Pro-vie : La Vie est en nous (4)
La suite du documentaire pro-vie s’intitule : Paroles de médecins ou comment se déroule réellement une "opération". Pour rappel : épisode 1, épisode 2, épisode 3.
La suite lundi : profitez du week-end pour diffuser ce documentaire au-delà du cercle des convaincus.
La Commission Ecclesia Dei pourrait changer de statut
"[I]l est certain que la commission Ecclesia Dei devrait progressivement monter en puissance, et, dans un avenir proche, se voir attribuer un nouveau statut au sein de la Curie romaine. Avec ce motu proprio libéralisant l’usage du Missel tridentin, c’est en effet à elle que revient, comme à une sorte d’institution d’appel, de traiter les demandes de liturgie en rite préconciliaire qui auront été refusées par les évêques après avis demandé par des curés. […]
De commission pontificale, Ecclesia Dei pourrait alors devenir un conseil pontifical, ce qui lui permettrait d’avoir à la fois une autorité plus importante et davantage de moyens. L’équipe s’est déjà étoffée il y a deux mois avec la nomination d’un secrétaire général adjoint."
La relaxe de Georges Frêche ou la justice à deux vitesses
Christian Vanneste estime à juste titre qu’il y a deux poids deux mesures :
"Il était poursuivi pour injure raciale, après avoir traité des harkis de “sous-hommes“, en février 2006. […]. Cette décision confirme de façon tout à fait scandaleuse l’état de l’institution judiciaire de notre pays. Avec elle, les principes d’une justice digne de ce nom sont bafoués. En effet
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Premièrement, la justice, soi-disant rendue au nom du peuple français, absout un politicien socialiste qui s’égare dans le vocabulaire nazi.
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Deuxièmement, la justice, soi-disant rendue au nom du peuple français, affirme qu’on peut impunément injurier des hommes et non des communautés alors que cette dernière notion n’a aucune valeur juridique […].
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Troisièmement, la justice, soi-disant rendue au nom du peuple français, relaxe le socialiste Frêche quand elle condamne l’UMP VANNESTE. Cependant, dans le cas des propos du député VANNESTE, il n’y avait aucune injure à l’encontre ni d’une communauté, ni d’une personne, mais seulement un jugement de valeur partagé par toutes les religions et par de très nombreux penseurs, parfois peu religieux comme VOLTAIRE. Traiter une personne de « sous-hommes » devient donc, aujourd’hui, moins grave que d’exprimer un jugement moral sur les comportements sexuels.
[…] le citoyen a le droit d’être dubitatif devant « ce deux poids, deux mesures » : est-ce que c’est parcequ’il est socialiste qu’il a été relaxé ? Est-ce que c’est parce qu’il est Président de région ? Est-ce c’est parce qu’il s’en prend à des patriotes ?"
Comprendre la Doctrine Sociale de l’Église
C’est le titre d’un ouvrage écrit par Anne Despaigne, paru en juillet. Notre société, qui relègue Dieu dans la sphère de la vie privée, accorde peu d’attention à la Doctrine Sociale de l’Église. Cependant, exposer cette doctrine sociale, c’est illustrer dans tous les domaines de la vie humaine – qui est sociale par essence – la réponse de l’homme à son Créateur.
Conçu comme un manuel de formation, semblable à un petit catéchisme de la Doctrine Sociale, il aide à mettre efficacement en oeuvre les consignes de Benoît XVI dans l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis :
"Il est nécessaire que, dans les diocèses et dans les communautés chrétiennes, on fasse connaître et on promeuve la Doctrine Sociale de l’Église."
MJ
Gare au réchauffement des cervelles !
Si le réchauffement climatique du à l’homme est encore une hypothèse (lire aussi ici), le réchauffement et l’emballement des cerveaux ne l’est plus : une équipe d’"experts" estime que manger moins de viande pourrait contribuer à ralentir le réchauffement de la planète !
