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La force tranquille de Notre-Dame de Chrétienté

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Lettre du Cardinal Raymond Leo Burke à l’occasion de la réédition du Bref examen critique du nouvel Ordo Missæ

Cette lettre fait office de préface à la réédition du Bref examen critique du nouvel Ordo Missæ, par Renaissance catholique :

Vingt ans après la dernière édition publiée par vos soins, vous avez voulu me présenter votre projet de réédition du Bref examen critique du nouvel Ordo Missae publié en 1969 par les Cardinaux Alfredo Ottaviani et Antonio Bacci et je vous en remercie.

Dans sa lettre d’encouragements du 27 novembre 2004, le Cardinal Alfons Maria Stickler écrivait « que l’analyse de ces deux Cardinaux n’a rien perdu de sa valeur ni, malheureusement, de son actualité. » Deux décennies plus tard, ce constat reste avéré. Par exemple, les récentes déclarations publiques du Préfet du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements confirment la persistance d’une idéologie qui, par la réforme de la Sainte Liturgie après le Second Concile du Vatican, a voulu manipuler et trahir l’enseignement constant et irréformable de l’Église sur les Sacrements de l’Eucharistie et de l’Ordre.

La valeur de l’analyse contenue dans le Bref examen critique résidait, selon les propres mots des auteurs, dans la brève synthèse des « déviations les plus graves par rapport à la théologie de la Messe » (chapitre VI) qui pourraient être la conséquence d’une approche anthropocentrique dans la Sainte Liturgie, qui est par nature Christocentrique. Cette intervention filiale auprès du Souverain Pontife Paul VI, qui eut un grand retentissement à l’époque, aurait pu rester lettre morte ou être rapidement oubliée si les erreurs théologiques qu’elle cherchait à décourager n’étaient pas tristement apparues, et même entretenues jusqu’à nos jours, plus de cinquante ans après. Au contraire, elles sont parfois assumées ouvertement, revendiquant le changement théologique en même temps que le changement liturgique.

Force est de constater que nous sommes bien loin de l’intention générale exprimée lors du Concile Vatican II par Sacrosanctum Concilium dans son numéro 1 :

« mieux adapter aux nécessités de notre époque celles des institutions qui sont sujettes à des changements ; de favoriser tout ce qui peut contribuer à l’union de tous ceux qui croient au Christ, et de fortifier tout ce qui concourt à appeler tous les hommes dans le sein de l’Église. »

Il est évident que beaucoup trouvent encore de nos jours dans l’Usus Antiquior une source vive à travers laquelle ils peuvent s’unir au Christ, fortifier leur Foi, et renforcer leur appartenance à l’Église. Il n’y a donc pas lieu de les en décourager.

D’autre part, l’on observe en pratique beaucoup de présomption dans le rapport à la Sainte Liturgie, au point de toucher précisément aux institutions qui ne sont pas sujettes au changement mais appartiennent au Droit Divin.

Le futur Benoît XVI écrivait ainsi dans le premier chapitre de l’Esprit de la liturgie :

« En effet, l’homme ne peut simplement « fabriquer » un culte. Rappelons-nous ce que Moïse dit à Pharaon : nous ne saurons quel culte lui rendre (cf. Ex. 10, 26) qui exprime la loi fondamentale de toute liturgie. Si Dieu ne se révèle pas, l’homme n’étreint qu’un espace vide. (…) La véritable liturgie demande que Dieu réponde et montre de quelle façon nous pouvons l’adorer ; (…) en un mot, la liturgie implique une forme d’institution. »

Recevez donc tous mes encouragements pour cette publication. Mon souhait le plus cher est que cela puisse contribuer, dans une société qui perd les uns après les autres tous ses repères stables, à rappeler, expliquer et faire connaître la richesse théologique, dogmatique et morale dont l’Usus Antiquior du Rite Romain est la pleine expression.

Que le Seigneur Ressuscité bénisse votre œuvre ! Recevez ma paternelle bénédiction et soyez assuré de mon dévouement dans le Sacré-Cœur de Jésus, le Cœur immaculé de Marie, et le Cœur très pur de saint Joseph.

Raymond Leo Cardinal BURKE

Bénédiction abbatiale de Dom Damien Thévenin

Le 21 mars, les moines de l’abbaye Saint-Paul de Wisques (Congrégation de Solesmes, de l’Ordre de saint Benoît) ont élu pour abbé Dom Damien Thévenin.

Âgé de 72 ans, Dom Thévenin – originaire de l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault – était, depuis le 28 octobre 2021, prieur administrateur de l’abbaye, suite à la démission de Dom Philippe Germain de Montauzan le 23 septembre de la même année.

Mgr Olivier Leborgne lui a conféré la bénédiction abbatiale à la cathédrale de Saint-Omer le 31 mai :

Source de la photo

Pénurie de poison

Cela inquiète Mathilde Panot, député NUPES, qui veut déposer une résolution “visant à protéger la France du risque de pénurie de pilules abortives” :

En France, les femmes ont le choix entre deux méthodes pour avorter : instrumentale ou médicamenteuse. Sur 223 000 interruptions volontaires de grossesse annuelles, 76% sont réalisées par voie médicamenteuse. Ces IVG sont rendues possibles par prise de mifépristone et de misoprostol, deux pilules abortives dont l’association est indispensable à la garantie du droit des femmes à disposer de leur corps.

Cependant, sur les huit derniers mois, la France a connu cinq mois de tension, voire de rupture de stock de misoprostol, entre le 28 novembre et le 16 janvier, puis trois mois entre février et le 26 avril.

La perspective d’une pénurie durable est extrêmement préoccupante, d’autant qu’il n’existe pas de générique de misoprostol. En effet, le misoprostol est un médicament sous brevet, détenu exclusivement par le groupe Nordic Pharma. Le monopole lié au statut de propriété intellectuelle prive les praticiens et les patients de solutions alternatives. […]

223000 en un an, cela ne l’inquiète pas outre mesure…

Des Mamans ont besoin de vous ! Quête pour les futures mères en difficulté

Communiqué des AFC de Seine et Marne :

Dimanche 4 juin, à l’occasion de la fête des mères, l’Association Familiale Catholique de Melun organise une quête sur les parvis des églises du pôle missionnaire de Melun pour soutenir les futures mères et mères de jeunes enfants en difficulté. Les dons collectés seront reversés intégralement à l’association « La Maison de Tom Pouce », implantée en Seine-et-Marne, qui accueille et héberge les futures mères qui souhaitent garder leur enfant malgré des situations difficiles et les mères de jeunes enfants également en difficulté.

Ceux qui le souhaitent peuvent dès à présent faire leur don par carte bancaire sur le site de l’association https://lamaisondetompouce.com/faire-un-don, sur lequel vous trouverez également les informations pour faire parvenir un paiement par chèque.

Créée en 1987, La Maison de Tom Pouce est le premier centre d’hébergement d’urgence destiné à accueillir et héberger toute femme enceinte en difficulté dès le premier mois de grossesse.

Depuis le 8 décembre 2008, la Maison de Tom Pouce compte deux maisons et peut ainsi accueillir 12 futures mamans et 9 mamans accompagnées de leur bébé. Là, dans la chaleur et la sécurité d’une ambiance familiale, les futures mamans peuvent se préparer en toute sérénité à accueillir leur enfant et les mamans peuvent prendre soin dignement de leur tout-petit, reprendre confiance en elles et construire pas à pas leur avenir.

Si la vocation initiale de l’association est d’héberger les femmes enceintes, La Maison de Tom Pouce aide également à la réinsertion des jeunes femmes en leur donnant les moyens de devenir des mamans autonomes et responsables.

Alors que nos gouvernants ne pensent qu’à libéraliser toujours plus l’accès à l’avortement, pourtant déjà largement facilité dans notre pays, les AFC considèrent que l’augmentation constante du nombre d’avortements dans notre pays est un problème majeur de santé publique et devrait être traité comme tel dans sa globalité.

Pour cela les AFC proposent :

  • Le développement de l’éducation affective, relationnelle et sexuelle des jeunes pour une meilleure connaissance de leur corps et pour qu’ils puissent construire une vie affective épanouie, stable et responsable.

  • Le développement de la préparation au mariage civil et un meilleur accompagnement de la conjugalité, pour former des couples solides aptes à accueillir et éduquer leurs enfants.

  • L’étude et la lutte contre les facteurs de risque de recourir à l’IVG : pauvreté, déscolarisation, recul de l’âge de la première grossesse, antécédents d’IVG, etc.

  • Une politique familiale ambitieuse qui permette à chaque couple d’avoir le nombre d’enfants qu’il désire. L’avortement pour raisons économiques existe en France !

  • Une écoute bienveillante des femmes enceintes en difficulté et de leur désir ou non de garder leur enfant, contrairement aux pressions exercées par la société et des associations qui présentent l’avortement comme seule alternative et culpabilisent les femmes qui souhaitent malgré tout garder leur enfant.

  • Un soutien accentué aux structures d’accueil des femmes enceintes en difficulté qui souhaiteraient garder leur enfant.

  • la valorisation de l’accouchement sous le secret qui, sans être un idéal, permet la venue au monde d’un enfant qui fera le bonheur de parents en attente d’adoption.

Bonne fête des mères à toutes les Mamans !

41e festival d’art sacré de Champeaux : faire découvrir la beauté de la Foi par les œuvres qu’elle a inspirées

A l’occasion du 41e festival d’art sacré de Champeaux, nous avons interrogé Michel Vauthrin, directeur artistique :

Pouvez-vous nous présenter le 41e Festival d’art sacré de Champeaux, qui se déroulera durant le mois de juin ? Cette année le thème retenu est “Traditions”. Quelles sont ces traditions et pourquoi s’y accrocher ?

Le Festival de Champeaux se déroule dans une magnifique collégiale gothique à l’acoustique exceptionnelle qui se situe à proximité de Vaux-le-Vicomte à 45km au sud-est de Paris. Champeaux est la patrie de Guillaume de Champeaux, grand philosophe du Moyen-Age, maître d’Abélard et ami de Saint Bernard.

