De la gouvernance dans l’Eglise
La dernière chronique du Glaive de la Colombe, fruit de cinq ans de rumination sur les méfaits des ressources humaines dans l’Eglise, s’attaque au management au sein e l’Eglise. Extrait :
[…] La gouvernance que nous dénonçons dans l’Eglise est contraire à l’esprit apostolique du gouvernement. Elle peut cependant séduire des catholiques bien intentionnés, notamment dans la mouvance charismatique, liée historiquement au Pentecôtisme américain, et sociologiquement au milieu des affaires. Quoi qu’il en soit, l’Eglise reposant, comme la famille, sur des principes « de vérité, de mansuétude et de justice », il n’est pas surprenant de la voir désarmée de prime abord face à l’esprit managérial, par nature dissimulateur et manipulateur. Les fidèles, bénévoles ou salariés, tendent déjà par eux-mêmes à se dévouer plus que de mesure, pour l’amour de Dieu. Le respect accordé spontanément au clergé et une conception mal éclairée de l’obéissance les entretiennent également dans une docilité souvent excessive vis-à-vis d’un supérieur ecclésiastique. N’étant pas chargé de famille, celui-ci peut quant à lui ne pas avoir toujours conscience des contraintes matérielles ou personnelles de ses subordonnés. S’il s’agit de ses fidèles, les distinctions entre salariat et bénévolat, for interne et for externe risquent par ailleurs de s’estomper. Entre gens de bonne volonté et conscients de leurs faiblesses, on peut espérer que les frictions relationnelles du quotidien comme les réelles injustices se règlent aussi bien que possible par le bon sens, éclairé par la doctrine sociale et le droit, purifié par la prière et les sacrements. On voit mal en revanche cet équilibre subtil se maintenir entre un leader inspiré on ne sait trop par quoi et les amas de terre glaise auxquels il réduit inconsciemment ses frères par la kabbale managériale. Il en est ainsi des meilleures institutions : elles n’échappent pas à la corruption lorsqu’un esprit pervers en prend le contrôle. Emprise et abus d’autorité ne sont pas plus systémiques dans l’Eglise que dans l’Etat, et même plutôt moins : c’est la part d’obscurité des hommes qui incarnent ces institutions qui en est la cause.
Compte tenu de ses fondements sulfureux, l’esprit managérial devait faire davantage souffrir l’Eglise et ses membres, plus particulièrement les âmes sacerdotales et consacrées. Se vouant à l’amour de Dieu et du prochain, ces serviteurs inutiles et défaillants ne peuvent adopter sans violence la logique managériale d’efficience par la robotisation de l’homme. Ainsi, le lien personnel, conçu traditionnellement par analogie avec le corps humain ou la famille, se raidit-il en devenant artificiel. C’est sensiblement le cas de la paternité spirituelle sensée unir l’Evêque, ou le Supérieur de communauté, avec son clergé. Quel père digne de ce nom resterait-il insensible à la souffrance de ses enfants comme le sont bien des Ordinaires vis-à-vis de la détresse matérielle ou personnelle de leurs subordonnés, quand ils n’en sont pas à l’origine ? Face à une hiérarchie maltraitante, le clerc, assimilé assez étrangement à un travailleur indépendant, ne dispose pas des mêmes protections sociales que le salarié, notamment contre le harcèlement. Dans ce domaine, l’Eglise managériale ne manque pas de ressources : report d’ordination, refus de prolongation d’études, retard de remboursements professionnels, nomination inappropriée, logement insalubre, destitution arbitraire voire infamante etc. Si le golem venait à se souvenir de ses droits et prendre un conseiller canonique, on ne manquerait pas de culpabiliser ce fils ingrat poursuivant celui qui l’aura élevé au sacerdoce et entretenu.
Si l’esprit managérial infiltré dans l’Eglise torture particulièrement les âmes sacerdotales, il ne se contente pas de les malmener de l’extérieur, mais tord profondément celles qui s’exposent à lui imprudemment. Sous l’effet de la « managérialisation » universelle, tout n’est plus que processus et mouvement : le monde ne connaît plus le repos. L’individu n’est plus qu’un ensemble de compétences qui doit s’adapter au système finalisé en étant toujours plus fluide. De même, dans l’Eglise managériale, les prêtres sont gagnés par l’activisme « missionnaire » jusqu’à l’épuisement : oubliant que sainte Thérèse de Lisieux devint sainte patronne des missions sans jamais quitter son Carmel, ils perdent le sens de la contemplation et du repos spirituel. Et pour bien des gouvernances diocésaines, seuls les prêtres de paroisse sont vraiment « utiles », notamment par l’argent qu’ils rapportent. Les autres, comme les ermites, sont suspectés d’égoïsme ou de paresse.
Mais si l’esprit managérial est particulièrement nocif, c’est dans le rapport à la vérité qu’il fausse, ce qui ne peut être que préjudiciable pour des âmes consacrées à la Vérité incarnée. En effet, comment des prêtres conserveraient-ils un jugement droit en s’imprégnant de principes contraires à la foi et à la morale catholiques ? Le plus troublant est que cette « conversion managériale » puisse coexister avec de réelles qualités sacerdotales et une parfaite bonne conscience comme chez ce prêtre promoteur du management pastoral qui affirmait innocemment que le modèle du manager existait dans l’Evangile…en Judas. Quitte à prendre pour modèle un traître, nous lui préférons saint Pierre qui nous a transmis l’exemple du pasteur catholique et de l’anti-manager (Saint Pierre 1, V, 1-5).
L’attachement à la messe traditionnelle n’est pas une simple mode
De Paix Liturgique :
Le mois de mai, le Mois de Marie, apporte de bonne nouvelles sur la vitalité de la liturgie traditionnelle en période Traditionis custodes.
Dans La Croix du 25 mai, un article de Matthieu Lasserre, « Messe “tradi” : un rite qui attire les jeunes catholiques », commente un sondage fait sur un échantillon de 4000 jeunes catholiques s’apprêtant à se rendre aux JMJ de Lisbonne. Parmi eux, dont 75% vont à la messe tous les dimanches, 24% plusieurs fois par semaine, et qui sont donc ces jeunes motivés qui fréquentent aujourd’hui les églises, 38% apprécient « la messe en latin », et pour 8% c’est même leur messe préférée.
C’est ce qui se répète d’ailleurs dans les évêchés de France. On sait que l’archevêque de Paris et nombre de ses pairs avouent – s’étonnent – que « les jeunes aiment la messe tradi ».
Je le relevais il y a quinze jours : lors du colloque des 10 et 11 mai à Paris, à Saint-Honoré d’Eylau, organisé par le SNPLS – Service national pour la pastorale liturgique et sacramentelle – pour l’étude de Desiderio desideravi, la lettre apostolique du Pape François sur « la formation liturgique du peuple de Dieu », Mgr Viola, Secrétaire du Dicastère du Culte divin, s’est vu poser des questions qui reflétaient les préoccupations de participants, tous acteurs laïcs ou clercs de la liturgie nouvelle : « Je suis aumônier pour les étudiants. Je constate que beaucoup parmi eux tombent sous le charme de la forme extraordinaire » ; ou encore : « Un nombre croissant de jeunes semblent attirés par la liturgie dite tridentine, y compris parmi les séminaristes et les jeunes prêtres.
Tout cela confirmé de manière éclatante par l’extraordinaire succès du pèlerinage de Chrétienté à Chartres, chaque année plus suivi, et où cette année l’affluence des jeunes pèlerins – 50% ont moins de vingt ans – a été telle que les organisateurs ont dû clore les inscriptions dès le 19 mai.
