Pacte global pour la famille : le Saint-Siège réaffirme le caractère sacré de la famille, du mariage et de la procréation
Le 30 mai, le « Pacte global pour la famille » a été présenté dans la Salle de presse du Vatican. Un document qui réaffirme le caractère sacré de la procréation, loin des délires récents de l’Académie pontificale pour la vie sur la procréation médicalement assistée et la contraception. Ceux qui pensaient que l’encyclique Humanae Vitae promulguée en 1968, était enterrée en sont pour leurs frais. Le Saint-Siège publie un texte qui réaffirme l’enseignement traditionnel de l’Eglise en matière de contraception et de contrôle des naissances. Ce document tire la sonnette d’alarme sur la baisse du taux de natalité, et s’inquiète de la promotion faite aux méthodes de procréation médicament assistée, que l’Eglise considère comme « moralement inacceptables ».
Le document encourage les couples infertiles à envisager l’adoption, exhortant les universités et les centres de recherche catholiques à promouvoir cette option, afin d’éviter le recours aux méthodes de reproduction artificielle, immorales.
Le Pacte promeut l’idéal du mariage chrétien, souhaite que les époux aient des familles nombreuses, propose aux écoles et aux parents de former avec un esprit chrétien les adolescents aux mystères de la vie et à la maîtrise de leur propre corps : des vérités de base pour des catholiques convaincus, mais qu’il est heureux d’entendre dans la période de confusion que traverse l’Eglise.
L’Etat a aussi son rôle à jouer, souligne le document, lui enjoignant de mener une politique familiale digne de ce nom, en accompagnant économiquement, par des baisses ou des crédits d’impôts, les couples récemment mariés.
La question des couples traversant des difficultés de toute sorte est abordé, afin de trouver des moyens concrets pour éviter le fléau du divorce.
L’enracinement dans une tradition vivante
De Victor Aubert, sur Academia Christiana :
[…] Que signifie le fait que plus de 16.000 pèlerins – d’une moyenne d’âge de 21 ans – marchent durant trois jours, de Paris à Chartres, au sein d’un pèlerinage où est célébrée la messe dans la forme extraordinaire du rite romain (messe traditionnelle ou de St Pie V) ?
A première vue, on pourrait se dire que 16.000 pèlerins représentent peu en comparaison des 30.000 fêtards du Tecknival 2023, des 10% des Français qui se déclarent LGBTQ+, ou de confession musulmane.
Seulement, est-il raisonnable de comparer un pèlerin à un festivalier, à une personne sondée anonymement ou à un statistique tirée d’une étude sociologique ? Marcher de Paris à Chartres suppose une forme d’engagement a priori plus profonde, et c’est de cela dont il est question.
Ce phénomène est difficilement quantifiable mais il est perceptible pour l’observateur attentif qui fréquente un tant soi peu cette jeunesse chrétienne de 2023. Je ne dispose d’aucune étude statistique, mais j’ai marché au milieu de jeunes âgés d’une douzaine d’années de moins que moi, et c’est cette même génération que je retrouve lors des évènements d’Academia Christiana.
Que se passe-t-il ? De nombreux baptêmes de jeunes adultes, beaucoup de retour à la pratique religieuse, des jeunes totalement étrangers au monde de la tradition qui s’en approchent sans pré-jugés ni outrance. Mais ce sont aussi des jeunes qui s’engagent : chefs scouts, maraudes auprès des sans abris, volontaires chez SOS Chrétiens d’Orient, recherche de métiers et d’engagements qui ont du sens… Ce n’est sans doute pas si anecdotique que cela, il semble qu’il y ait une lame de fond, silencieuse. Que chaque année les baptêmes et les retours à la foi soient d’autant plus nombreux et qu’ils s’accompagnent d’un changement intégral dans la vie de ces convertis.
Il y a des raisons d’espérer.
Cette jeunesse qui a marché vers Chartres n’a pas vécu les combats qui ont animé l’Eglise depuis les années 70. La plupart sont étrangers aux querelles de chapelles et aux disputes théologiques. Sur le plan spirituel, leur principal souci est avant tout la recherche d’un discours qui ne soit pas vide de tout contenu, ils sont attirés par les prédications dans lesquelles on accorde la place principale au fond et au sens. Ils se détournent des discours creux où l’on ressasse des paroles totalement travesties, là où amour et tolérance ne sont que des mots, érigés en principes, étrangers à la vérité, la force et la justice. Ils ne veulent pas de cet ersatz de christianisme dans lequel les clercs et les « dames caté » se confondent avec les ONG sans frontieristes.
On aura tôt fait de les affubler de qualificatifs méprisants « catholiques-identitaires », « rétrogrades ». Mais il est trop facile de dénigrer ce qu’on se refuse à comprendre. Pour côtoyer quotidiennement cette génération, je constate bien souvent que leur foi ne se limite pas à un attachement superficiel pour des signes extérieurs. S’ils aiment la liturgie traditionnelle, ce n’est ni par nostalgie (nostalgie de quoi, lorsqu’on est né en 2002 ?) ni par mépris de qui que ce soit, mais parce qu’ils y ont trouvé une aide pour nourrir leur vie spirituelle, un escabeau vers le Ciel.
