Président de tous les Français ?
Hier, Nicolas Sarkozy est revenu sur l’ouverture. Le sujet a alimenté la polémique à l’intérieur de la majorité. «Pour un président de la République, l’ouverture ne devrait pas être un choix, mais un devoir», a répondu Nicolas Sarkozy qui se veut plus que jamais «président de tous les Français», et pas d’un «clan».
On entend toujours que Nicolas Sarkozy soit (aussi) le président des Français qui ont voté non à la Constitution européenne, car étrangement, aucun membre du gouvernement n’a été hostile au TCE.
L’Osservatore Romano critique la justice italienne
Ancien membre des Brigades Rouges, Cristoforo Piancone (57 ans), condamné à la perpétuité pour six homicides, a obtenu un régime de semi-liberté après avoir purgé 25 ans de prison. Considéré comme un prisonnier modèle, il ne s’est jamais repenti. Lundi dernier, accusé d’avoir volé 170000€, il a été arrêté à Sienne. Cette arrestation a relancé le débat sur la libération des ex-brigadistes en Italie. L’Osservatore Romano a dénoncé le régime de semi-liberté accordé à cet terroriste :
"[L’idée selon laquelle] La peine ne finit jamais s’applique seulement aux parents des victimes du terrorisme, qui ne reverront plus leurs chers. Pas aux Brigadistes, qui même s’ils n’ont pas renié la lutte armée et ne se sont jamais repentis, peuvent être mis en liberté, semi ou entière, peu importe. C’est seulement pour eux que se referme une page sombre, pas pour les parents des victimes, qui eux continueront à payer. [Cette] page tournée a peut-être poussé quelques juges à remettre en liberté celui qui fut un protagoniste de la lutte armée".
Le ministère de la Justice a annoncé que des "vérifications" allaient être effectuées sur les conditions de l’octroi du régime de semi-liberté à l’ex-Brigadiste.
La France, étape vers Rome pour Alexis II
Le patriarche orthodoxe russe Alexis II a été accueilli mercredi au siège de la Conférence des évêques de france par le cardinal Jean-Pierre Ricard pour qui cette visite "témoigne de notre désir d’entrer dans des relations encore plus fraternelles avec l’église orthodoxe russe". Il a insisté sur la "tache commune des chrétiens" d’être témoins de l’Evangile, de participer à la construction de l’Europe et de mener une réflexion sur "notre responsabilité sociale".
De son côté, le patriarche Alexis II a souligné les valeurs communes de la chrétienté, reprenant les thèmes du discours prononcé la veille devant le Conseil de l’Europe sur l’opposition de l’Eglise orthodoxe au "relativisme des moeurs" (euthanasie, avortement, unions homosexuelles, etc). Devant la presse, il a ensuite redit qu’il souhaitait rencontrer le pape Benoît XVI soulignant, comme le cardinal Ricard, que sa visite en France était une "étape" en vue de ce rendez-vous.
Perte de députés au Parlement européen
La commission constitutionnelle du Parlement européen a approuvé une nouvelle répartition des sièges d’eurodéputés, pour tenir compte du plafond de 750 députés prévu par le nouveau traité pas encore approuvé. Depuis l’élargissement de l’Union européenne à la Roumanie et à la Bulgarie, en janvier, le nombre de sièges est passé de 732 à 785. Il devait être ramené à 736 en 2009. Mais la conférence intergouvernementale, chargée de négocier le nouveau traité, l’a finalement fixé à 750, en demandant que le nombre maximum de sièges par pays soit limité à 96 – contre 99 aujourd’hui pour l’Allemagne -, et le nombre minimum porté à 6 – contre 5 aujourd’hui à Malte.
L’Allemagne conservera le nombre le plus important de députés (96). L’Espagne ne perdra pas d’élus (54). La France passera de 78 députés à 74, la Grande-Bretagne de 78 à 73, l’Italie de 78 à 72, la Pologne de 54 à 51.
Les copies du Bac sont surnotées
C’est un professeur d’anglais, correcteur du Baccalauréat qui l’affirme :
"les instructions de correction sont telles que même la plus mauvaise copie n’aura jamais moins de 7/20. De plus, on nous demande de corriger un paquet et de contacter un interlocuteur qui vous dit : « Votre moyenne est trop basse par rapport aux quotas; recommencez tout et alignez-vous sur l’ensemble. » Ce qui veut dire recorriger le premier paquet et surnoter, car nous sommes contraints d’attribuer la moitié des points même si le candidat ne sait pas construire un énoncé de base, s’il n’a pas compris l’énoncé ou si sa réponse est erronée !"
