Retraites : ce gouvernement hait les mères
Dans Le Figaro, Ludovine de La Rochère dénonce :
[L]e gouvernement compte appliquer le nouvel âge de 64 ans à tous les salariés (hors carrière longue), y compris aux mères qui ont travaillé toute leur vie, sans aucune interruption (hors congé de maternité, qui dure quelques semaines) et à temps plein.
La conséquence de cette rigidité sur l’âge de la retraite est qu’une mère aurait donc la totalité des trimestres requis à 61, 62 ou 63 ans (suivant le nombre d’enfants) mais devrait continuer à travailler jusqu’à 64 ans.
Cela revient à supprimer, de facto, leurs trimestres pour enfant à toutes les femmes actives qui ont assuré à la fois l’éducation de leurs enfants et leur vie professionnelle !
Et cela impliquera un nombre de femmes toujours plus important au fil des années puisqu’elles sont de plus en plus nombreuses à travailler sans discontinuer et jusqu’à l’âge de la retraite.
Les jeunes mères seront en outre d’emblée victimes de cette mesure puisque leurs propres mères travailleront plus longtemps et ne seront plus en mesure de les aider lorsque leurs enfants sont petits, c’est-à-dire entièrement dépendants, à l’âge des maladies infantiles et des vacances scolaires longues et à répétition.
Quant à ces mères en fin de carrière, qui auront eu des enfants (lesquels cotisent depuis des années lorsqu’elles arrivent elles-mêmes à l’âge de 60-62 ans) et qui auront travaillé toute leur vie, n’ont-elles pas le droit de se consacrer enfin pleinement à leur famille, de profiter de ce temps, qui peut être merveilleux, avant d’aborder le grand âge ?
Cette réforme est contraire à la nécessité de soutenir la famille et – peut-être plus grave encore – contraire à la reconnaissance que devrait avoir la société vis-à-vis des femmes qui ont des enfants au bénéfice de tous les Français. […]
L’aide active à mourir viole les droits de l’homme
Tribune de Nicolas Bauer, chercheur associé à l’ECLJ, publiée hier dans Le Figaro :

Vous pouvez organiser une séance de projection du documentaire choc sur l’euthanasie en vous inscrivant ici:
Réflexions autour du vocabulaire médical de Luc l’évangéliste 2/5
Suite de l’article de Franck Jullié sur le choix du vocabulaire utilisé par l’évangéliste saint Luc.
2. Le riche vocabulaire obstétrique d’Hippocrate et de la médecine grecque
2.1. Le cas de la stérilité
On soupçonne mal la richesse du vocabulaire médicale hippocratique, en particulier l’extraordinaire lexique du vocabulaire obstétrique. Il suffit de lire le mémoire de 252 pages de Claude Goffart, L’obstétrique et le vocabulaire du grec ancien4, pour se persuader de la profondeur d’observation de cette médecine.
Prenons le cas de la stérilité et de sa description. Il existe plus de dix mots pour la décrire :
- άγονία (Plutarque, Vie de Romulus)5
- άγονέω (Hippocrate, Epidémies II)
- άπαιδίά (Euripide, Ion 512)
- άτεκνία (Platon, De la génération des animaux, III)
- άπαις (Euripe, Ion 485)
- άτεκνος (Sophocle, Electre 164)
- άτοκος (Hippocrate, Airs Eaux Lieux III)
- άφορος (Hippocrate, Maladies des femmes)
- στείρα (Soranos, Maladies des femmes ; Septante, Juges, 1 Samuel, Nouveau Testament, Galates)6
- στέριφος (Hippocrate, Airs Eaux Lieux). Ce mot veut dire à la fois stérile et dur.
- στεροῦμαι (Septante, Siracide 42, 10)7
- στερέω (Septante, Genèse 30.2-3, 1 Samuel 1.5)8
- άτεκνέω (Septante, Osée 9:14)9
Il est intéressant de regarder également des expressions comme celle de 1 Samuel 1:5 dans la Septante :
καὶ κύριος ἀπέκλεισεν τὰ περὶ τὴν μήτραν αὐτῆς·
et le Seigneur avait clos ses entrailles
Littéralement : Le Seigneur ferma les (choses) à côté de sa matrice.
Claude Goffart évoque le sens possible de « Et le Seigneur lui obtura les trompes », ce qui est une cause fréquente de stérilité
Dans son étude sur La stérilité dans la Collection hippocratique : une maladie ?10, Florence Bourbon rappelle que les mots stérile (ἄφορος, ἄτοκος, ἄτεκνος) cités dans le traité de gynécologie hippocratique le plus ancien Nature de la femme, décrivent les femmes qui risquent de rester ἄτεκνοι, « sans avoir d’enfant » ou ἄτοκοι, « sans enfanter » ou ἄφοροι, « sans porter d’enfant ». Cette richesse lexicale reflète autant la variété que la complexité des situations de stérilité observées (Nature de la femme, Maladies des jeunes filles, Femmes stériles).
Cette observation des situations de stérilité s’articule autour d’une description anatomique non moins élaborée. Examinons la description de l’appareil utérin, l’utérus et son col, le cervix dans le Corpus et d’autres textes anciens.
2.2.Précisions anatomiques
L’utérus a une bouche, στόμα (stoma), l’orifice utérin (Hippocrate, Maladies des femmes).
Il a des lèvres, χειλη (cheilê) – le mot désigne les lèvres du col de l’utérus (Aristote, Histoire des animaux).
Il a un col, αυχήν (auchên) ou τράχηλος (trachêlos), le cervix (Maladies des femmes).
Sans compter ces développements dans Nature de la femme11 (21,24) sur la dureté ou l’humidité du col utérin :
21. Ἢν δὲ τὸ στόμα τῶν ὑστερέων σκληρὸν γένηται ἢ ὁ αὐχὴν, τὸν δάκτυλον παρεισάγων, γνώσῃ, καὶ ἐπὴν πρὸς τὸ ἰσχίον ἔωσιν ἀπεστραμμέναι.
(Dureté du col utérin. Obliquité.) Si l’orifice utérin ou le col deviennent durs, vous reconnaîtrez cet état en introduisant le doigt, de même que la déviation de la matrice vers la hanche.
24. Ἢν ὑγρότερον τοῦ καιροῦ τὸ στόμα τῶν ὑστερέων ᾖ, προστιθέναι τὰ δριμέα, ὅκως δηχθῇ, καὶ φλεγμῆναν σκληρὸν γένηται.
(Orifice utérin, trop humide, trop dur.) Si l’orifice des utérus est plus humide qu’il ne convient, on appliquera les substances âcres afin qu’elles mordent et qu’enflammant l’orifice elles le durcissent.
Hippocrate s’intéresse aux nombreuses causes de stérilité féminine dans ses traités Maladies des femmes12 et Des femmes stériles.
Ces préoccupations concernant la stérilité ne doivent pas nous étonner. Simon Byl, dans son texte L’étiologie de la stérilité féminine dans le Corpus hippocratique rappelle : « Si nous voulions définitivement être convaincu de l’importance cruciale de la procréation dans la mentalité antique, nous devrions nous souvenir que l’examen des ex-voto d’Epidaure nous révèle que la stérilité est le fait de 15% des consultants, ce qui représente plus de la moitié des femmes s’étant rendues au temple. Les médecins du Corpus hippocratique, en étudiant la question de la fécondité, répondaient donc en fait à un problème de société.
Au IIIe siècle av. J.C., Hérophile de Chalcédoine13 (330-320 av. J.-C., 260-250 av. J.-C) et Erasistrate14, médecins de l’Ecole alexandrine, font des découvertes majeures concernant les organes génitaux féminins. Hérophile décrit avec précision les ovaires et les trompes de Fallope, qu’il dénomme respectivement « testicules » de femmes (didymoi) et conduits spermatiques, même s’il ne comprend pas encore leur rôle.
Ce corpus ne cessera de s’approfondir comme on l’observe dans les écrits plus tardifs de Soranos d’Ephèse15 (Né en 98).
A suivre
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4 https://www.biusante.parisdescartes.fr/ressources/pdf/medicina-goffart.pdf
5 άγονία (Plutarque, Vie de Romulus)
ἁπτόμενος δὲ καὶ καρπῶν ἀφορίαις καὶ θρεμμάτων ἀγονίαις.
elle s’étendit sur les arbres et sur les troupeaux,qu’elle frappa de stérilité
6 στείρα (Soranos, Maladies des femmes ; Septante, Juges, 1 Samuel)
Septante, Juges 13:3
Ἰδοὺ δὴ σὺ στεῖρα καὶ οὐ τέτοκας· καὶ ἐν γαστρὶ ἕξεις καὶ τέξῃ υἱόν.
Femme stérile, toi qui n’avais point enfanté, voilà que tu concevras un fils.
Septante, 1 Samuel 2:5
ὅτι στεῖρα ἔτεκεν ἑπτά, καὶ ἡ πολλὴ ἐν τέκνοις ἠσθένησεν.
