50 ans du traité de Rome : le logo ne plaît qu’à la Commission
Le Times de Londres (et le Point, via le MPF) nous apprend que Catherine Colonna, ministre français des affaires européennes, a officiellement déploré auprès de José Manuel Barroso le logo officiel (à gauche) des 50 ans du traité instituant la Communauté européenne. Il avait été choisi sur concours le 17 octobre dernier par la Commission, pour un budget de 200.000 euros.
La lettre de Mme Colonna fait notamment suite à une tribune sarcastique de la philosophe Barbara Cassin dans Le Monde du 2 novembre. Pour cette dernière, TöGEthe(R) évoque
…d’abord le logo de Google, en un peu moins ingénu, mais en beaucoup plus visiblement impliqué dans la marchandisation mondiale. L’Europe est l’enseigne d’une boutique, avec "since 1957" pour enfoncer le clou ; on y adhère comme à une marque déposée, registrated, avec son petit r dans le rond respectueux du droit des marques – tellement tendance…
Il n’y a pas que des Français à être mécontents : les Allemands, qui assureront la présidence tournante lors de l’anniversaire, ont annoncé qu’il utiliseraient leur propre logo. Le blog belge Brussels Journal raillait déjà le logo il y a 3 semaines. Et un mouvement souverainiste britannique, qui accuse l’UE d’être coincée ("stuck") dans des conceptions centralisatrices d’il y a cinquante ans, propose cette parodie :
Connaissez-vous Didier Morville ?
C’est le vrai nom de Joey Starr. Mais là où ça se complique, c’est que c’est aussi celui de son homonyme. Or ce dernier a reçu pendant 2 ans des amendes, pour des excès de vitesse et autres infractions au code de la route, qu’il n’avait pas commis. La combine a été découverte en 2003, mais a duré jusqu’en 2005 : c’est en fait le rappeur qui faisait payer ses amendes routières à ce paisible Nancéien portant le même nom que lui. L’ancien chanteur de NTM, engagé à l’extrême gauche, ami d’Olivier Besancenot, utilisait pour cela un faux permis de conduire. Il a été mis en examen en mars 2005 pour "usurpation d’identité et pour faux et usage de faux" et a reconnu les faits. Avec ce faux permis, il a pu commettre des excès de vitesse, ou encore circuler dans les couloirs de bus au volant de grosses cylindrées. Les faits n’ont été révélés que samedi, après une audience à la Cour d’appel de Nancy.
Un groupe autour du FN au Parlement européen ?
Selon Bruno Gollnisch, maître d’oeuvre du projet, un nouveau groupe au Parlement de Strasbourg pourrait voir le jour d’ici à "la fin novembre ou en janvier". "Plus probablement en janvier", estime Carl Lang, qui souligne que la constitution d’un groupe nécessite actuellement 19 eurodéputés de 5 nationalités différentes, mais que ces règles pourraient changer en 2007. Pour l’instant, les représentants de ces partis siègent à côté de ceux du FN, sur les bancs des non-inscrits. Ils font partie des nombreuses délégations étrangères qui ont été invitées à la fête des Bleu-Blanc-Rouge du FN, au Bourget.
Selon Gollnisch, "une déclaration politique" commune aurait déjà été rédigée et les partis s’étant déjà déclarés favorables au projet se seraient mis d’accord sur "un règlement intérieur". Parmi les mouvements faisant partie du noyau "fondateur" : le FPÖ (Autriche) ; le Vlaams Belang (Belgique) et le Mouvement social-Flamme tricolore (MSFT – Italie). Des eurodéputés bulgares (du parti Ataka), actuellement observateurs, aimeraient, comme des Roumains (le parti de la grande Roumanie – PRM), faire partie des fondateurs du groupe qu’ils intégreraient alors lorsqu’ils deviendront députés à part entière, le 1er janvier 2007. Ont également été contactés Ashley Mote, représentant de l’UK Independence Party, et les trois eurodéputés de la Ligue des familles polonaises, également non-inscrits.
