Le Planning familial radie son antenne de Saint-Étienne
Le Planning familial de Saint-Étienne ne fait plus partie du Planning familial. La structure nationale vient de la radier pour ne pas avoir engagé les actions nécessaires après des accusations d’agression sexuelle.
Début novembre lors du congrès du Planning familial à Saint-Étienne, une salariée de l’association de la Loire aurait agressé sexuellement une autre salariée, venue d’un autre département. Une plainte est déposée. Une enquête est en cours.
Suite à cette affaire, “aucune action n’aurait été engagée” par l’antenne de Saint-Etienne, aucune enquête interne, encore moins de licenciement ou de mise à pied de la suspecte.
Il est interdit de s’opposer aux pervers
Sur le parvis de la médiathèque de Bordeaux, où des drag-queens lisaient à de jeunes enfants des contes LGBTQI+ destinés à «casser les normes de genre et à remettre en question l’hétéronormativité des familles pour faire réfléchir les enfants», 6 parents tractaient sans tentative d’intrusion ou de perturbation du spectacle.
Mais c’était déjà trop pour l’une des responsables de l’établissement les accusant de s’adonner à «une manifestation sauvage». La police est intervenue mais la patrouille a estimé que la brochure distribuée n’avait rien de répréhensible. Elle dénonce «une tribune politique transactiviste à destination d’enfants, la normalisation de la théorie du genre et des dérives wokistes», ainsi que «le financement des drag-queens par la mairie de Bordeaux».
Ce sont les ouvrages des pervers qu’il fallait controler.
“Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus”, dixit Barrère ! – Perles de Culture
Anne Brassié reçoit Gerbert Rambaud pour son livre “Qu’il est dur d’aimer et d’être aimé en 1793“, chez Via Romana. Amateur éclairé d’histoire, l’auteur a recueilli 8 récits authentiques de drames vécus par des familles lyonnaises et à l’entour, qui nous montrent une société très civilisée, décentralisée, dont les élites industrielles ou commerciales se comportaient très noblement. L’on pleure et l’on rit, l’on admire aussi la force d’âme de ces couples qui affrontent la terreur révolutionnaire avec une belle force d’âme. Le style de l’auteur, inspiré du XVIIIème siècle, est lui aussi remarquable.
Pays de Galles : un “évêque” anglican se convertit et va être ordonné prêtre
Richard Pain, qui a été “évêque” anglican de Monmouth, rejoindra l’Église catholique le dimanche 2 juillet et servira comme prêtre au sein de l’Ordinariat anglican, créé par Benoît XVI en 2011.
Il est le premier “évêque” anglican gallois à se convertir au catholicisme par le biais de l’Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham. Cet ordinariat est structuré de la même manière qu’un diocèse et permet aux anciens prêtres et évêques anglicans d’entrer en pleine communion avec l’Église catholique tout en conservant certaines traditions anglicanes. Il a sa propre liturgie, qui incorpore des éléments du Livre de la prière commune (Book of Common Prayer) qui ne sont pas en conflit avec la doctrine catholique.
Aux États-Unis et au Canada, l’ordinariat est connu sous le nom d’ordinariat personnel de la chaire de Saint-Pierre et accueille les convertis anglicans et méthodistes.
Dans une déclaration, Richard Pain a déclaré :
“L’appel à la conversion qui suit m’a conduit à me convertir à l’Église catholique par le biais de l’ordinariat”. «J’ai beaucoup de raisons d’être reconnaissant pour l’expérience acquise tout au long de ma vie en tant qu’anglican. Pourtant l’appel au catholicisme semble à la fois naturel et spirituel. Recommencer à zéro est un défi qui sera le bienvenu et je viens – comme nous le faisons tous – en tant qu’apprenant et disciple. L’ordinariat, à travers la vision du pape Benoît, offre un chemin généreux pour parcourir un chemin de pèlerinage et je demande vos prières.
Né à Londres en 1956 et ordonné prêtre dans l’Église anglicane du Pays de Galles en 1986, il a été ordonné évêque de Monmouth en 2013 et a pris sa retraite en 2019.
Au moins 15 évêques anglicans se sont convertis au catholicisme par le biais de l’ordinariat anglican depuis sa création.
Hashim Thaçi, le Kosovo et les trafics d’organes
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
L’ouverture du procès à La Haye de l’ancien président du Kosovo, Hashim Thaçi, est l’occasion de rappeler comment s’est déroulée une des plus belles manipulations de l’Amérique et de ses vassaux européens : « le plus gros bobard de la fin du XXe siècle », comme l’avait hardiment titré Le Monde Diplomatique d’avril 2019.
L’opération s’est déroulée en trois temps. Tout d’abord, les sanglantes guerres en Yougoslavie (1991-1995). Il y en eut beaucoup, en même temps ou pas, mêlant de nombreux acteurs : Serbes, Croates, Bosniaques, Slovènes et Monténégrins. Si les armées croates et serbes s’affrontèrent, il y eut de féroces combats entre les Croates et les Serbes vivant en Croatie, par exemple dans l’enclave de Krajina. Près de 200 000 Serbes durent finalement quitter la Croatie.
Les combats furent aussi rudes en Bosnie entre Croates et Bosniaques d’un côté et Serbes de l’autre. Ces trois communautés étaient presque à parité (supériorité numérique pour les Bosniaques, tout de même) et c’est l’influence occidentale qui permit l’alliance croato-bosniaque contre les Serbes.
En effet, l’ennemi commun à l’Occident était la Serbie : slave, orthodoxe et proche de la Russie, elle était l’ennemie par essence. Les exactions furent nombreuses et, bien sûr, l’on n’en retint qu’une, celle du massacre de Srebrenica commis par des Serbes contre des musulmans bosniaques. L’inverse eut également lieu, mais ce n’est pas le sujet. Ce conflit des nationalités se doublait d’un conflit religieux : les Serbes sont donc orthodoxes, les Bosniaques, musulmans et les Croates, catholiques. L’Occident avait tous les ingrédients pour souffler sur les braises.
Les maquis islamistes de Bosnie
On ne s’étendit guère sur la présence de Ben Laden en Bosnie et la naissance des premiers maquis islamistes avec des combattants venant notamment d’Afghanistan mais aussi d’autres pays : ce fut le premier et pour l’instant le seul djihad international se déroulant sur le théâtre européen. Il y eut des Français, d’ailleurs, avec Lionel Dumont, chef du fameux gang de Roubaix. La Turquie joua également un rôle important et fournit en nombre financement, armes et imams. Erdogan a toujours rêvé de reprendre pied dans les Balkans qui furent longtemps ottomans. Il continue d’ailleurs à y financer la construction de grandes mosquées, au Kosovo, en Bosnie et en Albanie.
En 1995, et 150 000 morts plus tard, les accords de Dayton furent signés sous la houlette américaine et quatre nouveaux pays apparurent sur les décombres de la Yougoslavie : la Serbie, la Croatie, la Slovénie et la Bosnie-Herzégovine composée elle-même de trois parlements tant ce pays est artificiel. Peu importe, la stratégie du chaos avait fonctionné et la Serbie devint un petit État.
Mais cela ne suffit pas et il fallait un deuxième chapitre : extirper la province du Kosovo de la Serbie pour l’offrir à l’UCK, la prétendue Armée de libération du Kosovo, les maquisards mafieux issus de l’immigration albanaise.
Pendant des décennies, l’immigration albanaise s’était déversée sur le Kosovo au point d’en changer l’équilibre démographique et les albanophones étaient devenus majoritaires. Financés par l’Occident, les plus durs déclenchèrent une insurrection à travers le mouvement de l’UCK dirigé par Hashim Thaçi. Leurs exactions furent effroyables et s’exercèrent d’abord contre leurs rivaux albanais de la Ligue Démocratique du Kosovo dirigée par Ibrahim Rugova. Des centaines de militants de cette Ligue furent assassinés par l’UCK. Les opinions occidentales n’étant pas mûres pour une intervention aidant l’UCK à prendre le pouvoir, une somptueuse campagne de désinformation fut organisée, comme l’Occident sait le faire avec des médias aux ordres.
Le faux massacre de Racak
Les deux plus beaux fleurons en furent d’abord « l’opération fer à cheval », imaginaire offensive serbe prenant en tenaille les maquisards pour ensuite les massacrer. Le ministre des Affaires étrangères allemand en parla gravement. Tout était faux. Ensuite un massacre : il en faut toujours un pour faire basculer l’opinion. Ce fut celui de Racak. On montra les cadavres proprement alignés de civils albanais du Kosovo. L’opinion s’émut, les médias en firent des tonnes, la situation était mûre pour une intervention.
