L’écologisme, cette religion
L’université d’Helsinki a décerné à Greta Thunberg un doctorat honorifique en théologie, elle qui a abandonné ses études pour devenir une activiste du changement climatique.
L’université d’Helsinki est censée être une institution sérieuse. Elle n’envoie pas de diplômes dans des pochettes surprises, c’est la plus ancienne et la plus grande université de Finlande.
Ceux qui ont obtenu un doctorat de théologie après un travail sérieux doivent comprendre que leur diplôme vient d’être dévalorisé.
I-Média – Macron : ses médias le lâchent ?
Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur l’entretien d’Emmanuel Macron de mercredi et ses retombées médiatiques dans la presse française et internationale. Une interview avec Marie-Sophie Lacarrau et Julian Bugier à 13h, un créneau “rassurant” pour parler à ses électeurs : les retraités. Un discours et des petites phrases qui ont inspiré les unes des journaux qui passent désormais du léchage au lynchage.
Dans la revue de presse, I-Média revient sur la future visite royale de Charles à Versailles et sur les Champs-Élysées dans un contexte risqué et plus que tendu, avec une rediffusion de “Secrets d’histoire” bien à propos le 15 mars dernier sur la fuite à Varennes, en plein 49.3.
Au programme également, l’événement géopolitique majeur de la semaine : le bouleversement géopolitique russo-chinois. Mais aussi Julien Bellver, le journaliste de Quotidien, militant qui déclare faire “ce qu’il veut”, le “Journal météo climat” ou la piqûre de propagande climatique de France Télévisions, l’association des journalistes antiracistes racisés et les photos de campagne de candidates du parti “Égalité Europe Ecologie”, plus que retouchées pour des législatives partielles à venir.
Enfin pour conclure, un coup de chapeau à l’essayiste Christophe Guilluy sur Europe 1 qui parle de la diabolisation pouvant même toucher le Dalaï-lama, c’est dire !
Le soutien des anglo-américains aux Allemands durant l’entre deux guerres
Le Point évoque le livre Nous étions seuls de l’ancien diplomate Gérard Araud sur les conséquences du traité de Versailles, qu’il considère non pas comme un diktat mais comme « le seul texte qu’il est possible d’agréer après le carnage ». Gérard Araud fut ambassadeur en Israël (2003-2006), représentant permanent de la France au Conseil de sécurité et auprès des Nations unies à New York (2009-2014) puis ambassadeur de France aux États-Unis (2014-2019) où il se fit remarquer par son hostilité publique à Donald Trump, comme au Brexit et à Marine Le Pen. Homosexuel revendiqué, il fut conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle de 2017.
Selon lui, l’Allemagne n’a pas été écrasée par ses vainqueurs, au contraire. Dans les vingt ans qui ont suivi, elle est parvenue à imposer son hégémonie sur l’Europe centrale et orientale, « sans tirer un coup de fusil ».
« Si Hitler était mort en 1939, il aurait été exalté – au-delà même de Bismarck – comme le plus grand Allemand de l’histoire récente, son antisémitisme étant probablement signalé en fin de chapitre comme un aspect déplaisant du personnage à une époque où ce préjugé est largement partagé. »
L’auteur souligne qu’en 1919, le pays d’Europe isolé et dénigré est la France.
En cause, la francophobie des dirigeants anglais, influencés par l’un des génies du XXe siècle, John Maynard Keynes. Son essai Les Conséquences économiques de la paix dénonce la prétendue paix carthaginoise imposée par Paris et met en garde contre un effondrement de l’Allemagne. Peu importe que ses prévisions soient fausses : l’oeuvre de l’économiste, à qui Araud prête une relation amoureuse avec un membre de la délégation allemande, est un succès mondial. « La réputation du traité de Versailles ne s’en est jamais relevée », observe l’auteur. La démonstration brillante mais erronée de Keynes éclipse celle d’un autre Britannique malheureusement oublié, le diplomate Robert Gilbert Vansittart, qui dirigea le Foreign Office dans les années 1930. Selon Gérard Araud, on lui doit la vision la plus lucide sur la diplomatie britannique de l’entre-deux-guerres. « Pendant vingt ans, nous avons pris les Français pour des Allemands et les Allemands pour des Français. »
L’Amérique se montre même plus intransigeante sur le règlement des dettes interalliées que sur le paiement des réparations allemandes.
Le diplomate rappelle un axiome des relations internationales : il n’y a pas de politique étrangère sans un horizon de recours à la force. Et il ajoute une mise en garde qu’il tient de Jacques Chirac lors de la reprise des essais nucléaires par la France, en 1995 : lorsque le danger vient, on est souvent seul.
Les accusations contre Jean-Paul II manquent de sérieux
Dans le Visegrad Post, Olivier Bault revient sur les accusations récentes contre Jean-Paul II. Extrait :
[…] Les doutes soulevés par les « preuves » du fait que l’archevêque de Cracovie Karol Wojtyła aurait caché des affaires de pédophilie et protégé des prêtres pédophiles sont nombreux, et on n’en citera ici que quelques-uns parmi les plus importants.
Gutowski expose dans son documentaire l’activité de trois prêtres accusés d’avoir agressé sexuellement des mineurs. La pièce centrale censée prouver, pour la première fois, que Mgr Wojtyła fait partie de ces évêques de l’Église catholique qui ont couvert et protégé des prêtres pédophiles, c’est une lettre qu’il a adressée en 1972 à l’archevêque de Vienne, Mgr König, pour lui recommander l’abbé Bolesław Saduś, un prêtre présenté comme ami de Wojtyła qui s’en serait pris à de jeunes garçons. Mais qu’entend-on ici par « jeunes garçons » ? Même pour la police secrète communiste, la SB (pour Służba Bezpieczeństwa – Service de sécurité) qui surveillait chaque prêtre catholique de près et qui avait fait de Saduś un « collaborateur confidentiel » (tajny współpracownik, TW), c’est-à-dire un informateur, en le faisant chanter sur la base de ses frasques, il n’était question que de relations homosexuelles, pas d’agressions sexuelles sur des mineurs. Et jamais le reporter de TVN et ses interlocuteurs ne précisent l’âge des victimes, ne serait-ce que de manière approximative, y compris quand Gutowski interroge le frère d’une victime présumée qui avait, à l’époque, porté lui-même plainte à la milice contre Saduś.
Après avoir vu l’ensemble du documentaire de Gutowski où il est lui-même interrogé dans certaines séquences, le journaliste du quotidien Rzeczpospolita (que l’on pourrait qualifier en Pologne de journal centriste, ou de journal de l’opposition modérée au PiS) Tomasz Krzyżak, qui, avec son collègue Piotr Litka avait été le premier à enquêter sur l’attitude de Karol Wojtyła face aux prêtres pédophiles quand il était à la tête du diocèse de Cracovie, est allé vérifier le dossier de Bolesław Saduś à l’IPN. Voici ce qu’il en disait il y a quelques jours :
« Nous n’avions pas étudié ces documents auparavant et nous avons décidé de vérifier. La conclusion est sans équivoque : à partir des documents sur lesquels aussi bien Marcin Gutowski qu’Ekke Overbeek ont appuyé leurs conclusions, on ne peut pas avancer la thèse que le cardinal Karol Wojtyła a envoyé l’abbé Saduś en Autriche pour cacher le fait qu’il agressait sexuellement des enfants. (…) Il n’y a même aucune certitude quant au fait que l’abbé Saduś ait commis des actes pédophiles. Les documents disent uniquement qu’il avait des penchants homosexuels. La police secrète le savait et c’est entre autres ce qui a permis de le lier plus étroitement à la police secrète, même s’il était un informateur, avec une courte pause, depuis 1949 et l’est resté y compris après être parti de Pologne à la fin de l’année 1972 ».