Le dernier salon où l’on cause est beige
C’est le titre de l’article que nous a consacré Le Choc du Mois de novembre, à l’occasion des deux ans d’existence très exactement de votre blog préféré. Le premier post de ce blog date en effet du 9 novembre.
Nous remercions Le Choc de sa publicité et nous en profitons pour la lui retourner : le numéro de ce mois est consacré au choc des populismes en Europe, de la Belgique à la Hongrie, en passant par la Suisse, la Serbie, l’Italie et la Grande-Bretagne.
Verdun : message de Benoît XVI
A l’occasion des 90 ans de la célèbre bataille, le Saint-Père a envoyé un message à Mgr Maupu, évêque de Verdun. Extrait :
"Il nous appartient aujourd’hui de faire en sorte que le sacrifice des hommes tombés sur les champs de bataille par amour pour leur patrie ne soit pas vain. […]
Dans une note du 1er août 1917, envoyée aux chefs des peuples belligérants, mon prédécesseur le Pape Benoît XV proposait une paix durable et, en même temps, lançait un appel pressant à cesser ce qu’il appelait un «inutile massacre». […] Puissent nos contemporains, en particulier les jeunes générations, tirer tous les enseignements de l’histoire et, en s’appuyant sur les racines et les valeurs chrétiennes qui ont largement contribué à façonner l’Europe des nations et l’Europe des peuples, s’attacher à créer des liens de fraternité et de charité entre eux, pour le bien de tous et le développement des pays, prenant soin des plus pauvres et des plus petits.
[…] Seuls la réconciliation et le pardon réciproque peuvent ouvrir à une paix véritable. Provenant d’un esprit chrétien, ils appartiennent aussi aux critères de l’action politique. Telle est aujourd’hui la responsabilité des Dirigeants, des peuples d’Europe et de toutes les nations."
La question de la semaine : la Patrie
En ce 11 novembre, où nous fêtons et l’armistice de 1918 et la Saint Martin, l’apôtre de la Gaule, Philippe Maxence nous propose une réflexion autour de la notion de patrie :
"le patriotisme est une vertu, qui découle du quatrième commandement (Tu honoreras ton père et ta mère) et qui ressort de la piété, vertu dite annexe de la vertu de justice. La vertu naturelle de piété nous oblige à rendre à ceux de qui nous avons reçu en sachant que nous ne pourrons jamais le faire selon une stricte équivalence. On ne donne pas la vie à ses parents.
La question est donc simple, même si la réponse me semble nettement moins facile :
Comment arrivons-nous aujourd’hui à avoir un style de vie qui reflète les apports de la civilisation française, de la particularité française, notamment de la manière française d’être chrétien ? Sommes-nous, au-delà de nos engagements sociaux et politiques, des témoins de ce qu’est la France, sa culture, son histoire ? Comment incarnons-nous et transmettons-nous l’amour de la France ?"
Des syndiqués payés pour être syndiqués
Dans le bulletin officiel de l’Education nationale du 26 octobre, est indiqué le nombre de journées accordées aux responsables syndicaux censés être payés pour assurer des heures de cours devant les élèves et qui sont en réalité rétribués, grâce aux contribuables, pour assurer leurs activités syndicales (pp. 2220 à 2222, pdf).
Parmi les syndicats, la palme revient au SNES-FSU, Syndicat national des enseignements de second degré avec 11 428 jours payés ! A noter aussi le SNU-IPP-FSU, Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et professeurs d’enseignement général de collège : 9 694 jours, le SGEN-CFDT, Fédération des syndicats généraux de l’éducation nationale et de la recherche publique : 8 705 jours, le SE-UNSA, Syndicat des enseignants : 7 636 jours, le SNESUP-FSU, Syndicat national de l’enseignement supérieur : 6 026 jours, l’UN-SGPEN-CGT, Union nationale des syndicats généraux des personnels ATOSS de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la jeunesse : 4 414 jours, SUD Éducation Fédération des syndicats solidaires, unitaires et démocratiques – Éducation : 3 983 jours et une ribambelle de syndicats aussi divers qu’inconnus.
