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La France et Rome

Nicolas Sarkozy pourrait se rendre au Vatican le 13 décembre prochain.

Benoît XVI pourrait venir en France à l’automne 2008. Plusieurs étapes paraissent incontournables : Lourdes où l’on fêtera le 150ème anniversaire des apparitions mariales en 2008, le Mont-Saint-Michel (1300ème anniversaire), Paris (notamment l’Académie des sciences morales et politiques dont le Pape est un des douze membres "associés étrangers"), voire Strasbourg et son Parlement européen.

Michel Janva

Hausse des violences aux personnes

L’Observatoire national de la délinquance a présenté hier un rapport montrant que, si entre août 2006 et juillet 2007, la délinquance constatée a baissé de 2,23 %, les violences aux personnes ont augmenté de 2,5%. Cette hausse est due en grande partie à une augmentation de 10,5% "des violences physiques non crapuleuses", dites "gratuites". En hausse"quasi ininterrompue", les violences aux personnes sont l’une des principales tendances de ces dix dernières années. Déjà, lors d’un rapport daté de janvier, l’OND avait noté depuis 2002 une hausse de 42,94% des violences contre les personnes alors que la délinquance générale avait reculé de 9,44 %.

MJ

A quoi sert la prison ?

Interrogée dans Minute, Annie Gourge, présidente de La Mouette, association de protection de l’enfance, s’insurge :

"En tant que présidente d’une association responsable de la protection de l’enfance, je me constitue partie civile lorsqu’il y a […] des internautes qui sont pris la main dans le sac avec […] des images pornographiques infantiles. Je me suis trouvé face à quelqu’un qui a été jugé pour pédophilie. Or j’ai appris que ce monsieur, en prison, grâce à une clé USB, passait son temps à regarder des images à caractères pédophile ! […] J’ai été sidérée d’apprendre qu’en prison ils avaient accès à Internet et pouvaient regarder de telles images."

On apprend par ailleurs qu’après Francis Evrard, libéré le 2 juillet dernier du centre de détention de Caen, un autre détenu pédophile doit sortir samedi du même établissement. Le parquet général de la cour d’appel de Caen a confirmé la libération prochaine (samedi) de ce détenu condamné en mars 1998 à 14 ans de réclusion pour viol sur mineure. 1998+14, cela fait… 2012 ! Du côté des syndicats pénitentiaires, l’inquiétude est de mise. "Ce détenu se vante depuis plusieurs jours qu’il va recommencer et qu’il fera pire qu’Evrard", a accusé Thierry Bouillaux de FO pénitentiaire. "Nous avons prévenu la direction de la possibilité de récidive de ce détenu. La direction du centre de détention n’a pas souhaité s’exprimer."

Michel Janva

La polygamie fait débat

… au Canada ! Des mormons installés dans l’ouest du pays sont toujours polygames. Bountiful est une bourgade reculée du sud de la Colombie-Britannique, à plusieurs centaines de kilomètres de Vancouver et de Calgary. Depuis la fondation de ce hameau en 1946, une secte dissidente de l’Église mormone y pratique ouvertement la polygamie. Si, selon le Code criminel du Canada, la polygamie est passible de cinq années de prison, aucune condamnation n’a été prononcée depuis 1937. L’an dernier, le ministère public a renoncé à intenter un procès pour polygamie à Bountiful, craignant que les accusés n’invoquent la liberté de religion, garantie par la Charte canadienne des droits et libertés, pour justifier leur comportement. Le premier ministre et le procureur général de Colombie-Britannique devraient saisir cet automne la Cour suprême du Canada afin que celle-ci décide ou non si la liberté de culte a préséance sur la loi antipolygamie.

Si les Canadiens sont majoritairement opposés à la polygamie, il existe de nombreuses entorses à la législation. L’Ontario reconnaît la polygamie pour les questions de pensions alimentaires et de successions. «L’Ontario accorde aux mariages polygames qui ont été contractés valablement à l’étranger une reconnaissance juridique limitée», explique Nicholas Bala, professeur de droit à Toronto.

Michel Janva

Christianophobie en Egypte et en Inde

En Egypte, une fatwa lancée par le recteur de la faculté d’études islamiques de la prestigieuse université Al Azhar du Caire condamne à mort un jeune de 25 ans, Mohamed Hegazy, et sa femme, qui ont embrassé le christianisme. Mohamed Hegazy a abandonné l’islam à l’âge de 16 ans et il a maintenant demandé que le changement de religion soit enregistré sur sa carte d’identité. Constamment menacé, le jeune couple est condamnné à vivre dans la clandestinité.

