Emmanuel Macron, un président secret qui “parle d’IVG le matin, et d’euthanasie le soir”
Charlotte d’Ornellas sur Europe 1 :
G comme Général Abdallah
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
- Darmanin encore qui, le 14 avril 2022, à la Grande mosquée de Paris où il participait à un repas de fin d’une journée de ramadan, avait ressorti son histoire du « Général Abdallah ». Son intervention mérite un examen précis pour bien comprendre les dispositions d’esprit du ministre : « Avant de venir, j’ai lu une page très jolie sur le général Abdallah, ce général d’Empire, qui ne s’appelait pas Abdallah, qui avait un nom de baron français et qui, pour épouser une musulmane très jolie qu’il avait rencontrée en Égypte s’est converti et a décidé de revenir en France. Et Bonaparte le considérait comme l’un de ses meilleurs généraux. Voilà ce que nous souhaitons tous pour notre pays, que nos histoires, nos cultures se croisent ».
« Avant de venir », comme pour laisser croire que c’est une trouvaille toute récente. En réalité M. Darmanin a déjà servi cette anecdote le 5 février 2022 devant le FORIF (Forum de l’islam de [sic] France)… Mais peut-être M. Darmanin se plaît à se remémorer l’histoire du général Abdallah chaque fois qu’il prévoit de sortir de son ministère?
(Extrait de “Retour sur le fameux général Abdallah de M.Darmanin” – Le 10 mai 2022)
Saint Pierre de Colombier : deux nouvelles décisions de justice favorables à la Famille Missionnaire de Notre Dame et à son projet de construction
Après avoir bénéficié d’un arrêté préfectoral autorisant la reprise des travaux sur le site Notre dame des Neiges à Saint Pierre de Colombier, la Famille Missionnaire de Notre Dame (FMND) vient de bénéficier de deux nouvelles décisions de justice déterminantes en faveur du projet.
Tout d’abord, le recours en référé déposé par les opposants écolo-gauchistes et anticléricaux contre le préfet de l’Ardèche a été rejeté, la caractère urgent n’ayant pas été retenu mais également car il y a peu de doute sur le bien-fondé du fond [source]:
C’est une excellente nouvelle pour plusieurs raisons :
1) Tout d’abord car il s’agit d’un revers judicaire supplémentaire pour les opposants.
Vous pourrez retrouver dans cet article l’ensemble des procédures judiciaires jugées et vous constaterez que le vent judiciaire souffle très favorablement pour le porteur du projet. Depuis le début, le porteur du projet et notre collectif de soutien clament haut et fort que le droit de l’urbanisme et le code de l’environnement ont toujours été respectés. Seul le harcèlement judiciaire et l’occupation illégale du chantier ont permis aux opposants de ralentir le projet.
2) Ensuite, le caractère d’urgence n’ayant pas été retenu par le tribunal, cela signifie que les travaux peuvent se poursuivre en attendant l’étude du dossier sur le fond.
Le porteur du projet écrit à ses amis qu’ils vont “reprendre ces prochains jours les petits articles d’explication que vous pourrez trouver sur notre site internet. Actuellement une entreprise de Burzet (à 5 km de Saint Pierre de Colombier) est en train de parer de pierres le mur de soutènement.”
3) Enfin et surtout, la raison principale du rejet de ce référé est que le tribunal estime estime qu’il n’y a aucun doute sur la légalité de l’arrêté du préfet de l’Ardèche en date du 29 novembre 2022 et qui autorise la Famille Missionnaire de Notre-Dame à reprendre les travaux.
Cela signifie que aucun des deux critères possible pour qu’un recours en référé soit accepté ce qui est un très bon signe pour le jugement sur le fond qui interviendra dans plusieurs mois.
Ensuite, le verdict rendu la semaine dernière par le tribunal administratif de Lyon est encore plus important car il portait sur la contestation pour fraude de la délivrance du permis e construire en 2018. Le tribunal a non seulement écarté toute possibilité de fraude mais a confirmé la validité définitive du dit permis de construire [source].
La Famille Missionnaire de Notre Dame a exprimé sa satisfaction dans un communiqué :
“L’association « Pour l’Avenir de la vallée de la Bourges » avait déposé, le 18 mai 2021, un recours contre le permis de construire du Site Notre Dame des Neiges, prétextant de soi-disant fraudes dans le dossier. L’audience au tribunal administratif de Lyon s’est tenue ce jeudi 2 mars.
Dans son jugement, rendu en ce 17 mars 2023, le tribunal administratif a rejeté cette nouvelle requête de l’association. Le tribunal souligne qu’en « l’absence de tout élément au dossier susceptible d’établir que le pétitionnaire aurait intentionnellement cherché à induire en erreur le service administratif (…), le moyen tiré de l’existence d’une fraude doit être écarté. »
S’agissant de l’erreur au sujet de la situation du projet dans le périmètre du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, le Tribunal estime clairement qu’il ressort des pièces du dossier que « les pièces jointes à la demande de permis de construire permettaient de situer le terrain d’assiette du projet avec précision et, qu’ainsi, le service instructeur était en mesure de le situer au sein du périmètre du parc naturel régional des Monts d’Ardèche, dont le code de l’urbanisme n’impose pas la consultation préalable avant la délivrance d’une autorisation d’urbanisme. »
Il s’agit là de la confirmation sans équivoque que le permis de construire a été instruit de manière parfaitement légale, et qu’il est effectivement définitif.
À toutes fins utiles, la Famille Missionnaire de Notre Dame souligne que, après cette décision de justice, parler de fraude au sujet du permis de construire pourra désormais être qualifié de diffamation.
La Famille Missionnaire de Notre Dame se réjouit de cette décision. Elle tient à exprimer à nouveau sa gratitude à ses avocats, aux nombreux habitants de Saint Pierre de Colombier et de la vallée qui lui témoignent leur sympathie, ainsi qu’à toutes les personnes qui portent ce projet par leur prière et par leur soutien.”
Pour aider à la construction de du site Notre dame des Neiges, c’est ici.
“Le plus dur est de souffrir par l’Église”
Les obsèques de l’abbé Cyril Gordien, décédé d’un cancer à 48 ans, étaient célébrées ce lundi 20 mars à Paris. Extraits de son testament spirituel :
[…]
Je n’ai jamais trahi les convictions qui m’animaient, malgré les persécutions inévitables. J’ai toujours résisté, combattu et lutté quand je sentais que les mensonges, la médiocrité, ou la perversité étaient à l’œuvre. Cela m’a valu des coups reçus et des brimades, mais je ne regrette pas ces combats menés avec conviction. Le plus dur est de souffrir par l’Église.
Le Pape saint Jean-Paul II fut le Pape de ma jeunesse. Je l’ai tellement aimé, dans l’exemple de force et de courage qu’il nous donnait. C’est lui qui m’a communiqué l’enthousiasme de la foi et l’ardeur apostolique. Avec lui, j’ai grandi dans l’amour de l’Église et la fidélité au Magistère. Le témoignage de sa vie donnée jusqu’au bout, dans la souffrance acceptée et offerte, dans la célébration de la Messe malgré les douleurs, m’a bouleversé. C’est toujours sur lui que je m’appuie aujourd’hui pour célébrer la messe. Quand les forces me manquent, quand je suis essoufflé, quand mon corps me fait mal, je lui parle et lui demande : « Très saint Père, donnez-moi votre force et votre courage pour célébrer les saints mystères, comme vous l’avez fait jusqu’au bout dans un don total ». Il fut pour moi le témoin de la joie de la foi et de l’attachement au Christ. Il fut pour moi l’exemple d’un bloc de prière au milieu des tribulations de ce monde. Il fut confronté aux forces du mal, affrontant avec courage ces deux totalitarismes du vingtième siècle qui ont fait des millions de morts. Il a résisté, il a combattu, il a fait tomber le mur de Berlin qui écrasait l’humanité. Saint Jean-Paul II est pour moi un géant de la foi, un saint exceptionnel qui continue de me porter. Je n’oublierai jamais ces moments où j’ai eu la joie de le rencontrer. C’est pourquoi j’ai participé, malgré tous les obstacles, à ses funérailles, à sa béatification puis à sa canonisation.