Le journaliste a bien vu la mention d’un mineur dans les documents, mais cette mention figure dans une note dressée au début de l’année 1979 (Jean-Paul II était pape depuis octobre 1978), soit plus de six ans après le départ de Saduś en Autriche, un pays où Gutowski n’a d’ailleurs pas trouvé trace d’un quelconque scandale pédophile ou même sexuel lié à ce Saduś. En outre, la note dressée par un officier de la SB en 1979 l’a été à la demande du colonel Zenon Płatek, chef du département du ministère de l’Intérieur en charge des opérations de désintégration de l’Église catholique. Tomasz Krzyżak :
« C’est sur ordre de Płatek, six ans après le départ de l’abbé Saduś et deux mois et demi après que Karol Wojtyła fut devenu pape qu’a été dressée une note dans laquelle on peut lire que l’abbé Saduś « dépravait des garçons mineurs » et que le cardinal Wojtyła lui aurait permis de prendre rapidement la fuite pour l’étranger. (…) Je ne sais pas pourquoi les auteurs [Gutowski et Overbeek] n’ont pas remarqué le nom de Płatek et n’ont pas fait le lien entre les dates. J’aimerais croire que c’est juste par ignorance de l’histoire. »
Krzyżak a par ailleurs pu établir que la décision relative au départ de Saduś à l’étranger n’avait pas été brutale, contrairement à la thèse avancée par Gutowski et Overbeek, puisqu’il « il avait parlé de son départ à l’étranger à son officier responsable [chargé de recueillir les informations qu’il livrait à la SB] en décembre 1971 ».
Des sanctions trop légères contre les prêtres pédophiles
Or l’accusation des auteurs concernant Saduś est centrale, car pour les deux autres prêtres mentionnés qui, eux, étaient réellement pédophiles, ils n’ont pas trouvé de preuve aussi irréfutable que celle qu’ils prétendent avoir pour Saduś comme quoi le futur Jean-Paul II aurait cherché à couvrir leurs crimes. Tout au plus peut-on lui reprocher de ne pas avoir pris de sanctions suffisamment sévères : l’un des deux autres prêtres, qui avait été détaché par le diocèse de Lubaczów, y a été renvoyé avec une lettre de Wojtyła à l’évêque du lieu pour l’informer des motifs du renvoi du prêtre. Ce dernier a malheureusement été ensuite autorisé à exercer jusqu’à sa mort en 2008 et a fait d’autres victimes, mais la responsabilité personnelle de Karol Wojtyła est ici très discutable. L’autre prêtre pédophile a été condamné par la justice civile et a été envoyé par Wojtyła dans un couvent à sa libération avec interdiction d’avoir des contacts avec des enfants.
Dans son cas on peut reprocher une certaine lenteur de la réaction et une trop grande légèreté des sanctions, le prêtre ayant malgré tout été laissé libre de ses mouvements et ayant été autorisé quelques années plus tard à retourner travailler dans une paroisse avec seulement l’interdiction d’enseigner le catéchisme, mais cela s’inscrit malheureusement dans les standards de l’époque où même les peines infligées par les tribunaux communistes pour ce type d’actes étaient excessivement légères (le prêtre en question a passé à peine plus d’un an en prison). C’était l’époque où en France, par exemple, des journaux de gauche de premier plan comme Le Monde et Libération appelaient ouvertement à la légalisation de la pédophilie et où, en Allemagne, les Verts promouvaient ouvertement la pédophilie – et la pratiquaient sans honte pour certains – tandis que l’ILGA, l’organisation internationale du lobby homosexuel, comptait en son sein des organisations faisant du lobbying pour la légalisation de la pédophilie.
Le contexte de la dictature communiste
Pour comprendre le contexte particulier de la dictature communiste en Pologne, où la police secrète créait parfois des accusations artificielles d’actes pédophiles contre des prêtres dans le cadre de sa lutte contre l’Église, ce qui rendait la tâche des évêques encore plus compliquée face à de telles accusations, on citera ici le témoignage publié le 12 mars dernier par le père Jerzy Smyk, séminariste dans le diocèse de Cracovie à l’époque où le futur Jean-Paul II en était l’archevêque :
« Ils m’ont fiché alors que j’étais adolescent. J’avais 19 ans et je venais d’entrer au séminaire théologique supérieur de Silésie (WŚSD) à Cracovie. Ils ont commencé à me suivre. Il y a deux ans, l’IPN m’a inscrit au « catalogue des personnes ayant été sous surveillance ». Ils avaient recueilli des informations sur moi. La police secrète a rendu des visites au directeur de mon école secondaire qui était aussi mon professeur de polonais. J’étais lauréat d’un concours (concours de polonais, 2e en Silésie, 6e en Pologne), alors ils ont persécuté tous ceux qu’ils soupçonnaient d’avoir aidé à mon tournant religieux. C’était malheureux, j’avais dérapé, ils voulaient me récupérer. Pendant le premier semestre de mes études au WŚSD, le parti et la police secrète ont rétrogradé mon père, qui était le chef du département du travail et de la paye à la mine de charbon Anna. Ils lui ont dit qu’avec sa mauvaise éducation, il avait conduit son fils au séminaire, mais qu’il avait encore une chance, qu’il pouvait me faire sortir de là et qu’ils feraient en sorte que j’étudie à Leningrad ou à Moscou. Mon père a répondu que dans notre famille, après l’âge de 18 ans, chacun choisit sa propre voie. Ils ont brisé sa carrière, ainsi que sa santé, et notre famille a été durement touchée financièrement. Mais j’ai alors compris qui était mon père. Au séminaire de Cracovie, ils essayaient de placer un agent dans chaque année d’étude. Nous savions qu’ils étaient parmi nous, mais nous ne savions pas qui. En fait, ils étaient démasqués par nos supérieurs, mais je ne sais pas si l’un d’entre eux a été ordonné prêtre. J’espère que non. Un agent de ma promotion est resté avec nous pendant cinq semestres, deux ans et demi. Nous l’aidions à préparer ses examens, nous pensions qu’il était simplement plus faible intellectuellement. Ils organisaient des actions avec des vols, de l’alcool, des photos avec des filles, etc. Pendant toute la durée de mes études (1972-1979), Wojtyła était le centre de la résistance à Cracovie contre tous les démons du communisme. Je me souviens de ses sermons incroyablement courageux devant les autels dressés pour la Fête-Dieu à Cracovie, non pas dans l’église mais dans l’espace ouvert de la ville. Il était l’objet d’une haine particulière de leur part, nous avions peur pour lui. Après mon ordination, dans les années 1980, j’ai eu des agents dans les groupes de pastorale des jeunes, des ouvriers et des membres de l’intelligentsia que je dirigeais. C’était à Chorzów-Batory. Ils menaient des actions de sabotage, surveillaient, dénonçaient, desserraient les boulons dans les roues de ma Fiat 126. C’était l’époque des assassinats de prêtres (Popiełuszko et autres). Voilà ce que j’aurais à dire sur les attaques massives actuelles, c’est-à-dire sur les dénonciations des agents de la police secrète communiste contre Wojtyła. »
[…]
Redécouvrir le rapport chrétien au temps
Ambroise Tournyol du Clos a été interrogé dans France catholique, à propos de son ouvrage Rien n’échappe à l’Histoire. Extrait :

D’où vient l’expression « avoir voix au chapitre » ?
Vous connaissez peut-être l’expression « avoir voix au chapitre »… Mais que veut-elle vraiment dire ? Et surtout : d’où vient-elle ? Si la réponse rapide est “l’expression « avoir voix au chapitre » vient de la vie monastique”, Divine Box vous détaille ça ici dans un court article !
Le « chapitre »
Remontons en 529, date à laquelle la « Règle de saint Benoît » a été écrite, pour que la vie monastique en communauté soit organisée avec précision. Au chapitre trois notamment, saint Benoît insiste sur la nécessité pour le père abbé de prendre l’avis des frères de la communauté, et de « convoquer la communauté tout entière pour traiter d’une affaire importante ».
C’est pourquoi le chapitre désigne à la fois l’assemblée des moines, mais aussi la grande salle (appelée salle capitulaire ou salle du chapitre) dans laquelle ils se rassemblent chaque jour, le matin après le premier office généralement.