Selon des tracts distribués dans le district de Chitradurga, dans l’Etat du sud de l’Inde, le Karnataka, les chrétiens «doivent abandonner immédiatement le territoire indien, ou revenir à la religion mère de l’hindouisme». S’ils ne le font pas, ils devront «être tués par tous les bons Indiens, qui démontreront ainsi leur virilité et leur amour de la patrie». Le texte est signé par Bajrang Dal et par l’Hindou Jagrutika Samiti, de groupes extrémistes hindous, qui se déchaînent depuis quelque temps contre l’activité sociale des chrétiens du Karnataka.

Michel Janva

Le climat ne doit pas être un bouc émissaire

Un lecteur me signale la tribune de Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l’eau, parue dans Le Figaro du 14 août. Extraits :

"En ce milieu d’été, l’Europe éternue ou suffoque. […] C’est selon, et parfois à l’inverse des logiques géographiques. Et de montrer du doigt, le responsable de tous nos maux : ce changement climatique dont on se demande bien pourquoi l’on a attendu le début de ce siècle pour crier si fort au loup. […]

Au risque d’aller à contre-courant (et c’est bien le mot qui convient) des thèses du moment, disons fortement que le climat a toujours eu de ces variations soudaines, de ces colères imprévisibles, et que l’homme les a subies, payant régulièrement un lourd tribut à ces écarts. Ceux qui le découvriraient liront avec intérêt, Emmanuel Le Roy Ladurie, le meilleur historien du climat, pour s’en convaincre.

Attention, il ne s’agit pas ici, de nier que le climat puisse s’emballer. C’est possible, mais nous n’en sommes pas certains non plus. […]

Non, il est important de le dire, le climat, quelle que soit son évolution, ne doit pas servir de bouc émissaire à nos inconséquences. Non, le réchauffement, quelle que soit son ampleur, ne peut être le paravent derrière lequel nous allons masquer l’incurie et l’insouciance de l’homme."

MJ (merci à VH)

Espagne : rentrée de la guerre scolaire

En Espagne, la nouvelle matière d’“Education à la citoyenneté” sera enseignée dès cette année dans toutes les écoles. Cette matière obligatoire a pour objet la formation de la conscience morale des élèves, selon l’association «Professionnels de l’éthique». Cette association a dégagé les quelques concepts objets de cette matière : différentes réalités familiales, dépassement des préjugés homophobes, refus des discriminations en fonction de la préférence sexuelle, dimension morale des êtres humains, le pluralisme moral et le refus de l’intolérance éthique, processus de socialisation du genre. Indépendamment des contenus, l’association dénonce cette matière, qui

"se fonde sur le fait qu’elle soit, en elle-même, moralisante et qu’elle endoctrine. Pour cette raison de nombreux parents ont présenté le formulaire avec l’objection de conscience afin que leurs enfants n’assistent pas à cette matière".

Luis Carbonel, président de la Concapa (Confédération catholique nationale des pères de familles et pères des élèves) a affirmé que

"s’opposer à la matière est une obligation pour toute famille responsable. C’est une question de liberté, de défense du droit fondamental et supérieur à éduquer nos enfants selon nos principes […] le gouvernement utilise la matière pour usurper le rôle des parents et éduquer les consciences de nos enfants comme si c’étaient les leurs […] de plus en plus de familles s’opposent à l’arrogance d’un gouvernement qui prétend coloniser l’âme de nos enfants, qui s’oppose au dialogue, qui cherche seulement à imposer son modèle de citoyen, insensible à la valeur de la liberté et de la dignité que mérite chaque personne".

Michel Janva

Immigration : les chiffres des expulsions

Le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux a reconnu que le nombre d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière était pour l’heure "légèrement en-dessous" de l’objectif de 25000 reconduites fixées pour l’année 2007. "En tendance, on est légèrement en-dessous". Le ministre n’a pas souhaité citer de chiffres. Laurent Dandrieu précise, lui,

"que sur les 24 000 expulsions de clandestins dont le ministère se flatte pour 2006, pas moins de 16 000 ont concerné des Comoriens expulsés de Mayotte, ce qui ne laisse plus que… 8 000 expulsions effectuées en tout et pour tout sur le reste du territoire français !"

Et parmi ces 8000, on en compte environ 6000 qui ont été expulsés vers la Bulgarie et la Roumanie, pays qui sont entrés dans l’UE en janvier dernier.

Sans compter que, début août, Arnaud Folch s’interrogeait sur le nombre d’immigrés clandestins en France :

"La très étrange déclaration de Brice Hortefeux expliquant qu’« il y a en France entre 200 000 et 400 000 étrangers clandestins » prépare-t-elle une « reculade » du gouvernement […] ? Ces chiffres sont sous-évalués. La preuve ? Il y a deux mois notre ambassadeur en Algérie reconnaissait que le nombre d’Algériens en situation irrégulière s’élève déjà à 350 000. A rajouter aux 250 000 à 450 000 chinois et 75 000 maliens clandestins recensés par le ministère de l’Intérieur il y a un an (période Sarkozy !)."

