certains ont jeté des projectiles sur les policiers, qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes.

Michel Janva

Irlande du Nord: accords historiques

Lors d’une rencontre historique, les deux frères ennemis Ian Paisley et Gerry Adams se sont mis d’accord pour partager le pouvoir à partir du 8 mai au sein du futur gouvernement. Le premier ministre britannique Tony Blair a estimé qu’il s’agissait d’un "jour très important" pour les Nord-Irlandais et les îles britanniques.

Le lundi 26 mars était la date butoir de l’ultimatum fixé par Londres et Dublin à un accord de partage du pouvoir entre unionistes et républicains. Le jour même, le ministre britannique à l’Irlande du Nord, Peter Hain, avait prévenu que si les deux principaux partis d’Irlande du Nord ne se mettaient pas d’accord sur un partage du pouvoir avant minuit, l’assemblée nord-irlandaise serait dissoute.

Le DUP et le Sinn Féin sont arrivés en tête aux élections législatives régionales du 7 mars, avec respectivement 36 et 28 des 108 sièges de l’Assemblée nord-irlandaise. Ce sont eux qui doivent se partager la majorité des dix postes de ministres à pourvoir, pour relancer un gouvernement suspendu depuis février 2000.

A noter que le Sinn Féin n’a de catholique que le nom (certes abondamment distribué par les médias) : il est en effet plus proche de Marx que de la doctrine de l’Eglise. Voir ici, ici et ici.

Marie Sophrone

Le grand rabbin contre l’euthanasie

Alors qu’il a été fait commandeur de la Légion d’honneur le 17 mars, le grand rabbin de France Joseph Sitruk s’est déclaré opposé à toute loi qui "normaliserait" l’euthanasie.

"épargner la douleur est un impératif d’humanité [mais] avancer l’heure de la mort (…) n’est-ce pas outrepasser des droits "?

"Le fait de contribuer à abréger la vie ne relève pas simplement de l’erreur mais constitue une faute lourde de conséquences pour l’avenir de notre société. (…) C’est dans le caractère exceptionnel de chaque acte que l’on gardera notre réflexion humaine. La loi risquerait de +normaliser+ ce qui ne peut l’être".

"Les médecins, fidèles à leur serment ont le devoir d’alléger la douleur, en utilisant parfois des doses de médicaments, d’antalgiques, qui peuvent être létales. Ils demeurent au service de la vie, celle qu’ils ont choisi de protéger, de prolonger, sans jamais nuire au malade".

Michel Janva

Les candidats et le handicap

L’association des accidentés de la vie (FNATH) a interpellé les candidats en leur soumettant 35 propositions tournant autour de 7 priorités (pdf) : prévention, soins, risques professionnels, revenus, mise en accessibilité des lieux publics, favoriser l’engagement associatif.

Les réponses des candidats (à l’exception d’Arlette Laguiller et Frédéric Nihous) sont en ligne.

Michel Janva

Ambiance tendue à la gare du Nord

Lu sur le fil news :

17h40>Face à face houleux Gare du Nord entre 200 à 300 jeunes et une cinquantaine de policiers après l’interpellation d’un voyageur sans billet

MJ

Addendum : quelques détails. Alors que deux agents de la RATP procédaient vers 16h à un contrôle de billet, une personne sans titre de transport s’en est violemment prise aux contrôleurs, donnant un coup dans la figure à l’un et un coup dans l’épaule à l’autre. La RATP a conduit l’individu au centre de liaison de la gare du Nord où il a été remis aux gendarmes. La situation a dégénéré entre plus de 100 jeunes et les forces de l’ordre qui étaient toujours présents gare du Nord en fin d’après-midi. Par mesure de sécurité, les métros et RER en circulation ne marquent plus l’arrêt en gare du Nord.

Hausse de l’immigration prévue

Dixit la nouvelle agence Frontex, pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne (site officiel) :

Frontex_logo_en "Nous ne pouvons pas espérer que les pressions migratoires sur nos frontières du sud vont diminuer dans un proche avenir. Les données démographiques montrent que les migrations vont augmenter car la population des 50 pays les moins développés devrait doubler de 800 millions d’habitants en 2007 à 1,7 milliard en 2050. […] Ce printemps, nous allons être confrontés à des flux migratoires accrus via la Méditerranée vers l’Europe, avec tout les risques que cela comporte pour la vie des gens […] il faut intensifier la surveillance aux frontières extérieures".