Une équipe de médecins envoyée par l’Union européenne confirma en outre la réalité du massacre. La responsable, la Finlandaise Helena Ranta, avouera plus tard qu’elle avait subi des pressions de son gouvernement et des Américains. On sait, depuis le début, que les cadavres étaient ceux de combattants de l’UCK tués lors d’un accrochage avec l’armée serbe. Pendant 72 jours les Serbes furent bombardés par l’OTAN (dont la France). Ils cédèrent et évacuèrent leur province historique (celle de la bataille du Champ des merles contre les Turcs, en 1389).
Troisième et dernier chapitre, le Kosovo proclama son indépendance en 2008 et le tour était joué. Aujourd’hui, le Kosovo abrite le plus grand camp militaire américain d’Europe, appelé Bondsteel. Ça en valait tout de même la peine. Hashim Thaçi, chef politique et militaire de l’UCK, devint premier ministre du Kosovo indépendant puis président jusqu’en 2020. Il dut alors démissionner car inculpé par le tribunal spécial de La Haye pour ses multiples crimes. Le plus grave étant le trafic d’organes dont furent victimes de jeunes Serbes enlevés et assassinés à cette fin.
Il a fallu des années pour que la vérité soit enfin admise. Entre les multiples témoignages, le rapport du diplomate Dick Marty ou le livre-enquête de Pierre Péan (Kosovo. Une guerre « juste » pour un État mafieux, Fayard, 2013), tout était connu et tous les dirigeants occidentaux niaient. Mention spéciale pour Bernard Kouchner, le délicieux ministre des Affaires étrangères de Sarkozy (pourquoi ce dernier s’étonne-t-il d’avoir raté son quinquennat et perdu ses électeurs ?) qui éclata d’un rire mauvais lorsqu’un journaliste serbe aborda la question du trafic d’organes. L’image peut encore être vue sur internet.
Le criminel mafieux Hashim Thaçi va donc être jugé après avoir été reçu par de nombreux dirigeants occidentaux dont Biden, Sarkozy ou Macron. Nous verrons quel sera le verdict de ce procès qui prendra des années, mais au fond peu importe. L’opération Balkans a parfaitement réussi et l’Amérique, après les échecs retentissants de ses guerres en Irak ou en Afghanistan se console en pensant au Kosovo où la vie des derniers Serbes est devenu un enfer.
La GPA au menu du Parlement européen
Un débat d’actualité a eu lieu mercredi 14 juin en séance plénière au Parlement européen à Strasbourg, sur le thème « GPA dans l’Union – risques d’exploitation et de commercialisation ».
Ce débat a été inscrit jeudi dernier, lors de la conférence des Présidents, à l’ordre du jour pour cette session, suite à la présentation par le gouvernement italien d’un projet de loi en Italie qui vise à considérer la GPA comme un crime universel.
Lors de la séance au Parlement européen à Strasbourg, de nombreux députés européens, de tous bords politiques, ont demandé une condamnation totale de la GPA, sous toutes ses formes, et la Déclaration de Casablanca a été citée explicitement comme un document de référence, notamment par le député Bert-Jan Ruissen (Pays-bas, groupe ECR).
Le 23 mai, la Déclaration de Casablanca avait déjà été citée à plusieurs reprises lors d’un séminaire au Parlement européen à Bruxelles sur le projet de Règlement UE sur la reconnaissance transfrontière de la filiation.
La demande adressée aux États, par la Déclaration de Casablanca, écrite début mars 2023, de s’engager dans une Convention internationale pour l’abolition universelle de la gestation pour autrui rejoint le constat fait par le Comité consultatif national d’éthique de France de la nécessité d’une réponse internationale à cette question internationale de la gestation pour autrui dans son avis n°126 du 15 juin 2017. Le Comité national d’éthique français, dans ses recommandations, s’est ainsi déclaré « favorable à l’élaboration d’une convention internationale pour l’interdiction de la GPA et particulièrement attaché à l’effort diplomatique », recommandant « l’engagement de négociations internationales, multilatérales ».
🎥 « L’avenir du monde réside dans le ventre des femmes. C’est la raison pour laquelle au nom notre humanité, ni le marché, ni les emprises, ni les trafics n’ont leur place dans nos corps ! »
Je m'opposais cet après-midi à la #GPA dans un discours au Parlement 🇪🇺. Retrouvez-le : pic.twitter.com/8X5HF397YT
— Mathilde Androuët (@MAndrouet) June 14, 2023
Vexilla Galliae devient une revue papier
Le site Vexilla Galliae passe à la vitesse supérieure et se lance comme revue bimestrielle dès septembre 2023.
Comme le site internet, la revue se propose d’incarner la vision légitimiste sur la politique et de diffuser cette vision afin que tous les Français de bonne volonté se tournent vers le Roi.
Les pré-abonnements sont ouverts sur Credofunding.
Ce devait être les Russes
Revenant sur le sabotage en septembre dernier des gazoducs Nord Stream 1 et 2 reliant la Russie à l’Allemagne, Le Figaro Magazine du 9 juin, hebdomadaire bien connu pour son complotisme, pointe la piste ukrainienne :

Le Washington Post a rapporté cette semaine que les États-Unis avaient été informés d’un projet ukrainien de sabotage des gazoducs trois mois avant qu’ils n’aient été endommagés par des explosions. Les enquêteurs allemands examinent actuellement des indices laissant penser que les auteurs du sabotage ont installé leur base en Pologne pour préparer leur opération, rapporte le Wall Street Journal.
Emploi fictif : Que fait Marlène Schiappa dans son ministère ? Elle écrit des bouquins
Elle ne peut donc pas être partout ni se pencher sur l’activité de son cabinet…
Longuement interrogé par une commission d’enquête parlementaire, Marlène Schiappa a nié en bloc avoir été informée de l’affaire du fond Marianne :
Madame la ministre @MarleneSchiappa vous ne faisiez pas ceci, pas cela, n’étiez au courant de rien, ne connaissiez personne…Vous faisiez quoi en fait à votre ministère ? #menteuse #Schiappademission #SosRacisme #Antisemitisme #racisme #Senat @MdpMouvement https://t.co/qbJkxUoa1R
— Francois Bechieau (@Fr_Bechieau) June 14, 2023
#FondsMarianne : "Je suis sorti perplexe. 3h d'audition pour une ministre qui dit 'ce n'est pas moi, c'est mon administration, et quand ce n'est pas mon administration, c'est mon cabinet.' @MarleneSchiappa a minoré sa responsabilité et se dédouane." @Arnaud_jm #QAG pic.twitter.com/ieTmp0HjmU
— Public Sénat (@publicsenat) June 14, 2023
De fait, elle a publié au moins un ouvrage par an !
- Femmes de candidats (Bourin, 2017)
- Où sont les violeurs ? Essai sur la culture du viol (L’Aube, 2017)
- Les lendemains avaient un goût de miel (Charleston, 2017)
- Le Deuxième Sexe de la démocratie (L’Aube, 2018)
- Si souvent éloignée de vous : lettres à mes filles (Stock, 2018)
- Une et indivisible : L’Urgence de défendre la République (l’Aube, 2019)
- Entre toutes les femmes : Onze rencontres exceptionnelles (Grasset, 2020)
- Les Droits des femmes face aux violences (Dalloz, 2020)
- Sa façon d’être à moi (Stock, 2021)
- C’est une bonne situation, ça, ministre ? (éditions de l’Observatoire, 2022)
- Juste une petite gifle (éditions de l’Observatoire, 2023)
Chine : des chrétiens emprisonnés pour avoir imprimé des contenus théologiques
Dans la province de Shandong, dans l’est de la Chine, un pasteur et un collaborateur d’une Église de maison indépendante (une Église non enregistrée et clandestine) sont accusés depuis plusieurs mois d’avoir participé à des « opérations commerciales illégales ». Ils ont été condamnés à des peines de prison par un tribunal local. Le pasteur Qin Sifeng et son collègue Su Minjun, de l’Église de maison appelée « Beijing Lampstand », ont été condamnés respectivement à cinq ans et demi et trois ans et demi de prison.
Selon les chrétiens de la région, ils ont été arrêtés car ils avaient imprimé des hymnes et des contenus théologiques pour un usage interne. Des témoins signalent que durant leur procès, les accusés ont été traités comme des « criminels endurcis » et sont apparus au tribunal menottés aux mains et aux pieds.
Le tribunal a rejeté la demande de leur avocat qui maintenait leur innocence. Le verdict de la cour a été approuvé par des hauts fonctionnaires de la province avant d’être prononcé. Le pasteur Qin Sifeng a confié qu’il reste optimiste malgré son emprisonnement. Pour lui, c’est « une opportunité de répandre l’Évangile ».