Le calcul serait fastidieux, mais il serait intéressant de savoir combien de personnes exactement sont concernées par ce système.
Michel Janva (merci à L.L.)
Chronique judiciaire
Les assises de l’Isère ont prononcé hier soir une peine de 20 ans de réclusion à l’encontre de l’ex-international de rugby accusé de l’assassinat de sa femme. L’avocat général avait requis 15 années de réclusion à l’encontre de Marc Cécillon.
Pour mémoire, Bertrand Cantat, le chanteur de Noir Désir, avait été condamné à 8 ans de prison pour le meurtre de sa femme.
MJ (merci à PG)
Christianophobie et déni de démocratie au conseil municipal de Montreuil
Conseil municipal du 8 novembre : Jean-Pierre Brard, député-maire apparenté communiste (et connu pour des frasques anti-religieuses), remarque qu’une conseillère municipale MNR porte une croix par-dessus son pull… la suite sur Vox Galliae
Téléthon : un porte-parole du diocèse désavoue le texte
Ce matin à 11h30, l’émission de Jean-Marc Morandini sur Europe 1 a consacré un débat au texte de Pierre-Olivier Arduin sur le Téléthon : y étaient invités la présidente de l’AFM et René Poujol, de Pèlerin Magazine.
L’argumentation de la présidente tenait en une phrase : "Nous sommes une association laïque et nous respectons la législation"; ce qui ne l’empêchait pas de dire sa "réaction d’indignation" devant le texte de M. Arduin, et le fait "que ce débat arrive aujourd’hui, à J-28 du téléthon".
M. Poujol, pourtant invité pour représenter la position catholique, a présenté le tri embryonnaire "d’une certaine façon" comme un "mal nécessaire".
Mais la déception est venue de l’intervention par téléphone du porte-parole (laïc) du diocèse de Fréjus-Toulon :
JM Morandini Est-ce que vous condamnez [la position de M. Arduin] ?
Yann de Rauglaudre Elle n’est pas la position de l’Eglise […]
JMM Est-ce que vous condamnez ou pas cette position qui appelle au boycott ?
YdR Eh bien, implicitement, puisqu’on dit qu’elle n’est pas la position de l’Eglise […]
JMM L’appel au boycott, vous le condamnez ?
YdR Ah oui, complètement.
On comprend en partie la gêne de ce porte-parole : contrairement au Sidaction, le Téléthon a trouvé un écho sincère dans la population, et dire maintenant ses objections suscite forcément des incompréhensions.
Mais ces incompréhensions sont d’autant plus fortes que la vérité sur le Téléthon n’avait pas été suffisamment dite plus tôt, et ne seront que rendues pires si les catholiques tiennent des discours contradictoires sur la question. Comme le dit la Fondation de service politique, "ce n’est pas le moment de faire machine arrière", mais de faire bloc autour des vérités énoncées par le courageux M. Arduin.
PS : on peut réécouter l’émission ici. Elle se conclut par la très éloquente intervention téléphonique pro-vie d’une auditrice, "Virginie", une fidèle lectrice de ce blog !
Plaidoyer pour une véritable liberté d’expression
Dans La Nef, Pierre Louis salue la parution de Cette France qu’on oublie d’aimer, écrit par Andreï Makine. Ce Russe met les pieds dans le plat sachant bien qu’il y a dans notre pays certains sujets qui fâchent. Tel est le cas de ce brillant académicien qui, au cours d’une réception, lui enjoint, "agacé et gêné", de se taire lorsqu’il questionne ingénuement :
"En France ? Des sujets interdits ? Lesquels ?"