Ce phénomène générationnel démontre encore une fois la pertinence de l’axiome bien connu : « le déracinement déracine tout, sauf le besoin de racines ». Ces jeunes ne sont pas crispés, ils ne veulent pas revenir en arrière, ils éprouvent un besoin de l’âme ; celui de l’enracinement dans une tradition vivante. Ces jeunes semblent avoir pressenti que toutes les promesses de la modernité mènent au néant et au malheur. La liberté sexuelle a conduit à la misère du désir et la solitude du divorce, l’hédonisme consumériste au repli sur soi et à la tristesse, l’ouverture au monde au mépris de soi et à la violence multiculturelle.
Ce qu’il faut espérer, maintenant, c’est que cette jeunesse sera à la hauteur des défis qui seront les siens, il faut qu’elle persévère, qu’elle conserve son enthousiasme à travers un engagement durable et fécond dans les sentiers parfois difficiles qui mènent à la vérité, au don de soi, au bien commun et ultimement au Christ.
Henri : “Cette jeunesse vue au pèlerinage de Chartres notamment refera le pays”
Henri, le héros au sac à dos d’Annecy, a répondu à France catholique de manière un peu plus profonde que lors des interviews radio ou télévision. Extraits :
Avec du recul, comment percevez-vous votre présence sur les lieux de l’attaque à Annecy ?
Je suis de plus en plus convaincu qu’il n’y a pas de hasard. Le Bon Dieu voulait que je sois là, au bon endroit, au bon moment comme si cela était téléguidé. Plusieurs indices me font penser que j’étais entre les mains de la Providence. Je n’aurais pas dû m’arrêter à Annecy. Or j’y suis resté un jour et demi. Ensuite, j’ai flâné le long du lac, puis je me suis assis sur un banc. Pourquoi ? Je ne le sais pas… Tout comme je ne peux donner aucune explication au fait que j’ai pris le chemin de droite plutôt que celui de gauche. Pour moi, l’effroyable attaque est porteuse d’un message très symbolique : un demandeur d’asile syrien sombrant dans la folie et frappant des enfants et un pèlerin catholique qui agit. Je prie pour que tous les hommes politiques en tirent les leçons.
Où avez-vous trouvé la force d’agir ? Dans votre foi et votre éducation chrétienne ?
La foi est quelque chose de mystérieux que j’ai reçu au baptême et j’ai grandi dans le creuset catholique, mais mon ancrage familial est très important. J’ai la chance de venir d’une famille très engagée militairement au service de la France du côté paternel, et d’être issu du côté maternel d’une noblesse de campagne avec un grand-père toujours maire en exercice d’une commune. Ce dernier m’a toujours dit : « La plus belle seigneurie est la seigneurie de soi-même. » Le scoutisme m’a nourri de l’idéal chevaleresque et ma famille m’a irrigué de l’histoire de France.
Comment priez-vous ?
Je loue Dieu sur le chemin des cathédrales et j’aime beaucoup chanter. Je suis aussi très attaché à la prière du rosaire. Prendre le temps de dire 150 fois « Je t’aime » à la Vierge Marie, cela signifie qu’on l’aime encore plus. Ce n’est pas seulement un « coucou maman » à la manière d’un enfant quand il part à l’école, il s’agit plutôt de passer du temps avec elle afin de lui porter une véritable attention (…)
Avez-vous le sentiment d’être devenu un modèle de chrétien engagé ?
Non, je ne suis pas un modèle mais j’ai la certitude d’appartenir à une jeunesse qui n’est pas en voie de disparition. Bien au contraire ! Cette jeunesse vue au pèlerinage de Chartres notamment refera le pays. En 1980 au Bourget, saint Jean-Paul II avait proclamé : « France, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Cette jeunesse est en train de lui répondre de deux façons et j’essaie d’en témoigner humblement : il est temps de relever la tête, de la tourner vers la grandeur et de ne plus subir et, enfin, il est urgent de dire au monde que nous allons nous battre pour le Christ. Depuis le drame d’Annecy, je ne me sens pas investi d’une mission mais je sais que je dois faire passer un message : à partir du moment où on s’ouvre aux grandes et belles choses, l’âme agit et résiste.
Rien n’est le fruit du hasard effectivement. Cette agression ignoble permet donc d’offrir au plus grand nombre ce magnifique témoignage de foi et de courage, qui doit devenir un véritable détonateur spirituel et intellectuel pour les catholiques de France.
Ce n’est pas un hasard non plus que ce Syrien se soit paradoxalement proclamé chrétien. Cela a évité de déplacer le débat sur le plan de l’islamisation et du terrorisme, dont les multiples exemples se multiplient par ailleurs. Cela a surtout permis d’expliquer en quoi spirituellement ce Syrien ne peut pas être chrétien. Nous sommes là dans le vrai combat entre le Bien (le Christ), représenté ici par l’action inspirée de Henri, et le mal (le diable), représenté ici par l’action de ce Syrien.