Du coup, Gabrielle Cluzel s’amusait à faire dire, dans un article du Boulevard Voltairedu 24 mai, aux bons apôtres qui, fort de Traditionis custodes, spéculaient sur la mort annoncée de la liturgie traditionnelle : « Dans les fidèles de la messe tridentine, nous avons cru voir un EHPAD, c’était en fait une pouponnière ».
Aux questions qui lui étaient posées sur le sujet, Mgr Viola a certes répondu. Si l’on peut appeler ça répondre. D’abord avec le poncif habituel, méprisant : « Je pense que les jeunes, et aussi les moins jeunes, nous vivons un grand moment de désorientation. Nous avons besoin de choses sûres, de règles, de normes, qui semblent nous rassurer ». Et puis avec la rengaine : « La question est de faire comprendre ce qu’est la liturgie. Dès lors que nous l’avons compris beaucoup de questions disparaissent ». Faire comprendre, expliquer. Sauf qu’il y a 60 ans qu’on nous explique ce qu’est la merveilleuse liturgie nouvelle et pourquoi elle est merveilleuse. Tant elle que les nouveautés conciliaires ont été expliquées, expliquées, expliquées. Eh bien, les vieux n’ont toujours pas compris, et même pour la plupart, ils sont partis sur la pointe de pieds. Quant aux jeunes, ils ont apparemment trop bien compris ce que valait la marchandise, et ils s’en détournent pour aller vers des valeurs sûres.
Prions la Sainte Vierge en ce beau mois de mai. Prions-la pour la restauration de l’ordre liturgique dans l’Église, et dans le moment présent pour qu’au moins la prière liturgique romaine pure de toute erreur bénéficie d’une entière liberté. […]
Comme l’indiquait l’abbé Matthieu Raffray dans son homélie de dimanche lors du pèlerinage de Chartres :
« Notre attachement à la messe de toujours et à la doctrine immuable de l’Église est TOTAL et il est RADICAL parce que c’est le meilleur service, le plus grand signe d’AMOUR que nous pouvons rendre au monde et à l’Église ! »
Louis de Lestang, directeur des pèlerins de l’association Notre-Dame de Chrétienté :
📹 L'attractivité de ce pèlerinage c'est notre TRADITION liturgique, doctrinale et spirituelle !
⛪ Nous sommes si fiers de recevoir ces milliers de pèlerins de Chrétienté qui marchent vers Notre-Dame de #Chartres.#NDC2023 #Pentecôte pic.twitter.com/dfG8wBjlsB
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) May 28, 2023
Bonne fête de Sainte Jeanne d’Arc
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– Maître Pierre, où serai-je ce soir ?
– N’avez-vous pas bonne espérance en Dieu ?
– Oh ! oui ; et par la grâce de Dieu je serai en paradis.
Ce dernier dialogue de Jeanne, qui intervient avant que Jeanne reçoive pour la dernière fois l’Eucharistie juste avant son départ pour le bûcher, ne fait-il pas écho à un autre dernier dialogue que nous rapporte saint Luc : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
L’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc souhaite aux lecteurs du Salon Beige une très belle fête de sainte Jeanne d’Arc.
Plusieurs événements se produiront début juin en France pour célébrer, honorer ou prier Jeanne d’Arc, dont l’association se fait l’écho et dont vous trouverez le détail sur le site dédié au 6e centenaire de Jeanne : https://jeannedarc600.fr/evenements-2023/
– Fêtes Johanniques à Reims les 3 et 4 juin.
– Pèlerinage à Vivières (Aisne) en l’honneur de sainte Clotilde et de sainte Jeanne d’Arc le 4 juin.
– Célébrations à Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher) le 4 juin.
Nous espérons vous y retrouver nombreux !
Pourquoi la Turquie a encore choisi Erdogan
D’Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon beige :
Comme le laissaient prévoir les résultats du premier tour, Erdogan a remporté l’élection présidentielle turque. Avec 52% des voix sa marge est étroite mais le succès est là et le sultan est au pouvoir pour cinq ans de plus.
Cette victoire a surpris de nombreux observateurs en particulier les médias occidentaux qui avaient multiplié les prévisions favorables à l’adversaire d’Erdogan, Kemal Kiliçdaroglu pour qui ils avaient pris fait et cause.
Il est vrai que les obstacles s’étaient accumulés sur la route du président sortant. L’économie turque est ainsi dans une situation plus que précaire avec une inflation galopante qui a même frôlé les 90% l’an passé. Le pouvoir d’achat de la population s’en est durement ressenti, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.
Le tremblement de terre du 6 février dernier, qui a tué au moins 50 000 personnes, a révélé de très nombreuses carences. Les normes anti-sismiques étaient bafouées dans de nombreux immeubles qui se sont effondrés. Les permis de construire avaient été cependant accordés, corruption oblige. Les secours sont intervenus tard et mal, aggravant le nombre de victimes coincées sous les décombres. Et, pour l’anecdote, le Croissant Rouge, censé distribuer des tentes aux sans-abris, les a vendus le plus tranquillement du monde.
La colère qui est alors montée dans le pays aurait pu balayer Erdogan. Mais c’était compter sans la personnalité de son adversaire. Il avait pourtant réussi à unir l’opposition réunissant des libéraux, des socialistes, des anciens amis d’Erdogan, certains nationalistes islamistes, les Alévis et les Kurdes.
Ce sont ces deux derniers groupes qui ont peut-être fait basculer le scrutin. En soutenant bruyamment Kiliçdaroglu, les Kurdes ne lui ont pas rendu service. Honnis par une bonne partie de la population sunnite, largement majoritaire dans le pays, les Kurdes ont certes apporté l’écrasante majorité de leurs 20 à 25 millions de membres, mais ont poussé de nombreux sunnites à voter Erdogan au nom de l’unité nationale. Le fait que Kiliçdaroglu ait des origines partiellement kurdes n’a rien arrangé.
Il en est de même des Alévis. Cette communauté, issue d’une scission de l’islam, est regardée avec méfiance, voire rejetée par l’ensemble des sunnites. Or, Kiliçdaroglu s’est revendiqué fièrement de cette appartenance religieuse ce qui lui a sûrement coûté de nombreuses voix.
Dès lors, le discours sur la paix, les droits de l’homme et la démocratie n’a pas eu l’impact espéré par l’opposition.
Depuis Mustapha Kemal qui a bâti la Turquie moderne après l’effondrement de l’Empire ottoman, la démocratie n’a jamais été l’idéal absolu du peuple turc. Ce qu’il met au premier plan c’est l’islam sunnite et le nationalisme. Il préfère un sultan autoritaire à un démocrate alévi ami des Kurdes.
La Turquie est un pays dont le socle est l’islamo-nationalisme. C’est ainsi et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle ne doit jamais entrer dans l’Europe.
Antoine de Lacoste mai 2023
Tant que la pseudo droite continuera à financer la gauche et le wokisme, elle perdra…
L’épisode politico-médiatique de Justine Triet au festival de Cannes faisant de la politique plutôt que de parler cinéma doit retenir notre attention à trois titres :
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- Tout le monde s’en fout. Cela fait bien longtemps que ce qui se passe au festival de Cannes n’intéresse plus les Français. De manière générale, il vaut mieux éviter d’aller voir un film obtenant une palme d’or, cela évite de perdre deux heures et de s’ennuyer. Seuls les plateaux de télévision et radios parisiennes vont en faire une nouvelle occasion de débattre de l’exception culturelle française.
- Il s’agit d’une polémique entre gens de gauche : une gauchiste nombriliste qui s’attaque à un gouvernement woke et européiste…
- C’est une fois de plus la “droite” qui montre sa grande bêtise en finançant cette exception culturelle française et en s’en vantant ! A quand une droite courageuse qui mettra fin à cette gabegie financière qui consiste à financer des films nuls (300 en 2022) et de surcroit engagés politiquement à gauche ?