De même, un journaliste branché le rabroue alors qu’il tente de parler d’un fait divers de banlieue vu de ses propres yeux, à tel point que le journaliste "ressemble maintenant à un schéma : posture figée, regard de verre, intonation mécanique". Finalement, pour Makine, les Français sont devenus des robots, c’est-à-dire que leur pensée se réduit à un mode de fonctionnement : Ai-je ou bien n’ai-je pas le droit de penser et de dire cela ? Puis-je dire en public ce que je pense dans mon for intérieur ? :
"Le décalage entre le discours officiel et les commentaires que les Français se permettaient en privé me rappelait la situation dans ma patrie soviétique : le même double langage, la même schizophrénie collective. […] La force de la francité, cette liberté avec laquelle la pensée abordait l’homme, la cité et l’histoire, cette furie intellectuelle française, si peu cartésienne, a cédé la place aux prudentes approches de déminage. Oui, c’est ainsi qu’apparaît, de nos jours, le Français pensant : une intelligence affublée d’innombrables couches de protection et qui tâtonne, se faufile entre les interdits, rampe sur un champ de mines, toute effrayée d’une possible explosion."
A la suite d’Andreï Makine, nous pouvons plaider : "Et si on pouvait se relever et parler à voix haute ?"
L’attaque contre Transmettre
… (évoquée ici) a disparu du site du diocèse de Bayeux-Lisieux, laissant la place à une présentation générique du service de catéchèse.
Henri Védas (merci à CH)
Le tollé du Téléthon : les catholiques peuvent donc se faire entendre
Analyse de la Fondation de Service Politique :
il est significatif que ce soit une prise de parole catholique appelant publiquement à une véritable objection de conscience qui provoque le tollé. La liberté de penser, passe encore, mais celle de dire, d’agir et même de s’abstenir existe-t-elle encore pour les catholiques ?
C’est la preuve en tout cas que l’Église peut encore se faire entendre lorsqu’elle le veut, même au prix d’un procès médiatique. Ce n’est pas le moment de faire machine arrière.
Comment dialoguer avec les musulmans ?
Le pape Benoît XVI a demandé aux catholiques fermeté et humilité dans leur dialogue avec les musulmans, en recevant les évêques allemands. Le pape a relevé que les musulmans "sont attachés avec beaucoup de sérieux à leurs convictions et leurs rites religieux", et que les catholiques doivent savoir manifester leurs croyances avec la même conviction :
"Ils ont droit à notre témoignage ferme et humble pour Jésus-Christ".
"Pour le faire avec force de conviction, de sérieux efforts sont clairement requis. Dans les lieux où vit une forte population musulmane [l’Eglise doit pouvoir compter sur des membres] disponibles disposant de connaissances dans les langues et l’histoire des religions qui les rendent aptes à parler avec les musulmans".
Discuter avec les musulmans "présuppose évidement une connaissance solide de sa propre foi". Autrement dit, le dialogue avec les musulmans ne peut être laissé au premier venu : disponibilité, connaissances sérieuses, témoignage ferme et humble de la foi catholique.
UE : le programme allemand
Le 1er janvier 2007, l’Allemagne prendra les commandes de la présidence tournante de l’UE. Merkel a dévoilé son programme. Au coeur des priorités de l’Allemagne figure la relance du projet constitutionnel. La chancelière précise que ce projet sera réglé "après les élections en France", ce qui oblige en quelque sorte l’électeur français à voter pour un candidat ayant défendu le Non, s’il souhaite que le référendum soit respecté.
La chancelière souhaite créer un ministre européen des affaires étrangères et une armée européenne. En revanche, le gouvernement allemand a réaffirmé son opposition à toute nouvelle candidature d’adhésion à l’UE, en soulignant la nécessité de "renforcer les frontières extérieures de l’Europe". Dans le même temps, Berlin propose de développer une politique de voisinage basée sur une sécurité et un bien-être commun en direction des pays qui ne pourront pas être intégrés.
La sécurité énergétique et la protection du climat constitueront également des thèmes importants. Berlin souhaite s’engager pour une Europe plus sociale. Enfin, Berlin souhaite aménager le partenariat européen avec l’Afrique et favoriser une meilleure coopération européenne en matière de lutte contre le terrorisme.