Notre 41ème édition continue sa tradition de diffuser des musiques sacrées exclusivement, de différentes époques et cultures avec le souci de faire découvrir des musiques peu connues toujours interprétées par des musiciens de grand talent.

Nous commencerons le 9 juin par la fameuse Famille Lefèvre qui a remporté l’émission “La France a un Incroyable talent” en 2020 que nous avons découvert sur internet et qui a vraiment un incroyable talent. C’est du très haut niveau, dans différents styles et permet d’atteindre tous les âges et milieux, même des gens qui ne vont pas souvent au concert.

Suivra le 10, la veille de la Fête-Dieu  Ecce panis angelorum, une messe du XVIème siècle composée par Jean Barra pour la Fête du Saint-Sacrement par l’ensemble Vox Cantoris qui a redonné vie à tant de partitions oubliées et qui fait vivre ces polyphonies inspirées du grégorien avec une ferveur inoubliable.

Le 11, nous aurons la messe du festival, avec le répertoire grégorien pour la Fête-Dieu, dont les textes ont été écrit par Saint Thomas d’Aquin dont c’est le Jubilé. Un dominicain spécialiste de Saint Thomas viendra célébrer la messe.

Dans l’après-midi, il y aura à 15h une visite-conférence de la collégiale suivie d’un concert “Corpus Christi” avec des chants inspirés du grégorien dans différentes époques par le chœur Res Severa qui nous aura aidé à chanter la messe du matin. On le voit, le grégorien qui est , comme le concile l’a rappelé, le “chant propre de l’Eglise latine” a été la source d’une tradition toujours vivante, pourvu qu’on la veuille servir.

Le 16, nous accueillerons le Chœur Russo-ukrainien du séminaire orthodoxe Saint Geneviève qui nous interprétera des chants liturgiques des origines de l’orthodoxie à nos jours. Ils nous montreront combien leur tradition est vivante et suscite encore de nos jours des chants liturgiques magnifiques.

Le 17, ce sera la musique baroque qui aura l’honneur de chanter la Vierge Marie avec le Stabat de Pergolèse et le Stabat de Vivaldi avec un merveilleux couple de chanteurs convaincus et fervents, membres de La Cathédrale Invisible, fondé avec James Bowman, malheureusement décédé récemment.

Nous terminerons le 21 juin, pour la Fête de la Musique par un Concert-Promenade illuminé aux chandelles, un voyage dans l’espace-temps de la collégiale avec des chants appropriés à chaque espace traversé. Une sorte de veillée où la prière pourra évidemment être possible. Nous faisons cela depuis d” nombreuses années avec succès. C’est, pour nous un. des moments les plus importants de l’année.

Ce festival est-il uniquement culturel ou comprend-il une dimension spirituelle, voire cultuelle ?

Vous l’avez compris, il ne s’agit pas pour nous de faire encore seulement du culturel mais bien de proposer, comme nous l’aimons dire, de “partager la Beauté” avec croyants et incroyants en espérant toucher ceux-ci et nourrir ceux-là. Il s’agit de faire dialoguer Foi et culture, d’évangéliser la culture et par la culture, de faire découvrir la beauté de la Foi par les œuvres qu’elle a inspirées, d’amener à la contemplation… et la prière liturgique.

Nous avons souvent constaté sinon des conversions, sinon la levée de blocages chez des gens soi-disant non-croyants. Nous avons aussi chaque année un Office réel des Ténèbres le Vendredi Saint intégrant l’œuvre d’un grand compositeur avec les répons grégoriens.

En quoi la beauté du chant est-elle importante, voire nécessaire, dans la liturgie ?

Nos liturgies sont souvent très pauvres musicalement avec des chants qui sont soit au niveau des chansonnettes, soit des belles pièces mélodiques mais trop froides pour toucher le cœur et emporter l’âme et si peu de polyphonies qui permettent d’intégrer chacun dans son registre et de faire d’un chœur harmonieux une parabole de l’Evangile….mais sait-on encore ce qu’est la liturgie ?

Voici le programme :

Ecoles libres : l’armistice n’a jamais eu lieu dans cette fameuse guerre qui remonte à la Révolution française

Suite à la volonté du ministre d’obliger l’enseignement sous contrat à faire de la mixité sociale, Anne Coffinier écrit dans La Nef :

[…] Le Secrétariat de l’Enseignement catholique n’a donc pas eu d’autres choix que se prêter au jeu. À court terme, il a gagné puisque le protocole d’accord Ndiaye/Delorme n’oblige pas les établissements privés sous contrat à un quota chiffré annuel d’élèves d’origine sociale défavorisée ou en difficulté scolaire. Il gagne aussi en ayant réussi à conditionner les efforts de mixité sociale à la perception par les écoles privées sous contrat du même montant d’aides sociales (notamment pour la cantine) de la part les collectivités locales que ce que reçoivent les écoles publiques. Mais à moyen terme, rien n’est garanti, surtout que l’Enseignement catholique a accepté de publier désormais les tarifs et la politique sociale pratiqués par chaque établissement sous contrat. Il est plus que probable que l’État, sur la base de ces données, imposera bientôt des quotas contraignants par école et restreindra drastiquement la liberté de recrutement des élèves.
À droite, nombreux sont ceux qui ont accusé le gouvernement de prendre la responsabilité de « rouvrir la guerre scolaire » en voulant amputer la liberté de recrutement des élèves par les écoles privées sous contrat. Mais il faut bien reconnaître que l’armistice n’a jamais eu lieu dans cette fameuse guerre qui remonte à la Révolution française : il suffit pour s’en convaincre de se souvenir de la suppression à l’été 2021 de l’école à la maison ou de l’enchaînement de lois depuis 2018 pour restreindre les libertés des écoles privées indépendantes. Dans cette guerre, l’Enseignement catholique s’est bien moins mobilisé pour défendre la liberté d’enseignement et les libertés éducatives des familles qu’il ne l’a fait pour conquérir des avantages financiers au profit des écoles sous contrat.

Les parents veulent la liberté de choix

Aujourd’hui, et c’est assez peu souligné, les motifs justifiant politiquement le financement de l’école privée par l’État ne sont plus évidents. La loi Debré de 1959 prévoyait un secteur privé subventionné par l’État pour assurer la liberté de religion et permettre aux Français qui le désiraient de choisir « l’école avec Dieu » quand l’État proposait « l’école sans Dieu », comme le chantait Michel Sardou. Aujourd’hui, ce n’est pas pour la religion mais pour le niveau scolaire et la sérénité qu’elle offre que l’école privée est recherchée par les parents. Si l’État doit la financer, c’est désormais davantage au nom du droit au choix de l’école et à la liberté éducative qu’en raison de la liberté religieuse. En conséquence, deux réalités deviennent difficilement compréhensibles – et donc difficilement admissibles : la première est que l’État ne laisse pas plus de 20 % des élèves rejoindre les écoles privées sous contrat, alors que 60 % des Français le désireraient et que c’est un droit démocratique pour eux de pouvoir le faire. La seconde est les discriminations financières que fait peser l’État sur les familles qui choisissent une école privée. Rien ne permet de justifier le caractère payant des écoles privées sous contrat, puisque le principe du libre choix de l’école est reconnu et que l’enjeu n’est plus supposé être d’arracher à l’Église un maximum d’enfants pour enraciner la République.

Un sondage du 22 mai 2023, réalisé par l’IFOP, vient de montrer que les Français sont conscients du caractère très inégalitaire de notre système et qu’ils sont prêts à des changements importants. Pour augmenter l’égalité des chances, près de 6 Français sur 10 réclament une intervention de l’État en faveur du libre choix de l’école publique comme privée, c’est-à-dire la suppression de la carte scolaire régissant les affectations d’élèves entre les écoles publiques, et la prise en charge des frais de scolarité qui sont jusqu’à présent à la charge des parents choisissant une école privée. Cette enquête d’opinion est très encourageante et montre les progrès de la confiance en la liberté d’enseignement dans l’opinion publique. Pouvoir choisir son école publique ou privée au regard des besoins concrets de chaque enfant apparaît comme une évidence de plus en plus largement reconnue. Mais les Français veulent que ce choix se marie à la possibilité de côtoyer des enfants de tous horizons pour que l’école reste le creuset de la nation. En attendant que l’État subventionne le privé autant que le public, il faut instaurer des bourses sociales pour permettre aux enfants méritants d’origine humble d’intégrer les écoles privées. C’est justement ce que font les bourses d’accessibilité délivrées par la Fondation Kairos pour l’innovation éducative.

LifeSiteNews était au pèlerinage de Chartres

LifeSiteNews était représenté dans les deux chapitres américains, John-Henry Westen ayant fait le voyage depuis le Canada :

Plus de 20 000 pèlerins catholiques ont rempli à ras bord la magnifique cathédrale gothique emblématique de Notre-Dame de Chartres, en France, le lundi de Pentecôte, après avoir marché trois jours depuis Paris, pour témoigner de leur amour de la messe traditionnelle en latin, tout en priant pour que la pleine liberté soit accordée à la célébration de l’ancienne liturgie de l’Église. […]

Tout en marchant pendant des heures, on pouvait entendre des hommes, des femmes, des jeunes et même des petits enfants réciter et chanter le rosaire et la litanie de la Vierge, ainsi que des hymnes et des chants traditionnels, des chansons folkloriques et des acclamations pour passer les heures dans la prière et la bonne humeur. Contrairement aux pluies torrentielles de l’année dernière, cette année, le ciel était dégagé et les routes chaudes et poussiéreuses, avec une brise occasionnelle pour atténuer la chaleur. De nombreux groupes de scouts et de guides de toute la France ont fait le pèlerinage, comme l’année dernière, où plus de la moitié des participants avaient moins de 20 ans. […]

Bien que venant de différents pays et parlant différentes langues, tous étaient unis dans leur amour et leur dévotion à l’ancienne liturgie romaine de l’Église. […]

Dans un contexte de restrictions croissantes de la célébration de la messe traditionnelle en latin, les catholiques qui aiment l’ancien rite constatent que leur nombre ne fait qu’augmenter. Pour de nombreux observateurs, l’enthousiasme, la foi et la jeunesse de ceux qui participent chaque année au pèlerinage de Pentecôte à Chartres témoignent de la manière dont l’Esprit Saint préserve dans le cœur des fidèles un amour fort et profond pour cette forme de messe qui a donné naissance à tant de saints dans l’Église.