Certains médias locaux affirment que de nombreux chrétiens continuent d’évangéliser en prison après leur condamnation. Certains obtiennent parfois de bons résultats et s’attirent le respect des gardiens de prison, alors que d’autres sont empêchés de le faire.
Mission Rosa Mystica aux Philippines en 2023
Alors que le soleil et les chaleurs de l’été atteignent petit à petit l’Europe, aux Philippines c’est encore et toujours la saison chaude. Le soleil est brûlant, les chaleurs très importantes ! Les enfants se préparent déjà à reprendre l’école après leurs grandes vacances.
Du côté de l’association Rosa Mystica, le travail continue. Après la dernière mission médicale, l’équipe sont retournés chez les Mamanwas, au Nord-Est de Mindanao pour accompagner et aider 2 volontaires français, étudiants à l’école d’agriculture de Purpan. Dans le cadre de leurs études, ils ont monté un projet d’aquaponie : ils ont transformé une parcelle en zone agricole alliant pisciculture et cultures vivrières. Après 3 mois de dur labeur, le projet est terminé et va permettre à la tribu d’avoir entre autres une autonomie alimentaire.
Sur le plan spirituel, Fr Tim et les catéchistes continuent leur apostolat à Cantugas également. Il a récemment célébré plusieurs mariages.
La mission médicale 2023 semble déjà bien éloignée. En 2024, la mission aux Philippines aura lieu du 3 au 10 mars. Si vous êtes intéressés à y participer, n’hésitez pas à écrire à l’adresse [email protected]
L’association recherche spécialement des médecins (l’année 2024 s’annonce fructueuse) mais également des pharmaciens ! La gestion des médicaments est un travail conséquent.
Résumé en images :
Visé par une enquête, Mgr Colomb se met en retrait du diocèse de La Rochelle
Évêque de La Rochelle et Saintes depuis 2016, Mgr Georges Colomb est visé par une enquête pour agression sexuelle au sein des missions étrangères de Paris (MEP) – qu’il dément avec vigueur. Mgr Colomb a annoncé avoir demandé au Pape de se mettre en retrait le temps de l’enquête :
Chères sœurs religieuses et consacrées,
Chers frères prêtres, diacres, consacrés,
Chers frères et sœurs laïcs en mission pour l’Eglise,Vous avez peut-être pris connaissance des articles publiés par la presse nationale, dans lesquels je suis accusé pour des faits prétendument datés de 2013 et qui feraient l’objet d’une enquête préliminaire du Parquet de Paris. Je suis stupéfait de ces allégations, que je démens totalement. Je répondrai bien sûr aux autorités judiciaires dès qu’elles souhaiteront m’entendre.
En attendant, en tant que pasteur de l’Eglise en Charente-Maritime et à Saint-Pierre-et-Miquelon, mon premier souci est le bien du Peuple de Dieu qui m’a été confié. Je suis conscient que ces accusations vont provoquer un trouble et une souffrance graves pour tous, surtout pour vous qui êtes mes premiers collaborateurs.
Pour que je puisse préparer ma défense et que notre diocèse puisse continuer à vivre en communion et à témoigner de la Bonne Nouvelle, j’ai pris la décision de demander au Saint Père de me mettre en retrait le temps de l’enquête, tout en demeurant évêque de La Rochelle. Un administrateur devrait être nommé pour s’occuper de notre diocèse pendant cette période. Je vous remercie d’avance pour votre collaboration avec lui dans vos différentes responsabilités, au service de la mission.
Je vous remercie de bien vouloir communiquer ces informations à vos paroissiens et aux membres de vos communautés.
Je ne pourrai donc pas prendre part aux différents événements de cet été : Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne, pèlerinage de Lourdes, pélé VTT, pèlerinage à l’Île Madame… Je vous prie d’excuser mon absence, et de bien vouloir profiter de ces moments pour prier pour notre diocèse, afin que Dieu le garde uni et missionnaire.
Restons en union de prière.
+ Georges Colomb
Evêque de La Rochelle et Saintes
Déclaration de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et Président de la Conférence des évêques de France, au sujet des révélations concernant Mgr Georges Colomb et Mgr Gilles Reithinger :
Des articles de presse publiés mardi 13 juin 2023 mettent en cause deux évêques : Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle, et Mgr Gilles Reithinger, évêque auxiliaire de Strasbourg.
Les accusations portées sont graves. Tous deux nient catégoriquement les faits décrits dans les articles parus mardi 13 juin. La parole des plaignants doit être entendue ; les droits de la défense, respectés.
Il appartient désormais aux enquêtes de faire toute la vérité.
En attendant que celles-ci soient conduites, Mgr Georges Colomb a demandé au Saint-Siège de pouvoir se retirer de sa responsabilité pastorale, pour le bien de la gouvernance de son diocèse et pour lui permettre d’assurer sereinement sa défense.
La Nonciature apostolique comme les archevêques des provinces concernées restent disponibles pour ceux qui auraient quelque chose à dire.
Ma pensée et ma prière vont vers toutes les personnes qui peuvent souffrir de ces situations, vers les diocésains de La Rochelle et de Strasbourg, vers les prêtres et volontaires des Missions Étrangères de Paris répartis dans le monde et leurs proches et amis. Que la vérité apaise les cœurs.
Mgr Éric de Moulins-Beaufort
archevêque de Reims,
Président de la Conférence des évêques de France
Les députés russes adoptent une loi interdisant les changements de sexe
Les députés russes ont approuvé mercredi en première lecture une loi interdisant le changement de sexe de façon chirurgicale ou à l’état civil en Russie :
« Le projet de loi qui établit une interdiction (…) des interventions médicales visant au changement de sexe et de l’enregistrement à l’état civil des changements de sexe sans interventions médicales a été approuvé », a annoncé la Douma dans un communiqué.
Jusqu’alors en Russie, une personne transgenre pouvait se rendre dans un hôpital public ou une clinique pour obtenir un document médical lui permettant de modifier ses documents d’identité (…) « dans ce domaine, la Russie fait partie des pays les plus libéraux au monde », jugeait Vladimir Komov, juriste de 30 ans qui dirige l’organisation Delo LGBT + à Moscou (…)
Ce nouveau texte interdit non seulement toute modification des documents d’identité mais aussi toute « intervention médicale » de changement de sexe, à l’exception faite des cas d’« anomalies congénitales » chez des enfants dans la formation de leurs organes génitaux. Ces opérations médicales d’exception devront toutefois être validées au niveau gouvernemental, précise le projet de loi.
« Actuellement, il existe en Russie une industrie développée de changement de sexe qui inclut des médecins malhonnêtes, des psychologues, un réseau d’organisations et d’activistes LGBT », ont déclaré les députés dans une lettre visant à défendre leur projet de loi. « Ils mènent leur activité destructrice contre les adolescents et la jeunesse », ont-ils ajouté (…)
Le texte proposé par les chefs des principaux groupes parlementaires dit également s’appuyer sur la Constitution russe, qui depuis des amendements introduits en 2020 défend « les valeurs familiales traditionnelles » et définit le mariage uniquement comme l’« union d’un homme et d’une femme ».
Avec cette loi, « nous préservons la Russie avec ses valeurs culturelles, ses fondements traditionnels pour nos descendants et nous créons une barrière pour empêcher la pénétration d’une idéologie occidentale anti-familiale », a affirmé l’un des auteurs du projet, Piotr Tolstoï, un vice-président de la Douma.
Henri Boulad, RIP
Le père jésuite de rite melkite Henri Boulad, né le 28 août 1931 à Alexandrie (Égypte), est décédé ce matin du 14 juin. Par son père, il est issu d’une famille syrienne chrétienne de rite grec-melkite catholique originaire de Damas mais installée en Égypte dès les années 1860.
En 1950, Henri Boulad entre au noviciat des jésuites à Bikfaya, au Liban. De 1952 à 1954, il étudie au juvénat de Laval (France), puis, de 1954 à 1957, il étudie la philosophie au scolasticat jésuite de Chantilly, toujours en France. Il enseigne deux ans au Collège de la Sainte-Famille, au Caire. Après un cycle d’études théologiques (de 1959 à 1963 au Liban), il est ordonné prêtre en 1963 selon le rite melkite. En 1965, il obtient un doctorat en psychologie scolaire de l’Université de Chicago.
Il fut à la tête du Collège de la Sainte Famille des Jésuites du Caire, du Centre Jésuite d’Alexandrie, et de Caritas Egypte-Afrique-MO de 1984 à 1995. Ses homélies, ses publications, ses livres, ses conférences ont été traduites en plus quinze langues.