Ainsi la stérile a enfanté sept fois, et la féconde (la nombreuse en enfant) a perdu sa fécondité.
Galates 4:27
γέγραπται γάρ, Εὐφράνθητι, στεῖρα, ἡ οὐ τίκτουσα: ῥῆξον καὶ βόησον, ἡ οὐκ ὠδίνουσα: ὅτι πολλὰ τὰ τέκνα τῆς ἐρήμου μᾶλλον ἢ τῆς ἐχούσης τὸν ἄνδρα
Car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantais point ; éclate et pousse des cris, toi qui n’avais point été en travail d’enfantement, car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que les enfants de celle qui a son mari.
7 στεροῦμαι (Septante, Siracide 42:10)
καὶ συνῳκηκυῖα, μήποτε στειρωθῇ.
habitant avec lui, peut-être restera-t-elle stérile.
8 στερέω (Septante, Genèse 30:2-3) Genèse 30:2,3
ἐθυμώθη δὲ Ιακωβ τῇ Ραχηλ καὶ εἶπεν αὐτῇ Μὴ ἀντὶ θεοῦ ἐγώ εἰμι, ὃς ἐστέρησέν σε καρπὸν κοιλίας ;
Jacob, irrité contre Rachel, lui dit : Suis-je l’égal de Dieu, qui t’a privé de fruits de tes entrailles ? Littéralement : Lui qui a privé ton fruit de sein (cavité utérine)
9 άτεκνέω (Septante, Osée 9:14)
δὸς αὐτοῖς μήτραν ἀτεκνοῦσαν καὶ μαστοὺς ξηρούς
Donne-leur un sein stérile et des mamelles taries.
10 https://www.persee.fr/doc/reg_0035-2039_2016_num_129_2_8418
11 http://remacle.org/bloodwolf/erudits/Hippocrate/naturefemme.htm
12 http://remacle.org/bloodwolf/erudits/Hippocrate/femmes.htm
13 https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9rophile
14 https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89rasistrate
15 https://fr.wikipedia.org/wiki/Soranos_d%27%C3%89ph%C3%A8se
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Se confier à saint Joseph
Le 19 mars, les catholiques fêtent saint Joseph, le père nourricier de Jésus. C’est d’ailleurs tout le mois de mars qui est consacré au saint patron de l’Eglise universelle.
Le mois de mars est donc l’occasion de rentrer dans l’intimité de celui qui est avant tout un modèle de sainteté. L’observer nous permet de prendre exemple sur son humilité, son intériorité, son écoute de Dieu (il est plusieurs fois averti par songes de la conduite à mener), sa capacité à se mettre en action (lors de la fuite en Egypte par exemple), sa force tranquille. Il est un modèle proche de nous ; en effet, le plus grand saint de l’Eglise – avec la Vierge Marie – n’est pas un martyr, n’est pas un thaumaturge, n’est pas un évêque. C’est un charpentier silencieux, époux et père doux, qui a accueilli Dieu au cœur même de sa vie.
Le mois de mars est également l’occasion de prier saint Joseph, intercesseur puissant. Joseph a pris soin de Marie et de Jésus dans leurs besoins quotidiens. A lui, sont confiés les soucis et préoccupations matérielles : de logement, de travail, de santé, notamment à travers la prière du Je vous salue Joseph.
Protecteur de la sainte famille, il est également le saint patron de la famille.
En ce mois de mars, confiez votre famille à saint Joseph et découvrez la recette d’une famille heureuse et rayonnante en vous inscrivant dès à présent à cette neuvaine en ligne sur Hozana qui se déroulera du 11 au 19 mars !
Alice Ollivier pour Hozana.org
Réflexions autour du vocabulaire médical de Luc l’évangéliste 1/5
Franck Jullié nous propose cette réflexion sur le choix du vocabulaire utilisé par l’évangéliste saint Luc, notamment pour parler de la stérilité et des possibles indices d’une compréhension à son époque des signes naturels de la fécondité de la femme, signes observés par les méthodes naturelles de régulation des naissances. En raison de sa longueur, cet article sera publié en plusieurs fois.
Sommaire
- La médecine au temps de Luc
- Le riche vocabulaire obstétrique d’Hippocrate et de la médecine grecque
- Le cas de la stérilité
- Précisions anatomiques
- Le vocabulaire médical de Luc
- La stérilité d’Elisabeth
- Médecine hippocratique ou médecine biblique ?
- Ephèse et l’esprit de Soranos
- L’ombre pharmaceutique de Dioscoride
- La nécessité d’une théologie de la médecine
- La profession médicale comme vocation sacerdotale
- Une philosophie biblique de la technique
- Conclusion
1. La médecine au temps de Luc
Dans son ouvrage de 1893, La Médecine au temps de saint Luc1, le docteur et historien biographe Henri Dauchez trace un tableau de la médecine et de son développement au temps de l’évangéliste Luc. Il rappelle l’importance du Corpus hippocratique (Hippocrate, 460 – 377 av JC), une connaissance médicale conservée dans des centres culturels comme la bibliothèque d’Alexandrie et diffusée dans le monde méditerranéen au travers des nombreuses écoles des colonies grecques, en particulier par des médecins grecs sur la côte d’Asie-Mineure.
Pline l’Ancien (Histoire naturelle) rapporte que les élites romaines, en particulier des responsables militaires, sont à l’origine de l’installation de médecins grecs à Rome à la suite de leurs conquêtes en Orient. Certains médecins seront médecins des empereurs et de leur famille, le plus célèbre étant Galien (Pergame 129, Rome 201), médecin de Marc-Aurèle.
L’approche hippocratique est considérée comme une étape de rupture avec la médecine mystico- magique babylonienne par son effort de rationalité2. Hippocrate est un fin observateur des lois naturelles, des phénomènes pathologiques et des réalités psychologiques. Le patient est envisagé comme un tout. Il n’est pas guéri via des formules magiques mais sur la base d’un examen clinique rigoureux et dans le respect d’un art, c’est-à-dire dans le respect de règles précises et dans un cadre éthique, le Serment d’Hippocrate.
Luc est contemporain du célèbre médecin, pharmacologue et botaniste grec Dioscoride3 (né en Cilicie près de Tarse aux environs de 25). Dioscoride dédie son travail sur les plantes médicinales à Areius, un enseignant respecté de Tarse qui l’a encouragé dans son travail. Il pourrait avoir fait ses études médicales à Tarse, à Pergame et Alexandrie.
La tradition rapporte que Luc serait lui aussi né en Cilicie, à Antioche. Les Ecritures nous présentent un médecin cultivé, rompu à la pratique du grec littéraire et maîtrisant le grec hébraïsé de la Septante et de la Synagogue de la diaspora juive. C’est dans ce contexte de culture et de formation médicale imprégnée du Corpus hippocratique que Luc va apprendre la médecine. Compagnon de l’apôtre Paul, il sera aussi ultérieurement un témoin privilégié du premier cercle de l’apôtre et de l’implantation d’églises en Asie-Mineure.
A suivre
————–
1 https://data.bnf.fr/fr/13777116/henri_dauchez/
2 https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Hippocrate-dune-medecine-magique-medecine-rationnelle-2021-11-22-1201186408
3 https://fr.wikipedia.org/wiki/Dioscoride
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L’Ukraine est déjà prête à rejoindre l’Union européenne
Cet article intitulé, “On casse les stéréotypes” : en Ukraine, les soldats LGBT+ espèrent la légalisation du mariage homosexuel”, montre que l’Ukraine a compris comment intégrer l’Union européenne…contrairement à la Turquie qui a encore des efforts à faire :
Pacha Iagoyda se bat dans les rangs de l’armée ukrainienne depuis l’invasion russe le 24 février. Il est tireur anti-aérien. Mais s’il lui arrive quelque chose, son compagnon n’aura pas le droit de lui rendre visite à l’hôpital ou de récupérer son corps. En tant que couple de même sexe, ils ne sont pas légalement liés l’un à l’autre selon la loi ukrainienne. Comme de nombreux hommes et femmes homosexuels qui se battent en Ukraine, ils espèrent une future légalisation (…)
Volodymyr Zelensky a indiqué le 2 août qu’il était impossible de modifier la constitution en temps de guerre. Mais il a promis d’étudier la possiblité de mettre en place une “union civile”, qui pourrait servir d’alternative au mariage, afin de garantir le droit de visite aux couples de même sexe, pendant la guerre.
Le Prieuré Saint-Joseph de l’abbaye de Solignac lance son site internet
En 2021, les moines bénédictins de l’abbaye Saint Joseph de Clairval (diocèse de Dijon) ont fondé une nouvelle communauté en reprenant les bâtiments de l’ancienne abbatiale Saint-Pierre-Saint-Paul de Solignac dans le diocèse de Limoges.
Le Prieuré Saint-Joseph de l’abbaye de Solignac accueille désormais ces moines vivant selon la règle de Saint Benoit.
Les moines viennent d’ouvrir leur site internet.