Quel est le rôle de ce “chapitre” ?
En fonction des besoins et des aléas de la vie quotidienne monastique, le chapitre pouvait se réunir pour différentes raisons. Voici les plus importantes :
- lectures et commentaires de la règle de saint Benoît, par le père abbé
- répartition du travail de la journée entre les moines
- discussions sur l’organisation de la vie quotidienne, les problèmes de discipline ou encore les affaires courantes
- partages des petites nouvelles des autres abbayes
- élection des abbés
- confessions publiques des fautes où il faut « battre sa coulpe » (eh oui, une autre expression monastique, vous la connaissez ?)
La « voix » au chapitre
Au début, tous les moines étaient appelés au chapitre, mais tous n’avaient pas la permission de prendre la parole. En effet, seuls les moines ayant prononcé leurs vœux définitifs avaient une voix au chapitre, comme une sorte de droit de vote. On disait alors qu’ils avaient « voix au chapitre ».
Mais au XVe siècle, les habitudes changent ! L’expression « avoir voix au chapitre » se répand finalement au-delà du cadre monastique. Aujourd’hui, on entend plus fréquemment l’expression « avoir droit au chapitre », mais le sens reste le même : il s’agit d’avoir du poids dans la prise d’une décision et de pouvoir exprimer son opinion.
Finalement…
Ça y est, vous voilà incollables ! Maintenant, vous avez voix au chapitre pour le partager autour de vous. Et pour donner du boulot aux abbayes, pensez à (vous) offrir des produits monastiques !
Périphéries
Du père Danziec dans L’Homme Nouveau :
[…] Abraham marié à Sarah la stérile et finalement appelé à devenir le père d’une multitude, la fronde chétive du petit David atomisant le formidable Goliath, jusqu’à la venue du Messie tant attendu réalisée dans le secret d’une mangeoire et le dénuement d’une crèche ouverte aux quatre vents : toujours, Dieu se plaît à confondre les orgueilleux et les superbes. Jamais il ne se lasse de battre en brèche nos plans et nos logiques terrestres.
Mais cette façon divine de faire n’a pas tant pour objet de nous dérouter et nous troubler que de nous remettre sur la bonne voie et nous apaiser. Elle nous conduit précisément à rentrer dans l’esprit de Dieu, dont la cohérence échappe souvent, au premier abord, à nos intelligences fragiles. « Ne crains pas, petit troupeau » (Lc 12, 32), « j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).
Dans l’Histoire de France, deux figures témoignent avec éclat de cette pédagogie si caractéristique du Très-Haut : Jeanne la Lorraine et Bernadette la Lourdaise.
En parcourant les pages du procès de Jeanne d’Arc, comment ne pas s’émerveiller devant la simplicité céleste d’une jeune fille illettrée tenant la dragée haute à l’aréopage de théologiens de la Sorbonne ?
Nous connaissons tous la réponse de la pucelle d’Orléans à ses juges lui demandant si elle se trouve en état de grâce – « Si j’y suis que Dieu m’y garde, si je n’y suis pas que Dieu m’y mette » – mais avons-nous conscience qu’un tel aplomb dans la formulation et une telle précision dans la doctrine tiennent du miracle ?
Avec raison, Robert Brasillach pourra écrire dans sa préface à la réédition du Procès de Jeanne d’Arc : « Le plus émouvant et le plus pur chef-d’œuvre de la langue française n’a pas été écrit par un homme de lettres. Il est né de la collaboration abominable et douloureuse d’une jeune fille de dix-neuf ans, visitée par les anges, et de quelques prêtres mués, pour l’occasion, en tortionnaires. »
Plus proche de nous, lorsque le curé Peyramale mit en doute le message de la petite Soubirous, à savoir de venir à la grotte en procession et d’y bâtir une chapelle, la voyante ne se démonte pas : « Je ne suis pas chargée de vous en convaincre, je suis chargée de vous le dire ». Plus tard, lors de l’enquête canonique sur les apparitions, théologiens et prélats s’étonnèrent auprès d’elle que la Sainte Vierge ait pu lui demander de manger de l’herbe ; Bernadette répondit du tac au tac : « On mange bien de la salade ! » Jeu, set et match.
Oui, la Providence divine se plaît à nous présenter la Vérité, la Voie et la Vie, le bonheur en somme, là où on ne l’attend pas. Une touche de bon sens permet en effet de percevoir de quel côté se trouve l’authenticité des êtres, des événements et des choses. « Que celui qui a des oreilles entende » (Mt 13, 9).
À cet égard, ces derniers mois, les apôtres les plus décomplexés de la grandeur de l’Église (en dépit de ses misères) et de la noblesse de son message (en dépit de ses caricatures) ne se trouvent pas dans les maisons diocésaines ou les presbytères. Une fois encore, une leçon nous est donnée.
Sonia Mabrouk, pourtant de culture musulmane, alerte la conscience occidentale sur la perte du sacré dans la liturgie catholique et n’hésite pas à dire son amour de la messe en latin. Pascal Praud affirme sans fard que « le phénomène le plus considérable depuis 1945, c’est la déchristianisation ».
Michel Onfray, peu suspect de zèle ecclésial, fait l’éloge de la soutane, Jean-Marie Rouart, franc-maçon notoire, regrette le temps des prédications en chaire, Alain Finkielkraut s’interroge quant à lui sur la naïveté pastorale des clercs. Et si les périphéries ne se trouvaient pas, elles non plus, où on les attend ?
Le Carême, période d’ascèse et de recul, nous invite, comme chacun sait, au recueillement. Mais, s’il s’agit de faire silence, l’objectif avoué consiste à mieux professer Dieu après. Autrement dit, nous taire pour mieux l’ouvrir ensuite. Se mettre à l’école d’un Dieu, qui se trouve rarement là où on l’attend, pour occuper la place où, lui, nous attend. Oui, décidément, Dieu est surprenant.
A propos de l’épuration d’oeuvres littéraires
Guillaume Bernard est interrogé dans L’Homme Nouveau à propos de la réécriture d’oeuvres littéraires, afin de les rendre politiquement correctes :
[…] Il s’agit d’une censure qui ne s’assume pas comme telle, en violant tous les principes du droit pénal qui régit les principes de la liberté d’expression. Le droit n’est pas rétroactif. Or, cette censure est rétroactive sur des ouvrages publiés avant que ne se soit imposée l’idéologie indifférentiste. Il s’agit d’une réécriture de l’histoire, d’une négation de ce qu’a été la production intellectuelle et littéraire. C’est un nihilisme complet, extrêmement dangereux.
Quels sont les critères de lectures de ces « lecteurs sensibles » ?
Il faut plutôt parler de mécanismes intellectuels. J’en distinguerai deux. D’abord, le masochisme culturel qui conduit à une forme d’indifférentisme par lequel il se justifie. Il faut niveler, faire disparaître les aspérités et les différences culturelles, surtout dans les sociétés occidentales. Le deuxième mécanisme peut être, en fonction des protagonistes, soit du terrorisme intellectuel assumé, soit de l’indigence intellectuelle qui les emmène vers une forme de nihilisme.
Quelle idéologie se cache derrière ces mécanismes ?
C’est l’idéologie du déracinement.
Fondamentalement, au-delà de la cancel culture ou du wokisme qui n’en sont que les manifestations actuelles, ce phénomène s’inscrit dans la volonté de déraciner les gens, de réduire leur identité à néant, ou à ce qui est commun à l’ensemble de l’humanité.
Nous voyons les manifestations médiatiques d’une idéologie plus profonde : l’artificialisation. C’est une conception purement artificielle de la société (contractualisme social) et de l’être humain (théorie du genre). L’homme se construit lui-même et prétend construire un monde idéal. Ce sont les ressorts du totalitarisme. Cette idéologie ne s’en rend même pas compte (et sauterait au plafond si on l’en accusait), mais ce sont les mêmes ressorts idéologiques : non policiers mais étatiques. C’est un totalitarisme mou, supposé venir de la société elle-même. Ce sont les lobbies qui agissent.