Les fidèles qui participent au Pèlerinage de Pentecôte de Chartres espèrent que les autorités ecclésiastiques accéderont à leur demande de pleine liberté de célébrer la Messe latine traditionnelle, et qu’ils verront la vérité de ce que le Pape Benoît XVI a déclaré, à savoir que “ce que les générations précédentes considéraient comme sacré, reste sacré et grand pour nous aussi, et ne peut pas être tout à coup entièrement interdit ou même considéré comme nuisible”.

Tradition, Chrétienté, Mission

Editorial de Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau :

Hasard des dates, trois événements touchant à l’Église viennent de se télescoper. Il n’est peut-être pas inintéressant de les évoquer, d’autant qu’ils ont un rapport avec la Tradition de l’Église.

Le premier concerne une rencontre qui a eu lieu le 19 mai dernier au Vatican au sujet de l’encyclique Humanae vitae de Paul VI. Ce texte pontifical, publié en 1968, rappelait avec clarté la doctrine de l’Église concernant les relations conjugales. Dans le contexte de l’époque, celui de la « libération » sexuelle, il était apparu comme particulièrement provocateur en soulignant le lien intrinsèque entre sexualité et procréation.

VIDER LA TRADITION DE SON CONTENU

Où en est-on aujourd’hui ? Comme pour beaucoup d’autres aspects liés à la doctrine traditionnelle, l’enseignement d’Humanae Vitae n’est pas nié frontalement. Il est relativisé par le droit donné à des opinions contraires, de la part de ceux même qui, par état et par devoir, sont censés l’expliquer, le répandre et, au besoin, le défendre.

C’est ainsi que le vendredi 19 mai dernier, Mgr Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie, a estimé que si la pilule apparaissait comme « le mal absolu » dans les années 1960 :

« aujourd’hui, nous sommes confrontés à des défis encore plus grands : la vie de l’humanité entière est en danger si nous n’arrêtons pas la spirale des conflits, des armes, si nous ne désamorçons pas la destruction de l’environnement. »

Avec l’assurance sucrée d’une bonne conscience cléricale dans le plus mauvais sens du terme, le président de l’Académie pontificale pour la Vie met sur le même plan deux réalités différentes.

Il s’exprime par ailleurs comme si hier, en pleine guerre froide, les théologiens ne s’intéressaient pas aux problèmes liés aux conflits (je pense ici notamment aux travaux en théologie morale sur l’arme nucléaire).

Et, comme si aujourd’hui, la pilule, installée dans les pratiques et répandue bien plus que dans les années 1960, ne restait pas un mal au regard de la nature humaine et de la vérité des relations conjugales.

DÉCLASSEMENT DU CATHOLICISME ET ABANDON DE SA TRADITION

Le deuxième des faits portés à notre attention ressort d’une analyse de l’historien Guillaume Cuchet, publiée dans La Croix du 22 mai dernier. S’appuyant sur l’enquête Trajectoire et origine de l’Insee, il remarque le déclin du catholicisme au sein de la population des 18-59 ans.

Seulement 25 % d’entre eux se déclarent aujourd’hui catholiques contre 43 % il y a douze ans. Dans le même temps, les « sans-religion déclarés » sont passés de 45 à 53 % et les protestants évangéliques continuent de progresser.

Même chose d’ailleurs du côté de l’islam (de 8 à 11 %), « moins par conversion d’éléments extérieurs, explique encore Cuchet, que par reproduction de l’identité et de la ferveur à l’intérieur du monde musulman. »

Cette enquête comporte bien d’autres enseignements, notamment sur le poids religieux de l’immigration, sur la ferveur et la tendance de plus en plus identitaire du monde juif français ou sur l’efficacité du prosélytisme.

Guillaume Cuchet tire aussi un constat à propos du catholicisme français : « un déclassement annoncé qui, étrangement, suscite peu de commentaires dans l’Église, comme si les évêques, sonnés par la crise des abus sexuels, ne savaient qu’assister, muets et impuissants, à l’effondrement. »

LA JEUNESSE DE LA TRADITION

Au relativisme doctrinal, au manque de transmission des vérités de la foi et des pratiques qui vont avec, ce que la sociologie traduit par le qualificatif d’« identitaire », au doute qui ronge et qui assèche, à la tiédeur qui bloque l’ardeur missionnaire, un troisième élément apporte une réponse de fond et de fait.

Un peu plus d’une semaine avant qu’il ne se déroule, le traditionnel pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté a dû fermer les inscriptions pour la première fois depuis quarante ans.

La raison ? 16 000 personnes avaient été enregistrées, atteignant la limite raisonnable en termes d’accueil des pèlerins et de respect des mesures de sécurité. On a vu devant ce chiffre une réponse directe à Traditionis Custodes qui tend à limiter drastiquement l’accès à la liturgie traditionnelle.

Il y a plus ! Il y a notamment l’expression d’une soif pleine et entière de la vérité catholique, des supports de celle-ci, de la volonté, dans un monde devenu a-catholique, de retrouver les fondements permettant de relancer la mission.

Il y a peut-être ailleurs des regroupements de jeunes catholiques aussi importants. Il n’y en a pas qui s’appuient ainsi sur trois piliers qui semblent aujourd’hui indispensables pour l’Église entière : Tradition, chrétienté, mission.

Dispersion façon puzzle

Le grand remplacement n’existe pas, mais un rapport parlementaire préconise de répartir les immigrés comoriens sur l’ensemble du territoire français. Or, à Mayotte, 90% des consultations en PMI sont des mères comoriennes.

Ce rapport, rédigé par Laurent Marcangeli, député Horizons de Corse, et Estelle Youssouffa, députée Liot de Mayotte, est présenté en plein débat sur l’immigration et livre des chiffres sur la santé à Mayotte. Comme l’île grecque de Samos et l’île italienne de Lampedusa, Mayotte est en proie à une importante immigration illégale, avec des services publics asphyxiés (sécurité, santé, éducation…), des difficultés d’approvisionnements (en eau et nourriture).

90% des consultations en PMI sont des mères comoriennes, mais on apprend aussi que l’an dernier, l’Hôpital de Mamoudzou a soigné presque autant de Français que d’étrangers. 93 626 Français contre 85 567 étrangers.

Le rapport fait des recommandations avec notamment l’instauration de l’Aide Médicale d’Etat à Mayotte… et préconise la fin du “Visa Territorialisé à Mayotte”, un léger détail qui fait qu’un Comorien régularisé ne peut pas quitter Mayotte. Or, cette carte de séjour “territorialisée” sur l’île empêche les bénéficiaires bloqués sur l’île de quitter le département, sauf s’ils remplissent les conditions précises définies par l’administration, avec notamment des “attaches familiales en France”, des “services rendus à la France” ou si le demandeur bénéficie “d’une protection internationale”. Faire sauter ce verrou permettrait de répartir sur l’ensemble du territoire français l’immigration comorienne.

Pèlerinage de Chartres : photos et reportages

Les premières photos de Notre-Dame de Chrétienté sont en ligne.

Max Guazzini, présent lundi à Chartres, était interrogé ensuite sur Sud Radio :

Le reportage de KTO :

La réaction de Jean-Marie Guénois, du Figaro :

Le journal de France 3 :

Inspections de l’Éducation nationale dans les écoles hors contrat : contrôle de l’école ou contrôle des familles ?

Communiqué de la FPEEI :

La Fédération des parents d’élèves des écoles indépendantes enregistre de nombreuses plaintes de ses adhérents à la suite d’inspections pratiquées par les services académiques de l’Éducation nationale dans l’école de leurs enfants. Plusieurs de ces inspections ont donné lieu à des pratiques scandaleuses.

Arrivée par une porte dérobée, fouille des cartables des élèves, intimidations… Plusieurs plaintes de parents font état d’inspecteurs en surnombre : 10 pour une école de 90 élèves par exemple !

Il arrive également de plus en plus souvent que les inspecteurs imposent de se retrouver seuls avec les élèves pour pouvoir s’entretenir avec eux et refusent parfois la présence de toute personne de l’école pour assister aux entretiens. Récemment, une directrice qui a tenté de s’y opposer s’est même vue menacée de voir son école fermée. Les questions qui leur sont posées sont vécues par les élèves eux-mêmes comme une intrusion dans la vie privée des familles.

Soit elles constituent une réelle immixtion dans leur vie privée, soit elles remettent tendancieusement en cause le projet pédagogique et le caractère propre de l’école où sont scolarisés les enfants.

Est-ce vraiment l’école qui est inspectée ? Ne sont-ce pas plutôt les familles qui y scolarisent leurs enfants ? Jugez-en vous-même au travers d’exemples des questions posées aux élèves :

Avez-vous des problèmes familiaux ? Avez-vous accès à internet à la maison ? A la télévision ? Parlez-vous de la sexualité à la maison en famille ? En parlez-vous beaucoup ? Que lisez-vous chez vous ? Dans quelles écoles sont vos frères et sœurs ? Avez-vous des amis en dehors de l’école ? En avez-vous assez d’êtres cloitrés toute la journée sans votre téléphone ? Supportez-vous l’uniforme ? Cela ne vous dérange-t-il pas de ne jamais changer d’aspect ? Quelle est la chose qu’il faut changer à l’école ? Pourquoi ne lisez-vous pas des mangas ?

Pour rappel, toutes les écoles hors contrat sont déclarées légalement et connues des services de l’Éducation nationale. Les inspections devraient être des moments d’échanges permettant aux établissements de progresser et de délivrer un enseignement toujours plus qualitatif aux élèves. Au lieu de cela, ces inspections abusives sont vécues par les enfants et les équipes pédagogiques comme une épreuve traumatisante et ternissent l’image des inspecteurs et de l’Éducation nationale.

La FPEEI déplore ces dérives inquiétantes et demande que cessent ces interrogatoires qui n’ont aucunement leur place dans l’inspection d’un établissement scolaire.