Nouvelle attaque contre la famille
Elle vient de la Cour des Comptes, qui préconise notamment de remettre en cause les avantages accordés aux familles ayant eu trois enfants. Dans son rapport annuel publié mercredi, elle propose de réexaminer certaines aides fiscales accordées aux familles, dans un souci d’"équité" et d’"efficience" [sic ! il est vrai qu’élever des enfants ne demande aucun sacrifice financier].
La Cour cite la demi-part supplémentaire accordée aux contribuables vivant seuls et ayant élevé des enfants, ou aux familles dont les jeune adultes vivent hors du domicile et bénéficient d’aides individuelles (bourses, aides au logement) tout en restant rattachés fiscalement au foyer. De même, les avantages accordés aux familles ayant eu trois enfants "pourraient être remis en cause", qu’il s’agisse de la demi-part supplémentaire au titre de l’impôt sur le revenu ou des majorations de pension. "Dans un souci d’équité", le supplément familial de traitement dont bénéficient les agents publics devrait être indépendant du traitement mais forfaitisé.
Ou comment décourager les familles d’avoir un 3e enfant. Et s’il y a moins d’enfants, il y aura moins de cotisants pour financer les retraites et moins de consommateurs. Financièrement, la Cour des comptes se fourre le doigt dans l’oeil jusqu’au porte-monnaie !
Michel Janva (merci à GT)
Un message à la Slovaquie, valable à d’autres
Ce matin à Castelgandolfo, Benoît XVI a reçu les lettres de créances de Jozef Dravecky, le nouvel Ambassadeur de Slovaquie. Le Pape a remercié le diplomate pour l’engagement de son gouvernement de ratifier les quatre points de l’Accord signé en 2000, relatifs "à l’objection de conscience et au financement des activités de l’Eglise". A propos d’éducation, le Saint-Père a rappelé combien il est important que
"l’Etat garantisse à l’Eglise la liberté d’enseigner et de gérer ses écoles, et aux parents le droit de choisir des établissements assurant la formation chrétienne de leurs enfants… Une solide éducation englobant toutes les dimensions de la personne, notamment religieuse et spirituelle, est de l’intérêt tant de l’Etat que de l’Eglise. Les jeunes peuvent ainsi se préparer à leurs devoirs civiques.
La famille est le premier lieu où l’on apprend l’amour et où l’on cultive la responsabilité, la générosité et la fraternité. Les familles fortes se fondent sur des mariages forts, les sociétés fortes sur des familles fortes. Toute communauté sociale doit être en mesure de développer des politiques socio-économiques capables d’aider les jeunes mariés et de faciliter la formation de familles.
[L’Etat] ne peut rester indifférent au mariage, institution qu’il a le devoir de reconnaître, respecter et aider en tant qu’union stable entre un homme et une femme désireux de choisir l’amour et la fidélité pour la vie".
Nouvelles menaces sur le traité (constitutionnel) de l’UE
Deux nouveaux ‘problèmes’ inquiètent la Commission europénne et révèlent surtout -et encore- qu’elle souhaite imposer ce traiter sans en référer aux peuples :
- Les dirigeants européens redoutent que la campagne pour les élections anticipées fixées au 21 octobre en Pologne ne conduise Varsovie à durcir sa position sur le nouveau traité européen. La présidence portugaise s’est donné pour objectif la conclusion d’un accord politique sur le texte au sommet de Lisbonne, les 18 et 19 octobre.
- Le rejet du projet de Constitution par les Néerlandais et les Français en 2005 avait délivré M. Blair de l’engagement d’un référendum en Grande-Bretagne. Mais sa promesse n’a pas été oubliée, notamment par tous les adversaires du nouveau traité simplifié et au-delà, par tous les eurosceptiques du royaume. La pression monte en faveur d’une consultation populaire. L’opinion la souhaite à 80%. Intitulée "Je veux un référendum", une campagne publicitaire demande aux hommes politiques "de tenir leurs promesses". Le mouvement recrute dans les trois grands partis. Gordon Brown affirme qu’il est inutile d’organiser un référendum sur un texte délesté des symboles qui en faisaient une Constitution – le préambule, les références au drapeau et à l’hymne européens – et dont l’élément le plus contesté ici – la charte des droits fondamentaux – a été relégué en annexe. N’étant plus une Constitution, le traité simplifié doit être, assure M. Brown, approuvé par le Parlement. Tout cela n’est que sophisme, répondent les partisans du référendum, et le nouveau texte n’est qu’un avatar de l’ancien.
