Jacques Chirac soutient
… Nicolas Sarkozy ! Lequel quittera son ministère lundi prochain.
MJ
Chronique de la liberté d’expression
Le recteur de Lyon, Alain Morvan est démis aujourd’hui de ses fonctions et paye ainsi sa trop grande liberté de ton. Il s’était opposé à l’ouverture du lycée musulman al-Kindi dans la banlieue de Lyon, qui a fini par ouvrir début mars. Il avait publiquement qualifié les porteurs du projet d’«intégristes» et déclarait vouloir se battre «jusqu’au dernier souffle pour l’intérêt des enfants». Il avait aussi indiqué avoir subi des pressions de la part du ministère de l’Intérieur pour s’être opposé à cette ouverture. En huit mois, il aura refusé trois dossiers, mettant notamment en cause des salles trop petites, des sanitaires hors norme, une «direction fictive» ou encore la présence d’une conduite de gaz à l’air libre.
En 2005, c’est le même recteur qui avait pris une part active dans la suspension puis l’exclusion de Bruno Gollnisch pour ses propos controversés. Il avait indiqué que de telles personnes n’avaient pas leur place dans l’université française et devaient être «éradiquées», assumant l’attitude «partiale et sans nuance» qu’on lui prêtait alors.
Comment lire les sondages ?
"[S]i 63 % des sondés estiment que (…) Nicolas Sarkozy (…) a le plus de chances d’être élu, "au fond d’eux-mêmes" ils ne sont que 33 % à le souhaiter. Pour mémoire, le OUI en mai 2005 avait connu les mêmes tendances. Donné largement vainqueur, il n’était pas souhaité par les Français !".
CQFD !
Christian Vanneste interpelle Nicolas Sarkozy
"qu’il garantisse la liberté d’expression de notre démocratie, bien malmenée par les extrémistes communautaires de toutes parts […] qu’il ait le bon sens de s’opposer fermement au mariage homosexuel et à l’adoption par les homosexuels, au nom de l’enfant que nous avons le devoir de préserver: il n’y a pas, dans notre société, de droit à l’enfant. Il y a, en revanche, l’intérêt de l’enfant…"
MJ
L’immigration menace l’identité française
Dans Le Figaro, Maxime Tandonnet, conseiller pour l’immigration au cabinet de Nicolas Sarkozy en 2005-2006, justifie l’idée d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Extraits :
"En 2003, après avoir plus que doublé en huit ans, [les flux migratoires] ont atteint un sommet (avant de s’orienter à la baisse) : 256 600 entrées régulières, plus 82 000 demandeurs d’asile, sans compter les enfants ni les clandestins. […]
Ce qui est en cause, c’est l’unité nationale. Un rapport des Renseignements généraux de juillet 2004 dénonce ainsi le morcellement du territoire national, dû à l’émergence de 630 cités sensibles dont 300 touchées par un « repli communautaire particulièrement spectaculaire », le rejet des lois de la République – qui s’exprime à travers la haine du policier -, la violence, la montée d’un racisme multiforme. Les revendications communautaristes sont en plein essor. À l’école, à l’hôpital, la mixité homme-femme est remise en cause. La polygamie touche 200000 personnes, 70000 jeunes filles sont menacées de mariage forcé."
La question du matin
Qui a dit ?
"[le] Maghreb fait pleinement parti de l’identité française" ?
MJ
Addendum : Bravo à P.G. Il s’agit en effet de Philippe Douste-Blazy. A lire ici. Il affirme également que "la réussite ou l’échec du Maghreb sera la réussite ou l’échec de la France".
Philippe de Villiers veut incarner la droite patriotique
Interrogé dans Le Monde, Philippe de Villiers affirme :
"J’incarne la droite patriotique du gouvernement. 1) La droite : je ne veux pas du retour de la gauche et je ne veux pas non plus d’une droite qui, demain, serait tentée de faire la politique de la gauche, après avoir fait, pendant la campagne, mine d’être à droite. Je suis la garantie que la droite au pouvoir demain sera bien à droite. 2) La droite patriotique : je n’accepte pas le transfert du gisement de nos richesses à travers la mondialisation sauvage sans aucune protection européenne. L’Europe du traité de Rome nous a protégés. Et depuis Maastricht, elle nous détruit […]. Patriotique veut dire que je me distingue de Ségolène Royal, de Nicolas Sarkozy et de François Bayrou, les candidats de l’Euroland, qui prônent une nouvelle Constitution qui est la reprise sur le mode mineur de la Constitution rejetée par le peuple français.