Le Pape Benoît XVI fut le Pape de mon sacerdoce. J’ai été ordonné le 25 juin 2005, deux mois après son élection. Il m’a porté d’une manière extraordinaire dans les débuts de ma vie de prêtre par la profondeur de ses homélies, par ses analyses pertinentes et prophétiques de notre monde, par ses réflexions lumineuses. L’exemple de son humilité et de sa douceur m’ont beaucoup touché. Il fut un vrai serviteur de Dieu, soucieux d’affermir la foi des fidèles pour le salut des âmes. Il a cherché sans cesse à ouvrir aux hommes l’accès à Dieu. Ce fut un homme de prière, enraciné dans la contemplation du Dieu vivant. Pendant près de dix ans, après sa renonciation, il vécut retiré du monde, mais le portant dans sa prière. Depuis son décès, je l’invoque pour notre Église, en proie à une grave crise. Il est pour moi l’exemple d’une vie donnée au service de la vérité, déployant toute sa grande intelligence pour mettre en lumière, de façon limpide, les plus hautes vérités de la foi. Je me plonge toujours dans ses écrits, ses livres, ses homélies, ses discours avec la joie profonde de celui qui apprend et commence à mieux comprendre. La défense et la transmission de la foi, dans la fidélité à la Tradition, furent son combat de chaque jour. Je puis témoigner du fait qu’il m’a affermi dans la foi. Je demeure toujours bouleversé par son cœur de bon Pasteur, en particulier lorsqu’il écrivit une lettre aux évêques du monde entier, suite aux attaques suscitées par son geste de communion en levant l’excommunication qui pesait sur les quatre évêques de la fraternité saint Pie X. Cette lettre est magnifique, c’est son cœur qui parle. […]
A l’intérieur de l’Église, des loups se sont introduits. Ce sont des prêtres, et même parfois des évêques, qui ne cherchent pas le bien et le salut des âmes, mais qui désirent d’abord la réalisation de leurs propres intérêts, comme la réussite d’une « pseudo-carrière ». Alors ils sont prêts à tout : céder à la pensée dominante, pactiser aves certains lobbies comme les LGBT, renoncer à la doctrine de la vraie foi pour s’adapter à l’air du temps, mentir pour parvenir à leurs fins. J’ai rencontré ce genre de loups déguisés en bons pasteurs, et j’ai souffert par l’Église. Dans les différentes crises que j’ai traversées, je me suis rendu compte que les autorités ne prenaient pas soin des prêtres et les défendaient rarement, prenant fait et cause pour des récriminations de laïcs progressistes en mal de pouvoir et voulant une liturgie plate dans une auto-célébration de l’assemblée. Comme prêtre, pasteur et guide des brebis qui vous sont confiées, si vous décidez de soigner la liturgie pour honorer notre Seigneur et lui rendre un culte véritable, il est peu probable que vous soyez soutenu en haut lieu face aux laïcs qui se plaignent.
Aujourd’hui, je veux offrir mes souffrances pour l’Église, pour ma paroisse, pour les vocations. Toutes les vocations : sacerdotales, religieuses, maritales. Je demande au Seigneur la force de pardonner à ceux qui m’ont persécuté, et le courage d’avancer en portant ces croix de chaque jour. Comme Zachée, pour voir le Christ, il nous faut monter sur un arbre, l’arbre de la Croix. « Stat crux dum volvitur orbis » – « la croix demeure tandis que le monde tourne » : telle est la devise des Chartreux. Au milieu des changements et des troubles de ce monde, demeure plantée sur notre terre de manière stable, comme le signe de notre foi, la croix de notre Sauveur. […]
Comme j’aimerais, au soir de ma vie, m’écrier comme saint Paul : « J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi » (2 Tm 4, 7). Quel est le bon combat à mener en ce monde ? Beaucoup dépensent de l’énergie pour des luttes qui n’en valent pas la peine, comme cette écologie érigée en nouvelle religion, ou cette défense de la cause animale au détriment des hommes. Voyez toute cette énergie dépensée pour des combats menés avec le diable, comme ceux de la culture de mort, de la théorie du genre, du transhumanisme, du wokisme…. Tout cela détourne les personnes de Dieu et leur fait mener de faux combats qui sont ceux du démon.
Le bon combat est celui de la foi : garder la foi et transmettre la foi, dans la fidélité à la tradition de l’Église. Ma foi, aujourd’hui, est celle des patriarches, des prophètes, des apôtres, des saints et des saintes qui nous précèdent et qui nous ont transmis ce trésor de la foi au vrai Dieu. Au long des siècles de l’histoire de l’Église, que de sang versé, de souffrances subies, de persécutions violentes pour protéger et transmettre la foi !
Le bon combat, c’est celui qui consiste à rester fidèle aux promesses de son baptême, à lutter pour demeurer uni au Seigneur Jésus, à vivre en chrétien, à garder ses convictions. C’est un combat de chaque jour, car le démon ne cesse de tenter de nous détourner de Dieu. Le bon combat, c’est celui de la fidélité au Christ, fidélité qui se gagne chaque jour à travers les devoirs de la vie chrétienne : la prière quotidienne, la messe dominicale, la confession régulière, la lutte contre tel ou tel péché qui revient sans cesse. Il y a des chrétiens héroïques qui se battent chaque jour pour terrasser un péché qui empoisonne leur vie. Ces combats de l’ombre, dans les secrets de la vie, sont autant de petites victoires remportées contre le Prince des ténèbres.
Convention des droites contre la légalisation de l’euthanasie
Samedi, Reconquête!, le Mouvement Conservateur et VIA | la voie du peuple tenaient une convention des droites contre la légalisation de l’euthanasie. Voici le programme des 3h de convention qui ont été filmées :
1. Discours de Laurence Trochu, présidente du Mouvement Conservateur pour introduire la journée.
2. Première table ronde : “Euthanasie humaine, un basculement anthropologique inédit.” animée par Thibault Perrin, membre du Mouvement Conservateur. Intervenants :
- Louis-André Richard, professeur de philosophie –
- Nicolas Bauer, juriste
- Jean-Paul Van de Walle, avocat
3. Discours de Jean-Frédéric Poisson.
4. Deuxième table ronde : “Entre euthanasie et soins palliatifs, il faut choisir.” animée par Agnès Marion, collaboratrice de Marion Maréchal. Intervenants :
- Brieuc Le Roy, directeur d’Ehpad
- Jeanne Amourous, infirmière en unité de soins palliatifs
- Francis Jubert, coordonateur d’équipes de soins palliatifs à domicile
- Stéphane Pinard, médecin.
5. Discours de Marion Maréchal, vice-présidente de Reconquête! pour conclure le colloque.
19 mars 1661 : Louis XIV consacre le royaume de France à saint Joseph [Addendum]
De Mgr Le Tourneau sur France catholique :
[…] Les 9 et 10 mars, Louis XIV, après avoir demandé l’avis de deux conseils, prend personnellement la décision de consacrer le royaume à l’époux de la Vierge Marie. L’affaire est menée tambour battant.
Le 12 mars 1661, soit trois jours après avoir pris les rênes du pouvoir, Louis XIV décide de solenniser sans retard le culte de saint Joseph : sa fête sera chômée dans tout le royaume. Les rares évêques qui purent être contactés à temps donnèrent leur accord. Le lendemain, 13 mars, pendant la réunion du Conseil d’En-Haut (le conseil du roi), le roi interdit tout commerce et tout travail tous les 19 mars à partir de 1661. Ce fait est connu et rapporté par les historiens du Grand Siècle.
Consécration du royaume
En parallèle, la cérémonie de consécration du royaume à saint Joseph eut lieu dans l’intimité, dans la chapelle du Louvre, le samedi 19 mars 1661. L’après-midi, après les vêpres, Bossuet célébra les gloires du nouveau protecteur de la patrie, en présence d’Anne d’Autriche, sur le thème « Le Seigneur s’est choisi un homme selon son cœur » (1S 13, 14). Citons, pour conclure, la belle envolée par laquelle se termine ce sermon :
« Joseph a mérité les plus grands honneurs, parce qu’il n’a jamais été touché de l’honneur ; l’Église n’a rien de plus illustre, parce qu’elle n’a rien de plus caché. Je rends grâces au roi d’avoir voulu honorer sa sainte mémoire avec une nouvelle solennité. Fasse le Dieu tout-puissant que toujours il révèle ainsi la vertu cachée ; mais qu’il ne se contente pas de l’honorer dans le ciel, qu’il la chérisse aussi sur la terre. Qu’à l’exemple des rois pieux, il aille quelquefois la forcer dans sa retraite… Si votre Majesté, Madame, inspire au roi ces sages pensées, elle aura pour sa récompense la félicité. »
Addendum 22 mars :
Selon le Frère Maximilien-Marie, cette information est un « pieux bobard ». La France fut bel et bien consacrée à saint Joseph mais plus tard, en 1871, par le comte de Chambord, de jure Henri V.