Attirer les « cerveaux » empêche le développement des pays pauvres
La Commission européenne présentera le 23 octobre son projet de création d’une "carte bleue", un nouveau permis de séjour dans l’UE, destinée à attirer les immigrants plus qualifiés.
MJ
Un embryon est-il un être humain ?
Non, selon la cour suprême du New Jersey, qui a débouté hier à l’unanimité la plainte d’une femme qui reprochait à son gynécologue de ne pas l’avoir prévenue avant son avortement qu’elle portait en elle "un être humain complet, distinct, unique et irremplaçable".
En avril 1996, une femme mariée et déjà mère de deux fillettes, est venue consulter son gynécologue, pour des douleurs au ventre. Après examen, le médecin lui a annoncé qu’elle était enceinte d’environ sept semaines. Quelques jours plus tard, elle est revenue au cabinet du gynécologue pour mettre fin à la grossesse. Mais peu après, elle a déposé plainte devant un juge local, accusant notamment le médecin de ne pas l’avoir informée qu’un avortement consistait à tuer "un membre de la famille".
Après des années de procédures, l’affaire est remontée jusqu’à la cour suprême de l’Etat, qui a tranché en faveur du docteur. La loi
"impose seulement au médecin de fournir aux patientes demandant un avortement des informations médicales, notamment les étapes du développement de l’embryon ou les risques médicaux liés à la procédure. [Elle] ne permet pas d’imposer à un médecin qui pourrait avoir un point de vue scientifique, moral ou philosophique différent […] de fournir à la plaignante l’information qu’elle réclame […] [Il] n’existe pas l’ombre d’un consensus [dans le New Jersey pour déterminer le moment où un foetus peut être considéré comme une personne].
Que fait-on de votre argent ?
Le n°33 du Cri du Contribuable vient de paraître. L’occasion de confimer que les deniers des contribuables ne sont pas toujours -doux euphémisme- orientés vers le bien commun, qu’il s’agisse des subventions de la Mairie de Paris à diverses associations (dont un bon nombre de lobbys homosexuels), du coût du Sénat ou pire de celui de l’Education nationale.
MJ
Béatification du père Basile Antoine Moreau
Le père Basile Antoine Moreau, fondateur de la Congrégation de Sainte-Croix, sera béatifié samedi au Mans. Plus de 4000 personnes, venues notamment d’Amérique du Nord, sont attendues à la célébration, qui se tiendra en présence du légat papal, le cardinal Saraiva Marins. Le Premier ministre François Fillon, élu de la Sarthe, pourrait y assister.
Né en 1799 à Laigné-en-Belin (Sarthe) et ordonné prêtre en 1821, Basile Antoine Moreau a fondé la Congrégation de Sainte-Croix, réunissant des frères enseignants, et une communauté de soeurs soignantes, les Marianites. Il est mort au Mans en 1873. La congrégation de Sainte-Croix compte aujourd’hui un millier de membres répartis dans une vingtaine de pays, notamment le Canada et Haïti.
Le père Moreau doit sa béatification à la guérison, en 1948 près de Montréal, d’une Canadienne souffrant de pleurésie, Laurette Comtois. Cette guérison a été considérée comme miraculeuse par l’Eglise en 2003.
Addendum : on me signale que cette congrégation assure la tutelle du collège et lycée privé Notre Dame d’Orveau.
Illustration : scupture du Père Moreau réalisée par Henri Charlier.
Politique familiale, Nicolas Sarkozy doit agir
"Cette absence de la famille dans la politique sarkozienne est préjudiciable à plus d’un titre. D’abord parce qu’on attend d’un président de droite, dans une période où beaucoup – notamment les jeunes – sont à la recherche de repères, qu’il réaffirme avec force que la famille est la cellule de base de la société, celle qui permet la transmission harmonieuse des valeurs et des savoirs entre les générations, et qu’il prenne des mesures destinées à la protéger et à la renforcer : un éventuel "statut du beau-parent", d’ailleurs jugé inutile ou dangereux par bien des spécialistes, ne saurait tenir lieu de politique familiale !"