Silvio Berlusconi, l’homme de l’union des droites italiennes, RIP
L’ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi, 86 ans, est mort lundi. Il souffrait d’une leucémie chronique. L’Italie observera une journée de deuil national mercredi, jour des obsèques de l’ex-chef de gouvernement, qui auront lieu à la cathédrale de Milan à 15 heures.
Entré en politique en 1994, celui qui a fondé le parti Forza Italia, actuel partenaire du gouvernement de coalition de Giorgia Meloni, a été président du Conseil italien pendant neuf ans au total (1994-1995, 2001-2006 et 2008-2011), mais il a dominé la politique italienne pendant une vingtaine d’années. Milliardaire, magnat des médias, à la tête de la holding familiale Fininvest, qui comprend des chaînes de télévision (MediaForEurope), des journaux et les éditions Mondadori, fan de football, Silvio Berlusconi a présidé pendant 31 ans l’AC Milan.
Giorgia Meloni a salué “l’un des hommes les plus influents de l’histoire de l’Italie”.
“Silvio Berlusconi était avant tout un battant. C’était un homme qui n’avait pas peur de défendre ses convictions et c’est précisément son courage et sa détermination qui ont fait de lui l’un des hommes les plus influents de l’histoire de l’Italie”.
Le président russe Vladimir Poutine, parmi les premiers à réagir, a salué une “personne chère” et un “vrai ami” doté d’une “énergie vitale incroyable”, louant son “optimisme” et son “sens de l’humour”.
Le pape François, lui-même hospitalisé, a salué le “tempérament énergique” de l’ancien Premier ministre italien. Le pape a fait part de son “soutien” à la famille, et l’a qualifié de
“protagoniste de la vie politique italienne qui a assumé des responsabilités publiques avec un tempérament énergique”.
Contrairement à la droite molle française, Silvio Berlusconi n’a pas eu peur de s’allier à droite. Quand il se lance en politique en 1994, alors que le système politique dominé jusque là par la Démocratie chrétienne et le Parti communiste s’effondre, Berlusconi choisit de faire alliance avec la Ligue du Nord, alors régionaliste, et Alliance nationale, un parti issu du fascisme. Cet accord fait qu’il n’y a pas d’interdit politique et moral aujourd’hui. À l’époque, cela avait déclenché d’énormes polémiques à gauche et au centre. Silvio Berlusconi a souligné que, grâce à lui, ces formations se sont déradicalisées. Giorgia Meloni, alors élue député d’Alliance Nationale, fut nommée ministre pour la Jeunesse du gouvernement dirigé par Silvio Berlusconi en 2008. Aujourd’hui, c’est elle qui dirige le pays.
Pourquoi prier saint Antoine de Padoue ?
Le mardi 13 juin, l’Eglise fête saint Antoine de Padoue. Ce saint portuguais fait l’objet d’une très forte dévotion chez les catholiques. Grand théologien, il est un des docteurs de l’Eglise. Si sa spiritualité franciscaine inspire de nombreux chrétiens, c’est aussi pour ses miracles et ses grâces du quotidien qu’il est tant prié.
Saint Antoine, le thaumaturge : Durant sa vie, saint Antoine permit de nombreuses guérisons et miracles. Ceux-ci continuèrent après sa mort, tant et si bien qu’il fut canonisé seulement 11 mois après sa mort. Nous aussi, nous pouvons confier nos prières et nos demandes, même désespérées, à ce grand saint, appelé aussi “le saint aux miracles”.
Saint Antoine, qui retrouve ce qui est perdu : Ayant retrouvé des manuscrits disparus dans une grotte, frère Antoine est devenu le saint à qui nous confions ce que nous avons égaré : un objet, une personne, notre espérance … Avec confiance, nous pouvons lui demander de nous aider à retrouver ce qui nous manque tant.
Saint Antoine, patron des amoureux : Que l’on cherche l’âme sœur, que l’on souhaite raviver un amour perdu, que l’on veuille fortifier notre couple, saint Antoine accueille les peines et les espérances du cœur.
En ce mois de juin, à travers une treizaine (le 13 étant le chiffre de saint Antoine, nous pouvons le prier 13 jours durant, plutôt que les neuf jours associés à une neuvaine traditionnelle) ou les litanies de saint Antoine, n’hésitons pas à prier ce grand saint, si proche de nous.
Alice Ollivier pour Hozana.org
C’est officiel : interdire l’abaya n’est pas islamophobe…
En effet, le Conseil français du culte musulman affirme lundi 12 juin que l’abaya n’est pas un signe religieux.
« Nous sommes dans le droit de nous interroger sur l’autorité qui, dans notre République laïque, a décrété que l’abaya (longue robe traditionnelle couvrant le corps, N.D.L.R.) est un signe religieux musulman. » « Pour nous, ce vêtement n’en est pas un ».