Abbé de Massia : “par la messe, c’est le Golgotha qui vient à nous”
L’abbé de Massia (FSSP) est interrogé dans L’Appel de Chartres sur son ouvrage sur la théologie du sacrifice. Extraits :
[…] je suis convaincu que la crise doctrinale que nous traversons depuis plusieurs décennies touche de très près la question du sacrifice ; certains perdent de vue l’importance de la vertu de religion dans notre foi, oubliant que le sommet de la vie chrétienne est d’honorer Dieu, de lui rendre hommage, de se reconnaître humble créature devant le Créateur : ce qui se fait justement par le sacrifice et, depuis la Rédemption, par la sainte messe, renouvellement du sacrifice du Christ. La réaction de certains théologiens pendant le confinement (selon lesquels la privation de messe était finalement une bonne chose, et qu’il fallait quitter une vision trop « religieuse » de la foi), les récents débats autour de la place du sacerdoce, du sacré, ou du célibat des prêtres, nous montrent que nous avons là un enjeu crucial de la crise de l’Église. D’où l’importance du thème de nôtre pèlerinage cette année : L’Eucharistie, salut des âmes ! […]
La mort du Christ en croix est un vrai sacrifice, un acte d’hommage que le Christ rend à son Père, et qui compense tous les actes de haine que les hommes ont lancés vers Dieu. Au Golgotha, la bonté de l’amour du Christ vient détruire la malice du péché. Mais tout n’est pas terminé après le sacrifice du Christ, au contraire, tout commence ! Car Dieu, qui nous a créé sans nous, ne nous sauve pas sans nous. Il faut encore que le chrétien dise « oui » à son salut, qu’il s’unisse à la croix du Christ par un acte personnel, volontaire, pour obtenir ce salut mérité par le Christ. C’est la participation personnelle à l’œuvre de la Rédemption, que les protestants ne veulent pas voir ; et c’est toute l’importance de la messe. Car si le sacrifice du Christ est renouvelé devant nos yeux à la messe, c’est pour que nous puissions nous y associer personnellement. Nous n’étions pas là, en l’an 33, au Golgotha ; par la messe, c’est le Golgotha qui vient à nous en l’an 2023. […]
A la messe, il se passe quelque chose de très important. Le chrétien, parce qu’il est une créature, présente son sacrifice à Dieu, le sacrifice personnel de sa semaine, l’acceptation de ses difficultés, l’offrande de ses joies… C’est le moment, essentiel, de l’Offertoire : ce sacrifice est symbolisé par l’offrande du pain et du vin que le prêtre réalise à ce moment. Seulement, ce sacrifice est bien faible, puisqu’il vient d’un homme pécheur : il ne suffit pas, en lui-même, à faire son salut. Mais à la messe, de même que le pain et le vin sont convertis dans le sang et le corps du Christ, de même, et au même moment, le sacrifice de l’homme est converti, assumé dans l’immense sacrifice du Christ : et ainsi, au final, le chrétien offre personnellement le sacrifice du Christ, unique sacrifice agréable à Dieu, et trouve ainsi son salut. Cette vérité essentielle a malheureusement été tragiquement oubliée, avec la modification de l’offertoire dans le Novus Ordo. C’est aussi pour cela que j’ai voulu écrire ce livre : pour rappeler aux chrétiens qu’il faut participer à la messe, et que la seule vraie manière de participer à la messe, c’est d’y venir pour offrir un sacrifice, un culte à Dieu : cela est magnifiquement exprimé dans la messe traditionnelle, et c’est l’une des raisons les plus profondes de notre attachement à cette forme.
Sous Traditionis Custodes, un évêque peut accorder aux fidèles le bénéfice de la messe traditionnelle
L’Union Lex Orandi communique:
« J’étais dans la joie quand on m’a dit ‘’Allons à la maison du Seigneur’’ » Psaume 121
Ce verset du Psaume 121 est répété à deux reprises lors de la messe de Laetare du IVème dimanche de Carême. Ce dimanche 19 mars, il a été chanté avec ferveur à la chapelle des franciscaines de Saint Germain-en-Laye par la communauté des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. Ils sont désormais accueillis de manière stable, suite à une décision de Monseigneur Crépy, Evêque de Versailles, qui confie aux prêtres de la paroisse la mission de célébrer pour eux selon le Missel de 1962.
Cette décision fait suite à plusieurs mois de discussions entre l’Abbé L’Hirondel, Curé de Saint Germain-en-Laye, Monseigneur Marc Boulle, Vicaire Général, Monseigneur Crépy, qui s’est personnellement impliqué pour aboutir à cette solution, avec les représentants de l’association « Saint Germain Hors les Murs », affiliée à l’Union Lex Orandi. L’un des négociateurs de cet accord nous en raconte la genèse :
« Il y avait très longtemps que des demandes étaient faites pour que le motu proprio de Benoît XVI soit appliqué à Saint-Germain-en-Laye. Ces demandes ont toujours rencontré un refus catégorique de l’ancien Evêque Monseigneur Aumônier, qui, tout en étant bienveillant, ne souhaitait probablement pas voir la liturgie traditionnelle s’étendre dans le diocèse. Mais quand l’église de Port-Marly, desservie par l’Institut du Christ-Roi, a été en travaux pendant plus d’un an, la communauté a été accueillie dans une église inoccupée de Saint-Germain-en-Laye. Quand les travaux ont été terminés, un certain nombre de fidèles de Saint-Germain-en-Laye ont renouvelé leur demande, mais nous nous sommes heurtés à un refus catégorique. Nous avons alors voulu manifester notre détermination. Un prêtre a accepté de célébrer une messe un peu clandestine, le dimanche matin, dans une chapelle inoccupée. Quelques semaines plus tard, nous étions plus d’une centaine. Le diocèse s’en est aperçu et a fait fermer les portes de cette chapelle. Et depuis le 21 juin 2020, la messe était célébrée dehors, devant les portes closes. Puis Monseigneur Crépy a été nommé Evêque de Versailles. Nous avons rapidement eu des contacts assez prometteurs. Depuis le 15 octobre 2021, des rencontres régulières ont eu lieu avec les autorités religieuses. Le 9 décembre 2022, Monseigneur Crépy nous recevait et nous invitait à avancer avec confiance pour trouver une solution à cette situation regrettable. Par la suite, la messe de minuit et la messe du jour de Noël dans le rit traditionnel ont été célébrées dans la chapelle des Franciscaines par Monseigneur Boulle, vicaire général, et l’abbé Soulez, vicaire de la paroisse. »
Et près de deux ans après le début de la messe célébrée « hors les murs », une solution a été formellement adoptée le jeudi 15 mars 2023 :
« à partir du dimanche de Laetare, 19 mars 2023, avec l’autorisation de Monseigneur Crépy, évêque de Versailles, une messe traditionnelle sera célébrée les dimanches et fêtes à 11h30 dans la chapelle des Franciscaines, 89 avenue du maréchal Foch à Saint-Germain-en-Laye par les prêtres de la paroisse (suspension des célébrations en juillet et août) pour une période d’évaluation d’un an. Un premier point d’étape sera mené en juin 2023. »
L’association Saint Germain Hors les Murs a publié un communiqué indiquant :
« Que soient vivement remerciés en premier lieu les intercesseurs que nous avons invoqués depuis des mois (en particulier Notre-Dame de Pontmain, Saint Joseph, Saint François de Sales, Saint Louis). Mais aussi tous ceux qui ont permis par leur prière d’abord, par leur action ensuite, de parvenir à ce résultat. Nous tenons à la fois à exprimer notre gratitude aux prêtres qui nous ont soutenus et à ceux qui nous ont entendus. Notre reconnaissance s’exprime tout particulièrement à l’égard de monseigneur Crépy d’avoir autorisé cette célébration dans le contexte difficile que nous connaissons depuis le 16 juin 2021.
Laetare Jerusalem : et conventum facite omnes qui diligitis eam : gaudete cum laetitia, qui in tristitia fuistis: ut exsultetis, et satiemini ab uberibus consolationis vestrae.
Réjouis-toi, Jérusalem ! et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez : soyez dans le bonheur réjouissez-vous avec allégresse vous qui avez été dans la tristesse : vous pouvez bondir de joie et vous rassasier du lait de consolation qui est pour vous. »
Le diocèse a également communiqué sur cette décision en ces termes :
« Depuis plusieurs mois, un dialogue cordial et franc s’est établi entre des représentants des fidèles demandant la célébration de la messe selon l’ancien missel à Saint-Germain-en-Laye, le Père Marc Boulle, vicaire général et délégué de l’évêque sur ce sujet, et le Père Bruno l’Hirondel, curé de la paroisse Saint-Germain. (…) Désireux de trouver un chemin d’apaisement pour mettre fin à une situation ancienne et douloureusement vécue de part et d’autre, nous nous réjouissons de ce signe fort d’unité et de recherche de communion ecclésiale. »
Cette décision est historique à plus d’un titre.