Visitation : la valeur de la personne dès sa conception célébrée dans la rencontre entre la Vierge Marie et Elisabeth

De L’Evangile de la vie :

“La valeur de la personne dès sa conception est célébrée plus encore dans la rencontre entre la Vierge Marie et Elisabeth, et entre les deux enfants qu’elles portent en elles. Ce sont précisément eux, les enfants, qui révèlent l’avènement de l’ère messianique: dans leur rencontre, la force rédemptrice de la présence du Fils de Dieu parmi les hommes commence à agir. « Aussitôt — écrit saint Ambroise — se font sentir les bienfaits de l’arrivée de Marie et de la présence du Seigneur… Elisabeth fut la première à entendre la parole, mais Jean fut le premier à ressentir la grâce: la mère a entendu selon l’ordre de la nature, l’enfant a tressailli en raison du mystère; elle a constaté l’arrivée de Marie, lui, celle du Seigneur; la femme, l’arrivée de la femme, l’enfant, celle de l’Enfant. Les deux femmes échangent des paroles de grâce, les deux enfants agissent au-dedans d’elles et commencent à réaliser le mystère de la miséricorde en y faisant progresser leurs mères; enfin, par un double miracle, les deux mères prophétisent sous l’inspiration de leurs enfants. L’enfant a exulté, la mère fut remplie de l’Esprit Saint. La mère n’a pas été remplie de l’Esprit Saint avant son fils, mais lorsque le fils fut rempli de l’Esprit Saint, il en combla aussi sa mère ».”

La déroute de la gauche espagnole s’explique notamment par les lois sociétales

Selon Marianne, la déroute de Pedro Sanchez vient notamment des lois sociétales votées par la gauche :

“Beaucoup de gens en Espagne ne se sont pas reconnus dans les lois sociétales”

« La loi trans » votée en février 2023 et consacrant l’autodétermination du genre a provoqué un rejet :

« Dans certaines communautés comme en Aragon, des quotas de trans ont été mis en place pour le concours de professeur. Or il n’y avait pas toujours de candidats trans, donc des postes n’étaient pas attribués ce qui a agacé de nombreux électeurs ». « Ces lois ont cristallisé les gens qui n’y étaient pas favorables et poussé de nombreux électeurs à voter pour l’extrême droite VOX, désirant elle aussi dépasser la politique traditionnelle d’extrême-droite. »

Depuis 3 ans près de la moitié des enfants libanais ne vont plus à l’école

Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :

Depuis 2019, le Liban s’enfonce dans une crise économique et politique qui s’aggrave de jour en jour. En mars dernier, le FMI parlait d’une “crise économique sans fin”. La dévaluation sans précédent de la livre libanaise, le blocage de la vie politique et la hausse grandissante des prix ne cessent de précariser la population.

Dans ce contexte, les écoles sont parmi les plus impactées. Depuis 3 ans près de la moitié des enfants libanais ne vont plus à l’école. C’est sur cet effondrement de l’institution éducative que seront formés les Libanais de demain, dépourvus de formation, souffrant d’une absence d’éducation citoyenne, privés de perspective professionnelle.

Face à cette situation, les écoles chrétiennes constituent le dernier rempart contre ce délitement éducatif. Ouvertes à tous les enfants indépendamment de leur appartenance religieuse ou de leur origine sociale, les écoles chrétiennes fournissent à la jeunesse une éducation d’excellence, lui offrant une expérience du vivre-ensemble essentielle dans un pays pluriel. Par leur enseignement du français, ces écoles sont également des acteurs incontournables du rayonnement de la francophonie au Liban et plus largement dans tout le Moyen-Orient. Leur maintien est essentiel pour la paix et l’avenir de la région.

Lors d’une conférence de presse en mars dernier, une religieuse libanaise témoignait des difficultés inédites des institutions chrétiennes, qui tiennent à elles seules de larges pans des prérogatives dévolues initialement aux pouvoirs publics. Écoles, mais également hôpitaux, dispensaires et orphelinats sont aujourd’hui en grande partie à la charge des congrégations religieuses.

Conscient de ces enjeux cruciaux, l’État français a ouvert en 2020 le fonds des écoles d’Orient sur décision du président de la République, cofinancé à part égale avec L’Œuvre d’Orient, pour soutenir le réseau des écoles chrétiennes francophones du Moyen-Orient. Déployé dans six pays, il soutient actuellement 174 écoles dans la région.

James Bond: Au Service secret de… l’harmonie

Analyse complémentaire de 10 thèmes de James Bond. En plus d’analyses musicales, les moments (en fin de vidéo) sur le wokisme et autres tares de notre siècle sont particulièrement appréciés :

Décivilisation : Mgr Rougé répond à Emmanuel Macron

Dans une tribune, l’évêque de Nanterre dénonce la volonté gouvernementale de légaliser l’euthanasie :

Impressionné par la violence croissante de notre société et plusieurs drames récents, le Président de la République a déclaré avec force mercredi dernier :

« Aucune violence n’est légitime, qu’elle soit verbale ou contre les personnes. Il faut travailler en profondeur pour contrer ce processus de décivilisation ».

Le choix de ce terme, particulièrement fort et solennel, est plus que suggestif. Car ce qui rassemble les personnes contribue à en faire des citoyens, « cives », à les civiliser. Mais ce qui les oppose, ce qui s’oppose à leur inaliénable dignité, décivilise.

Comment ne pas reprendre ce terme présidentiel de décivilisation à propos de ce qui risque d’être proposé à la représentation nationale en matière de fin de vie ? Autoriser le « suicide assisté » sur le modèle de l’État américain de l’Oregon ou de la Suisse constituerait une transgression éthique majeure. Quelle conséquence une telle autorisation aurait-elle sur les politiques actuelles de prévention du suicide et de prise en charge médicale après une tentative de suicide ? Une société complaisante à l’égard du suicide, est une société suicidaire, une société qui se suicide elle-même.

Dans un entretien récent au Journal du Dimanche, Mme Firmin Le Bodo, Ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, annonce une légalisation de l’aide active à mourir « encadrée ». L’expérience le prouve, le prétendu encadrement d’une transgression choisie n’est jamais rien d’autre que le cheval de Troie de cette transgression. Tout n’est pas négatif dans cet entretien, en particulier l’annonce réitérée d’un plan en faveur des soins palliatifs. Mais ce qui est étonnant, c’est que ce plan est prévu pour 2024, alors qu’une loi sur l’aide active à mourir pourrait être votée dès la fin de 2023. C’est le contraire de l’ordre préconisé par le dernier avis du Comité consultatif national d’éthique.

Il est surprenant que ce sujet si important ne soit pas pris en charge par le ministre de la Santé lui-même. Celui-ci porte le titre de ministre de la Santé et de la Prévention : la première des préventions, la déclaration présidentielle le suggère, ne devrait-elle pas être celle de la décivilisation ?

Chronique cinéma : L’improbable voyage d’Harold Fry

De Bruno de Seguins Pazzis pour Le Salon beige :

Tout juste retraité, Harold Fry mène une vie maussade aux côtés de sa femme Maureen. Lorsqu’il apprend que sa vieille amie Queenie est mourante, il sort de chez lui bouleversé pour lui poster une lettre… mais il décide de continuer à marcher pour se rendre à son chevet. Sa lettre en poche, il se lance alors dans un improbable périple de plus de 700km à travers l’Angleterre, avec l’intime conviction que son voyage maintiendra Queenie en vie. Au fil de rencontres inattendues et libératrices, Harold pourra-t’il se redonner une chance ? Avec : Jim Broadbent (Harold Fry), Penelope Wilton (Maureen Fry), Linda Bassett (Queenie), Earl Cave (David Fry), Joseph Mydell (Rex), Paul Thornley (Rich), Claire Rushbrook (la femme du fermier), John Capel (Bystander). Scénario : Rachel Joyce. Directeur de la photographie : Kate McCullough. Musique : Ilan Eshkeri.

« Je vais marcher, et tu vivras »… Au départ il y a un roman de la britannique Rachel Joyce, très grand succès de librairie publié en 2012 « La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi » dont elle écrit l’adaptation cinématographique pour Hettie MacDonald qui signe là son deuxième film de cinéma après avoir réalisé une quinzaine de séries et films pour la télévision. Le thème central est celui de la rédemption, thème courant au cinéma et qui prend ici la forme d’un long chemin à pieds de presque 800 km entrepris par un certain Harold, septuagénaire quelque peu présomptueux. Qui dit rédemption, dit souffrance, deuil, culpabilité et réparation. La souffrance pour Harold est bien entendu physique mais elle est également intérieure car il porte plusieurs échecs dans sa vie : le deuil de son fils David qu’il n’a pas su comprendre et qui s’est finalement suicidé, un échec professionnel auquel est lié son ancienne collègue et amie au travail, Queenie, qu’il va rejoindre à pieds, l’échec de sa vie conjugale puisque depuis la mort de son fils, les échanges avec sa femme Maureen se réduisent au minimum. Souffrance, deuil et culpabilité sont bien là et la réparation se fait progressivement le long de ce long et difficile chemin jusqu’à la réparation finale qui permet la réconciliation du couple. C’est progressivement mais avec beaucoup de précision que le spectateur est amené à rentrer dans le personnage d’Harold jusqu’à éprouver une forte empathie pour lui. Et c’est bien là le tour de force de la réalisatrice Hettie Mac Donald mais aussi, et peut-être surtout, du comédien Jim Broadbent (Richard III de Richard Loncraine en 1995, Le Journal de Bridget Jones, Moulin Rouge de Baz Luhmann, de Sharon Maguire et en 2001, Vera Drake de Mike Leigh en 2004, La Dame de fer de Phyllida Lloyd en 2011…) que nous avons pu récemment apprécier en France dans le délicieux et très « british » The Duke (2020) de Roger Michel.

Une performance d’autant plus remarquable que le personnage d’Harold n’est pas vraiment sympathique au départ, non croyant, dur avec son épouse, obstiné. Mais c’est cette obstination qui va lui permettre de réaliser cette transformation intérieure. Ainsi, et malgré les apparences, L’improbable voyage d’Harold Fry n’est pas un film du « troisième âge », illustrant, outre la rédemption, que « La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort. On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal… » (Général MacArthur), et qu’à soixante-dix ans passés on peut se lancer avec opiniâtreté et espoir sur une longue route du Devon à Berwick-upon-Tweed dans le Northumberland. Tout cela prend évidement du temps, d’où quelques longueurs, mais se révèle au bout du compte assez rafraichissant !