[…] Nicolas Sarkozy a été – si l’on devait sous-titrer son ministère depuis 2002 – le ministre de l’émigration incontrôlée et de l’identité nationale bafouée. Je considère que le déracinement des familles africaines depuis l’Afrique, qui voient la France comme un eldorado, est un double drame, pour ces familles et aussi pour la France qui est un pays qui s’appauvrit. Je suis pour l’immigration zéro chez nous, c’est-à-dire pas de regroupement familial, fin des avantages sociaux des sans-papiers (une de mes premières mesures, je supprimerai l’aide médicale d’Etat qui bénéficie aux sans-papiers en situation irrégulière alors que beaucoup de Français n’ont même pas la Sécurité sociale ou sont obligés de payer un ticket modérateur) et le changement des droits de la nationalité."
Battisti : la complaisance du gauchisme français
Philippe Randa compare le cas Battisti avec l’affaire Maurice Papon, poursuivi jusque dans la tombe. Deux poids deux mesures : ceux qui hurlent aujourd’hui à l’acharnement judiciaire criaient justice hier…
MJ
Guérison d’un religieuse: béatification de Jean-Paul II
Le miracle dû à l’intercession de Jean-Paul II, après sa mort, et qui ouvrira la porte à sa béatification, touche une religieuse française atteinte auparavant de la maladie de Parkinson. Un communiqué du postulateur de la cause de béatification et canonisation de Jean-Paul II, Mgr Slawomir Oder a confirmé cette nouvelle.
Il annonce que le procès sur le miracle présumé post-mortem, "Super Miro" se conclura vendredi 23 mars. Il s’agirait d’une religieuse "relativement jeune" travaillant au service "de nouveaux-nés" et la guérison serait advenue en octobre 2005. Il confiait déjà il y a plus d’un an :
"Je suis ému en pensant que c’était la même maladie qui a détruit le Saint-Père et qui empêchait cette pauvre sœur de faire son travail (…). Pour moi, c’est un autre signe de la créativité de Dieu".
Pour ce qui est de la date éventuelle de la béatification, Mgr Oder dit être dans l’incapacité de donner une date de clôture du procès qui s’ouvrira ensuite au Vatican, précisant que ce n’est d’ailleurs pas de sa compétence. Mais, ce temps d’attente est précieux et doit être utilisé pour mieux connaître "la vie, l’enseignement et la spiritualité" de Jean-Paul II. Pour ce qui est de l’existence de la "voix contraire" dans le procès, Mgr Oder souligne qu’il s’agit d’un "fait évangélique" :
"Jésus a dit, ‘Heureux serez vous lorsque l’on dira toute sorte de mal contre vous…’. On ne doit pas s’étonner de l’existence de voix qui ne se situent pas dans la ligne de l’opinion qui prévaut à propos de la sainteté du Serviteur de Dieu. La figure du pape est riche. Il a été présent dans la vie de l’Eglise et dans l’histoire pendant longtemps. Les réactions différentes des personnes vis-à-vis de lui sont donc compréhensibles".
La session de clôture de l’enquête diocésaine sur la vie, les vertus et la renommée de sainteté du Serviteur de Dieu Jean-Paul II aura lieu publiquement en la cathédrale du pape, la basilique Saint-Jean du Latran, lundi 2 avril, à midi. C’est un acte "strictement juridique" mais public, et qui se déroulera dans un climat de prière, après la célébration de l’office de sexte.
Le cardinal vicaire du pape pour Rome, Camillo Ruini a invité les catholiques du diocèse de Rome à participer à la session de clôture et surtout "à participer à la messe de requiem du souverain pontife Jean-Paul II" que Benoît XVI célèbrera en la basilique vaticane ce 2 avril, à 17h30.
MISSA, pour l’unité et le combat commun
MISSA (mouvement d’information structuré pour servir et annoncer) est un groupe visant à resserrer les liens entre les catholiques notamment grâce à internet. Les domaines sont très divers : professionnel, commercial, associatif, information, petites annonces et bien sûr religieux. Présent désormais dans chaque région de France, MISSA est gratuit et local, indépendant de toute structure officielle, ce qui n’empêche pas bien sûr chaque membre d’être individuellement engagé dans tel ou tel mouvement.
Refusant les querelles de chapelle et la fatalité des divisions, MISSA désire agir avec tous ceux qui se sentent «catholiques et français toujours» et veut appliquer la parole de Saint Paul, qui nous demande de "faire du bien à tout le monde, mais d’abord à vos frères dans la Foi" (Galates 6-10). MISSA est donc un outil, pour mieux faire circuler l’information, se connaître, s’entraider.