Tout d’abord, elle démontre que, sous le régime de Traditionis Custodes, un Evêque diocésain peut accorder aux fidèles qui le demandent le bénéfice de la messe traditionnelle. Cette démonstration devrait inspirer d’autres Evêques à qui les fidèles adressent la même demande depuis des mois, comme à Paris à la suite de la suppression de plusieurs messes dominicales, ou dans le diocèse de Belley-Ars où la seule messe célébrée a reçu un avis de suppression prochaine de la part de l’Evêque.
Ensuite, elle démontre la nécessité pour les fidèles de s’organiser pour manifester leur détermination. Sans ces messes « clandestines » célébrées depuis près de deux ans, sans la structuration du collectif « Saint Germain Hors les Murs », sans une communication médiatique qui a su attirer l’attention du public sur ces catholiques qui passaient la messe de minuit dehors à Noël, il est à craindre que la situation n’aurait pas eu la même issue.
Enfin, elle démontre que le dialogue porte des fruits quand il est mené entre personnes de bonne volonté. La confiance mutuelle est un pari. Les fidèles auraient pu renoncer à l’annonce d’une célébration dominicale qui exclu les dimanches d’été, ou pour l’exclusivité qui est faite aux prêtres diocésains pour célébrer cette messe. Ils ont au contraire choisi de démontrer leur amour de l’Eglise. Ce dimanche 19 mars, l’assemblée à la chapelle des Franciscaines était plus importante encore que lors de la messe de Noël qui y avait été célébrée avec l’accord de l’Evêque pour la fête de la nativité 2022. Cela est également vrai de la part du clergé et, après que le remplacement de l’ancien curé de Saint Germain-en-Laye et de l’Evêque diocésain aient eu lieu, l’accord bienveillant du nouveau curé et de ses vicaires pour célébrer selon le Missel de 1962, la médiation apaisante de Monseigneur Boulle et la bienveillance paternelle de Monseigneur Crépy ont permis cet accord. Il est, en quelques sortes, un succès posthume de Summorum Pontificum. Nul doute que le Saint Père Benoît XVI, de là où il repose désormais, aura intercédé pour cette heureuse issue.
Juristes pour l’enfance demande au Palais de Tokyo de retirer la toile “Fuck Abstraction”
Juristes pour l’enfance adresse, par la voix de son avocat, un courrier au Palais de Tokyo, au Ministre de la Culture et à la Secrétaire d’Etat chargée de l’enfance, leur demandant que soit retiré de l’exposition consacrée aux oeuvres de Myriam Cahn le tableau intitulé “Fuck Abstraction”, représentant un homme imposant une fellation à un enfant.
L’exposition de cette toile (qui n’est pas caviardée comme ci-dessus) suscite une vive et légitime émotion.
Elle tombe sous le coup de l’article 227-23 du Code pénal.
Il y a quelques jours, le Palais de Tokyo a allégué pour sa justification que, selon Madame Cahn, la victime de ce viol représenté n’était pas un enfant mais un adulte.
En réalité, peu importe les allégations ou même les intentions de l’artiste : elles ne permettent pas d’échapper à la qualification pénale dans la mesure où le plus grand nombre reconnaît bien la représentation d’un enfant dans la figure agenouillée et violée.
Le respect des victimes et de la protection des enfants impose le retrait de cette toile. Ce type de représentation ne permet pas de lutter contre les actes pédo-criminels mais au contraire est susceptible de conforter, voir inciter, des personnes à tendance pédophile à passer à l’acte.
Juristes pour l’Enfance demande au Ministre de la Culture, à la Secrétaire d’Etat chargé de l’enfance, au Palais de Tokyo et à l’artiste de prendre leurs responsabilités dans la lutte contre la pédocriminalité et de retirer sans délai l’oeuvre litigieuse de l’exposition en cours.

Ancien officier de gendarmerie, Alexandre Juving-Brunet fait le bilan après 111 jours passés en détention
Ancien capitaine de gendarmerie, ancien saint-cyrien, candidat à l’élection présidentielle, l’homme âgé de 41 ans avait été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée ». La banque de France lui reprochait son projet du « franc libre » et d’avoir « voulu frapper monnaie », projet qu’il avait lancé à l’été 2022. 4500 personnes avaient souscrit à cette monnaie non autorisée, pour un total de 1,3 million d’euros. Deux jours après être sorti de la maison d’arrêt de Draguignan, Alexandre Juving-Brunet vient d’accorder un entretien au magazine Nexus. Dans cet entretien d’une heure, l’homme – toujours sous contrôle judiciaire – défend notamment d’avoir cherché à « faire basculer l’État français ».
Forum d’échange et de formation en « non-mixité choisie »
Bienvenus chez les cinglés ou chez les jeunes écologistes, qui organisaient ce week-end un forum d’échange et de formation en « non-mixité choisie ».
Les jeunes écologistes organisent ce week-end un forum d’échange et de formation en non-mixité choisie.
Ravie d’avoir pu apporter ma pierre à leur empouvoirement.
Et disons le franchement : ce temps m’a fait du bien à moi aussi ;)#AllezLesFilles pic.twitter.com/30Mjegprrw
— Marine Tondelier (@marinetondelier) March 18, 2023
— Damien Rieu (@DamienRieu) March 19, 2023
Les @Jeunes_Ecolos sont victimes d’attaques transphobes et misogynes suite à un forum en mixité choisie : l’occasion de rappeler l’extrême nécessité de la présence des personnes trans et non-binaires dans l’organisation des luttes féministes !
Soutien ❤️💜💙💚💛🧡
— Marine Tondelier (@marinetondelier) March 19, 2023
Il n’y a pas eu de surmortalité en 2020 due au Covid
Pierre Chaillot, statisticien, a été interrogé dans Valeurs Actuelles, sur le récit officiel cataclysmique qui nous a été conté sur la pandémie : mortalité, tests, vaccins, saturation des hôpitaux, essais cliniques… Extraits :
On ne compare jamais des choux et des carottes. Pour calculer un taux de mortalité, il faut prendre en considération plusieurs choses. D’abord, la population augmente et vieillit. En 2020, on bat le record du nombre de décès total. Inexorablement, ce nombre augmentera chaque année pendant au moins vingt ans, le temps que les baby-boomers décèdent. Ensuite, on ne compare jamais une année par rapport à la seule année précédente. Pourquoi ? Parce qu’en démographie, il y a un phénomène que l’on appelle l’effet moisson : certaines années sont marquées par un hiver rude ou une canicule provoquant une augmentation forte des décès. L’année suivante, le nombre de morts diminue. Tout simplement parce que les personnes fragiles et âgées ont déjà été fauchées, comme après la canicule de 2003. On repère des effets moissons environ tous les deux ou trois ans.
C’est la raison pour laquelle comparer la mortalité de 2020 avec seulement celle de 2019 n’a pas de sens. C’est tout simplement tricher. Et ce n’est d’ailleurs pas la méthodologie habituelle de l’Insee… Lorsque l’on fait son métier de statisticien correctement, que l’on standardise les données, on constate que la mortalité de 2020 est identique à celle de 2015, marquée par un hiver rude et son lot de pathologies saturant les hôpitaux.
Comment comprendre alors le décalage entre les images de services hospitaliers saturés, diffusées en boucle sur les chaînes d’information, et les chiffres déconcertants de l’ATIH révélant même une sous-utilisation des services hospitaliers en 2020 ?
Ces chiffres ont été une surprise pour moi ! J’étais persuadé qu’il y avait eu une saturation hospitalière extrêmement forte au moment du premier confinement. En réalité, ce que nous a appris l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), c’est que l’activité Covid pendant cette période ne représentait que 2 % de l’activité… Pis, il manquait 50 % de patients dans les services par rapport à l’activité habituelle ! Cela s’explique en grande partie par les déprogrammations de soins et d’opérations.
En revanche, il serait faux de dire qu’aucun service n’aurait été saturé. Sitôt la pandémie déclarée, le gouvernement a déclenché le plan Orsan REB, habilitant le 20 février 2020 seulement 38 hôpitaux dits de première ligne sur les 1 500 existant en France, à recevoir des patients estampillés Covid ou à tout le moins en difficulté respiratoire. Fatalement, vous créez un effet entonnoir immédiat ! Il est assez facile d’y envoyer les télés pour faire croire à la saturation de tous les hôpitaux de France.
Vous reconnaissez malgré tout une surmortalité les premières semaines de la pandémie, le Covid aura quand même été une grande faucheuse !