Tests ADN, les fausses bonnes consciences
Dans Présent, Jean Cochet fustige ceux qui condamnent le recours aux tests ADN mais que l’on trouve bien silencieux sur un problème bien plus grave :
"Le contraste est en effet saisissant entre les états d’âme de ces parlementaires UMP à propos d’une mesurette sans grande importance réelle et le silence de ces mêmes parlementaires UMP sur l’avortement. La récente libéralisation de l’IVG médicamenteuse par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, n’a provoqué aucune réticence. Pas même de la part de la bonne Mme Boutin. Leur indignation, ces parlementaires dits de droite la réservent à une loi, que l’on peut juger bonne ou mauvaise pour diverses raisons, surtout inefficace, toutefois destinée à endiguer quelque peu les fraudes de plus en plus massives sur le regroupement familial. Les conséquences de l’IVG pour la France sont pourtant autrement plus dévastatrices et meurtrières que ne le seront jamais ces tests ADN. Cette monstrueuse distorsion nous renseigne sur l’état d’esprit de l’actuelle majorité."
Le catéchisme ne peut être facultatif dans l’enseignement catholique
Liberté Politique consacre dans son numéro d’automne un dossier à l’éducation. On y trouve notamment un article de Thierry Boutet sur la liberté de l’éducation et une analyse de Mgr Cattenoz sur l’enseignement catholique :
"Dans notre monde occidental, la perte du sens n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui. […]
La sécularisation massive de la société qui pénètre insidieusement l’Église et qu’elle subit dans une ambiance de « cathophobie », la crise des vocations, la situation même de notre monde d’aujourd’hui exigent une évangélisation nouvelle à laquelle l’Église appelle avec empressement l’ensemble des baptisés depuis plus de 30 ans (Annoncer l’Évangile, Paul VI, 1975). […]La présence de l’islam, deuxième religion de France, interroge notre société et ne peut nous laisser indifférents […]. Trop de ces jeunes sont écartelés entre deux mondes ; ils ont perdu les repères de leur culture, de leurs communautés et de leur religion d’origine et se sentent mal à l’aise dans la culture matérialiste, individualiste et souvent antireligieuse que notre société leur impose. […]
Dans ce contexte difficile, nous constatons tous combien le caractère propre et spécifique des établissements catholiques est à la fois ambigu et mal défini et combien trop souvent l’annonce et la proposition de la foi sont pour le moins insuffisantes, fort peu crédibles ou inefficaces et parfois même quasiment absentes de nos établissements.
De même, l’enseignement catholique ne semble pas avoir véritablement pris conscience des conséquences de la profonde déchristianisation qui atteint la majorité des familles — parfois depuis deux ou trois générations — qui confient aux établissements catholiques l’éducation de leurs enfants."
Avoir des enfants est bon pour la santé
Selon une étude menée par l’université de l’Etat de Washington à Seattle, les femmes qui ont eu des enfants pourraient avoir moins de risque de développer un cancer du sein. Et ce grâce à des cellules transmises de l’enfant à la mère et qui ont un effet protecteur.
MJ (via Bafweb)
Les soixante-huitards croient au mariage
Le Monde relate longuement le mariage le 15 septembre (devant Bertrand Delanoë) de Fabienne Servan-Schreiber, productrice de cinéma et de télévision et soutien de Ségolène Royal, et d’Henri Weber (63 ans), co-fondateur de la LCR avec Alain Krivine et devenu député socialiste européen proche de Laurent Fabius. Parmi les 800 invités, on compte tout le gratin de la gauche socialo-caviar, bobos, trotskistes, etc. : Lionel Jospin et son épouse Sylviane Agacinski, Ségolène Royal avec ses enfants et sa "plume" Sophie Bouchet-Petersen, Dominique Strauss-Kahn, Martin Hirsch, Jean-Pierre Jouyet, Bernard Kouchner et Christine Ockrent, Bruno Roger, le patron de Lazard, Philippe Lagayette, de chez JP Morgan, Lindsay Owen-Jones, le patron de L’Oréal, Patrice Duhamel, Jérôme Clément, Patrick de Carolis, Gérard Miller, Patrick Bruel, Carla Bruni, Julien Clerc, Georges Kiejman accompagné de Fanny Ardant, Jean-François Kahn, patron de Marianne, Alain Minc… Seul, Alain Krivine avait décliné l’invitation :
"Que le très fabiusien Henri Weber se marie, c’est son droit le plus strict. Qu’il organise un dîner politico-mondain où se sont retrouvés, outre le panel des dirigeants socialistes, la députée UMP Françoise de Panafieu et Bernard Kouchner, le va-t-en-guerre, montre que nous ne vivons pas dans le même monde et que nous n’avons pas la même conception de la politique".