Féroces avec les faibles, serviles avec les puissants
Dans Présent de samedi, Alain Sanders dénonce cette France des faux culs :
"Un pays où de faux rebelles nous sont donnés comme des résistants. De faux artistes comme des génies. De faux chanteurs comme des ténors et des sopranos. De faux écolos comme des chantres de l’environnement. De fausses stars comme de vraies étoiles. Etc. Quelques exemples ? Si vous voulez. Commençons par Sarkozy, le rouleur de mécaniques, la terreur de Neuilly. On nous le présente comme le premier flic de France, l’homme capable de ramener la loi et l’ordre là où règnent le désordre et l’insécurité. Les événements récents dans les banlieues ethniques ont montré que ce grand méchant mou est surtout un faux dur.
Continuons avec José Bové, le céréale killer donné pour un défenseur du roquefort et des campesinos. Il suffit de soulever ses moustaches et son faux nez pour s’apercevoir que ce véritable agitateur gauchiste est un faux paysan, un faux écolo, un faux héros. […] Et l’on pourrait classer dans la même catégorie les Ruquier, les Ardisson, les Bern, tous pétés de thunes et affichant des positions gauchardes nourries de Libération, de Canard enchaîné et autres Charlie–Hebdo. […] Etc.
Et c’est ainsi, petit à petit, que le pays des héros, des saints, des savants, des missionnaires, des inventeurs, des découvreurs, des Bournazel, des Foucauld, des Lépine, des Cavelier de La Salle, des Corneille, des Forain, des Brassens, est devenu celui de nains artistico-politico-médiatiques. Et l’on voudrait, en plus, que nous débordions d’optimisme ?"
Présent rappelle par ailleurs que, ce week-end, les vrais "rebelles" seront au Bourget, où le quotidien résistant tiendra un stand.
Les Crunchy Cons rejettent le système et non la société
Pour ceux qui ont suivi la controverse entre Philippe Maxence et Yves Daoudal à propos des "Crunchy Cons", la suite du débat se situe ici. Extraits :
"La fonction d’ingénieur poussée jusqu’à sa logique extrême nous a privés de la nature, privés de ce qu’elle avait à nous dire, privés de ce que nous pouvions lui arracher. Comme les professeurs privent nos enfants d’une culture humaine. Comme les boulangers privent nos tables d’une manne civilisatrice. […] Ce ne sont pas les parents qui singent les enseignants et les boulangers. Ce sont les enseignants et les boulangers qui ont fini par singer leur propre métier. Alors, devant cet échec, les parents ont pris la relève. […] Saint-Exupéry nous a dit que l’avion n’était qu’un outil. Il nous a dit également que la terre nous apprenait beaucoup sur nous parce qu’elle nous résistait. Elle résiste comme la mer. Et cette résistance, convertie par l’homme en volonté, devient chez lui une force. […]
La deuxième idée à retenir […] est celle qui insiste sur l’impérieux devoir du chrétien de rester dans la société, d’être soudé à elle, de partager ses espoirs et ses peines. C’est vrai. L’Évangile est, sur ce point, d’une grande clarté. […] Les Crunchy Cons rejettent le système, ses hommes et ses produits. Ils ne rejettent pas la société. D’ailleurs, il serait absurde de vouloir rejeter une société. Le poisson ne rejette pas l’eau dans laquelle il vit. Même les Amish, contrairement aux apparences, ne se retirent pas de l’univers américain : ils l’intègrent à une autre époque. Les Crunchy Cons ne font que se retirer des circuits qu’ils jugent néfastes. S’ils apparaissent parfois marginaux, c’est pour mieux créer d’autres circuits de substitution. Voilà tout. Les créer et en vivre."
Les Facultés libres ont la cote!
C’est Valeurs actuelles qui le dit cette semaine:
En six ans, nous avons doublé le nombre de nos
étudiants : soixante-dix en psychologie et cent trente en philosophie,
confie Michel Boyancé, doyen de l’Institut de philosophie comparée
(IPC). Le cas de cet établissement privé parisien, qui offre à ses
étudiants des débouchés aussi divers que le professorat, les ressources
humaines ou la communication, n’est pas isolé.