Pour s’inscrire, il suffit de cliquer ici. Ensuite, vous recevrez un courriel d’annonces hebdomadaires. Il est probable que, pour chacun, sur 10 annonces, il y en ait 2 qui vous intéressent vraiment, 1 qui vous choque et 7 qui vous indiffèrent. Mais la simplicité du système incite à penser que le jeu en vaut la chandelle. Plus de 1500 familles sont déjà abonnées.
Addendum : Suite à des questions posées en commentaire, le laïc anonyme qui est à l’origine de Missa, se dévoile. Vous pouvez le contacter à cette adresse.
Coup de coeur
Le cinéma offre peu souvent l’occasion de réfléchir sur le mariage. Lorsque c’est le cas avec Le Voile des illusions, il ne faut pas hésiter à s’y rendre. C’est ce que j’ai fait.
Loin au contraire d’être un film sur un mariage parfait, Le Voile des illusions nous montre "deux époux (qui) vont découvrir la vérité de leur mariage, mis à l’épreuve de la légèreté et de la tromperie chez la femme, de l’orgueil et de la vengeance chez le mari. Pour elle, le relèvement passera par la rencontre de religieuses catholiques, vouées aux orphelins. Le mari, lui, engagé dans une lutte désespérée contre une épidémie foudroyante, voit sa superbe entamée et découvrant les progrès de sa femme, change ses désirs de vengeance en offrande sponsale. On sort, de ce film, ode au mariage, plein d’une joie grave".(Famille Chrétienne)
"Le drame, lourd d’histoire et frémissant d’humanité, est mis en scène avec une grande justesse (…) et surtout joué de façon admirable (…)". (La Nef)
Défense de la Vie et devoir de l’Etat
Mgr PIAT, évêque de Port-Louis sur l’Ile Maurice, connu pour ses prises de position courageuses à propos de l’avortement, a affirmé avec force que l’Etat ne peut rester neutre et ne peut se prémunir du respect du pluralisme quand il s’agit de défendre le droit des plus faibles :
" L’Etat ne peut invoquer le respect de la liberté de conscience des citoyens pour renoncer à son devoir de protéger les droits des plus faibles. Par exemple, si quelqu’un, au nom de la liberté de conscience, revendique le droit d’avoir des relations sexuelles avec des enfants, l’Etat a le devoir d’intervenir pour protéger les enfants ; il doit empêcher que des enfants soient abusés par des adultes.
De même, si quelqu’un, au nom de la liberté de conscience, veut se faire avorter et revendique le droit d’avoir accès à un avortement médicalisé, l’Etat a le devoir d’intervenir pour protéger le droit à la vie de l’enfant qui vit déjà dans le sein de sa mère. Il doit empêcher que cet enfant soit torturé ou abusé. De plus, l’Etat a aussi le devoir de donner à la femme en détresse les moyens, le soutien dont elle a besoin pour respecter la vie qu’elle porte en elle".
Tous ensemble pour la défense de la Vie
Dans son dernier éditorial, Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie, conclue par un poignant appel à l’unité de toutes les bonnes volontés dans ce magnifique combat qu’est la défense de la Vie :
" Oeuvrer directement auprès des femmes ne saurait écarter pour notre association une action également militante. En effet, l’un n’exclue pas l’autre bien au contraire ! Dans ce combat si ardu, je reste persuadé que chacun agit comme il le peut, en fonction de sa sensibilité et de son charisme. Ce combat a besoin de tous et de chacun en particulier ! Nous servons tous la même cause. C’est notre union, la force de nos convictions et notre foi en la justesse de celle-ci qui apporteront la victoire et non nos réticences, nos questionnements et nos jugements sur l’utilité, l’efficacité ou non de certaines actions, la contre-productivité d’autres… La réponse réside dans la Vérité et la vérité ne s’impose que par la force de la vérité elle-même".
Le “mariage” homosexuel selon Philippe de Villiers
Philippe de Villiers était ce soir l’invité de Jean-Pierre Elkabbach au Grand Rendez-Vous sur Europe 1 entre 18h et 19h.