D’un courage exceptionnel, il a exprimé sa clairvoyance à propos de l’islam (récemment dans Terres de Mission). Pour éclairer et déniaiser les instances publiques occidentale sur les risques de l’islamisme, il était intervenu au parlement européen, aussi à Washington, et au sénat à Paris. Ici il évoque le cas de l’Egypte. Là il parle de l’échec du dialogue avec les musulmans. Selon lui, la crispation actuelle du monde musulman et son acharnement à vouloir islamiser l’humanité entière, plutôt que d’être les signes d’une vitalité réelle, reflètent en réalité le malaise profond qui atteint ces sociétés face au spectacle de la supériorité écrasante de l’Occident et du décollage foudroyant des nations qui lui ont emboîté le pas, notamment les nouveaux géants de l’Asie. Il a exprimé cette conviction dans son analyse des révoltes arabes.
En 2017, il a reçu la nationalité hongroise et a loué la politique actuelle de la Hongrie de défendre les communautés chrétiennes traditionnelles en Europe et ailleurs comme un signe pour l’avenir.
Petite interrogation annexe concernant la gestion du Fonds Marianne par Mme Schiappa et son Comité

De quelques extraits de l’audition de Mme Schiappa ce matin devant la commission parlementaire d’enquête sur l’utilisation de ce qui est appelé le « Fonds Marianne », nous faisons juste part d’un léger étonnement sur un point, c’est vrai, bien mineur : Mme Schiappa discute des délais et moyens pour la répartition d’un fonds doté de 2,5 millions d’euros (ce n’est quand même pas la mer à boire) et explique :
« Nous avions défini un délai de trois semaines pour recueillir les candidatures…. J’ajoute qu’on a mobilisé, qu’on a réussi à mobiliser pour le SGCIPDR [NDLR : Secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation] 17 recrutements supplémentaires au 20 avril ».
Diantre, puisque le CIPDR existe depuis 2006 et comme le fonds Marianne a été créé en avril 2021, devrions-nous comprendre qu’il a fallu recruter 17 personnes pour gérer l’attribution de 2,5 millions d’euros ?
Détournement de la campagne indigne du musée de l’immigration
Inutile de développer longuement sur la bêtise de l’affiche montrant les pseudo-origines immigrées de Louis XIV, sous prétexte que sa mère était espagnole et qu’une de ses grands-mères était autrichienne. Ce n’est rien connaître de l’Histoire de l’Europe et des dynasties royales que de tenir ce genre d’arguments.
L’humour ne pardonne pas tout surtout lorsqu’il s’agit une fois de plus d’endoctriner la population française et notamment les jeunes à qui l’on apprend plus correctement l’Histoire de France. Et avec l’argent de nos impôt : RATP, France.TV, France Inter, le Monde…
Mais puisque l’excuse est l’humour, voici un détournement de cette affiche beaucoup plus réaliste et véridique par rapport à la vraie immigration :




A Nottingham, c’est un migrant africain de 31 ans qui a poignardé à mort trois personnes
Il faut aller sur les media étrangers pour découvrir que le suspect interpellé par la police suite au meurtre de trois personnes dans les rues de Nottingham est un migrant africain âgé de 31 ans. Et il y en a encore pour ne pas voir que la folle politique migratoire est meurtrière ?
“Barnaby Webber et Grace Kumar ont été attaqués aux alentours de 4h00 du matin alors qu’ils rentraient chez eux après une soirée passée dans la discothèque Pryzm. Un témoin a confié à la BBC avoir vu l’assaillant les poignarder à plusieurs reprises (…) “Je l’ai vu poignarder l’homme en premier, puis la femme. À plusieurs reprises, peut-être quatre ou cinq fois (…)
Un homme âgé de 54 ans a aussi été retrouvé mort, seulement une heure après l’attaque contre les deux étudiants. Il aurait été tué à l’aide d’une arme blanche. La camionnette qu’il conduisait a par la suite été volée par l’assaillant (…)
La police a par la suite utilisé un taser pour appréhender le suspect. Selon des informations rapportées par la BBC, il s’agirait d’un migrant d’origine africaine de 31 ans qui souffrirait de troubles mentaux.” [source belge]
“The Nottingham attack suspect is a 31-year-old man from West Africa who has legally lived in the UK for years – and detectives are looking into his mental health“. [source britannique]
France Info, par exemple, qui tire son information de l’AfP, ne donne aucun détail sur le suspect. ils seront bien obligés de le faire mais peut-être que la proximité avec le drame d’Annecy les gênent…
Remise du Prix “Évangélisation et Doctrine Sociale de l’Église” créé par l’association des Chevaliers pontificaux
Début février 2023 l’association des Chevaliers pontificaux avait annoncé la création d’un prix destiné à récompenser et à soutenir des actions d’évangélisation par la diffusion et la mise en pratique de la doctrine sociale de l’Église en France. Au total 21 projets se sont portés candidats. Les prix ont été remis aux lauréats à Paris mardi 13 juin par Son Excellence Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique auprès de la France, au siège de la nonciature.
Dans son allocution d’ouverture le président de l’association des Chevaliers pontificaux, le général de division (2S) Jean-Pierre Beaulieu, a remercié S.E. Mgr Migliore pour son accueil paternel et bienveillant, avant de rappeler l’origine de l’association, et ses engagements dans les œuvres de charité, particulièrement vers les prêtres aînés, et en faveur de l’évangélisation à travers la diffusion de la doctrine sociale de l’Église et des enseignements pontificaux. En reconnaissance le général Beaulieu a remis à S.E. Mgr Migliore une médaille gravée avec les profils de Léon XIII et de St. Jean-Paul II, en rappelant leurs grandes encycliques sociales.
Après les remerciements aux membres du Jury, vint le moment de reconnaître les lauréats. Chaque équipe récompensée a reçu un diplôme des mains du nonce, et le chèque qui aidera leur projet des mains du général Beaulieu. Chaque équipe a pu aussi en quelques minutes présenter son action.
Premier prix : association “Ora et Labora”
“Ora et Labora”, présidée par Don Pascal-André Dumont, promeut une finance intégrale à la lumière de la doctrine sociale de l’Église, en particulier par des publications, la création d’un parcours de formation et l’organisation de colloques.
Prix spécial du Jury : association ICHTUS
ICHTUS organise et renouvelle des formations pour faire connaître la doctrine sociale de l’Église et pour mettre en réseau, par métiers et centres d’intérêt, ceux qui s’efforcent de la mettre en pratique.
Au-delà de ces initiatives de portée nationale, et devant la qualité des dossiers présentés, le jury a décidé de récompenser également des projets missionnaires de portée plus locale. Dans cette catégorie sont reconnus lauréats ex-aequo :
“Le Rocher – Roubaix”
Projet pour établir au cœur des quartiers prioritaires de Roubaix la présence de familles et de volontaires travaillant pour prévenir le décrochage scolaire et soutenir les familles en grande difficulté.
S.O.S. Calvaires
Association de défense du patrimoine, missionnaire et humanitaire, qui, à travers la restauration des calvaires recrée le lien social et tourne chrétiens et non-chrétiens vers la Croix.
Dans son mot de conclusion S.E. Mgr Migliore a encouragé l’association des Chevaliers pontificaux à poursuivre son action en faveur de la diffusion de la
doctrine sociale de l’Église, instrument puissant d’évangélisation.

Chronique des cinglés
La majorité écologiste lyonnaise proposera, le 29 juin, le vote d’une subvention en faveur d’une compagnie artistique, dont la vidéo d’une chorégraphie nue dans un potager devant des enfants :
La ville de Lyon et son Maire @Gregorydoucet sabrent 37 subventions culturelles pour financer des individus nus dans un jardin avec sextoys, devant des enfants. L’utilisation militante et extrémiste du budget n’a plus de limite. L’indécence non plus. pic.twitter.com/fpzDBxoSsD
— Pierre OLIVER (@poliver69) June 13, 2023
«Écosexualité», «botanique jubilatoire», vidéo d’adultes nus dans un jardin – où est posé un sex-toy – près d’un public composé d’enfants… La subvention de 1500 euros proposée par la majorité écologiste en faveur de la compagnie artistique Lundy Granpré est incompréhensible.
Cette performance Devenir Larve présentée l’an passé à Saint-Fons par la compagnie lyonnaise installée dans le 1er arrondissement, est détaillée ainsi :
«Laissez-vous tenter par la caresse douce et étourdissante de l’ortie. Ouvrez vos cœurs aux moustiques. Aimez l’odeur âcre de la boue sur la peau transpirante. Désirez la membrane froide et visqueuse des lombrics et des limaces. Dévorez les herbes amères. Embrassez le processus de décomposition. Embrassez la terre encore une fois. Embrassez-vous. Embrassez».
La compagnie Lundy Granpré est aussi soutenue par la Drac à hauteur de 6000 euros. Et le groupe LR a émis un avis favorable à cette subvention.