Hannah Arendt avait identifié la désolation comme le moteur du totalitarisme. Le déracinement des individus, de sorte que l’unique lien qui leur reste soit celui qui les lie à la puissance publique. Avant l’idéologie, pour qu’un État puisse contrôler les individus, il faut d’abord les déraciner. Grâce à la puissance publique, les individus ont un sentiment d’appartenance, ensuite, l’idéologie s’impose, comme en Chine.
Si nous revenons au sujet qui nous occupe : l’épuration des livres conduit à un déracinement identitaire. C’est du pain béni pour un régime qui voudrait être totalitaire. Les autochtones ne savent plus que la France est chrétienne, les immigrés n’ont plus aucun idéal : le déracinement est généralisé.
Quel est le danger d’une telle idéologie ? Jusqu’où peut-elle aller ?
Les hommes sont capables de tout, même de s’auto-détruire. Il est clair que cette idéologie fonctionne aujourd’hui car nous sommes dans une société où les populations occidentales ont admis une restriction de leur liberté collective au nom de la sécurité (comme on l’a vu avec la crise du Covid), en échange de plus de libertés individualistes (et non individuelles), autocentrées sur la vision narcissique que chacun a de lui.
Cela se traduit par cette capacité transgressive en matière sexuelle ou culturelle. L’individu pourrait se former et se reformer à condition d’être dans un cadre délimité. C’est ainsi que la censure peut être acceptée par l’opinion publique, malgré l’atteinte à la liberté d’expression sacro-sainte dans notre société.
On nous apporte la sécurité de manière collective, ainsi que des libertés nombrilistes. On revient au totalitarisme mou.
Nous sommes dans la situation ubuesque d’une société fiscalement étatisée mais où le champ du contrat libéral est étendu à des aspects qui normalement échappent au marché, une société de plus en plus individualisée du point de vue des libertés individuelles et de plus en plus collectivisée du point de vue des libertés collectives.
Cette situation n’était pas vraiment envisageable il y a 30 ans, lorsque s’affrontaient le modèle occidental et le modèle soviétique. […]
Idéologie du genre à l’école : la mobilisation des parents a payé
À Pont-Sainte-Maxence, dans l’Oise, l’Institution Saint-Joseph-du-Moncel avait prévu d’organiser début mars des ateliers autour de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle. « Une semaine de propagande », selon le collectif Parents vigilants.
La direction a décidé de « retravailler ses contenus ».
L’établissement catholique proposait d’évoquer avec les lycéens la « découverte des thématiques LGBTQIA + hommes/femmes ».
Julie Roussel, responsable Reconquête de l’Oise, a mené la contestation, au point d’être menacée de mort :
🟡 Grâce à notre mobilisation et des Parents Vigilants, la semaine de propagande au collège de l’institut Saint Joseph à Pont Sainte Maxence dans l’#Oise a été annulée.#ProtegeonsNosEnfants pic.twitter.com/5QWvxG9gN6
— Julie ROUSSEL (@rousseljulie60) March 11, 2023
A signaler en masse. Menace de mort sur ma personne. pic.twitter.com/YTFKy29TvL
— Julie ROUSSEL (@rousseljulie60) March 14, 2023
Philippe Chodorge, chef d’établissement, précise qu’il n’a pas cédé sous la pression :
« Je n’ai cédé à personne, il n’y a pas de chape de plomb sur ces sujets. C’est un temps qui a été déplacé et non annulé. J’avais donné mon accord de principe mais j’ai estimé qu’il y avait nécessité de retravailler les contenus. »
Pascal Leroy, directeur diocésain de l’enseignement catholique de l’Oise, ajoute :
« Nous travaillons sur ces sujets pour apporter des outils concrets aux établissements. Ce sont des questions lourdes de sens pour nous et avec cette initiative maladroite, l’enseignant n’a sans doute pas mesuré tous les enjeux. Nous cherchons toujours à être bienveillants et accueillants et toute question doit être entendue. »
Inauguration de mosquée : Marine Le Pen désavoue le député RN Joris Hébrard
Interrogé sur l’initiative du député RN Joris Hébrard, qui a inauguré une mosquée au Pontet, Marine Le Pen l’a désapprouvé :
Le Pontet (84) : Marine Le Pen désavoue le député RN Joris Hébrard qui vient d'inaugurer une mosquée turque géante avec dôme et minaret, rattachée au gouvernement Erdogan : "il y a le droit à l’erreur, mais une seule fois" pic.twitter.com/xi0P1Jy2t3
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 22, 2023
Elle déclare découvrir le sujet mais Joris Hebrard avait déjà assisté lui-même ainsi que l’ensemble de son conseil municipal, à la pose de la première pierre de cette mosquée.
Selon Valeurs Actuelles, Jordan Bardella désapprouve l’initiative de Joris Hébrard et le convoque devant le bureau exécutif du Rassemblement national :
“L’influence islamiste de la Turquie en Europe doit être fermement combattue”
Un tour de France contre l’euthanasie
La Fondation Jérome Lejeune poursuit sa mobilisation entamée en février et baptisée « Tout mais pas ça », avec l’appui pédagogique d’un documentaire produit par Bernard de la Villardière. Récit dans Valeurs Actuelles :
Orléans le 14 mars, Lyon et Sartrouville le 16 mars, Brest le 17 mars, Paris le 20 mars, Strasbourg, Poitiers et La Rochelle le 23 mars. D’ici juin, le documentaire « Mourir n’est pas tuer, enquête sur la fin de vie » réalisé par Géraud Burin des Roziers et produit par Ligne de Front, la société de production de Bernard de la Villardière, doit en principe avoir bouclé le tour de l’Hexagone avec une trentaine d’étapes. Chacune d’entre elles donne lieu à une soirée traitant de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en présence du duo de journalistes et des représentants de la Fondation Lejeune, qui a lancé la mobilisation « Tout mais pas ça !». « L’objectif est d’ouvrir le débat et de donner des éléments de compréhension sur un thème aussi capital que la vie et la mort, précise Lucie Pacherie, responsable de la mobilisation. Nous souhaitons ainsi permettre aux citoyens de se faire leur point de vue et de ne pas se contenter de la vision officielle qui reste au final de justifier et légitimer l’euthanasie. Or le fondement même de notre société repose précisément sur l’interdit de tuer ». […]
Ne pas arriver en France à la situation des Pays Bas, de la Belgique et de la Suisse, où le suicide assisté ainsi que l’euthanasie par injection léthale sont autorisés dans les cas les plus extrêmes. Mais au contraire renforcer l’aide à une fin de vie la plus digne possible. Telles sont les finalités clairement exprimées par le documentaire réalisé et présenté par Géraud Burin des Roziers. Cet ancien officier de chasseurs alpins, devenu reporter de guerre et réalisateur, a frôlé à deux reprises la mort lorsqu’il était sous les drapeaux. Après une course en montagne où il a fait une chute de 40 mètres, puis à l’occasion d’un crash d’hélicoptère qui l’a laissé paraplégique, Géraud Burin des Roziers a finalement survécu.
« Sans parti pris, l’ambition du documentaire est de montrer la réalité des centres de soins palliatifs en France et les nombreux progrès qui restent à faire dans ce domaine, explique le réalisateur. 26 départements, soit 25% du territoire, en sont dépourvus. L’expertise médicale en matière de douleur devrait être aussi renforcée avant d’envisager des solutions aussi radicales ».
Vous pouvez aussi organiser une projection près de chez vous, voire chez vous en vous inscrivant ici :
Contraception : la pilule augmente le risque de cancer du sein
Nous savions déjà que la pilule augmente le risque de dépression de 40%.
Nous savions également que 79% des femmes reconnaissent que la pilule n’est pas sans danger.
On apprend dans le Quotidien du Pharmacien que la pilule augmente le risque de cancer du sein :
Toutes les formes de contraception hormonale entraînent un risque légèrement accru de cancer du sein chez les femmes, y compris les méthodes ne contenant qu’un progestatif, selon une nouvelle étude.