Question : " Le Pape vient de s’exprimer tout récemment rappellant son attachement à la messe en latin (faux, confusion entre l’usage du latin dans la messe et la messe selon le rite de Saint-Pie V / NDPC), condamnant le mariage homosexuel, l’adoption homosexuelle, refusant la communion pour les couples divorcés (faux, confusion entre couples divorcés et couples divorcés-remariés / NDPC). On vous sait attaché à des valeurs chrétiennes et traditionnelles, est-ce que vous dîtes il en fait trop, il est réac ou est-ce que finalement c’est ça qu’il devait dire" ?
Philippe de Villiers : "Il y a toute une partie qui ne me regarde pas en tant qu’homme politique. Sur la liturgie, j’ai mon opinion personnelle. En revanche, vous avez cité le mariage homosexuel (…) Je pense que c’est une très grave erreur et qu’il faut se battre contre le mariage homosexuel parce que tout d’abord c’est la question de la filiation donc de la survie de la société. En France aujourd’hui, la liberté de comportement est garantie mais la société doit faire un choix : le choix de protéger la stabilité de la société dans la durée. Bien sûr que le mariage c’est un homme et une femme".
Question : " Qu’est ce qu’on fait pour les couples (homosexuels), les hommes, les femmes qui élèvent à deux des enfants, il y en a plusieurs dizaines de milliers" ?
Philippe de Villiers : " Il ne faut leur donner aucun droit contrairement à ce que proposent madame Royal, Nicolas Sarkozy ou François Bayrou ou monsieur Le Pen : leur fameux contrat d’union civile ou le PACS. Je suis hostile à cette idée d’apporter des droits équivalents sur le plan successoral, sur le plan patrimonial, sur le plan fiscal, sur le plan juridique aux couples homosexuels par rapport aux couples hétérosexuels. Quand Nicolas Sarkozy dit qu’il est pour le contrat d’union civile avec écharpe en mairie mais contre l’adoption, il se moque du monde. La jurisprudence dans tous les pays où existent les contrats d’union civile étend le droit des couples hétérosexuels au couples homosexuels. Il y a un principe simple : il vaut mieux pour un enfant avoir un papa et une maman que deux papas ou deux mamans. D’ailleurs le convention internationale des droits de l’enfant qui est un texte solennel rappelle que le droit au père et à la mère est un droit sacré (…) L’aspiration à la reconnaissance d’un père et d’une mère pour un enfant c’est aussi naturel et vieux que le monde. Je ne suis pas un apprenti sorcier".
Au delà des erreurs grossières du journaliste d’Europe 1 qui montrent son manque de culture religieuse et participent à la diffusion d’idées fausses sur l’Eglise, on peut regretter dans la réponse donnée par Philippe de Villiers une certaine tiédeur quant à sa confession catholique d’où sa focalisation sur le mariage homosexuel et l’absence de réponse sur Benoît XVI. La vrai laïcité ne consiste pourtant pas à reléguer à la sphère privée les questions de foi mais à observer une distinction (et non une séparation) entre le temporel et le spirituel. Il serait tout à fait légitime pour un candidat catholique, dont le programme est proche en de nombreux points à la Doctine Sociale de l’Eglise, de reconnaître que les dernières déclarations de Benoît XVI sont d’une richesse infinie et source d’inspiration pour tout catholique. Et en particulier pour les hommes politiques dont la responsabilité est immense dans les domaines que Benoît XVI lui-même a jugé non négociables : le respect de la vie, la famille et l’éducation de enfants.
Addendum : Suite aux nombreuses réactions suscitées par ce post, une mise au point semble nécessaire :
1- Mon intention n’a à aucun moment été de vouloir nuire à Philippe de Villiers ou à le dénigrer. Au contraire, le simple fait de retranscrire à partir d’une émission radio l’intégralité de ses propos sur un sujet crucial me semble être en soi une mise en valeur de ses positions fidèles à la Doctrine Sociale de l’Eglise (d’ailleurs, ses propos n’ont à ma connaissance été rapportés sur aucun grand média). Si cela ne suffit pas alors je le dis sans aucune arrière pensée : les propos de Philippe de Villiers sont particulièrement courageux et s’inscrivent dans la défense des critères non-négociables définis par Benoît XVI.
2- Ceci devant être dit, il est vrai que le commentaire qui conclue le post peut donner l’impression inverse. Il n’en est rien. Ce commentaire s’appuie certes sur les propos de Philippe de Villiers mais concerne tous les hommes politiques catholiques. Souhaitant élargir le débat sur la conception de la laïcité, il ne se voulait aucunement polémique.