« Dans la tradition musulmane, que nous défendons, un vêtement quel qu’il soit n’est pas un signe religieux en soi. Il suffit de parcourir les pays à majorité musulmane pour se rendre compte que les citoyens de ces pays, de toutes confessions, ne sont pas distinguables par les vêtements qu’ils portent ».
Dans une circulaire publiée par l’Éducation nationale en novembre dernier, les abayas sont considérées – comme les bandanas et jupes longues, également cités – comme des tenues pouvant être interdites si elles sont « portées de manière à manifester ostensiblement une appartenance religieuse ».
L’extrême-gauche a encore frappé
Ce matin, le portail de Livres en famille à Préchac a été retrouvé ainsi :

Les gendarmes ont constaté qu’un des voisins avait lui aussi été tagué sur sa palissade en bois.

Depuis septembre 20222, c’est la troisième fois qu’ils appellent la gendarmerie (départ de feu sous le portail en septembre, dégradations de la voiture et la façade lors d’Halloween) et déposent plainte.
Chronique des cinglés
Le maire de Paris, Anne Hidalgo, va mettre en place un groupe de travail sur la « cohabitation » avec les rats, a indiqué son adjointe à la santé. L’article ne date pas du 1er avril mais du 9 juin dernier.
« La question de la cohabitation se pose », a déclaré lors du Conseil de Paris Anne Souyris en réponse à une question du maire du 17e arrondissement Geoffroy Boulard, qui lui demandait « un plan plus ambitieux de lutte contre la prolifération des rats ».
« Nous avons décidé, avec Madame la maire, ces derniers temps, de faire aussi un comité sur la question de […] cette cohabitation », dans l’objectif « d’être à la fois le plus efficace et de faire en sorte que ça ne soit pas insupportable pour les Parisiens ».
Outre l’achat « de milliers de nouvelles poubelles » et de pièges « quand on ne peut pas faire autrement », la mairie mise aussi sur « la prévention » et « la verbalisation » des habitants, car l’abandon de déchets au sol « est la cause majeure de la multiplication et de l’extériorisation des rats ».
L’élue écologiste Douchka Markovic, qui avait demandé à privilégier le terme « surmulots », moins péjoratif selon elle, a souligné qu’ils étaient « utiles » dans leur écosystème et dénoncé une « peur anormale, injustifiée » des rats.
Persécution LGBT contre le directeur d’un établissement catholique
Le parquet de Compiègne a ouvert samedi dernier une enquête pour « discrimination », « injures » et « provocation à la haine », visant le directeur de l’établissement Jean-Paul II, suite à une réunion qui date de décembre dernier.
Lors de cette rencontre entre le directeur de l’établissement et plusieurs professeurs, en décembre 2022, le directeur de l’établissement aurait notamment déploré que « l’homosexualité dans notre société (soit) trop banalisée » et aurait déclaré que « l’homosexualité n’est pas l’avenir de l’humanité ». Pas de quoi s’offusquer…
Un collectif a publié un communiqué, dans lequel il est écrit :
« L’académie a pris la mesure des dérives de la direction et les a mises en lumière ». « Si le chef d’établissement n’est pas poursuivi, nous pensons qu’il restera en poste malheureusement. Nous espérons que la tournure prise par les événements le forcera à (…) mettre en sourdine sa détestation décomplexée des homosexuels et de l’IVG. »
L’établissement de 3 200 élèves se trouve sous l’étroite surveillance de l’académie qui a restitué, vendredi, les conclusions de son rapport effectué dans le cadre d’une inspection académique en avril. Nous avions relayé le fait que le directeur a courageusement évité la propagande LGBT et abortive auprès des élèves. Un établissement catholique a-t-il le droit de rester catholique ?
Incendie hier soir devant l’église Saint-Gabriel, dans le 20ᵉ arrondissement à Paris
Le feu, qui a pris le long d’un mur extérieur de l’église, a été maîtrisé par les sapeurs-pompiers. Aucune victime n’est à déplorer. Une enquête a été ouverte.
PARIS : Incendie ce soir à l'église Saint-Gabriel, dans le 20ᵉ arrondissement. (@Gnagnagna8) pic.twitter.com/nmH5q0svvr
— Infos Françaises (@InfosFrancaises) June 12, 2023
Un incendie sévit à l’église St Gabriel de Paris 20. Les policiers de la BAC Paris Centre viennent d’extraire et sauver une femme bloquée à l’intérieur de cette église en feu. Bravo et merci aux courageux collègues. Bon rétablissement à la dame. Bon courage aux soldat du feu. pic.twitter.com/wkMvulaJpn
— Linda Kebbab (@LindaKebbab) June 12, 2023
🔴 un incendie est en cours paris 20. Incendie à l’#Eglise #saintgabriel👨🚒🚒 pic.twitter.com/OGZ9fMvdbq
— 🅛🅐🅤🅡🅔🅝🅣 🅗 (@Haverim_) June 12, 2023
Le porte-parole de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris indique :
“C’est un important amas de détritus qui a pris feu pour des raisons encore inconnues”. “Cet amas se trouvait le long du côté nord de l’église. Il y avait environ 100 mètres carrés de détritus divers et variés, avec des barrières”.