Budget #Anatomiedunechute : 6,2M€
dont 900 000€ de France 2
500 000€ Avances sur recettes du CNC
270 000€ de la Région Rhône-Alpes
1 200 000€ de Canal+Merci à l’argent public de l’Etat Français, Laurent Wauquiez et Vincent Bolloré 😂 pic.twitter.com/WSrdT06UwR
— Destination Ciné (@destinationcine) May 27, 2023
Cela aurait été tout de même dommage de rater une occasion de rappeler que la droite française sait parfaitement exploser les dépenses publiques au niveau local.
Pour faire envie au niveau national. https://t.co/OzUVnbzbpm
— Pulp libéral (@PulpLiberal) May 28, 2023
https://twitter.com/droitenationale/status/1663107027567104000
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Le bon reportage de BFMTV sur le pèlerinage de Chrétienté
📹 Cette jeunesse catholique attachée à la Tradition étonne par sa ferveur et son enthousiasme : n'ayons JAMAIS peur de ce que nous sommes ! 🙏🏻⛪ #NDC2023 pic.twitter.com/mefdfpmMWo
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) May 29, 2023
Troisième journée du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté
C’est reparti pour une nouvelle journée de pèlerinage vers #Chartres ad majorem Dei gloriam @ndchretiente #NDC2023 pic.twitter.com/58F71b0yBt
— Michel Janva (@MichelJanva) May 29, 2023
De nombreuses unités scoutes accompagnent le pèlerinage de #Chartres et certaines consacrent une journée à rendre service au sein de la logistique @ndchretiente #NDC2023 pic.twitter.com/TzoH0JQfJx
— Michel Janva (@MichelJanva) May 29, 2023

4 juin, Journée nationale pour la Vie
Dimanche 4 juin 2023, c’est la fête des mères mais c’est aussi, comme chaque année depuis 23 ans, la Journée nationale pour la Vie, demandée par Saint Jean Paul II et instituée par les évêques de France le jour de la fête des mères.
Cette journée est l’occasion de témoigner de la grandeur de la maternité et de la valeur de toute vie humaine dès la conception tant mises à mal ces derniers mois avec la menace d’inscription de l’avortement dans la Constitution et l’allongement du délai légal de l’IVG.
- coller les affiches JNV* dans votre paroisse et chez vos commerçants ou/et distribuer les tracts JNV*
- organiser une veillée pour la Vie, rédiger et lire une intention de prière pour l’occasion lors de la prière universelle de la messe du 4 juin
- organiser une conférence, une exposition de peinture ou d’oeuvres sur le thème de la maternité, une distribution de ballons JNV aux enfants…
- diffuser des tracts de notre antenne d’écoute SOS femmes enceintes**…
Toutes les idées sont les bienvenues ! Soyons créatifs au service de la Vie !
Litanies de Sainte Jeanne d’arc
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Voici les très belles litanies de Sainte Jeanne d’Arc.
Ces premières litanies de Sainte Jeanne d’Arc ont été retrouvées lors de recherches historiques et archéologiques johanniques. La sainte aurait favorisé cette heureuse découverte.
Le futur porte-avions pourrait-il s’appeler Jeanne d’Arc ?
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Depuis que le porte hélicoptères Jeanne d’Arc a été retiré du service en 2010, ce nom n’a pas été repris par un bateau de guerre de la marine française. Ensemble demandons à nos autorités militaires et politiques qu’à l’occasion du 6è centenaire, un bateau de guerre soit rebaptisé « Jeanne d’Arc ». A l’approche du 6e centenaire de Sainte Jeanne d’Arc quel plus beau nom donner à un bateau de la Marine Nationale ?
L’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc porte de nombreux projets, dont celui de redonner le nom de notre héroïne nationale à un fleuron de notre marine.
Ne manquons pas cette occasion que nous offre Le Figaro de donner notre avis :
https://www.facebook.com/lefigaro/
Vous pouvez aussi voter pour ce projet et pour beaucoup d’autres. Découvrez tous les projets du 6e centenaire de Sainte Jeanne d’Arc sur le site qui lui est consacré :
Excellent reportage de TF1 sur le pèlerinage de Chartres
📺 Le JT de @TF1 a consacré un reportage sur cette édition du pèlerinage de #Chartres absolument EXCEPTIONNELLE !
🔥 L'amour de la jeunesse pour les traditions liturgiques et doctrinales est une RÉALITÉ ! Nous sommes fiers d'y prendre part.#NDC2023 pic.twitter.com/YYYn0w14aH
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) May 28, 2023
Neuvaine à St Antoine de Padoue
Si vous traversez des moments de détresse ou de découragement, priez saint Antoine de Padoue. Fêté le 13 juin, il est appelé “faiseur de miracles” !
Dans les moments où tout s’écroule, où l’on perd pied, où tout se brouille, lorsque s’accumulent les déceptions, les relations difficiles avec ceux que nous aimons, les échecs personnels ou les ennuis de santé, il nous arrive d’être complètement découragés.
Parfois, c’est le début d’une vraie dépression, qui nécessite une prise en charge médicale (cela n’arrive pas qu’aux autres !). Mais le plus souvent, c’est une épreuve passagère.
Comment remonter la pente ? Comment reprendre confiance ? Il n’est pas facile d’exprimer ses découragements, sa tristesse, sa détresse. Il est bon alors de se servir des mots des autres, de ceux qui comme nous ont pu connaitre pareilles situations.
Les mots de la prière tels que Saint Antoine de Padoue a pu les prononcer nous ouvrent un chemin pour sortir de la nuit.
A ces moments où Dieu nous semble si loin que nous arrivons presque à douter de son existence, nous sommes tentés de laisser tomber la prière. Nous pensons que la prière n’est bonne que si nous débordons d’amour et de reconnaissance…et quand notre coeur est triste, nous ne prions plus parce que seuls les mots amers viennent à nos lèvres. Et alors ? Pourquoi ne pas dire notre amertume au Seigneur ? La prière d’Antoine est également pleine de ces cris de détresse et d’angoisse. C’est ce chemin que nous vous proposons d’emprunter en nous confiant les uns les autres dans la prière au cours de cette belle neuvaine et en confiant en l’intercession miraculeuse de ce grand saint !
Saint Antoine
Antoine est né à Lisbonne, au Portugal, sous le nom de Fernando, en 1195. Fils aîné d’une famille noble et riche, il entre, à quinze ans, chez les chanoines réguliers de Sain -Augustin. À vingt-cinq ans, il est ordonné prêtre.
Disciple de saint Augustin et de saint François d’Assise, il se révèle un excellent prédicateur. C’est pourquoi il est envoyé en France pour lutter contre l’hérésie cathare. Beaucoup de personnes se convertissent en l’écoutant. Antoine fonde un monastère à Brive-la-Gaillarde. En 1230, il devient conseiller du pape Grégoire IX. En 1231, il se retire au couvent Sainte-Marie de Padoue où il meurt d’épuisement, le vendredi 13 juin, à trente-six ans. Canonisé dès 1232, saint Antoine de Padoue est proclamé docteur de l’Église en 1946.
Antoine, dis-nous ton secret. Nous sommes venus nous confier à ta prière. Aujourd’hui comme hier, tu nous présentes l’enfant Jésus, comme pour nous dire : « N’ayez pas peur de prendre Jésus pour compagnon et ami. »
Le programme de la neuvaine
Chaque jour, vous recevrez une méditation en format texte et audio !