Progression des baptêmes d’adultes
Les baptêmes d’adultes continuent de progresser en France, avec 2708 baptêmes à Pâques contre 2650 en 2006 et 2409 en 2005. Ces personnes sont avant tout d’origine chrétienne (49%) ou viennent de l’islam (5%), des religions orientales -bouddhisme, shintoïsme- (4%) ou de tradition mixte (5%), ou du judaïsme (1%). Il y a également 21% des convertis qui sont sans religion et 14% qui ne connaissent pas leurs origines religieuses.
Un enfant ou un titre de Miss World ?
Un enfant ! C’est le (bon) choix de Sara Lawrence, Miss Jamaïque, qui s’est présentée devant le comité organisateur du concours Miss Jamaica pour lui remettre sa couronne, ses invitations, ses voyages et ses engagements. Renonçant à l’avortement, elle a déclaré :
"Il est de mon devoir moral de faire ce que je crois éthiquement correct et de suivre ce que je crois dans mon cœur être juste".
MJ
Avortement : la CEDH condamne la Pologne !
Dans un arrêt rendu aujourd’hui, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Pologne pour avoir strictement appliqué la loi en matière d’avortement et octroie réparation à une mère pour avoir accouché !
La femme qui souffrait d’une forte myopie s’est trouvée enceinte pour la 3e fois et, inquiète des conséquences que l’accouchement pourrait avoir sur sa santé, elle décida de consulter ses médecins. La loi polonaise autorise l’avortement à condition qu’il existe «une menace pour la vie ou la santé de la femme (…) attestée (…) par un médecin spécialisé dans la branche de la médecine dont relève le problème de santé qui touche cette femme».
3 ophtalmologues, et non pas un seul, ont examiné la requérante et ont tous conclu qu’il existait un risque, mais pas de certitude, que la rétine se décolle à cause de la grossesse. Alors elle obtint un certificat médical favorable à l’avortement auprès d’un médecin généraliste. Or un médecin généraliste n’est pas un spécialiste, et le gynécologue refusa de pratiquer l’avortement au motif que seul un spécialiste en ophtalmologie pouvait décider si une interruption de grossesse était médicalement conseillée.
Quelques mois après l’accouchement, la vue de la requérante se dégrada et l’intéressée intenta une action pénale contre le gynécologue. La Cour conclu «qu’il n’y avait pas de lien de causalité entre les actions [du gynécologue] et la détérioration de la vue de la requérante». Décision que vient de contester la CEDH. L’un des 7 juges de la CEDH conteste ce dernier jugement :
"Je considère que la décision prise par la Cour en l’occurrence favorise l’«avortement à la demande» […] Aujourd’hui, la Cour a décidé qu’un être humain était né à la suite d’une violation de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Selon ce raisonnement, il existe un enfant polonais, âgé actuellement de six ans, dont le droit de naître va à l’encontre de la Convention. […] Je n’aurais jamais pensé que la Convention aille si loin, et je trouve cela effrayant."
Michel Janva (merci à JS)
Nicolas Sarkozy et l’euthanasie (suite)
Lu sur le blog de Christine Boutin :
"Dimanche 18 mars, Rachida Dati, porte-parole de Nicolas Sarkozy, était invitée sur le plateau de Franz-Olivier Giesbert sur France 5. Après les déclarations très fermes de Bernard Debré et Georges-Marc Benamou contre cette "mode" du suicide assisté, la porte parole de Nicolas Sarkozy a clairement défendu la loi Léonetti. "Il faut respecter la vie […] L’urgence est de développer les centres de soins palliatifs" a-t-elle rappelée. Une clarification de position bienvenue."
L’ONU recommande l’indépendance
… du Kosovo : "la réintégration dans la Serbie n’est pas une option viable", selon le rapport.
MJ
Visite d’une prison pour mineurs
Ce week end, le Pape s’est rendu en visite à l’Institut pénal pour mineurs de Casal del Marmo à Rome, où il a célébré la messe puis rencontré une centaine de jeunes détenus.
S’appuyant sur la parabole du fils prodigue, Benoît XVI a expliqué que ce jeune
"ne veut pas être prisonnier de la discipline de sa maison, mais il veut faire ce qu’il veut. Les premiers temps il est heureux, mais petit à petit, l’ennui s’insinue… Et à la fin il ressent un vide toujours plus inquiétant".
En expliquant la fin de cette parabole, le Pape a rappelé que
"les erreurs que nous commettons, aussi grandes soient-elles, ne nuisent pas à la fidélité de l’amour de Dieu. Nous pouvons toujours donner un nouvel élan à notre vie par le sacrement de la confession car Dieu nous accueille, il nous rend la dignité d’être ses enfants".