Lorsque vous tombiez malade, les consignes du gouvernement étaient claires : restez chez vous, prenez du Doliprane et si votre état empire, appelez le 15 ! On a empêché les médecins de ville de soigner. Alors les gens sont arrivés dans un état lamentable à l’hôpital. Par ailleurs, dès mai 2020, Santé publique France tire la sonnette d’alarme : il manquait 6 000 patients victimes d’AVC ou de crise cardiaque sur la période du confinement par rapport aux données habituelles. Donc, soit on a affaire à un méchant virus qui guérit les AVC et les crises cardiaques, soit on leur a tant fichu la trouille que les personnes victimes d’accidents cardiaques ont eu peur de se rendre à l’hôpital et sont mortes chez eux…
Quant aux Ehpad, ce qui s’y est passé est absolument scandaleux. On a une surmortalité qui démarre pile au moment de la publication du décret du 23 mars 2020, qui sera rebaptisé décret Rivotril, privilégiant le palliatif. Les ventes de Rivotril augmentent même de 227 % en avril 2020. C’est à cette période que l’AP-HP met en place des groupes d’intervention rapide, permettant à des médecins d’injecter du Rivotril à toute personne âgée présentant de graves difficultés respiratoires, sur la base d’un simple coup de fil et sans prévenir les proches. Il suffit de lire la notice du Vidal pour savoir que ce produit ne doit surtout pas être inoculé en cas d’insuffisance respiratoire, sauf à vouloir accélérer la mort… Finalement toutes les décisions prises se résument en un mot : l’abandon. […]
Selon vos calculs, il n’y a pas eu de surmortalité en 2020 due au Covid. Qu’avez-vous pu constater en 2021, depuis l’apparition des vaccins ?
Il n’y a pas d’hécatombe non plus en 2021, nulle part en Europe. En revanche, en affinant les résultats, on constate des hausses de mortalité suspectes pile au moment des campagnes de vaccination, pour quasi tous les pays et toutes les tranches d’âge. En regardant les données EuroMomo (base européenne de la mortalité), on voit que le nombre de décès des jeunes Européens (tranche d’âge 15-44 ans) est sorti de la moyenne. Ces chiffres sont toujours en ligne, mais il faut savoir les trouver. Le seul constat que l’on peut faire, c’est que les courbes de vaccination et de mortalité se suivent. Mais pour établir un possible lien de causalité, il nous faudrait croiser la date de la vaccination avec celle du décès, données qui existent mais que les autorités refusent de nous livrer malgré nos nombreuses requêtes. […]
Le maire EELV de Lyon rend hommage à la secte de la République
La République sait ce qu’elle doit au Grand Orient de France. Et je mesure combien l'histoire de #Lyon est liée à cet héritage.
Ces valeurs républicaines nous rassemblent et doivent toujours être farouchement défendues. pic.twitter.com/bVdKE98zfg
— Grégory Doucet (@Gregorydoucet) March 17, 2023
A quand la séparation de l’Etat et de la franc-maçonnerie ?
Il pleut suite à la procession des reliques de saint Gaudérique pour implorer la pluie
Quelques heures après la procession à Perpignan des reliques de saint Gaudérique, patron des agriculteurs, afin de faire enfin tomber la pluie, on apprend qu’il a plu dans les Pyrénées-Orientales en 3 heures l’équivalent de 3 semaines de pluies.
Le département est depuis plusieurs semaines en “alerte renforcée” à la sécheresse et subit déjà des restrictions.
Au-delà des précipitations anticipées par Météo France, qui tablaient sur 10 à 15 mm de précipitations sur l’ensemble du week-end, il est tombé 36,8mm de pluie en 24 heures à Perpignan, soit le plus important cumul quotidien depuis le 23 septembre 2022. Il a finalement plu en quelques heures autant d’eau qu’entre janvier et février 2023 cumulés.

En quête d’esprit : Saint Joseph, un patron pour les hommes ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Le Père Philippe de MAISTRE, curé de Saint-André de l’Europe
- Gwenaëlle Foillard, fondatrice de Filles de Roi
- Arnaud BOUTHÉON, coordinateur des Chevaliers de Colomb
Terres de Mission : La bioéthique est-elle encore au service de l’Homme ?
Eglise universelle : 20 leçons de bioéthique
Le développement des sciences et des techniques médicales a fait surgir des questions que nos anciens n’auraient pas imaginées : fécondation in vitro, PMA, GPA, dons d’organes, etc. Bien des consciences s’inquiètent pour savoir si toutes ces techniques restent bien au service de l’homme. L’abbé François Knittel nous présente son livre “Au service de la vie – Vingt leçons de bioéthique”, précieux travail sur ces questions, reposant sur des arguments et des raisonnements rationnels.
Eglise en France : Bilan d’une rencontre traditionalistes -évêques de France
Le 21 février dernier, Philippe Darantière, porte-parole de l’association Lex orandi qui regroupe des associations de défense de la messe romaine traditionnelle était reçu par deux évêques mandatés par Mgr de Moulins-Beaufort , président de la Conférence des Evêques de France. Il nous fait le bilan de cette rencontre durant laquelle semblent s’être confrontées deux conceptions de la communion dans l’Eglise. Pour les uns, la communion est d’abord adhésion à la même foi, pour les autres, participation aux mêmes rassemblements communautaires.
Eglise en Marche : Le stabat mater de Rossini avec l’ensemble Sequentiae
L’ensemble vocal Sequentiae dirigé par Mathieu Bonnin, fort de 25 musiciens professionnels et 30 choristes, s’attache à diffuser la musique sacrée. Sa porte-parole, Cécile, présente le programme de sa prochaine saison qui débutera le 25 mars. Au programme, le Stabat mater de Rossini et le concerto pour violon en mi mineur de Félix Mendelssohn.
Laetare Saint-Germain-en-Laye
Les fidèles de Saint-Germain-en-Laye étaient encore plus nombreux qu’à Noël à la messe traditionnelle célébrée ce dimanche de Laetare à l’église des Franciscaines pour rendre grâce de l’accord qui a été proposé par le diocèse de Versailles.

Grand concours national organisé par la fondation de “la Sauvegarde de l’Art Français”
L’association des Amis de Saint-Martin de Montjavoult, dans l’Oise, a pour projet de remettre sur le plus haut portail de l’Ile-de-France historique une magnifique Vierge à l’Enfant.
Cette association œuvre pour la préservation et le rayonnement de l’église dédicacée à Saint Martin (dédicace historiquement tracée depuis l’an 817, mais certainement très antérieure) et située dans le Vexin Français (l’ancienne Ile-de-France historique et géologique – aujourd’hui dans le 60).
Plus haut édifice religieux de l’ancienne Ile-de-France, son clocher a annoncé à Henri IV, alors stationné à Rouen, la naissance de Louis XIII et l’église est le cadre de la scène « la mariée est noire » dans Rabbi Jacob !
L’association des Amis de Saint Martin participe à un grand concours national organisé par la fondation de “la Sauvegarde de l’Art Français”. Le projet : restaurer une magnifique Vierge à l’Enfant en bois de chêne du XVII ème siècle, puis la mouler et remettre la copie sur le portail de notre église.
Cette œuvre a été admirée par Auguste Rodin :
« ENVIRONS DE MAGNY
Eglise de Montjavoult.
Le portail de cette église est un peu, l’arc de triomphe romain, plus simple, carrément en relief adossé à l’église. Quelle élégance !
La Vierge est dans le tympan, au milieu. L’homme à adoré le germe dans le chêne ; l’incarnation et la maternité, la jeunesse et la fécondité se réunissent en Marie, et nous adorons en elle la Mère et la Vierge en même temps.
Devant cette voussure de l’arc de Montjavoult, je comprends l’éloquence profonde de l’arc. Dans ces cercles retombés sur ces consoles enroulées, il m’apparaît le satellite d’un astre. Les colonnes sur lesquelles il repose apparaissent toujours si noblement ! Tout cela est contourné par une moulure fine comme des tracés grecs. Une frise plus à effet, une danse de plantes, de guirlandes échangées, est au-dessus.
Des corbeaux noirs sont fichés dans la moulure.
Ce n’est pas le Parthénon, c’est la gloire de la beauté française.
On distingue, en approchant, des détails délicieux. La divine Renaissance qui n’avait pas l’idolâtrie de la métropole, faisait aussi beau pour les paysans que pour les rois.
Je suis l’heureux témoin de ces merveilles ; elles me sont familières ; elles accompagnent mes pensées, mes admirations, mes journées.
Et quel effet aussi produisent ces chants qui viennent de l’intérieur pendant que je travaille au-dehors ! Doux comme la belle nature de ce matin. Comme une expression de paisible lenteur.
Harmonies toujours pareilles, concertées par les siècles et grandes comme un style qui ne change pas, qui organisa la vie d’un peuple et la prolonge. Grand peuple français, admirable encore par ses hommes de pensées, par ses artistes véritables qui brillent d’une même lueur que celles de ce soleil couchant !
Ô mon pays, je t’aime parce que j’aime ta flore, ta faune, tes siècles glorieux.