La hausse du risque de cancer du sein est déjà bien connue pour les contraceptifs œstroprogestatifs. Mais on ignorait encore ce qu’il en était pour les contraceptions toute progestative, dont l’usage est en forte augmentation depuis des années. Une étude publiée dans la revue « PLOS medicine » vient lever le voile : elle montre que le risque de cancer du sein sous progestatifs est similaire à celui sous contraception œstroprogestative.
Cette étude a été réalisée à partir des données d’environ 10 000 femmes de moins de 50 ans ayant développé un cancer du sein entre 1996 et 2017 au Royaume-Uni. Selon ces travaux, les femmes utilisant une contraception hormonale ont un risque accru d’environ 20 % à 30 % de développer un cancer du sein, quel que soit le mode de délivrance (pilule, stérilet, implant ou injection), ou la formule utilisée (œstroprogestatif ou progestatif seul).
Provocation
Un lecteur nous informe que cette affiche est apposée devant l’entrée du plus gros groupe scolaire catholique de Toulouse, le Caousou, qui, depuis quelques années, retrouve pleinement sa catholicité.

Rappel à Dieu de Philippe Beligné, Président de la Marche pour la Vie de 2016 à 2020
Communiqué de La Marche pour la vie:
La Marche pour la vie a la tristesse de vous faire part du rappel à Dieu, ce lundi 20 mars, de son ancien président, Philippe Beligné, à l’âge de 65 ans.
Saint-Cyrien, le Colonel Philippe Beligné, avait entamé une seconde partie de sa vie professionnelle dans l’industrie après 30 années de vie militaire. Maire de la commune de La Truchère en Bourgogne, et en dépit d’un emploi du temps bien occupé, il avait accepté de prendre la direction de la Marche à un moment difficile de son existence, et lui a apporté un souffle nouveau. Cette présidence de 2016 à 2020, discrète mais ferme, venait couronner des années de dévouement dans l’organisation de notre Marche et d’autres manifestations analogues.
Nous conserverons le souvenir d’un homme de conviction, artisan de paix, d’une grande gentillesse et humilité, toujours disponible. L’unité et le service étaient pour Philippe Beligné les principes qui ont guidé la droiture de toute une vie consacrée au bien commun et à la recherche de la Vérité.
Délicat clin d’œil de la Providence, Philippe Beligné, marié, père et grand-père aimant d’une famille nombreuse, est parti le jour de la solennité déplacée de la fête de saint Joseph, patron des familles.
Nous le confions à la miséricorde de Dieu et à la prière de ses nombreux amis. Nous assurons son épouse Catherine, ses enfants Adrien, Alix, Benoît, Jean-Vianney, Rémi et Pierre-Marie, ses gendre et belles-filles ainsi que ses 13 petits-enfants, de nos très sincères condoléances.
Les obsèques seront célébrées par le chanoine Benoît Beligné, fils de Philippe, le lundi 27 mars à 14h, en l’abbatiale Saint Philibert de Tournus, suivies de l’inhumation au cimetière de La Truchère (71).
Le député RN Hébrard inaugure une mosquée au Pontet : “La France change de visage, il va falloir que Reconquête s’y fasse”
Ben voyons ! Encore un recul dans les convictions historiques du RN. Vont-ils seulement oser parler d’immigration en 2027 ? :
Élu dans la première circonscription du Vaucluse, Joris Hébrard avait posé la première pierre de l’édifice en 2014, alors qu’il était maire du Pontet (…)
Élu maire du Pontet en 2014, il avait hérité d’un permis de construire délivré par son prédécesseur. Non seulement il n’avait pas tenté de freiner le projet, mais il avait participé à la cérémonie de pose de la première pierre. Il s’engageait pourtant dans son programme électoral à « refuser les constructions de mosquées ». Les temps changent… La mosquée est vaste et voyante. C’est la seule du Vaucluse dotée d’un dôme et d’un minaret. Avec 1 500 m2 de surface, elle peut accueillir 2 700 personnes.
Lors de l’inauguration, le député RN a croisé le consul général de Turquie à Marseille ainsi que Bayram Demirtas, dirigeant de la branche française de l’Union des affaires religieuses turco-islamiques, ou Ditib. Joris Hébrard peut difficilement ignorer que la Ditib est un relais d’influence officiel d’Ankara, rattaché à l’administration des cultes de l’État turc, le Diyanet. Car il est vice-président du groupe d’amitié France-Turquie de l’Assemblée nationale (…)
En vain, assure son collaborateur Xavier Magnin. « Joris Hébrard assume totalement. Pourquoi aurait-il refusé de se rendre à l’inauguration, alors qu’en tant que parlementaire, il peut être reçu à l’ambassade de Turquie ? La communauté turque fait partie du Pontet, elle est dynamique, elle compte de nombreux entrepreneurs. La France change de visage, il va falloir que Reconquête ! s’y fasse. »
Puisqu’il est encore question du mariage des prêtres
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Contrairement à ce que certains osent aujourd’hui l’affirmer, et même parmi les prélats de l’Église, celle-ci n’a jamais autorisé les prêtres à vivre maritalement. La question de l’ordination d’hommes mariés continue à être soulevée, notamment, après le synode sur l’Amazonie, en celui d’Allemagne. Des théologiens avancent jusqu’à l’autorité du Magistère pour affirmer que le célibat relèverait de la discipline de l’Église ‒ et serait donc modifiable ‒ et non pas de la nature du sacerdoce, lequel, étant participation à celui, éternel, du Christ, n’est pas modifiable.
Les contestations et malaises relatifs à la question du célibat des prêtres trouvent à s’abreuver non seulement à des considérations diverses évoquées par la magnifique encyclique de Paul VI, Sacerdotalis Caelibatus, mais aussi à d’autres textes du Magistère … Comment des textes du Magistère peuvent-ils être ainsi utilisés ? Il me semble que cela vient, pour une part, de ce qu’ils entretiennent, certainement involontairement, l’amalgame entre les notions de célibat, continence et virginité. Rappelons en effet que si le célibat ―qui est “l’état d’une personne en âge d’être mariée mais qui ne l’est pas“― implique la continence, il n’implique pas la virginité, tandis que la continence n’implique ni la virginité ni le célibat, et que si la virginité implique la continence elle n’implique pas nécessairement le célibat. Ainsi, parce que certains lisent que le célibat n’a pas été exigé par Jésus (de fait, certains de ses Apôtres étaient mariés), ils en déduisent que la continence ne l’était pas non plus. Et parce que le célibat n’appartient donc pas à la nature du sacerdoce, ils en déduisent que la continence perpétuelle ne lui appartiendrait pas non plus…
Je vais maintenant montrer comment il est possible, dans quelques textes récents du Magistère, de faire les amalgames que je dénonce, sachant qu’il faut distinguer dans un document magistériel, l’objet sur lequel porte l’enseignement de ce qui relève de l’argumentation, l’illustration, du commentaire, ou des conséquences. Seul l’objet jouit de l’infaillibilité ou de l’assistance spéciale propre au magistère simplement authentique, tandis que les « éléments explicatifs, exhortatifs, etc. n’exigent pas (au moins de soi et habituellement) l’adhésion du fidèle mais la docilité et la prise en compte respectueuse ».
Un oratoire pour l’école Saint-Joseph-des-Lys à Versailles
Saint Joseph des Lys est un établissement scolaire indépendant (école mixte, collège de garçons, collège de filles) fondé à Versailles par un groupe de parents en 2011. L’établissement compte aujourd’hui 440 élèves de la moyenne section à la 3è. Un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre en est le conseiller religieux. En ce mois de Saint Joseph, l’école veut aménager un oratoire :
Nos élèves ne bénéficient pas d’un lieu de prière et d’offices au sein de l’établissement. Nous voulons désormais que les élèves puissent profiter quotidiennement d’un oratoire pour une présence réelle quotidienne et permettre des messes de classe très régulières !