“Une œuvre de fidélité et de résistance dans une Eglise plongée dans une crise qui est d’abord doctrinale”
📣 « Nous resterons fidèles à ce que nous sommes, un pèlerinage traditionnel de Chrétienté, une œuvre de fidélité et de résistance dans une Eglise plongée dans une crise qui est d’abord doctrinale, qu’elle doit admettre et regarder en face. »#NDC2023 pic.twitter.com/0VTtXV7UGD
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 12, 2023
Discours de Jean de Tauriers, Président de Notre-Dame de Chrétienté, aux Courlis, dimanche de Pentecôte 28 mai :
Chers amis pèlerins,
Rendons grâce à Dieu ! Remercions Le pour ce beau dimanche de Pentecôte où nous avons la joie de pouvoir assister à la Sainte Messe avec ce magnifique thème de l’Eucharistie, salut des âmes.
Nous avons eu une année sans Covid, un beau soleil sur le pèlerinage … et ces derniers mois pas de nouveaux rescrits ou motu proprio romains … du moins à la minute où je parle.
Votre nombre nous impressionne. Nous avons même dû fermer les inscriptions pour la première fois cette année.
J’ai une pensée toute particulière pour nos amis pèlerins rwandais, espagnols, argentins, américains et australiens qui ont lancé des pèlerinages de chrétienté dans leurs pays. Autour du triptyque ‘Tradition, Chrétienté, Mission’, des pèlerins marchent désormais partout dans le monde et tout au long de l’année. Nous saluons chaleureusement leurs représentants présents cette année avec nous. Je fais le vœu que ces pèlerinages se multiplient dans les années qui viennent. Notre-Dame de Chrétienté continuera à soutenir toutes les initiatives qui pourront se créer.
Chers pèlerins, je voudrais vous proposer trois intentions de prières dans vos chapitres : d’abord, je vous demanderai de prier pour Notre-Dame de Chrétienté, je vous demanderai ensuite de prier pour le repos de l’âme de Benoît XVI et enfin pour nos familles, nos écoles et la défense de la vie avant les nouvelles lois qui se préparent en France.
Vous savez que depuis le motu proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 notre pèlerinage, et tous les prêtres attachés à célébrer le rite tridentin, subissent de nombreuses pressions.
Il nous est demandé de ‘normaliser’ notre pèlerinage, c’est-à-dire en clair d’adopter la liturgie Paul VI pour ‘être en communion avec l’Eglise’.
Je pensais naïvement qu’être en communion signifiait avoir la même foi. Ce n’est pas suffisant, semble-t-il.
La messe latine tridentine de l’Eglise catholique, la messe de nos saints, la messe de nos familles, de nos maîtres et, pour beaucoup d’entre nous, la messe de notre conversion, ne correspondrait donc pas à la nouvelle théologie ?
Toutes les demandes pressantes que Notre-Dame de Chrétienté supporte ne sont que le reflet de ce que vous subissez dans de nombreux diocèses, particulièrement en France, où les besoins spirituels des familles sont trop souvent ignorés.
Des baptêmes, des confirmations, des mariages, des enterrements sont refusés dans la forme traditionnelle et des catéchismes sont parfois interdits.
Comment peut-on refuser les grâces sacramentelles qui apportent Dieu et le salut aux âmes ?
La situation est pourtant bien connue : les églises, les séminaires, les catéchismes sont vides, les connaissances élémentaires de la foi catholique sont trop souvent ignorées.
Voilà les raisons de notre choix de paroisses traditionnelles. Ces raisons sont évidentes pour les « catholiques du bas » que nous sommes et pourtant elles demeurent incomprises de nos autorités ecclésiales.
Trop d’écoles catholiques dites sous contrat n’ont plus de « catholiques » que le nom. Elles enseignent maintenant parfois le wokisme ou l’idéologie transgenre.
Que nos autorités ne s’étonnent pas de voir les familles catholiques ferventes se presser au pèlerinage de Chartres.
Chers amis, ne soyons pas inquiets, nous ne sommes pas seuls, la plupart des catholiques pratiquants partagent nos constats, s’en inquiètent et nous soutiennent.
Les communautés célébrant la liturgie tridentine sont pour la plupart issues de l’ex commission Ecclesia Dei. Je rappelle qu’elles sont nées de la promesse d’un pape canonisé, Jean-Paul II, et d’un préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Josef Ratzinger. En 1988, Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger se sont engagés à ce que les communautés traditionnalistes trouvent toute leur place dans l’Eglise et je cite leurs propres mots « comme elles sont », c’est-à-dire sans changement, sans adaptation et je ne sais quelle ‘normalisation’.
Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger ont donné leur parole pour que nous régularisions notre situation canonique et nous leur avons fait confiance, il y a 35 ans.
Nous ne ‘normaliserons’ pas demain notre pèlerinage. Nous resterons fidèles à ce que nous sommes, un pèlerinage traditionnel de chrétienté, une œuvre de fidélité et de résistance dans une Eglise plongée dans une crise qui est d’abord doctrinale, qu’elle doit admettre et regarder en face.