4 décennies après “La salsa du démon” et “les démons de minuit”. Le satanisme dans la civilisation post-chrétienne…
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Réconforté par les mots de Mgr Aillet, évêque de Bayonne suite à l’assassinat d’Agnès Lassale à Saint-Jean-de-Luz, manifestant la compassion et la prière de l’Eglise catholique, je me souvins qu’une effigie du même Mgr Aillet avait été brûlée en public le 20 février 2016, lors du carnaval de Saint-Jean-de-Luz. La fumée dans et à l’extérieur de l’Église… Imaginez une seconde que l’effigie d’un représentant religieux d’une autre religion soit brûlée en public en France. “Il n’est pas indifférent que ce drame absolu se soit déroulé le mercredi des Cendres, alors que les catholiques entrent dans le temps du Carême, ce temps d’épreuve et de combat spirituel contre l’esprit du mal”, déclarait dans sa lettre Mgr Aillet.
Un commentaire apporté à ma tribune précédente “Assassinat de Saint-Jean-de-Luz et le satanisme dans une civilisation post-chrétienne” m’a conforté dans ma perception du drame que vit ce monde qui se plait à ne pas vouloir croire en Dieu en se riant du diable et en ignorant les tactiques de ce dernier pour nous faire tomber dans son escarcelle. Selon Anne que je salue, : “L’explication trompe l’oeil et bien commode de “troubles psychiatriques” devrait faire réagir les professionnels de la santé mentale. En effet, étant psychomotricienne, de mémoire de ce que j’ai appris en cours et de part mon expérience de plusieurs années de soins auprès de personnes psychotiques (autistes, schizophrènes, bipolaires…), je n’ai jamais vu ce genre de passage à l’acte. Dieu sait pourtant si la psychose occasionne des “voix” de toutes sortes, mais les malades ne passent pas à l’acte ainsi… Il y aurait des centaines de morts… Nos jeunes sont biberonnés aux séries glauques peuplées de vampires, de démons, de “héros” sataniques…et ils deviennent possédés… Nos jeunes respirent l’érotisation omniprésente de la société (pornographie etc etc etc) et ils violent, font des tournantes… Nos gouvernants, quand il-y-a “mort d’homme”, versent leur larmichette devant les caméras. Ils sont en fait des pompiers pyromanes qui jouent les ingénues. Ce “spectacle” pathétique est insoutenable!”
Cela ne date pas d’hier. Sans remonter aux racines occultiste et ésotériques des nombreuses pratiques des 19 et 20e siècles – qui perdurent dans le yoga, le reiki et autres pratiques du genre, les années 1980 en France on été le grand moment de relâchement de la culture face au diable.
Le Grand Orchestre du Splendid chantait en 1981 “La salsa du démon”. Selon la description de Wikipedia, “Trois personnages diaboliques, Belzébuth (satyre poilu et grossier), Vampirella (nymphomane sadique) et la sorcière se présentent tour à tour, énonçant leurs défauts et leurs vices, de façon grotesque. Ils sont réunis pour une fête, la salsa du démon.”
Je vous épargnes l’exégèse des paroles mais elle valent le coup d’une lecture brève, le chapelet à la main.
On se souvient également du groupe Images et de son célèbre “Les démons de minuit”, “Je cherche un peu de chaleur à mettre dans mon coeur : ils m’entrainent, au bout de la nuit, les démons de minuit ! M’entrainent, jusqu’à l’insomnie, les fantômes de l’ennuie”. L’ennuie, comme l’oisiveté, n’est-il pas le père de tous les vices ? Disque de platine, meilleure vente en 1986, une chanson qui fait danser la France lors des fêtes de mariage (que l’on sait de plus en plus rares et de moins en moins solides, faut-il s’en étonner ?)
Bizarrement, face à la promotion du diable, pouvait-on remarquer une croyance béate en l’accès automatique au paradis.
“On ira tous au paradis”, chantait en 1972 Michel Polnareff, sans nous préciser les fondements théologique de sa pensée. Pas si surprenant : il s’agit d’un effondrement de la formation des Français qui, même si majoritairement baptisés à l’époque, n’avaient pas bénéficié d’une transmission efficace. La France est désormais redevenue une terre de mission, de “nouvelle évangélisation.”
Le diable bénéficiera d’idiots utiles qui, plutôt que de vraiment croire en lui, ou à minima en son existence et en son pouvoir de nuisance, auront pour priorité de provoquer le peu dont ils se souviennent de l’ordre catholique. C’est s’acheter un costume d’esprit libre à peu de frais en giflant une vieille grand-mère, l’Église, qui ne répondra pas.
C’est pourtant les exorcistes qui accueillent croyants et incroyants quand il faut réparer les pots cassés.
Le père américain Chad Ripperger est prêtre, théologien, philosophe et exorciste, que les anglophones connaissent grâce à ses nombreuses contributions de qualité disponibles sur Youtube, est l’auteur d’un ouvrage de 800 pages dénommé “Diabolic influence” dans lequel il décrit les ressorts de la vexation, de l’oppression, de la possession, de l’obsession, les subjugations, et des infestations diaboliques ; 800 pages à destination du clergé “et des professionnels de santé”. Les anglophones apprécieront l’interview de Father Chad Ripperger par le Dr Taylor Marshall, l’occasion d’apprendre l’existence et les ressorts des “abus par rituels sataniques” (satanic ritual abuse), souvent des cérémonies catholiques inversées.
Dans son livre, l’exorciste explique l’efficacité “Ex Opere Operantis Ecclesiae” du rituel de l’exorcisme : il n’agit pas en son nom propre mais comme agent “public” de Notre Sainte Mère l’Église, son pouvoir est renforcé par la force de cette dernière. Si un nombre important de Chrétiens prient et jeûnent, les exorcismes seront efficaces. Au contraire, si la pratique de la prière et du jeûne baisse, il est probable que les exorcismes soient plus fastidieux et longs.
Selon l’exorciste, les occasions par lesquelles un esprit mauvais peut nous tourmenter par obsession, ou nous posséder sont nombreuses. Il s’agit de ruptures de l’ordre naturel et divin que sont les 7 péchés capitaux. Et le père de mentionner l’exposition à la pornographie et la fornication, ou encore la fierté, le plus important des péchés pour son prédécesseur le père Gabriel Amorth, désormais rappelé à Dieu, comme portes d’entrées les plus courantes. Que ces trois éléments que sont pornographie, fornication et fierté fassent l’object d’un festival auquel le mois de juin, pour l’Église catholique “mois du Sacré-Coeur”, devrait nous remplir d’effroi.
À la question “pourquoi Dieu laisse-t’il faire ?”, le père Ripperger répond que les vertus développées dans la lutte contre le diable rapprochent les personnes de la Sainteté. Voilà qui devrait nous motiver à ne pas nous laisser abattre. Un chiffre effroyable cependant : le père suspecte qu’un quart de la population américaine serait – au moins – sujette à des influence diaboliques extraordinnaires en raison de leurs pratiques et consommations.
Sur ce sujet, et en français ,voir sur Youtube :
– Tactiques du Diable, par les Dominicains de Bordeaux, conférence de Carême 2019 – L’intervention commence notamment sur la torture faite aux animaux et les invocations au diable par des adolescents. Lien : https://youtu.be/JSe0mitMXKM
– Anges déchus (démons) : conférence du Père Ange Rodriguez (ancien exorciste du diocèse de Lyon).
“Quand on a commencé à désacraliser l’Église, avec les dévotions, les anges et les démons sont passés à la trappe. Ça fait 40 ans qu’on n’écrit rien sur les anges et les démons.” Lien : https://youtu.be/XXiSgQsYB2Y
En nous rangeant derrière le Christ pour nous protéger du diable en reconnaissant son existence et son pouvoir néfaste, ainsi que sa présence partout dans notre société, nous serons discrédités sans arguments, ou avec des arguments faussés, trompeurs, comme notre Seigneur Jésus en son temps.
“Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde.”
Lucie, François et Jacinthe de Fatima, priez pour nous !
Vierge Marie, terreur des démons, priez pour nous, et pour nos évêques !
Les mangas, quels dangers ?
Le numéro de février de l’Action Familiale et Scolaire comprend un article sur les Mangas, cette littérature venue du Japon et proche de la bande dessinée. Les auteurs, un groupe de professeurs, mettent en garde les parents. Extrait :
[…] Les meilleurs mangas ne présentent pas ou peu de texte, mais une série d’onomatopées exprimant l’émotion ou la violence des sentiments. Les Japonais sont des dessinateurs très précis et des professionnels de l’imitation en tout domaine, grâce à leur sens de l’observation très aiguisé, sollicité depuis leur plus tendre enfance : leur écriture en effet demande une grande précision graphique (un trait de trop entraîne un autre sens).
L’exercice de la dictée en Occident sollicite l’esprit analytique qui cherche à comprendre le sens de la phrase et des mots pour les accords, même les plus simples. Au Japon, l’orthographe se limite au dessin et à la précision du trait, sans recours à l’analyse. Les Japonais procèdent par imitation d’un modèle donné. Ils n’expriment point des idées mais des émotions et des sentiments. Il n’y a donc pas de philosophe, ni de véritable penseur au Japon, mais de très bons imitateurs et dessinateurs. L’imagination est leur faculté maîtresse.