Effectivement, si les soixante-huitards se mettent à croire en cette idée "bourgeoise" qu’est le mariage, où va-t-on ?!
Alexis II plaide pour le retour de la morale en Europe
… dans son discours au Conseil de l’Europe. Extraits :
"Le continent européen a été soumis à l’influence de nombreuses cultures qui y sont présentes jusqu’à nos jours. Mais c’est justement dans le cadre du système chrétien des valeurs que s’est formée la représentation de la haute dignité de l’homme et des conditions de sa réalisation. […]
Plus encore, la conception même des droits de l’homme, cette idée d’extrême importance de l’Europe, est née non sans l’influence de l’enseignement chrétien sur la dignité de l’homme, sa liberté et sa vie morale. […]
Cependant, aujourd’hui il y a dans la civilisation européenne une fracture funeste dans le lien entre les droits de l’homme et la morale. Cela s’observe dans l’apparition d’une nouvelle génération de droits en contradiction avec la morale, de même que dans la justification d’actes amoraux à l’aide des droits de l’homme. […]
Je suis convaincu que pour conserver l’identité culturelle européenne et surtout lorsqu’elle est en contact avec d’autres normes culturelles et d’autres civilisations, il est extrêmement important de conserver la dimension morale qui donne une âme et ennoblit la vie des Européens. […]
[N]ous sommes convaincus qu’aucune conception du monde, y compris la conception laïque, ne peut insister pour avoir le monopole ni en Europe, ni dans le monde. C’est pour cela que nous considérons comme inadmissible le rejet de la religion hors de l’espace public. Le temps est venu d’admettre que la motivation religieuse a le droit d’exister y compris dan le domaine public."
Le nouveau traité de l’UE serait prêt
Mais la Pologne a, semble-t-il, encore des revendications. Affaire à suivre le 15 octobre lors de la réunion des ministres des affaires étrangères, puis les 18-19, lors du sommet des chefs d’Etat.
MJ
Nicolas Sarkozy compte sur Christian Vanneste
On lit dans Le Monde que le chef de l’Etat s’implique personnellement dans la préparation des municipales :
"Les terrains de la future bataille ont été choisis : le Sud-Ouest où la gauche résiste ; le Grand Ouest où le MoDem de François Bayrou vient troubler le jeu ; le centre des grandes villes, déserté par l’électorat populaire qui a en partie fait la victoire de M. Sarkozy à la présidentielle. L’UMP a déjà fait ses comptes. Tourcoing, Besançon, Angers, Villeurbanne lui paraissent, entre autres, à sa portée."
"Sa portée" : que ne faut-il pas lire. Le Monde ne précise quel est le candidat de la droite à Tourcoing. C’est celui-là même dont Nicolas Sarkozy ne voulait "ni de près ni de loin" être associé à ses propos… et qui est aujourd’hui membre du CNI. On ne lit pas que cela rentre dans la stratégie d’ouverture du président, mais nous le prendrons comme tel…
Recrudescence des vols dans les églises
Le Monde révèle que les pouvoirs publics sont désarmés face à ce phénomène :
"les églises, propriété des communes, et les 86 cathédrales de l’Etat sont les principales cibles des trafiquants d’art et des "petites mains" qui forcent les portes au pied-de-biche. […] En 2006, on dénombrait 208 vols dans les édifices religieux, dont 90 objets inscrits ou classés aux Monuments historiques. Et 270 vols ont déjà été recensés à la fin du premier semestre 2007.
La ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, a saisi le ministère de la justice afin d’étudier un durcissement du code pénal s’agissant du vol d’un bien culturel – considéré comme un vol simple et puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende".