- Jour 1 : En cas de doute, prions Saint Antoine
- Jour 2 : En cas d’échec, prions Saint Antoine
- Jour 3 : En cas de trahison, prions Saint Antoine
- Jour 4 : En cas de lassitude, prions Saint Antoine
- Jour 5 : En cas de découragement, prions Saint Antoine
- Jour 6 : En cas cas d’insomnie, prions Saint Antoine
- Jour 7 : En cas de chômage, prions Saint Antoine
- Jour 8 : En cas d’épreuves, prions Saint Antoine
- Jour 9 : Tout remettre dans les mains du Seigneur
Un mot sur l’intervenant
Cette neuvaine est animée par le père Sébastien Naudin, curé de Saint Antoine de Padoue (Paris XVème). Originaire de Paris, plus exactement du 12ème arrondissement, le père Sébastien Naudin grandit dans ce quartier entre une vie familiale croyante et pratiquante, un parcours scolaire normal, et des belles années de scoutisme. Après son baccalauréat, il entame des études en histoire. En 1992 à la suite des JMJ en Pologne, il entre à la Maison Saint- Augustin pour l’année de discernement et les années suivantes pour le temps de formation au séminaire de Paris.
Ordonné prêtre en l’an 2000, il exerce son premier ministère à Notre-Dame de la Croix durant six ans. En 2006 il traverse le périphérique pour devenir curé à Fontenay-sous-Bois à la paroisse Sainte-Marguerite, puis retour dans Paris comme aumônier de l’Hôpital Saint-Louis et vicaire à Saint- Joseph- des- Nations. Ces trois ministères, le père a pu les vivre au sein de la F.M.P.V (Fraternité Missionnaire des Prêtres pour la Ville).
Il garde en mémoire ces huit années comme aumônier d’hôpital. Cette mission particulière a changé son ministère, dans la manière de le vivre. Il a appris concrètement à écouter, à accompagner.
En 2020, il est nommé curé de la paroisse Saint-Antoine de Padoue dans le 15ème. Il découvre toujours avec joie la belle ferveur qui rassemble des personnes si diverses autour de la figure de Saint-Antoine.
EN QUÊTE D’ESPRIT : Pèlerinage de Chartres : la jeunesse de l’Église en marche ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
Domitille PROSCHE, étudiante et pèlerine
Dom Marc GUILLOT, Père Abbé de Sainte-Marie de la Garde
Mathieu LOURS, historien
Les milliers de pèlerins de Chrétienté réunis aux Courlis pour la messe de la Pentecôte

🔥 « Notre attachement à la messe de toujours et à la doctrine immuable de l’Église est TOTAL et il est RADICAL parce que c’est le meilleur service, le plus grand signe d’AMOUR que nous pouvons rendre au monde et à l’Église ! »
🙏🏻 L'homélie de la messe de la #Pentecôte est… pic.twitter.com/TQB6xEUrbw
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) May 28, 2023
Erection d’un calvaire durant le pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté
Sur le site des Courlis, commune de Sonchamps, Notre-Dame de Chrétienté et l’association SOS Calvaires ont érigé un calvaire en ce dimanche de Pentecôte :

Terres de Mission : Et si la foi chrétienne était vraie
Le 28 mai, jour de la Pentecôte, “Terres de Mission” reçoit Frédéric Guillaud, philosophe et auteur de plusieurs ouvrages de théologie rationnelle et d’apologétique, dont, tout récemment : “Et si c’était vrai ?”. Cet ouvrage envisage les raisons de croire à la vérité de la foi chrétienne, avec une plume claire et plaisante.
Puis, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture.
La résilience de l’ancien ordo et sa résurgence constituent une réalité avec laquelle il faut compter face à l’idée d’une réforme qui voulait s’imposer
Conclusion d’un article de Rémi Fontaine par dans le Tu es Petrus de printemps 2023 :
Redonnons, pour conclure, l’un des quatre principes d’action qu’aime à citer le pape François – argument ad hominem !? – et que je lui ai filialement rappelé en ces termes dans ma supplique[1] de janvier 2023 :
« “ La réalité est plus importante que l’idée.” La résilience de l’ancien ordo et sa résurgence auprès de nombreuses familles et d’une jeunesse missionnaire constituent une réalité avec laquelle il faut compter face à l’idée d’une réforme qui voulait s’imposer unanimement au peuple de Dieu pour renouveler dûment la liturgie. Si importante ou nécessaire que soit cette idée d’une élite, les idées, les connaissances, les normes ne suffisent pas : elles doivent sans cesse être confrontées avec le réel qu’on doit respecter dans sa complexité ou sa diversité et qui finit toujours par commander. À défaut, vous l’avez expliqué, on ne pourra construire que sur du sable. Ou, débrayant ainsi du réel, l’idée tournera dans le vide de l’idéologie. La distorsion qui existe entre l’intention de la réforme conciliaire, ses normes (rappelées à nouveau en partie dans Desiderio Desideravi) et son application visiblement inadéquate dans la réalité indigente de multiples assemblées depuis des décennies, appellent à s’interroger sur la pertinence de cette idée autant que la résilience et la résurgence de ce qu’elle a voulu éradiquer. »
Dans la crise majeure qui se poursuit, l’argument réaliste et la prudence chrétienne ne doivent jamais être perdus de vue face aux théoriciens de tous bords qui brandissent trop binairement leurs explications et leurs solutions à cette crise, au lieu de s’en tenir d’abord aux certitudes et fondamentaux de la foi. Jean Madiran ne me démentirait pas, qui opposait aux théoriciens de la fameuse thèse (et polémique) de Cassiciacum (voir n° 242 et 243 d’Itinéraires d’avril et mai 1980) cette vérité pérenne : « La réalité est passablement plus ardue, diverse, nuancée que les croquis schématiques à deux dimensions tracés sur papier millimétré par des controversistes théoriques et abstracteurs irresponsables. »
Rémi Fontaine
[1].– Voir notre lettre ouverte au pape François, https://www.lesalonbeige.fr/traditionis-custodes-les-principes-du-pape-francois-sont-ils-appliques/
Dimanche de la Pentecôte
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Le Temps Pascal a commencé le Samedi saint et ne se terminera que le samedi après la Pentecôte. La Fête de la Pentecôte en fait donc partie.
Introït : Spiritus Domini
La fête du dimanche de la Pentecôte célèbre, on le sait, la descente du Saint Esprit sur les Apôtres sous la forme de langues de feu, cinquante jours après Pâques, et après une retraite de dix jours au Cénacle sous la conduite de la Vierge Marie, faisant d’eux les témoins de la résurrection du Christ et du salut apporté à tous les hommes jusqu’aux extrémités de la terre.
Les chants du propre de la messe expriment admirablement cette invasion du monde par l’Esprit Saint.
Le texte de l’Introït est tiré de l’Ancien Testament, et plus précisément du livre de la Sagesse dont c’est un des premiers versets.
Spiritus Domini replevit orbem terrarum, et hoc quod continet omnia scientiam habet vocis.
L’Esprit du Seigneur emplit l’univers, et lui, qui fait tenir ensemble toutes choses, a la connaissance de toute parole.
A noter que le pronom hoc se rapporte à Spiritus, qui est pourtant masculin, mais on a gardé le neutre du grec Pneuma.