Or, en utilisant les images, on s’adresse à l’imagination et non à l’intelligence. Ainsi, le premier danger des mangas est le manque de rationalité ; la démarche est uniquement émotionnelle et non plus rationnelle. On bascule du mode analytique au mode intuitif par association d’images, dont les messages flous et ambigus s’opposent à la précision de la raison.
Le premier danger des mangas est donc cette absence de toute rationalité, relative à leur écriture même (c’est la marque de la culture asiatique, avec des variantes selon les pays). Les mangas, c’est le règne de l’image, avec tout ce que cela implique de barrière dressée contre l’intelligible, et plus profondément, comme logique associative dressée contre la logique analytique. […]
Les mangas japonais cassent l’emprisonnement de la case. Celle-ci devient de dimensions très variables et le personnage peut en sortir. Les visages et les attitudes sont très déformés, voire tronqués. L’être humain n’est pas perçu dans son intégrité (intégrité qui est, rappelons-le, un des critères de la beauté), mais il est défiguré par des détails grossis à l’excès, par l’exagération des proportions – celle des yeux en particulier – du texte ou de l’image, exprimant au premier coup d’œil la violence des émotions, quand ce n’est pas le scabreux des situations. Les Japonais ont une grande habileté technique pour guider l’œil du lecteur sur un point précis de l’image. Ils utilisent un mécanisme subtil pour attirer l’œil, en utilisant la technique des gros plans (voir planche page suivante). De plus, la lecture des mangas se fait à l’envers : on commence le livre à la dernière page et on avance “à l’envers”, de droite à gauche. […]
L’histoire racontée en images avec peu de texte et beaucoup d’onomatopées, défile à toute allure. La technique du déroulement accéléré des images ne permet pas à l’esprit de se poser, ni de réfléchir. Tout va très vite, comme dans un film. Pendant ce temps, la mémoire visuelle, elle, a saisi ces images et les a intégrées. Ces images restent dans le lecteur malgré lui et forment une réserve de “repères” auxquels il se réfère ensuite dans son agir moral sans même le réaliser. Le manga, par cette technique d’avalanche d’images très souvent laides et caricaturales (et qui atteint sa perfection probablement dans les dessins animés), transmet un message qui échappe au lecteur et qui peut, à son insu, devenir le moteur de son action, quand bien même il s’en croit préservé. C’ est le principe du message “subliminal”. On connaît ce procédé utilisé dans les publicités.
Le second danger des mangas est donc la disparition de tout ordre, de toute soumission au réel et la transmission d’un message subliminal. […]
Le Japon est le seul pays industrialisé à être animiste. C’est le shintoïsme2 qui est la religion propre au Japon et à la civilisation japonaise. Aujourd’hui encore, il existe plus de 80 000 sanctuaires où l’on vénère les esprits, les kamis (animaux, sources, chutes d’eau, montagne). Ainsi, au-delà des techniques d’ hameçonnage psychologique produisant l’addiction, la lecture des mangas contient tout d’abord une initiation pure et simple au syncrétisme asiatique : culte des esprits – dont le culte des ancêtres – confucianisme, taoïsme, bouddhisme, mais adaptée au monde dans lequel vivent ses lecteurs et poussée à l’extrême. On se retrouve dans un univers fantasmagorique, aberrant et absurde où tout est dans tout et au même niveau, sans ordre, et où tout peut se transformer en tout, on est en plein panthéisme, qui de surcroît entraîne la négation totale du principe d’identité et de nature humaine. […] Or, on le sait, l’univers mental asiatique est sous l’emprise démoniaque depuis des millénaires ; le catholicisme n’y a jamais pu prendre racine en raison des deux obstacles majeurs, semble-t-il, que sont le syncrétisme et la contrefaçon , servis par une rationalité plutôt intuitive ou associative qu’analytique. Le quatrième danger des mangas est donc l’imprégnation démoniaque qui n’est pas simplement accidentelle (fréquentation d’un univers païen, conçu et réalisé par des païens) ; il y a très probablement une intention arrêtée, dès le départ, d’envoûter par le biais des mangas, que cette intention vienne des concepteurs eux- mêmes ou directement de l’esprit angélique qui les inspire. […]
En quête d’esprit : Peut-on rétablir l’autorité sans la foi ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
Général Pierre DE VILLIERS, ancien chef d’État-Major des armées
Jérôme LACAILLE, PDG du Crédit Immobilier de France
Rodrigue TANDU, éducateur spécialisé
Terres de mission : Des propositions spirituelles pour le Carême
Le 26 février, Terre de missions reçoit Alexis Maillard qui travaille à la réédition de la fameuse Bible Crampon. C’est l’occasion de parler des différentes traductions françaises, des différences entre les bibles catholiques et protestantes, et de la possibilité d’imprimer en masse des bibles au coût le plus bas possible.
Puis, Inès de Noray présente les différentes propositions spirituelles de la plateforme Hozana pour le Carême.
La recette d’une famille heureuse avec St Joseph
Neuvaine du 11 mars 2023 au 19 mars avec Hozana.
Comment être une famille heureuse et rayonnante ? Saint Joseph, choisi pour être le chef de la sainte famille, est l’exemple à suivre par excellence pour guider sa famille vers le bonheur !
Comment s’inspirer du modèle de la sainte famille au XXIème siècle ?
Dans notre société moderne où l’individualisme croît terriblement, il est difficile de construire un foyer saint, où chaque membre trouve sa place et où règne le partage et l’amour mutuel. Le plus souvent, nos agendas surchargés nous amènent à avoir des vies parallèles, et nous perdons le trésor de se construire en famille.
Comment y remédier ? Comment remettre au sein de sa famille des vertus trop longtemps égarées ?
Posons notre regard sur la sainte famille et imitons là !
Demandons à saint Joseph, chef de la sainte famille, de faire de nous des familles saintes et véritablement heureuses, où règnent la joie, le service, la prière, la bienveillance, l’écoute, l’unité, la patience, le partage et la présence.
9 méditations sur 9 vertus (en texte et vidéo) de saint Joseph
- La joie et l’humour
- Le service
- La Prière
- La bienveillance et l’amour
- L’écoute
- L’unité
- La partage
- La présence
- La patience
Par 9 prêtres influenceurs
- Frère Benjamin, prêtre salésien et chanteur
- Père Benoît Pouzin, prêtre diocésain et frère de Benjamin et Thomas Pouzin, membres du groupe Glorious
- L’abbé Raffray, prêtre catholique, docteur en philosophie, professeur d’université, à Rome
- L’abbé Martial Merlin, prêtre diocésain et président de l’Observatoire Socio-Politique
- Le père Grégoire Sabatié-Garat et le père Jean-Baptiste Siboulet de Padre Blog
- Le père Mustapha de la communauté du chemin neuf
- Les pères de la communauté saint Martin
- Le père René-Luc, prêtre fondateur de CapMissio
Belle neuvaine à tous !
Confiez dès maintenant votre famille à saint Joseph en cliquant ici !
Gloria, même pendant le carême
Le magazine Gloria consacre dans son 4e numéro un article au temps liturgique du Carême et propose également une analyse de l’Évangile des tentations du Christ au désert. Deux fêtes viennent éclairer cette période de pénitence, celles de saint Joseph et de l’Annonciation, que vous trouverez également au sommaire.
Le côté thématique s’articule autour de la figure de Moïse :
- un dossier pour connaître l’histoire de Moïse
- une analyse de l’Évangile de la Transfiguration
- une grande question trouve sa réponse : Pourquoi Moïse porte-t-il des cornes ?
- deux rubriques pour découvrir Moïse dans les arts
À l’occasion de la parution du n° 4, 3 formules d’abonnement sont proposées. Leurs avantages face à la vente aux numéros ? Des prix ronds et les frais de port offerts (pour la France métropolitaine) !
- Abonnement de 3 mois : 3 numéros pour 20 €
- Abonnement de 6 mois : 6 numéros pour 40 €
- Abonnement d’un an : 11 numéros pour 70 €, soit un numéro offert
Ces différentes offres sont idéales pour faire un cadeau aux baptisés de la vigile pascale, comme aux jeunes qui feront leur première communion, profession de foi ou confirmation au printemps.
L’abbaye Sainte-Marie de la Garde se développe et lance une campagne de financement participatif
L’abbaye Sainte-Marie de la Garde est une fondation de l’abbaye bénédictine Sainte-Madeleine du Barroux. Depuis vingt ans, elle est implantée dans le Diocèse d’Agen.
Florissante, la communauté de Sainte-Marie de la Garde lance un grand projet de construction. L’agrandissement est devenu indispensable, tant pour la vie monastique que pour l’accueil des fidèles. Ce développement est le signe que la communauté-fille du Barroux continue de s’enraciner et de rayonner !