Périras-tu ?… Non… »
Auguste Rodin (1840-1917) – Les Cathédrales de France, La nature française p158-159.
Trois œuvres sont en concours pour tous les Hauts-de-France.
Pour les soutenir, il suffit de voter pour Montjavoult au lien suivant : Allianz France & le Plus Grand Musée de France 2023 – Hauts-de-France – Sauvegarde de l’Art Français (sauvegardeartfrancais.fr)
Le vote se clôture le 21 mars à minuit !

Quatrième dimanche de Carême
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Ce quatrième dimanche de Carême est appelé du premier mot de son Introït Lætare : réjouis-toi. C’est en effet un dimanche de joie au milieu du Carême. C’était jeudi exactement le jour de la mi-carême, mais c’est en ce dimanche que la liturgie marque une pause dans les austérités de ce temps de pénitence en nous faisant entrevoir le but final, la joie de la résurrection, mais en nous rappelant que pour y parvenir il faudra passer par la croix. C’est par le bois de la croix que la joie est venue dans le monde entier, ainsi que le chante une antienne de l’adoration de la croix du Vendredi Saint.
En ce jour on ne chante toujours pas l’Alleluia, ni le Gloria in excelsis Deo, mais on peut jouer de l’orgue et orner l’autel de fleurs, ce qui est interdit les autres dimanches de Carême, et les ornements violets peuvent être remplacés par des ornements roses, si l’église en possède, comme au troisième dimanche de l’Avent.
Ce rose n’est pas seulement une couleur aimable et gaie, c’est celle d’une fleur, la plus belle et la plus odorante de toutes, mais qui a la propriété de pousser sur des épines : encore un rappel de la joie qui nous vient par la croix. Pour marquer l’importance de la croix dans la joie de ce dimanche, la station à Rome se faisait dans la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem au temps où le pape allait, tous les jours de Carême, célébrer la messe dans une des nombreuses églises de Rome. On y vénérait la relique de la vraie Croix apportée par sainte Hélène, et cette basilique était un peu comme une enclave romaine de Jérusalem.
Nous allons voir justement qu’il est beaucoup question de Jérusalem dans les chants de cette messe, et Jérusalem, on le sait, c’est la figure de l’Église. A l’époque où le répertoire grégorien s’est constitué, de nombreux païens recevaient le baptême dans la nuit de Pâques, et en ce dimanche de Lætarel’Église tressaillait de joie à la pensée de tous ces nouveaux enfants qu’elle allait appeler à la vie.
Introït : Lætare
C’est la joie de la Jérusalem nouvelle qu’annonçait le prophète Isaïe dans le passage qui forme le texte de l’Introït.
Lætare Jérusalem, et conventum facite, omnes qui diligitis eam ; gaudete cum lætitia, qui in tristitia fuistis, ut exsultetis, et satiemini ab uberibus consolationis vestræ.
Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans la joie et l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse, afin d’exulter et d’être rassasiés aux mamelles de votre consolation.
La mélodie est évidemment joyeuse et bondissante. Elle se nuance tout juste d’un petit voile pour évoquer la tristesse passée, la croix avant la joie. A la fin elle est empreinte de douceur pour parler de la consolation, avec la belle image des petits enfants rassasiés au sein de leur mère qu’Isaïe développe d’ailleurs un peu plus loin dans un passage célèbre du même chapitre. Le verset de cet Introït est le début du psaume 121, psaume à la gloire de Jérusalem que nous allons retrouver au Graduel et à la Communion.
Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.
Graduel : Lætatus sum
Le texte du Graduel du quatrième dimanche de Carême est tiré du psaume 121, que l’on retrouve à trois reprises dans cette messe, et en particulier la première partie de ce Graduel est formée du premier verset de ce psaume, celui qui accompagnait l’Introït :
Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi: in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : nous irons dans la maison du Seigneur.
La deuxième partie est formée d’un verset de la fin du psaume :
Fiat pax in virtute tua, et abundantia in turribus tuis.
Que la paix vienne dans tes remparts et l’abondance dans tes greniers.
Ce psaume est un des cantiques des ” Montées ” que les Hébreux chantaient en montant à Jérusalem, et ils l’entonnaient en découvrant le Temple, la maison de Dieu. Jérusalem c’est comme toujours la figure de l’Église vers laquelle montent tous ceux qui se préparent au baptême, et nous tous qui nous préparons à renouveler les promesses. C’est la maison de Dieu où nous trouvons la paix et l’abondance. Ce Graduel commence par le même verbe que l’Introït Lætare, se réjouir, et la mélodie est très évidemment très joyeuse. Elle s’élève dès le début dans les hauteurs avec de grands élans enthousiastes puis elle redescend en s’inclinant profondément pour vénérer le nom du Seigneur. La deuxième partie est tout entière une acclamation enthousiaste.
Trait : Qui confidunt
Le Trait du quatrième dimanche de Carême est assez court puisqu’il n’a que deux versets. Ce sont les deux premiers versets du psaume 124, qui est encore un cantique des ” Montées “, et fait encore l’éloge de Jérusalem, figure de l’Église, chantant particulièrement la sécurité qu’on y trouve.
Qui confidunt in Domino, sicut mons Sion : non commovebitur in æternum qui habitat in Jerusalem. Montes in circuitu ejus et Dominus in circuitu populi sui, ex hoc nunc et usque in sæculum.
Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion. Il ne sera jamais ébranlé celui qui habite à Jérusalem. Des montagnes l’entourent : ainsi le Seigneur se tient autour de son peuple, dès maintenant et à jamais.
La mélodie est faite de formules psalmodiques ornées habituelles aux Traits que nous avons déjà rencontrées, notamment dimanche dernier. Mais, au début du deuxième verset, le mot montes, les montagnes, est revêtu d’une mélodie assez particulière avec de grands intervalles qui lui donnent un certain caractère descriptif.
Offertoire : Laudate Dominum
Comme ceux des deux dimanches précédents, l’Offertoire du quatrième dimanche de Carême est un chant de méditation, intérieur et contemplatif, qui est un peu à part dans les chants de cette messe, puisque, c’est le seul où il ne soit pas question de Jérusalem. Il est tiré du psaume 134, cantique de louange au Seigneur pour sa bonté et sa toute puissance, qui se manifesteront particulièrement dans le grand bienfait de la Rédemption.
Laudate Dominum, quia benignus est, psallite nomini ejus, quoniam suavis est : omnia quæcumque voluit fecit in cælo et in terra.
Louez le Seigneur, car il est bon ; chantez un psaume à son nom car il est doux : tout ce qu’il veut il le fait au ciel et sur la terre.
La mélodie est douce et calme, sans grands écarts. Elle prend un caractère plus affirmatif au début de la troisième phrase qui chante la toute-puissance divine.
Communion : Jerusalem quæ ædificatur
Pour la troisième fois au cours de cette messe du quatrième dimanche de Carême, nous trouvons à la Communion le psaume 121, le cantique que les pèlerins d’Israël chantaient en montant vers Jérusalem, et plus précisément dans le verset qui est chanté ici le cri d’admiration de tout le peuple en découvrant les murailles du temple après une longue marche :
Jerusalem, quæ ædificatur ut civitas, cujus particpatio ejus in idipsum : illuc enim ascenderunt tribus, tribus Domini, ad confitendum nomini tuo, Domine.
Jérusalem qui est bâtie comme une cité dont les parties se tiennent entre elles, c’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, pour proclamer votre nom, Seigneur.
On remarquera une fois encore le passage de la troisième à la deuxième personne. Les tribus du Seigneur qui montent vers Jérusalem, ce sont tous les peuples que l’Église voit avec un tressaillement de joie monter vers elle pour y recevoir le baptême. Ils y seront tous unis dans la communion des Saints comme les pierres parfaitement ajustées de la cité sainte. Cette joie de l’Église se traduit par une mélodie ample et enthousiaste mais avec des cadences en demi-ton qui lui donnent en même temps un caractère mystique et contemplatif.
Le Wyoming interdit la pilule abortive
Nouvelle avancée pour le droit des enfants. Le Wyoming est devenu, vendredi 17 mars, le premier Etat américain à interdire la pilule abortive. Le gouverneur de l’Etat, Mark Gordon, a souligné :
“Je crois que toute vie est sacrée et que chaque individu, y compris les enfants à naître, doit être traité avec dignité et compassion”.
Ce dernier a également appelé les législateurs à aller plus loin, en inscrivant une interdiction totale de l’avortement dans la Constitution du Wyoming et en la soumettant au vote des électeurs.
Une décision à est également attendue prochainement au tribunal d’Amarillo, au Texas, où un juge fédéral doit rendre une décision autour d’une éventuelle interdiction au niveau fédéral de la mifépristone (RU 486), la pilule la plus largement utilisée pour les avortement. Ce juge pourrait ordonner qu’elle soit retirée du marché.