Prier avec Madame Elisabeth de France
Dominique Sabourdin-Perrin, déjà auteur d’une biographie de Madame Elisabeth, et le père Xavier Snoëk, postulateur de sa cause de béatification, par ailleurs chapelain de l’Ordre de Malte, nous font découvrir dans ce petit ouvrage les différents dimensions de la vie spirituelle de la soeur de Louis XVI, tout en nous invitant à prier en communion avec Madame Élisabeth.
En pleine tourmente révolutionnaire, Madame Élisabeth de France (1764-1794), soeur de Louis XVI, apparaît comme une figure lumineuse qui tranche avec la violence de son temps. Personnalité très ouverte aux autres, elle frappe ses contemporains par sa pratique de la prière, sa charité envers les pauvres, sa joie et sa simplicité de coeur. Dans les terribles événements qui emporteront sa famille, Madame Élisabeth, très attachée au Sacré- Coeur de Jésus et au Coeur immaculé de Marie, fait preuve d’une vraie force d’âme, jusqu’à l’épreuve ultime de l’exécution.
Malgré des périodes de découragement, Elisabeth se ressaisit et, en dernier recours, pense au voeu de Louis XIII que la famille royale et la France célèbrent tous les ans, le 15 août, jour commémoratif de l’Assomption de la Vierge. En 1790, Madame Elisabeth décide de prononcer elle aussi un voeu pour demander au Coeur sacré de Jésus et au Coeur immaculé de Marie la conservation de la religion en France : “Louis XIII, qui mit ce royaume sous sa protection ce jour-là, nous a montré à qui nous devions nous adresser dans nos besoins. C’est une bonne Mère qui ne nous abandonnera pas.”
“Ceux qui ont soutenu Schengen devraient quitter la vie politique car ils savaient et ils ont du sang sur les mains”
Nous évoquions il y a peu les propos de Philippe de Villiers tenus en 2021. Interrogé par Boulevard Voltaire, Philippe de Villiers revient sur ce sujet et développe le lien entre l’immigration et le terrorisme mais aussi avec la violence et l’insécurité. Les traité européens en sont responsables et notamment celui de Schengen. Explications :
“(…) Jacques Chirac et Édouard Balladur, du haut de leur sagesse, proclamaient qu’il fallait soutenir l’abolition des frontières. La classe politique dans son ensemble, imprégnée de l’idéologie de l’ouverture, pensait que la disparition des protections pour les hommes et les marchandises serait un progrès en termes de prospérité et de civilisation. Je me suis senti très vite bien seul et la presse m’a désigné comme un lépreux à crécelle sanitairement dangereux… En effet, j’osais arguer qu’avec Schengen, on courait à la catastrophe : « Lorsqu’on fait des trous dans une casserole, cela s’appelle une passoire. ». Il y avait [seulement] Jean-Marie Le Pen et moi-même [sur cette position] (…)
Pour résumer, le traité de Schengen n’a fait qu’appliquer aux frontières l’idéologie de Maastricht et de l’OMC. D’abord, il y a Maastricht qui fusionne les nations, puis l’OMC qui fait sauter toutes les douanes et la préférence communautaire. Enfin Schengen, qui fait sauter la frontière et inaugure l’ère du multi-déculturé (…)
Le discours officiel de l’époque me fait penser au discours d’aujourd’hui sur l’euthanasie. On promet de renforcer les soins palliatifs tout en mettant en avant « l’aide active à mourir ». Les soignants donneraient, de la main droite, des soins et, de la main gauche, des seringues. C’est à y perdre son serment d’Hippocrate. Concernant Schengen, le discours lénifiant est, là encore, un oxymore : on va renforcer les frontières extérieures et abolir les frontières intérieures. Seuls les gogos ont cru au renforcement des frontières extérieures. Les européistes n’y ont jamais cru car ils voulaient un marché planétaire de masse, débarrassé de toutes les barrières pour la marchandisation du monde. Les mêmes ne voulaient pas des racines chrétiennes dans la Constitution européenne. Il n’y a jamais eu le moindre geste pour renforcer les frontières extérieures (…)
Le drame d’Annecy est double. C’est le drame du droit d’asile dévoyé et celui de Schengen. Quand vous avez 160.000 demandes, cela veut dire que le droit d’asile est devenu une filière d’immigration comme une autre, aux mains des passeurs esclavagistes. À l’époque de Soljenitsyne, lorsque je l’ai reçu [en Vendée, en septembre 1993, NDLR], le droit d’asile s’appliquait à un homme persécuté pour son œuvre et pour ses opinions. De nos jours, le droit d’asile ne veut plus rien dire. On offre un abri à des criminels en puissance.
De plus – et c’est le drame de Schengen -, si vous avez des frontières extérieures communes et sans frontières intérieures, vous êtes condamné à avoir un super-État avec une législation commune sur le moindre détail de la vie quotidienne. Prenons l’exemple des stupéfiants. Les législations sont différentes en Europe. La drogue arrive dans les grands ports par containers. Si le port de Rotterdam n’est pas contrôlé, on récolte chez nous les fruits de cette absence de contrôle. Ceux qui ont imaginé Schengen savaient que, dans l’histoire des hommes et des nations, quand la frontière intérieure saute, la souveraineté et la nation sont abolies.
Ceux qui ont soutenu Schengen devraient quitter la vie politique car ils savaient et ils ont du sang sur les mains. Ils nous ont fait croire qu’avec la fin des frontières intérieures, l’Europe serait un levier d’Archimède pour notre sécurité (…) La frontière a disparu ? Non, elle est partout. Aujourd’hui, on nous déshabille dans les aéroports, on installe des grilles aux entrées des quartiers cossus de la bourgeoisie mondialisée qui se moque des frontières en dégustant ses sushis au balcon (…)
Nous voyons le monde s’effondrer et la France rouler à l’abîme. À Annecy, on tue au couteau, à Marseille, à la kalachnikov. D’où proviennent les kalachnikov ? Elles transitent, par la Bulgarie, depuis des trafics d’Ukraine, le ministre de l’Intérieur le sait bien (…) Les points de deal sont les nouvelles frontières. Celles-là semblent intouchables. La frontière n’a pas disparu, elle s’est déplacée (…)
Chroniques d’un Orient martyr
Le 15 juin, la Nouvelle Librairie publie Pourquoi me persécutes tu ? le recueil des chroniques de Charles de Meyer, parues dans Politique Magazine au sujet du Proche Orient, des chrétiens d’Orient et du récit de certaines des aventures exemplaires de SOS chrétiens d’Orient ainsi qu’un texte inédit d’une trentaine de pages intitulé “Lettre à un volontaire” qui présente l’esprit du volontariat chez SOS chrétiens d’Orient. Richard de Seze signe la préface du livre. Nous avons interrogé Charles de Meyer :
Vous évoquez la persécution des chrétiens orientaux par les islamistes. Existe-t-il des pays musulmans où les chrétiens sont peu ou pas persécutés ?
Je tiens immédiatement à préciser que des discriminations intolérables peuvent exister ailleurs que dans des pays musulmans. SOS chrétiens d’Orient a osé dénoncer à ce propos les discriminations insupportables et en recrudescence contre certains chrétiens de Terre Sainte.
Les chrétiens d’Orient font face à des discriminations et des persécutions dans de nombreux pays musulmans, c’est un fait établi. Il faut souligner que dans certains pays, la politique de l’Etat est officiellement de travailler à l’amélioration de la situation des communautés chrétiennes. C’est le cas en Egypte ou le président Sissi a multiplié les discours et les actes pour se distinguer de la phase catastrophique de direction du pays par les Frères musulmans suite aux Printemps arabes. De même, le gouvernement régional du Kurdistan irakien a fait preuve d’une grande générosité en accueillant les déplacés chrétiens de la plaine de Ninive après l’occupation de leur région par les barbares de l’Organisation Etat islamique.
Les communautés chrétiennes orientales sont victimes de la radicalisation des islamismes au Moyen Orient. Mais des visées idéologiques leur ont également été particulièrement préjudiciables, comme par exemple le génocide orchestré par les Jeunes Turcs dans l’empire ottoman.
Dans la question des relations à l’islam, il importe en priorité de relayer le témoignage de toutes ces communautés sans l’irénisme insupportable de certaines institutions mais sans chercher à comparer la situation des relations avec l’islam dans cette région avec celles de l’Europe, dont la culture est très différente.
La France a-t-elle vraiment abandonné les chrétiens et pourquoi ?
La France n’a jamais abandonné les chrétiens d’Orient. Le succès de SOS chrétiens d’Orient est là pour le prouver. En dix ans, plus de 2000 volontaires sont partis épouser le quotidien des chrétiens d’Orient en n’ayant rien d’autre à gagner que les fruits de la charité.