Le Saint-Père a enfin rappelé que
"L’homme est une créature fragile, exposée au mal mais également capable de faire le bien".
A la fin de la messe, Benoît XVI a rencontré dans le gymnase, les jeunes détenus accompagnés de leurs parents, des responsables et volontaires de la prison (les détenus sont à 85% étrangers et ont entre 17 et 23 ans).
"Dieu nous aime, a-t-il rappelé. C’est la source de la vraie joie. Même si l’on a tout ce que l’on désire, on peut être triste; mais on pourrait être privé de tout, même de la liberté ou de la santé, et être en paix et heureux, si Dieu est dans notre coeur… Voici donc le secret, il faut que Dieu occupe toujours la première place dans notre vie".
Egalité du temps de parole ?
Philippe de Villiers fait remarquer :
"Selon un relevé du CSA, révélé hier par l’AFP, les 5 principales chaînes de télévision ont en effet accordé, entre le 1er décembre et le 2 février, 12 heures de temps de parole à Nicolas Sarkozy, 10 heures à Ségolène Royal et 52 minutes à… Philippe de Villiers dans les journaux et magazines d’information !
La règle de l’égalité du temps de parole devrait sonner le glas de ce matraquage médiatique. […] Mais la vigilance reste de mise. Jusqu’au 9 avril prochain, si l’égalité du temps de parole doit être respectée, le temps d’antenne (temps de parole + éléments éditoriaux) demeure, lui, régit par la règle de l’équité, laquelle est calculée en fonction «de la notoriété et de l’influence des candidats, de leur représentativité et de leurs activités de campagne», rappelle l’AFP (19.03). Des critères assez flous pour permettre aux médias de choisir les candidats qu’ils souhaitent mettre en avant et d’exclure les autres ! L’égalité stricte de temps de parole et de temps d’antenne ne s’appliquera qu’à partir du 9 avril."
Il faut résoudre le problème de l’avortement
Interrogé en ‘chat’ sur l’Express.fr, Jean-Marie Le Pen a répondu à une question touchant tant l’avortement que l’euthanasie :
"La vie humaine est sacrée et c’est un principe de notre civilisation. C’est pourquoi il faut résoudre ces problèmes. Les lois qui ont voulu encadrer l’IVG ont échoué. L’avortement est toujours un drame individuel et collectif car nous n’avons pas assez d’enfants. Il faut essayer d’aider ces femmes. Il y a 220 000 avortements maintenant. Ce que l’Etat peut faire et doit faire c’est favoriser l’accueil de la vie chez ces femmes en détresse. L’euthanasie est aussi un problème gravissime. En 50 ans nous avons gagné 15 ans de vie supplémentaire. Bien sûr il y a une dégénérescence physique et physiologique qui accompagne la vieillesse alors évidemment l’euthanasie c’est la solution facile. Dans certain pays à partir de 70 ans on ne rembourse plus les frais médicaux. Il ne faut pas d’acharnement thérapeutique et utiliser des méthodes antidouleur mais on ne peut pas accepterl’euthanasie."
Manifestation pour la famille en Italie
Les évêques italiens ont apporté leur soutien à une manifestation pour la famille prévue le 12 mai à Rome et organisée par 21 associations catholiques en réponse au projet de Pacs à l’italienne. La manifestation "sera la première véritable réponse (…) à la diffusion d’une culture conduisant à la désintégration du tissu social", affirme Avvenire, le journal de la conférence épiscopale italienne.
L’agence de presse des évêques a prédit que le "family day" démontrera "la grande unité et le caractère totalement laïque de l’action des catholiques". Le nouveau président de la conférence épiscopale, Mgr Bagnasco, a assuré que l’initiative "a pris naissance dans le coeur des laïcs", avec "naturellement tout l’appui et l’accord des évêques". Les 21 associations regroupées dans un "forum pour la famille" réclament dans un manifeste "une politique de promotion de la famille" et refusent que la loi accorde des droits équivalents à d’autres forme de vie en commun.
Deux ministres centristes, Clemente Mastella (justice) et Giuseppe Fioroni (éducation), ainsi que de nombreux élus de l’opposition de droite, ont annoncé leur participation à la manifestation, tandis que la ministre de la Famille Rosy Bindi a assuré en partager les motivations "par le coeur et la raison".