Tous ont en commun d’assumer sereinement leur filiation chrétienne. […] Mais si l’enseignement y est prodigué à la lumière
de l’humanisme chrétien, ces facultés libres séduisent bien au-delà des
sorties d’église.
« Nous adaptons au milieu universitaire les méthodes des
grandes écoles : sélection, taille humaine, suivis personnalisés des
élèves, projet professionnel… », résume le directeur de l’Ices,
François Boulètreau.
Les résultats sont là. Les taux de réussite aux examens de 75 à 80 %,
bien supérieurs à ceux du public, s’accompagnent de débouchés
professionnels avoisinant les 80 % dans les six mois suivant
l’obtention du diplôme.
Voilà au moins une bonne nouvelle!
Pierre Nicolas
Union gay légalisée à Mexico
Une loi autorisant l’union homosexuelle a été votée (par 43 voix pour, 5 abstentions et 17 contre) jeudi à Mexico par les élus de la capitale mexicaine, une première dans un pays où l’avortement n’a toujours pas été légalisé. Le texte, baptisé "loi de société de coexistence", ne permettra cependant pas d’adopter un enfant et ne concerne que la ville de Mexico. Seuls des législateurs du Parti d’action nationale du président Vicente Fox et du président élu Felipe Calderon se sont opposés au projet de loi.
Accoyer se dédit
Lahire annonçait hier que Bernard Accoyer s’inquiétait que Le Pen ne puisse avoir ses parrainages. Accoyer a affirmé aujourd’hui qu’il n’avait "jamais envisagé qu’un élu UMP puisse apporter son parrainage à une candidature de Jean-Marie Le Pen" pour la présidentielle :
"Les élus UMP ont, évidemment, vocation à apporter leur parrainage au candidat ou à la candidate soutenu par l’UMP".
Pour Daoudal, tout ceci montre une division au sein de l’UMP, où tout se décide en fonction de la stratégie électoraliste.
Laïcité et famille : les positions de Le Pen et Villiers
La Croix a interrogé Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers sur divers sujets, dont la laïcité et la famille :
La laïcité
Jean-Marie Le Pen :
«Il faut refuser le prosélytisme dans les lieux publics, car c’est à l’islam de s’adapter à la France et pas l’inverse. À l’école, je refuse le voile et l’aménagement général des repas au motif des interdits alimentaires pour quelques-uns. Il faut suspendre le versement d’allocations familiales à toutes les épouses d’un même homme, ce qui encourage la polygamie. Enfin, je m’oppose formellement au financement public direct ou indirect du culte musulman.»Philippe de Villiers :
« La laïcité, c’est la séparation entre le spirituel et le temporel, fondée d’ailleurs par le christianisme [La DSE parle en fait de distinction et non de séparation, ce que Villiers explique juste après. NDMJ], mais ce ne doit pas être une cloison étanche. L’idée de rejeter la religion dans la sphère privée est aussi dangereuse que l’inverse. Il faut maintenir la loi de 1905, même si elle est imparfaite, et dissoudre le CFCM, dont la vocation politico-religieuse ne respecte pas le principe de laïcité. La construction de mosquées, comme celle d’églises ou de synagogues, doit être financée par les fidèles eux-mêmes ; ni par les contribuables, ni par des financements étrangers. Et il faut imposer une charte républicaine afin que l’islam respecte l’égalité hommes-femmes, interdise la polygamie et les mariages forcés. Ce n’est pas à la France de s’adapter à l’islam mais à l’islam de s’adapter à la France. Le danger du développement de l’islam n’est pas pour moi un problème religieux mais politique, car la République recule devant le communautarisme. C’est pour cela que je suis hostile au port du voile dans les lieux publics. »![]()
La famille
Jean-Marie Le Pen :
«Dès la création du Front national en 1972, nous avons défendu l’institution familiale. Certain que la famille est la condition première de l’équilibre social, je propose donc l’instauration d’un salaire parental pour un des deux parents, afin qu’il ou elle puisse se consacrer à la garde et à l’éducation des enfants, et la mise en place d’un statut juridique et social de la mère de famille (retraite, couverture maladie, droit à la formation professionnelle). N’oublions pas qu’une femme sur deux voudrait avoir un enfant supplémentaire ! Je propose aussi la création d’un prêt familial au logement, et de réserver les allocations familiales aux familles françaises, avec un objectif de couverture du coût réel de l’enfant à charge. »Philippe de Villiers :
«La famille, c’est la survie biologique de l’homme. Elle doit être reconnue dans la Constitution et son fondement être le mariage entre un homme et une femme. Je suis opposé au mariage homosexuel défendu par le PS comme à l’union civile proposée à la fois par François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Entendons-nous bien : la liberté de comportement doit être garantie, mais les avantages fiscaux, sociaux et successoraux réservés aux couples mariés. Le pacs est un premier pas vers l’équivalence des droits et je refuse cet engrenage. Encourager une vraie politique familiale, c’est par ailleurs l’instauration d’un revenu parental de 1 000 € net, d’un prêt familial à taux zéro pour l’accession à la propriété et la suppression des droits de succession.»