Bruno de Seguins Pazzis

« Crises et renouveaux dans l’Eglise »

Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, est interrogé par Paix Liturgique à propose la 41ème Université d’été :

Le thème de cette année sera « Crises et renouveaux dans l’Eglise ». Personne ne conteste le fait que l’Eglise vive, en particulier en Occident, une crise particulièrement grave qui se manifeste dans la diminution de la pratique religieuse, la baisse des vocations sacerdotales et religieuses, un relativisme doctrinal et moral généralisé, un éloignement sans cesse croissant des législations civiles d’avec la loi naturelle, etc. Comme vient de l’écrire Guillaume Cuchet l’auteur de Comment notre monde a cessé d’être chrétien dans une tribune libre de La Croix le 22 mai :

« Au début des années 1960, 90% des Français se considéraient encore comme catholiques romains. En 2023, ils ne sont plus que 25 % à le dire, et la réduction n’est pas terminée. Dans ces conditions, il n’est pas sûr que le catholicisme reste encore longtemps la première religion du pays. À terme, il pourrait passer au deuxième, voire au troisième rang des religions en France. Un déclassement annoncé qui, étrangement, suscite peu de commentaires dans l’Église, comme si les évêques, sonnés par la crise des abus sexuels, ne savaient plus qu’assister, muets et impuissants, à l’effondrement. »

Le risque est alors grand soit de se rallier aux valeurs dominantes du monde et, pratiquement, d’apostasier soit de désespérer et de s’enfermer dans une attitude sectaire, au détriment du sens de l’Eglise et de la charité. En 2000 ans ce n’est pas la première crise de grande ampleur que vit l’Eglise. St Jérôme pouvait ainsi s’exclamer au IVème siècle : « L’univers gémissant fut étonné de se réveiller arien ». Pour le lecteur moins averti cela signifie concrètement qu’il ne restait plus comme évêques, pleinement et intégralement, catholiques que Saint Athanase en Orient et saint Hilaire en Occident. Voilà qui doit nous rassurer… L’Eglise a surmonté cette crise comme elle en a surmonté d’autres : le schisme d’Orient au XIème siècle, le Grand schisme d’Occident, au XIVème siècle, la réforme protestante au XVIème siècle, le modernisme au début du XXème siècle, etc. Notre propos est donc de repositionner la crise actuelle de l’Eglise dans la perspective des crises qui l’ont déjà déchirée. Il s’agit également de tirer les enseignements de la manière dont ces crises ont été surmontées. Enfin sans doute n’est-il pas inutile de s’attarder sur quelques éléments de réflexion à propos de la nature même de l’Eglise ainsi que sur les caractéristiques propres de la crise actuelle.

Concrètement ?

Nos travaux s’orienteront autour de trois axes.

Une première partie sera historique traitant de la crise arienne (Côme de Prévigny), de la mise en œuvre du Concile de Trente (Guillaume Bergerot), du redressement de l’Eglise de France au XIXème siècle (Luc Perrin), et enfin du Concile Vatican II (Roberto de Mattei).

Une seconde partie sera plus doctrinale et théologique traitant de la nature et de la constitution de l’Eglise : « L’Eglise catholique : du mystère au miracle » (père Danziec), « De l’Eglise et du pape » (Philippe Maxence), « L’obéissance dans l’Eglise : aveugle ou clairvoyante » (Jean-Pierre Maugendre). Dans ce cadre nous traiterons, avec Stéphane Blanchonnet, de la situation bien particulière faite aux catholiques d’Action Française entre 1926 et 1939. Où quand le temporel et le spirituel s’entremêlent, sans doute pas pour le meilleur.

Enfin nous livrerons des réflexions sur la situation actuelle grâce aux collaborations de l’abbé Barthe : « Où en est l’herméneutique de réforme dans la continuité ? » et de l’abbé de Tanouärn « Le magistère selon le pape François. Le magistère du pape François ».

Notre ami Patrick Buisson interviendra quant à lui, dans le prolongement de son ouvrage Décadanse sur « L’Eglise conciliaire et la révolution sexuelle ».

Tout cela nous semble constituer un ensemble complet et cohérent, néanmoins à la portée de toutes les personnes de bonne volonté intéressées par le sujet.

Et au-delà des conférences ?

Cette Université d’été est, bien sûr, un temps de réflexion mais aussi un temps fort d’amitié chrétienne et de ressourcement spirituel. Plusieurs prêtres seront présents. Une après-midi est prévue à l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault. La messe est célébrée chaque jour. Les repas ont lieu dans le splendide parc du château des Termelles. Une garderie et un tarif particulièrement avantageux permettent aux familles ayant des enfants à charge de participer à cet événement. L’expérience nous a montré que le public des ces Universités est, en réalité, très hétérogène. C’est, ainsi, aussi l’occasion de rencontrer et de découvrir des personnes que beaucoup n’auraient jamais l’occasion de voir, d’échanger librement avec les conférenciers dont certains passeront plusieurs journées avec nous. Une grande librairie permet d’acquérir les ouvrages des auteurs présents et d’approfondir les sujets traités.

Comment s’inscrire ?

L’université d’été aura lieu du jeudi 13 au dimanche 16 juillet au château des Termelles à Abilly (37). Vous retrouverez toutes les informations et le formulaire d’inscription sur le site https://renaissancecatholique.fr

Il y a le choix entre des formules avec logement (à proximité d’Abilly) ou sans logement. Une garderie est prévue pour les enfants de 1 à 12 ans. Des tarifs à la journée sont également proposés.

La réponse des pèlerins

De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :

Les pèlerins sont rentrés chez eux avec ce mélange de joie profonde et de nostalgie. Nostalgie de ces trois jours de Chrétienté d’une édition marquante dont ils reviennent cependant plus forts dans la foi, un peu plus apôtres.

Cette édition 2023 est un succès. 16 000 pèlerins. Ce n’est pas rien. 100 kilomètres à pieds, la nuit à la dure, la chaleur du jour et la peine du sac ; rien à voir avec une séance d’elliptique dans une salle de fitness payante et climatisée. C’est le réel, on ne sort pas de la colonne comme on se désabonne d’Instagram.

Le journal La Croix avait donné le ton quelques jours avant le départ du pèlerinage annonçant le succès de participation dans un article de Matthieu Lasserre intitulé Messe « tradi » : un rite qui attire les jeunes catholiques. Effectivement, l’association Notre-Dame de Chrétienté qui avait été contrainte pour la première fois de son histoire de fermer les inscription ne s’était pas trompée : les pèlerins étaient présents en nombre pour la Pentecôte.

Mais demeure quelques questions :

A qui est dû ce succès ?

A Notre Seigneur en premier lieu, évidemment, Lui qui fait bien toutes choses. On ne peut s’empêcher de penser aussi que Son Eminence le cardinal Pell qui aurait dû célébrer la messe s’il n’avait été rappelé à Dieu en janvier a probablement donné un petit coup de pouce depuis le balcon du Ciel. Mais on ne peut non plus négliger l’admirable intuition en 1983 des fondateurs de cette belle œuvre bâtie sur les trois piliers tradition, chrétienté, mission, ni taire le dévouement inlassable et admirable des cadres de l’association Notre-Dame de Chrétienté qui la font prospérer aujourd’hui.

A quoi est dû ce succès ?

On a vu fleurir quelques interrogations étonnées sur les raisons de cette réussite. La recette est finalement assez simple; nul besoin de coaching pastoral charlatanesque ou de synodalité marchante. Nihil novi sub sole. C’est la recette de l’Église depuis longtemps : pratique des sacrements, annonce de la Vérité qui rend libre, pénitence, charité fraternelle, vie intérieure, œuvres de miséricorde…

En quoi réside ce succès ?

Même si les chiffres satisfont notre irrépressible besoin de quantification et de comparaison comme en témoignent les médias qui ont relaté avec une bienveillance notable cette 41e édition, ce n’est pas le nombre de pèlerins qui en est l’aspect essentiel. Ce qui est la marque de ce succès me semble-t-il, c’est d’abord le témoignage et la réponse des pèlerins.

Témoignage d’Espérance d’une génération qui se rit de l’absurdité de notre société de consommation liquide, matriculaire, recyclée, étatique, normée, obligatoire, triste et tarifée.

Témoignage de Foi de catholiques qui veulent louer Dieu et nourrir leur âme par une liturgie roborative et mystagogue, pétrie de sacralité, de transcendance, de permanence…

Témoignage de Charité d’une jeunesse qui se donne à Dieu dans le célibat sacerdotal et religieux, qui fait davantage confiance à la chasteté et à la fidélité conjugale qu’au Planning familial, à la chimie et à la quincaillerie contraceptive. Qui aime la vie, ses joies et ses croix.

Réponse à plus d’un siècle de distance au Franc-Maçon Viviani qui, à la tribune de l’Assemblée s’exclamait en 1906 dans un discours qui serait apposé dans les 36 000 communes de France : Tous ensemble, par nos pères, par nos aînés, par nous-mêmes, nous nous sommes attachés dans le passé à une œuvre d’anticléricalisme, à une œuvre d’irréligion. Nous avons arraché les consciences humaines à la croyance. Lorsqu’un misérable, fatigué du poids du jour, ployait les genoux, nous l’avons relevé, nous lui avons dit que derrière les nuages il n’y avait que des chimères. Ensemble, et d’un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des lumières qu’on ne rallumera plus. Au cadavre Viviani depuis longtemps décomposé, réponse des pèlerins par les pieds, tournant le dos au Palais Bourbon pour marcher vers les flèches de Chartres. Réponse en haussant les épaules pour rajuster le sac qui contient le pain et le saucisson et reprendre la marche vers la lumière qui ne peut s’éteindre que dans nos cœurs. Réponse en s’agenouillant devant Dieu qui se donne à manger.

Réponse à ceux qui les pensaient mourants.