Frontex a commencé à fonctionner en octobre 2005 et a été rapidement confrontée aux crises provoquées par les vagues d’immigrants clandestins. Actuellement, Frontex emploie 78 personnes mais elle prévoit de monter jusqu’à 140 personnes d’ici à la fin de l’année pour accomplir ses tâches. Le contrôle des frontières extérieures demeure de la responsabilité des Etats membres de l’UE [sic] mais Frontex assure une coordination ainsi qu’une supervision des mesures de gestion intégrée des frontières, décidées en commun par l’UE.

Michel Janva

L’extrême-gauche monopolise le temps de parole

6 candidats d’extrême gauche sur 12, cela fait 50% du temps de parole dans les médias réservé aux partis marxistes (hors PS).

MJ

Les Droits de l’Enfance omettent le premier des droits : la vie

Le 23 mars à Genève, Mgr Silvano Tomasi, Observateur permanent près les Institutions internationales de l’ONU, est intervenu dans le cadre de la IV session du Conseil des Droits de l’Homme. Il a rappelé que "la Convention des Nations-Unies sur les Droits de l’Enfance reconnaît aux enfants des droits fondamentaux personnels, égaux à ceux des adultes". Pourtant

"le droit même à la vie est refusé à de nombreux enfants. La sélection prénatale élimine beaucoup d’enfants risquant de naître avec un handicap, beaucoup de filles aussi, la valeur intrinsèque des uns comme des autres étant ainsi rejetée. Le premier droit de l’enfant est pourtant celui de naître".

"Défendre les droits de l’enfance et éliminer toutes les formes de violence à leur endroit est un enjeu pour la communauté internationale. Ceci n’est réalisable que si l’on donne la priorité à la mission naturelle de la famille, que si la société admet pleinement que l’enfant est pleinement personne".

Michel Janva

La doctrine sociale de l’Eglise et l’immigration

Interrogé par e-deo, Bruno Gollnisch a répondu (vers 47’30) à une question sur la compatibilité entre le programme de Jean-Marie Le Pen et la doctrine sociale de l’Eglise en matière d’immigration :

"Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’un certain nombre d’autorités catholiques, voire d’évêques, ont critiqué le programme du Front National au nom de l’exigence morale d’hospitalité. Ce en quoi, à mon avis, ils font une erreur, en transposant une obligation morale personnelle pesant sur les comportements personnels au domaine de la Cité et de la responsabilité de l’Etat. Exemple : le christianisme fait un devoir moral de pardonner les offenses. C’est une obligation au niveau des personnes. Si, se fondant sur cet enseignement de l’Eglise, un Etat disait qu’il allait pratiquer la doctrine chrétienne en pardonnant les offenses et donc en refusant de condamner les criminels, cet Etat manquerait gravement à son obligation d’assurer la sécurité de la société. […]

De la même façon, du fait que l’on doive pratiquer l’hospitalité, on ne saurait inférer une obligation pour les Etats de laisser submerger la nation. L’Etat doit être le garant d’une identité nationale et il n’est pas interdit à des responsables politiques […] de voir que les sociétés multiraciales, multiculturelles sont très souvent des sociétés multiconflictuelles. Contrairement à une opinion répandue, ce n’est pas la frontière qui est source de conflit c’est au contraire l’inexistence de frontière. […] Par conséquent, je crois qu’il est légitime que nous mettions des limites à la politique d’immigration voire que nous nous efforcions d’en inverser le cours. Notre politique […] ne prive personne de ses droits. […] Il n’y a à mon avis rien de contraire à la morale."

Le n°2 du FN termine en évoquant la figure du Cardinal Feltin, archévêque de Paris de 1949 à 1966, qui avait justifié la préférence nationale, comme le montre cette citation utilisée par Jean-Marie Le Pen :

"L’Eglise qui proclame que tous les hommes sont frères, corrige l’interprétation erronée qu’on donne parfois à cette fraternité universelle. Elle déclare, en effet, que chacun doit aimer particulièrement ceux qui sont nés sur le même sol que lui, qui parlent la même langue, ont hérité des mêmes richesses historiques, artistiques, culturelles, qui constituent dans l’humanité cette communauté spéciale que nous appelons notre patrie, véritable mère, qui a contribué à former chacun de ses enfants. Elle a droit à un amour de préférence".