Le sort des chrétiens d’Orient demeure une question de politique étrangère très chère au cœur de nos compatriotes ce qui explique d’ailleurs sa popularité auprès des partis politiques. Si la France n’a pas suivi l’exemple hongrois en érigeant un poste gouvernemental dédié pour les chrétiens persécutés, on peut dénombrer certains projets soutenus par la puissance publique, en Iraq ou au Liban, par exemple, qui vont dans le bon sens.
En revanche, les discours peinent à être transcrits en actes. Il faut exiger davantage des pouvoirs publics que quelques déclarations convenues. Trop souvent, les errements diplomatiques, volontaires ou inconscients, produisent des drames pour les communautés chrétiennes.
A cet égard, le témoignage des volontaires de SOS chrétiens d’Orient en Syrie pendant toute la guerre ou auprès des déplacés arméniens victimes de l’agression azérie est un atout pour notre pays.
Par ailleurs, on voit qu’une partie des acteurs publics jette l’opprobre sur les soutiens aux chrétiens d’Orient en les diffamant ou en les ignorant. Les chrétiens d’Orient, ce ne serait pas suffisamment laïc, trop identitaire, ou je ne sais quelle sornette. La chasse aux sorcières n’épargne pas les militants de la cause des chrétiens d’orient. Heureusement, les lecteurs du Salon Beige ne nous ont jamais manqué dans les moments difficiles.
Qu’on se le dise : chaque volontaire de SOS chrétiens d’Orient sur le terrain perpétue cette chaine du temps qui permet à notre peuple de demeurer fidèle à sa mission séculaire d’amitié et de soutien aux communautés chrétiennes orientales.
Si la déchristianisation à l’œuvre dans notre pays réduit mécaniquement l’intensité de ce lien, la vigueur et l’ingéniosité des volontaires permet de maintenir ce lien. En rentrant, les volontaires deviennent de véritable témoins, et je ne doute pas que leur exemple devienne au fil du temps un puissant moteur de changement dans notre société.
SOS Chrétiens d’Orient a déjà 10 ans. Quels sont les projets à venir de l’association ?
Dix ans, c’est déjà la vérification par les faits de la noblesse de l’engagement de SOS chrétiens d’Orient. Nous n’avons jamais varié dans notre détermination à être les porte-voix du sort des communautés chrétiennes orientales sans jamais nous soucier du médiatiquement correct ou des attaques.
Notre plus grande force réside dans la somme de projets concrets que nous avons menés à bien pendant cette décennie. Notre formidable communauté de donateurs a maintenu un engagement sans faille auprès de nos équipes de terrain qui arpentent les bidonvilles ou les campagnes afin de tout faire pour aider nos frères les chrétiens d’Orient à prospérer sur la terre de leurs pères.
Nos projets sont toujours les mêmes : décupler notre présence de terrain en offrant la possibilité à toujours davantage de bénéficiaires de profiter de l’engagement de nos volontaires. Cela passe par une connaissance toujours plus approfondie des pays dans lesquels nous intervenons et une démarche déterminée dans d’autres pays ou nous ne sommes pas encore suffisamment présents.
En France, nous multiplions les efforts pour améliorer la couverture régionale de notre association. Chacun peut agir concrètement, auprès de chez lui, pour que les chrétiens d’Orient aient des relais non seulement à la capitale mais également auprès de tous les terroirs français.
Enfin, le modèle de SOS chrétiens d’Orient ne cesse de faire des émules. En Italie, en Belgique, en Europe centrale, aux États Unis, nombreux sont ceux qui travaillent avec nous à orienter le désir brûlant des leurs de témoigner de l’attachement de tant de chrétiens par le monde pour les églises qui vivent sur les terres des premiers chrétiens.
Enfin, il s’agit aussi pour nous d’accompagner nos volontaires à leur retour de mission en renouvelant nos efforts pour que les volontaires perpétuent la vigueur de leur engagement une fois retournés dans leurs familles. Fonder un foyer chrétien, se battre pour que la France demeure un phare pour les communautés chrétiennes orientales, résister à l’affadissement du monde, c’est aussi contribuer à l’atmosphère qui voit naitre les vocations de militants de la cause des chrétiens d’Orient.
Nouvelle campagne sur la sexualité : demandez le retrait des affiches à votre maire
Alerte du Syndicat de la famille :
Une nouvelle campagne de “Santé Publique France” sur la sexualité (visuel des affiches ici) est affichée partout en France depuis quelques jours, jusque sur les abribus, à hauteur d’yeux des enfants.
Résultat : tous les enfants en âge de lire (à partir de 6-7 ans donc) découvrent sur ces affiches des questions incroyablement crues et intimes, des questions qui ne regardent que les personnes concernées et surtout pas eux, des questions qui n’ont rien à faire en pleine rue.
La guerre touche de nouveau l’Europe ; des bébés sont attaqués au couteau sur notre sol ; le niveau scolaire français s’effondre ; nos hôpitaux sont à la dérive… mais nos gouvernants et nos services publics se préoccupent encore et sans cesse de la vie sexuelle des Français !
L’affichage public résulte de contrats passés entre les mairies et les sociétés d’affichage : nos maires ont donc le pouvoir de faire retirer ces affiches.
Je vous invite à écrire urgemment à votre maire : par mail ou par courrier (vous trouverez facilement le mail et l’adresse sur le site internet de votre mairie), dites-lui vite que cette campagne est inacceptable pour nos enfants, qu’elle doit être immédiatement retirée, et que vous ne voulez plus de ces campagnes publiques sur la sexualité.
L’Etat ne parvient pas à assumer ses missions de sécurité, de santé, de justice, d’enseignement, de gestion publique : nous voulons qu’il se mette à la tâche dès maintenant et qu’il cesse de nous harceler sur la sexualité !
Proposition de lettre ou mail type
(Personnalisez votre courrier/mail pour être le plus efficace possible. Restez bien sûr courtois, c’est indispensable pour être entendu)
| Monsieur le Maire / Madame le Maire,
J’ai découvert avec stupeur la nouvelle campagne d’affichage sur la sexualité apposée sur les abribus et panneaux de la ville. Les questions crues et détaillées qui sont ainsi exposées n’ont rien à faire dans les rues de notre ville et bien sûr, sont particulièrement mal venues pour nos enfants et nos petits-enfants. Je vous écris pour vous demander de faire retirer le plus vite possible ces affiches. D’autres maires l’ont déjà fait et je compte donc sur vous pour faire de même. J’en profite pour vous dire toute ma tristesse et mon écœurement de voir l’obsession de nos dirigeants à parler de sexualité et l’utilisation de nos impôts à la diffusion de telles campagnes. Je vous remercie d’avance de rendre notre ville à la décence et au respect des plus jeunes. Bien cordialement, |
Merci de votre engagement,
Ludovine de La Rochère,
Présidente du Syndicat de la Famille
“On voulut tuer l’espérance”
De Bertrand du Boullay pour Le Salon beige :
On voulut tuer l’espérance, l’avenir.
On avait tué Alban Gervaise.
On avait tué Lola.
On avait tué Sarah Halimi.
On avait tué le Père Hamel.
On avait tué Arnaud Beltrame.
On avait tué aussi Samuel Paty.
On avait tué l’homme de prières.
On tua l’homme qui défend et qui sauve.
On tua celui qui enseigne.
On tua celui qui soigne.
Il restait l’innocence.
Il ne suffisait pas de perpétrer des meurtres de masse. Ceux-là effraient, mais leur excès aveugle. Les yeux se ferment et la pensée s’enfuit. Quoi ? Revivre des Oradour ou des Katyn ? Les voir de nos yeux voir ? Nul ne le peut. Ils appartiennent à l’Histoire, et sortent de notre âme.
Alors on s’en prit aux symboles, la prière en premier, car c’est notre essentiel. La protection ensuite, celle qui rassure ou qui soigne. L’enseignement enfin, celui qui ouvre nos intelligences.
Il en fallait d’autres pour marquer les esprits. L’innocence. Il fallait tuer sans motif sinon l’existence. On s’y prit à trois fois. L’innocence de ce que l’on est : on tua Sarah Halimi ; on tua celle d’être une enfant, Lola ; puis l’on voulut tuer celle de n’être rien, des 𝗢𝘂̀ 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘆𝗲𝘇, 𝗾𝘂𝗶 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘆𝗲𝘇, 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗳𝗮𝘀𝘀𝗶𝗲𝘇… 𝗧𝗼𝘂𝘁 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗮𝗱𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿.