La doctrine sociale de l’Eglise orthodoxe
A l’occasion de la visite d’Alexis II, France Catholique recence un ouvrage sur la doctrine sociale de l’Eglise orthodoxe :
"Le texte, approuvé le 15 août 2000 par le Concile jubilaire de l’Église orthodoxe russe, […] forte de sa douloureuse expérience de persécution, inégalée dans l’histoire, par une idéologie matérialiste, tient un langage convaincu de la dimension avant tout spirituelle de l’homme. Lucides sur les périls du monde moderne, ces Fondements posent néanmoins sur lui un regard optimiste, déclarant dans les premières pages que
« le mépris manichéen envers la vie du monde environnant est inacceptable ; la participation du chrétien à cette vie doit se fonder sur la conviction que le monde, la société, l’État, sont l’objet de l’amour de Dieu, parce qu’ils sont destinés à la transfiguration et à la purification selon l’amour prescrit par Dieu » (p. 18-19).
Le point le plus novateur du document est la méfiance exprimée à l’égard du principe national érigé en idéologie : « Les théories qui érigent la nation à la place de Dieu ou réduisent la foi à un aspect de l’identité nationale sont contraires à l’enseignement orthodoxe » (p. 27), mais aussi à l’égard de l’État : « Les chrétiens doivent refuser toute absolutisation du pouvoir, toute méconnaissance des limites de sa valeur strictement terrestre, temporaire et passagère » (p. 33). Le principe du droit à la « désobéissance civile », ou de l’objection de conscience, est pour la première fois affirmé par une Église orthodoxe : « Si l’autorité contraint les chrétiens orthodoxes à renier le Christ et son Église ou à accomplir des oeuvres coupables, dangereuses pour l’âme, l’Église doit refuser l’obéissance à l’État » (p. 43). […]
Précieux pour l’ensemble des prêtres et fidèles orthodoxes, les Fondements de la doctrine sociale de l’Église russe ouvrent aussi de larges perspectives au dialogue entre Églises pour un témoignage commun des chrétiens dans le monde contemporain."
Tout faire pour faire respecter le premier droit de l’homme
Hier à New York, le Secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr.Dominique Mamberti, a rappelé lors de la LXII session de l’Assemblée générale de l’ONU, que l’on fêtera l’an prochain le 60 anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Dans ce contexte, "l’effort majeur doit concerner partout la défense du droit à la vie".
"Il faut tout faire pour combattre et limiter la culture de la mort admise par certains milieux sociaux et juridiques, qui considèrent la suppression de la vie comme un acte du service socio-médical".
De son côté, la Commission théologique internationale est réunie au Vatican pour son assemblée plénière annuelle (1-5 octobre) sous la présidence du Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cette Commission examinera notamment le projet de document sur la loi morale naturelle, qui entend "approfondir et expliciter la recherche sur les fondements d’une éthique universelle".
La baisse du chômage est-elle une menace ?
Ceci n’est pas une blague : on peut lire dans un rapport du Sénat de novembre 2004 :
"il existe un niveau du chômage en dessous duquel apparaissent des tensions sur le marché du travail, des difficultés de recrutement et donc des revendications qui tendent à accélérer l’évolution des salaires et des prix ; ce niveau de chômage « accélérateur d’inflation » est actuellement estimé pour la France par la plupart des institutions économiques (OCDE ou Direction de la prévision) autour de 9 %. Donc, en première analyse, on pourrait craindre que le passage du chômage effectif en dessous de ce seuil n’entraîne des tensions inflationnistes".
Ce fameux niveau de chômage qu’il faudrait maintenir pour éviter l’inflation a été dénommé NAIRU (Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment – taux de chômage n’accélérant pas l’inflation). Cette théorie, certains y croient dur comme fer, comme ce conseiller d’Alain Juppé, alors Premier ministre, qui déclarait en 1995 :
"Dans la conjoncture actuelle, il n’y a que la pression du chômage qui évite une embardée sociale. Une amélioration sur le terrain de l’emploi entraînerait fatalement une pression salariale que le pays ne peut se payer".
Les chomeurs apprécieront. Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen affirme que le nouveau président du FMI, Dominique Strauss-Khan, a enseigné ce concept, ce qui évidemment, laisse planer des doutes quant à sa réelle volonté de favoriser l’emploi.