Nous savons que la réforme de l’Eglise commence par notre conversion personnelle et nous y travaillons avec la grâce de Dieu sur les routes de Chartres par nos prières et tous nos efforts.
Je vous invite à vous tenir au courant de l’actualité en suivant notre site.
Ecrivez à vos évêques, rencontrez-les pour leur donner les raisons de vos choix. N’oubliez pas de les remercier quand ils ont le courage de respecter les promesses de Saint Jean-Paul II et du cardinal Ratzinger.
Comme deuxième intention, je vous demande de prier pour le repos de l’âme de Benoît XVI, rappelé à Dieu le 31 décembre 2022. Je voudrais répéter ses mots de 2005 qui résument ce que nous entendons justement par ‘crise doctrinale’.
Je le cite : « Posséder une foi claire, selon le Credo de l’Eglise, est souvent défini comme du fondamentalisme… L’on est en train de mettre sur pied une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs ».
Enfin, comme troisième intention, je vous demanderai de prier pour que nos nations se convertissent et défendent la vie, la famille et l’éducation catholique. Vous le savez, Notre-Dame de Chrétienté a toujours cherché à promouvoir la Doctrine Sociale de l’Eglise. Derrière le mot de chrétienté, nous voulons défendre la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus Christ.
Notre état laïcardisé, sans Dieu ni Maître, croit pouvoir décider de la vie, de la famille et de l’éducation. De sordides calculs politiciens font maintenant de l’avortement et de la fin de vie des enjeux électoraux.
Comme Soljenitsyne, nous disons que « le découragement ne passera pas par nous ». Nous sommes des pèlerins, des militants catholiques courageux, entêtés !
Nos combats, nos sacrifices d’aujourd’hui et d’hier, nos prières sur les chemins de Beauce feront les victoires de demain si Dieu le veut.
Comme chaque année, je me permets de faire appel à vos bonnes volontés. Le pèlerinage fait travailler toute l’année une armée de bénévoles qui se dévouent pour que les trois jours se passent le mieux possible.
Certains de nos amis ont donné des dizaines d’années de week-ends de Pentecôte à Notre-Dame de Chrétienté. La complexité de certains postes impose un engagement dans la durée, nous avons besoin de vous : des cuisines au service d’ordre, de la communication au montage des tentes, de l’encadrement d’un chapitre à la formation, vous trouverez à Notre-Dame de Chrétienté le métier de vos rêves pour vos prochains week-ends de Pentecôte.
Le testament spirituel de l’abbé Gordien est à lire attentivement pour notre édification. Je laisse à votre méditation ses mots sur le sacerdoce du prêtre : « Je n’ai jamais regretté un seul instant d’avoir répondu oui au Seigneur qui m’a comblé de ses grâces à travers mon ministère. Quel don inestimable que celui d’être prêtre de Jésus- Christ ! »
Notre-Dame de Paris, priez pour nous, Notre-Dame de Chartres, priez pour nous, Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous
Consulter les Français sur les éoliennes par référendum montre qu’ils sont contre !
Cinq villages viennent de consulter leurs administrés sur une future implantation d’éoliennes. Bravo aux élus qui tiennent compte de l’avis de leurs électeurs. A quand des référendums sur la répartition des migrants ? :
Les électeurs des 5 villages d’Abbéville-la-Rivière, Arrancourt, Fontaine-la-Rivière, Marolles-en-Beauce et Saint-Cyr-la-Rivière sont invités aux urnes ce dimanche 11 juin pour se prononcer sur d’éventuelles futures implantations d’éoliennes.
Ces derniers mois, les villages situés le long de l’Eclimont ont été sollicité à de nombreuses reprises par des porteurs de projets souhaitant créer des parcs éoliens sur le territoire.
L’entreprise Energie éolienne solidaire a ainsi sollicité les communes sur de possibles projets, allant de 5 à 7 éoliennes, et pouvant être implantés sur les plateaux de part et d’autres de la RD721. En amont d’un éventuel dépôt de projet, des réunions d’informations avaient été organisées dans les villages, des consultations où ont pu se faire entendre les voix s’opposant aux projets.
Les élus des 5 villages ont donc décidé, sur ce sujet sensible, d’organiser une consultation citoyenne afin de donner la parole à l’ensemble de la population. La question posée aux habitants est la suivante: Souhaitez-vous que la municipalité donne un avis favorable aux projets éoliens sur les zones concernées par votre commune. Une question à laquelle les habitants sont invités à répondre par Oui ou par Non.
« Si le Conseil municipal s’engage à tenir compte du résultat de cette consultation dans ses délibérations ultérieures, il faut rappeler que ce scrutin n’est que consultatif», souligne Christelle Deloison, maire de Saint-Cyrla-Rivière. « Le résultat de cette consultation aura plus de poids si la participation est importante», rappelle de son côté Eric Meyer, maire d’Abbéville-la-Rivière.