La prochaine fois ce sera une femme enceinte. Nul d’entre nous ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort. Mais à Dieu qui la sait, il faut ajouter les criminels : ils la savent aussi, eux qui la donnent.
Bienheureux ces gens morts. Bienheureux tous ces morts. Ils ont trouvé la Paix. Mais à ceux qui sont là il n’est que de partir, ou s’offrir en victime.
Sanguis martyrum, semen christianorum…
On a tué l’innocence de la prière,
On a tué celle qui nous protège,
On a tué celle qui nous enseigne,
On a tué celle qui soigne,
On a tué celle de ce que l’on est,
On a tué celle de ce que l’on deviendra. enfants en poussette. Rien sinon l’avenir.
On voulut tuer l’avenir.
On voulut tuer l’innocence absolue.
Bertrand du Boullay
Quel avenir pour les églises de France ?
Le 2 juin, un colloque a été organisé au Sénat afin de statuer sur l’avenir des églises communales. Le désir exprimé est d’imaginer « des usages compatibles avec le culte »…
En France, on dénombre environ cent mille églises, parmi lesquelles 40 000 sont encore ouvertes au culte catholique. Mais elles sont menacées par la dilution de la pratique religieuse : 2 500 à 5 000 risquent l’abandon, la vente ou la destruction d’ici à 2030. En juillet 2022, un rapport d’information sur l’état du patrimoine religieux relevait trois causes à cette situation préoccupante : la sécularisation croissante de la société aggravée par la désertification de certains territoires, les contraintes budgétaires des communes et les regroupements paroissiaux.
Du côté de la Conférence des évêques de France invitée à prendre part au débat, le père Gautier Mornas, directeur du département Art sacré de la Cef, a souligné que l’idée de confier des églises à d’autres cultes tel l’islam, ne lui paraissait « pas compatible » avec la consécration des édifices. La Cef tente de trouver des « usages compatibles avec le culte », usages qui concernerait « tout ce qui élève l’humanité, l’aide à grandir, à porter son regard plus loin et plus haut », déclare le père Mornas.
Bertrand de Feydeau, vice-président de la Fondation du patrimoine, a invité les sénateurs et la Cef à privilégier « la qualité » des projets, à « travailler l’esprit du lieu », à favoriser « la concertation » et à éviter les nouveaux usages « désordonnés » qui peuvent porter « un risque de lassitude assez rapide ».
Une autre chevalerie
De Jean-Piere Maugendre, président de Renaissance catholique :
Il en existe donc encore, bien que l’on ait politiquement et religieusement tout fait pour n’en plus avoir : de jeunes hommes prêts à faire le sacrifice de leur vie pour venir au secours des plus faibles. Les Français, stupéfaits et admiratifs, ont découvert que l’idéal chevaleresque n’était pas mort et que certains s’en réclamaient encore. Quelques années après le sacrifice d’Arnaud Beltrame, un autre jeune homme, mû par les mêmes idéaux, acceptait le risque de perdre la vie pour défendre des enfants agressés.
Le choc de deux mondes
Jamais en retard d’une récupération Emmanuel Macron faisait immédiatement part de sa fierté. Après avoir exalté la France éternelle au Mont Saint Michel le 5 juin le Président de la République louait à Annecy, le lendemain du drame, « ceux qui portent des valeurs », le jeune Henri n’ayant pas caché, bien au contraire, sa foi catholique, moteur de son action. Le « héros au sac à dos » a ainsi pu faire partager à un large public ses convictions sur la civilisation chrétienne, le catholicisme qui a fabriqué notre pays, le rôle de la prière, la nécessité de ne pas subir, etc.
Il se trouve que les vertus qu’a cultivées et mises en œuvre Henri d’Anselme sont aux antipodes de celles chantées par le macronisme triomphant et ses antécédents libéraux-socialistes. Deux mondes se font face. Une civilisation ayant pour maîtres mots : solidarité, coutumes, sacrifice, autorité, transmission, devoir, gratuité, stabilité, discipline, traditions, etc. Un simple système de pensée, une idéologie, régis par d’autres vocables : épanouissement personnel, plaisir, droits, indépendance, choix, inclusion, réduction des inégalités, bonheur, progrès, jeunesse, voyages, etc. L’une produit ceux qui se dressent contre les assassins, l’autre ceux qui se planquent, s’enfuient ou filment la scène. D’ailleurs les tenants de la déconstruction ne s’y sont pas trompés. Des articles fielleux ont été écrits dans Libération et Le Monde pour dénoncer la « récupération de l’extrême-droite », les « vautours bolloréens et zemmouroïdes ».
Les vertus civiques et traditionnelles de dévouement et d’oubli de soi existent donc encore chez quelques-uns. Il convient néanmoins pour que ces vertus prospèrent qu’elles soient cultivées, exercées avec patience et énergie, qu’elles soient encouragées et honorées. Il faut, mais l’Etat ne s’en occupe nulle part, le faire au niveau décisif : au niveau culturel et métapolitique, celui qui forme les intelligences, les consciences, les sensibilités. L’Etat ne le fait ni dans ses écoles, ni dans ses universités, ni dans ses discours, hormis en période électorale ou en situation de crise extrême. Quelque mois avant sa déclaration au Mont Saint Michel Emmanuel Macron choisissait, le 28 février, Thierry Tuot comme président de la section de l’Intérieur du Conseil d’Etat, celle qui s’occupe de la politique migratoire. Le personnage est connu pour ses déclarations affirmant qu’il n’y a pas de culture française, « notre culture étant celle que nous élaborons, pas un stock fini de cathédrales et de musées où périclite une identité nationale passée sans présent ni avenir », dénonçant « la célébration du passé révolu d’une France chevrotante et confite dans des traditions imaginaires », moquant « l’invocation rituelle, chamanique, des Grands Concepts et Valeurs Suprêmes ». Dans ce contexte, qu’il survive en France des vertus toujours prêtes au service de la communauté par le sacrifice de la vie, cela résulte de l’initiative de quelques familles, quelques écoles, quelques communautés religieuses, quelques troupes de scouts, dans l’âme hardie de quelques farouches garçons et filles en qui brûle sourdement la flamme de l’esprit chevaleresque. Ce même esprit qui anime les pèlerins de Chartres, chaque année plus nombreux à la Pentecôte.
Une persécution larvée
Non seulement les autorités politiques et religieuses ne soutiennent pas ces initiatives mais ils les combattent. Les Scouts d’Europe auquel appartint Henri ont été longtemps tenus à l’écart et marginalisés par les évêques de France. Quant à l’école catholique indépendante, Saint-Dominique, au Pecq (78), dans laquelle Henri a fait ses études, sa réussite éclatante ne doit rien, tant s’en faut, au soutien de l’enseignement catholique des Yvelines. De son côté la puissance publique met en œuvre la déclaration du président Macron selon laquelle la vocation de l’école est de « faire des républicains ». Le ministre de l’Education nationale, Pap N’Diaye, applique ce programme multipliant les inspections académiques à l’encontre des écoles catholiques indépendantes. Il s’agit alors, trop souvent, de véritables descentes de police s’apparentant plus aux méthodes de la Stasi qu’à la mise en œuvre d’une vigilance bienveillante. Que penser de ces élèves reçus individuellement par des inspecteurs qui leur demandent : « Est-ce que vos parents s’entendent bien ? Avez-vous la télévision chez vous ? » Pour aboutir à cette synthèse sans appel à l’issue d’une inspection : « Vous êtes un danger pour la République ». S’attirant cette réponse de la directrice de l’école : « A ma connaissance aucune ancienne élève de l’école n’a agressé un policier ni égorgé un professeur… » Il y a quelque chose de pathétique dans cette persécution des rares îlots où se transmettent encore les valeurs qui ont fait la grandeur de notre civilisation au regard de la situation générale de l’enseignement public ou privé sous contrat.
Une autre chevalerie naîtra
En 1949 Jean Madiran publiait sous le titre Une autre chevalerie naîtra un appel solennel à sortir du monde clos du mensonge et à renouer avec l’essentiel. Son sévère constat n’a pas pris une ride :
« Sans doute, les hommes sont las et le monde est morne. Tous les phares semblent éteints, sur nous règne une nuit poisseuse ; poisseuse de sang, poisseuse d’hypocrisie, poisseuse de bêtise, poisseuse d’ennui. La vérité est toujours hors la loi, exilée plus que jamais. Mais la vérité reste la vérité : il faut la rétablir, la maintenir et la vivre, pour incarner la nécessité d’un tenace refus, pour accomplir un acte de confiance en l’avenir que Dieu nous réserve pour préparer les voies d’une autre Chevalerie. »
Quand Henri affirme tranquillement : « Ce que j’ai fait tout le monde aurait pu le faire » et « J’ai suivi mon instinct » il témoigne de la puissance d’un système éducatif qui, avec la grâce de Dieu et le rôle déterminant de l’exemple des parents, permet que des vertus, par nature difficiles à acquérir, deviennent comme de secondes natures. Cependant, même la meilleure éducation ne fabrique pas des héros, elle les prépare afin que les âmes à l’instant décisif se révèlent. « Vous n’aurez plus de pouvoir que par la qualité de vos âmes » écrivait Jean de La Varende. Demeure toujours la liberté de faire face ou de se défiler, et donc le mérite personnel de celui qui a été à la hauteur de ce qu’on lui avait transmis.