Le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise condamne sans équivoque cette théorie (§288):
"Le travail est un bien de tous, qui doit être disponible pour tous ceux qui en sont capables. Le « plein emploi » est donc un objectif nécessaire pour tout système économique tendant à la justice et au bien commun. Une société dans laquelle le droit au travail est déprécié ou systématiquement nié et où les mesures de politique économique ne permettent pas aux travailleurs d’atteindre des niveaux d’emploi satisfaisants, « ne peut ni obtenir sa légitimation éthique ni assurer la paix sociale ». Un rôle important et donc une responsabilité spécifique et grave incombent, dans ce domaine, à « l’employeur indirect », à savoir aux sujets — personnes ou institutions de toutes sortes — qui sont en mesure d’orienter, au niveau national ou international, la politique du travail et de l’économie."
Le réchauffement climatique, une falsification ?
Bernard Beauzamy, président de la Société de Calcul Mathématique, a réalisé une note très accessible et fort intéressante (pdf, 10 pages) à l’attention du Secrétariat Général de la Défense Nationale, dans laquelle il estime en conclusion qu’ :
"1) Il n’existe actuellement aucune raison de penser que le climat global de la Terre connaisse une modification quelconque. Tous les arguments présentés pour prouver ces modifications reposent sur des falsifications, des erreurs de calcul ou de modèle, des fautes de raisonnement.
2) Le climat, de tous temps et en tous lieux, a connu de fortes variations locales. Il n’existe aucune raison de penser que les variations locales actuelles sont plus importantes que par le passé. Bien plus, les données recueillies (par exemple l’élévation du niveau de la mer) montrent que le climat a été beaucoup plus sage au cours des 2000 dernières années qu’au cours des 20 000 ans qui ont précédé. A l’inverse, les arguments prouvant par exemple une augmentation récente de la force des cyclones reposent sur des falsifications, des erreurs de calcul ou de modèle, des fautes de raisonnement.
3) Si le climat global de la Terre évolue (ce que nous n’avons actuellement aucun moyen de savoir, faute de données suffisantes), des variations d’activité solaire peuvent en être la cause. On sait que de telles variations existent, mais on ne sait pas les quantifier, ni quantifier leur influence sur le climat. A l’inverse, les arguments portant sur des variations de l’orbite terrestre reposent sur des erreurs de raisonnement.
4) L’ensemble des actions humaines entreprises pour lutter contre le "réchauffement climatique" (limitation des gaz à effet de serre, etc.) est absurde, grotesque, dépourvu de contenu scientifique comme d’efficacité : il s’agit d’une prière lancée en une langue incompréhensible à un dieu qui n’existe pas.
5) Si un réchauffement venait à s’installer en France, ce ne serait qu’un retour à une situation ancienne : par le passé, le climat français a été plus chaud qu’aujourd’hui. Il n’y aurait aucune raison de s’en plaindre, puisque nous dépensons actuellement une quantité considérable d’énergie à nous chauffer."
A noter que ceci concerne exclusivement l’hypothèse scientifique du réchauffement climatique, communément admise par le milieu politico-médiatique (et non scientifique). Il ne s’agit en rien d’une remise en cause de l’obligation morale que constitue le respect de l’environnement, que rappelle le catéchisme de l’Eglise catholique (§2415-2418) : une saine distinction pour une véritable action.
Des repas sans viande dans les cantines lyonnaises
Des repas sans viande seront proposés dans les restaurants scolaires de la ville de Lyon à partir de la rentrée 2008 afin de satisfaire les parents d’enfants des différentes confessions religieuses. Chaque jour, les 16400 enfants qui fréquentent les cantines scolaires de Lyon auront le choix entre un repas standard et un repas où la viande sera remplacée par des oeufs ou du poisson, qui apporteront des protéines et permettront un apport nutritionnel équilibré. Cette décision a été mise en place à la suite d’une longue concertation entre les représentants des différentes religions ou courants philosophiques (protestants, catholiques, musulmans, juifs, bouddhistes et catholiques arméniens), ainsi que les associations laïques.
Les élèves catholiques auront donc désormais la possibilité de faire abstinence de viande le vendredi…
En France, la conférence épiscopale a rappelé, le 29 octobre 1984 l’obligation de l’abstinence de viande tous les vendredis de l’année. Elle a permis la substitution de cette règle par l’abstinence d’alcool ou de tabac (pour les consommateurs habituels), ou par une pratique plus intense de la prière et de l’aumône (pour ceux qui ne peuvent, pour une raison sérieuse, appliquer l’abstinence de viande) les vendredis hors carême seulement.