Benoît XVI, un Pape soucieux du respect de la création
Hervé Yannou décrit ce souci du Pape dans Le Figaro :
"Le Pape ne succombe pas à une mode écologique. Sa problématique relève avant tout de la théologie, du spirituel et de la morale. Pour Benoît XVI, la question environnementale embrasse une très vaste dimension, celle du respect de la vie et de la sauvegarde de l’oeuvre de Dieu : la Création. […]
Jean-Paul II commença donc à développer une réflexion catholique sur l’écologie. Reprenant ces arguments, il voulut montrer que dans la Bible, le sort de l’homme et celui de la nature sont intimement liés. Dans le jardin d’Éden, l’homme vivait en paix avec Dieu et en harmonie avec son environnement. Après qu’Ève eut mangé la pomme, l’homme perdit d’une part la connaissance de Dieu et d’autre part l’équilibre avec la nature. […] En 1985, le pape polonais marqua son engagement en faveur de la préservation de l’environnement en expliquant à des jeunes réunis à Viterbe, au nord de Rome, que Dieu avait remis entre les mains de l’homme la maîtrise et la gérance de la Terre, créée pour lui, mais pas sa possession. […]
Avec Benoît XVI, ce discours a pris une autre ampleur. Il y a certes la destruction de l’environnement, mais surtout les manipulations génétiques et embryonnaires. Loin du recours aux énergies alternatives, Benoît XVI insiste sur le fond même du respect de l’oeuvre de Dieu : celui de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle."
Missel de 1962 : de N-D. du Lys à St Germain l’Auxerrois
Un lecteur nous informe :
"Entendu sur Radio Notre Dame ce matin (d’après l’annonce faite hier par Mgr Vignt-Trois) : la messe dite depuis des années à 11h15 à ND du Lys selon la "forme extraordinaire du rite romain" sera désormais célébrée à compter du 2 décembe prochain à 10h00 à St Germain l’Auxerrois [ancienne église des rois de France, située juste derrière le Louvre]. Son curé [l’abbé Schubert] a bien précisé ce matin qu’il s’agirait d’une messe supplémentaire et qu’il considérait qu’il y aurait toujours une seule communauté, bénéficiant donc des deux formes."
MJ
Addendum : on apprend la célébration d’une messe tridentine en la paroisse Saint-Georges dans le XIXe arrondissement de Paris, demain vendredi à 19h, à l’initiative du curé.
Pro-vie : La Vie est en nous (3)
La suite du documentaire pro-vie s’intitule : Et après l’avortement ? Moment que la propagande de mort s’efforce de laisser sous silence. Pour rappel : épisode 1, épisode 2.
La construction européenne, destinée à s’effondrer ?
Invité à l’université d’été d’Egalité et Réconciliation, Jean-Marie Le Pen s’est exprimé sur le concept de nation :
"La démocratie nait et ne peut naitre que dans la nation, parce que, pour accepter durablement les règles du pluralisme ou de l’alternance, il faut partager avec les adversaires politiques des références fondamentales, culturelles, historiques ou linguistiques qui transcendent les clivages électoraux. Faute de quoi, il est bien évident que nul n’accepterait la loi d’une majorité avec laquelle il n’a rien de commun. […] L’Europe supranationale, cette Europe qui a dépossédé les Etats-nations de leurs prérogatives essentielles, connaitra pourtant, de toute évidence, le même destin que les utopies impériales précédentes ; elle s’effondrera, victime de l’ambition démesurée de construire, ex nihilo, un peuple européen sur les ruines des vieilles nations."
TF1, chaîne présidentielle ?