“Dans le contexte d’une société où le catholicisme perd chaque jour de sa visibilité et de son influence, c’est une joie profonde et un motif d’action de grâce que de voir s’édifier une maison de Dieu, uniquement destinée à Sa gloire et au bien des âmes.” Mgr Hubert Herbreteau, évêque d’Agen
Une nouvelle chapelle avec son grand clocher : telle est la première phase d’un ambitieux projet de construction à Sainte-Marie de la Garde.
Situé au centre de la future abbaye, ce bâtiment mettra nos cloches au cœur du monastère. Dans nos campagnes, le son des cloches est aussi le puissant signe d’une vie chrétienne.
Dès ce printemps 2023 commenceront les terrassements nécessaires à cette nouvelle chapelle et à son clocher. Suivront ensuite des travaux plus importants encore… Car notre monastère Sainte-Marie de la Garde ne cesse de grandir depuis 2002. Une première phase de travaux en 2009-2013 a permis d’augmenter la capacité du monastère à une vingtaine de moines.
Plusieurs vocations arrivées depuis, ainsi que notre érection en abbaye en 2021, nous incitent à construire aussi les autres bâtiments manquant encore à ce jour à une abbaye complète : cloître, chapitre, réfectoire, cellules, ateliers et même un jour, une abbatiale… !
Tous nos bâtiments seront construits dans un esprit roman, empreint de simplicité et de noblesse, tout en harmonie et en lumière. Nous faisons appel à des entreprises locales et bâtissons avec des matériaux naturels et durables.
Les dons issus de cette campagne de financement participatif sont destinés au clocher attenant à la chapelle. Nous espérons lever 75 000€ et fixons un premier palier de collecte à hauteur de 50 000€.
Pour toute information et contribuer à cette œuvre d’Espérance, cliquez ici :
Découvrir saint Joseph
L’abbé Billot, du Centre Saint Paul (Paris), nous prie de publier le message suivant:
31 jours pour découvrir saint Joseph durant le mois de mars. (Qui est-il ? -Les différents domaines où il peut nous aider-Témoignages ). inscription : [email protected] (A diffuser)
Premier dimanche de Carême
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Introït : Invocábit me…
En ce premier dimanche du Carême, toute la liturgie nous rappelle que ce Carême est un combat que nous allons avoir à mener pendant ces quarante jours pour parvenir à la victoire finale de Pâques. Dans ce combat nous avons des adversaires qui sont les mauvais anges ou démons, et des alliés qui sont les bons anges, nos anges gardiens. Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous voyons Notre Seigneur s’enfoncer dans le désert pendant quarante jours pour lutter contre Satan, chef des démons et nous voyons les anges s’approcher de Lui pour le servir.
Les chants du propre de la messe de ce Dimanche présentent une particularité unique dans la liturgie, c’est qu’ils sont tous tirés du même psaume, le psaume 90 Qui hábitat in adjutório Altíssimi ; il chante la protection que le Seigneur nous accorde dans notre combat, et la certitude de la victoire grâce à cette protection si nous sommes fidèles. Les anges gardiens que le Seigneur nous envoie pour nous aider y sont explicitement mentionnés, nous le verrons au Graduel.
Le chant de l’Introït est emprunté aux derniers versets du psaume, dans lesquels Dieu lui-même prend la parole pour promettre la victoire, qu’il accordera à ceux qui se confient en lui, et la vie éternelle. Il est assez rare dans les Introïts que ce soit Dieu qui parle. Cela ne se produit que deux ou trois fois dans l’année.
Invocábit me, et ego exáudiam eum : erípiam eum, et glorificábo eum : longitúdine diérum adimplébo eum.
Il m’invoquera et je l’exaucerai, je le délivrerai et je le glorifierai, je le comblerai d’une longue suite de jours.
On remarquera l’insistance sur le mot eum, qui revient après chaque verbe, ce qui montre bien l’attention que le Seigneur porte à chacun de nous. Comme il convient pour la parole de Dieu, la mélodie de cet Introït est très affirmative et pleine d’une calme assurance. Il est accompagné, bien entendu, par le premier verset du psaume 90 que nous retrouverons tout à l’heure au Trait :
Qui habitat in adjutorio Altíssimi, in protectione Dei cæli commorabitur.
Celui qui demeure avec le secours du Très-Haut restera sous la protection du Dieu du ciel.
Lisons un très beau commentaire de l’abbé Portier dans la revue Una Voce au sujet de ce chant d’entrée :
« Commencez votre Carême avec ardeur, continuez-le dans la ferveur, et si vous êtes inquiets, moroses, chantez de nouveau cet introït ; il vous mettre dans la joie profonde et vous acheminera sûrement à celle de Pâques, à cette glorification qui commence pour ne plus jamais cesser ».
Graduel : Ángelis suis….
Le texte du Graduel du premier dimanche de carême est tiré du psaume 90. Comme tous les autres chants de cette messe, et nous allons y trouver les versets de ce psaume qui parlent explicitement des anges Gardiens.
Ángelis suis mandávit de te, ut custódiant te in ómnibus viis tuis.
Dieu a donné ordre à ses anges de te garder dans toutes tes voies.
Et le verset :
In mánibus portábunt te, ne únquam offéndas ad lápidem pedem tuum.
Ils te porteront dans leurs mains afin que ton pied ne heurte pas la pierre.
Bien entendu il faut entendre ce texte au sens spirituel ; les pierres que nos pieds peuvent heurter ce sont les tentations et toutes les embûches que l’ennemi diabolique sème sous nos pas. Le rôle des anges gardiens est essentiellement spirituel, comme notre combat de Carême dans lequel nous pouvons compter sur leur aide. La mélodie de ce Graduel est une mélodie type, c’est à dire qu’elle n’est pas seulement composée de diverses formules que l’on retrouverait ailleurs, mais qu’elle est la même d’un bout à l’autre dans un certain nombre de Graduels du répertoire. Elle est en particulier identique note pour note à celle du Graduel Requiem de la messe des défunts, et on remarquera comment ses vocalises s’adaptent avec une grande souplesse à des textes différents et à l’expression de sentiments divers, ici la tranquille sécurité que nous ressentons sous la protection des bons anges.
Trait : Qui hábitat…
Pendant le Carême, comme au temps de la Septuagésime, le Graduel est suivi d’un Trait. Celui de ce dimanche présente une particularité, c’est qu’il est d’une longueur tout à fait inhabituelle. Rares sont les chorales qui le chantent car son exécution intégrale dure près d’un quart d’heure. Il reprend la plus grande partie du psaume 90, treize versets sur seize, longue méditation sur la protection que le Seigneur nous accorde dans notre combat contre les esprits infernaux et leurs tentations. C’est le psaume dont tous les chants de cette messe sont tirés, mais il est aussi connu comme étant un des psaumes des complies du dimanche, car il convient tout à fait d’invoquer la protection du Seigneur et le secours des anges gardiens avant de s’endormir.
Les premiers versets chantent sous forme d’un dialogue la protection que le Seigneur accorde à ceux qui mettent leur confiance en Lui. Les versets suivants expriment cette protection divine avec de belles images que nous allons retrouver à l’Offertoire et à la Communion. Puis ils mentionnent les attaques perfides du démon qui est explicitement nommé et ses ténébreuses manœuvres auxquelles échappe celui qui met sa confiance en Dieu alors que les autres tombent à ses côtés.
V/. Qui hábitat in adjutório Altíssimi, in protectióne Dei cæli commorántur.
Celui qui habite sous l’assistance du Très-Haut demeurera sous la protection du Dieu du ciel.V/. Dicet Dómino : Suscéptor meus es tu et refúgium meum : Deus meus, sperábo in eum.
Il dira au Seigneur : Vous êtes mon défenseur et mon refuge. Il est mon Dieu ; j’espérerai en lui.V/. Quóniam ipse liberávit me de láqueo venántium et a verbo áspero.
Car c’est lui qui m’a délivré du piège du chasseur, et de la parole âpre et piquante.V/. Scápulis suis obumbrábit tibi, et sub pennis eius sperábis.
Il te mettra à l’ombre sous ses épaules et sous ses ailes tu seras plein d’espoir.V/. Scuto circúmdabit te véritas eius : non timébis a timóre noctúrno.
Sa vérité t’environnera comme un bouclier ; tu ne craindras pas les frayeurs de la nuit.V/. A sagítta volánte per diem, a negótio perambulánte in ténebris, a ruína et dæmónio meridiáno.
Ni la flèche qui vole pendant le jour, ni les maux qui s’avancent dans les ténèbres, ni les attaques du démon de midi.V/. Cadent a látere tuo mille, et decem mília a dextris tuis : tibi autem non appropinquábit.
Mille tomberont à ton côté, et dix mille à ta droite ; mais la mort n’approchera pas de toi.V/. Quóniam Angelis suis mandávit de te, ut custódiant te in ómnibus viis tuis.
Car le Seigneur a commandé pour toi à ses anges de te garder dans toutes leurs voies.V/. In mánibus portábunt te, ne umquam offéndas ad lápidem pedem tuum.
Ils te porteront dans leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre la pierre.V/. Super áspidem et basilíscum ambulábis, et conculcábis leónem et dracónem.