Dans l’Ancien Testament l’Esprit du Seigneur ne désignait pas une personne distincte, puisqu’on n’avait pas encore reçu la révélation du mystère de la Sainte Trinité ; Spiritus, c’est le souffle créateur, c’est une manière de désigner Dieu qui est pur esprit, qui est présent partout, fait exister toute chose dans une cohésion parfaite. Il sait tout, il voit tout, il entend tout même nos moindres paroles. Dans la liturgie de la Pentecôte ce texte s’applique au Saint Esprit, troisième personne de la Sainte Trinité, qui envahit en ce jour tous les cœurs, assurant l’unité des esprits dans la diversité des langues. La mélodie exprime à merveille ce souffle impétueux de l’Esprit s’élevant comme un vent violent, nous dit l’Écriture. Elle part mystérieusement du grave, puis monte progressivement en un immense crescendo jusqu’à l’extrême aigu, et y revient une deuxième fois avant de s’apaiser lentement sur les trois derniers Alléluias. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 67, acclamation triomphale dont nous avions déjà trouvé des extraits dans la messe de l’Ascension, au deuxième Alléluia et à la Communion, et dont nous allons retrouver un passage dans l’Offertoire de ce jour.
Exsurgat Deus, et dissipentur inimici eus : et fugiant qui oderunt eum a facie ejus.
Dieu se lève et ses ennemis sont dispersés, et ceux qui le haïssent s’enfuient devant sa face.
Alléluia : Emitte Spiritum
Pour la dernière fois de l’année, puisque ce dimanche de la Pentecôte est le dernier du temps pascal, il n’y a pas de Graduel mais deux Alléluias, et comme les dimanches précédents ces deux Alléluias sont assez différents, le deuxième étant nettement plus long. Le premier utilise exactement la même mélodie que le premier Alléluia de la fête de l’Ascension, une mélodie type qui revient assez souvent au cours de l’année. Le texte du verset est tiré du psaume 103, grand cantique de louange et d’action de grâces pour les merveilles de la création.
Emitte Spiritum tuum et creabuntur, et renovabis faciem terræ.
Envoyez votre Esprit et ils seront créés, et vous renouvellerez la face de la terre.
” Ils ” ce sont tous les êtres vivants, mais dans le psaume le verbe est à l’indicatif, c’est une affirmation. Après avoir dit au Seigneur ” Vous retirez votre souffle et tous tombent dans le néant ” le psalmiste ajoute : ” Vous envoyez votre souffle et ils sont créés de nouveau. ” La liturgie de la Pentecôte en mettant le verbe à l’impératif fait de ce verset une prière, et le souffle que l’on supplie Dieu d’envoyer c’est le Saint Esprit ; c’est lui qui fera toute chose nouvelle. La mélodie assez douce et calme convient bien à une prière suppliante.
Alléluia : Veni Sancte Spiritus
Le deuxième Alléluia du dimanche de la Pentecôte est nettement différent du premier. Ici nous n’avons ni mélodie type, ni texte scripturaire, c’est une composition originale. Elle est attribuée au roi de France Robert le Pieux, fils d’Hugues Capet, qui vivait au début du XIe siècle. Cela n’a rien d’étonnant : le roi de France à cette époque était un personnage liturgique, c’était l’évêque du dehors. Le sacre était considéré comme un sacrement, et lorsque le roi avait reçu, comme c’était le cas de Robert le Pieux, une éducation soignée dans un monastère, il remplissait volontiers la fonction de chantre. Le texte de cet Alléluia est devenu très célèbre. C’est la prière type au Saint Esprit que l’on récite souvent pour l’invoquer au début d’une réunion importante.
Veni Sancte Spiritus, reple tuorum corda fidelium ; et tui amoris in eis ignem accende.
Venez Saint Esprit, emplissez les cœurs de vos fidèles, et allumez en eux le feu de votre amour.
La mélodie très développée est vraiment expressive et suppliante. Cet Alléluia se chante à genoux.
Séquence : Veni Sancte Spiritus
Le verset du deuxième Alléluia de la messe du dimanche de la Pentecôte est suivi immédiatement d’une Séquence, qui en développe les thèmes littéraires et musicaux, mais qui est postérieure. En effet elle est généralement attribuée à Étienne Langton, archevêque de Cantorbery, qui vivait au début du XIIIesiècle. Elle comporte dix strophes, dont les mélodies se répètent deux par deux, et dont chacune est composée de trois petits vers de sept pieds. Le texte en est très poétique et la mélodie, assez lyrique, et inspirée de celle de l’Alléluia, le met parfaitement en valeur.
Veni Sancte Spiritus, Et emite cælitus Lucis tuæ radium. Veni pater pauperum, Veni dator munerum, Veni lumen cordium.
Consolator optime, Dulcis hospes animæ, Dulce refrigerium. In labore requies, In æstu temperies, In fletu solatium.
O lux beatissima, Reple cordis intima tuorum fidelium. Sine tuo numine, Nihil est in homine, Nihil est innoxium.
Lava quod est sordidum, Riga quod est aridum, Sana quod est saucium. Flecte quod est rigidum, Fove quod est frigidum, Rege quod est devium.
Da tuis fidelibus, In te confidentibus, Sacrum septenarium. Da virtutis meritum, Da salutis exitum, Da perenne gaudium.Venez Esprit Saint, envoyez du ciel un rayon de votre lumière, venez père des pauvres, venez dispensateur des dons, venez lumière des cœurs.
Consolateur très bon, doux hôte de l’âme, doux rafraîchissement, repos dans le labeur, modération dans la chaleur, consolation dans les larmes.
O lumière bienheureuse, emplissez jusqu’au fond les cœurs de vos fidèles ; sans votre secours il n’y a rien en l’homme, rien qui soit sans défaut.
Lavez ce qui est souillé, arrosez ce qui est sec, guérissez ce qui est blessé, assouplissez ce qui est raide, réchauffez ce qui est froid, redressez ce qui est tordu.
Donnez à vos fidèles qui ont confiance en vous vos sept dons sacrés. Donnez-leur la récompense de leurs vertus, le salut final et la joie éternelle.
Offertoire : Confirma hoc
Le texte de l’Offertoire du dimanche de la Pentecôte est tiré du psaume 67, dont nous avons trouvé le premier verset à l’Introït et qui figurait déjà deux fois dans la messe de l’Ascension. C’est un cantique triomphal d’action de grâces pour les victoires accordées par le Seigneur à son peuple, évoquant notamment la conquête de la terre promise depuis le Sinaï jusqu’à Jérusalem. Nous sommes ici vers la fin du psaume, lorsque le peuple, arrivé sur la montagne sainte, demande au Seigneur de confirmer les merveilles qu’il a accomplies en établissant son règne sur toutes les nations.
Confirma hoc, Deus quod operatus es in nobis : a templo tuo quod est in Jerusalem tibi offerent reges munera.
Confirmez, ô Dieu, ce que vous avez accompli en nous. En votre temple, qui est à Jérusalem, les rois vous offriront des présents.
Ces rois qui offrent des présents font évidemment penser à l’Épiphanie ; ce n’est pas fortuit. Il y a entre Noël et l’Épiphanie le même rapport qu’entre Pâques et la Pentecôte, entre le mystère qui s’accomplit dans le secret et sa manifestation à tous les peuples. Le mystère de la Rédemption qui s’est accompli à Pâques est aujourd’hui manifesté par les apôtres, à qui la descente du Saint Esprit a donné la lumière pour comprendre enfin ce qui s’était passé et la force pour le proclamer. En chacun de nous ce mystère s’est accompli par la grâce du baptême, et c’est le sacrement de confirmation qui le parachève par les dons du Saint Esprit en faisant de nous des apôtres et des témoins. Il y a ainsi un rapport entre ce mot de ” confirmation ” et le premier mot de l’Offertoire Confirma. La mélodie médite calmement les richesses de ce texte en ce style contemplatif qui est le plus souvent celui des Offertoires. Elle ressemble beaucoup en particulier à celle de l’Offertoire de la messe de minuit de Noël.