Nous vous sollicitons donc aujourd’hui, en ce mois de Saint Joseph, pour nous aider à financer cette charge exceptionnelle, qui consistera en la transformation d’une ancienne salle de classe de 25m2. Elle permettra à nos enfants de mieux se construire harmonieusement et intégralement pour devenir des adultes équilibrés, rayonnants, soucieux de répondre au mieux à leur vocation et d’apporter leur témoignage de chrétien dans le monde d’aujourd’hui.
Le SNU et la LPM seront-ils les prochains fiascos d’Emmanuel Macron ?
Les deux sujets qui, en apparence n’ont rien à voir, sont étrangement liés. Le SNU est placés sous la responsabilité de la secrétaire d’Etat Sarah El-Haïry et est désormais rattaché au ministère des armées et à celui de l’éducation nationale (l’ordre est important). Pourtant, à ce stade, c’est bien l’éducation nationale qui en a la charge : une seule journée est consacrée à l’équivalent de la JDC…
C’est un euphémisme de dire que le SNU est vraiment mal parti. On ne compte plus les articles mettant en évidence les difficultés pour sa mise en œuvre universelle, c’est à dire obligatoire pour une classe d’âge. Politis a sorti un article résumant ces difficultés et c’était avant le 49-3 des retraites :
D’après nos informations, l’exécutif préférerait généraliser le service national universel (SNU) avec une obligation en temps scolaire pour tous les jeunes en classe de seconde et en première CAP. Pour ce faire, le gouvernement devra modifier la loi et donc passer par le Parlement (…)
Personne ne souhaite un dérapage dans un contexte social aussi tendu. En témoigne les reports répétés des annonces du chef de l’État sur le SNU. Elles devaient d’abord avoir lieu quelques semaines après les vœux du président, le 31 décembre. Puis en février. Désormais en mars. Voire « entre mars et juin », indiquait Sarah El Haïry à l’un de ses interlocuteurs, en début de mois (…)
Cette généralisation à marche forcée est estimée à 2 milliards d’euros annuels (…)
Plusieurs modules seraient ensuite imposés sur des enjeux liés à la défense, à la sécurité intérieure, à la mémoire, à la transmission « des valeurs de la République » ainsi qu’à la biodiversité et au développement durable. L’engagement dans des métiers en uniforme, dans des associations et dans l’économie sociale et solidaire serait aussi abordé. En revanche, le permis de conduire et le diplôme du Bafa ne seraient finalement pas proposés gratuitement au cours du séjour de cohésion (…)
Au niveau de l’encadrement, le SNU continuerait d’être pris en charge, en théorie, par des personnels de l’Éducation nationale en détachement, des militaires en retraite et des personnels de l’éducation populaire à parts égales. Malgré des cultures pédagogiques pourtant bien différentes. Pour convaincre les animateurs réticents, le chantage à l’emploi tourne à plein-régime. Le gouvernement promet un CDI à temps-plein, alors que le secteur peine à recruter.
À terme, 800 000 jeunes seraient donc répartis à travers la France, chaque année. Un important changement d’envergure, alors que l’année 2021 n’avait attiré que 30 000 volontaires. L’obligation en temps scolaire fait craindre aux syndicats d’enseignants une pression sur la tenue des programmes (…)
D’un point de vue logistique, « une telle montée en puissance implique l’accès à des bâtiments pour colonies de vacances afin de recevoir des cohortes d’au moins 150 jeunes, sur des périodes qui se multiplient dans l’année », précise-t-il, alors que les départements n’en sont pas tous pourvus de manière égale.
Selon les calculs du Syndicat national des personnels du ministère de la Jeunesse et des Sports CGT, 168 hébergements d’éducation populaire ont été recensés en France, offrant une capacité totale de 360 000 résidents. « Où emmener les 440 000 restants ? Faut-il prendre les classes entières ou diviser les élèves ? Sur quels critères ? » (…)
Pour Samuel Béguin du FFJ, c’est l’obligation qui passe mal. « Rendre obligatoire un engagement, c’est un oxymore. Ce n’est pas comme ça que fonctionne l’engagement », pointe-t-il.
Ses inquiétudes portent aussi sur la réponse apportée aux jeunes qui refuseront de réaliser leur SNU. Parmi les 30 000 volontaires en 2021, 37 % avaient un parent qui travaille ou a travaillé dans l’armée, la police, la gendarmerie ou chez les pompiers. De quoi nuancer l’enthousiasme des jeunes qui ont participé et les objectifs de mixité sociale tant vantés par le gouvernement. Mais que répondre aux potentiels dizaines de milliers de jeunes réfractaires au SNU ?
« L’objection de conscience ne pourra pas être évoquée, les jeunes n’utilisant pas d’armes », balaie Sarah El Haïry à une organisation syndicale reçue début février, assurant que les gendarmes n’iront pas toquer à la porte des parents pour venir les chercher.
Quel rapport avec la Loi de Programmation Militaire ?
Pour des raisons techniques d’agenda parlementaire, il serait envisagé par le gouvernement de glisser le budget du SNU dans la LPM tout en promettant aux militaires que, promis, juré, on ne toucherait pas au budget des armées. Cet argument sous forme de promesse ne convainc personne au sein des armées :
Il se dit que la tentation grandit d’inclure le SNU dans le périmètre de la LPM. “Ce n’est pas arbitré”, précise le cabinet de Sébastien Lecornu. “Toutes les options sont ouvertes”. L’option a un coût de deux milliards d’euros par an. Autant en moins sur les 413 fameux milliards déjà écornés par l’inflation, la dissuasion nucléaire etc.
“Il y a beaucoup de déception dans les armées“, résume Frank Giletti, du Rassemblement national, qui craint qu’elles redeviennent “la variable budgétaire”. D’incertitudes en déconvenues, “le machin fond comme neige au soleil”, raille un bon connaisseur de la tuyauterie budgétaro-parlementaire. Il se dit surpris de voir “les industriels très énervés, les députés aussi” et constate que “l’Institution militaire ne s’était jamais aussi ouvertement plainte”.
Car, en plus du coût du SNU, il semblerait qu’Elisabeth Borne accepte la LPM (2024-2030) mais refuserait d’augmenter le budget des armées avant …2027, faisant ainsi reposer sur le successeur de Macron tout l’effort financier et ruinant les projets d’investissement indispensable dès 2024 :
Ces élus s’inquiètent de plusieurs information récentes publiés par des confrères: le gouvernement envisagerait d’échelonner la hausse du budget de la défense, la flotte finale d’A400M serait réduite de 30 %, sept patrouilleurs hauturiers seraient commandés au lieu des dix prévus, le nouveau standard pour le Tigre serait revu à la baisse, etc.
A ces questions, le cabinet du ministre des Armées répond que la LPM sera bien présenté en conseil des ministres “fin mars, début avril” (de 2023, bien sûr). Chez les parlementaires, on rappelle que la semaine du 3 au 7 avril serait une date idéale puisqu’après, ils seront en vacances pendant deux semaine et que, si l’on veut que le texte soit présenté au Parlement en juin, il restera peu de temps pour réfléchir et ajuster.
Qui tient la clé de tout ça? Le Président, qui va devoir vite trancher et arbitrer, quitte à déplaire soit à la Première ministre (“qui n’était déjà pas favorable à la trajectoire de la LPM arbitrée par le Président à 413 milliards d’euros, et qui a quelque peu saboté la stratégie de remontée en puissance des armées”, selon mon confrère Michel Cabirol) soit au ministre des Armées, les deux ministres s’affrontant sur la ventilation des fameux 413 milliards pour les 7 années de la future LPM.
Dans le contexte politique actuel, il est quasiment impossible d’imaginer une annonce présidentielle concernant le SNU ou alors Emmanuel Macron est encore plus hors sol que l’entendement pourrait le permettre. La décision aujourd’hui du report de la loi immigration et asile à une date ultérieure tend à montrer que les projets sont au point mort !