Les premiers résultats sont sans appel avec une participation importante :
🔴🗳️🇨🇵 Large rejet d'éoliennes dans l'Essonne, selon les premiers résultats dans 4/5 communes
Arrancourt ⛔ Non à 75% (Part. 69,2%)
St-Cyr-la-Rivière ⛔ Non à 83,7% (Part. 39,5%)
Marolles-en-Beauce ⛔ Non à 90,8% (Part. 40,9%)
Abbéville-la-Rivière ⛔ Non à 88,5% (Part. 56,2%) https://t.co/mHJmmY1Lex— Paul Cébille (@Ellibec) June 12, 2023
Il y a tellement de points communs entre ce sujet et celui de l'immigration dans la façon dont une minorité cynique nous impose contre notre volonté et sans contrepartie une dévalorisation de notre qualité de vie. Ce sont des méthodes mafieuses. https://t.co/duPGmqZUar
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) June 12, 2023
L’écroulement du niveau scolaire en deux vidéos
La première date de quelques jours : plutôt que d’élever le niveau, il faut niveler par le bas et supprimer l’orthographe et les dictées.
« Il y a que la France qui fait des dictées ! C’est une sorte de délire national » ✍️@neveux_julie, membre du collectif « Les Linguistes atterrées », remet les points sur les i chez #Quotidien pic.twitter.com/hZqE7DH3dk
— Quotidien (@Qofficiel) June 9, 2023
La deuxième date de 2004 et l’on peut voir les professeurs d’aujourd’hui en formation.
Reportage de 2004 sur la formation des profs. 19 ans plus tard c'est la cata, vous comprendrez vite pourquoi. pic.twitter.com/vCpRgmZP4r
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) June 11, 2023
Une preuve scientifique et médicale du Grand Remplacement
D’autres, moins pessimistes, parleront de mondialisation ou d’invasion migratoire…mais le résultat est là. Lu sur France 24 et le choix de l’affiche n’est pas anodin :
La drépanocytose est une maladie génétique grave venue principalement d’Afrique dont le nombre de cas a augmenté de plus de 50 % en dix ans sur le territoire français en raison des mouvements de population. À l’occasion de la journée mondiale de cette pathologie, fixée le 19 juin, médecins et responsables associatifs appellent à multiplier les campagnes de sensibilisation et les dépistages pour réduire sa propagation.
Peu connue du grand public, la drépanocytose est pourtant la maladie génétique la plus fréquente dans le monde. À l’origine, la maladie touchait principalement le continent africain considéré comme l’un des foyers originels de la pathologie. Mais avec les mouvements migratoires, tous les pays sont aujourd’hui touchés par le fléau.

Bernard Carayon (LR) appelle les maires à refuser les migrants
Dans une lettre ouverte, le maire LR de Lavaur dans le Tarn, et ancien député, appelle les maires à refuser la répartition des migrants décidée unilatéralement par l’Etat. la nouvelle maire de Saint-Brevin devrait l’écouter :
Si le préfet du Tarn a renoncé à l’ouvrir pour apaiser les tensions, sa décision de répartir finalement la cinquantaine de migrants initialement destinés à Réalmont dans les communes tarnaises dont l’édile en ferait la demande ne trouve aucune grâce aux yeux du maire de Lavaur Bernard Carayon.
Dans une lettre ouverte adressée aux maires du Tarn le 9 juin, ce dernier estime que « l’État transfère, avec hypocrisie, sa responsabilité sur nous. Il nous place désormais en première ligne d’une politique dont on mesure, hélas, chaque jour, les avatars ».
« Plus nous serons nombreux à opposer un veto à ce transfert de la responsabilité de l’État, plus nous serons forts », affirme le premier magistrat vauréen et président de LR 81, qui invite ses collègues à lui faire part de leur refus. Et de s’interroger: « Serons-nous pénalisés financièrement par l’État si nous n’accompagnons pas cette politique ? Ses services seront-ils plus tatillons à l’égard des récalcitrants ? »
Soulignant que « plus de 75 % des Français exigent que le gouvernement mette un terme à l’immigration de masse », Bernard Carayon note que le lien de cette dernière « avec la délinquance et la criminalité vient d’être reconnu par le ministre de l’Intérieur et le préfet de police de Paris : un lien ancien et direct, tenu longtemps confidentiel, mais que tous les acteurs publics connaissent bien. Chaque jour nous en fournit, en France, une triste et parfois dramatique illustration ».
Et d’affirmer: « Si dans votre commune s’observe une montée des actes de délinquance ou des réactions, hélas, épidermiques de rejet des migrants, c’est vous et non l’État que vos concitoyens rendront responsables de cette situation ».
Voici un nouveau point commun avec Reconquête! et le RN. A quand un programme commun des droites ?