Michel Janva

Têtu en crise

Le journal du lobby gay connaît quelques difficultés : en 3 mois six personnes ont été licenciées (sur une vingtaine de salariés), dont le rédacteur en chef, deux rédacteurs en chef adjoints et un journaliste. Trois d’entre eux ont confirmé "l’ambiance délétère" régnant dans ce magazine fondé par Pierre Bergé, en 1995, et dirigé par Thomas Doustaly. Ils mettent tous en cause le comportement du directeur de la rédaction, jugé "autocratique", "colérique" et "violent". Ils évoquent même "des vexations et des humiliations". La tentative de suicide d’un salarié dans les locaux du journal, lundi 23 juillet, a alourdit le climat. Cette personne explique son geste par des "mauvaises relations avec son supérieur hiérarchique direct".

Les difficultés remontent à plusieurs années, mais la crise est devenue plus aiguë à l’automne 2006. Fin octobre, l’ensemble des salariés signe alors une lettre à Pierre Bergé pour se plaindre du comportement de Thomas Doustaly, qui bénéficierait d’un salaire mensuel d’un peu plus de 11000€. Avec un tirage de quelque 50000 exemplaires, le titre ne se porte pas très bien et la nouvelle formule, lancée cette année, n’a pas réussi à atténuer l’érosion du lectorat.

Michel Janva

Municipales 2008 : nouvelle tentative d’union de la droite nationale

Interrogé dans Minute, Nicolas Bay annonce qu’il souhaite un rapprochement MNR-FN-MPF pour les municipales :

"Très concrètement, nous proposons, pour les élections municipales, de présenter partout des listes d’union afin d’être présents dans un maximum de villes. […] Treize secrétaires départementaux du FN ont d’ores et déjà répondu par écrit Douze ont clairement manifesté leur accord pour la constitution de listes d’union. Un seul a refusé […] Contrairement à certaines personnalités du FN qui pensent que l’électorat de notre courant politique reviendra mécaniquement vers nous s’il est déçu par Sarkozy, je pense que la reconquête électorale nécessite que la droite nationale soit à nouveau attractive."

Michel Janva

De retour dans le Salon

Après cette longue période estivale passée sur d’autres lieux beiges plus aérés…, vos bloggueurs rentrent de vacances. Comme on pouvait s’y attendre, le mois d’août a été riche en évènements. En voici l’essentiel :

  • Sur le front de la vie et de la mort, Jeanne Smits rappelle que les premiers avortements légaux ont eu lieu au Portugal, mais les chiffres s’annoncent beaucoup moins élevés que prévus. En Angleterre, une première agence d’adoption catholique ferme en raison des nouvelles règles de non-discrimination en vigueur dans le cadre du "Sexual Orientation Regulations Act", qui interdit de refuser l’adoption aux homosexuels.
  • La Conférence de la famille n’a pas eu lieu. Après la disparition de toute mention de la famille dans l’organigramme gouvernemental. Attaqué dans Le Monde, Christian Vanneste a réagi contre les "ayatollahs du politiquement correct". Présent nous informe que, par une lettre de mission adressée au début du mois à Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Solidarité, Nicolas Sarkozy a demandé que soit créé "un statut du beau-parent". De nombreuses associations commentent ce projet qui bouleversera très profondément la manière de considérer la filiation en France. Sans compter qu’explicitement, le candidat Sarkozy avait promis cette réforme en réponse aux revendications des communautés gay. L’association « SOS-Papas » trouve «curieux d’envisager un statut de beau-parent alors que le simple statut de parent est lui, très loin d’être garanti en cas de séparation». Le Mouvement mondial des mères dénonce : «Franchement, au lieu d’institutionnaliser les rapports enfant-beau-parent, le législateur ferait mieux de se pencher sur la consolidation du mariage.»
  • Sur le plan international, la Pologne a annoncé des élections législatives le 21 octobre, tandis que le nouveau président turc sera certainement le musulman Abdullah Gül, malgré un échec hier. Il devrait passer le 28 août.
  • Concernant la politique intérieure, Gérard Gachet a dénoncé la complicité des médias en faveur des immigrés clandestins dans le nord tandis qu’Yves Daoudal a jugé ignoble l’exploitation du drame d’Amiens. Le coût des vacances de Nicolas Sarkozy outre-Atlantique ne poserait pas de problème si l’on était certain que le président ne renverra pas l’ascenseur à ses riches hôtes un jour ou l’autre. Enfin, le problème des récidivistes a refait tristement surface avec la libération de Francis Evrard alors que sa peine courrait jusqu’en 2016.
  • L’observatoire de l’islamisation nous informe que celle-ci est bien en marche, malgré le rappel de trois universitaires au maire de Marseille. La justice italienne vient de donner raison à un couple de musulmans ayant battu leur fille ayant osé s’occidentaliser.
  • La christianophobie n’était pas en vacances, mais les médias devaient l’être : pas un quotidien n’a rapporté la destruction de la chapelle Saint Marc à Marseille par un incendie criminel. La manifestation "culturelle" au sein de l’abbaye de Lagrasse s’est mal terminée puisque des milliers d’ouvrages ont été aspergés d’huile de vidange.
  • Le 15 août, en la fête de l’Assomption, Benoît XVI a rappelé que le dragon rouge de l’Apocalypse, qui se caractérise aujourd’hui par l’idéologie matérialiste, sera écrasé malgré l’aspect désarmé de l’Eglise. A propos de la réforme des institutions, Jacques Trémolet de Villers souhaite que le 15 août, véritable fête nationale, reprenne officiellement la place du 14 juillet, qui ne signifie plus rien.
  • Enfin, Requiem in pace pour ceux qui nous ont quitté dernièrement, et notamment le cardinal Jean-Marie Lustiger, l’acteur Michel Serrault et l’historien Henri Amouroux.