Communion : Factus est repente
Le texte de la Communion du dimanche de la Pentecôte est tiré du récit des Actes des Apôtres.
Factus est repente de cælo sonus advenientis spiritus vehementis, ubi erant sedentes, et repleti sunt omnes Spiritu Sancto, loquentes magnalia Dei.
Il arriva soudain du ciel un bruit comme celui d’un vent violent, envahissant le lieu où ils étaient assis, et tous furent remplis de l’Esprit Saint, racontant les merveilles accomplies par Dieu.
Ce texte se passe de commentaires. La mélodie très mouvementée en suit parfaitement les différentes inflexions. Les grands intervalles du début évoquent l’arrivée impétueuse du vent ; un crescendo enthousiaste s’élève au début de la deuxième phrase, puis la mélodie s’étale avec complaisance pour annoncer les merveilles de Dieu.
Vaincre ou mourir disponible en DVD
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Le diocèse de Lyon fait de la publicité pour une conférence hostile au Puy du Fou…par erreur
Voilà ce qui arrive lorsqu’un diocèse relaie automatiquement les activités d’associations pseudo-catholiques et progressistes. Ainsi, les AlterCathos organisaient une conférence de Florian Besson, pseudo-historien mais vrai idéologue de gauche, auteur du livre Le Puy du Faux qui s’en prend à la manière woke au Puy du Fou. Cette conférence avait lieu dans le café Simone pourtant vanté par la CEF…

Philippe de Villiers s’en est immédiatement ému et a publié un tweet qui n’est pas passé inaperçu au sein du diocèse de Lyon :
Les langues de feu de la #Pentecôte sont tombées sur l'#Eglise de #France. Elle a choisi son adversaire : ni le #wokisme, ni l'#islamisme, mais le Puy du Fou !
C'est le diocèse de Sainte-Blandine qui ouvre le bal. @diocesedelyon https://t.co/j7kFK3bPnJ— Philippe de Villiers (@PhdeVilliers) May 27, 2023
Assez rapidement le diocèse de Lyon a corrigé le tir et retiré cette annonce :
Nous sommes navrés de cette confusion ! En aucun cas, le diocèse de Lyon n'aurait organisé cet événement, qui l'est par @Altercathos au café le Simone. Il s'agit d'une mention automatique sur notre site internet, que nous retirons dès à présent.
— Diocèse de Lyon (@diocesedelyon) May 27, 2023
Reportage de CNews au pèlerinage de Chartres
📹 À l'occasion de ce pèlerinage de TOUS LES RECORDS, la chaine @CNEWS était en direct depuis la halte d'Igny.
📺 Notre pèlerinage est celui de la fidélité à l'Église et à sa Tradition ! #NDC2023 pic.twitter.com/2eQUjtsalV
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) May 27, 2023

A propos des Mangas (suite)
En février, j’avais publié un extrait d’un article de l’Action Familiale et Scolaire sur les Mangas, qui avait suscité un certain nombre de réactions, parmi lesquelles un article de Vexilla Galliae. Dans son nouveau numéro, l’AFS publie la suite de son analyse, rédigée par un groupe de professeurs. En voici un extrait :
[…]
Les contes de fées et les contes en général ont été de tout temps une part importante de la littérature enfantine et de la littérature tout court : refuser systématiquement l’imaginaire revient à rejeter la moitié au moins des arts et des lettres, y compris Homère et La Fontaine !
C’est exact et il n’est pas question de refuser toute histoire, écrite ou dessinée, sous prétexte qu’elle n’est pas strictement réaliste ou
qu’elle a pour premier but d’offrir un moment d’évasion. Il faut tout de même établir quelques distinctions. Il y a déjà bien de la différence entre un conte, raconté avec des mots (donc une oeuvre littéraire) et sa représentation graphique. Voici ce qu’en disait Tolkien en 1947 avant la déferlante des films, dessins animés et autres animes :
Dans l’art humain, l’imaginaire est une chose qu’il vaut mieux laisser aux mots, à la vraie littérature. Dans la peinture, par exemple, la présentation visible de l’image fantastique est techniquement trop facile ; la main a tendance à distancer l’esprit et même à le renverser. La stupidité ou la maladie en sont les résultats fréquents.
Il y a un monde entre l’histoire contée par les parents à la veillée devant un feu de bois après une journée de travail à la ferme, et la même histoire en dessin animé, regardé, en général d’ailleurs individuellement, sur une tablette ou autre écran, par un enfant qui a passé l’heure précédente à voir un film et passera la suivante sur un jeu vidéo, avant, peut-être, de faire des recherches “sur la toile” pour son devoir de français et sûrement de finir sa soirée ou sa nuit sur un réseau quelconque. À moins qu’il ne passe ladite nuit à visionner tous les épisodes de son manga préféré.
À supposer que la qualité des spectacles soit irréprochable, la quantité d’exposition aux écrans est un facteur aujourd’hui bien connu d’abrutissement ainsi que de rupture avec le réel (rapports avec la nature et avec autrui, avec Dieu et jusqu’à la perte la conscience de soi). Que le spectacle soit en plus du genre fantastique ou merveilleux n’arrange rien et on a vu à cet égard l’emprise que même les mangas sur papier peuvent avoir sur leurs lecteurs, qui ressentent « un grand vide », l’absence de « raison de vivre » en fermant un album : « Je vis pratiquement dans le manga » ; « pour moi, vivre dans un manga serait une vie parfaite ». Tolkien, encore, célébrait le pouvoir d’évasion de la littérature de l’imaginaire comme un retour à la réalité profonde, loin du quotidien industrialisé, laid et violent du monde contemporain et non comme une fuite résolue du réel.
En outre, la société de consommation et la technologie permettent de prolonger indéfiniment le rêve (ou le cauchemar), plein de sensations fortes de l’histoire imaginaire elle-même : on passe du manga à l’anime, de l’anime au jeu, du jeu aux produits dérivés, des produits dérivés au cosplay… On peut littéralement « vivre dans un manga » (ou dans tout autre histoire à succès) si on veut.
Sans doute faut-il également distinguer le fantastique du merveilleux. Ce dernier genre emmène dans un autre monde : il se donne franchement comme une sorte d’évasion (au bon ou au mauvais sens du terme, cela reste à décider). Le fantastique introduit l’étrange, le supranaturel, dans l’univers quotidien. À ce titre il est plus puissant sur l’imagination : il est plus facile de s’identifier à un collégien du XXIe siècle qu’à un chevalier mythique. Que ce collégien parte ensuite dans une quatrième dimension ou autre destination de ce style, on s’envole avec lui, et on revient dans la vie quotidienne avec ses expériences, ses souvenirs, ses comportements, son langage ; les relations avec autrui se réduisent alors souvent à partager ces références.
Bien sûr, toutes choses considérées, il faut s’intéresser au contenu des oeuvres, et de près : les contes n’étaient déjà pas toujours destinés aux enfants, les mangas ne le sont pas non plus, nous l’avons vu. La complaisance dans le morbide, même avec une bonne “morale” à la clé (ce qui est déjà à vérifier, car le Japon est « loin du manichéisme » et les mangas offrent des fins inattendues) suffit à écarter un livre ou un spectacle, même considéré comme faisant partie désormais de notre culture.
Mais les mangas sont en outre issus d’un monde païen et se diffusent dans un monde néo-païen où l’émotion prime toute activité et obnubile la réflexion. S’il y a un message, il est à la mode : tolérance, environnement, pacifisme… sur fond de shintoïsme avoué. Regarder ou lire de telles oeuvres, surtout si elles sont esthétiquement et psychologiquement réussies, et même si elles sont vraiment destinées à un jeune public, ne peut pas ne pas laisser de traces sur l’esprit.