"La conférence de presse de rentrée de TF1 a été rude pour Nonce Paolini, nouveau directeur général de la chaîne […] qui n’a bien évidemment pas dit un mot sur le parachutage de Laurent Solly, 36 ans, ex-directeur de campagne du candidat Sarkozy, qui a intégré la direction générale du groupe et est déjà baptisé dans les couloirs "l’oeil de Moscou". Paolini s’est permis, devant un parterre de journalistes, de décrire la puissance de TF1 en France "comme n’ayant aucun équivalent dans le monde […] si ce n’est en Chine, en Albanie et en Corée du Nord".
A noter que Etienne Mougeotte, ex-numéro 2 de TF1, devient le patron du Figaro Magazine.
La presse ex-catholique en crise
Permanences décrit la crise vécue par la grande presse chrétienne, La Vie catholique, Le Pèlerin, La Croix, Témoignage chrétien : si elle a de beaux restes (en 2006, Pèlerin a vendu chaque semaine 281 000 exemplaires, La Vie 160 000, La Croix 95 000 : des chiffres à faire rêver Permanences, La Nef, Monde et vie ou Présent), le déclin semble inéluctable.
Les difficultés financières s’ajoutent à la baisse continue des lecteurs, la publicité et les aides financières permettent encore la survie de ces journaux. Et l’avenir est sombre puisque le lectorat de cette presse est essentiellement âgé. Ceux de La Croix ou du Pèlerin atteindraient quelque 70 ans, ceux de La Vie environ 65 ans. Ce qui signifie que beaucoup se situent au-dessus de cette moyenne. Surtout, cet âge moyen avance régulièrement, année après année et donc que cette presse ne renouvelle plus son lectorat, qu’elle ne recrute plus dans les jeunes générations, qu’elle vieillit lentement avec ses lecteurs. Pour Permanences :
"Cette presse catholique organe de combat des laïcs au sein de l’Eglise n’a donc plus de raison d’être. La ligne éditoriale qui a fait les beaux jours de La Vie, mais aussi, dans une moindre mesure, ceux de La Croix et du Pèlerin reste un instrument marqué par l’histoire. Un fusil Lebel parvenu au XXIème siècle. […] L’Eglise, elle, demeure."
La cathédrale de Perpignan a été pillée
Tous les objets liturgiques, ciboires, calices, patènes, ont été volés la nuit dernière. Tout est parti, tous les instruments du culte, anciens, en vermeil, en argent, aiguillères, bassins. Même l’ostensoir du XVIIIe, en vermeil qui fait plus d’un mètre de haut.
MJ
Addendum 21h30 : La ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel a exprimé "toute son indignation". Mme Albanel ira demain en fin de matinée à la cathédrale de Perpignan et rencontrera le directeur régional des affaires culturelles et les représentants de la justice et des services de police.
L’affaire Anatrella sans suite
Nous vous en avions parlé en novembre 2006. La plainte pour "attouchements sexuels" déposée le 30 octobre 2006 visant le prêtre-psychanalyste Tony Anatrella, expert auprès du Vatican sur la santé et la famille, a été classée sans suite par le parquet de Paris.
Tony Anatrella a porté plainte contre X le 20 novembre 2006 pour dénonciation calomnieuse après "une campagne de presse particulièrement inacceptable" évoquant des abus sexuels. Son avocat, Me Chabert, estime que :
"Ce classement sans suite est logique dans la mesure où rien ne peut être reproché à M. Anatrella [Toutefois, il est regrettable que] certains médias aient pu tenir pour acquis ce qui n’était que de la calomnie alors qu’aucun juge d’instruction n’était saisi".
Est-il utile de préciser que c’était l’un des buts ? Les autres objectifs, ratés, étaient de faire taire ce prêtre gênant, voire de faire le procès d’un aspect de la doctrine de l’Eglise.
Détruire une église : combien ça coûte ?
On lit ça et là que l’entretien des moult églises de France coûte une fortune à la collectivité. D’où leur "nécessaire" destruction. Sans aller jusqu’à parler de l’argent gaspillé en subventions diverses et du financement de mosquées, lesquelles ne posent étrangement pas de problème aux finances de certaines collectivités, il convient de s’interroger sur le coût réel d’une destruction d’église.