Michel Janva

Construction de mosquées : et la réciprocité ?

Intervenant dans la controverse sur le projet de construction à Cologne d’une des plus grandes mosquées d’Allemagne, l’évêque d’Augsbourg, Mgr Walter Mixa, a affirmé :

"Dans les pays et cultures majoritairement musulmans, les chrétiens n’ont à ce jour quasiment pas le droit d’exister. Si ceci ne change pas, on serait en droit en Allemagne de dire aux musulmans, en toute amitié: alors justement il n’y a pas lieu d’avoir de grandes mosqués, d’aspect ostentatoire, avec de hauts minarets, car il devrait suffire dans un pays de tradition de culture chrétienne pour les musulmans d’avoir des lieux de prière modestes".

La DITIB, la plus importante organisation islamique en Allemagne, contrôlée par l’Etat turc, veut construire à Cologne une nouvelle mosquée dotée de deux minarets de 55 mètres de haut, d’une coupole de verre de 34 m, et d’une capacité de 2000 personnes.

Michel Janva

Vandalisme au Mémorial de l’avortement

Le Mémorial du Milliard français, à côté du sanctuaire St Joseph du St Sauveur, à Chantemerle les Blés, Drôme, a été béni par Mgr Wach, le 28 décembre 1997. Il comporte une grand Croix et cent petites, à raison d’une petite croix pour dix millions d’enfants tués "légalement", par avortement, dans le monde, jusqu’en 1997 : chiffres reconnus par l’O.N.U.

Ce mémorial vient d’être vandalisé.

MJ

Menace musulmane sur l’Europe

George Gänswein, secrétaire particulier de Benoit XVI, a déclaré :

"Les tentatives pour islamiser les pays occidentaux ne doivent pas être dissimulées. La menace que cela fait peser sur l’identité de l’Europe ne devrait pas être ignorée sous prétexte de respect mal placé."

MJ

La colonisation, un crime contre l’Humanité ?

Nicolas Sarkozy a affirmé que la colonisation avait été une "grande faute", même si l’Afrique avait "sa part de responsabilité dans son propre malheur", citant les guerres, les génocides, la corruption, les gaspillages :

"Il y a eu la traite négrière, il y a eu l’esclavage, les hommes, les femmes, les enfants achetés et vendus comme des marchandises. Et ce crime ne fut  pas seulement un crime contre les Africains, ce fut un crime contre l’Homme, un crime contre l’humanité. Nul ne peut demander aux générations d’aujourd’hui d’expier ce crime perpétré par les générations passées [et] nul ne  peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs pères".

Des pères qui doivent se retourner dans leur tombe : il est facile de salir la mémoire de ceux qui sont morts. L’esclavage, lui, existe toujours (France–Paris, EAU, Chypre, Afrique…). Qui le dénoncera ?

Michel Janva

L’identité : objet non identifié que chacun fabrique

Le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, Brice Hortefeux, estime que

"L’identité se base avant tout sur ce que chacun souhaite apporter à son pays plus que ce dont il peut hériter".

Exit le baptême de la France : le musulman apportera l’islam plutôt que d’hériter du christianisme.