L’alliance du téléthon et du trotskisme
Ce lièvre a été levé par Patrice de Plunkett :
"A cause du Pr Marc Peschanski [qui milite pour le clonage] et de son utilisation des embryons humains, le Téléthon 2006 avait suscité toute une polémique. Commentaire de Peschanski sur cette controverse : c’était, dit-il, «une tentative des fondamentalistes de faire sortir les soutanes de la naphtaline». Arlette Laguiller précise : «Face à la montée des intégrismes religieux, il est essentiel de défendre une vision philosophique matérialiste. Marc est de ceux qui font avancer le combat scientifique et le combat politique.» Peschanski et Arlette sont camarades de parti. Où trouve-t-on ce scoop ? Dans Le Monde daté du 20 mars, sur une page entière, intitulée : "Marc Peschanski : Arlette dans les gènes".
On y apprend que le biologiste favori du Téléthon vend Lutte ouvrière à la criée sur les marchés, et que «sous ses allures de père tranquille» et de «biologiste de haut vol», c’est «un révolutionnaire pur jus». Marc Peschanski ne sépare pas ses travaux scientifiques de son idéologie léniniste : «en toutes choses », confirme son frère Denis, Marc réagit «en militant, c’est sa marque de fabrique : pour lui, la politique et la recherche procèdent d’un même engagement». Denis Peschanski qualifie cet engagement d’ «humaniste». C’est un euphémisme. La «marque de fabrique» du Pr Peschanski est Lutte ouvrière, la plus sectaire des chapelles trotskistes françaises. Voilà le public informé : la fameuse «filière Peschanski», ce sont des travaux sur l’être humain menés par un chercheur qui ne sépare pas ses activités scientifiques de son idéologie."
Addendum :
La Croix signale que Marc Peschanksi, vient d’être sélectionné par la Commission européenne pour conduire un projet de recherche sur l’utilisation des cellules souches embryonnaires humaines.
L’identité nationale aux voix
Sous la plume de Me Trémolet de Villers dans Présent :
"Nous vivons une crise institutionnelle. Cette nourriture est indispensable dans notre temps employé à la recherche des moyens de renaissance et de conservation de notre identité. Tel candidat propose un ministère, mais l’objection surgit : le vrai et seul ministre de l’identité nationale, n’est-ce pas, de droit, le président de la République, chef de l’Etat ? Qu’un candidat à cette fonction propose de créer un ministère distinct chargé d’incarner ce qui devrait être l’essence même de sa mission à lui, en dit long sur ce que pèse, en réalité, la nation, dans la tête et le coeur de ceux qui demandent nos suffrages. D’autres candidats trouvent la position inadmissible, scandaleuse, ignoble. Ces adjectifs leur retombent dessus. Le seul qui soit pleinement accordé à cette passion pour la France, c’est, à l’évidence Jean-Marie Le Pen. Mais le vrai malheur de ces institutions est dans le fait qu’un seul – ou deux candidats, si on y ajoute Philippe de Villiers – soient ainsi accordés à l’essentiel français, qui, dès lors, loin d’être l’unanimité, n’est plus qu’une minorité. Pour parler bref, il est suicidaire de remettre ainsi, tous les cinq ans, la nation aux voix, pour savoir, non seulement qui va la gouverner, mais surtout si elle doit continuer. Il nous faut donc bien voter, et voter pour celui qui a le plus de chance de rassembler sur son nom le plus grand nombre de suffrages nationaux. La chose est si évidente qu’on se trouve presque gêné d’être contraint de la répéter. Mais, ce devoir accompli, il est clair que le problème reste entier. En admettant que, par une chance exceptionnelle, Jean-Marie Le Pen soit élu président de la République, la question se posera à nouveau, dans cinq ans."
Les crimes de guerre contre les Serbes
L’Eglise serbe orthodoxe a indiqué qu’elle allait collecter des preuves sur des crimes de guerre et le "génocide" commis contre des Serbes de Bosnie pendant le conflit bosniaque de 1992 à 1995.
Le prêtre Momir Vasiljevic indique que son Eglise a mis en place une commission avec l’objectif d’"établir la vérité" sur les crimes, mais aussi sur la destruction des lieux de culte orthodoxes.
"Nous faisons cela pour que l’opinion publique et l’Europe comprennent qu’il est absurde de parler de la culpabilité (de crimes de guerre) de seulement un peuple".
Les autorités serbes bosniaques ont affirmé en 2005 que près de 2500 civils serbes ont été tués à Sarajevo par les forces musulmanes. Par ailleurs, des associations des victimes serbes ont publié une liste de plus de 3200 Serbes tués dans la région de Srebrenica par les troupes musulmanes.