Les Saints Anges gardiens, plus puissants que les démons
Ecrit par l’abbé Jaud (1950) :
"C’est une vérité de foi que les Anges, tout bienheureux qu’ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes; les paroles de Notre-Seigneur, l’enseignement des Docteurs et des Saints, l’autorité de l’Église, ne nous permettent pas d’en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.
C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.
Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: "Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection." Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leur bonnes inspirations."
E-deo fait peau neuve
E-deo est un media conservateur et décomplexé qui défend le droit naturel et plus généralement le bon sens d’où qu’il vienne, réalisé par des laïcs catholiques, mais pas seulement. E-deo propose un entretien avec Jean-Pierre Maugendre. Extrait :
"Ma conviction est que, sauf évènement imprévu, la montée en puissance des défenseurs de la vie ne pourra pas se faire sans un engagement plus déterminant des évêques de France dans ce combat. 95 voire 99% des personnes engagées en France pour la défense de la vie sont des catholiques et il est normal que ce qu’il reste des masses catholiques s’engage en priorité suivant les axes d’action définis par la hiérarchie ecclésiastique, même dans le domaine temporel. La question de l’avortement est en train de franchir une nouvelle étape. De moins en moins de personnes ne remettent en cause ce que nous disons depuis plus de 30 ans […] Le fond de la question est que remettre en cause l’avortement c’est remettre en cause la Révolution Sexuelle post-soixante-huitarde que Bernanos avait fustigé par avance en parlant de la Révolution Française d’abord comme d’une “libération de la braguette”. Que faudrait-il pour que l’avortement redevienne un sujet de campagne électorale? Sans doute une prise de conscience plus large qu’elle ne l’est aujourd’hui du caractère criminel de l’avortement."
La grossesse serait une maladie !
C’est pourquoi la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté le recours d’organisations religieuses, qui dénonçaient une loi de l’Etat de New York les obligeant à inclure les contraceptifs dans l’assurance maladie qu’elles fournissent à leurs salariés. Selon cette loi de 2002, tous les employeurs qui choisissent de fournir une assurance maladie à leurs salariés doivent s’assurer que cette assurance comprend le remboursement des pilules et autres contraceptifs. La Cour suprême de l’Etat de New York avait déjà donné tort aux organisations religieuses. Vaut-il mieux être assuré contre les bébés ou ne pas être assuré du tout ?
Mgr Paul Kouassivi Vieira, Evêque de Djougou (Bénin), affirme que le Bénin est soumis à la pression idéologique des pays riches qui soumettent leur aide économique à la légalisation de l’avortement et de la contraception, au contrôle des naissances, à la stérilisation. Ces propositions sont offertes comme s’il s’agissait de «bien sociaux» !
La déclaration épiscopale sur l’immigration face à Jean-Paul II
La déclaration de Mgr Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis et président de la Commission épiscopale pour la mission universelle de l’Eglise, et Mgr Claude Schockert, évêque de Belfort-Montbéliard et responsable de la Pastorale des migrants, a de quoi laisser perplexe. Gérard Gachet note qu’elle s’oppose à ce que disait Jean-Paul II :
"les bornes sont franchies lorsque les deux évêques signataires de ce texte écrivent : "Les chrétiens refusent par principe de choisir entre bons et mauvais migrants, entre clandestins et réguliers, entre citoyens pourvus de papiers et d’autres sans papier" ! Autrement dit, nos éminences, en mettant sur le même plan immigrés légaux et clandestins, se moquent comme de leur premier missel du respect des lois républicaines, et cautionnent, même sans le dire ouvertement, les actes de "désobéissance civile" tant prisés par les associations d’aide aux sans-papiers.
Ce faisant, ils vont directement à l’encontre des instructions du Vatican sur le sujet. Dans un message publié en 2004 à l’occasion de la 90ème Journée Mondiale du Migrant, le Pape Jean Paul II invitait certes au dialogue et à la solidarité entre nations riches et immigrés, mais il rappelait à ces derniers qu’ils devaient "respecter l’identité culturelle et les lois des pays d’accueil" ; une position réaffirmée peu après par Mgr Agostini Marchetto, Secrétaire du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en déplacement. Or, parmi ces lois, les premières à respecter sont évidemment celles qui régissent l’entrée et le séjour sur le territoire des étrangers concernés."
Ajoutons que Jean-Paul II, dans son encyclique Laborem Exercens en 1981, écrivait :
"L’émigration est sous certains aspects un mal qui peut être en des circonstances particulières un mal nécessaire" [n°23].