MJ

La détermination des Serbes du Kosovo

Valeurs Actuelles consacre un reportage au sursis des chrétiens serbes au Kosovo :

"De confession chrétienne orthodoxe, les Serbes continuent à être les principales victimes de la haine interethnique qui règne au Kosovo, cette province historique de la Serbie, peuplée majoritairement d’Albanais musulmans (90% des 2 millions d’habitants). Il suffit de lire la chronique des faits divers de ces derniers mois : tabassage d’une femme serbe à Mitrovica, attentat à la roquette contre le monastère de Decani, destruction d’une station d’essence d’un Serbe à Novo Selo, agression d’un fermier dans l’enclave serbe de Gojbulja. […]

"La fin du mois de juin a été marquée par une forte tension avec la traditionnelle commémoration du 618e anniversaire de la célèbre bataille du Champ des merles, à Kosovo Polje, au cours de laquelle l’armée du prince chrétien Lazar fut défaite par celle du sultan Murat. Les Serbes ont fait de cet affrontement le mythe fondateur de leur nation. Ils l’ont célébré, les 27 et 28 juin, dans le calme et la dignité, mais, avec la perspective de l’indépendance bientôt accordée par l’Onu, aucun n’a caché son sentiment de revivre l’une des pages les plus sombres de leur histoire.

Les autorités religieuses et civiles ont proclamé leur détermination à ne pas lâcher le Kosovo, à protéger les Serbes. Le 27 au soir, après l’office religieux dédié à la mémoire des “héros tombés au champ d’honneur”, l’évêque de Raska et Prizren, Mgr Artemije, a évoqué «l’interminable Golgotha du peuple serbe» : «La bataille de Kosovo se poursuit pour que la justice et la paix finissent par triompher de l’aveuglement de ceux qui veulent priver les Serbes du berceau de leur état et de leur religion.»

Michel Janva

Les évêques d’Australie plaident contre l’avortement

Les évêques de l’Etat australien de Victoria ont adressé une lettre au parlement, l’exhortant à rejeter toute initiative qui viserait à dépénaliser l’avortement. Candy Broad, membre du parlement, encourage un projet de loi qui permettrait aux femmes d’avoir accès librement à l’avortement durant la première période de la grossesse. L’Etat de Victoria, dans le sud-est de l’Australie, enregistre un des taux d’avortement les plus élevés au monde. Une grossesse sur quatre se termine par un avortement, à cause du décret Menhennitt de 1969 qui autorise cette pratique si la santé physique ou psychique de la mère est menacée.

Dans une lettre signée par l’archevêque de Melbourne, Mgr Denis Hart, l’évêque de Ballarat, Mgr Peter Connors, l’évêque de Sale, Mgr Jeremiah Coffey et l’évêque de Sandhurst, Mr Joseph Grech, les prélats affirment que le «mouvement pour la dépénalisation de l’avortement serait un pas en arrière pour les femmes et pour leurs familles».

"Décriminaliser l’avortement ne peut rendre acceptable une chose aussi peu éthique. Nos représentants politiques devraient essayer de trouver de nouvelles voies pour réduire ce taux élevé d’avortements dans l’Etat de Victoria, au lieu de risquer un nouveau pas qui pourrait en accentuer la propagation.

Aucune femme ne devrait avoir à choisir entre son bien-être et la vie de son enfant. Trop souvent, les femmes sentent qu’elles n’ont pas d’autre choix. L’avortement est devenu leur seul et unique choix et le reflet d’une situation où la femme finit par être livrée à elle-même. Nous condamnons toute violence à l’égard des femmes et des enfants avant et après leur naissance et nous exhortons tous les parlementaires de cet Etat à refuser toute tentative de dépénalisation de l’avortement dans l’Etat de Victoria".

Michel Janva

Les pays démocratiques et totalitaires convergent dans leur lutte contre la morale

Extrait de la suite de l’entretien avec Andrea Morigi, coordinateur depuis 1998 du Rapport de l’Aide à l’Eglise en Détresse sur la liberté religieuse dans le monde :

"[A]ux Etats-Unis la distinction entre la sphère religieuse et la sphère civile s’est transformée en contradiction qui alimente une idée privative de la liberté religieuse. Il y a ceux qui estiment que la foi est un facteur de civilisation et qui luttent contre ces interprétations. Mais ceux-là sont accusés de fondamentalisme et de fanatisme. Par conséquent, dans le reste de l’Occident aussi, la séparation tend à devenir une invasion, comme en Espagne où, en juin dernier, a été introduit l’enseignement « Education à la citoyenneté et aux droits de l’homme » qui, dès la prochaine rentrée scolaire, insèrera dans la liste des matières obligatoires, l’éducation à l’acceptation de divers types de famille et d’affectivité, dont les homosexuels.

Curieusement, le gouvernement totalitaire de Cuba pense en ce moment lui aussi à réformer son Code de la famille pour accorder aux couples homosexuels la reconnaissance juridique de leur union, l’adoption d’enfants mineurs et l’accès à la fécondation assistée. Ainsi, la convergence dans la lutte contre les principes moraux semble être l’unique dénominateur commun entre les pays démocratiques et ceux qui ne le sont pas."