Les belles figures de l’Histoire : saint Joseph
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le Père Francisco Dolz, aumônier de la marche Saint-Joseph et directeur du Bon Conseil à Paris :
Fermeture de la nonciature au Nicaragua
Le 17 mars, le chargé d’affaires auprès de la nonciature apostolique au Nicaragua, Mgr Marcel Diouf, a quitté le pays et s’est installé au Costa Rica.
La fermeture du siège diplomatique du Saint-Siège a eu lieu à la suite d’une demande du gouvernement nicaraguayen, datée du 10 mars 2023.
En vertu de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, la garde de la nonciature apostolique et de ses biens a été confiée à la République italienne.
Colloque sur la laïcité au risque de l’Histoire
Le Centre d’Études et de Prospective sur la Science (CEP) tient sa prochaine journée de conférence, ouverte à tous, sur le thème : « La laïcité au risque de l’Histoire ». Elle a lieu samedi 25 mars 2023, au Collège & Lycée polyvalent La Salle Saint-Nicolas, 6 rue Vaudétard, 92132 Issy-les-Moulineaux.
A cette occasion, nous avons interrogé Dominique Tassot, président du CEP :
Qu’est-ce que le CEP ?
Fondé en 1997, le CEP (Centre d’Études de et de Prospective sur la science) se propose de développer une alternative à l’actuelle vision scientiste du monde qui, inspirée par un laïcisme étroit, impose d’étudier la Nature, les sociétés et leur histoire comme si Dieu n’existait pas. Il y a là un préjugé aussi anti-scientifique dans son fondement que stérilisant pour l’intelligence dont le rôle – le mot l’indique – est de tout relier. À l’inverse, le CEP développe une vision chrétienne du monde et défend l’historicité que la pertinence scientifique de la Bible.
Pourquoi ce thème : la laïcité au risque de l’Histoire ?
La laïcité vraie est fondée sur une distinction évangélique qui était d’une nouveauté radicale pour l’Antiquité : rendre ce qui leur est dû à chacun, à Dieu et à César. Elle s’était institutionnalisée avec la christianisation de l’Europe, devenant la doctrine des deux glaives, préservant l’équilibre nécessaire à la société entre l’autorité spirituelle et le pouvoir temporel. Mais depuis 1789, avec l’éviction d’un pouvoir temporel chrétien, nos sociétés déséquilibrées, désormais sans contre-pouvoir, dérivent à petits pas vers une tyrannie étendue aux intelligences (dont l’endoctrinement scolaire) et même aux corps (ainsi l’obligation vaccinale). Il était donc nécessaire de faire le point et, pour cela, de se reporter à l’Histoire longue.
Qui sont vos différents intervenants ?
C’est Philippe Prévost qui ouvrira la journée. Juriste et historien, bien connu par ses livres sur le Ralliement et sur la Condamnation de l’Action Française, il parlera sur « saine et fausse laïcité de Jésus-Christ à la constitution civile du clergé ».
Puis Gérard Conio, fin connaisseur des divers pays slaves où il a enseigné la littérature française, nous donnera une conférence sur « le pouvoir politique et l’Eglise en Russie des origines à nos jours ». Avec les événements en cours autour de l’Ukraine, bien comprendre cette question devient d’une actualité brûlante.
Stanislas Berton, dont les essais sur l’Homme et la Cité sont déjà connus des lecteurs du Salon Beige, analysera ce qu’il en est de la laïcité contemporaine qui, s’étant arrogé les deux glaives, impose sans le dire (voire en le disant, comme le fait Vincent Peillon) une fausse religion. Son titre : « la laïcité républicaine une nouvelle religion d’État ».
Mais, selon le vers de Victor Hugo, « l’avenir n’est à personne l’avenir est à Dieu ». Si les événements nous paraissent l’œuvre des hommes, ils sont aussi le langage dont Dieu se sert pour nous parler. Aujourd’hui, Jésus-Christ règne par les châtiments du à son éviction des gouvernements puisque nos constitutions, en particulier, interdisent les bienfaits que la reconnaissance de sa royauté pourrait apporter. Avec sa conférence « la laïcité face aux dates de l’Histoire », Dominique Tassot, président du CEP, montrera que la chronologie des événements – souvent au jour près ! – démontre indiscutablement ce doigt de Dieu.
Lieu : Lycée La Salle Saint-Nicolas, 6 rue Vaudétard, 92132 Issy-les-Moulineaux, de 9 h 30 à 17 h. (métro Corentin-Celton). Durant la journée, dédicace de leurs livres par les conférenciers ; accès à la librairie : livres, revues, enregistrements audio et vidéo. Déjeuner possible sur place, sur inscription.
Conférences prévues durant cette journée :
- Saine et fausse laïcité, de Jésus-Christ à la Constitution civile du clergé (Philippe Prévost)
- Le pouvoir politique et l’Église en Russie, des origines à nos jours (Gérard Conio)
- La laïcité républicaine : une nouvelle religion d’État (Stanislas Berton)
- La laïcité face aux dates de l’Histoire (Dominique Tassot)
Programme détaillé sur le site Internet du CEP : http://le-cep.org.
Formulaire d’inscription à remplir en ligne ou à imprimer et renvoyer à l’adresse indiquée, accompagné du règlement correspondant à vos choix (inscription et déjeuner sur place en option).
Des seringues d’or
Jean-Claude Martinez, professeur agrégé de droit public et de sciences politiques, a été vingt-deux ans député national et européen (FN). Il vient de publier Euthanasie, stade suprême du macronisme, qui n’est que la reprise à peu de paragraphes près de son ouvrage paru en 2013, Euthanasie, stade suprême du capitalisme, dont nous avions parlé. Sur un ton caustique, Jean-Claude Martinez souligne qu’il est temps pour les gestionnaires qui nous gouvernent d’ouvrir le filon en or des euthanasies possibles. Et cela est urgent pour l’équilibre budgétaire imposé par l’Union Européenne :
C’est simple comme une règle de trois. Aujourd’hui, sans piquer, sauf discrètement quand la famille a le dos tourné, on compte six cent cinquante mille Français mourant bon an mal an. Soit 22000 euros de droits de succession que chaque mourant rapporte en moyenne annuelle dans les caisses de l’Etat. Avec l’euthanasie légalisée, les médias poussant à la consommation et les pharisianismes compassions déferlant des Ehpad aux hôpitaux, évidemment, les soins interruptions cont remplacer les palliatifs et les seringues d’amour vont être accessoirement aussi d’or ! Qui serait contre ?
Aux âmes, insurgés !
25 Janvier 1800, Bretagne, Morbihan. Le pèlerin, de retour en Bretagne, découvre que sa chapelle n’est plus que ruine… laisser vous guider par son histoire, en passant par la Révolte, puis le Pardon. Et plonger au cœur des guerres de Vendée et de la chouannerie !
Un député RN demande le rapatriement des dépouilles de nos héros de Dien Bien Phu
Selon le député RN, Franck Giletti, des travaux d’extension de l’aéroport situé sur le site historique de Dien Bien Phu menacerait les dépouilles des soldats français et coloniaux morts au combat. Extrait de son interview dans Valeurs actuelles :
Les travaux pour l’extension de l’aéroport de Dien Bien Phû vont prochainement débuter sur le site même de la bataille. Des personnes travaillant sur place et au fait de ce sujet m’ont mis au courant. Ces travaux vont menacer les dépouilles de nos soldats. Je ne veux pas que ces soldats soient oubliés une seconde fois. Nous leur devons une dernière demeure. J’interpelle le gouvernement, car je veux que tout soit mis en œuvre pour donner une sépulture à nos morts (…) Ce lieu est chargé d’émotion et de symboles. C’est une page de notre histoire moderne qui s’est déroulée là-bas. Ce qui m’intéresse, c’est de faire en sorte que les dépouilles de ces soldats français soient ramenées. Elles courent le risque de finir dans des fosses communes (…)
Un soldat français, c’est sacré. Lors de cette bataille, ils ont combattu dans des conditions héroïques. On se doit de perpétuer leur mémoire et de leur construire une sépulture digne de leur sacrifice. La France s’honorerait en protégeant la mémoire de ses Anciens (…)
Je vais alerter le ministère des Armées et le Quai d’Orsay. Je compte faire remonter ce problème au plus haut sommet de l’État, à l’Élysée (…) La France pourrait prendre la décision commune avec le gouvernement vietnamien de trouver une solution pour rapatrier ces dépouilles. Ça ne demande pas des moyens colossaux, juste une action politique qui serait tout à l’honneur de notre pays. 70 ans après, cela serait une bonne occasion de renforcer notre amitié (…)
Pour ce qui est du rapatriement en France, je pense que les dépouilles de nos défunts soldats pourraient être accueillies à Fréjus (Var), au mémorial des guerres d’Indochine. C’est un bel endroit de mémoire où repose leur chef, le général Bigeard. C’est un lieu symbolique où ils pourront retrouver leurs frères d’armes.