Michel Janva

Benoît XVI officiellement invité au Parlement européen

Le pape Benoît XVI a été invité officiellement à s’adresser aux membres du Parlement européen réuni en session plénière, par le président de cette institution, M. Hans-Gert Pöttering, reçu en audience privée vendredi 23 mars au Vatican. Selon M. Pöttering l’entretien avec le pape

"s’est concentré entre autres sur le dialogue entre les religions et entre les cultures, qui figure parmi les priorités politiques. Et les religions, peuvent jouer un rôle important dans ce dialogue". 

Ce n’est pas la première fois qu’un pape est invité devant le Parlement européen : Jean-Paul II s’était en effet rendu à Strasbourg, où il avait tenu plusieurs allocutions, devant le Conseil de l’Europe, devant la Cour des Droits de l’Homme, mais aussi au Parlement européen, le 11 octobre 1988. Jean-Paul II avait également adressé un message aux jeunes à cette occasion.

Marie Sophrone

Des marionnettes militantes

Bruno Gaccio, auteur "historique" des "Guignols de l’info", a déclaré dans Libération : "Ça fait cinq ans qu’on rit avec Sarko, ça suffit. Là, on ne rit plus avec, on rit contre." Une déclaration que n’ont pas appréciée ses acolytes, Lionel Dutemple, Ahmed Hamidi et Julien Hervé, ainsi que le producteur de l’émission, Yves Le Rolland, qui refusent que les marionnettes soient instrumentalisées pendant la campagne :

Guignols01 "En affirmant qu’on est contre Sarkozy de manière militante, cela nous prive d’une certaine liberté et nous prête des intentions cachées. Le militantisme supposé est incompatible avec l’esprit des Guignols. Notre seule inspiration, c’est ce qui peut faire rire. "Les Guignols de l’Info" reste une émission de divertissement. Ce qui ne nous empêche pas d’avoir un point de vue sur les gens. On est là pour se moquer, on ne fait pas de politique. Nous ne sommes pas des journalistes, nous travaillons dans un monde de latex. Nos prises de position se voient à l’écran, inutile de le surligner."

En début d’année, Bruno Gaccio avait participé à un dîner avec Ségolène Royal, enfreignant ainsi les "règles" des Guignols de ne pas rencontrer ceux qu’ils caricaturent.

Curieuses règles qui ne font pas toujours rire : on se souvient qu’en matière de religion, la "règle" des Guignols est plutôt cathophobe… Alors nier des "intentions cachées", c’est cela qui nous ferait rire, si ce n’était pas grave.

Michel Janva

La conférence épiscopale et la présidentielle

Le président de la Conférence des évêques de France, le cardinal Jean-Pierre Ricard, a appelé à l’élection d’un président respectueux de certaines valeurs, en inaugurant l’Assemblée plénière des évêques de France, à Lourdes, dont les travaux se poursuivront jusqu’à vendredi. Soulignant que la Conférence des évêques n’avait "pas à dire pour quel candidat voter", le cardinal a néanmoins rappelé que les catholiques se devaient d’en élire un qui respecte les valeurs défendues par l’Eglise.

Parmi ces principes, le cardinal a insisté sur les valeurs du mariage traditionnel. "Non aux unions entre personnes de même sexe et à l’adoption d’enfants par de tels couples".

Pour ce qui est de l’euthanasie, la position a été tout aussi claire : "La dignité de la vie, qui est toujours à renforcer et à promouvoir, ne conduit en aucune façon à admettre une exception d’euthanasie".

Rappelant l’opposition de l’Eglise à l’avortement, il a mis en garde contre une évolution de la recherche bioéthique "transgressant des interdits fondamentaux" et qui deviendraient "tout à coup, dans l’espérance hypothétique d’un progrès thérapeutique, des droits purs et simples".

Michel Janva

Addendum : texte intégral.

Nicolas Sarkozy, contre l’euthanasie ?

Nicolas Sarkozy a été interrogé sur l’euthanasie dans Femme actuelle. Certains interprètent ces propos comme un avis défavorable de N. Sarkozy sur l’euthanasie. Mais l’ambiguïté mérite d’être relevée :

"Je suis pour le respect de la vie, dans la mesure où la souffrance ne rend pas la vie impossible. Il y a des limites à la souffrance humaine."