Réponse à ceux qui les disaient tristes.

Cyril Farret d’Astiès

Le Sénat lance un groupe de travail sur la transidentité des mineurs

Un groupe de travail, composé de 18 élus LR, se mettra en place mercredi pour s’intéresser à

« la hausse croissante des demandes de changement de sexe chez les enfants et surtout les adolescents depuis plusieurs années ».

Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice LR du Val d’Oise, explique :

« Nous avions abordé cette question lors de l’examen de la proposition de loi visant à interdire les thérapies de conversion. Avec plusieurs de nos collègues, nous nous étions aperçus des dérives de certains influenceurs transactivistes. Nous sommes législateurs. Nous avons le devoir de protéger les enfants. À l’issue de nos travaux, nous nous poserons la question s’il y a lieu de légiférer ou pas ».

En effet, il y a deux ans, la sénatrice avait, sans succès, souhaité supprimer « la notion d’identité de genre ». Jacqueline Eustache-Brinio avait alors exhorté ses collègues à ne pas tomber « dans l’idéologie de la théorie du genre, des « iels » et de tout ce qui nous vient des Etats-Unis, imposés par une minorité agissante ».

« A chaque fois qu’on évoque ces questions, on est taxé d’homophobe. Alors que ça n’a rien à voir. On naît homme ou femme et nous avons une orientation sexuelle qui ne relève que de la vie privée. On a des questionnements à l’adolescence, on peut être mal dans sa peau mais ça ne justifie pas d’aller ces dérives que nous avons observées. Ça nécessite une prise en charge par des psychiatres. Mais pourquoi cette question de la transidentité qui concerne une minorité explose sur les réseaux sociaux ? Est-ce que ce débat à sa place à l’école ? Ce sont des questions que nous poserons ».

En France, aucun texte n’encadre ou n’interdit les opérations de changement de sexe pour les mineurs. Les médecins s’appuient sur les recommandations internationales notamment l’Association mondiale des professionnels en santé transgenre (World Professional Association for Transgender Health). Celle-ci recommande d’attendre la majorité pour des opérations irréversibles de personnes souffrant de dysphorie de genre. En revanche, un adolescent peut se faire prescrire des « bloqueurs de puberté », un traitement hormonal réversible pour développer son corps vers le genre souhaité.

Le communiqué du groupe LR évoque les auditions de nombreux experts (médecins, associations, juristes, experts internationaux) avant d’envisager une éventuelle évolution du cadre législatif concernant les mineurs.

Avortement : un message des évêques irlandais lu dans toutes les paroisses

Ce message a été lu dans toutes les paroisses d’Irlande le 14 mai. Face au danger de voir les fidèles s’habituer à la dépénalisation de l’avortement votée suite à la victoire du « oui » au référendum de 2018, ils rappellent :

« malgré la loi, le droit fondamental à la vie demeure pour tout être humain à chaque étape de sa vie, et il prévaudra toujours ».

Un droit qui « s’enracine autant dans la raison que dans la foi ».

Entrée en vigueur le 1er janvier 2019, la loi irlandaise qui autorise l’avortement jusqu’à douze semaines de grossesse, a fait l’objet d’un nouvel examen confié à l’avocate Marie O’Shea. Cette procédure – prévue par la Constitution, dans les trois ans suivant la date d’entrée en vigueur – permettrait un dépassement du délai actuel de douze semaines en cas de risque pour la santé ou la vie de la mère. Il est de plus préconisé que les médecins ne soient plus poursuivis en cas de violation de la loi. Actuellement, ils peuvent encourir jusqu’à 14 ans de prison. Enfin, les professionnels de santé devraient être soumis à de strictes obligations en matière de « désinformation ».

« Autant de mesures conçues pour éliminer le plus de vie possible », dénoncent les évêques. Ils demandent aux fidèles de contribuer à changer le discours officiel sur l’avortement en prêchant « à temps et à contretemps l’évangile de la vie ».

Plusieurs pistes sont proposées, comme : demander un délai de rétractation d’au moins trois jours pour la femme qui désire se séparer de son enfant ; une campagne en faveur de l’objection de conscience ; la possibilité pour les catholiques de continuer à prier pacifiquement à proximité d’un avortoir ; une présence accrue auprès des femmes enceintes en difficulté. Et enfin une neuvaine de prières du 23 au 31 mai, jour de la fête de Marie Reine.

« Nous demeurons fermement convaincus qu’un jour cette loi sur l’avortement sera abrogée. (…) Nous agissons dans cette direction car nous croyons que toute vie est sacrée, et que l’Irlande, comme le reste du monde, devra un jour accepter cette vérité ».

Marion Maréchal dénonce le tabou des viols de personnes âgées par des migrants

Il s’agit d’une conséquence supplémentaire de la submersion migratoire. Marion Maréchal dénonce ce tabou qui passe sous les radars. Il faut dire que les médias ne mentionnent pas les origines ethniques ou la nationalité, s’ils ne le font pas d’eux-même, reçoivent des consignes de la part des préfectures en ce sens :

En complément de cette liste choquante, voici quelques ajouts :

“Une femme en fauteuil roulant a été violée dans un parc de Mauges-sur Loire (Maine-et-Loire) dans la soirée du 12 novembre 2022 (…) Il s’agirait de deux migrants «de type africain», qui étaient hébergés au CPAR (Centre de préparation au retour volontaire) de la ville.”

“Un ressortissant sénégalais de 25 ans, qui serait en situation irrégulière, a été placé en garde à vue à Marseille. Il est soupçonné d’avoir violé à plusieurs reprises une femme sous curatelle.”

“Mercredi 15 février, un SDF algérien a été identifié comme étant l’auteur d’un viol sur une personne âgée à Limoges commis en novembre dernier.

“À Coutances, vendredi et ce lundi 12 décembre 2022, un homme de 34 ans, né au Maroc en 1988, comparaissait devant la cour d’assises de la Manche pour répondre d’une accusation de viol commis à Cherbourg en mai 2017. Le procès s’est déroulé à huis clos, à la demande de l’avocate de la plaignante, une femme de 64 ans (elle avait 59 ans en 2017)”

“A Nanterre, l’homme interpellé est un sans domicile fixe de 27 ans, de nationalité congolaise. Il aurait violé deux patientes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’une fillette de 12 ans.”

Le Kosovo, c’est le cœur de la Serbie

Novak Djokovic vient de créer un émoi à Roland-Garros en écrivant cette phrase en lettres cyrilliques sur la caméra de télévision, après sa victoire face à l’Américain Kovacevic : “Le Kosovo, c’est le cœur de la Serbie! Halte aux violences!” et ce, à un moment où des tensions entre communautés serbes et autorités kosovares éclatent au Kosovo.

Il risque d’être sanctionné mais ne regrette rien lui, dont le père est né au Kosovo :

“C’est un sujet très sensible. Je suis très touché en tant que Serbe par ce qu’il se passe au Kosovo et par la façon dont notre peuple a été pratiquement forcé de quitter nos municipalités […]. Je suis le fils d’un homme né au Kosovo, je sens une responsabilité additionnelle à donner mon soutien à notre peuple et à toute la Serbie (…) «Si on me donne une amende ou quelque chose du même genre, je n’aurais aucun regret et je le referais parce que ma position là-dessus est très claire”

Les violences ont engendré une trentaine de blessés parmi les soldats de l’OTAN et plus d’une cinquantaine chez les Serbes. Ces derniers n’acceptent pas l’achèvement du Grand Remplacement imposé par les pays membres de l’OTAN, dont la France, en 1999 à coups de bombes sur la Serbie.

Depuis quelques jours, la situation est très tendue dans le nord du Kosovo, où de nombreux membres de la communauté serbe majoritaire dans quatre villes de cette région ne reconnaissent par l’autorité de Pristina et sont fidèles à Belgrade. Les Serbes ont boycotté les municipales d’avril dans ces localités, ce qui a abouti à l’élection de maires albanais avec une participation de moins de 3,5%. Ces édiles ont été intronisés la semaine dernière par le gouvernement d’Albin Kurti, le Premier ministre de ce territoire en très large majorité peuplé d’Albanais, faisant fi des appels à l’apaisement lancés par l’Union européenne et les Etats-Unis (…)

La Serbie n’a jamais reconnu l’indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province et des tensions éclatent régulièrement entre Belgrade et Pristina. Quelques 120.000 Serbes vivent au Kosovo, dont un tiers environ dans le nord du territoire.

La Russie dénonce l’attitude des pays occidentaux :

Nous appelons l’Occident à enfin mettre fin à sa propagande mensongère et à arrêter de rejeter la responsabilité des incidents au Kosovo sur les Serbes poussés au désespoir», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. «Il faut des mesures décisives de désescalade»,

L’incroyable retentissement du pèlerinage de Chrétienté

De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :

En dépit du Motu proprio Traditionis custodes et des nouvelles menaces restrictives qui ont suivi, la croissance du Pèlerinage de Chrétienté s’est poursuivie avec une ampleur jamais connue auparavant. Les crus de 2022 et surtout de 2023 demeureront historiques par leurs effectifs impressionnants et surprenants dans le contexte socio-politique et religieux du temps :

– 2022 avec plus de 12 000 pèlerins malgré une tempête inédite et au sortir de deux années d’interruption malheureuse à cause du covid : le nouveau « pass liturgique » (mesures coercitives de Mgr Roche avec ses responsa anticipant le rescrit du 21 février 2023) n’a pas eu l’effet contraignant et dissuasif du très totalitaire pass sanitaire et vaccinal ! Avec 10% d’inscrits en plus que 2019.

– 2023 avec la clôture des inscriptions (16 000) quinze jours avant le jour J pour des raisons de sécurité, et une augmentation de 33 % par rapport à l’année précédente !