Michel Janva

Un gouvernement de salut public : pour quel danger ?

Dans Valeurs Actuelles, Chantal Delsol s’interroge sur l’ouverture du gouvernement :

"Si Nicolas Sarkozy n’avait été élu avec un suffrage si confortable, on aurait compris que “l’ouverture” voulait compenser un résultat mitigé. Mais offrir des fonctions aussi nombreuses à une opposition aussi perdante et décatie… on cherche à comprendre. […]

N’y a-t-il pas une incohérence à se faire élire sur des convictions pour ensuite s’entourer de responsables affichant des convictions contraires ? […] (Évidemment, c’est une tactique comme une autre que de déshabiller l’adversaire en utilisant ces ruses homériques. Je crains cependant que Nicolas Sarkozy ne le paye en désillusions dans son propre camp. Mais c’est une autre histoire). […]

Mais il pourrait arriver aussi que les décisions promises à la droite majoritaire, soient gauchies par l’ouverture. Ce qui reviendrait à une tromperie. […]

Nous confondons le consensus avec la tolérance, parce que nous sommes incapables de parler avec un adversaire sans supprimer d’abord l’adversité, c’est-à-dire les convictions qui nous séparent. La tolérance consiste au contraire à vivre en bonne intelligence au milieu des opinions diverses : nous n’avons pas appris cela. Ce qu’on appelle la politique d’ouverture est un procédé nécessaire en situation exceptionnelle, lorsque devant un danger toutes les tendances de la nation doivent ensemble sauver la société. […] On dirait que nous avons un gouvernement de salut public. Et pourtant nous ne sommes ni en guerre ni en danger. Un comportement de salut public, manifesté à temps et à contretemps, exprime le dédain de la démocratie.

MJ

Le dialogue interreligieux est basé sur la culture

Le cardinal Poupard, Président du Conseil pontifical pour la culture, et qui était jusqu’à il y a peu de temps, également président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, est intervenu hier à une rencontre pour les universitaires organisée par l’Université « Rey Juan Carlos » de Madrid sur le thème : « Benoît XVI et le dialogue entre les cultures et les religions ».

Il a proposé une réflexion sur la transcendance de la dimension culturelle comme lieu de rencontre des religions et a montre que dans la pensée de Benoît XVI et de Joseph Ratzinger, il existe une continuité essentielle entre le dialogue entre les cultures et le dialogue interreligieux.

"Il ne peut y avoir de dialogue interreligieux authentique si celui-ci n’est pas basé sur la culture ; et inversement, tout dialogue interculturel est, en définitive, un dialogue sur les grandes questions religieuses".

Il a expliqué comment, au-delà des apparences d’antagonisme et des défis du pluralisme religieux, il est possible de capter des tendances telles que : « la tâche de donner un sens, globalement, à sa vie », et « le dynamisme pour dépasser le monde visible et aller au-delà de ce monde ». La relation avec le monde transcendant est un patrimoine commun des cultures et des religions.

Michel Janva

Vous devez être capable de rendre compte de votre Foi

A un prêtre qui se demandait comment il était possible d’évangéliser dans ce contexte d’immigration, Benoît XVI a indiqué que les deux mots clé de l’évangélisation sont : annonce et dialogue :

"Nous vivons une rencontre permanente, qui nous fait ressembler à l’Eglise des premiers temps, où l’on vivait cette même situation. Les chrétiens étaient une toute petite minorité, un grain de sénevé qui commençait à germer, entouré de religions et de conditions de vie extrêmement diverses. Nous devons donc réapprendre ce qu’ont vécu les chrétiens des premières générations. Dans sa première lettre, au chapitre trois, saint Pierre affirme : ‘vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous’. C’est ainsi qu’il a formulé, pour l’homme normal de l’époque, pour le chrétien normal, la nécessité de conjuguer annonce et dialogue.

Il n’a pas dit de manière formelle : ‘Annoncez l’Evangile à chaque personne’. Il a dit : vous devez être capables, prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous. Il me semble que nous avons là la synthèse nécessaire entre dialogue et annonce. Le premier point est que la raison de notre espérance doit toujours être présente en nous. Nous devons être des personnes qui vivent la foi et qui pensent la foi, qui la connaissent de l’intérieur."

Michel Janva

Dominique de Villepin mis en examen ?

L’ancien Premier ministre a rendez-vous à 10h00 devant les juges.

MJ

Addendum : Dominique de Villepin a été mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse" par les juges d’instruction Henri Pons et Jean-Marie d’Huy en charge de l’enquête Clearstream. L’ancien Premier ministre a déclaré avoir agi pour "faire face à des menaces internationales pour protéger" des intérêts économiques de la France.