Le Monde s’associe au couplet des églises "inutiles", "coûteuses" et donc destinées à être détruites. On apprend ainsi qu’à Valanjou (Maine-et-Loire) la flèche et la chambre des cloches de l’église Saint-Martin-de-Joué seront détruites. Or, sur l’année, le coût moyen d’entretien d’une église s’élève à 12000€. Et le maire révèle que la destruction de la partie haute de l’église coûtera "dans les 280 000€". Et il est donc en quête de subventions ! Pour un montant équivalent à 23 années d’entretien !
Le patrimoine cultuel français compterait de 40 000 à 100 000 édifices, dont 13 000 sont classés monuments historiques. Une dizaine d’églises est directement menacée de destruction. Et quelques communes seulement sont passées à l’acte, reconstruisant souvent dans la foulée un lieu de culte ! A quel prix ?
Addendum 20h05 : le député Christian Vanneste m’informe qu’il a demandé au ministre de la culture son avis "sur ce sujet important pour notre patrimoine et notre culture, et savoir quels sont les moyens mis en oeuvre pour remédier à ces ruines ou à ces destructions". Réponse dans environ 2 mois.
Portrait de Nicolas Sarkozy
Dans Présent, par Jean Madiran (article en accès libre). Extrait :
"La famille fondée sur un mariage monogamique entre un homme et une femme n’est manifestement pas considérée par le président Sarkozy comme l’institution de base de la société. Il ne fait aucune « discrimination » entre les diverses « orientations sexuelles » et les divers « compagnonnages » polygamiques, homosexuels ou autres. Le mot lui-même de « famille » a complètement disparu du discours officiel. Il n’y a plus de « politique familiale », fût-ce en apparence, il ne pouvait évidemment plus y en avoir, il n’y a même plus un sous-secrétaire d’Etat à la famille.
Sensible au catastrophique déficit démographique de la France, le président Sarkozy n’en recherche visiblement pas la solution du côté d’une restauration de l’institution familiale. Tout montre qu’il compte sur une massive immigration […]. Il croit que la laïcité à la française est un fameux moyen d’« intégration ». […]
La patrie du président Sarkozy ? La France était déjà, quand il est arrivé à l’Elysée, largement amputée de son indépendance. Notre actuel président ne pense pas que de toutes les libertés humaines, la plus précieuse soit l’indépendance de la patrie. Il ne voit pas d’inconvénient à une intégration totale de l’armée française dans l’OTAN, ni à sa transformation progressive en un corps de sapeurs-pompiers et d’infirmières au service de l’ONU. […]
Je crois que le président Sarkozy a un réel respect pour les religions. Un respect de courtoisie, voire de conviction, pour un phénomène auquel il est foncièrement étranger. Son respect va surtout à un œcuménisme conçu comme un autre métissage, il n’en est pas l’inventeur, nous autres catholiques nous en savons quelque chose. Le Président y était préadapté par sa chimère d’un métissage généralisé. L’islamisation galopante de la France ne lui paraît ni plus ni moins préoccupante que ne le serait à ses yeux une éventuelle rechristianisation galopante."
Manifestation interdite à Bruxelles
La manifestation interdite contre l’islamisation de l’Europe a eu lieu hier à Bruxelles. Les autorités ont fait arrêter 154 personnes, dont des députés européens, dont l’immunité a donc été violée. Récit par Yves Daoudal.
MJ
Pro-vie : La Vie est en nous (2)
Voici la suite du documentaire pro-vie que nous vous avons présenté hier. Aujourd’hui, l’extrait s’intitule : J’avorte ?
A faire circuler sur la toile.
MJ
Ramadan obligatoire
Il ne s’agit pas seulement de "l’obligation" des médias à relayer toute information sur cette pratique musulmane qui commence aujourd’hui, il s’agit surtout de savoir que bon nombre de musulmans non pratiquants sont souvent amenés à observer les prescriptions contre leur gré. Selon un sondage CSA-La Vie de 2006, si 49% des musulmans interrogés ne vont jamais à la mosquée, 88% des sondés respectent cependant les prescriptions du mois saint en matière de jeûne, de prières ou d’exercice de la charité. Ils étaient 60% à déclarer jeûner en 1989 et 70% en 2001.