Alors ? Est-il pour ou contre l’euthanasie ? Sous conditions, certainement. Néanmoins, il refuserait de légiférer :

"je ne pense pas que cette question se règle par une loi".

Qu’est-ce qui ne se règlerait pas ? La légalisation ou l’interdiction ? La fin semble plus claire :

"C’est au patient, à sa famille et au corps médical de trouver la solution la plus adaptée. Je pense qu’il faut donc laisser une zone de liberté".

Après cela, je ne vois pas comment on peut penser que Nicolas Sarkozy est contre l’euthanasie. Contre une loi, sans doute. Mais surtout contre une loi qui interdirait l’euthanasie…

Michel Janva

L’homofolie de Nicolas Sarkozy

Interrogé dans Tetu, Nicolas Sarkozy s’est engagé à mettre en place une «union civile homosexuelle» devant « la mairie qui entraînera une égalité fiscale, sociale et patrimoniale totale avec les couples mariés ». Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour la création d’un statut du «beau parent», qui permettra au veuf homosexuel, en cas de décès de son partenaire, d’avoir des « droits (…) à l’égard de l’enfant » comme le « droit de garde ». Concernant l’homophobie,

"on ne doit rien tolérer en la matière (..) ni familiarité, ni injure, ni attitude".

Pour Nicolas Sarkozy, l’école est évidemment une arme contre l’homophobie, « tout ce qui peut être fait à l’école pour expliquer que la différence est une richesse et pas un risque, je le favoriserai ». À propos des partenaires étrangers pacsés, il a fait valoir que l’Union Civile donnera les mêmes droits «que le mariage dans les rapports entre étrangers et Français».

Nicolas Sarkozy déclare qu’il a «toujours répondu favorablement aux demandes de l’association Act-Up» concernant les demandes d’étrangers homosexuels malades, avant d’ajouter que «si vous être persécuté pour votre orientation sexuelle, vous devez pouvoir bénéficier du droit d’asile» !

Michel Janva

Les candidats et la Constitution européenne

C’est Jean-Marie Le Pen qui récapitule les propositions de ses adversaires sur ce sujet :

"M. Sarkozy, après avoir défendu un mini-traité constitutionnel (amputé de la partie III sur les politiques de l’Union) veut maintenant un traité simplifié. Où est la différence entre les deux formules ? Pour ma part, je n’en vois pas. Le scandale réside dans la manière de ratifier en catimini la nouvelle Constitution européenne par voie parlementaire. Ce qu’a décidé souverainement le peuple français serait défait par le Congrès. Il s’agirait, et je pèse mes mots, d’un véritable hold-up pseudo-démocratique, d’un coup d’Etat institutionnel digne d’une république bananière. […]

Madame Royal, à l’inverse de M. Sarkozy, veut un maxi-traité, un traité "vitaminé" auquel on ajouterait un protocole social. L’ennui c’est qu’il existe déjà aux articles III-209 à III-224 mais personne ne lui a dit. Ce traité indigeste serait ratifié par referendum en juin 2009 en même temps que les élections européennes.

Quant à M. Bayrou, il veut une Union européenne à "deux cercles" reprenant la théorie peu originale et éculée des cercles concentriques ou groupes pionniers chers à Jacques Chirac. Nous rappellerons à M. Bayrou qui n’a sans doute jamais lu les Traités européens ni la Constitution européenne que la théorie des deux cercles figurait dans feue la Constitution européenne sous la dénomination de "coopérations renforcées" et y occupait même un chapitre. M. Bayrou veut un texte "bref, dense, significatif, pas "mini" (suivez mon regard !) mais solide, lisible par tout le monde" et également ratifié en 2009 par referendum.

Nos trois impétrants oublient, d’une part que le texte de la Constitution européenne est caduc depuis les rejets français et néerlandais et, d’autre part, qu’ils ne sont pas seuls en Europe et que la procédure, le contenu du texte et la date de sa ratification ne dépendent pas d’eux. Mais l’affaire est d’importance d’autant que le Président élu en mai 2007 assurera au second semestre 2008 la Présidence de l’Union européenne […]."

Michel Janva

L’UE cède devant la Turquie

Les négociations entre l’Union européenne et la Turquie en vue de son entrée en Europe vont reprendre le 29 mars sans que celle-ci ait cédé aux exigences des Européens qui exigent la réouverture de ses aéroports et de ses ports aux bateaux et aux avions chypriotes. Les autorités turques se félicitent de cette reprise des négociations.