Tant pis pour les armés et la défense de la France…
La ministre de la culture défend une œuvre pédophile au nom de la liberté d’expression
Interpellée par Caroline Parmentier, députée RN et ancienne journaliste du quotidien Présent, Rima Abdul Malak, la ministre de la culture, dédouane le caractère pédophile du tableau de Miriam Cahn. C’est cette même ministre qui voulait interdire la chaîne CNews…
Ses propos sont une honte et une insulte aux enfants victimes de pédophilie et de violences sexuelles !
Alors que l’Assemblée devrait être unanime pour que l’on décroche le tableau pédopornographique du musée de Tokyo, la ministre de la Culture, nous sert une infecte bouillie nauséabonde pour justifier l’injustifiable ! ⤵️ pic.twitter.com/aTWkw6PMmC
— Caroline Parmentier (@Parmentier_RN) March 21, 2023
Le RN va lancer l’association des parlementaires contre le wokisme
Le député RN Roger Chudeau s’apprête à déposer les statuts d’une “association des parlementaires contre le wokisme”. L’élu, ancien conseiller de Gilles de Robien puis de François Fillon, a discrètement sondé des élus Les Républicains pour leur proposer de s’y associer.
Le RN songe à organiser un colloque sur ce sujet le 24 avril.
Des hérésies chrétiennes aux transidentités, 2000 ans de wokisme
Raphaël Pomey est un journaliste qui a lancé Le Peuple, un journal conservateur et indépendant. Dans cette vidéo, il explique que le mouvement woke, loin d’être une radicale nouveauté, s’inscrit dans un combat contre le sens commun qui traverse les millénaires :
Formation des cadres du RN : Trotski, Gramsci…
L’école de formation des cadres du Rassemblement national proposera un cours sur l’histoire du trotskisme en France. Ce cours sera dispensé par le sondeur Jérôme Sainte-Marie et ancien trotskiste lui-même. “Le but est d’armer politiquement nos militants face à leurs adversaires. Les Insoumis sont nombreux à être issus du trotskisme”, explique à Playbook le responsable des formations de l’école, qui est lancée ce soir à la Maison de la Chimie, à Paris.
Parmi les intervenants :
- Jérôme Sainte-Marie
- Renaud Labaye
- Xavier Driencourt
- Roger Chudeau
- Bérénice Levet
- Michel Maffesoli
Pêle-mêle quelques auteurs qui inspireront la formation pic.twitter.com/AXhYtLzNG2
— Marc Eynaud (@Eynaud_Marc) March 21, 2023
Préparons la lutte contre l’euthanasie
Dans la situation politique singulièrement chaotique que nous connaissons, personne ne peut dire ce qu’il va advenir de ce nouveau projet luciférien. Mais ce qui est certain, c’est que, si nous ne nous préparons pas, le texte peut passer sans coup férir.
C’est la raison pour laquelle je voudrais mettre les bouchées doubles pour cette veillée d’armes.
Comme je vous l’ai dit, j’en ai parlé à des amis du monde entier qui ont déjà été impressionnés par tout ce que nous avons réussi à mettre en place ces dernières années. Et ils m’ont proposé de doubler tous nos dons de cette campagne de printemps jusqu’à hauteur de 150 000 euros.
D’après mes estimations, si nous atteignons cet objectif, cela nous permettrait d’atteindre les deux millions de contacts (je veux dire deux millions de Français partageant au moins en partie notre attachement aux principes non négociables) – ce qui serait une incroyable force pour résister à ce projet mortifère de « Jupiter ».
D’autant que, dans le même temps, nous travaillons également d’arrache-pied pour pouvoir disposer dans quelques semaines d’outils numériques fabuleux pour résister non seulement au plan national, mais aussi (et surtout) au plan local.
Pouvez-vous m’aider à réunir ces 150 000 euros ?
Je précise que, comme à l’habitude, les dons mensuels sont doublés pendant une année entière et qu’ils nous apportent donc une efficacité nettement supérieure – puisqu’un don mensuel de 10 euros (qui, avec la déduction fiscale, ne vous coûte qu’un peu plus de 3 euros) nous permet d’investir 240 euros sur l’année entière.
- ⋙ Je donne 10 € par mois
- ⋙ Je donne 20 € par mois
- ⋙ Je donne 50 € par mois
- ⋙ Je donne 75 € par mois
- ⋙ Je donne 100 € par mois
- ⋙ Je donne 250 € par mois
- ⋙ Je donne 500 € par mois
- ⋙ Je donne un autre montant par mois
Mais, naturellement, les dons ponctuels sont eux aussi très appréciés !
- ⋙ Je donne 100 euros aujourd’hui !
- ⋙ Je donne 250 euros aujourd’hui !
- ⋙ Je donne 500 euros aujourd’hui !
- ⋙ Je donne 1000 euros aujourd’hui !
- ⋙ Je donne 2000 euros aujourd’hui !
- ⋙ Je donne un autre montant aujourd’hui !
Un immense merci pour votre soutien.
Et viva Cristo Rey !
Fidèlement
Guillaume de Thieulloy
L’imprégnation magique jusque chez les chrétiens
Sur Claves, l’abbé Paul Roy recense l’ouvrage d’un prêtre du diocèse de Metz, l’abbé Jean-Christophe Thibaut, sur Les Nouveaux visages de l’ésotérisme. Extrait :
[…] Grand apport de l’ouvrage : l’auteur recense les fondamentaux de la pensée magique – les concepts et a priori philosophiques qui en forment le soubassement. C’est d’abord la loi de similitude : les différentes parties du cosmos seraient en communication les unes avec les autres, souvent secrètement, selon le schéma d’une sympathie universelle. Cette correspondance se manifesterait notamment par certaines analogies : la ressemblance frappante entre un cerveau humain et un cerneau de noix… Ensuite la loi du contact : des objets ou matières ayant été en contact à un moment donné continueraient d’agir les uns sur les autres, avec la possibilité d’utiliser ce pouvoir par l’utilisation de formules et incantations. La pensée magique est sous-tendue par un schéma dualiste, hérité du néo-platonisme, du catharisme, et qui se rapproche des philosophies orientales : l’âme serait une parcelle de divin victime d’une chute dans la matière, emprisonnée dans un corps, dont elle doit s’efforcer de se libérer. Ce premier aperçu des grands traits de la pensée magique est complété au chapitre cinquième par un constat de son grand retour à notre époque, envisagé dans ses causes et ses manifestations. Ce chapitre se clôt sur un instructif tableau qui oppose les principaux généraux de l’ésotérisme aux fondamentaux de la religion révélée.
Cet exposé s’appuie sur la profondeur de champ historique que donne le troisième chapitre, une histoire complète de la pensée magique, depuis les premiers courants hermétistes de l’Antiquité jusqu’à la vague ésotériste et spirite du XIXe siècle et aux mouvements occultistes ou para-religieux contemporains.
Les mystérieuses « énergies »
Le tableau actuel se complète par une étude approfondie de la notion d’énergie, invoquée comme centrale par les différents mouvements ésotéristes. Cette pensée – encore fortement influencée par l’Orient – repose en effet sur une croyance en l’existence d’un fluide fondamental, cosmique, baignant tout l’univers, qui serait une émanation du principe divin. Cette énergie serait aussi la source de toute vie et le constitutif de la vie humaine : son harmonie ou son déséquilibre (le yin et le yang chinois) est alors considérée comme la source du bonheur ou des maux de l’individu. Quelle est cette force ? Selon les mouvements occultistes, on lui donne un dimension plutôt physique – souvent appuyée sur des principes pseudo-scientifiques, ou plus spirituelle. Peut-on l’assimiler à l’activité électrique ou électro-magnétique du corps humain ? L’auteur montre que la confusion savamment entretenue par certains ne repose sur aucune réalité concrète. Quant à l’efficacité des thérapies énergétiques, aujourd’hui si répandues, l’abbé Thibaut envisage successivement et rationnellement plusieurs hypothèses. Il pourrait s’agir d’une pure mystification, supercherie bien réussie : c’est la position ordinairement tenue par ceux qui tiennent pour postulat de départ l’inexistence du surnaturel. Dans une seconde hypothèse, le surnaturel pourrait n’être que du naturel non encore connu et expliqué : certains aimeraient voir dans la physique quantique une porte ouverte vers de nouveaux champs du savoir qui démultiplieraient les horizons de l’humanité – là encore le surnaturel se trouve finalement réduit à la mécanique. Une troisième hypothèse s’appuie sur l’existence de pouvoirs supposément insoupçonnés du cerveau humain, que nous n’utiliserions qu’à 10% de nos capacités, mais qui aurait la possibilité d’agir sur la matière (voyance, télépathie…). Le postulat de départ est contredit par les dernières avancées des sciences cognitives. Quant à l’effet placebo/nocebo, s’il peut expliquer certaines améliorations physiques, l’auteur tient qu’il ne peut en lui-même être responsable d’une véritable guérison : il prend pour exemple le cancer, l’obésité ou la maladie d’Alzheimer, face auxquels ils sont totalement inopérants. La quatrième hypothèse est celle de la communication avec un monde invisible, peuplé d’esprits, en lien avec notre univers par le biais d’une mystérieuse énergie. Les pratiques qui visent à se relier à ces entités parallèles relèvent alors du préternaturel, car un tel fluide cosmique n’existe pas dans la nature. L’auteur se rapproche de cette dernière hypothèse mais met en garde contre une tendance à tout « démonologiser, » à voir du magique ou du diabolique partout.