Un mal nécessaire en cas d’asile politique notamment. En 1985, le pape dit aussi "qu’on ne peut pas, a priori, considérer toute émigration comme un fait positif, à rechercher ou à promouvoir". C’est à ce titre que la dernière déclaration épiscopale française nous laisse perplexe.
Sainte Thérèse, patronne des missions
Aujourd’hui est publiée la lettre de Benoît XVI au Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, à l’occasion de la fête de sainte Thérèse, patronne des missions. Il y rappelle que "le pèlerinage de Lisieux et les services de la coopération missionnaire de la Conférence épiscopale française ont souhaité que 2007 soit une Année de la mission à Lisieux". Le Pape dit que c’est la raison pour laquelle tous les fidèles
"doivent avoir sans cesse le souci de la mission, afin que le Christ soit partout connu et aimé. C’est dans cet esprit qu’il y a cinquante ans, Pie XII donnait à l’Eglise l’encyclique Fidei Donum [invitant] les chrétiens à une attention renouvelée pour les missions jusqu’aux extrémités de la terre, affirmant aussi qu’il fallait le concours de toute l’Eglise pour la diffusion de l’Evangile".
"Dans cet esprit, connaissant le souci des services missionnaires de l’Èglise en France, je souhaite à mon tour que des vocations missionnaires de prêtres, de personnes consacrées et de laïcs continuent à se développer, dans la lignée de toutes les personnes qui se sont engagées sur tous les continents au cours du siècle écoulé. Puisse le Seigneur mettre au cour de nombreux jeunes européens le désir de se dépenser sans compter pour annoncer le salut apporté par le Christ, notamment en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie, en Océanie".
Il rappelle ensuite que Thérèse de Lisieux,
"sans jamais être sortie de son Carmel…a vécu, à sa manière, un authentique esprit missionnaire…donnant au monde une nouvelle voie spirituelle qui lui obtint le titre de Docteur de l’Eglise, il y a tout juste dix ans. Depuis Pie XI jusqu’à nos jours, les Papes n’ont pas manqué de rappeler le lien entre prière, charité et action dans la mission de l’Eglise. Je souhaite donc que les célébrations qui ont lieu à Lisieux en cette Année de la Mission affermissent chez tous les baptisés leur sens missionnaire, par la prière, le témoignage de vie et l’engagement chrétien sous toutes ses formes, pour que tout fidèle soit missionnaire là où il demeure".
Mgr Marini remplace… Mgr Marini
Le pape Benoît XVI a nommé lundi un nouveau maître des célébrations liturgiques pontificales, Mgr Guido Marini. Il succède ainsi à Mgr Piero Marini, qui était l’organisateur des cérémonies pontificales depuis 1987.
Mgr Guido Marini, né le 31 janvier 1965 à Gênes, a été secrétaire particulier des trois derniers cardinaux archevêques de Gênes. Ordonné prêtre en 1989, le nouveau maître des célébrations est diplômé en "psychologie de la communication" de l’université pontificale salésienne de Rome. Depuis 1992, il enseigne le droit canon à la faculté de théologie de Gênes et la théologie des Mystères à l’Institut supérieur de sciences religieuses.
Un manuel pour célébrer la forme extraordinaire du rite romain
Suite à la parution du Motu Proprio, un prêtre français a réalisé avec l’aide et le soutien de l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault un manuel (version papier uniquement) pour apprendre la messe selon la forme extraordinaire du rite romain. Ce manuel est d’abord destiné aux prêtres et aux séminaristes qui désirent apprendre la célébration de la messe de St Pie V selon les normes liturgiques en vigueur en 1962. Les laïcs peuvent toujours acheter cet ouvrage par curiosité et, pourquoi pas, l’offrir au prêtre de leur paroisse. Ce manuel, imprimé au format A4, est composé de plus de 70 pages couleurs. Commander (19€).
David Martinon a le don d’ubiquité
Yves Daoudal relève cette prouesse du porte-parole de l’Elysée qui va s’"investir à fond à Neuilly pendant les mois qui viennent" tout en restant à l’Elysée. On peut penser que l’éloquence de Nicolas Sarkozy rend le poste de porte-parole superflu, il n’empêche que s’engager "à fond" à Neuilly tout en restant physiquement à l’Elysée, relève du don d’ubiquité.