Cathédrale de Strasbourg: une statue vandalisée
Une statue représentant la Synagogue, sur le portail sud de la cathédrale de Strasbourg, a été l’objet de "déprédations". Nous attendons les traditionnelles déclarations "émues" de nos politiques.
MJ
Le communautarisme (suite) : Benoît XVI dans la polémique
Dans Présent daté de mercredi, Rémi Fontaine revient sur le mauvais procès qui lui est intenté, faute de chercher à comprendre sa pensée :
"Que le mot commmunautarisme ait un côté paradoxal et donc provocateur, nous ne cessons de le répéter en appelant à distinguer les bons et divers communautarismes ordonnés au bien commun national de ceux qui ne le sont pas. […] Qu’on nous lise davantage ou mieux pour ne pas nous attribuer des pensées que nous n’avons pas".
Mais puisque son argumentation ne semble pas comprise, Rémi Fontaine rétorque tant à La Nef qu’à Permanences par une citation :
"Etant donné qu’il existe une culture hédoniste qui veut nous empêcher de vivre selon le dessein du Créateur, nous devons avoir le courage de créer des îlots, des oasis, puis de grands terrains de culture catholique, dans lesquels vivre les desseins du Créateur."
Non, ce n’est pas un communautarien outre-Atlantique qui a dit cela. Ni Denis Sureau dans L’Homme nouveau […]. Il s’agit, mais oui, d’une citation de Benoît XVI – bienheureusement régnant, comme on disait autrefois – tirée [de] L’Essence de la foi, Une parole pour tous. Du cardinal Ratzinger, rappelons aussi cette citation dans Le sel de la terre :
«(L’Eglise) prendra d’autres formes. Elle ressemblera moins aux grandes sociétés, elle sera davantage l’Eglise des minorités, elle se perpétuera dans de petits cercles vivants où des gens convaincus et croyants agiront selon leur foi. Mais c’est précisément ainsi qu’elle deviendra, comme le dit la Bible, le sel de la terre.»
[…] Vous avez pensé repli identitaire, communautarisme catholique ? Horresco referens : le Pape luimême ! Et il ne parle pas de tentation ou de surenchère mais de
devoir et de courage… Car il y a non seulement la relégation sociologique qu’on ne choisit pas […], mais il y a aussi le refus de sacrifier aux nouvelles idoles du monde moderne. Ce sont deux aspects différents de la même réalité communautarienne. […]Répétons-le : dans la dictature du relativisme et du laïcisme actuels, le danger de dilution des communautés naturelles et surnaturelles est aujourd’hui infiniment plus mortel que le risque de «ghettoïsation» des catholiques. […] Ce qui n’empêche pas de vivre (de)dans cette (dis)société moderne avec la commutativité, les inclusions, les intersections mais aussi les rejets, les exclusions, les discriminations que cela implique. C’est aussi et surtout une manière d’être missionnaire, d’apporter un signe à notre monde. De redevenir ainsi le sel de la terre."
La justice française veut collaborer avec la Chine
La France doit signer avec la Chine un traité d’extradition mutuel, qu’il appartiendra au nouveau Parlement issu des urnes de ratifier ou non. Ce traité doit être signé ce matin par M. Dai Bingguo, premier vice-ministre chinois des Affaires étrangères et le garde des Sceaux Pascal Clément. Dès les négociations, les associations de défense des droits de l’Homme s’était étonnées que Paris
"puisse accepter de livrer quiconque à un système judiciaire qui ne garantit aucune liberté individuelle, ignore les droits de la défense et les principes élémentaires du procès équitable".
Amnesty International a appelé la France à ne pas signer le traité
"en raison des graves violations qui continuent d’être signalées en Chine, parmi lesquelles le recours à la peine de mort et à des formes abusives de détention administrative, la détention arbitraire, la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants".
Le ministère de la justice a répondu :
"La Chine a accepté d’inscrire noir sur blanc que les extraditions seraient exclues au cas où la peine de mort serait encourue, et pour toutes les infractions politiques et d’opinion".
Amnesty a répliqué :
"Rien ne garantit non plus qu’un Chinois extradé un jour avec les garanties les plus expresses ne serait pas condamné ultérieurement à mort pour une accusation nouvelle".
Aurait-on imaginé la France signant un traité d’extradition avec l’URSS de Staline ? Remarquons au passage que les gauchistes qui s’émeuvent sur le cas Battisti restent bien silencieux sur cette affaire. Mais il est vrai que Ségolène Royal a donné le ton.