Tu marcheras sur l’aspic et le basilic, et tu fouleras au pied le lion et le dragon.V/. Quóniam in me sperávit, liberábo eum : prótegam eum, quóniam cognóvit nomen meum.
Parce qu’il a espéré en moi, je le délivrerai ; je le protégerai, parce qu’il a connu mon nom.V/. Invocábit me, et ego exáudiam eum : cum ipso sum in tribulatióne.
Il criera vers moi, et je l’exaucerai ; je suis avec lui dans la tribulation.V/. Erípiam eum et glorificábo eum : longitúdine diérum adimplébo eum, et osténdam illi salutáre meum.
Je le sauverai et je le glorifierai. Je le comblerai de jours et je lui ferai voir mon salut.
Offertoire : Scápulis suis…
Les deux derniers chants du propre de la messe du premier dimanche de Carême, l’Offertoire et la Communion, ont exactement le même texte, ce qui est encore une autre particularité de ce dimanche, unique dans la liturgie, mais la mélodie grégorienne peut donner à un même texte deux expressions différentes. Il s’agit des versets du psaume 90 qui traduisent la protection divine par de belles images :
Scápulis suis obumbrábit tibi Dóminus, et sub pennis ejus sperábis : scuto circúmdabit te véritas ejus.
Le Seigneur te mettra à l’ombre de ses épaules et sous ses ailes tu espéreras, sa fidélité t’entourera d’un bouclier.
La mélodie de l’Offertoire s’apparente à celle de l’Introït. Elle est pleine de calme et d’assurance paisible. C’est vraiment le sentiment de sécurité sous la protection du Seigneur qui domine.
Communion : Scápulis suis
Le texte de l’antienne de Communion du premier Dimanche de Carême est identique à celui de l’Offertoire. Scápulis suis obumbrábit tibi …
Mais alors que la mélodie de l’Offertoire était assez statique, pleine de calme assurance, celle-ci est plus dynamique ; on y sent passer un grand élan mystique, nécessaire pour triompher dans le combat qui est engagé.
Coeur de Père, un documentaire sur saint Joseph
Le mois de mars est consacré à saint Joseph. Mais qui est vraiment Joseph de Nazareth ? Est-il toujours à l’œuvre aujourd’hui ? Partez à la découverte de ce charpentier discret et silencieux au cours d’une vaste enquête dans différents sanctuaires répartis sur les cinq continents, à la rencontre de témoins dont la vie a basculé grâce à saint Joseph.
De Cotignac à Fatima, en passant par des sanctuaires en Espagne, aux Philippines, des convertis aux Etats-Unis, des miracles en Italie, …, le réalisateur espagnol Andrés Garrigó nous entraîne sur les traces du Patriarche.
Le film documentaire Cœur de Père, dédié à la figure de Saint Joseph, sera disponible en DVD dans toutes les librairies (et en ligne sur La Boutique SAJE) et également en VOD sur la plateforme lefilmchretien.fr à partir du 19 mars.
Offrons un reliquaire au crâne de saint Thomas d’Aquin
Le crâne de saint Thomas d’Aquin est depuis 1974 dans l’ancien couvent des Jacobins à Toulouse. Conservée dans une boite, cette exceptionnelle relique ne bénéficie pas de la châsse qui permette aux visiteurs et pèlerins de voir, de vénérer et de prier celui que l’on désigne du titre de Docteur commun de l’Église.
A l’occasion des 800 ans de sa naissance, et 700 ans de sa canonisation, l’Association pour le Centenaire Saint-Thomas d’Aquin, portée par les Dominicains de la Province de Toulouse, a fait réaliser un reliquaire digne de ce nom. Elle a confié ce travail à Augustin Frison-Roche, jeune artiste formé dans l’atelier de François Pelletier. Il a travaillé avec un orfèvre, un lapidaire et un ébéniste.
Le crâne va pouvoir circuler en France et en Europe et être vénéré pendant trois dans son nouvel écrin : un reliquaire vitré et couvert de feuilles d’or. Du 28 janvier 2023 au 28 janvier 2024, à l’occasion du jubilé, les fidèles catholiques peuvent bénéficier du don de l’indulgence plénière pour la rémission de la peine des péchés pardonnés.
Ce reliquaire représente un coût de 25 000 euros : conception, réalisation, bois noble, pierres fines et matières précieuses. 15 000 euros restent à financer. Une campagne Credofunding a été lancée.
Pourquoi le carême n’a rien à voir avec le ramadan
De l’abbé Danziec dans Valeurs Actuelles :
Dans un collège privé, la catéchiste interroge les élèves présents au cours (non obligatoire) d’instruction religieuse : « qu’est-ce que le carême ? ». Une main hésitante se lève pour une réponse incertaine : « Le carême, c’est pas un peu le ramadan des catholiques madame ? ». Voilà donc l’ignorance crasse en matière religieuse à laquelle ont abouti cinquante ans de prédication hasardeuse et de logique d’enfouissement de l’Eglise en France. Non seulement, une quantité non-négligeable de personnes – de baptisés même – ignore aujourd’hui la signification profonde du carême, mais ils sont de plus en plus nombreux à le définir en référence à un islam plus visible, plus affirmatif et plus décomplexé.
Les rigueurs de circonstance que s’imposent catholiques et musulmans en ces périodes ne sont pas seulement différentes dans leurs contours. Elles divergent également quant à leur but. Le chrétien est appelé à se comporter aux yeux du monde comme s’il ne jeûnait pas « pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 16-18). A l’inverse, le Ramadan s’accompagne d’une surveillance étroite de chaque musulman dans la “communauté des croyants”. Le courageux maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, rapportait son expérience du ramadan dans sa ville, évoquant la police des poubelles effectuée entre voisins pour s’enquérir de la stricte observance des prescriptions coraniques dans le quartier ou encore le piétinement des goûters des élèves chrétiens ou sans confession par les élèves musulmans dans les cours d’école de sa ville.
Lors du Ramadan, dès le coucher du soleil, tous les interdits cessent pour le musulman. Pour le chrétien, il ne s’agit pas de compenser le soir ce dont on s’est privé durant la journée mais de faire œuvre de sacrifices discrets et de renoncements joyeux. De s’exercer patiemment à toutes les privations que sa conscience lui indique devant Dieu : l’alimentation, les écrans, les dépenses futiles. Cette grande retraite annuelle des fidèles vise à renouveler les cœurs, par un soin plus diligent porté à la vie de prière, au dépouillement, au travail des vertus, le tout couronné par une confession sincère de ses fautes.
Comme le souligne Annie Laurent, spécialiste de l’Islam, alors que dans le Ramadan l’accent est mis sur l’exercice de la volonté et l’obéissance à Allah qui en a commandé l’observance, le carême est une réalité avant tout spirituelle et personnelle. Tandis que le ramadan relève d’un pilier injonctif dépourvu de toute signification autre que la soumission (qui est le sens même du mot « islam »), le carême relève d’une invitation à se convertir au Christ. Un combat intérieur à la mesure d’un Dieu aimé, qui rappelle la haute valeur civilisatrice du sacrifice offert gratuitement.
Pour Hélie de Saint-Marc « si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu ». La leçon chrétienne du carême appartient à cette veine. Dans la société du moindre effort, elle a même la valeur d’une leçon de survie.
A la fin d’une guerre, chaque belligérant doit gagner au moins un petit peu
Jean-Baptiste Noé, rédacteur en chef de la revue Conflits et auteur d’un ouvrage que nous avons évoqué ici, ici et là, a été interrogé dans Permanences, qui consacre un dossier à la guerre. Extrait :


Vous pouvez commander ou vous abonner à Permanences ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Chartreuse Verte : redécouvrez ce produit monastique mythique
En route pour la vallée de la Chartreuse pour découvrir la Chartreuse verte et ses nombreuses vertus ! Cette liqueur alcoolisée à 55% vol., est composée de 130 plantes et soigneusement réalisée par les moines du Monastère de la Grande Chartreuse depuis 1764.
La recette se base sur la formule d’un recueil datant de 1605, dont personne ne connaît l’origine… Et les frères ont mis 132 ans à déchiffrer la recette ! Incroyable, non ? Mais quels sont les effets et les vertus de la chartreuse verte ? Quelle est sa composition et ses arômes ? Quand et comment boire la chartreuse verte ? C’est parti, Divine Box vous dit tout sur cette liqueur en trois minutes top chrono !
Une recette précieusement conservée
La recette de la Chartreuse verte est quasiment inaccessible. N’essayez pas de la voler, vous n’y parviendrez pas ! Les chartreux conservent précieusement leur savoir-faire ancestral. D’autant que celui-ci est très prisé par les curieux !
Voyez par exemple :
- Le parchemin de 1605, à l’origine de l’élixir végétal puis de la chartreuse verte, est conservé dans un coffre fermé à double tour, au fond du monastère.
- Ce coffre est caché dans le monastère, mais personne ne sait où !
- La clé de ce coffre est détenue par le Supérieur du monastère seulement.