[…]
« Remettre la Croix au milieu du Village »
Le 6 juin, l’abbé Matthieu Raffray (Institut du Bon Pasteur) et Alexandre Caillé (SOS Calvaires) donneront une conférence à 2 voix sur la rechristianisation déjà engagée de la France par la jeunesse : ils porteront un témoignage d’espérance, théologique et concret.
Au cœur des enjeux spirituels de notre époque, l’abbé Matthieu Raffray émerge comme une voix forte, portant avec passion un message d’espoir pour la rechristianisation de notre pays. En cette ère de bouleversements sociaux et de crises, il est indéniable que la jeunesse catholique joue déjà un rôle central dans ce processus de renouveau.
L’association SOS Calvaires incarne cet esprit de résistance et de réveil religieux. En se consacrant à la préservation et à la restauration des croix et des calvaires, ce mouvement nous rappelle l’importance de nos racines chrétiennes et de notre patrimoine spirituel. Mais leur mission va bien au-delà de la simple conservation matérielle ; elle s’inscrit dans une vision plus vaste : réveiller les consciences endormies et raviver la flamme de la foi.
Face aux courants sécularisés qui s’opposent à la place du christianisme dans notre société, l’abbé Raffray et Alexandre Caillé soulèvent une question cruciale : comment pouvons-nous redonner vie à notre héritage chrétien et réenchanter la France avec les valeurs éternelles de l’Évangile ?
L’abbé Raffray comprend l’urgence de cette mission. Il sait que l’Église doit retrouver sa voix auprès des jeunes, en proposant des enseignements riches et adaptés à leurs préoccupations. SOS Calvaires viendra émailler son propos de témoignages de conversions et de signes d’espérance.
Mourir n’est pas tuer au théâtre d’Asnières
On nous signale qu’avec le soutien de la mairie d’Asnières sur Seine, sera organisé une projection, lundi 12 juin à 20h15, au théâtre Armande Béjard, du documentaire de Bertrand de La Villardière “Mourir n’est pas tuer”.
Venez nombreux!

Une nouvelle Pentecôte?
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Chaque année, à l’approche du temps de la Pentecôte, il est important de réfléchir à ce que certains appellent la « nouvelle Pentecôte », le Concile Vatican II. Cette expression a été utilisée par Jean XXIII, qui avait convoqué le Concile, et reprise par beaucoup.
Pensons à l’homme politique italien Giorgio La Pira qui, en août 1962, écrivit une lettre aux religieuses cloîtrées, déclarant entre autres : « Révérende Mère, ce Concile ! Voir? Chaque jour, le Seigneur fait converger mon cœur et mon esprit autour de ce “fait” si fondamental, si central, de l’histoire récente et lointaine de l’Église et du monde. N’exagérez pas – le Saint-Père n’a pas exagéré ! – en disant que c’est un événement comparable à la Pentecôte : une nouvelle Pentecôte ; une nouvelle effusion de l’Esprit Saint, destinée – comme la première – à avoir d’immenses répercussions sur tout le cours futur de l’histoire de l’Église et des nations ! Je pensais exactement ce matin : – comment devrions-nous nous préparer pour cet événement ? Comment les apôtres se sont préparés : avec une prière fervente, d’attente, d’espérance : avec Marie ! ». Si la définition est suggestive, elle doit aussi faire réfléchir.
Une « nouvelle Pentecôte » suggère un nouveau commencement, comme si l’Église devait recommencer son existence. En effet, les paroles de La Pira, et de bien d’autres comme lui, semblent le suggérer. Ensuite, l’idée d’une liturgie qui s’oppose à la précédente sans cette continuité que suggérait Benoît XVI est expliquée. Cela explique une musique liturgique différente de la tradition de l’Église. Si le Concile a fait place à une “nouvelle Église”, alors la musique doit le refléter. Mais le Concile a-t-il fait tout cela ? Parce que la narration du Concile est une chose, le Concile lui-même en est une autre. Rappelons que, dans Sacrosanctum Concilium, le document sur la liturgie, il est expressément dit que la langue latine doit être préservée, que le chant grégorien est le répertoire propre de la liturgie, que la polyphonie est la bienvenue, que la scholae cantorum doit être promue, que l’orgue est l’instrument liturgique par excellence… Comment tout cela peut-il être relié à la situation actuelle? J’ose le dire, c’est un mystère de foi.
L’Église ne peut pas être refondée, sinon elle ne serait plus l’Église du Christ. Elle peut et doit certes s’adapter aux besoins des temps nouveaux, mais sans en devenir l’otage. Dans un discours prononcé devant l’Académie pontificale des sciences sociales en 1939, Pie XII affirmait : « L’Église elle-même n’est-elle pas le progrès divin dans le monde et la mère du plus haut progrès intellectuel et moral de l’humanité et de la vie civilisée des peuples ? Elle avance au fil des siècles, maîtresse de vérité et de vertu, luttant contre les erreurs, non contre les errants, non en détruisant mais en construisant, plantant des roses et des lys sans arracher les oliviers et les lauriers. Il garde et, plusieurs fois, sanctifie les monuments et les temples de la grandeur païenne romaine et grecque. Si Mars et Minerve n’ont plus d’amants dans ses musées, Homère et Virgile, Démosthène et Tullio parlent encore dans ses monastères et bibliothèques ; il ne dédaigne pas non plus que Platon et Aristote se tiennent à côté de l’aigle d’Hippone et du soleil d’Aquin. Chaque science l’invite dans les Universités qu’elle a fondées ; il appelle autour de lui l’astronomie et les mathématiques pour corriger l’antique mesure du temps ; appelle tout art, marqué par la splendeur de la vérité, à imiter les basiliques des Césars en l’honneur du Christ et à les surpasser avec des dômes vertigineux, avec des ornements, avec des images, avec des simulacres qui immortalisent le nom de ceux qui les construisent ». Ici, c’est ainsi que l’Église doit exister : dans le monde, mais pas du monde.
“Le salut du royaume est dans le seul recours à Dieu qui en fixe la condition”
De Thibaud Collin dans L’Appel de Chartres :
Le mois de mai est appelé « le mois de Marie » mais il pourrait aussi être appelé « le mois de Jeanne ». En effet, entre le 8, le 14 et le 30 mai, plusieurs occasions civiles et liturgiques sont offertes pour la fêter.
Pourquoi encore une fois faire mémoire de la geste de sainte Jeanne d’Arc ? Pourquoi si ce n’est parce que le temps que nous vivons exige de nous des choix et une détermination dont Jeanne demeure pour nous, catholiques français, l’exemple magnifique ? Mais aussi parce que cet exemple est porteur d’un message, on pourrait même dire d’une doctrine théologique sur l’ordre politique. En quoi celle-ci est-elle plus que jamais d’actualité ?
Notre régime politique ne cesse de progresser dans la transgression de la loi naturelle. Ce terme désigne l’ensemble des préceptes que la raison pratique énonce concernant les biens essentiels vers lesquels l’être humain est incliné de par sa nature. La loi naturelle constitue ainsi les principes premiers de la justice. Or à l’aune d’un tel critère, on ne peut que déplorer aujourd’hui la négation de biens constitutifs de la vie commune. Jugeons-en.