En attendant les positions pro-vie, les réelles différences restent à trouver et on se demande quelque part pourquoi ces deux politiciens n’unissent pas leurs forces.
Les questions du Diocèse de Fréjus-Toulon sur le Téléthon font du bruit
Libération s’empare de l’affaire, et l’association organisatrice du Téléthon répond de manière dérisoire aux objections éthiques des catholiques : elle agirait "toujours dans le respect de la loi" !
Le diocèse rappelle, lui, que "toute recherche doit obéir à des règles éthiques qui doivent prendre en compte la dignité de la personne humaine, et en particulier considérer que l’embryon n’est pas un simple matériau". Lui répondre que "c’est légal", ce n’est pas répondre.
Messe « traditionnelle » : un sondage pour contrer la désinformation
L’association traditionaliste Paix Liturgique vient de faire réaliser un sondage par l’institut CSA afin de mieux savoir ce que pensent vraiment les catholiques d’une éventuelle "libéralisation" de la Messe dite selon l’ancien rite. Parmi les réponses :
Pensez-vous qu’il soit souhaitable que les catholiques puissent avoir le choix d’assister selon leur sensibilité à la messe traditionnelle en latin avec des chants grégoriens ou à la messe moderne en français ?
Oui : 65 %
Non : 13 %
Cela m’est indifférent : 22 %
Ces chiffres portent sur 55% de l’échantillon sondé : les personnes se déclarant catholiques, pratiquantes ou non.
Si ce sondage visait à faire pression sur les autorités de l’Eglise, il serait déplacé : l’Eglise n’est pas une démocratie, encore moins une "sondo-cratie". Mais il ne s’agit pas de cela : il veut contrer la désinformation selon laquelle une majorité de catholiques serait hostile à une "libéralisation". Paix Liturgique cite Henri Tincq; on pense aussi à ce qu’écrivait Libération samedi dernier :
A l’exception de la minichapelle intégriste de l’abbé Philippe Laguérie […] la main tendue du pape Benoît XVI aux catholiques traditionalistes sème la consternation dans l’Eglise de France.
Le lobby gay et la faiblesse du laïcisme
Interrogé dans l’Homme Nouveau, Thibaud Collin, philosophe et auteur du livre Le mariage gay : les enjeux d’une revendication, affirme :
"Les partisans du mariage gay veulent un renversement de ce qu’ils nomment "l’hétérosexisme". Ils désignent par là, sur le modèle du sexisme et du racisme, une idéologie visant à assurer la domination des hétéros sur les homos. Il y a là une reprise du schéma marxiste dans le but de culpabiliser le sens commun afin de reproduire une révolution anthropologique. Car le soit-disant "hétérosexisme" consiste, en fait, à considérer que l’ordre humain est antérieur au politique, que le champ politique ne peut légiférer sur tout et qu’il a à reconnaître la signification du corps sexué comme origine de la vie humaine et donc par là aussi du social.