Un monde sans Dieu est un monde où règne l’arbitraire

Dans le cadre de sa rencontre avec les prêtres des diocèses de Belluno-Feltre et Trévise, le pape a répondu à la question d’un prêtre sur la formation de la conscience. Le prêtre constatait que l’on confond souvent le bien et le mal avec le fait de se sentir bien ou de se sentir mal. Le pape a expliqué :

Bxvi_3 "Un monde où Dieu n’existe pas devient de toute façon un monde où règne l’arbitraire et l’égoïsme. Il n’y a de la lumière, de l’espérance, que si Dieu apparaît. Notre vie a un sens que nous ne devons pas produire nous-mêmes, mais qui nous précède, qui nous porte. Prenons donc ensemble les chemins évidents, qu’aujourd’hui, même la conscience laïque peut facilement voir, et essayons de la conduire ainsi aux voix plus profondes, à la véritable voix de la conscience, qui se transmet dans la grande tradition de la prière, de la vie morale de l’Eglise. Ainsi, sur un chemin d’éducation patiente, nous pouvons je crois tous apprendre à vivre et à trouver la vraie vie."

Benoît XVI a reconnu qu’aujourd’hui la morale et la religion « sont presque exclues de la raison », et que « l’unique et ultime critère de la moralité et également de la religion, est le sujet, la conscience subjective ».

"Dans la tradition chrétienne ‘conscience’ signifie con-science, c’est-à-dire que notre être est ouvert, peut écouter la voix de l’être lui-même, la voix de Dieu. Par conséquent, la voix des grandes valeurs est inscrite dans notre être et la grandeur de l’homme est précisément que celui-ci n’est pas fermé sur lui-même, qu’il n’est pas réduit aux choses matérielles, quantifiables, mais possède une ouverture intérieure aux choses essentielles, la possibilité d’une écoute. Dans la profondeur de notre être nous pouvons écouter non seulement les besoins du moment, non seulement les choses matérielles, mais aussi la voix du Créateur lui-même, et ainsi connaître ce qui est bien et ce qui est mal. Mais naturellement, cette capacité d’écoute doit être éduquée et développée. Et ceci est précisément l’engagement de l’annonce que nous faisons en Eglise : développer cette très grande capacité donnée par Dieu à l’homme d’écouter la voix de la vérité et ainsi la voix des valeurs."

Michel Janva

Rama Yade devait-elle rester au Sénégal ?

La secrétaire d’Etat française aux droits de l’Homme, Rama Yade, a fait part de son "émotion" jeudi en accompagnant le président français Nicolas Sarkozy à Dakar, sa ville natale :

"Je me suis revue en train de faire le même chemin pour aller à l’aéroport, il y a vingt ans, dans l’autre sens et c’est vrai que c’est assez bouleversant".

De son côté, le président Sarkozy a affirmé, lors d’une conférence de presse à Dakar, :

"S’il y a bien un continent qui doit comprendre que nos destins sont liés, c’est le nôtre. Et si il y a bien une responsabilité pour la France, c’est de faire comprendre aux Européens que les jeunes Africains ont le droit au développement, à la croissance, à la formation et à l’emploi, mais pour aider leur pays, pas pour quitter leur pays."

"M. Sarkozy a raison", a répondu le président sénégalais Abdoulaye Wade. Rama Yade aurait-elle eu tort ?

Michel Janva

Missionnaires sur Second Life

Second Life, univers virtuel en trois dimensions sur internet, est "aussi une Terre de mission" estiment des jésuites italiens dans la revue Civilta Cattolica :

Cc "Ce qui est sûr c’est que les espaces virtuels vont grandissant et que de plus en plus de personnes décident d’y passer une partie de leur temps. Le phénomène peut être jugé de manière positive ou négative, mais son expansion est un fait. S’il y a des personnes qui s’expriment à travers les métaphores de Second Life, et certaines d’entre-elles expriment aussi des besoins d’ordre spirituel, alors nous ne devons peut-être pas ignorer la possibilité de répondre à cette demande".

Pour la revue, "la possibilité d’avoir des conversations spirituelles est beaucoup plus simple et profitable".

"Il existe des églises virtuelles dans lesquelles il est possible de trouver un prêtre en mesure d’accueillir qui y entre et d’entamer un dialogue. Au fond, la Terre numérique peut être, elle aussi, considérée comme Terre de mission. De toute manière, Second Life n’est pas un lieu qu’il faut laisser privé d’occasions de rencontres".