Le projet de constitutionnalisation d’une prétendue « liberté » d’avorter vient bafouer le respect de ces êtres humains innocents que sont les enfants à naître. Le projet tendant à légaliser un prétendu « droit » à être assisté dans son désir de suicide subvertit diaboliquement le devoir de bienveillance envers une personne en fin de vie. Enfin, la validation en décembre dernier par le Conseil d’Etat de la loi remettant en cause la responsabilité des parents à pourvoir à l’instruction de leurs enfants nie, sous le prétexte fallacieux de la lutte contre le « séparatisme », le droit naturel le plus élémentaire. Notre régime politique est à la fois autoritaire et libertaire. Au nom de la lutte contre toutes sortes de « phobies » dont seraient victime des « minorités », il s’immisce toujours plus dans la société civile pour imposer une anthropologie nihiliste. Il est devenu le meilleur agent de promotion de la déconstruction anarchiste des années 1970. Est-ce un gauchissement d’un projet à l’origine sain ou bien l’épanouissement d’une logique ayant sa racine dans ses principes premiers ?
Nous assistons à la radicalisation de ce qui était en germe dans le refus par la philosophie politique moderne de reconnaître que le pouvoir politique ne peut recevoir son autorité que de Dieu. Ce qui le fonde dans sa légitimité mais aussi lui fixe des limites intangibles. En déclarant que le pouvoir politique n’est que l’expression d’un peuple « souverain », notre régime a de fait décidé que la liberté humaine est la mesure du bien, réduite à une revendication illimitée de droits et d’intérêts individuels.
Au cœur de la mission de Jeanne, il y a bien sûr la levée du siège d’Orléans et le sacre de Charles VII à Reims, mais il y a aussi un acte que l’on ne peut sous-estimer : la donation par le roi du royaume de France à Dieu. Lors du procès en nullité, le duc d’Alençon, témoin oculaire d’une rencontre entre Jeanne et le roi le 26 février 1429, dit ceci :
« Alors Jeanne adressa plusieurs requêtes au roi, et entre autres pour qu’il donnât son royaume au Roi des cieux : après cette donation le Roi des cieux agirait comme il l’avait fait pour ses prédécesseurs, et le remettrait dans son état antérieur. »
Jeanne confirme à Charles qu’il est bien le roi légitime et non pas un bâtard déshérité par le traité de Troyes. Comme le dit l’abbé Jacques Olivier :
« Le salut du royaume est dans le seul recours à Dieu qui en fixe la condition : la donation du royaume lui-même. Ce don fait à Dieu, à la demande de Jeanne, alors héraut de Dieu, est une reconnaissance libre et une acceptation volontaire par le roi, en son nom et au nom du peuple qu’il représente, de l’autorité légitime de Dieu sur son royaume, comme sur toute société humaine. (…) Jeanne demande au dauphin qu’il comprenne intimement qu’au-delà d’une royauté théorique, Dieu veut régner concrètement sur la France par son intermédiaire. C’est la condition nécessaire pour que Dieu remette le royaume dans son état antérieur».
Puisse l’espérance de Jeanne inspirer notre prière et notre action pour que Dieu n’abandonne pas notre pays où il y a encore « grande pitié ».
L’avortement médicalement assisté ne sauve pas la vie des femmes
Intéressante analyse parue sur IFamNews :
Depuis le début de la lutte pour la légalisation de l’avortement, l’argument selon lequel l’avortement empêche une femme de mourir en cas de complications de la grossesse a été très convaincant. En réalité, la valeur thérapeutique de l’avortement n’a jamais été confirmée par des preuves scientifiques rigoureuses.
John F. Murphy et Kieran O’Driscoll, auteurs d’une étude dont les résultats ont été publiés dans Therapeutic Abortion : The Medical Argument, ont conclu que l’avortement médicamenteux n’empêcherait aucun des 21 décès maternels survenus au cours des 74 317 grossesses étudiées.
Dans leur étude unique, Murphy et O’Driscoll ont examiné les antécédents médicaux de femmes enceintes décédées. Sur les 21 cas, 7 n’étaient pas liés à la grossesse et ne pouvaient donc pas être évités par un avortement, 11 étaient le résultat de la grossesse mais les complications survenues ne pouvaient pas être prévues et évitées, et 3 étaient le résultat d’une maladie chronique. Après une analyse minutieuse de chacun des trois derniers cas, les chercheurs ont conclu qu’un avortement médicalement inutile n’aurait pu être recommandé dans aucun d’entre eux.
L’article souligne un problème important :
“Même après des décennies d’expérience en matière d’avortement, aucune étude “cas-témoins” n’a été publiée montrant que l’avortement présente des avantages statistiquement significatifs par rapport à l’accouchement. Ceci est vrai tant pour la population générale des femmes en bonne santé que pour la population des femmes enceintes en mauvaise santé”.
Plusieurs auteurs concernés par la mortalité maternelle affirment d’une seule voix que les recommandations en faveur de l’avortement pour des complications de santé ne reposent sur rien (ceci ne s’applique pas aux opérations pratiquées pendant la grossesse pour améliorer la santé de la mère au risque de l’enfant). L’experte russe Elena Gavrilova confirme que, dans la pratique, le fait d’éviter l’avortement et de gérer correctement les grossesses présentant des complications n’entraîne pas une augmentation de la mortalité.
“Bien que l’on sache que certaines maladies augmentent le risque de décès pendant la grossesse ou l’accouchement, aucune étude n’a démontré un taux de mortalité inférieur chez les femmes atteintes d’un type particulier de maladie qui choisissent l’avortement. Au moins certains chercheurs ont conclu que même si les femmes souffrant de ces maladies ne souhaitent pas être enceintes, une fois qu’elles le sont, rien ne permet de penser que l’avortement présente un risque moindre pour leur santé qu’une gestion prudente de la grossesse”, déclarent John Thorpe, David Reardon et leurs co-auteurs dans “Deaths Associated with Abortion Compared to Childbirth” (Décès associés à l’avortement par rapport à l’accouchement).
Les complications qui augmentent considérablement le risque de décès lors de l’accouchement, comme le syndrome d’Eisenmenger, rendent toute opération, y compris l’avortement, problématique : ses risques sont actuellement égaux ou supérieurs à ceux associés à l’accouchement spontané. Cependant, jusqu’à récemment, l’indication de l’avortement dans ce syndrome était considérée comme absolue.
Les chercheurs expliquent que le taux de mortalité maternelle chez les femmes en bonne santé est extrêmement faible ; jusqu’à 90 % des décès maternels liés à l’accouchement sont dus à une césarienne. (100 décès pour 100 000 accouchements par césarienne, contre 1,1 pour 100 000 accouchements naturels). Elles confirment les conclusions de Murphy et O’Driscoll selon lesquelles aucune étude ne prouve que l’avortement peut être plus sûr pour les femmes ayant des problèmes de santé connus qui entraînent un risque de décès lors d’un accouchement naturel. Il ne s’agit que d’une hypothèse. Les chercheurs estiment que des études cas-témoins soigneusement conçues sont nécessaires pour déterminer si l’avortement peut même être considéré comme réduisant le risque de décès pendant les complications de la grossesse par rapport à l’accouchement.
À cet égard, la déclaration de David Grimes ne pourrait être plus vraie : “une pensée non critique blesse les femmes et les enfants du monde entier”.
Alors qu’un certain nombre d’experts médicaux continueront bien sûr à défendre l’idée que l’avortement est une alternative sûre à l’accouchement, ce point de vue ne peut plus être qualifié de “fait établi”. Il s’agit au mieux d’une opinion ou d’un espoir non fondé, et au pire d’un mantra idéologique”.
« Messe traditionnelle : les fidèles sont attachés à cette forme de sacré qui manque beaucoup à notre société. »
L’abbé Matthieu Raffray, prêtre catholique membre de l’Institut du Bon Pasteur, professeur de philosophie thomiste à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin, a été interrogé sur Radio courtoisie :