Que va-t-il se passer après le 49-3 ?
Georges Malbrunot, grand reporter pour Le Figaro, semble avoir la réponse. Dans un tweet publié le 28 novembre 2022, il annonçait :
Analyse d'un service de renseignements français: "En 2023, Macron fera passer la réforme des retraites en recourant au 49-3 puis il dissoudra l'assemblée. Il démissionnerait ensuite, faute de majorité. Ce qui lui permet de se représenter dans la foulée ou au scrutin suivant". pic.twitter.com/2DhyYAs2gx
— Georges Malbrunot (@Malbrunot) November 28, 2022
Ce recours au 49-3 était-il donc calculé ?
- Le 22 novembre 2022, Olivier Dussopt déclarait : “je ne souhaite pas que le 49-3 soit utilisé.”
- Le 2 février 2023, Elisabeth Borne : “je n’envisage pas l’hypothèse d’un 49-3”
- Le 12 mars 2023, Olivier Véran s’exprimait : “Nous ne voulons pas du 49-3”
- Le 13 mars 2023, Gabriel Attal y allait de la même petite musique : “Je ne vois pas pourquoi il faudrait utiliser le 49-3”
Emmanuel Macron s’était fermement opposé le 25 avril 2019, lors d’une conférence de presse à l’issue du Grand débat national, au report de l’âge légal d’accès à la retraite. Il avait alors jugé le report à 64 ans “hypocrite” et contraire à ses engagements. Interrogé par une journaliste sur son intention de “faire travailler davantage”, Emmanuel Macron assurait :
“On [les Français, NDLR] travaille moins sur une vie entière et on travaille moins rapporté à l’année. Toutes les études économiques le montrent, le différentiel que nous avons de création de richesses et donc de revenus pour nos concitoyens est lié à ce travail en moins”.
L’en-même-temps, c’est soit une preuve d’incompétence, soit un calcul très réfléchi afin de faire monter l’exaspération du peuple et des parlementaires, ce qui permettrait d’arriver à une situation ingouvernable, soit par la rue, où l’extrême-gauche se déchaîne, soit par le vote d’une motion de censure. La suite lundi ?
Mon tweet du 28-11-2002. Analyse d'un service de renseignements français: "En 2023, Macron fera passer la réforme des retraites en recourant au 49-3 puis il dissoudra l'assemblée. Il démissionnerait ensuite faute de majorité pour se représenter ds la foulée ou au scrutin suivant" pic.twitter.com/cIs1MModuV
— Georges Malbrunot (@Malbrunot) March 17, 2023
(Merci à PdF)
Des théologiens à rebours de l’enseignement de l’Eglise
Delphine Collin, Doctorante en théologie morale, alerte dans La Nef à propos d’un livre promu par l’Académie pontificale pour la vie défendant une doctrine en contradiction avec l’enseignement de l’Église, sur la contraception notamment, sans réaction aucune de Rome :
Le 1er juillet 2022 a été édité le livre Etica teologica della vita aux bons soins de Mgr Paglia, actuel président de l’Académie Pontificale pour la Vie. Ce livre rassemble les actes d’un séminaire tenu du 30 octobre au 1er novembre 2021 à Rome et promu par cette même Académie. Ce séminaire d’étude réfléchissait à partir d’un texte de base (TB) élaboré par un groupe de théologiens, pour la plupart nommés dernièrement par le pape François membres de l’Académie pontificale pour la vie : Carlo Casalone, Maurizio Chiodi, Roberto Dell’ Oro, Pier Davide Guenzi, Anne-Marie Pelletier, Pierangelo Sequeri, Marie-Jo Thiel et Alain Thomasset. Mgr Bordeyne, président de l’Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les Sciences du mariage et de la famille depuis le 1er septembre 2021, apporte des observations finales.
Or, avant l’élaboration de ce texte de base, ces théologiens sont connus pour soutenir la licéité morale des actes sexuels contraceptifs, de la procréation médicalement assistée (PMA) homologue et des unions homosexuelles stables. Il n’est donc pas surprenant, même si c’est très grave, que ce texte de base justifie les actes sexuels contraceptifs en mettant sur le même plan le recours aux méthodes naturelles et les moyens contraceptifs :
« Il existe des situations dans lesquelles deux conjoints, qui ont décidé ou décideront d’accueillir des enfants, peuvent faire un sage discernement dans le cas concret, qui sans contredire leur ouverture à la vie, à ce moment-là, ne la prévoit pas. Le choix sage sera fait en évaluant de manière appropriée toutes les techniques possibles en fonction de leur situation spécifique et en excluant évidemment celles abortives ».
Leur réflexion part d’une prémisse vraie – la paternité responsable –, et dont tient compte le Magistère authentique, pour aboutir à une conclusion fausse et rejetée par ce même Magistère : user des techniques contraceptives peut être un « choix sage en fonction d’une situation spécifique ». En effet, lorsque les époux ont de « sérieux motifs » (Humanae vitae 16) pour décider « d’éviter temporairement ou même pour un temps indéterminé une nouvelle naissance » (HV 10), leur intention de ne pas procréer est moralement droite. Pour autant, les époux ne peuvent user des moyens contraceptifs pour la raison que « l’homme ne peut rompre de son initiative le lien indissoluble que Dieu a voulu entre les deux significations de l’acte conjugal : union et procréation » (HV 12). Voilà le précepte clef de la morale sexuelle, précepte qui provient de l’intention du Créateur. Par voie de conséquence, si ce précepte est mis en cause, la morale de l’Église sur le mariage et l’union charnelle s’écroule et les conséquences sont très nombreuses.
L’oubli de l’objet
Mais ces théologiens ne tiennent compte que de l’intention du sujet et de l’appréciation des circonstances, et omettent de considérer la malice de l’objet de l’acte sexuel contraceptif, en l’occurrence la mise à l’écart volontaire de la dimension procréative inscrite par Dieu dans la nature de l’acte conjugal. Ainsi le « sage discernement » d’espacer les naissances devient le « choix sage » d’user éventuellement de la contraception, alors que Paul VI avait rappelé que des raisons « honnêtes et sérieuses » ne pouvaient jamais rendre licite « l’usage des moyens directement contraires à la fécondation » (HV 16). Pour réguler les naissances, s’unir charnellement aux seules périodes infertiles de la femme, donc renoncer à s’unir, par la maîtrise de soi, durant les périodes fertiles, est le seul moyen honnête. Sans vergogne, ces théologiens s’opposent donc au Catéchisme de l’Église catholique selon lequel « est intrinsèquement mauvaise toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation » (CEC 2370), et à l’enseignement constant de l’Église concernant la malice de l’acte sexuel contraceptif.
Cependant, comme ces théologiens présentent comme « un choix sage en fonction d’une situation spécifique les techniques contraceptives non-abortives », il faut considérer sans angélisme en quoi elles consistent vraiment. Les deux moyens les plus utilisés dans le monde étant la pilule et le préservatif. Qu’on suggère d’admettre la licéité morale de la pilule est une aberration sur le seul plan de la santé. Neuf experts internationaux (médecins et spécialistes en méthodes naturelles) ont averti par une lettre ouverte à l’Académie pontificale pour la vie que « remettre en cause aujourd’hui l’application pastorale d’Humanae vitae […] pourrait conduire à l’un des plus grands scandales de santé publique de tous les temps, car cela affecterait la santé de millions de femmes. D’un autre côté, ce serait une victoire sans précédent pour l’industrie pharmaceutique ». Il est désormais bien connu que « les contraceptifs oraux augmentent le risque d’infarctus du myocarde et d’AVC de 60 %, et le risque du cancer du sein à une échelle pandémique ». De plus, ces hormones synthétiques accroissent le risque de dépression et tentatives de suicides et réduisent le désir sexuel féminin. Aujourd’hui, on fait grand cas dans l’Église du souci écologique. A fortiori les femmes attendent que leur intégrité corporelle soit défendue par l’Église.
Une contraception abortive
Plus gravement, même si c’est déjà un mal objectif de nuire à la santé d’autrui, toutes les pilules ordinaires (oestroprogestatives et microprogestatives) ont, parmi leurs mécanismes d’action, l’élimination précoce des embryons en empêchant leur implantation. [Lire la suite]
Qui est vraiment saint Joseph ?
Que sait-on du père adoptif de Jésus ? Comment prier saint Joseph ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence les abbés de Tanouärn et Célier, le père Danziec et Jeanne Smits.