Michel Janva

Avoir le courage d’annoncer l’Evangile

Le message de Benoît XVI en vue de la XXIII Journée mondiale de la jeunesse (15-20 juillet 2008 à Sydney, Australie) a été signé le 20 juillet et s’intitule: "Vous recevrez une force, le Saint Esprit qui descendra sur vous, et vous serez mes témoins". Extraits :

"La foi naît et se fortifie grâce aux Sacrements, en particulier ceux de l’initiation chrétienne: le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie… Cette vérité sur les trois Sacrements qui sont à l’origine de notre être chrétien est sans doute négligée dans la vie de foi de nombreux chrétiens, pour lesquels ce sont des gestes accomplis dans le passé, sans incidence réelle sur le présent, comme des racines sans sève vitale… C’est pourtant par les sacrements du Baptême, de la Confirmation et, de manière continuée, par l’Eucharistie, que l’Esprit Saint nous rend fils du Père, frères de Jésus, membres de son Eglise, capables de rendre un vrai témoignage envers l’Evangile, de goûter la joie de la foi. […]

Source et sommet de la vie ecclésiale, l’Eucharistie est une Pentecôte perpétuelle, parce que chaque fois que nous célébrons la Messe, nous recevons l’Esprit, qui nous unit plus profondément au Christ et qui nous transforme en lui. […]

Certains pensent que présenter le précieux trésor de la foi aux personnes qui ne la partagent pas signifie être intolérants à leur égard, mais il n’en est pas ainsi, car proposer le Christ ne signifie pas l’imposer. […] En particulier, je vous assure que l’Esprit de Jésus vous invite aujourd’hui, vous les jeunes, à porter la belle nouvelle de Jésus aux jeunes de votre âge. L’indéniable difficulté des adultes à rejoindre de manière compréhensible et convaincante le monde des jeunes peut être un signe par lequel l’Esprit entend vous pousser, vous les jeunes, à prendre en charge cette tâche. Vous connaissez les idéaux, les langages, ainsi que les blessures, les attentes, et le désir du bien qu’ont les jeunes de votre âge. S’ouvre à vous le vaste monde des affections, du travail, de la formation, de vos souhaits, de la souffrance des jeunes… Que chacun de vous ait le courage de promettre à l’Esprit d’amener un jeune à Jésus Christ, selon le moyen qui lui semble le meilleur, en sachant rendre compte de l’espérance qui est en lui, avec douceur".

Michel Janva

Lutte contre la triche : à qui le Tour ?

Les mésaventures du Tour de France n’en finissent plus et certains médias parlent aujourd’hui "d’avis de décès" de la Grande Boucle. Il n’empêche que la campagne de moralisation qui se déroule actuellement montre ce qui peut être fait pour le Bien commun dans une situation dégradée très complexe.

V Un lecteur me rappelle que ce sont surtout les coureurs «propres», inquiets des conséquences mortelles à la suite du décès de l’un des leurs, qui ont exprimé leur «raz le bol» en manifestant progressivement et régulièrement pour obtenir le soutien du public, et en menaçant sans cesse de quitter ce sport, qui ont fait bouger les managers du Tour. Peu à peu, les accompagnateurs, puis l’encadrement, puis la caravane, se sont rangés du côté des «poulains mécontents». Plus récemment, et devant les conséquences publiques négatives que cela entrainerait pour leurs marques, face à un public rallié à la bonne cause, ce sont les sponsors qui commencent à se ranger du côté de la sagesse. Il se trouve que le point de non-retour est désormais franchi et que tout ce petit monde se mobilise maintenant pour ramener l’ordre. Même les politiques emboitent le pas, compte tenu de l’image de cet événement sportif.

Mais peu importe quels sont les moteurs politiques de ce rush régénérateur, ce qui compte aujourd’hui c’est la victoire des valeurs morales sur les magouilles. Serge de Beketch s’est insurgé hier sur Radio Courtoisie contre le moralisme hypocrite des médias et des politiques à propos du Tour de France, estimant ces milieux également gangrenés par la drogue et la corruption.

Justement : comme on s’aperçoit que la volonté des organisateurs paie, on se demande si ce travail de salut public ne pourrait pas être efficacement effectué ailleurs. Il suffit de volonté et de ténacité. Chasse à la drogue et à la corruption : à qui le tour ?

Michel Janva

La crise du journal Le Monde se poursuit au tribunal

5 sociétés de personnels du groupe Le Monde (La société des rédacteurs du Monde, la société des employés du Monde, la société des cadres du Monde, la société des personnels du Monde et la société des personnels des Publications de la vie catholique) ont mandaté leur avocat pour engager une requête en nullité contre l’élection d’Alain Minc à la tête du conseil de surveillance.

Le 28 juin, lors d’un vote sur sa reconduction à la présidence, M. Minc a recueilli 10 voix des administrateurs externes, mais 7 administrateurs internes ont voté contre et 3 se sont abstenus. Les représentants des personnels contestent son élection, arguant qu’il n’a pas obtenu la majorité absolue des personnes présentes ou représentées.

Michel Janva