Un tel afflux de pèlerins (qui vaut aussi dans une moindre mesure pour le pèlerinage de Chartres à Paris organisé en même temps par la Fraternité Saint-Pie X) donne à réfléchir et devrait interpeller notre hiérarchie. Ne peut-on juger l’arbre à ses fruits ? Conversions et vocations ne s’y comptent plus. « C’est un peu le GR 20 des catholiques, tous ceux qui s’y inscrivent savent qu’ils ne seront pas déçus », commente avec humour le père Danziec. Âge moyen pas loin de vingt ans ! Il y a ceux qui, comme Obélix, sont tombés tout petits dans le chaudron de cette potion magique et sont nés quasiment avec, enfants et même petits-enfants des premiers pèlerins : la troisième génération Chartres ! Il y a ceux, qui « accros », recommencent depuis plusieurs années, régulièrement ou par intermittence, célibataires ou en familles, venant de tous les horizons géographiques et de toutes les sensibilités de la sphère catholique, « tradi » ou non (40% ne sont pas habitués au rite traditionnel). Mais il y a surtout les« primo-pèlerins » qui le font donc pour la première fois. Ils se renouvellent en nombre chaque année depuis le commencement de manière croissante, cathos et mêmes non-cathos, athées, agnostiques ou d’autres religions, attirés par la réputation d’un pèlerinage dont le rayonnement et le retentissement catholique est maintenant planétaire, malgré la discrétion embarrassée de la hiérarchie.

Ils viennent par le bouche à oreille de la bienveillance missionnaire, aidés aussi quelquefois par les organes politiquement et religieusement incorrects de notre monde culturel présent, qui diffusent cette bonne nouvelle un peu à la manière des anciens samizdats en URSS. Même si les gros médias peuvent de moins en moins occulter cet événement dérangeant, comme en témoigne particulièrement 2023. La jeunesse appelle surtout la jeunesse : scoutisme, familles nombreuses, amis des amis, réseaux, action capillaire… selon les témoignages rapportés notamment par le Forum catholique et Famille chrétienne :

« On lui avait dit à plusieurs reprises que c’était LE pèlerinage à faire. Alors cette année, Bérénice a décidé de sauter le pas : “Mon frère a fait le pélé de Chartres l’année dernière et il a trouvé ça incroyable. Dans mon lycée plein de jeunes y vont, donc j’ai voulu tester…” »

Cette jeunesse avec sa grâce propre renvoie métaphoriquement à la jeunesse éternelle du pèlerinage et à la Tradition qui est la jeunesse de Dieu, selon le mot précieux de Dom Gérard. Voulant accrocher leur monture à une Étoile pour voyager haut, ces jeunes pèlerins « traditionalistes » de Chartres campent assurément sur des ruines – les ruines de la démolition post-conciliaire et post-soixante-huitarde ! – mais leur village de toile est porteur d’espérance car ils élargissent comme il convient l’espace de leur tente…

Le renouveau de la route de Chartres à la Pentecôte, c’est de manière plus intense mais aussi beaucoup plus communautaire et religieuse, comme la renaissance contemporaine de la route Saint-Jacques qui (re)mobilise chaque année des « jacquets » de partout et de toutes sortes. Venant y chercher ce que le monde actuel ne leur donne plus, ils mettent leurs pas dans la marche de leurs ancêtres pénitents. « Et leurs pas sont encore emprunts dans sa vieille poussière ! », comme dit la chanson scoute évocatrice de cette édifiante cordée spirituelle dans l’espace et le temps. Le cardinal Pie avait vu juste : « J’ose le prédire : Chartres deviendra, plus que jamais, le centre de la dévotion à Marie en Occident, on y affluera, comme autrefois, de tous les points du monde. » Ils sont aujourd’hui 1500 à y venir ainsi de l’étranger pour la Pentecôte avec une vingtaine de délégations et à eux seuls vingt-huit chapitres : pays voisins de la vieille Europe mais aussi lointains comme l’Amérique, l’Australie et l’Afrique… Par dessus les frontières, la Chrétienté tend ses mains dans une communion fraternelle qui ne doit certes pas son rayonnement qu’au seul latin !

Le modèle français est tel qu’à l’instar de l’exemple polonais sur lequel il a trouvé lui-même une inspiration flagrante, « notre Czestochowa national » commence à essaimer dans d’autres pays, notamment en Argentine (à Lujan), aux États-Unis (dans l’Oklahoma avec son « Chartres américain »)  et en Espagne (d’Oviedo à Covadonga). Quoiqu’en pensent beaucoup trop de nos évêques et peut-être même notre pape actuel, nous, fils de l’Église, faisons partie légitimement d’un ensemble et la pertinence de notre résistance respectueuse mais tenace, si ténue soit-elle, retentit partout et sur tous.

Il y a bien sûr, pour tous ces campeurs de l’Éternel, l’appel de « la messe en latin », une soif de sacré, de verticalité, de cohérence et d’exigence, bref de transcendance : la liturgie traditionnelle du vetus ordo dans laquelle « se cachent des retrouvailles avec leurs identités ». Il y a aussi l’appel de la Chrétienté qui n’existe plus mais d’où nous venons et qui survit dans des oasis, comme les appelait Benoît XVI. Cette Chrétienté pourrait bien ici et ailleurs se réanimer, ressusciter physiquement et mystiquement, autrement mieux et vitalement que dans des parcs d’attraction anachroniques comme Le Puy du Fou, autrement dit dans des réserves statiques surveillées par des « geôliers » de la Tradition, si l’on en croit l’esprit de Traditionis custodes qui nous désole et fait pleurer ! Mais cela n’explique pas tout. Le recours aux sources de la Tradition et de la Chrétienté ne suffisent pas.

Comme une parabole prophétique

Plus de deux ans avant ce malheureux Motu proprio, il y avait eu l’incendie de Notre-Dame de Paris (15 avril 2019), qui nous avait déjà fait pleurer comme une parabole prophétique pour notre temps de déconstruction et même de décréation, aurait dit Péguy. Cette flèche effondrée était un doigt levé vers Dieu. Mais la leçon n’aura pas suffisamment été écoutée. La France avec ses catholiques et au-delà avait pleuré ses racines subitement retrouvées, tandis que l’archevêque de la capitale rappelait qu’« une culture sans culte devient une inculture ». Un patrimoine religieux demande précisément à être transmis, réactué, pour ne pas devenir une réserve nationale qui garde plus ou moins (ir)respectueusement les œuvres du passé pour les touristes de passage… dans ce qu’il faut bien appeler une autre culture pour ne pas dire une inculture.

Le problème de la réforme liturgique est qu’elle a trop voulu considérer notre patrimoine liturgique, l’usus antiquior du rite romain, comme un amas de pièces qu’on peut réassembler à sa fantaisie créatrice, comme certains « restaurateurs » auraient voulu ou voudraient faire avec la belle Dame de pierres en péril. Or, pas plus qu’une cathédrale n’est un amas de pierres ou qu’une personne (fut-elle embryonnaire) n’est un amas de cellules, la messe n’est pas un amas de morceaux reconstitués, aussi archéologiques soient leurs origines. En s’en prenant à des bornes milliaires, à des repères ancrés dans l’atavisme chrétien, les réformateurs du calendrier ont ainsi agi comme les révolutionnaires qui mutilaient les chefs-d’œuvre des cathédrales. Cathédrale, personne humaine, messe catholique obéissent analogiquement à une logique organique, reposent sur une continuité historique, une harmonie, une pierre angulaire qui nous renvoie au Verbe fait chair. « Si nous retirions cette pierre, cette cathédrale s’effondrerait. Elle serait une coquille vide, un écrin sans bijou, un squelette sans vie, un corps sans âme », prévenait alors Mgr Michel Aupetit.

Ce que les pèlerins de la Pentecôte viennent chercher dans ces lieux de culte et de culture que sont Notre-Dame de Paris (provisoirement à Saint-Sulpice) et Notre-Dame de Chartres, c’est à la fois un culte et une culture, une culture animée par un culte, un culte avec sa culture idoine transmis par la tradition selon la vertu de religion. Une culture qui refuse de se référer à sa tradition perd son âme en même temps que son orientation, en risquant de devenir une culture de mort, une violente décivilisation, selon un nouveau gros mot célèbre. C’est ce qu’a permis de comprendre et révéler un moment l’incendie de Notre-Dame de Paris. Et c’est ce que Traditionis custodes ne nous empêchera pas de penser malgré ses desiderata qui vont à l’encontre de l’enseignement lumineux de Benoît XVI. Quand le sage montre le ciel… On aurait tort de s’arrêter au seul doigt levé de la cathédrale, si affiné et dentelé fut-il, sans voir avec lui la direction qu’il désigne, tendu vers le Dieu trinitaire et Amour. On aurait tort aussi de considérer ces jeunes pèlerins, avides de formation catéchétique et pleins de joie, comme des arriérés passéistes et nostalgiques, des « indietristes » (selon le néologisme du pape François) regardant prétendument en arrière, en s’arrêtant seulement à la piété pérenne qu’ils recherchent et manifestent, si ancienne soit-elle,  sans considérer vers Qui elle s’adresse avec une efficience certaine… Le fruit d’une culture chrétienne a une Cause première qu’on ne peut impunément dissocier et mépriser. « Sine dominico, non possumus. »

L’appel de Chartres ? C’est l’appel de la Vie, la Voie et la Vérité selon le mystère de l’Incarnation et de la Rédemption, que viennent entendre ces pèlerins de l’Espérance, conformément au magistère traditionnel de l’Église et à sa doctrine sociale :

« Notre attachement à la messe de toujours et à la doctrine immuable de l’Église est total et il est radical parce que c’est le meilleur service, le plus grand signe d’amour que nous pouvons rendre au monde et à l’Église ! » (abbé Matthieu Raffray ce dimanche de Pentecôte aux Courtils).

Une matière culturelle qui n’est plus informée, déterminée, animée organiquement de l’intérieur par un culte digne de ce nom devient peu à peu en effet comme un cadavre qu’on peut assurément étudier, disséquer, comme une langue morte ou une civilisation ancienne et qu’on peut aussi tragiquement oublier. Ceux qui viennent à Chartres ressentent confusément qu’il convient de se montrer dignes d’un tel héritage qu’ils risquent de perdre à tout jamais en fumées, comme Notre-Dame de Paris, alors que ce doigt qui leur montre le Ciel pourrait les sauver comme il l’a fait pour leurs aïeuls. À l’imitation de saint Jean-Marie Vianney pour l’enfant qui lui avait montré le chemin d’Ars alors menacé d’indigence spirituelle : — Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous ! N’oublions pas que c’est par l’intercession de Notre-Dame de Paris que les frères Charlier se sont justement convertis, dans un itinéraire personnel allant du monde moderne et même de la franc-maçonnerie à la civilisation chrétienne !