MJ
Les évêques doivent être comme des anges
Benoît XVI a consacré samedi de nouveaux évêques : 5 italiens et 1 polonais. Alors que l’Eglise célébrait samedi la fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël, Benoît XVI a rappelé que dans l’Eglise antique les évêques étaient « qualifiés comme des anges » car leur service exige la même nature que ces créatures célestes.
"Ce sont des messagers de Dieu. Ils portent Dieu aux hommes, ouvrent le ciel et ainsi ouvrent la terre. Précisément parce qu’ils sont auprès de Dieu, ils peuvent aussi être très proches de l’homme. Dieu est en effet plus proche de chacun de nous que nous le sommes nous-mêmes. Les anges parlent à l’homme de ce qui constitue son être véritable, de ce qui dans sa vie est si souvent couvert et enseveli. Ils l’appellent à rentrer en lui-même, en le touchant de la part de Dieu. En ce sens, nous devrions nous aussi, êtres humains, devenir toujours à nouveau des anges les uns pour les autres, des anges qui nous détournent de voies mauvaises et nous orientent toujours à nouveau vers Dieu. L’évêque doit être une personne qui prie, qui intercède pour les hommes auprès de Dieu. Plus il le fait, plus il comprend aussi les personnes qui lui sont confiées et peut devenir pour eux un ange, un messager de Dieu, qui les aide à trouver leur nature véritable, elles-mêmes, et à vivre l’idée que Dieu a d’elles."
MJ
Octobre, le mois du Très Saint Rosaire
La Fête du très saint Rosaire a été instituée pour honorer les mystères de la vie de Notre-Seigneur et de sa très sainte Mère et pour remercier Dieu des victoires remportées grâce à la protection de Marie. La fête du saint Rosaire a eu pour origine la victoire de Lépante, remportée par la flotte chrétienne sur la flotte turque, le 7 octobre 1571, au moment où les pieuses confréries de Notre-Dame du Rosaire faisaient, selon la coutume, les prières et les processions prescrites par leurs règlements. Saint Pie V, qui avait sollicité des fidèles la récitation du rosaire pour le triomphe des armées chrétiennes, connut la victoire par révélation. Il ordonna que chaque année on en ferait mémoire en ce jour, sous le nom de Sainte-Marie de la Victoire. En 1573, le pape Grégoire XIII prescrivit de célébrer la fête du saint Rosaire, le 1er dimanche d’octobre, dans toutes les églises qui possédaient une chapelle ou un autel sous l’invocation de Notre-Dame du Rosaire.
Deux nouvelles victoires sur les Turcs, dues à l’intercession de Notre-Dame du Saint Rosaire, l’une sous les murs de Vienne, en 1683, et l’autre devant Belgrade, en 1716, déterminèrent Clément XI à étendre la fête du saint Rosaire à l’église universelle.
Léon XIII (après avoir, dans l’encyclique Supremi Apostolatus Officio, aux fidèles la pratique fréquente du Rosaire, surtout pendant le mois d’octobre), a élevé cette fête au rite double de seconde classe, avec Office et Messe propres où sont mentionnés, dans des hymnes et des antiennes, les quinze mystères du rosaire. Enfin, Pie X l’a fixée au 7 octobre et sa solennité au 1er dimanche de ce mois.
On lira avec intérêt l’enseignement des Papes (jusqu’à Jean-Paul II, lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae) sur le Rosaire. Pour réciter le rosaire, voici une aide.
L’UE contre la Pologne
Cette fois, ce sont les directives sur la pêche qui provoquent l’ire de Bruxelles :
"La Commission européenne a menacé hier d’ouvrir une procédure en infraction contre la Pologne, éventuellement assortie d’une demande de mesures conservatoires auprès de la Cour européenne de Justice, si le gouvernement polonais ne fait pas en sorte de faire respecter l’interdiction de la pêche au cabillaud dans la Baltique, les pêcheurs polonais ayant épuisé leurs quotas. […]
Et la Pologne contre-attaque. Le porte-parole du ministère a fait savoir que le ministre allait rencontrer ses homologues d’autres pays de la Baltique , notamment suédois, et que « s’il y a une entente aucune sanction ne sera nécessaire ». « La question n’est pas de violer les règlements mais de les remplacer par un système plus raisonnable », dit-il. D’autant que les méthodes de l’UE, selon lui, sont absurdes : les inspecteurs ont contrôlé seulement quatre bateaux, pour extrapoler ensuite ces résultats sur toute la flotte de pêche polonaise, qui comporte 430 chalutiers."
MJ