MJ

Mgr CATTENOZ s’invite dans la campagne présidentielle

Cattenoz

Mgr Cattenoz a signé le 22 mars une "lettre ouverte aux candidats" qui ne devrait pas passer inaperçue tant par la force de son contenu que par le fait qu’elle éclaire les fidèles sur les critères de choix en matière électorale.

Son constat sur la situation en France est lucide : "MESDAMES ET MESSIEURS LES CANDIDATS, quand je vous écoute, j’ai mal pour mon pays (…) Aujourd’hui, je suis consterné par vos programmes qui portent en eux les germes d’une culture de mort pour notre société".

L’intention de Mgr Cattenoz est clairement affichée. En tant qu’évêque, il veut éclairer les consciences sur des sujets où l’Eglise a le devoir de s’exprimer sans pour autant donner de consigne de vote : "(…) il ne m’appartient pas de prendre position publiquement pour l’un ou l’une d’entre vous (…) Je voudrais seulement vous alerter et alerter tous les hommes de bonne volonté sur plusieurs points de la campagne électorale dont les enjeux me semblent majeurs pour l’avenir de notre pays".

" Au nom de l’Évangile, je veux défendre la vie, l’Évangile de la vie".

Sur la défense de a famille :

" La famille est le sanctuaire de la vie (…) L’institution du mariage, fondement de la famille échappe à la fantaisie de l’homme ; le mariage plonge ses racines dans la réalité la plus profonde de l’homme et de la femme, il est l’union de l’homme et de la femme (…) Or la plupart de vos programmes électoraux, loin de protéger et de promouvoir la famille fondée sur le mariage monogame entre l’homme et la femme, ouvrent la porte au mariage entre personnes du même sexe et à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels (…)Toute tentative de relativiser le mariage en lui donnant le même statut que d’autres formes d’unions radicalement différentes est dangereuse pour notre société. Tout cela offense la famille et contribue à la déstabiliser en voilant sa spécificité et son rôle social unique".

Sur le respect de la vie :

" La banalisation de l’avortement et le silence sur les conséquences psychologiques, les blessures et les souffrances cachées qui marquent à jamais les femmes sont intolérables (…) La liberté de tuer n’est pas une vraie liberté, mais une tyrannie (…) Alors que la peine de mort a été abolie pour une question de principe, l’avortement devrait être considéré comme atteignant la dignité de la personne à naître. Certes, l’avortement est désormais inscrit dans les lois, mais il n’en demeure pas moins immoral au regard de l’Évangile et de l’Évangile de la vie"

" La vie humaine est sacrée, de son commencement naturel jusqu’à son terme. Tout être humain a le droit au respect intégral de ce bien qui est pour lui primordial. Nous ne pouvons accepter la promotion de lois visant à légaliser l’euthanasie".

" La manipulation des embryons fait peser une lourde menace sur notre société. L’embryon est un être vivant qui possède un patrimoine génétique humain (…) Effectivement, cette manipulation débouche sur un eugénisme subtil. En effet, le dépistage prénatal a changé de nature, il n’est plus destiné à traiter mais bien à supprimer. Un tel dépistage renvoie à une perspective terrifiante, celle de l’éradication (…) Plusieurs de vos programmes construisent pas à pas une politique de santé qui flirte avec l’eugénisme".

Sur le bien commun :

" Certes, il appartient aux politiques de gouverner, mais je ne peux m’empêcher de vous rappeler que l’économie se doit d’être au service de l’homme et du bien commun dans le respect de la justice sociale et de la solidarité humaine".

Les lecteurs du Salon Beige me pardonneront la longueur de ce post mais cette lettre ouverte, dont la lecture intégrale est indispensable, constitue probablement une première en France. Il s’agit là d’une initiative courageuse dans un pays où le laïcisme est dévastateur y compris inconsciemment chez les catholiques. Merci Monseigneur de nous éclairer et de prendre part au débat dans cette campagne électorale si terne. Espérons que cette bonne nouvelle d’Avignon ne soit que la première d’une longue série…

Philippe Carhon   

Le drame du refroidissement de la planète

C’était le cri d’alarme lancé par des scientifiques en 1975.

MJ

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