Un élu local de Seine-Saint-Denis, d’origine marocaine, et qui s’apprête à ‘jeûner’ (il ne s’agit pas vraiment de jeûne puisqu’à la tombée du jour, tout est permis) sans croire pour autant, affirme que
"la culpabilité est parfois vive pour ceux qui ne suivent pas le ramadan dans un environnement musulman".
A noter que le 12 septembre est la fête du saint nom de Marie, fête instituée pour commémorer la victoire des troupes chrétiennes contre les Turcs, à Vienne, le 12 septembre 1683.
Les fruits du discours de Ratisbonne
Il y a un an, le 12 septembre 2006, Benoît XVI prononçait un discours en l’université de Ratisbonne, provoquant de nombreuses réactions. La Grégorienne – liée à l’université romaine du même nom – a organisé un séminaire de 3 semaines pour une vingtaine de diplomates de pays musulmans, en mai dernier, afin qu’ils découvrent les aspects culturels, religieux, institutionnels de la présence internationale du Saint-Siège. Cette rencontre entre dans les initiatives que la Secrétairerie d’État cherche à promouvoir, depuis Ratisbonne, auprès des pays musulmans.
Le séminaire a été ouvert par un discours du secrétaire d’État, le cardinal Tarcisio Bertone, les vingt «élèves» ont été reçus par le responsable des relations extérieures, Mgr Dominique Mamberti, et ils ont rencontré plusieurs chefs de dicastère.
«Ces rencontres à un haut niveau furent extrêmement enrichissantes», témoigne une des élèves, une diplomate turque, «impressionnée par le niveau intellectuel du clergé catholique». Un autre diplomate du Maghreb est frappé «par le degré de connaissance, par le Saint-Siège, des différentes régions du monde». Devant une crucifixion, un diplomate d’un pays du Golfe reste un moment pensif. Puis il attire du bras un prêtre et lui pose cette question, abrupte : «Au fait, pourquoi Jésus a-t-il été crucifié ?»
Le Pisai a relancé les formations d’été, destinées aux catholiques, sur le monde musulman actuel. D’autres projets sont à l’étude au Vatican, par exemple en direction des médias des deux «univers», monde musulman et monde occidental. De son côté, Communion et Libération prend en charge des traductions de livres de théologiens et penseurs catholiques en arabe, pour les diffuser en direction du monde musulman.
Les églises sont des « icônes d’identité »
La destruction des églises en France est un véritable drame, malgré les tentatives pour les sauver. A tel point qu’un colloque se tient au Sénat sur l’avenir du patrimoine cultuel. Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, y a répondu à la question de savoir si l’Eglise "veut encore de ses églises". Il a invité à examiner "avec rigueur" la situation des bâtiments de culte et dit que la plupart des communes assuraient de plus en plus la protection de ce patrimoine. Il a rappelé que du fait de la loi de 1905, l’entretien et la préservation de la grande majorité des bâtiments cultuels étaient à la charge de la collectivité (municipalités ou Etat).
"Dans notre France laïque, les bâtiments catholiques font l’objet d’un intérêt qui va bien au-delà de la population pratiquante. L’avenir des églises dépend dans une large mesure de la manière dont la présence catholique peut être reconnue dans notre société".
Pierre Le Floch maire de Saint-Sulpice de Favières (Essonne) a raconté son "parcours du combattant" pour rassembler les fonds nécessaires à la restauration de l’église de son village, dont une partie remonte au XIIème siècle. Béatrice de Andia, fondatrice de l’Observatoire du patrimoine religieux, assure que de nombreuses églises sont menacées de disparition et s’alarme de cette atteinte à l’identité nationale. Les églises sont des "icônes d’identité" et elle appelle de ses voeux un "clergé rebâtisseur".
A l’occasion de ce colloque, Pèlerin a publié un sondage selon lequel 53% des Français sont "choqués" quand des églises en mauvais état sont détruites.
Samedi et dimanche, ce seront les journées du Patrimoine. Une occasion de (faire) prendre conscience de la gravité de la situation.