On a beaucoup traité au siècle précédent de la « banalité du mal ». L’heure ne serait-elle pas venue d’aspirer aussi à la banalité du bien, guidés par la phrase de conclusion de l’ouvrage déjà cité de Jean Madiran :
« Le paysan sur son champ, lorsque monte l’orage continue de tracer son sillon droit devant lui, parce qu’il sait bien qu’il n’a pas d’autre chose à faire que de tracer son sillon, à la grâce de Dieu » ?
Brésil : le président Lula nomme son avocat à la Cour Suprême
Le président Luiz Inácio Lula da Silva a nommé, le 1er juin, son propre avocat, Cristiano Zanin, juge à la plus haute instance judiciaire du pays, le Tribunal suprême fédéral.
Cristiano Zanin, 47 ans, avocat de Lula depuis 2013, a obtenu la libération de l’ex-président en novembre 2019, quand ce dernier était prisonnier après sa condamnation à neuf ans et six mois de détention pour blanchiment d’argent et corruption. Prononcée en 2017 par le juge fédéral de première instance, Sergio Moro, cette condamnation de Lula fut ensuite annulée en 2021 par le tribunal suprême fédéral avec pour argument l’absence de compétence du tribunal de première instance pour juger Lula. En 2021, le même tribunal fédéral suprême déclara que l’action du juge Sergio Moro, devenu ministre de la Justice sous la présidence de Jaïr Bolsonaro, avait été partiale, et toutes les charges contre Lula furent annulées.
En 2005, deux ans après sa première élection, éclate un énorme scandale de pots-de-vin baptisé Mensalão : il s’agissait d’acheter avec des fonds publics les voix de parlementaires prêts à voter les lois du gouvernement pour que ce dernier, minoritaire, puisse disposer d’une majorité de circonstance. Quand l’affaire éclate, elle fait grand bruit et vingt-huit hauts dirigeants du Parti des travailleurs sont condamnés à de longues peines de prison. Puis, en mars 2014, sous la présidence de Dilma Rousseff – en faveur de laquelle Lula a mené campagne- , le scandale Petrobras éclate. Les sous-traitants de Petrobras formaient un « club privé » au sein duquel était désignée la société qui remporterait un appel d’offres, à quel prix, et avec quelle marge à se partager ensuite entre les membres du « Club ».
Qu’auraient dit nos médias si Bolsonaro avait fait la même chose ?
Les éoliennes tuent 1 million d’oiseaux par an aux Etats-Unis
Les éoliennes sont des tueurs de masse :
“L’une des plus grandes associations d’ornithologie au monde, l’American Bird Conservancy, estime qu’un million d’oiseaux, a minima, sont tués par des éoliennes aux États-Unis chaque année. A minima, car les chiffres les plus précis datent de 2012. Des scientifiques avaient alors collecté les cadavres d’oiseaux au pied des éoliennes, notamment à l’aide de chiens renifleurs estimant ainsi que 360 000 oiseaux entraient en collision avec les pales ou les mats chaque année. Mais cette énergie renouvelable a augmenté de 47% depuis dix ans, avec plus de 65 000 éoliennes aujourd’hui. Ils comptent aussi les électrocutions avec les raccordements au réseau supplémentaire et aussi les oiseaux qui ne peuvent plus nicher au sol, dérangés par les installations. Si rien n’est fait d’ici 2030, ce sera cinq millions d’oiseaux par an qui y laisseront des plumes (…)
En 2017, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) estimait qu’en moyenne sept volatiles étaient tués par éolienne et par an. Si on fait la même règle statistique aujourd’hui alors que nous avons environ 8 500 éoliennes, cela signifie que presque 60 000 oiseaux sont tués par an en France, à cause des éoliennes.”
Les Français, lorsqu’on leur demande leur avis, comme nous l’avons évoqué dans cet article récent concernant l’Essonne. Voici l’actualisation des résultats :
Un refus large et clair. Dimanche 11 juin 2023, les habitants de cinq communes rurales du sud de l’Essonne : Abbéville-la-Rivière, Arrancourt, Fontaine-la-Rivière, Marolles-en-Beauce, Saint-Cyr-la-Rivière, se sont prononcés contre un projet d’implantation d’éoliennes sur leur territoire (…)
À l’issue du dépouillement des bulletins, il est apparu que plus de 80 % des votants ont glissé un bulletin « non » dans l’urne.
En 13 ans, plus de 70 référendums locaux ont été organisés sur l’implantation d’éoliennes A l’exception de 6 votes, tous se sont soldés par des refus du peuple. Que la participation lors de ces votes soit faible ou forte, les refus atteignent en moyenne les 78%. Ainsi, en Belgique, 90% des habitants de Honelles viennent de voter contre :
Comme un jour d’élection, les Honnellois et Honnelloises étaient invités à se rendre dans un bureau de vote. Ils devaient répondre à trois questions : premièrement pour ou contre le projet de 11 éoliennes entre Marchipont et Roisin (dossier New Wind), deuxièmement pour ou contre les 5 éoliennes entre Montignies-sur-Roc et Athis (dossier Luminus). Enfin, êtes-vous favorable à l’installation de parcs éoliens sur l’entité de Honnelles jusqu’à la fin de la mandature (fin 2024) ? (…)
En 2013, une consultation populaire avait déjà été organisée sur le même sujet et 73 % des votants s’étaient positionnés contre l’implantation d’éoliennes chez eux. Mais ici, le résultat est encore plus clair. Près de 90 % des Honnellois se disent contre les éoliennes dans leur commune.
« C’est énorme », poursuit le bourgmestre. « On veut implanter des éoliennes dans nos campagnes mais les habitants de la région n’en tirent aucun bénéfice. Je crois que c’est pour cette raison qu’il y a eu autant de non. »
Cela n’empêche pas les media les plus progressistes comme Quotidien de favoriser cette ignominie :
« Il faut qu’on arrive à faire aimer l’éolien à nos concitoyens, sans l'éolien, on ne va pas y arriver » 🌎@cathmacgregor, directrice générale d'ENGIE, est l'invitée de #Quotidien pic.twitter.com/Waa2bNUMKl
— Quotidien (@Qofficiel) June 12, 2023
Alexandra Masson (RN) : NON à l’immigration zéro et OUI au “mariage” pour tous
La députée RN Alexandra Masson préfère l’immigration “intelligente et constructive”.
Elle est en phase avec le projet de loi de Gérald Darmanin et donc avec les éléments de langage d’Emmanuel Macron et de Nicolas Sarkozy. La situation est dramatique. Nous ne sommes plus au début des années 80… L’immigration choisie est un nouvel appel d’air et entraînera une nouvelle série de régularisations en masse. La France n’est plus capable d’accueillir le moindre immigré alors même qu’une grande parie d’entre eux sont au chômage ou inactifs.
.@A_Masson06 député @groupeRN_off affirme que "l'immigration zéro n'est pas crédible" et passe 1 minute à défendre l'immigration des ingénieurs qui arrivent sur nos plages.
Je vous laisse deviner pourquoi elle a publié exactement ZERO extrait de cette interview sur ses réseaux🤷♂️ pic.twitter.com/nLQ4vF0J1h— RN confidentiel (@RNconfidentiel) June 13, 2023
Quant à la loi dénaturant le mariage, sa position est sans appel :

Lyon : un prêtre agressé dans sa paroisse
Lu ici :
il était environ 20h30 quand plusieurs individus ont dégradé le grillage de la paroisse maronite Notre Dame du Liban pour entrer dans le périmètre de la paroisse située rue Berty Albrecht. Ces derniers auraient voulu récupérer un ballon de football qui était tombé de l’autre côté du grillage. De quoi énerver le prêtre, âgé d’une quarantaine d’années, qui a alors décidé de réprimander les intrus.
Mais le ton est monté avec une dizaine de jeunes, le prêtre a rapidement été violemment projeté au sol puis saisi par la nuque. Ce sont des témoins qui ont mis fin à l’agression de l’homme d’église. Des insultes à destination des chrétiens auraient aussi été prononcées par les mis en cause qui ont pris la fuite avant l’arrivée de la police sur place.