On voit ici que l’égalité, comprise comme indifférenciation promouvant un mariage et une filiation neutre, asexuée, est le fer de lance de la revendication et que ce discours, très habilement, touche le discours républicain classique. La République se trouve très démunie contre cette revendication qui lui subtilise son propre vocabulaire. On peut aussi se demander ce qui rend, dès son origine, la République laïque manipulable. Je crois que cette revendication est l’occasion d’une prise de conscience de la faiblesse anthropologique du discours laïque."
Une mosquée contre le patrimoine
La construction d’une grande mosquée à Belfort à quelques pas des fortifications de Vauban crée une polémique. Cette mosquée, qui doit remplacer un “lieu de culte” dans la ville de Jean-Pierre Chevènement, pourra accueillir quelques 1700 personnes sur 2600 m². Bien que classée monument historique, ce qui aurait dù la mettre à l’abri de toute construction risquant d’en gâcher la vue, la vue de la citadelle sera gâchée par un ouvrage de 10 mètres de haut.
Pour obtenir l’aval du ministère de la culture, Jean-Pierre Chevenement a réussi à faire dessaisir l’architecte des Bâtiments de France qui réclamait un délai de 4 mois pour étudier l’impact esthétique que l’immeuble aurait sur le site. Les Belfortains sont d’autant plus mécontents que la municipalité et la région essayaient aussi de faire mettre les fortifications de Belfort sur la liste des oeuvres de Vauban qui font actuellement l’objet d’une demande d’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. La construction de cette mosquée élimine toute chance d’obtenir cette classification.
L’Académie des Beaux Arts a rendu un avis défavorable à la construction de cette mosquée :
"Il ressort des éléments du dossier que, par son implantation dans le champ de visibilité immédiat de l’enceinte fortifiée, et son ampleur, la construction projetée portera inévitablement et définitivement atteinte à l’intégrité historique et esthétique de ce site classé Monument historique en 1923".
La construction d’un stade a été retoquée pour cette raison. Il semble que, lorsqu’il s’agit d’une mosquée, le patrimoine français doit s’écraser. Comme l’identité de la France, oserai-je ajouter.
Victoire des Démocrates aux Etats-Unis : analyses de dirigeants pro-famille
Après les élections de mardi dernier, le site canadien LifeSite a rassemblé les enseignements tirés par plusieurs dirigeants du mouvement pro-famille/pro-vie américain (ici, v.o.). Extraits :
- Gary Bauer, président de la Campaign for Working Families, estime que les Démocrates "méritent 10 sur 10 pour leur choix de candidats. Afin de pouvoir gagner, ils ont présenté
des candidats modérés, dont un grand nombre professaient des valeurs conservatrices, telles que le droit à la vie et le caractère sacré du mariage traditionnel."
Faisant allusion à l’échec des pro-vie dans plusieurs référendums (Californie, Dakota du Sud), il constate que "malheureusement, la question du droit à la vie n’a pas connu ces succès… Le combat pour éradiquer l’esclavage en Amérique a duré des décennies. Celui pour rétablir le droit à la vie prendra aussi longtemps. La cause est juste, et elle doit se poursuivre."
- Le Père Frank Pavone, qui dirige les Prêtres pour la Vie, rejoint cette analyse : "Les Démocrates n’ont pas remporté la majorité au Congrès (et n’auraient pas pu le faire) en s’opposant à la position pro-vie, mais plutôt en ayant suffisamment de candidats qui prétendaient la faire leur." […]
"Culturellement, la tendance nous reste favorable. Tous les indicateurs vont dans notre direction : les sondages sur le soutien à l’avortement; le nombre d’avortements, d’avorteurs et d’avortoirs, qui décline; la forte et nouvelle motivation de nos jeunes militants pro-vie qui savent qu’ils sont des survivants à l’avortement "
Le Père Pavone conclut : "Souvenons-nous que nous n’oeuvrons pas seulement pour la victoire, nous oeuvrons en sachant que la victoire est déjà acquise. La victoire est notre point de départ, parce que Christ est Ressuscité."