L’imprégnation magique jusque chez les chrétiens
C’est sur ce dernier thème que l’ouvrage nous a paru particulièrement marquant : l’auteur analyse et dénonce avec force l’imprégnation de la pensée magique jusque dans les esprits des chrétiens. La confusion facile entre les maladies de l’âme et du corps, entre thérapie et conversion, entre développement personnel et accompagnement spirituel, est aujourd’hui bien présente dans les milieux catholiques, où les notions de délivrance et de guérison sont parfois employées sans un discernement suffisant, et viennent alimenter la dérive magique de nos contemporains. En s’appuyant sur le texte biblique, l’auteur met en garde avec vigueur et appelle les chrétiens à la prudence. Son constat nous montre aussi la nécessité de se former et de former les nouvelles générations à une véritable anthropologie, afin de ne pas prêter – consciemment ou non – l’oreille aux sirènes d’une pensée magique qui imprègne de plus en plus profondément nos sociétés désenchantées. […]
Méditations de printemps
Après ses méditations d’automne et d’hiver, le père Jean-François Thomas publie ses méditations quotidiennes pour le printemps. Comme les autres volumes, ce livret très accessible permet de frayer au fil des jours une voie de conversion intérieure pour tous, à l’école de la direction spirituelle d’éminents représentants de la Compagnie de Jésus, saint Ignace, saint François-Xavier, de l’Écriture sainte et des Pères, des saints et des martyrs. La méditation de ce jour évoque le Prince de ce monde, qui reste, depuis sa création, l’administrateur de l’univers, malgré le péché des anges, qui ne change pas sa nature, pas plus que notre péché ne change la notre:
Satan continue donc de gouverner le monde et il a su le modeler à sa guise, bien que son règne, plus que millénaire pour le coup, ne soit pas fait pour durer éternellement. […] Satan est bien en charge de ce qu’il a reçu dès le commencement, même s’il en fait mauvais usage depuis sa révolte contre Dieu. Il est un maître indigne, mais un maître tout de même. Lorsque nos gouvernants sont des crapules, leur perversité ne leur retire pas leur pouvoir et leur autorité sur ce qu’ils dirigent. Ils se persuadent ainsi qu’ils sont intouchables.
Le directeur du parti Nouveau Centre, conseiller municipal à Paris, en garde à vue pour trafic de cocaïne de synthèse
Les policiers de la brigade des stupéfiants de Paris ont interpellé lundi le directeur du parti politique Nouveau Centre, Nicolas Jeanneté, par ailleurs conseiller municipal à Paris.
Il est soupçonné d’avoir détenu et revendu des drogues de synthèse à ses partenaires au cours de soirées « chemsex ». Une consommation à risque et un fléau de santé publique dont l’affaire Palmade a révélé au grand jour la sombre réalité. Un second homme a lui aussi été placé en garde à vue, membre de la famille de Nicolas Jeanneté.
21 mars : une campagne qui dépote pour la journée mondiale de la trisomie 21
Cette année encore, la Fondation Jérôme Lejeune s’engage pour la journée mondiale de la trisomie 21. Elle propose, à cette occasion, une campagne pleine de pep’s, destinée à un public large et plutôt jeune qu’elle veut sensibiliser à la trisomie 21, pour permettre, à travers « un échange de regards », d’amorcer un dialogue.
Pour atteindre cet objectif, la Fondation est descendue dans la rue, micro et caméra en main ; elle a interrogé passants, zoneurs et habitués du quartier des Halles à Paris. Une trentaine de personnes s’est prêtée au jeu des questions sur leur expérience de la trisomie 21. Les réponses, sincères, n’ont rien de formaté.
« Maintenant, c’est à vous d’écouter les trisomiques », demande Théophile, 26 ans, les yeux plantés dans l’objectif de la caméra. Comme Alexis, 36 ans, et Maud, 29 ans, il a une trisomie 21. Tous les trois ont réagi aux réponses du micro-trottoir. Ils offrent à qui veut bien le recevoir, le témoignage d’une vie pleinement vécue, heureuse, avec ses aléas, ses difficultés, mais aussi ses petits pas et ses grandes victoires.
“Pas prêtre pour de faux, comme un fonctionnaire ecclésiastique, mais viscéralement prêtre, c’est-à-dire avide d’être pleinement à Dieu et aux âmes”
L’abbé Guillaume de Menthière a prononcé l’homélie des obsèques de l’abbé Cyril Gordien hier. Extrait :
[…] L’abbé Cyril Gordien a voulu paraître au ciel en habit de confesseur. C’est ainsi que dans son cercueil on a revêtu son corps d’une soutane, d’un surplis et d’une étole violette. Nous le connaissons assez pour sourire un peu de cette mystique du Curé d’Ars qui le définit si bien. Car ce n’est pas par les habits seulement que Cyril ressemblait à Jean-Marie Vianney, ni même principalement par une certaine assimilation physique, chevelure en moins, mais d’abord et avant tout par cette volonté d’être prêtre intégralement. Pas prêtre pour de faux, comme un fonctionnaire ecclésiastique, mais viscéralement prêtre, c’est-à-dire avide d’être pleinement à Dieu et aux âmes.
Tenez, vous qui êtes là si nombreux ce matin, c’est sans doute que vous avez bénéficié d’une façon ou d’une autre de son ministère sacerdotal, de sa charité pastorale. Vous voulez l’honorer, vous souhaitez lui rendre hommage, vous désirez lui dire merci : je ne vois qu’une manière pleinement satisfaisante de le faire : allez-vous confesser ! Durant ce temps de carême allez vous agenouiller au confessionnal, renouez avec cette miséricorde divine dont l’abbé Gordien a voulu être le ministre auprès de vous.
Rififi chez Les Républicains
Le vote de la motion de censure va laisser des traces et, à défaut de faire tomber le gouvernement, elle pourrait faire sombrer un peu plus Les Républicains dans la crise.
Les deux tiers des députés LR ont soutenu Emmanuel Macron et son gouvernement. Seuls 19 sur 61 ont voté pour la motion de censure. Au total 278 députés ont voté cette motion de censure, sur les 287 nécessaire pour renverser le gouvernement d’Elisabeth Borne (détail des votes ici). Cette adoption dépendait notamment des votes des députés Les Républicains, car 237 voix issues de la Nupes et du RN étaient déjà assurées. Il manquait donc 9 voix. Le président du parti Eric Ciotti avait assuré que les députés LR ne voteraient “aucune motion de censure”.
Par ailleurs, 3 députés LR ont voté la motion de censure déposée par le groupe RN : Pierre Cordier, Fabien Di Filippo, Maxime Minot (détail des votes ici).
Les Jeunes LR du Morbihan se sont auto-dissous pour protester contre le ralliement des députés LR au gouvernement.