- Seuls deux moines du monastère ont l’autorisation de consulter le parchemin, sur demande.
Autant vous dire qu’il n’est pas né celui qui parviendra à s’emparer du précieux recueil de la Chartreuse verte. C’est bien pour toutes ces raisons que personne aujourd’hui n’est capable de lister exactement les plantes que contient la Chartreuse. Difficile donc d’en connaître toutes les vertus…
À ce sujet, dom Benoît, le responsable des caves du monastère de la Grande Chartreuse, aussi appelé maître de chai, nous confie : « Étant donné le nombre de plantes, on dit qu’il y en a toujours une qui va vous faire du bien. Mais les proportions sont telles qu’aucune ne peut vous faire du mal ! ». Ce n’est pas beaucoup plus clair, mais enfin la formulation est amusante !

La Chartreuse verte est conservée dans les caves que possède le monastère © Monastère de la Grande Chartreuse
Les différentes manières de déguster la Chartreuse verte
Ce qui est super avec la Chartreuse verte c’est que vous pouvez la consommer de mille et une façons, mais toujours avec modération (car elle titre à 55%). En digestif, en cocktails ou bien en cuisine, tout est possible et envisageable !
En digestif
Un petit verre (≈ 3cL) de chartreuse verte pur stimule la digestion. Si vous ajoutez quelques glaçons, vous profiterez d’autant plus de ses arômes ! Vous pourrez ainsi découvrir un goût herbacé et quelques notes d’anis, de gingembre, de menthe, de citron et de poivre !
En cocktail
Pour l’apéritif, la Chartreuse verte mélangée dans un cocktail fait un tabac ! Vous pourrez essayer par exemple :
- le « Chartreuse Tonic » (1/5 de chartreuse verte + 4/5 d’eau tonic + beaucoup de glaçons)
- le Chartreuse Mule (3cL de chartreuse verte + 1cL de jus de citron + 10cL de Ginger Beer + quelques glaçons)
- ou bien, l’un des 24 cocktails à base de chartreuse verte !
En recette
Il est possible de cuisiner avec de la Chartreuse verte ! Vous pouvez l’utiliser en sauce pour agrémenter du poisson, ou bien cuisinée, aussi bien dans une recette sucrée que salée. Il y en a pour tous les goûts ! Voici trois exemples qui vous ouvriront l’appétit :
- Mousse au chocolat et à la chartreuse verte,
- Crêpes à la chartreuse verte,
- Soufflé à la chartreuse verte.
Pour découvrir les 7 meilleures recettes à base de chartreuse verte, c’est par ici !

La Chartreuse verte peut être utilisée pour parfumer une pâte à crêpes © Divine Box
Des ingrédients aux nombreux bienfaits
Même si on ne connaît pas la liste exacte des ingrédients de la Chartreuse verte, certains ont été portés à notre connaissance par des ethnobotanistes curieux. Ils affirment avoir pu lire la première page de la formule de 1605, à partir de laquelle est élaborée la Chartreuse verte. D’après eux, ils ont donc pu voir le nom de 13 plantes, comme par exemple :
- La mélisse. Habituellement, cette plante permet de soulager l’anxiété, l’agitation, la nervosité, les troubles du sommeil, l’irritabilité et les spasmes gastro-intestinaux mineurs.
- La sauge, connue pour atténuer les bouffées de chaleur, favoriser l’hygiène bucco-dentaire et soulager les maux de gorge.
- La lavande, elle, atténue les insomnies en soulageant l’agitation, traite les symptômes de la dépression, ainsi que les douleurs névralgiques, spasmodiques et rhumatismales.
- Quant à la marjolaine, c’est une source de vitamine K qui permet notamment d’assurer la bonne circulation du sang.

Dom Benoît surplombant la vallée et le monastère de la Grande Chartreuse © Zeppelin – Tous droits réservés
Où trouver la Chartreuse verte ?
La Chartreuse verte est un produit rare et recherché, et il existe de nombreuses contrefaçons ! Pour trouver la seule, la vraie et l’unique, on vous recommande d’aller directement sur place : Caves de la Grande Chartreuse, 10 boulevard Edgar-Kofler, 38500 Voiron. Et si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez retrouver en ligne la Chartreuse Verte et tous les autres produits du monastère de la Grande Chartreuse chez Divine Box !
Les inscriptions sont ouvertes pour la rentrée 2023-2024 à l’Institut CAP Sud Méditerranée
L’institut CAP Sud Méditerranée propose aux jeunes entre 18 et 25 ans une année d’immersion à Toulon pour suivre la scolarité du CAP à raison de 15 heures de cours par semaine (philosophie, histoire, humanités), pour vivre une vie fraternelle dans une colocation étudiante et pour évangéliser en lien avec les Missionnaires de la Miséricorde et la paroisse Saint-François-de-Paule.
Le CAP est à mi-chemin entre une école de vie et une formation universitaire et s’adresse prioritairement aux étudiants qui veulent faire une année de césure dans leurs études supérieures, ou bien se reconvertir professionnellement, ou encore désirent se former en parallèle de leurs études ou de leur vie professionnelle. En effet, il est possible de cumuler la scolarité du CAP avec une autre activité à mi-temps.
L’institut CAP Sud Méditerranée propose aux jeunes entre 18 et 25 ans une année d’immersion à Toulon pour :
- suivre la scolarité du CAP à raison de 15 heures de cours par semaine qui couvrent le spectre global des humanités classiques (philosophie thomiste, histoire, littérature, sciences politiques, géopolitique, arts libéraux) enracinées dans une vision chrétienne de l’homme et de la société,
- vivre une vie fraternelle dans une colocation étudiante (une colocation de garçons et une colocation de filles),
- évangéliser en lien avec les Missionnaires de la Miséricorde et la paroisse Saint-François-de-Paule de Toulon.
Pour la somme totale de 2 500 € / an, les jeunes seront hébergés, nourris et inscrits au CAP, moyennant leur investissement au service de la mission.
Merci d’adresser votre candidature à [email protected]
Saint Thomas d’Aquin donne encore aujourd’hui à ses disciples de comprendre les mystères de la foi
Entretien avec le fr. Philippe-Marie Margelidon, o.p., Directeur de la Revue thomiste et Président de l’association pour les centenaires Saint Thomas d’Aquin (ACTA), à propos du triple jubilé de saint Thomas d’Aquin :
Nous sommes entrés dans le grand Jubilé de saint Thomas d’Aquin, de quoi s’agit-il exactement?
D’abord de célébrer la sainteté de Thomas d’Aquin, comme sainteté de l’intelligence au service de la foi, et son résultat doctrinal dans ses oeuvres, comme l’a dit le pape Jean XIII en 1323. Saint Thomas est saint par ses moeurs, sa vie et sa doctrine. Il a donné naissance à une tradition intellectuelle chrétienne qui ne s’est jamais démentie. Saint Thomas est depuis 1923 (Pie XI) Doctor commmunis Ecclesiae, il est le seul docteur en lequel toute l’Église se reconnaît au point d’en faire un guide et un maître (cf. Paul VI, Lumen Ecclesiae)
En quoi ce saint du Moyen Age peut il éclairer encore notre siècle ?
Il l’éclaire comme il a éclairé tous les siècles précédents avec la hauteur et la profondeur de se ses vues. il n’est pas seulement une source vive d’inspiration, il donne aujourd’hui à ses disciples de comprendre les mystères de la foi, de les revoir avec piété et profondeur, d’en manifester la vérité, la cohérence et la pertinence.
Pourquoi réaliser un nouveau reliquaire pour son crâne?
Parce qu’il n’en avait plus depuis 1974, qu’il était impossible de le vénérer et de le prier comme on peut le faire lorsque l’on fait “l’ostension” de ses reliques. Le corps des saints est un corps saint, que l’Esprit de vie a sanctifié, promis à la résurrection bienheureuse, que l’on peut voir et toucher, que l’on peut prier dans l’espérance de sa glorification corporelle dans la communion des saints qu’est l’Église.
L’esclavage des écrans
En ce début de carême, L’Homme Nouveau consacre un dossier aux écrans et alerte sur certains dangers :

A noter que c’est le père Danziec, grand utilisateur de Twitter, qui signe l’éditorial de ce numéro.
Vous pouvez retrouver l’Homme nouveau sur le Club de la presse.
Des échanges avec beaucoup de franchise
Marguerite Aubry a interrogé pour L’Homme Nouveau Philippe Darantière, l’un des deux laïcs qui a participé à la rencontre avec deux évêques de la Conférence épiscopale. Extrait :
[…] Il faut d’abord souligner que c’est une première : les représentants des fidèles attachés à la messe traditionnelle écrivent au président de la Conférence des évêques de France. Il répond favorablement. La rencontre s’organise et se tient, c’est déjà un événement. Elle a été officialisée le soir même par un texte commun. C’est une première et donc un point important.
