Villiers refuse la main tendue de Le Pen
Le Secrétaire Général du MPF, Guillaume Peltier, vient de décider de rejeter la proposition esquissée par Jean-Marie Le Pen pour les élections législatives.
Le prétendu « évangile de Judas »
La National Geographic Society a réussi un formidable coup de pub, à la limite de l’escroquerie, autour de la restauration d’un texte copte en grec datant du 3e ou 4e siècle. Rédigé sans doute deux siècles avant, il est intitulé l’ "Evangile de Judas".
Les médias s’en sont emparés, répétant que le texte "donne une version des rapports entre le Christ et son apôtre bien différente de celle des quatre évangélistes". Rappelons sa thèse :
Il montre Judas non pas comme un traître, mais comme l’apôtre le plus proche de Jésus, le seul qui ait vraiment compris son message.
Le récit commence par montrer Jésus qui rejoint ses disciples en train de prépare la Pâque. Jésus leur explique que la Pâque est inutile, mais ils ne comprennent pas sauf Judas. Jésus demande alors à Judas de le livrer.
Malheureusement pour les médias, ce document hérétique était connu de Saint Irénée, qui l’a dénoncé dans "Contre les hérésies", en l’attribuant à la secte gnostique des "Caïnites". Dans le Wall Street Journal, le Père Thomas Williams (photo… à droite) donne des précisions :
"Les soi-disant ‘Evangiles Gnostiques’ ne sont même pas des documents chrétiens à proprement parler puisqu’ils émanent d’une secte syncrétiste née avant le christianisme."
Pourquoi cette secte s’est-elle attachée ainsi à la figure de Judas ?
"Contrairement aux chrétiens qui croient qu’un Dieu bon a créé un monde bon, les gnostiques prétendaient qu’un Dieu imparfait avait créé un monde vicié. Les gnostiques ont donc prôné la réhabilitation de figures de l’Ancien testament comme Caïn […] ou Esaü […]. Judas prenait tout naturellement sa place dans l’idéologie gnostique qui rendait Dieu responsable du mal dans le monde."
Rien d’innocent, donc, à ce que ce faux ressurgisse aujourd’hui.
Bafweb : nouvelle formule
Bafweb Radio fait relâche pour la Semaine Sainte – mais le Bafweb "texte" inaugure aujourd’hui une nouvelle formule, inspirée du Drudge Report américain. Sans fioritures, elle permet de savoir en quelques dizaines de secondes quelles sont les nouvelles importantes ou insolites. A consulter plusieurs fois par jour !
Haut et Fort ferme le blog « François Desouche »
Le blog "François Desouche", blog intelligent et provocateur, qu’on peut honnêtement qualifier de fascisant, a été fermé par son hébergeur, "Haut et Fort". Il a été victime d’une campagne de ce blogueur, prof de gauche.
Outre les références de François Desouche à un certain folklore fasciste, ce prof reproche au blog la teneur de certains commentaires outranciers, par opposition aus posts eux-mêmes. Le procédé est particulièrement malhonnête : s’il était appliqué équitablement on fermerait dans la semaine les sites du Monde et de TF1.
On ne défendra pas ici chaque ligne écrite par ce blog, mais je n’y ai jamais lu d’appel à la violence. La répression qu’il a subie contraste avec l’impunité dont jouit un site comme Indymedia, coutumier d’appels à l’émeute (exemple), voire au meurtre de policiers.
François Dessouche a rouvert son blog chez blogger.com, ici. On y découvrira avec intérêt cette vidéo où Jean-Louis Borloo explique benoîtement que l’avenir de la France est dans les banlieues, parce que le taux de fécondité y est le double d’ailleurs.
Henri Védas (Via Vox Galliae)
PS : On peut se faire une opinion de ce qu’était le blog incriminé grâce à la fonction "en cache" de Google : cliquer ici, et choisir "annuler" à la demande de mot de passe.
Suspense en Italie
Les Italiens attendent les vérifications exigées par Berlusconi. Le différend porte sur plus de 80000 bulletins : votes non valides mis de côté par les présidents des bureaux de vote qui n’ont pas pu les classer dans les nuls ou les attribuer à tel ou tel parti. Ces bulletins sont au nombre de 43028 à la Chambre des députés – où l’Union de la gauche a obtenu la majorité avec une avance de seulement 25224 voix sur la droite – et de 39833 au Sénat.
Les commissions spéciales vont prendre un par un ces bulletins, à partir d’aujourd’hui, pour décider de les attribuer à des partis ou les ranger dans les nuls. Pour la Chambre des députés, le contrôle de ces votes devrait être terminé jeudi ou vendredi. Mais celui concernant les votes des expatriés pour le Sénat ne sera achevé qu’après Pâques.
Arrestation d’un évêque grec orthodoxe à Jérusalem
Une unité des forces armées israéliennes a investi, hier, le siège du Patriarcat de Jérusalem. Mgr Théodose (Atallah Hanna), évêque de Sebastia, d’origine arabe, connu pour ses positions favorables aux Palestiniens, a été arrêté pour être interrogé. Le patriarcat a vigoureusement dénoncé cet acte sans précédent.
Le gouvernement fait preuve d’une extrême fermeté
… en matière de sécurité routière.
Respectez les limitations de vitesse, tel est le message du gouvernement, à la veille de la 7e Journée nationale de la courtoisie au volant et d’une campagne "choc" de la Sécurité routière qui sera visible dans les jours prochains dans la presse parlée et écrite, ainsi que sur le Web.
Quelle énergie…
Pas de lettre aux prêtres pour le jeudi saint ?
Rompant avec la tradition instituée par Jean-Paul II, le pape Benoît XVI ne publiera pas de "Lettre aux prêtres pour le jeudi saint" en 2006. Traditionnellement, chaque année, la Lettre du pape était présentée à la Salle de presse du Saint-Siège une semaine avant sa publication par le préfet de la Congrégation pour le clergé. Aucune conférence de ce type n’a été programmée cette année. Au Vatican, plusieurs prélats constatent l’absence de cette Lettre traditionnelle sans faire de commentaire à ce sujet. Aux dernières nouvelles, il n’y a pas de trace de cette Lettre, confie t-on à la Congrégation pour le clergé, sans exclure la possibilité d’une publication le jour même, 13 avril 2006, d’un texte de nature différente à l’intention des prêtres. Un texte de cette nature ?
Benoît XVI fait entrer l’Eglise dans le Triduum pascal
Benoît XVI a dédié la catéchèse de l’audience d’aujourd’hui au Triduum pascal :
"Lors de la messe des vêpres In Cena Domini du Jeudi Saint, on commémore le don total du Christ à l’humanité dans le sacrement de l’Eucharistie, nous laissant le Mandatum Novum de l’amour fraternel, exprimé dans le lavement des pieds. La journée se conclue par l’Adoration eucharistique, en souvenir de l’agonie du Seigneur au Mont des Oliviers".
"Le Vendredi Saint, centré sur la Passion, est un jour de jeune et pénitence qui favorise la contemplation de la Croix, mystère dans lequel s’accomplit l’amour dans sa forme la plus radicale."
"Le Samedi Saint, l’Eglise, qui reste en prière devant le sépulcre, fera retentir pendant la Veillée, le chant joyeux du Gloria et de l’Alléluia, car le Christ est ressuscité et a vaincu la mort".
Le Pape a invité les fidèles à se préparer à la Pâques par le sacrement de la confession :
"Nous sommes conscients d’être pécheurs, mais nous sommes confiants dans la miséricorde divine. Réconcilions-nous avec le Christ pour partager plus intensément la joie qu’il nous transmet par sa résurrection. Son pardon, qu’il nous donne par le sacrement de la pénitence, est source de paix intérieure et extérieure et nous fait apôtres de paix dans le monde, où malheureusement persistent les divisions, les souffrances, les drames de l’injustice, de la haine et de la violence, de l’incapacité à se réconcilier et de vouloir recommencer de nouveau avec le pardon sincère".
La célébration de la mort et résurrection du Christ "nous offre la certitude que le mal n’a pas le dernier mot : forts de cette certitude, nous pourrons travailler, avec plus de force et d’enthousiasme, à la construction d’un monde plus juste".
Istanbul, capitale européenne
…de la culture en 2010. Les technocrates de l’Union européenne ne manquent pas de toupet : Istanbul a été sélectionnée avec trois autres villes (Essen en Allemagne et Pecs en Hongrie) pour devenir capitale européenne de la culture. Ces villes recevront à ce titre des fonds (je vous laisse deviner qui va payer) pour organiser des évènements promotionnels.
Nos eurocrates cherchent à intégrer de force la Turquie dans l’UE. Mais capitale de la culture, c’est un peu osé. Capitale de la répression religieuse, voire de la répression tout court, ça fait déjà plus vrai !
Michel Janva (via le Conservateur)
La crise du CPE et l’élection italienne
Dans le Figaro, l’éditorialiste Yves Thréard fait le lien entre les deux : l’un et l’autre seraient le signe que les pays deviennent ingouvernables, et que les électeurs "refusent de trancher".
Sa réflexion frise l’absurde : les Italiens n’ont pas, individuellement, refusé de trancher. Le prétendre, c’est anthropomorphiser à tort le corps électoral, comme si, animé d’une intelligence collective, il avait décidé que l’écart entre les coalitions serait de 0,066%. Tous les commentateurs ont au contraire remarqué une forte polarisation du débat, et une participation très importante (83%).
Il y a bien un lien entre les deux, mais c’est celui-ci : ils montrent qu’un "centre-droit" coupé de sa "droite" ne fait pas le poids face à la gauche.
Si Berlusconi n’est pas passé loin de la victoire, c’est parce qu’il a associé toute la "droite" à sa coalition, jusqu’au sulfureux parti d’Alessandra Mussolini. Sans les 0,7% de cette dernière, il ne parlerait même plus aujourd’hui de recompter les voix.
L’UMP, en s’étant coupée de forces beaucoup moins sulfureuses, s’est retrouvée bien seule face à la gauche. Mais la gauche agissait de manière unie, chacun dans son rôle : de Roger-Gérard Schwartzenberg écrivant des tribunes dans Le Monde aux anarcho-syndicalistes fournissant des images d’émeutes au journal de 20 heures.
Henri Védas
PS : le billet d’Yves Daoudal revient sur l’élection italienne.
Après-CPE : le « courage des mots » a manqué
Une réflexion intéressante sur le blog Le Conservateur, sur le "courage des mots" :
…celui qui fait défaut à la droite, et
qu’elle a payé chèrement dans l’affaire du CPE : comment persuader de
l’importance et de l’urgence de réformes si l’on claironne à longueur
d’année les vertus du modèle social français ? Villepin, n’a
certainement pas eu ce courage là, lui qui qualifiait de déclinologie
tout discours critique sur l’état de la France …
Après-CPE : mécontentements à l’UMP (suite)
Les critiques se multiplient à l’UMP à l’encontre de l’exécutif après la débâcle du CPE – et si les reproches sont parfois contradictoires, elles ont en commun une virulence souvent étonnante.
Certains ne voteront pas le texte abrogeant le CPE : Jérome Rivière ("je ne vois pas les raisons pour lesquelles j’approuverai un texte modifiant la nature de mon vote") et Lionnel Luca ("Je n’ai […] aucune raison de voter cette proposition de loi qui n’est que le cache-sexe de l’abandon du CPE").
Des commentaires à ce post rapportent les interrogations de Jean-Paul Garraud et la colère de Gilles Bourdouleix, qui se serait mis en congé de l’UMP.
A l’opposé (outre Christine Boutin), Nicolas Dupont-Aignan reproche au gouvernement d’avoir cédé trop tard.
Christine Boutin sur RTL lundi
On peut lire sur son site l’interview que le député des Yvelines a accordé à RTL lundi matin, avant l’annonce de l’abrogation du CPE.
Christine Boutin appelait à nouveau au "retrait" du CPE. Le considérant comme peu conforme au "respect de la personne", elle expliquait un peu piteusement qu’elle l’eût voté :
Parce qu’à l’époque, j’étais en plein téléchargement –
c’est-à-dire sur le peer-to-peer -et j’étais déjà contre le
gouvernement et, comme je le soutiens, je ne peux pas être
systématiquement contre. Le gouvernement m’a demandé de retirer mon
amendement, qui demandait l’explication pour le licenciement : je l’ai
fait, j’ai suivi.
Christine Boutin est plus convaincante quand elle dénonce la désinvolture avec laquelle l’exécutif traite les
institutions :
[C]omme députée, je suis scandalisée. Un
président de la république qui promulgue, et qui ne demande que ce ne
soit pas appliqué […].
Ensuite, on donne une mission
parlementaire : ce n’est pas prévu par la Constitution. Mission
parlementaire dans laquelle il y a des représentants du gouvernement :
confusion encore. Maintenant, on va nous proposer une proposition de
loi. Mais, une proposition de loi, de toute façon, je ne sais pas
quelle est sa légitimité !
Enfin un dernier passage illustre ce que nous avions déjà constaté : les intimidations d’extrême-gauche qu’a subies l’UMP ont eu l’effet escompté. Elles deviennent ouvertement chez Boutin, comme chez Sarkozy hier, un argument pour le repli.
[J]e souhaite qu’il y ait
l’abrogation du C.P.E parce qu’aujourd’hui, nous sommes passés dans un
temps passionnel. Et on ne peut plus raisonner. J’ai été entartée à
Tours.
Législatives italiennes
Romano Prodi a revendiqué la victoire, mais Silvio Berlusconi conteste les "très nombreuses irrégularités" qui auraient touché le vote des Italiens de l’étranger.
Cela n’a pas empêché la France d’être (avec le Luxembourg et la Belgique) le premier pays à féliciter Prodi. L’enthousiasme des chiraquiens devant une victoire de la gauche l’emporte apparemment sur leur respect des institutions italiennes : les résultats annoncés ne sont pas définitifs, car ils n’ont pas été validés par la Cour de cassation.
Si les résultats étaient validés en l’état, la projection de répartition des sièges à la chambre basse serait celle-ci (à comparer avec la précédente chambre). On remarque que la majorité de Prodi (340 sièges, majorité à 316) dépendra des 41 voix des extrémistes de Refondation Communiste – qui avaient fait tomber son gouvernement il y a quelques années.
Colère de la droite de l’UMP
Les députés Lionnel Luca, Jérôme Rivière (UMP/CNI), Jacques Myard et Nicolas Dupont-Aignan sont mécontents de la reculade sur le CPE.
L’Iran annonce avoir enrichi de l’uranium
Le président Ahmadinejad l’a annoncé aujourd’hui. Devant des partisans criant "Allah Akbar", il a déclaré "formellement" que "l’Iran a rejoint le club des pays nucléaires".
Il prétend à nouveau n’avoir pas le projet d’un usage militaire. Rappelons pourquoi la communauté internationale ne le croit pas (Source):
1. Il est avéré que le programme iranien visant à l’enrichissement a été dissimulé à l’AIEA pendant 18 ans.
2. Maîtriser le processus d’enrichissement, c’est être capable de produire de l’uranium militaire : seul diffère entre l’usage pacifique et l’usage militaire le taux de l’enrichissement (d’environ 5% pour le premier, d’environ 20% pour le second).
3. S’il se limitait à un usage non-militaire, Iran n’aurait pas de raison de consacrer tant d’efforts à disposer de capacités d’enrichissement autonomes. Il pourrait plutôt acheter de l’uranium déjà enrichi – à la Russie, par exemple : il n’a pas de mines d’uranium qui justifieraient un enrichissement pacifique sur place. De surcroît, il ne dispose pas actuellement de centrales pacifiques prêtes à fonctionner.
L’amertume des anti-blocage
Les étudiants anti-blocage ont été abandonnés en rase campagne par le retrait du CPE. Raphaël Cognet, de l’équipe Halte au Blocage, exprime une certaine amertume.
Aujourd’hui, en retirant le CPE, c’est à cette minorité de professionnels de la revendication, […] à cette minorité qui pense que le pouvoir de la rue et plus légitime que le pouvoir des urnes, que nous donnons raison.
Il met aussi le doigt sur le sempiternel talon d’Achille des mouvements anti-subversifs spontanés : la crainte d’être "récupérés". Cette crainte paralysante n’a pas épargné les mouvements anti-blocages – alors justement que les "récupérateurs" potentiels (à commencer par l’UMP) ont brillé par leur absence.
Nous sommes les premiers punis par notre propre peur de la récupération politique. Que cela veut il dire ? Est ce que l’on aurait moins fait entendre nos convictions si Nicolas Sarkozy ou François Bayrou, pour ne citer que ceux dont le parti à un groupe au Parlement, nous avaient soutenu en étant présents à nos côtés, en nous aidant de leurs conseils, en finançant nos opérations ?
Assurément que non, et il y a fort à parier que nous n’en serions pas là aujourd’hui. Si tous unis et tous résolus, nous avions parlé de concert, nos Universités et nos lycées auraient été débloquées [sic] au bout de quelques jours […].
Le point des blocages des facs
… sur le site "Halte au Blocage" :
Aix-Marseille I: blocage partiel Amiens: blocage partiel Artois (Arras, Lens, Liévin): blocage partiel Besançon: blocage partiel Brest: blocage partiel Caen: blocage partiel Clermont-Ferrand II: blocage partiel Grenoble I: blocage partiel Grenoble II: blocage total Grenoble III: blocage total Le Havre: blocage partiel Lille I: blocage partiel Lille II: blocage partiel Lille III: blocage total, déblocage voté pour mardi Limoges: blocage partiel Lyon II: blocage levé Montpellier I: blocage partiel Montpellier II: blocage partiel Montpellier III: blocage total (déblocage jeudi) Nancy I: blocage partiel Nancy II: blocage partiel Nantes: blocage partiel Nice: blocage partielPau: blocage partiel Perpignan: cours suspendus Poitiers: blocage levé Rennes II: blocage levé Rouen: blocage partiel Saint-Etienne: blocage levé Strasbourg II: occupation sans blocage Toulon: blocage partiel Toulouse II: blocage total Toulouse III: blocage partiel Tours: blocage levé
Le Pen demande à Villiers
Silvio Berlusconi
… vient de demander officiellement dans une conférence de presse le recomptage des votes.
Michel Janva (source : ITV)
CPE : mise au point du Front National
La Délégation Nationale aux études et argumentaires du Front National, dirigée par Thibaut de La Tocnaye, a rédigé un argumentaire assez complet sur le CPE. Extraits :
"Fondamentalement, la “précarité” (!) de l’emploi -pour employer la terminologie subversive de l’adversaire- n’est pas liée aux conditions d’embauche des salariés mais bien évidemment à la situation économique déplorable de la France ! C’est donc l’environnement-même de l’entreprise qui doit être réformé et non pas un mécanisme mineur de recrutement. (…)
Les promoteurs et les détracteurs du CPE obéissent à des conceptions idéologiques du travail dépassées : (…) Villepin, rendant l’entreprise seule responsable et garante de la pérennité de l’emploi des jeunes pendant toute la durée du CPE, accentue encore plus la logique ultra-libérale (…). D’autre part, les Socialistes, aiguillonés par l’extrême-gauche, suivent une logique collectiviste (bientôt unique en Europe) où l’Etat serait seul apte à résoudre le problème de l’emploi."
L’argumentaire tire les enseignements du conflits :
"Selon un processus parfaitement huilé, les syndicats officiels totalement minoritaires, et relayés par des medias aquis à la dialectique marxiste, manipulent l’opinion publique en utilisant (…) les bataillons de tous les inactifs (chômeurs, syndicalistes professionnels et immigrés) et d’une partie des fonctionnaires (…).
"Tant que des syndicats libres (de toute idéologie et de tout lien avec un parti politique) et réellement représentatifs (plus de 50% des salariés français adhérents à une organisation professionnelle et non pas… 6%) n’auront pas supplanté les syndicats-dinosaures privilégiés et corrompus du système instauré depuis 1945, aucune réforme de grande ampleur ne sera possible dans ce pays.
(…) La France est devenue une société (…) où la grève est devenue l’élément fondamental du dialogue social (…). Et c’est bien la politisation de l’Etat à tous ses échelons, destructeur du droit et des corps intermédiaires, associé au terrorisme idéologique de la Gauche qui permet à des minorités révolutionnaires (syndicales, médiatiques et “intellectuelles”) d’imposer l’anarchie à la majorité de la population."
Una réforme de l’Etat doit donc commencer par :
"Restaurer l’autorité de l’Etat et dépolitiser son Administration et ses rouages. Permettre aux majorités -condamnées au silence forcé- de s’exprimer aux plans local, professionnel, médiatique et national."
Un prêtre agressé à deux reprises
… en Nouvelles-Calédonie. Après la première agression (devant l’église et pendant la messe), il a porté plainte. Sans résultat : la deuxième agression est strictement similaire.
Michel Janva (via Bafweb)
La gauche veut profiter du mouvement
Voyant qu’elle peut rentrer dans le gouvernement comme dans du beurre, la gauche a décidé d’aller plus loin : quelques milliers de lycéens et d’étudiants défilent cette après-midi à Paris pour exiger l’abrogation de l’ensemble de la loi sur l’égalité des chances et du contrat nouvelles embauches.
Le cortège a quitté la place de la République vers 14h30 et doit se rendre aux abords du métro Richelieu-Drouot. Des manifestations similaires sont organisées dans plusieurs autres villes.
Tandis que la CGT a demandé l’abrogation du CNE, la gauche a déposé deux projets de loi pour l’abroger (ici et ici).
Motu Proprio sur la messe de Saint Pie V
Selon Yves Chiron, dans sa lettre Aletheia, le pape devrait publier un Motu Proprio sur le rite de la Messe le 13 avril, jeudi Saint.
Ce jour-là, fête de l’institution de l’Eucharistie, le Saint-Père célèbrera deux messes : la Messe chrismale à 9h30, puis à 17h30 la Messe de la Cène à Saint-Jean du Latran.
Ce que nous coûtent nos élus
Une étude publiée par Contribuables Associés révèle les coûts que génèrent les élus :
– le budget du Parlement s’élève à 819,8 M€ (513,2 M pour l’Assemblée nationale et 306,6 M pour le Sénat). Les parlementaires ont augmenté leurs moyens de 9,3% depuis le début de la législature (76 M€). La chaîne télévisée parlementaire, dont l’audience est négligeable, a bénéficié en 3 ans d’une augmentation de ses crédits de 48,5% : elle dispose en 2006 d’une dotation de 21,7 M€, contre 14,6 en 2003.
– chaque député perçoit mensuellement 21833,66 € et chaque sénateur : 20376,45 €, plus une subvention de 1330,02 € que la chambre haute alloue au groupe politique de l’élu. A ces sommes s’ajoutent des facilités : gratuité des appels téléphoniques, des frais de courrier, des voyages, prêts immobiliers à des taux qui défient toute concurrence, imposition du quart de leurs indemnités de base et système de retraite très avantageux. Les parlementaires peuvent aussi améliorer leurs revenus grâce à un mandat local.
– le maire d’une commune de moins de 500 habitants ne perçoit que 623,94€ mensuels bruts tandis que le maire d’une ville de plus de 100000 habitants reçoit une indemnité de fonction de 5321,86€ bruts.
– les conseillers généraux ou régionaux ont une indemnité mensuelle comprise entre 1468,10 et 2569,18€ bruts. Une place au sein d’une commission permanente augmente les indemnités de 10% et un fauteuil de vice-président avec délégation, de 40%. Le président du conseil général ou régional perçoit 5321,86€ bruts, avec appartement de fonction et voiture avec chauffeur.
Sachant que le Sénat compte 2 présidents de conseil régional, 33 de conseil général, 20 conseillers régionaux et 76 conseillers généraux. Et sachant que la France compte 577 députés, 331 sénateurs, 2040 conseillers régionaux, 4054 conseillers généraux et 36 785 maires… A vos calculettes !
Des mesures socialistes remplacent le CPE
C’est l’avis d’Yves Daoudal :
"Le nouveau dispositif remplace cette "mesurette libérale par d’autres mesurettes d’inspiration socialiste", constate le FNJ : le renforcement des emplois-jeunes version Fillon (Civis), et de divers "contrats" et "stages". En clair, il s’agit de verser une aide (de 400 € par mois la première année) aux entreprises qui embaucheront un jeune de 16 à 25 ans sans qualification. C’est le degré zéro de la politique socialiste. Les entreprises ne demandent pas l’aumône de l’Etat pour embaucher, elles demandent une baisse de charges.
Laurent Hénart, ancien rapporteur de la loi Egalité des chances, et cosignataire avec Bernard Accoyer de la nouvelle proposition de loi d’initiative présidentielle, a déclaré qu’il s’agissait de "vitaminer" des dispositifs déjà existants. Or, comme le souligne le FNJ, "ce n’est pas en les "vitaminant" que des dispositifs stériles se transformeront en politiques efficaces et satisfaisantes. C’est l’ensemble du système économique et social qu’il faut remettre à plat, en commençant par la clé des problèmes français, l’immigration, qui substitue le salarié extra-européen au jeune salarié français"."
5 millions de chômeurs en France
C’est le chiffre révélé par une employée à l’ANPE dans un livre qui vient de paraître. Fabienne Brutus a écrit son livre à partir de l’automne 2005, quand étaient officiellement annoncés 2,5 millions de chômeurs en France et que l’on se félicitait d’être passé sous la barre psychologique des 10 % de la population active.
En fait, les pouvoirs publics ne retiennent que les chômeurs de catégorie 1 ("personne sans emploi, immédiatement disponible, recherchant CDI à temps plein", ce qui correspond à la définition du chômage au sens du Bureau International du Travail). Les 7 autres catégories de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE ne sont pas comptabilisés:
"Or, toutes catégories confondues, ils étaient un peu plus de 4 millions inscrits à l’ANPE à la même époque. Auxquels on peut ajouter les jeunes non indemnisés, les vieux dispensés de recherche d’emploi, les RMistes non inscrits ou encore ceux qui, par lassitude, abandonnent le pointage : un bon million de personnes en plus, selon Fabienne Brutus. Total estimé : 5 millions de chômeurs en France. 19 % de la population active."
Le livre dénonce également "la gabegie, les radiations abusives [300 000], la paperasserie inefficace, l’argent public gaspillé", tout ceci ayant été déjà pointé par un rapport de la Cour des comptes sur l’ANPE.
Douste-Blazy se casse les dents en Algérie
Le projet de traité d’amitié franco-algérien n’est pas pour aujourd’hui. Le ministre des Affaires étrangères algérien, Mohammed Bedjaoui, a renvoyé à un futur lointain l’initiative lancée en février 2003 par Chirac :
"Les conditions objectives et subjectives nécessaires à la signature du traité ne sont pas suffisamment propices aujourd’hui". "Ce traité n’est pas un traité entre deux présidents mais entre deux peuples. Il faut préparer l’opinion pour emporter l’adhésion de l’ensemble des acteurs de nos sociétés." "Chirac a eu le courage politique vis-à-vis de son opinion de vouloir tourner la page du passé, mais il y a des difficultés sur le plan français, et nous ne voulons pas ajouter aux difficultés."
Il faut dire que Douste-Blazy n’a pas hésité à extrapoler sur :
La "volonté de l’opinion publique française de signer le traité». "Les Français sont très pour. Ils considèrent qu’il s’agit d’un plus et ont une volonté profonde d’être liés à l’Algérie".
On se demande bien où il est allé chercher tout cela. Les Algériens ne l’ont pas cru. Ils ont bien fait.
Mais ce que souhaite Bouteflika, qui veut s’offrir la troisième plus grande mosquée du monde, c’est que la France s’humilie encore : par exemple, Alger ne veut pas entendre parler des harkis, alors que Paris souhaite qu’ils «puissent se rendre dignement en Algérie».