Depuis le début, les organisateurs du Pèlerinage de Chrétienté tendent et orientent inlassablement les trois voiles d’un vaisseau marial singulier et providentiel qui a ses ancres dans le Ciel par sa prière et sa pénitence. Ces trois voiles ont pour nom Tradition, Chrétienté et Mission. Mais ce n’est pas seulement ces trois voiles ensembles qui font avancer le navire au large de la reconquête possible : c’est manifestement l’Esprit-Saint qui souffle sur elles, comme des médiations opportunes. C’est le Saint-Esprit qui nous fait aller de l’avant ! « Vous ne voyez pas ce qui naît », disait déjà Louis Veuillot à ceux qui croyaient voir trop vite ce qui meurt…

Rémi Fontaine

Environ 5500 pèlerins ont marché de Chartres à Paris

Le pèlerinage de Tradition a rassemblé plusieurs milliers de pèlerins, qui ont marché entre Chartres et Paris. La direction des deux pèlerinages se sont rencontrées, comme chaque année, dimanche matin, aux environs de Rambouillet, afin d’échanger, notamment sur l’organisation et les aspects logistiques. Les photos du pèlerinage de Tradition sont en ligne (samedi, dimanche et lundi).

Samedi à Chartres, la messe a été célébrée par l’abbé Tranchet (sermon en ligne), prieur de Villepreux (78). Dimanche à Villepreux, c’est Mgr Bernard Fellay qui a célébré la messe de Pentecôte (sermon en ligne).

(Lundi à suivre)

La statue de Notre-Dame de Lavasina, sur le front de mer d’Ajaccio, a été décapitée

Nouvel acte de vandalisme antichrétien en seulement quelques mois en Corse. Samedi 29 avril, le camp de scouts, où un autel de fortune a été installé, avait été vandalisé. Le 12 avril, des riverains de Sevani, à Ajaccio, dénonçaient des actes de vandalisme perpétrés contre une statuette de la Vierge placée dans une petite arche de pierre à proximité de la plage du Petit Capo.

Deux semaines plus tard, le 27 avril, le cliché de la croix décapitée du col Saint-Jean, à Sisco, avait provoqué une vive colère, dont le maire de la commune s’était fait le porte-voix.

“Militer pour le “mariage LGBT”, c’est militer pour le divorce”

Le 29 mai 2013, avait lieu la première parodie de mariage entre deux hommes, Vincent et Bruno, à grands renforts de médias, à l’hôtel de ville de Montpellier. Leur union a pris fin en novembre 2020. L’un des deux a ainsi déclaré :

Militer pour le mariage, c’est militer pour le divorce.”

Et cela les fait rire.

A Montpellier, l’association LGBT Le Refuge est devenue un “bateau ivre”, au point que le maire a suspendu les subventions. Au fait, qui est à la tête du Refuge, à Montpellier ? C’est Vincent Boileau, un des 2 premiers hommes “mariés” de France en 2013.

Espagne : débâcle électorale pour la gauche

Le Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, a annoncé, lundi 29 mai, la convocation surprise d’élections législatives anticipées le 23 juillet en Espagne :

“J’ai pris cette décision à la vue des résultats des élections d’hier [dimanche]”. “En tant que président du gouvernement et que secrétaire du Parti socialiste, j’assume les résultats et je pense qu’il est nécessaire de donner une réponse et de soumettre notre mandat démocratique à la volonté populaire”.

La victoire des conservateurs du Parti Populaire lors des régionales et des municipales de dimanche a dépassé les attentes, pourtant optimistes, de la formation conservatrice. Sur les 10 régions gouvernées par les socialistes directement ou dans le cadre d’une coalition et qui étaient en jeu dimanche, le PP en a conquis six, avec l’appui de la droite nationale Vox dans cinq d’entre elles.

Le PP s’est par ailleurs renforcé dans ses deux bastions régionaux de Madrid et de Murcie (sud-est) et a pris les mairies de Valence et de Séville (sud), troisième et quatrième villes du pays.

Le centre-droit du PP et de Vox (droite nationale-conservatrice) avaient formé une union des droites sur le modèle italien.

En effet, la gauche a perdu plusieurs communautés autonomes, six sur dix, dont la plus peuplée d’Espagne, celle de Valence. Le mouvement nationaliste Vox, déjà troisième force aux Cortès, le Parlement espagnol, enregistre, lui, une forte poussée en triplant son score aux municipales (7,19 %).

De la gouvernance dans l’Eglise

La dernière chronique du Glaive de la Colombe, fruit de cinq ans de rumination sur les méfaits des ressources humaines dans l’Eglise, s’attaque au management au sein e l’Eglise. Extrait  :

[…] La gouvernance que nous dénonçons dans l’Eglise est contraire à l’esprit apostolique du gouvernement. Elle peut cependant séduire des catholiques bien intentionnés, notamment dans la mouvance charismatique, liée historiquement au Pentecôtisme américain, et sociologiquement au milieu des affaires. Quoi qu’il en soit, l’Eglise reposant, comme la famille, sur des principes « de vérité, de mansuétude et de justice », il n’est pas surprenant de la voir désarmée de prime abord face à l’esprit managérial, par nature dissimulateur et manipulateur. Les fidèles, bénévoles ou salariés, tendent déjà par eux-mêmes à se dévouer plus que de mesure, pour l’amour de Dieu. Le respect accordé spontanément au clergé et une conception mal éclairée de l’obéissance les entretiennent également dans une docilité souvent excessive vis-à-vis d’un supérieur ecclésiastique. N’étant pas chargé de famille, celui-ci peut quant à lui ne pas avoir toujours conscience des contraintes matérielles ou personnelles de ses subordonnés. S’il s’agit de ses fidèles, les distinctions entre salariat et bénévolat, for interne et for externe risquent par ailleurs de s’estomper. Entre gens de bonne volonté et conscients de leurs faiblesses, on peut espérer que les frictions relationnelles du quotidien comme les réelles injustices se règlent aussi bien que possible par le bon sens, éclairé par la doctrine sociale et le droit, purifié par la prière et les sacrements. On voit mal en revanche cet équilibre subtil se maintenir entre un leader inspiré on ne sait trop par quoi et les amas de terre glaise auxquels il réduit inconsciemment ses frères par la kabbale managériale. Il en est ainsi des meilleures institutions : elles n’échappent pas à la corruption lorsqu’un esprit pervers en prend le contrôle. Emprise et abus d’autorité ne sont pas plus systémiques dans l’Eglise que dans l’Etat, et même plutôt moins : c’est la part d’obscurité des hommes qui incarnent ces institutions qui en est la cause.

Compte tenu de ses fondements sulfureux, l’esprit managérial devait faire davantage souffrir l’Eglise et ses membres, plus particulièrement les âmes sacerdotales et consacrées. Se vouant à l’amour de Dieu et du prochain, ces serviteurs inutiles et défaillants ne peuvent adopter sans violence la logique managériale d’efficience par la robotisation de l’homme. Ainsi, le lien personnel, conçu traditionnellement par analogie avec le corps humain ou la famille, se raidit-il en devenant artificiel. C’est sensiblement le cas de la paternité spirituelle sensée unir l’Evêque, ou le Supérieur de communauté, avec son clergé. Quel père digne de ce nom resterait-il insensible à la souffrance de ses enfants comme le sont bien des Ordinaires vis-à-vis de la détresse matérielle ou personnelle de leurs subordonnés, quand ils n’en sont pas à l’origine ? Face à une hiérarchie maltraitante, le clerc, assimilé assez étrangement à un travailleur indépendant, ne dispose pas des mêmes protections sociales que le salarié, notamment contre le harcèlement. Dans ce domaine, l’Eglise managériale ne manque pas de ressources : report d’ordination, refus de prolongation d’études, retard de remboursements professionnels, nomination inappropriée, logement insalubre, destitution arbitraire voire infamante etc. Si le golem venait à se souvenir de ses droits et prendre un conseiller canonique, on ne manquerait pas de culpabiliser ce fils ingrat poursuivant celui qui l’aura élevé au sacerdoce et entretenu.

Si l’esprit managérial infiltré dans l’Eglise torture particulièrement les âmes sacerdotales, il ne se contente pas de les malmener de l’extérieur, mais tord profondément celles qui s’exposent à lui imprudemment. Sous l’effet de la « managérialisation » universelle, tout n’est plus que processus et mouvement : le monde ne connaît plus le repos. L’individu n’est plus qu’un ensemble de compétences qui doit s’adapter au système finalisé en étant toujours plus fluide. De même, dans l’Eglise managériale, les prêtres sont gagnés par l’activisme « missionnaire » jusqu’à l’épuisement : oubliant que sainte Thérèse de Lisieux devint sainte patronne des missions sans jamais quitter son Carmel, ils perdent le sens de la contemplation et du repos spirituel. Et pour bien des gouvernances diocésaines, seuls les prêtres de paroisse sont vraiment « utiles », notamment par l’argent qu’ils rapportent. Les autres, comme les ermites, sont suspectés d’égoïsme ou de paresse.

Mais si l’esprit managérial est particulièrement nocif, c’est dans le rapport à la vérité qu’il fausse, ce qui ne peut être que préjudiciable pour des âmes consacrées à la Vérité incarnée. En effet, comment des prêtres conserveraient-ils un jugement droit en s’imprégnant de principes contraires à la foi et à la morale catholiques ? Le plus troublant est que cette « conversion managériale » puisse coexister avec de réelles qualités sacerdotales et une parfaite bonne conscience comme chez ce prêtre promoteur du management pastoral qui affirmait innocemment que le modèle du manager existait dans l’Evangile…en Judas. Quitte à prendre pour modèle un traître, nous lui préférons saint Pierre qui nous a transmis l’exemple du pasteur catholique et de l’anti-manager (Saint Pierre 1, V, 1-5).

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