C’est peut-être surtout l’amorce d’un processus. Nous avons sollicité le fait que cette rencontre devienne plus régulière avec des représentants de l’épiscopat, pour parler de tous ces sujets, et pour avancer dans une meilleure compréhension mutuelle. Les deux évêques ont répondu qu’ils allaient rendre compte de notre demande à Mgr de Moulin Beaufort, afin de trouver un prolongement possible à ces échanges sous une forme de périodicité qu’il voudra bien décider.
Les trois points soulevés comme étant des obstacles à la communion méritent une réflexion, à laquelle nous sommes ouverts. Il serait utile d’expliciter cette notion d’un point de vue théologique ou canonique. Mais il serait surtout utile de chercher ensemble la manière de s’adresser mutuellement des signes de communion. On ne pourra pas changer le lectionnaire (cela ne relève pas de notre faculté de laïcs), mais nous pourrions donner d’autre témoignages de notre souci d’unité, comme la participation à des célébrations communes, des événements diocésains, des pèlerinages ou, par exemple, en veillant à une meilleure information de l’Evêque sur un projet de création d’école.
Pour terminer, je voudrais souligner qu’il y a eu dans nos échanges beaucoup de franchise. Nos interlocuteurs ont pris beaucoup de temps à nous écouter, sans chercher à nous interrompre. Nous avons senti que de l’attention nous étaient consacrée. Ce n’était pas une formalité : nous avons eu un véritable échange, et cette volonté d’un débat respectueux est appréciable.
À leur initiative, nous avons terminé notre rencontre en priant ensemble le Notre Père récité en latin.
Vous pouvez retrouver l’Homme nouveau sur le Club de la presse.
Messe traditionnelle : le Pape renforce son contrôle
Que change le nouveau rescrit du pape François ? Pourquoi préférer la messe traditionnelle à la nouvelle messe ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe et Guelfucci, le père Thomas et Jean-Pierre Maugendre.
Enceinte et incarcérée pour meurtre, elle réclame d’être libérée au motif que son fœtus est une personne
En juillet 2022 aux Etats-Unis, Natalia Harrell, 24 ans et enceinte de six semaines, avait été arrêtée et inculpée pour meurtre après avoir mortellement tiré sur une femme alors qu’elles se trouvaient toutes les deux dans un véhicule Uber. Natalia Harrell avait une arme dans son sac à main et « craignait pour sa vie et celle de son enfant à naître ».
Incarcérée en Floride, elle réclame d’être libérée au motif que son fœtus est une personne, qu’il n’est accusé de rien et qu’il a par conséquent droit à la liberté. Son avocat précise :
« L’enfant n’avait pas voix au chapitre lorsque la décision d’incarcérer la mère a été prise ». « L’enfant à naître n’a été inculpé d’aucun crime par le procureur » et est « incarcéré de manière illégale »
Des fidèles attachés à la messe traditionnelle reçus à la Conférence des évêques de France
Lu sur la page Facebook de Renaissance catholique :
Au nom de quelques fidèles actifs dans les communautés célébrant selon le Vetus Ordo, M. Philippe Darantière et Mme Marie-Amélie Brocard ont été reçus par Mgr Vincent Jordy, vice-président de la Conférence des évêques de France, Mgr Dominique Lebrun, membre du conseil permanent ainsi que par Mme Bernadette Mélois, directrice du Service national de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, au siège de la CEF le mardi 21 février 2023. Ils ont pu exprimer leur souffrance et leur incompréhension devant les décisions du Saint-Père tout en reconnaissant l’attention portée par les évêques aux diverses situations. Les évêques et Mme Mélois ont essayé d’expliquer ce qui peut blesser la communion. M. Darantière et Mme Brocard ont souhaité que le dialogue se poursuive. Mgr Jordy a dit qu’il rendrait compte au Président de la CEF en soulignant que le dialogue et les décisions appartiennent en premier aux Evêques diocésains.
C’est par ce communiqué que les représentants de la Commission Permanente des Evêques de France ont clôturé une heure et demi d’échanges avec deux laïcs représentatifs des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle.
Préparée depuis le mois de juillet 2022, cette rencontre a été l’occasion pour les représentants de l’épiscopat d’écouter la souffrance exprimée par les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle depuis le Motu Proprio Traditionis Custodes. Ironie du sort, le jour même de cette réunion, on apprenait que le Pape avait retiré aux Evêques toute latitude pour gérer les requêtes des « Tradis ». Par un rescrit du 20 février 2023, François confie au Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements la faculté d’examiner toutes les demandes concernant les lieux de cultes, le droit de célébrer selon l’ancien rite pour les nouveaux prêtres et les autres mesures vexatoires compilées par ce dicastère sous la forme des « Responsa ad Dubia » publiées le 4 décembre 2021.
Le deux représentants des fidèles ont pu cependant exprimer à la fois leurs sentiments et leurs vœux. Ils ont décrit comme discriminantes les mesures du Motu Proprio, qui constituent une forme de punition collective appliquée aux fidèles attachés à la liturgie célébrée selon le Missel de 1962, punition infligée pour des motifs dont les fidèles contestent le bien fondé. La mesure d’exclusion des églises paroissiales imposée, d’une gravité sans précédent à l’égard de laïcs non fautifs, ainsi que les autres mesures d’apartheid qui l’accompagnent (délimitation des jours de célébration, limitation de l’accès aux autres sacrements, voire interdiction de la publication des horaires des messes tridentines dans les bulletins paroissiaux…), constituent en elles-mêmes une rupture de l’unité ecclésiale que le Motu Proprio prétend pourtant défendre.
Les abus financiers, sexuels, spirituels, qui conduisent beaucoup de nos contemporains à rejeter tout lien avec l’Eglise Catholique, s’ajoutent à une crise de la Foi qui se traduit dans les chiffres. Moins de 2% des baptisés vont à la messe tous les dimanches. Parmi ceux-là, un quart des pratiquants de moins de 40 ans a rejoint les communautés de rite traditionnel. Le pèlerinage de Chartres organisé à la Pentecôte par Notre-Dame de Chrétienté attire jusqu’à 15.000 personnes. Mais, d’un diocèse à l’autre, des centaines d’adolescents et d’adultes attendent le bon vouloir d’un évêque pour être confirmés selon le rite traditionnel. Il faut une autorisation pour se marier dans la forme extraordinaire, des diocèses refusent la célébration des obsèques selon l’ancien Ordo. Les Evêques considèrent que les quelque 300 écoles hors contrat qui scolarisent entre 30.000 et 40.000 petits baptisés ne peuvent pas se prévaloir du titre d’écoles catholiques tant qu’ils ne sont pas impliqués dans leur conception. Pendant que la collecte nationale des synthèses synodales françaises envoyée à Rome en juin 2022 prône la remise en cause du célibat des prêtres, l’accès des femmes aux ordres sacrés, la mise en place de « contre-pouvoirs » laïcs dans les diocèses ou l’accès aux sacrements des divorcés-remariés, les catéchismes organisés dans les communautés liées à l’ancien Ordo accueillent des milliers d’enfants, parmi lesquels ceux des familles « non tradies » sont de plus en plus nombreux.
Ce sont ces expressions multiformes de la vitalité d’un catholicisme traditionnel que les deux représentants laïcs ont défendu auprès des délégués de la conférence épiscopale. Ils ont résumé leurs attentes en cinq points :
- l’accès des fidèles à tous les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation, eucharistie) selon le rite liturgique par lequel ils veulent pouvoir se sanctifier ;
- le bénéfice pour les fidèles de la célébration du mariage et des obsèques selon le rite traditionnel dans tous les diocèses ;
- la garantie pour les fidèles de pouvoir disposer d’un enseignement du catéchisme catholique dans une forme respectueuse de leur attachement à la liturgie traditionnelle ;
- l’assurance pour les fidèles de pouvoir bénéficier de l’apostolat de prêtres dont le droit propre à célébrer selon l’ancien Ordo ne sera pas remis en cause, contrairement à plusieurs cas récents qui ont causé de profondes blessures ;
- l’accueil bienveillant par les autorités diocésaines des initiatives de fidèles laïcs de créer des écoles indépendantes, en leur octroyant sans discrimination l’accès à l’instruction religieuse inscrite dans leurs programmes, et la messe selon le rite traditionnel ou les confessions à l’école pour les élèves et le corps enseignant.
Un mémorandum a été remis à l’attention du Président de la Conférence des Evêques de France, Monseigneur de Moulin-Beaufort, proposant que cette rencontre puisse se renouveler pour approfondir une réflexion sur la manière de renforcer la communion ecclésiale entre les fidèles et leurs pasteurs diocésains.
Ermonia sur Radio Courtoisie
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L’association Ermonia était présente mardi midi sur Radio Courtoisie dans “Le libre journal de la musique et de la culture” présenté par Didier Rochard.
Ambroise Boulangé, réalisateur, et François d’Arjac, compositeur, présentaient le court-métrage “Le Vœu de l’épée” et sa musique originale, ainsi que l’association et son prochain projet, déjà tourné: “Remissio”.
Pour réécouter l’émission:
Le film:
Les musiques de François d’Arjac:
