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Nouveau séisme au Moyen-Orient

Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :

À 18h ce lundi 20 février, un nouveau séisme a frappé le sud de la Turquie et le nord de la Syrie, d’une magnitude de 6,4. Deux semaines après le séisme meurtrier qui a causé la mort de plus de 41 000 personnes, ce nouveau séisme continue d’aggraver le bilan humain et matériel dans la région.

Dans la nuit, 90 répliques se sont ensuite succédé, dont une atteignant une magnitude de 5,8. On dénombre actuellement 6 nouveaux décès et 300 blessés en Turquie. En Syrie, le bilan s’élève à 150 blessés supplémentaires à Alep et dans le nord-ouest du pays.

En Syrie, en raison des années de guerre civile, de la crise économique et des sanctions internationales, cette succession de catastrophes naturelles continue d’épuiser une population déjà exsangue. À Antioche en Turquie, berceau de l’Église primitive, de nombreux bâtiments se sont encore effondrés.

Les communautés chrétiennes sur place accueillent les sinistrés en ouvrant leurs couvents, églises et salles paroissiales. À la suite du séisme du 6 février, les religieux maristes bleus d’Alep avaient accueilli dans leurs locaux près de 1500 familles. Ce nombre s’était réduit à 150 jusqu’à ce début de semaine, avant que le nouveau tremblement provoque un retour de 600 à 700 familles réfugiées dans leurs bâtiments communautaires.

Au service des communautés chrétiennes, L’Œuvre d’Orient agit pour toute la population. Au lendemain du premier séisme, elle avait pu acheminer 5216 couvertures pour les populations sinistrées à Alep. Dans les jours qui ont suivi, elle a expédié un convoi leur apportant du lait maternel, des repas chauds et des produits d’hygiène élémentaires. Un fonds d’urgence a également été ouvert pour soutenir la population.

L’Œuvre d’Orient invite la France et l’Union européenne à soutenir l’aide humanitaire auprès de la population syrienne.

Big Brother à la portée de tout le monde

Belle escroquerie :

Une équipe d’escrocs a été arrêtée le 31 décembre dernier après la découverte par la police d’une machine jusqu’alors réservée aux services de renseignement, capable d’aspirer l’intégralité des données des téléphones à proximité. L’appareil est un « IMSI catcher », initialement conçu pour lutter contre les terroristes… et les organisations criminelles. […]

En fait, l’« IMSI catcher » limite le fonctionnement d’une antenne-relais de téléphonie mobile et connecte tous les appareils situés à sa proximité. Les communications de ces téléphones ainsi interceptés, les escrocs peuvent avoir accès à leur contenu incognito. En l’occurrence, la valise en question aurait capté les données de 16.000 téléphones mobiles et envoyé des milliers de messages dans le but d’escroquer les destinataires. Objectif, d’après la police : inciter les victimes potentielles à se connecter sur un faux site de l’assurance maladie pour récolter leurs données personnelles et leurs coordonnées bancaires. Au total, 424.000 SMS frauduleux auraient été envoyés. Impossible pour l’heure d’établir le nombre de victimes avérées.

Du côté des escrocs présumés, l’opération serait dirigée par deux hommes, dirigeants d’une société spécialisée dans les nouvelles technologies domiciliée à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Les enquêteurs ont également découvert qu’ils ont acheté la machine espionne en mars 2021 auprès d’un fournisseur chinois. […]

Pas de retraite pour Jack Lang ?

À 83 ans, l’actuel dirigeant de l’Institut du Monde Arabe mène campagne pour garder son poste, qu’il occupe depuis 10 ans.

François Gouyette, ambassadeur de France en Algérie, a manifesté son intérêt pour la présidence de l’Institut. Jean-Yves Le Drian, 75 ans, est également candidat. Emmanuel Macron devrait donner sa préférence début mars.

L’homme et la cité

Stanislas Berton, entrepreneur, économiste et écrivain français né en 1984, a été interrogé par Charles Gave pour l’Institut des libertés, sur les racines de la France.

Programme de l’émission :

  • 2:27 L’empire du mensonge est-il vraiment en train de s’écrouler ?
  • 3:35 La science de l’Ingénierie sociale.
  • 11:00 Le rejet du « progrès » occidental
  • 15:00 Le projet pour détruire l’occident.
  • 20:00 Réconcilier l”Eglise avec les Français.

Entrer en Carême, c’est entrer avec Jésus au désert, pour y demeurer quarante jours dans le jeûne et la prière

De l’abbé Charles Berger de Gallardo sur Claves :

[…] Le Carême, c’est presque banal de le remarquer, est conçu comme un temps de préparation. En cela il se distingue des derniers jours – Vendredi et Samedi saints en particulier. Très tôt, un jeûne rigoureux fut pratiqué durant ces deux jours, en référence à la parole du Divin Maître :

« Des jours viendront où l’Époux sera enlevé à ses disciples, et alors ils jeûneront[5]. »

Ce jeûne primitif des derniers jours de la Semaine Sainte est un jeûne de compassion et de deuil pour la disparition de l’Époux :

« Ce n’est pas un jeûne préparatoire à la célébration du mystère, mais un jeûne qui l’accompagne : on ne l’appelle pas antépascal, mais pascal[6]. »

Au contraire, l’institution du Carême a été inspirée par le souci de préparation aux jours saints. Il y avait d’une part la nécessité de préparer les catéchumènes au baptême qui devait être célébré au cours de la Vigile pascale. On en veut pour preuve les nombreuses allusions au baptême que comporte la liturgie du Carême, en particulier au cours des troisième et quatrième semaines. Voici quelques exemples parmi les plus marquants.

Pour la troisième semaine, le lundi, il est question de Naaman le Syrien qui fût purifié de la lèpre par sept bains dans le Jourdain[7] ; le vendredi, c’est l’eau qui est évoquée, celle que Moïse fit jaillir du rocher[8] et celle que Notre-Seigneur proposa à la samaritaine[9].

Pour la quatrième semaine, le baptême est suggéré par les introïts du mercredi – effundam super vos aquam mundam : « je répandrai sur vous une eau pure[10] » – et du samedi – sitientes venite aquas : « vous tous qui avez soif, venez aux eaux[11] ».

À l’institution du Carême contribua également la nécessité d’accompagner les pénitents publics vers la réconciliation à laquelle ils étaient admis le Jeudi saint. C’est à cet aspect du Carême que se rattache le Mercredi des Cendres, l’imposition des cendres étant l’acte solennel par lequel commençait la pénitence publique. C’est également pour les pénitents, qui n’avaient pas accès à la communion, qu’une deuxième oraison de post-communion fut instituée : on la trouve aujourd’hui dans le missel pour les messes de semaine du Carême sous le nom d’oratio super populum, « prière sur le peuple », et elle est introduite par une invitation éloquente : Humiliate capita vestra Deo, « Humiliez vos têtes devant Dieu ».

Dans l’institution du Carême, donc, la place des catéchumènes et des pénitents fut essentielle. Néanmoins,

« à ces deux catégories de sujets l’Église entendait bien associer par la même occasion tous les fidèles parce que c’est le corps mystique tout entier qui doit mourir et ressusciter avec le Christ pour se renouveler en lui dans les solennité pascales[12]. »

Cette association fut progressive et ressembla plutôt à une substitution, le nombre de catéchumènes adultes venant naturellement à décroître, tandis que la pratique de la pénitence publique se faisait plus rare. Ainsi, l’usage d’imposer les cendres au début du Carême fut étendu à l’ensemble des fidèles et tous furent invités à pratiquer généreusement la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde, à l’instar des pénitents. […]

L’Union Lex Orandi invite les fidèles à s’organiser

Face aux bruits inquiétants en provenance de Rome, l’Union Lex Orandi appelle à la prière mais aussi à l’unité :

Un article du site Riposte Catholique du 19 février 2023 se fait écho de la rumeur d’une future constitution apostolique en préparation au Vatican pour avancer vers l’abolition de la liturgie traditionnelle. Citant la revue américaine The Remnant, Riposte Catholique explique qu’un texte préparé par le Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a été présenté au Pape François fin janvier, mais qu’il soulève par ailleurs une forte résistance de la Curie romaine.

Face à l’impossibilité d’obtenir plus de précisions sur cette information, nos amis d’Una Voce ont publié un appel à tous les catholiques de bonne volonté pour qu’ils offrent des prières et des pénitences pendant le Temps du Carême, à l’intention de la liberté de la messe traditionnelle. Cet appel est essentiel tant est puissante l’arme de la prière. Toute la liturgie du Carême qui va commencer illustre l’urgence de la foi, de l’espérance et de la charité dans cette période où l’Eglise du Christ est si éprouvée. Notre Seigneur, durant sa vie terrestre, prodiguait ses bienfaits à ceux qui les lui demandaient avec foi, comme cet aveugle de Jéricho mentionné dans l’Evangile du dimanche de la quinquagésime. « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » nous demande encore aujourd’hui le Seigneur. Prions le maître de l’impossible afin de nous entendre dire, à nous qui demandons la préservation des trésors liturgiques de l’Eglise : « Qu’il te soit fait selon ta foi».

Face à la menace d’un durcissement de Traditionis Custodes qu’évoque l’article cité, l’Union Lex Orandi lance également un appel. A la nécessité de la prière, à laquelle Lex Orandi s’associe très intensément, s’ajoute l’urgence de la mobilisation. Il nous appartient, à nous fidèles laïcs, de porter le témoignage de notre attachement à la liturgie traditionnelle. Ce trésor n’est pas à la disposition arbitraire de ceux à qui la Providence divine a permis d’occuper des fonctions ecclésiales même les plus hautes, comme le rappelle le Catéchisme de l’Eglise Catholique : « Même l’autorité suprême dans l’Église ne peut changer la liturgie à son gré » (CEC N° 1125). Ce trésor est à la garde de l’Eglise dont nous sommes les membres. Il constitue notre bien spirituel, le moyen de notre sanctification. Or, proclame l’Eglise « le salut des âmes est la loi suprême ».

Chargé, en vertu de leur baptême, de cette responsabilité, les fidèles laïcs peuvent et doivent s’organiser pour témoigner de leur attachement à ce trésor liturgique. L’Union Lex Orandi invite toutes les communautés, les mouvements, les groupes de prière ou de formation, les parents d’élèves des écoles créées par des familles catholiques, à se constituer de manière collective, en s’identifiant à un Saint protecteur, à un lieu d’enracinement ou à un objet social commun, et à s’affilier à l’Union Lex Orandi. Cette union regroupe depuis 2021 de dizaines de mouvements de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. Elle est un réseau au service des structures locales, au service de l’Eglise et du bien commun. Partout où, aujourd’hui, est célébrée la liturgie traditionnelle, un groupe de fidèles doit s’organiser. L’Union Lex Orandi est à leur service.

Le FORIF remplace le CFCM

Le ministre de l’Intérieur a décidé de remplacer le Conseil Français du Culte Musulman par le FORIF, Forum de l’Islam de France. Le FORIF se présente annuellement comme un cycle de travail entre l’État et la religion musulmane, qui verra se succéder Assises territoriales de l’islam de France autour des préfets, groupes de travail nationaux sur les thématiques identifiées au cours des ATIF et session nationale du FORIF avec le ministre de l’intérieur.

Les participants au FORIF sont :

  • des responsables d’associations locales (ex : la Fédération des musulmans du Tarn, le Conseil des mosquées du Rhône ou bien le Conseil des institutions musulmanes des Yvelines) ;
  • des personnalités qualifiées issues des territoires et proposées par les préfets (ex: des aumôniers, des personnalités engagés dans le culte musulman et dans la vie sociale…) ;
  • des représentants d’associations nationales ou des personnalités connues pour leur engagement, leur indépendance et leur réflexion.

Samedi 5 février 2022, la première séance plénière du FORIF a eu lieu autour du ministre de l’Intérieur.

Recevant le FORIF le 16 février, Emmanuel Macron a déclaré « avoir décidé » de mettre un terme au CFCM.

« Les précédentes instances présentaient des limites que j’ai déjà eu l’occasion de nommer. Il y avait un dialogue qui a existé, il y a eu des vraies avancées. Je ne veux pas sous-estimer ce qui avait été fait, par exemple, avec le CFCM ».

« Mais l’État discutait bien souvent aussi avec d’autres États, dans le cadre d’une forme de rémanence, pas simplement diplomatique mais qui embarquait aussi toute une histoire dont il fallait progressivement sortir ». « C’est pourquoi nous avons décidé de mettre fin au CFCM. De manière très claire. Et à son activité. »

Interrogé sur les propos du chef de l’État, le coprésident du CFCM par intérim, Ibrahim Alci, invité à la rencontre de l’Élysée, a répondu :

« Un CFCM, ça ne se dissout pas comme ça. »

Le conseil d’administration « va se réunir » et « s’il veut dissoudre, ça se dissoudra ». Selon lui, « le Forif, n’est pas le remplacement du CFCM ».

Jean-Frederic Poisson, président du parti VIA, la Voie du Peuple et Driss Ghali, auteur de “Français, ouvrez-les yeux ! Une radiographie de la France par un immigré” étaient invité de l’émission Ligne Droite sur Radio courtoisie :

La personnalité juridique n’est accordée à un enfant qu’à sa naissance : comment changer cela ?

Xavier Labbée, Professeur des universités et avocat au barreau de Lille, revient sur l’accident commis par Pierre Palmade au cours duquel une femme enceinte a perdu l’enfant. Nul ne peut ignorer aujourd’hui les données juridiques du débat : si l’enfant a vécu ne serait-ce que quelques secondes, on peut alors dresser un acte de naissance, puis un acte de décès, le considérer comme un sujet de droits et les faits commis constituent un homicide. En revanche, si l’enfant est mort-né, il ne fera l’objet que d’un certificat d’enfant sans-vie et les faits commis ne seront pénalement qualifiables qu’en violences involontaires sur la femme. Comment en sortir ?

Nous avions proposé il y a longtemps (Xavier Labbée, La condition juridique du corps humain avant la naissance et après la mort » Thèse PU Lille et PU Septentrion pages 237 et suivantes) un texte visant à permettre à toute femme enceinte qui le souhaite d’effectuer en mairie une déclaration de grossesse une fois passé le délai légal permettant l’IVG (soit aujourd’hui la quatorzième semaine). Dans l’esprit de la proposition, il ne s’agissait pas d’instaurer une obligation pour toutes les femmes, mais plutôt une liberté pour celles qui le souhaitent : si la femme a le pouvoir de se séparer de l’enfant qu’elle porte, elle doit avoir aussi le pouvoir de l’élever au rang de personne si elle en a l’envie. Pourquoi la liberté de la femme ne pourrait-elle fonctionner que dans un sens et pas dans l’autre ? Cette déclaration une fois effectuée aurait pour effet d’attribuer la qualité de sujet à l’enfant : un patrimoine, un véritable état civil et plus généralement la protection pénale et civile des personnes. Ce projet ne portait nullement atteinte à la liberté de la femme d’interrompre sa grossesse puisque la déclaration ne peut être effectuée qu’une fois franchi le seuil légal. Mais il nous était apparu beaucoup plus vivifiant puisqu’il est porteur d’espoir… Et sans doute pourrait-il s’inscrire également dans l’esprit du droit contemporain de la filiation, qui se résume bien souvent à une matria potestas. Pourquoi ne pas y réfléchir ?

Si la médiatisation encadrant le terrible accident causé par l’artiste pouvait provoquer la réaction d’un public qui n’aurait pas réagi en d’autres circonstances, alors peut-être pourra-t-on la qualifier d’utile…

Méfiez-vous de l’ultra-droite

Le directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), Nicolas Lerner, a dressé dans un entretien accordé à “Emile”, le magazine des anciens de Sciences Po Paris, un panorama de la menace terroriste depuis 2018, date de son arrivée à la tête de la DGSI. Il y fait état de menaces nombreuses et diverses contre la France venant de l’ultradroite, du “terrorisme sunnite” ou bien encore de services étrangers susceptibles d’actions d’ingérence, d’espionnage voire de manipulation de l’information.

S’il considère que le “risque d’attentat projeté a très significativement diminué depuis 2014”, il estime qu’il “n’a malheureusement pas disparu” et relève qu'”en Syrie et en Irak, l’EI (groupe Etat islamique) fait preuve de résilience”, et qu'”au Sahel (…), mais aussi en Afghanistan, l’organisation terroriste gagne du terrain alors même qu’Al Qaïda et ses filiales demeurent dynamiques”.

“Derrière chaque bouleversement géopolitique, il y a un risque de résurgence terroriste”.

Selon lui,

“nombre de démocraties occidentales considèrent que la menace ultradroite, suprémaciste, accélérationniste est aujourd’hui la principale menace à laquelle elles sont confrontées”

Chronique du grand remplacemcent

Il faut lire la presse algérienne francophone pour apprendre que la France facilite la naturalisation :

Jacques de Guillebon quitte L’Incorrect

À la suite d’un désaccord avec l’actionnaire de L’Incorrect, Jacques de Guillebon, qui avait déjà perdu le poste de directeur de la rédaction en septembre 2022, quitte le mensuel.

Ses positions au sujet de la stratégie d’Éric Zemmour durant la campagne présidentielle et les législatives, avaient été jugées trop critiques par l’actionnaire du journal Laurent Meeschaer, lequel s’était présenté pour le parti Reconquête lors des législatives de 2022.

Dans l’éditorial du numéro de février, Jacques de Guillebon écrivait au lecteur :

[…] Qu’il se rassure, d’autres viennent après nous, qui certainement lui parleront plus aimablement, plus intelligemment, plus réellement. Mais, et c’est justement la dernière question qui nous occupe, et qui vaut peut-être cinq minutes de votre temps, cher lecteur : qu’est-ce que ce réel que la droite française contemporaine a fait profession d’adopter, à quoi elle assure être perpétuellement et de nature connectée ? Le réel, le réel seul, ce n’est rien et quiconque a lu deux livres de philosophie, même distraitement, en est généralement convaincu. Supposer que, parce que j’aie constaté, et dans la rue, et au tribunal et dans les prisons une surreprésentation des immigrés africains et de leur descendance dans les actes de délinquance, fasse de moi un connaisseur du réel n’est plus vrai, juste ni intelligent que le fait qu’une « féministe » qui écrit de mauvais livres constate que les prisons sont remplies d’hommes et non de femmes soit une connaisseuse du réel. Oui, les deux propositions sont isolément formulées aussi « vraies » l’une que l’autre. Il y a des chiffres, nous assène-t-on. Ce réel n’est aucunement intéressant ni pour la pensée, ni conséquemment pour l’action.

Le réalisme que nous avons hérité d’Aristote, médié par la scolastique médiévale, consiste dans l’« adequatio rei et intellectus », c’est-à-dire que l’intelligence dont nous croyons avoir été pourvu doit s’appliquer au fait brut que l’on appelle le réel pour le lire, le décrypter s’il le faut, et en déduire quelque chose qui nous approche de la vérité. Seulement, cette intelligence a elle-même été surélevée, croyons-nous, si nous sommes français, donc chrétiens, par une révélation. Personne n’a jamais démontré qu’Aristote avait fondamentalement tort quand il suppose qu’une partie de l’humanité est assez faible dans son intelligence et sa volonté pour se contenter d’être esclave. Et pourtant, aucun de nous ne supporte plus cette assertion. C’est que nous avons été libérés malgré nous de ce « réel » par quelqu’un qui nous a rétablis, par son sacrifice, dans une égale dignité, nous apprenant surtout à prendre soin de l’esclave naturel, c’est-à-dire l’honorer. L’immense saint Thomas d’Aquin nous a de même démontré, vers 1270, quand bien même il fut condamné alors par le ridicule évêque Étienne Tempier, que l’on pouvait en même temps considérer par la foi que l’univers avait été créé, et penser par la raison qu’il était éternel. C’est le moment miraculeux où l’Occident a établi, et seul au monde, l’articulation non-contradictoire de la foi et de la raison. […]

Les vrais raisons du combat pour l’avortement

Dans cette vidéo, Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, revient sur l’introduction de l’avortement dans la Constitutions française et les motifs profonds qui motivent ses promoteurs :

Les Chevaliers pontificaux créent un prix de l’évangélisation

Communiqué :

L’Association des Chevaliers pontificaux crée un prix destiné à récompenser et à soutenir les actions d’évangélisation, de diffusion et de mise en pratique de la doctrine sociale de l’Église en France.

Ce prix sera attribué non seulement à des œuvres existantes, mais aussi à de nouvelles initiatives. Il vise particulièrement à soutenir l’engagement de jeunes catholiques dans l’évangélisation et la diffusion de la doctrine sociale de l’Église.

L’initiative récompensée recevra une somme de 10 000 euros, et bénéficiera de la publicité résultant de ce prix qui sera remis en juin par Son Exc. Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique auprès de la France.

Les candidats peuvent présenter leur œuvre ou leur initiative jusqu’au 30 avril 2023 en envoyant leur dossier de candidature à l’aide du formulaire suivant :cliquez ici. Ce dossier doit contenir une description de l’œuvre ou de l’initiative, une indication sur l’utilisation envisagée du montant du Prix, la liste des responsables ou membres du conseil d’administration, et toute autre documentation pertinente (vidéos, témoignages, etc.) apportant des éléments d’appréciation sur le projet et ses auteurs.

Le jury est composé de membres de l’Association des Chevaliers pontificaux et de personnalités extérieures choisies pour leurs compétences. Figurent notamment parmi les membres du jury les fondateurs du Congrès Mission, du site l’Evangile au Quotidien/Evangelizo, des Accueils Louis et Zélie, ainsi que des administrateurs d’œuvres catholiques.

L’Association des Chevaliers pontificaux a été fondée en 1890 avec l’appui du Pape Léon XIII qui souhaitait que soient réunis les titulaires français des ordres et des dignités décernés ou reconnus par le Saint-Siège. L’association a pour devise « Pro Deo et Pontifice ». Parmi ses membres historiques, on compte des laïcs tels que Raoul Follereau, ainsi que des religieux, notamment les cardinaux Pacelli (futur Pie XII), Roncalli (futur Jean XXIII) et Montini (futur Paul VI)Elle rassemble ainsi des serviteurs de l’Église engagés notamment dans la propagation des enseignements pontificaux, au service de l’évangélisation. Elle a aussi pour objet de participer à des œuvres de charité, en particulier à l’assistance aux prêtres âgés.

L’association est présidée par le Général (2S) Bernard Fleuriot, ancien Lieutenant pour la France de l’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem.

Un million de dollars pour avoir “troublé la paix” devant le Planned Parenthood

Le groupe chrétien pro-vie The Church at Planned Parenthood (TCAPP) a été condamné à payer près d’un million de dollars d’amendes pour avoir “troublé la paix” devant un Planned Parenthood dans l’État de Washington.

L’objectif du groupe est de prier, de prêcher et de chanter des hymnes devant la clinique d’avortement. Cependant, le juge Tim Fennessy de la Cour supérieure du comté de Spokane a considéré que cette manifestation pacifique perturbait “délibérément ou par imprudence” les activités de la clinique d’avortement et “troublait de manière déraisonnable la paix au sein de l’établissement”. Il a donc condamné le groupe à payer 850 000 dollars de frais de justice. Ce montant s’ajoute aux 110 000 dollars que le groupe avait déjà été condamné à verser à Planned Parenthood. Après une décision de justice rendue en septembre 2020, le TCAPP avait reçu l’ordre strict de se tenir à une distance d’au moins 35 pieds (environ 10 mètres) du centre d’avortement et de s’abstenir de faire du bruit entre 8 heures et 19 heures, du lundi au samedi.

Le cofondateur de la TCAPP, le pasteur Ken Peters, s’est défendu en affirmant que le groupe ne faisait que “chanter, prier et prêcher … après les heures de travail”.

Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort invité à dîner le mercredi des Cendres

Soit les collaborateurs d’Emmanuel Macron sont particulièrement incultes et ignorent que le mercredi des Cendres est un jour de jeûne, soit ils invitent délibérément plusieurs dirigeants chrétiens le mercredi des Cendres pour les blesser.

D’après Politico ce dîner consacré à la fin de vie serait finalement annulé. L’agenda du président de la République n’est pas encore disponible pour les jours suivants.

Fabien Bouglé : «L’Allemagne mène une offensive terrible pour détruire EDF»

Fabien Bouglé, expert en politique énergétique et auteur de l’ouvrage “Nucléaire, les vérités cachées” aux Éditions du Rocher, répond aux questions de Dimitri Pavlenko. Ensemble, ils s’intéressent aux raisons des difficultés d’EDF.

Bagarre entre supporters marseillais et militaires du 3e RPIMA

Interdits de circuler dans le centre de Toulouse, en marge de la rencontre Toulouse FC-Olympique de Marseille, les supporters de Marseille se sont arrêtés à Carcassonne. Deux bus de supporters d’« ultras » de Marseille se sont attablés sur la place centrale. Vers 16 heures, ils ont repéré un homme portant le maillot du Paris Saint-Germain. Le groupe de cinq à dix personnes attablées, issus du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMA), est alors pris en grippe par une partie des Marseillais. En minorité, le groupe aurait appelé du renfort. La bagarre fut « soudaine », confirme la préfecture de l’Aude, avant que deux équipages de la police nationale, appuyés par une équipe du Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (PSIG) ne viennent séparer les belligérants. Aucune plainte n’a été déposée, aucune interpellation n’a été effectuée.

Les supporters de Marseille ont quitté le centre-ville de Carcassonne, escortés par la gendarmerie.

Il y a de l’agitation au sein du collège des cardinaux

Edward Pentin a interrogé Mgr Nicola Bux, ancien consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi et de la Congrégation pour la cause des saints. Extrait :

Il est certain que la moitié des cardinaux électeurs et de nombreux évêques sont convaincus que nous ne pouvons pas continuer ainsi et qu’un changement est nécessaire pour mettre de l’ordre dans l’Église si elle veut rester catholique. Il y a de l’agitation au sein du collège des cardinaux, comme chez les prêtres, mais le corps ecclésial se réveille d’un état d’anesthésie.

Mais comme l’affirmait Joseph Ratzinger, la crise de l’Eglise est contingente à l’effondrement de la liturgie, et le remède réside dans “l’herméneutique de la continuité et de la réforme de l’unique sujet-Eglise”, j’ajouterais qu’il réside dans la “réforme de la réforme liturgique” qu’il a initiée. Les funérailles de Benoît XVI ont mis en évidence que, dans sa pensée, il a nourri dans l’Église une réalité de la base, malgré les “laboratoires d’utopies” qui s’y trouvent. Il faut du temps, et cette réalité, comme une rivière karstique, resurgira. Les impostures sont vouées à l’échec.

De plus en plus glauque

Essayant de défendre les pratiques de Pierre Palmade, le pro-euthanasie et militant LGBT Jean-Luc Romero, adjoint à la maire de Paris, a avoué qu’un tiers des LGBT consomme de la drogue “chemsex” :

“Aujourd’hui, ce n’est plus un phénomène marginal”, ajoutant que trois homosexuels sur dix ont déjà pratiqué le chemsex.

Son “mari” est mort en 2018 lors d’une session de chemsex.

Et pour ajouter de l’horreur à l’horreur, on apprend que le parquet de Paris a ouvert samedi une enquête visant Pierre Palmade pour “détention d’images pédopornographiques”.

Mais surtout, pas d’amalgame.

Etats-Unis : un évêque assassiné

Déclaration de Mgr Gomez, archevêque de Los Angeles, suite à la mort de l’évêque auxiliaire Mgr David O’Connell, assassiné :

Nous avons appris tôt ce matin du bureau du shérif du comté de Los Angeles qu’ils ont déterminé que la mort de l’évêque auxiliaire David O’Connell hier était un homicide. Nous sommes profondément troublés et attristés par cette nouvelle.

Continuons à prier pour l’évêque Dave et sa famille. Et prions pour les responsables de l’application de la loi alors qu’ils poursuivent leur enquête sur ce terrible crime.

Nous demandons à Notre Sainte Mère Marie d’intercéder et d’être une mère pour nous tous en ce moment de tristesse et de douleur.

L’évêque auxiliaire de Los Angeles, David O’Connell, a été tué par balle samedi à Hacienda Heights. La fusillade s’est produite vers 13 heures. Mgr Gomez a déclaré qu’

“il avait une passion pour la construction d’une communauté où le caractère sacré et la dignité de chaque vie humaine étaient honorés et protégés.”

David Gerard O’Connell, né en Irlande, a été nommé évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Los Angeles par le pape François en 2015. L’évêque avait l’habitude de venir prier à l’extérieur des cliniques d’avortement (photo).

Marion Maréchal répond aux antispécistes

Très intéressante analyse de Marion Maréchal sur le phénomène antispéciste:

Jadis, les humanistes plaçaient l’Homme et son épanouissement au-dessus de tout. Aujourd’hui les progressistes n’aiment plus l’Homme mais, au contraire, le méprisent et le rabaissent. Doucement mais sûrement, nous sommes entrés dans le siècle de l’antispécisme. C’est en tombant par hasard sur une interview d’Hugo Clément, le célèbre militant antispéciste, donnée sur France 5, que j’ai pu en prendre la pleine mesure.

Pour rappel, l’« antispécisme », est un courant politique luttant contre la « discrimination » des espèces animales par l’Homme et la préférence accordée aux humains par rapport aux autres formes de vie. À l’inverse, le « spécisme » attribue à l’Homme une supériorité sur les animaux, cette supériorité se manifestant par des droits et des devoirs non-réciproques des premiers envers les seconds.

La rhétorique antispéciste emploie les mêmes codes que celle de la cause antiraciste ou de la lutte contre le sexisme : victimologie, analyse de la société sous un manichéisme de dominants et de dominés, égalitarisme outrancier…

Il y a cependant une différence significative avec ces idéologies: au contraire de ces derniers, l’antispécisme est un courant radicalement antihumaniste.

Ce qui apparaissait encore, il y une dizaine d’années, comme une doctrine radicale, voire délirante, de militants marginaux, tend à devenir la pensée ordinaire chez les jeunes générations.

Durant son interview, Hugo Clément peut dérouler son discours antihumaniste sous le regard conquis des présentateurs sans que personne  n’y trouve rien à opposer.

Récemment, un animateur de TPMP sur C8 expliquait sans honte que, face à une maison en feu, et confronté au choix de sauver son chien ou un bébé inconnu, il choisirait sans hésiter le chien. Dans la même émission, suite à l’affaire du chat malheureusement écrasé par un train de la SNCF, certains ont justifié leur indignation par un parallèle douteux entre le cas du félin et l’hypothèse d’un enfant écrasé.

Cette équivalence entre l’homme et l’animal, c’est le refrain de la petite musique antispéciste qui tourne désormais dans de nombreux médias d’influence.

Au point que beaucoup ont aujourd’hui honte d’appartenir à l’espèce humaine.

Ce sentiment de culpabilité, je ne le partage pas et je le combats. J’ai donc tenté de répondre, point par point, aux arguments avancés dans cet entretien.

Extrait de l’interview: « Vous parliez des singes, on aurait au moins 96% d’ADN en commun (…) Si on est aussi biologiquement proche finalement, comment est-ce qu’on justifie cette supériorité par rapport à l’animal… ? » lance une journaliste.

Réponse d’Hugo Clément : « Car pour justifier notre supériorité, on choisit les critères qui nous arrangent. »

Voilà le cœur de l’idéologie antispéciste : l’effacement de la frontière entre l’Homme et l’animal.

Au point que certains antispécistes radicaux ne disent pas « les animaux » mais « les animaux non-humains » afin de bien souligner que l’Homme n’est qu’un animal parmi les autres.

Ces militants appuient leurs affirmations sur un certain nombre de découvertes récentes.

D’un point de vue purement scientifique, il est vrai que des comportements jusque-là considérés comme proprement humains ont pu être observés chez d’autres espèces. Nous savons dorénavant que le corbeau ou la pieuvre savent fabriquer des outils, que certains oiseaux ont un langage articulé, que les éléphants sont capables de compter dans une certaine mesure.

Indéniablement, nous autres humains devons appréhender le monde qui nous entoure avec humilité car nous sommes bien loin de comprendre et de maîtriser l’ensemble de notre environnement. Nous n’avons exploré que 5 % des océans qui représentent pourtant 70 % de la surface de notre planète. Nous n’avons pas creusé au-delà de 12 km dans la couche terrestre (soit 0,19 % de la profondeur du globe) et le fonctionnement moléculaire d’une graine de céréales est encore trop complexe pour les capacités de modélisation mathématiques de nos ordinateurs.

Pour autant, les éléments avancés pour justifier l’absence de frontière entre l’Homme et l’animal sont très contestables.

Certes, l’Homme a 96 % d’ADN en commun avec le singe, et même 98,79 % avec le chimpanzé, mais il est aussi proche du dauphin à 98,5 %, de la souris à 75 % et de la limace… à 70 %.

« Ceci dit, cela vaut le coût de se rappeler que nous partageons aussi 50 % de notre ADN avec les bananes et cela ne signifie pas que nous sommes moitié banane. Il y a donc des limites à ce que la génétique peut nous dire sur ce que cela signifie d’être humain » rappelait le généticien britannique Steve Jones en 2002.

Cet argument de l’ADN en commun ne signifie donc pas grand-chose, d’autant plus qu’il est basé sur une omission : ce pourcentage ne concerne que les gènes dits codants, soit 1,5% de notre génome total, qui commandent la synthèse de protéines. Nous partageons dont 98,79 % de 1,5 % de nos gènes avec le chimpanzé… De quoi relativiser notre proximité.

Par ailleurs, de nombreuses études attestent de différences notables entre le cerveau humain et animal et même entre le singe et l’homme, qu’il s’agisse de la taille, de la densité neuronale ou du fonctionnement du cortex préfrontal.

De fait, l’Homme a indéniablement développé des capacités singulières qui ne sont observées chez aucun autre animal : la quête de spiritualité, la sensibilité artistique, la conscience morale ou tout simplement le libre arbitre. L’Homme écrit, l’Homme philosophe, l’Homme poursuit des idéaux parfois jusqu’au sacrifice ultime. L’homme s’inscrit dans le temps, passé, présent, futur et s’évertue à transmettre la mémoire de son passé.

L’appréhension et la compréhension de la mort semble aussi être une singularité humaine. Et si des formes de rites funéraires ont été constatés chez certaines espèces, notamment chez les primates, il n’y a aujourd’hui aucune preuve qu’ils soient conscients de la finitude liée à la mortalité.

Enfin, ironie ultime, lorsque, croulant sous le poids de ses réalisations millénaires, la civilisation européenne se prend à douter d’elle-même, elle le fait en inventant l’antispécisme tout en oubliant l’évidence : le sentiment de responsabilité à l’égard des autres espèces est le pur résultat de notre humanité.

Nous mettons au point des lois et des organisations pour protéger les baleines car nous souffririons d’être privés de leur majesté, de leurs chants envoûtants, de leur compagnie en haute mer.

Mais l’inverse ne pourrait être vrai.

Saint-Exupéry le définissait  de cette manière : « Être Homme, c’est précisément être responsable. »

Hugo Clément : « Donc on dit que parce qu’on sait aller dans l’espace, en construisant des fusées, parce qu’on sait faire des bombes nucléaires, qui sont capables de tuer des millions de personnes, on est plus intelligent. Mais la question c’est : est-ce que c’est ça une preuve d’intelligence ? »

Hugo Clément balaie d’un revers de main les produits technologiques issus du génie humain. Comme si le fait de savoir construire des fusées, des centrales nucléaires, ou plus simplement de maîtriser le feu, n’était pas autant de raisons suffisantes de considérer l’Homme comme supérieur aux animaux.

Pourtant, c’est bien la capacité de raisonnement complexe de l’Homme qui introduit une différence de nature (et non de degré) entre le monde humain et le monde animal. 

Nos capacités cognitives sont sans commune mesure avec celles des autres espèces et c’est ce qui explique qu’aujourd’hui l’Homme domine la chaîne de vie.

Hugo Clément ne définit pas l’intelligence par les capacités cognitives mais par la finalité, le but, au service duquel est mise cette intelligence. Selon lui, l’animal serait supérieur parce qu’il ne fait pas le mal.

Il s’agit donc d’une considération morale : or, rappelons-le, ce qui fait la supériorité de l’Homme ce n’est pas tant qu’il fasse davantage de bien ou de mal que les animaux, c’est qu’il soit capable de distinguer les deux et de choisir de faire l’un ou l’autre. C’est ce que l’on appelle communément le libre arbitre.

Encore une fois, l’ironie est de mise : en moralisant l’animal, Hugo Clément projette sa propre humanité sur des êtres qui sont intrinsèquement étrangers à cette notion.

L’homme est susceptible de choisir la difficulté du bien plutôt que la facilité du mal, là où l’instinct choisira toujours le chemin le plus court vers la survie.

Au-delà de ces considérations philosophiques, rappelons que l’humain n’a pas le monopole de la violence, de la cruauté, voire de la torture.

Pour s’en convaincre, il suffit d’observer un chat jouer avec sa proie agonisante pendant des heures ou d’assister à l’attaque meurtrière d’un lion en quête de reproduction sur des lionceaux dont il n’est pas le géniteur.

En revanche, si l’homme a bien un monopole, c’est celui du sentiment de honte et de culpabilité.

En outre, l’idéologie antispéciste fait fi de l’extrême violence de la chaîne alimentaire. Voilà un système dans lequel les proies luttent, souffrent et meurent avec moins de considération que dans les abattoirs où l’humain tente, malgré tout, de réduire le stress et la souffrance animale, quand bien même les défaillances restent nombreuses.

Cela est-il bien ou mal ? Peu importe la réponse : cette question est humaine, et seulement humaine.

« Est-ce que l’intelligence d’une espèce ou d’un individu, ce n’est pas avant tout s’adapter à une situation ou à survivre au fil de l’évolution ? Et si on prend ce prisme-là, l’espèce humaine ne fait pas forcément partie des espèces les plus intelligentes puisqu’on met notre ingéniosité, nos capacités cognitives au service d’une autodestruction. »

La réflexion est à la fois simpliste et inexacte.

Premièrement, l’Homme a conscience de ce risque d’autodestruction et cette conscience lui est même spécifique.

« Maintenant, je suis devenu la Mort, le destructeur des mondes » se lamentait Robert Oppenheimer, physicien de génie qui avait participé à l’élaboration de la bombe nucléaire, devant la démonstration de la puissance destructrice de l’atome.

L’humanité met d’ores et déjà son intelligence et son énergie au service d’une réduction de son impact sur l’environnement et s’impose des limites parfois au détriment de son confort ou de son expansion.

À force de diplomatie, d’innovations médicales et de choix politiques, l’humanité n’aura jamais dans son Histoire réussi à lutter aussi efficacement contre la guerre, la famine ou les épidémies. La mortalité infantile mondiale n’a jamais été aussi basse, à moins de 5 %. Bien sûr, il reste de la pauvreté, de la malnutrition, des conflits, mais expliquer que l’Homme se complait dans son « autodestruction » est faux.

La particularité de l’espèce humaine, c’est sa volonté d’échapper au déterminisme. C’est le propre de la politique : mettre en place les conditions de l’émancipation et de la liberté. Les organisations sociales du monde animal, quel que soit leur niveau d’élaboration, n’ont pas d’autres objectifs que la survie du groupe.

La recherche du bonheur et l’élévation de l’individu sont des notions purement humaines.

« S’il y a bien une espèce humaine invasive, c’est l’espèce humaine. »

Ce discours antihumaniste primaire qui tend à réduire l’Homme à un nuisible aura et a déjà de graves conséquences.

Comme l’explique le journaliste Paul Sugy dans son ouvrage L’Extinction de l’Homme, le projet fou des antispécistes :

« Les idées gouvernent le monde, alors gardons en tête que lorsque nous renoncerons à l’anthropologie classique (la vocation de l’Homme comme gardien respectueux du vivant), nous irons vers de graves crises qui ébranleront notre humanité et seront lourdes en conséquence. »

Ces dernières ne se sont pas fait attendre. Pour preuve, le réflexe malthusianiste de nos sociétés : 30 % des femmes en âge de procréer en France refusent de faire des enfants pour des raisons professionnelles ou écologiques. Il n’y a jamais eu aussi peu de naissances dans notre pays depuis 1945.

Cette conception de l’Homme ne disposant d’aucune dignité propre et dont la vie ne vaut pas plus en soi que celle d’un colibri ou d’un panda, ne manquera pas d’entraîner de graves dérives éthiques à l’avenir.

Il est probable qu’au nom de la préservation de la nature, des pratiques monstrueuses deviendront acceptables au nom d’une bonne conscience utopiste.

Peter Singer, père de l’antispécisme n’hésite pas dans son ouvrage La Libération animale, à juger parfois plus éthique de mener les expérimentations scientifiques sur des êtres humains adultes handicapés plutôt que sur des animaux ou encore à défendre l’avortement post-natal, c’est-à-dire l’infanticide.

Pourquoi dans un monde où l’Homme n’est qu’un nuisible et n’a aucune valeur supérieure, l’euthanasie des personnes malades serait-elle inacceptable ?

Il est significatif à cet égard de constater qu’en recherchant des pétitions lancées sur Internet sur le sujet, seuls deux types comportant le mot « euthanasie » apparaissent dans les résultats : les pétitions demandant l’ouverture de l’euthanasie pour les hommes et celles demandant leur interdiction pour les animaux.

Conséquence logique : si l’on défend l’antispécisme de façon cohérente avec l’idée d’une cohabitation égalitaire sur notre planète, il faudra alors faire disparaître la majorité de l’humanité, ou faire retourner celle-ci à l’âge de pierre.

Difficile d’imaginer un avenir  plus cauchemardesque.

Si notre souci de préserver la nature et de nous reconnecter à elle est parfaitement légitime, attention à ce que cet amour de la faune et de la flore ne bascule pas en haine de l’être humain.

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Si ce sujet vous intéresse et que vous voulez aller plus loin, je vous recommande la lecture du livre du journaliste Paul Sugy cité plus haut:  L’Extinction de l’Homme, le projet fou des antispécistes, publié en 2021. 

Sans surprise, la Convention citoyenne se prononce en faveur du meurtre par euthanasie, y compris pour les mineurs

La Convention citoyenne du CESE sur la fin de vie a achevé sa phase de délibération. Les 167 personnes présentes sur 184 ont voté de premières grandes orientations de réponse à la question « Le cadre d’accompagnement de la fin de vie répond-il aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements doivent-ils être introduits ? ». La Convention poursuivra ses travaux et se réunira à nouveau en mars, pendant 3 week-ends jusqu’au 19 mars, pour une phase d’harmonisation, à l’occasion de laquelle elle précisera ses propositions et les votera, en vue de la réponse et du document final au Gouvernement.

A la question « Le cadre d’accompagnement de la fin de vie répond-il aux différentes situations rencontrées ? » : 167 citoyens ont voté :

  • 21 citoyens ont répondu « oui » ;
  • 140 citoyens ont répondu « non » ;
  • 6 citoyens se sont abstenus.

A la question « L’accès à l’aide active à mourir doit-il être ouvert ? », 167 citoyens ont voté :

  • 125 citoyens ont répondu « oui » ;
  • 32 citoyens ont répondu « non » ;
  • 10 citoyens se sont abstenus.

A la question « L’accès à l’aide active à mourir sous la forme du suicide assisté devrait-il être ouvert ? »,167 citoyens ont voté :

  • 121 citoyens ont répondu « oui » ;
  • 33 citoyens ont répondu « non » ;
  • 13 citoyens se sont abstenus.

A la question « La possibilité d’un accès à l’aide active à mourir sous la forme du suicide assisté devrait-elle être ouverte aux personnes… ? » :164 citoyens ont voté :

  • 37 citoyens ont répondu « majeures seulement »,
  • 92 citoyens ont répondu « majeures et mineures »,
  • 35 citoyens se sont abstenus.

A la question « La possibilité d’un accès à l’aide active à mourir sous la forme du suicide assisté devrait être ouverte … ? » :165 citoyens ont voté :

  • 27 citoyens ont répondu « sans conditions »,
  • 118 citoyens ont répondu « avec condition(s) »,
  • 20 citoyens se sont abstenus.

A la question « La possibilité d’un accès à l’aide active à mourir sous la forme du suicide assisté devrait-elle être ouverte aux personnes réunissant les conditions … ? » :151 citoyens ont voté :

  • 30 citoyens ont répondu « atteintes de maladies incurables provoquant des souffrances ou douleurs réfractaires ET dont le pronostic vital est engagé à court terme ou moyen terme » ;
  • 68 citoyens ont répondu « atteintes de maladies incurables ou de souffrances ou douleurs réfractaires sans pronostic vital nécessairement engagé » ;
  • 53 citoyens se sont abstenus.

Partie « euthanasie » :A la question « L’accès à l’aide active à mourir sous la forme de l’euthanasie devrait-il être ouvert… ? » :166 citoyens ont voté :

  • 109 citoyens ont répondu « oui »,
  • 50 citoyens ont répondu « non »,
  • 7 citoyens se sont abstenus.

A la question « La possibilité d’accès à l’aide active à mourir sous la forme de l’euthanasie devrait être ouverte aux personnes… ? » :159 citoyens ont voté :

  • 19 citoyens ont répondu « majeures seulement »,
  • 107 citoyens ont répondu « majeures et mineures »,
  • 33 citoyens se sont abstenus.

A la question « La possibilité d’accès à l’aide active à mourir sous la forme de l’euthanasie devrait-elle être ouverte… ? » :160 citoyens ont voté :

  • 18 citoyens ont répondu « sans conditions »,
  • 120 citoyens ont répondu « avec conditions »,
  • 22 citoyens se sont abstenus.

A la question « La possibilité d’un accès à l’aide active à mourir sous la forme de l’euthanasie devrait-elle être ouverte aux personnes réunissant les conditions suivantes… ? » :155 citoyens ont voté ;

  • 40 citoyens ont répondu « atteintes de maladies incurables provoquant des souffrances ou douleurs réfractaires ET dont le pronostic vital est engagé à court terme ou moyen terme » ;
  • 62 citoyens ont répondu « atteintes de maladies incurables ou de souffrances ou douleurs réfractaires sans pronostic nécessairement engagé » ;
  • 53 citoyens se sont abstenus ;

A la question « La possibilité d’un accès à l’aide active à mourir sous la forme de l’euthanasie devrait être ouverte seulement aux personnes capables d’exprimer une volonté libre et éclairée ? », 161 citoyens ont voté ;

  • 59 citoyens ont répondu « oui »,
  • 57 citoyens ont répondu « non » ;
  • 45 citoyens se sont abstenus ;

En quête d’esprit : sur les secrets de la confession

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Abbé Antoine DEVIENNE, curé de l’église Saint-Louis d’Antin à Paris
  • Abbé Michel DESPLANCHES, recteur du sanctuaire de Notre-Dame du Laus
  • Abbé Renaud de LA MOTTE, curé de la paroisse Notre-Dame des Armées

Nouvelles avancées pour le permis de tuer

Eglise universelle : Marche pour la vie et constitutionnalisation de l’avortement

Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie, dresse le bilan de cette manifestation qui a eu lieu le 22 janvier dernier. Il commente également le vote, par le Sénat, de l’inscription de la liberté de l’avortement dans la Constitution et anticipe ce que pourraient être les développements législatifs de ce vote.

Eglise en France : Enquête au cœur de la fin de vie

Conformément à la volonté d’Emmanuel Macron, la légalisation de l’euthanasie est aujourd’hui en cours en France. Juriste et porte-parole de la Fondation Jérôme Lejeune, Lucie Pacherie, nous présente un documentaire, donnant la parole à toutes les parties, aussi bouleversant qu’instructif, sur la question de l’euthanasie : “Enquête au cœur de la fin de vie”.

Eglise en Marche : Veritas. Marchez dans les pas des grandes figures dominicaines

Mère Marie des Neiges, maîtresse des novices des dominicaines enseignantes du saint Nom de Jésus de Fanjeaux, nous présente un jeu, pour les petits et les grands, permettant de mieux connaître l’ordre dominicain en se distrayant. Non sans analogie avec le célèbre Trivial Pursuit, il s’agit de reconstituer un puzzle de 9 pièces représentant un saint dominicain.

L’enfant à naître tué par la voiture de Pierre Palmade constituait-il un autrui?

Communiqué de Laissez les Vivre Sos Futures Mères

C’est à cette question que vont devoir répondre les juges qui vont traiter le sinistre dossier Palmade : le bébé à naître est-il un autrui? Pierre Palmade, consommateur notoire de cocaïne, est déjà coupable de la vie gâchée de l’oncle et du cousin du bébé. Les premiers communiqués de presse évoquaient bien la présence de quatre passagers victimes de l’accident, c’est dire qu’ils comptaient bien le bébé à naître parmi les quatre personnes de la voiture et non le passager de la voiture qui a percuté ultérieurement les deux voitures car ce dernier n’est que légèrement blessé.

Cependant, si on suit la jurisprudence Grandmangin de 2001 de la Chambre Plénière de la Cour de Cassation, Il faudrait que le fœtus ait pu respirer ne serait-ce que quelques secondes après la naissance pour constituer au sens de l’article 221-6 du Code Pénal un autrui.  Mais rien m’empêchera un tribunal de tenter ce qu’avait essayé le tribunal de Tarbes en 2014, à savoir un renversement de jurisprudence.

Une première autopsie n’a pas pu établir si oui ou non le bébé avait respiré. Un examen complémentaire a donc été requis. En attendant, la mère pourra-t-elle faire prévaloir qu’elle cherchait à avoir un enfant depuis trois ans? Tout est fait pour donner un statut à l’enfant perdu involontairement : “possibilité de lui donner un prénom, de l’enterrer, de l’inscrire sur le livret de famille et même, depuis une loi du 6 décembre 2021, de lui donner un nom de famille.

Alors, pourquoi la justice tarde-t-elle tant à reconnaître comme homicide involontaire l’atteinte à la vie de l’enfant non-né? Il resterait éventuellement en cas de refus de cette requête la possibilité d’un recours au civil, ce qui peut dépanner les parents mais ne revêt en aucun cas la même portée.

Dimanche de la Quinquagésime

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Bien que nous soyons toujours dans le temps de la Septuagésime, les chants de ce dimanche de la Quinquagésime sont très différents de ceux de dimanche dernier, qui étaient en grande partie des appels suppliants du fond de notre misère, avec toutefois la lueur d’espérance apportée par la Communion Introibo. C’est cette espérance qui rend tous les chants de ce jour confiants, paisibles et même joyeux. Avant d’aborder les austérités du Carême, et pour nous donner courage, l’Église veut nous faire entrevoir la victoire finale et les bienfaits de la rédemption. Ce dimanche correspond d’ailleurs aux réjouissances du carnaval à la veille du mercredi des Cendres. De nos jours on ne sait plus très bien ce qu’étaient autrefois les rigueurs du Carême, que les plus âgés ont encore connues dans leur enfance. Il y avait jeûne et abstinence tous les jours sauf le dimanche. Toutes les festivités et réjouissances étaient suspendues. Aussi était-il naturel qu’on voulût faire la fête une dernière fois avant d’entamer ce temps de pénitence : c’était le carnaval. Ce qui reste de ces jours de détente a pris trop souvent un caractère païen, mais la liturgie nous en rappelle les raisons profondes.

Introït : Esto mihi

L’Introït du dimanche de la Quinquagésime est tiré du psaume 30 qui revient souvent dans la liturgie; nous l’avions déjà trouvé à la Communion du dimanche de la Septuagésime il y a deux semaines, et nous avions dit que c’était un de ceux où David exprime le mieux son abandon total à la divine Providence. C’est le psaume de l’In manus tuas.

 Esto mihi in Deum protectórem, et in locum refúgii, ut salvum me fácias : quóniam firmaméntum meum, et refúgium meum es tu : et propter nomen tuum dux mihi eris, et enútries me.

Soyez pour moi un Dieu protecteur et un lieu de refuge pour me sauver, car vous êtes mon appui et mon refuge, et à cause de votre Nom Vous serez mon guide et vous me nourrirez.

«À cause de Votre Nom » , dans la Bible, signifie toujours : à cause de votre promesse. Cet abandon plein de confiance, comme celui du petit enfant entre les bras de sa mère, est exprimé par une mélodie simple, légère, paisible, utilisant le 6éme mode grégorien que l’on a appelé le mode de l’enfance spirituelle ; mais elle s’anime à la fin avec un bel élan sur les mots dux mihi eris (vous serez mon guide). Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 30.

 In te Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum : in justítia tua líbera me.

En Vous Seigneur je mets mon espérance, je ne serais pas déçu : dans votre justice délivrez-moi.

Graduel : Tu es Deus

Le chant de l’Introït du dimanche de la Quinquagésime exprimait notre confiance en Dieu, notre protecteur. Celui du Graduel exprime notre louange et notre reconnaissance au Seigneur pour le bienfait de la Rédemption que nous entrevoyons déjà. Il est tiré du psaume 76, où le psalmiste supplie le Seigneur dans sa détresse en lui rappelant les bienfaits passés, spécialement ici la sortie d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, figure de la Rédemption.

Tu es Deus, qui facis mirabília solus : notam fecísti in géntibus virtútem tuam. Liberásti in bráchio tuo pópulum tuum, fílios Israël et Joseph.

Vous êtes, Dieu, le seul qui fasse des merveilles, vous avez fait connaître aux nations votre puissance ; vous avez délivré votre peuple, les fils d’Israël et de Joseph.

Encore une fois nous retournons à Dieu la définition qu’il a donné de lui-même : ” Je suis ” a-t-il dit à Moïse ; ” Tu es, Vous êtes “, lui disons-nous. Quant aux fils d’Israël et Joseph, c’est le peuple élu, qui est comme toujours la figure de l’Église ; c’est donc nous tous qui allons être libérés à Pâques du joug du péché. La mélodie est commune à plusieurs Graduels de cette période de l’année. Nous en avions entendu certains éléments dans le Graduel du dimanche de la Septuagésime, et surtout nous allons la retrouver deux fois en Carême. Elle est ample et très étendue, avec de grandes vocalises, et pleine d’ardeur mystique.

Trait : Jubiláte Dómino omnis terra

Comme ce fut le cas lors des deux précédents dimanches, le Graduel du dimanche de la Quinquagésime est suivi d’un Trait. Il est formé des premiers versets du psaume 99, qui est une acclamation à la majesté et à la toute puissance divine dans le style de celle que nous avons entendue pendant les dimanches après l’Épiphanie.

Jubiláte Dómino omnis terra : servíte Dómino in lætítia. Intráte in conspÉctu ejus, in exsultatióne. Scitóte quod Dóminus ipse est Deus. Ipse fecit nos, et non ipsi nos : nos autem pópulus ejus, et oves páscuæ ejus.

Acclamez le Seigneur, toute la terre : servez le Seigneur avec joie ; entrez en sa présence dans l’allégresse, sachez que le Seigneur est Dieu. C’est Lui qui nous a fait et non pas nous-mêmes ; nous, nous sommes son peuple et les brebis de son pâturage.

Cette acclamation jaillit aujourd’hui après le chant de confiance de l’Introït et le cantique d’action de grâce du Graduel, et exprime par avance la reconnaissance des rachetés dans la joie de Pâques. D’ailleurs la mélodie faite de psalmodie très ornée est exactement la même que celle des Traits de la vigile pascale. Elle est plus affirmative encore et plus joyeuse que celle des Traits des deux précédents dimanches.

Offertoire : Benedíctus es

Comme c’est le cas le plus fréquent pour les Offertoires, celui du dimanche de la Quinquagésime est un chant de méditation, intérieur et contemplatif. Le texte est tiré du psaume 118, que nous trouvons ici pour la première fois depuis le début de l’année liturgique, mais que nous retrouverons assez souvent. C’est le psaume le plus long du psautier ; il ne compte pas moins de 176 versets, consacrés à la méditation sur la loi de Dieu et sa volonté : contemplation admirative qui se prolonge comme une rumination. Cette loi du Seigneur est désignée par de nombreux substantifs, tous synonymes, qui reviennent les uns après les autres : ici justificationes et judicia qui ont tous deux la même racine, celle de la justice, c’est à dire la perfection de la volonté divine.

Benedíctus es Domine, doce me justificatiónes tuas : in lábiis meis pronuntiávi ómnia judícia oris tui.

Vous êtes béni, Seigneur, enseignez-moi vos commandements ; de mes lèvres j’énonce tous les préceptes de votre bouche.

La mélodie est certes contemplative, mais mouvementée ; elle se rapproche de celle du Graduel avec la même ardeur mystique. On remarquera que la première phrase est répétée deux fois comme dans le grand Jubilate du deuxième dimanche après l’Épiphanie, mais ici la répétition se fait exactement sur la même mélodie avec seulement une formule de cadence plus développée.

Communion : Manducavérunt

Le texte de la Communion du dimanche de la Quinquagésime est tiré du psaume 77, qui fait suite au psaume 76, celui du Graduel de cette messe. C’est un des plus longs du psautier après le psaume 118 que nous avons trouvé à l’Offertoire. C’est un chant d’action de grâce qui raconte longuement tous les bienfaits dont le Seigneur a comblé son peuple, depuis la sortie d’Égypte jusqu’à l’entrée dans la terre promise. Les versets que nous trouvons ici s’appliquent à la nourriture envoyée du ciel pendant la traversée du désert :

Manducavérunt, et saturáti sunt nimis, et desidérium eórum áttulit eis Dóminus : non sunt fraudáti a desidério suo.

Ils mangèrent et furent complètement rassasiés, et le Seigneur combla leur désir. Leur désir ne fut pas déçu.

Cette nourriture céleste est évidemment la figure de l’Eucharistie, un des grands bienfaits des fêtes pascales que nous entrevoyons déjà avant d’aborder les austérités du Carême, et il convient parfaitement bien de l’évoquer au moment de la Communion. La mélodie de cette antienne est légère et joyeuse avec des rythmes assez larges exprimant le bonheur d’être rassasiés.

Un rapport détaille les persécutions contre les chrétiens en Chine en 2022

Le 14 février, China Aid a publié un rapport sur les persécutions contre les chrétiens en Chine en 2022 (Annual Persecution Report 2022). L’organisation décrit différentes formes de persécutions qui se sont maintenues l’an dernier dans le pays contre les communautés chrétiennes, dont les conséquences de la « sinisation » des religions et des réformes éducatives.

La sinisation est une idéologie politique destinée à imposer des règles strictes à des sociétés basées sur les « valeurs socialistes fondamentales » et à développer des soutiens aux principaux dirigeants du PCC. Le 27 janvier 2022 à Pékin, dans un discours prononcé lors d’un symposium, Wang Yang, membre du Bureau politique du parti, a ainsi souligné la nécessité que les organisations religieuses adhèrent aux politiques mises en œuvre par le gouvernement. Selon le rapport de China Aid, Wang a ajouté que

« les groupes religieux doivent unir la majorité des adhérents religieux autour du PCC et du gouvernement afin de forger une ‘énergie positive’ et d’aider à réaliser le ‘rêve chinois’ ».

Le rapport note également que Wang a rencontré des responsables de l’Association patriotique des catholiques chinois (CPA) et de la Conférence des évêques catholiques chinois, le 23 août dernier, en sollicitant leur soutien pour la « sinisation du catholicisme en Chine ». Il a appelé les dirigeants à « rester résolument sur la bonne voie politique », à « soutenir fermement les dirigeants du PCC », à « résister spontanément à l’infiltration des forces étrangères », et à « utiliser la culture, la langue et les styles de communications chinois afin d’interpréter et étudier les canons religieux ».

L’organisation américaine révèle également des détails alarmants sur les méthodes employées par le parti et ses dirigeants pour réprimer le christianisme et sa pratique dans le pays. Les cadres du PCC auraient notamment entrepris des démolitions d’églises à travers la Chine en 2022. Ainsi, en août 2022, l’église gothique de Beihan, dans le diocèse catholique de Taiyuan, a d’abord été rasée, et le clocher de 40 m de haut toujours debout a été dynamité. En juin 2022, alors que Mgr Dong Baolu avait refusé de rejoindre le système patriotique dirigé par l’État, son église de Shijiazhuang, dans la province du Hebei, a également été démolie par les autorités communistes. Le rapport souligne aussi que l’an dernier, des églises et des centres chrétiens, y compris catholiques, ont été démolis à Dalian, Jiangxi, Tongguan, Shaanxi et dans d’autres provinces. China Aid a également accusé les autorités chinoises de « fabriquer des preuves dans le but de détenir, arrêter et condamner des responsables religieux et des fidèles » dans leurs efforts pour réprimer le christianisme.

Par ailleurs, selon le rapport,

« les gouvernements provinciaux et locaux ont détenu des responsables chrétiens et des fidèles chinois dans toute la Chine. Les autorités carcérales ont refusé à beaucoup de ces détenus la visite d’un avocat et tout contact avec leur famille ».

Les détenus n’auraient pas non plus eu accès aux soins et auraient subi « des peines disproportionnées ». D’autres prisonniers chrétiens ont été détenus durant de longues périodes sans procès, et d’autres affaires ont été retardées à plusieurs reprises.

Une autre accusation mentionnée par le rapport porte sur la disparition forcée de membres du clergé et de personnes laïques. L’organisation cite notamment les disparitions inexpliquées de

  • Mgr Joseph Zhang Weizhu du diocèse de Xinxiang,
  • Mgr Shao Zhumin du diocèse de Wenzhou,
  • Mgr Dong Baolu de l’Église « souterraine » de Shijiazhuang
  • une dizaine de prêtres du diocèse de Baoding.

Selon le rapport, les responsables du PCC ont aussi utilisé des raids, des amendes et des privations de droits afin de réprimer la minorité chrétienne. Ils ont été accusés d’avoir interrompu des célébrations, des baptêmes, des pèlerinages et même des liturgies en ligne afin d’intimider la population chrétienne locale. Les services bureaucratiques chinois ont aussi utilisé de lourdes amendes contre des responsables chrétiens et à des propriétaires louant des sites pour des célébrations afin de décourager les gens de se rassembler pour prier. En janvier 2022, Huang Yuanda, un chrétien de l’église de Xunsiding à Xiamen, a ainsi été condamné à verser une amende de 100 000 yuans (environ 13 665 euros) par le Bureau des Affaires ethniques et religieuses du district de Xiamen Siming pour avoir loué une maison à l’usage d’une école.

Le rapport de China Aid a également révélé des lois et régulations votées par le PCC en vue de contrôler les informations en ligne. Des « Mesures administratives pour les services d’information religieuse sur Internet » ont ainsi été mises en œuvre en mars 2022, avec notamment des formations comprenant

« les lois et réglementations liées aux Affaires religieuses, au Code civil, à la Loi sur la sécurité nationale, à la loi sur la cybersécurité, mais aussi la pensée de Xi Jinping sur l’État de droit la Constitution et les ‘valeurs fondamentales socialistes’ ».

Selon l’organisation, le parti s’est aussi efforcé de contrôler les finances des organisations religieuses et les tendances religieuses des étudiants. Le rapport révèle notamment que des étudiants ayant demandé à étudier à l’étranger dans d’autres institutions chrétiennes n’ont pas pu obtenir de passeport auprès des autorités :

« Dans de cas où des candidats ont déposé une demande de passeport pour étudier à l’étranger dans des institutions chrétiennes, les agents du gouvernement ont refusé leur dossier sous le prétexte de la prévention sanitaire contre le Covid. »

Insécurité : le vélo devient une activité de riche

A cause d’une criminalité toujours plus active, faire du vélo devient une activité de riche non pas seulement du fait du coût du vélo (surtout s’il est à assistance électrique) mais du fait des mesures à prendre pour le protéger contre le vol (marquage du vélo entre 5 et 30€, antivol en U de haute sécurité entre 50 et 130€, assurance contre le vol entre 25 et 250€ par an ou 50 et 300€ pour les vélos avec assistance électrique par an). Cela fait donc une dépense supplémentaire, la 1ère année, entre 80 et 410€ pour un vélo simple et entre 105 et 460€ pour un vélo avec assistance électrique, les années suivantes l’assurance sera toujours à débourser. Jusqu’à quand les Français vont-ils payer pour se protéger de réseaux criminels extra-européens pour pouvoir faire des choses simples de la vie comme pratiquer le vélo sans être obligé d’accrocher son vélo solidement et d’arriver chez ses amis avec sa batterie, sa roue ou sa selle ?

Selon le site véloperdu, chaque année, en France, ce sont plus de 400 000 vélos qui sont volés. Soit 1 vélo chaque minute. Il ne s’agit que des vols déclarés.

Les belles figures de l’Histoire : sainte Bernadette Soubirous

En ce jour de la fête de la voyante de Lourdes, Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent soeur Catherine Thiercelin, éducatrice spécialisée :

Un Marocain musulman veut ouvrir les yeux des Français

Driss Ghali, diplômé en sciences politiques, écrivain, est marocain et musulman. Il a fait ses études en France et y a commencé sa vie professionnelle. Il vient de publier un appel aux Français, pour qu’ils ouvrent les yeux. Cette “radiographie de la France par un immigré” témoigne de l’incompréhension face à l’américanisation de la culture française, l’ensauvagement de notre pays et l’islamisation galopante.

Au-delà du déclin évident de la France, l’auteur s’interroge sur les raisons qui expliquent le renoncement du peuple de France à être français, à accepter sans broncher l’abaissement du pays en reconduisant, scrutin après scrutin, des responsables politiques corrompus, incapables voire anti-français, qui organisent notre disparition, aux ordres de l’Union européenne et par le biais de l’immigration de peuplement. Bon connaisseur de l’islam, il souligne que notre souveraineté est grappillée de toute part, à la fois par les institutions supra-nationales, mais aussi, localement :

Plus la souveraineté française recule en banlieue, plus nous dépendons de gouvernements étrangers pour notre protection. Aujourd’hui, on les appelle pour notre protection. Demain, ils nous proposeront peut-être un “protectorat” en bonne et due forme ou bien une sorte de condominium, c’est-à-dire de pouvoir partagé, sur les zones les plus agitées. Demain peut-être, des policiers maghrébins assureront l’ordre à La Duchère et aux alentours du Stade de France ; des policiers turcs infiltreront les Loups Gris pour notre compte à Strasbourg et à Colmar ; et qui sait des fonctionnaires égyptiens et saoudiens piloteront depuis la Place Beauvau une “section des affaires islamiques”, chargée de neutraliser les salafistes.

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