L’infamie d’un “journaliste” de 20 Minutes
Après celle de BFM contre SOS Chrétiens d’Orient, voici l’attaque abjecte de Xavier Régnier contre Henri, le héros au sac à dos, mais aussi contre l’hebdomadaire l’Homme Nouveau, qui est un hebdomadaire catholique tout simplement. Leur haine est tellement forte qu’ils ne se rendent même plus compte de leur perte définitive de crédibilité :
Mais si « le héros médiatique, comme toute figure héroïque, est parfait » au départ, indique Virginie Spies, Henri n’en reste, tel Batman, pas moins un humain… avec son passé, son côté sombre et ses éventuelles casseroles. Le jeune homme, au discours bien rodé et presque prédicateur, a été alternant pour le journal d’extrême droite L’homme nouveau, dont le rédacteur en chef adjoint Odon de Cacqueray assure qu’Henri a été « formé et éduqué pour réagir à ce genre de situation ».
Le Grand Sacre d’Angers : une procession traditionnelle relancée par la FSSPX
Après la Fête-Dieu, les catholiques célèbreront dimanche la fête du Sacré-Coeur. La fraternité sacerdotale Saint-Pie-X en Anjou invite le 18 juin tous ceux qui le souhaitent à participer au renouveau du Grand Sacre, cette grande procession eucharistique qui fût un évènement religieux majeur de la ville d’Angers durant des siècles.
L’abbé Louis Pieronne a été interrogé par Thomas Cauchebrais sur RCF :
Bruno Le Maire, spécialiste de l’effacement de la dette…
Malheureusement, il ne s’agit pas de la dette française de 3 000 milliards mais d’une partie de celles de son micro-parti de la primaire de 2016 :
“Une enquête préliminaire a été ouverte le 2 juin dernier afin de déterminer si le microparti de Bruno Le Maire a bénéficié de dons illégaux pour la primaire de la droite de 2016, via des factures de prestataires non payées (…) Bruno Le Maire avait connu un échec cuisant à la primaire de droite, en arrivant en cinquième position avec 2,4 % des voix. Le chef de Bercy avait ensuite connu des difficultés pour éponger ses dettes, malgré des appels aux dons.
Selon Mediapart, le microparti avait récolté 2 millions d’euros. Et plus d’une dizaine de factures de prestataires non réglées seraient donc questionnées. Les plus grosses dettes annulées proviennent notamment de deux spécialistes de la communication politique. Experian aurait annulé sa dette à hauteur de 24 990 euros, et Catch Digital Strategy à 9 000 euros. Le microparti avait été interrogé par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).
Lors de son audition, « Avec BLM » avait expliqué que les dettes avaient été annulées en raison du dépassement du délai de prescription légal de cinq ans.”
Si seulement nous pouvions annuler les dettes de la France supérieures à 5 ans…
Pour la première fois depuis son indépendance, l’Algérie a le PIB par habitant le plus faible du Maghreb
Lu sur le CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone) :
Selon les données de la Banque mondiale, le PIB par habitant de l’Algérie s’établissait à 3 691 dollars en 2021, dernière année pour laquelle les statistiques sont disponibles, contre 3 807 dollars pour la Tunisie et 3 795 dollars pour le Maroc, qui avait jusque-là toujours occupé la dernière place parmi les trois pays du Maghreb, depuis leur indépendance.
Une économie très en retard…
En dépassant l’Algérie, le Maroc et la Tunisie ont ainsi réalisé une remarquable performance, vu leurs faibles richesses naturelles en comparaison avec leur voisin, un des principaux producteurs mondiaux d’hydrocarbures. Premier producteur africain de gaz naturel et troisième pour le pétrole, l’Algérie a en effet extrait 101 milliards de mètres cubes de gaz naturel en 2021 et un peu plus de 900 mille barils de pétrole par jour au cours de la même année, soit respectivement 53 fois et 24 fois plus que la Tunisie, dont les maigres richesses en la matière sont pourtant, elles-mêmes, considérablement supérieures à celles, quasi nulles, du Maroc. La production marocaine en hydrocarbures est si insignifiante, que le pays n’a produit, par exemple, qu’environ 250 barils de pétrole par jour en 2021, soit environ 3 600 fois moins que l’Algérie, 150 fois moins que la Tunisie… et même 52 fois moins que la France, réputée être un pays sans pétrole (seulement 13 mille barils par jour).
Cette évolution résulte des politiques économiques inefficaces suivies par l’Algérie depuis son indépendance et la montée en puissance de sa production d’hydrocarbures, alors que le pays était de loin le plus développé du Maghreb, et même de l’ensemble du monde arabe, grâce aux nombreuses et modernes infrastructures construites et laissées par la France (qui avait dépensé dans les pays du Maghreb bien davantage que ceux-ci ne lui ont rapporté, et surtout en Algérie). Ainsi, et faute de diversification, l’économie algérienne est aujourd’hui encore très fortement dépendante des hydrocarbures, qui représentent toujours environ 90% des exportations nationales (88 % an 2022). Et ce, contrairement aux pays pétroliers et gaziers occidentaux, comme le Canada et le Royaume-Uni (respectivement 30 % et 11 %, seulement), et à ses deux voisins du Maghreb, qui sont eux aussi parvenus à faire émerger une économie très diversifiée et compétitive (agriculture, textile, composants automobiles et aéronautiques, industries chimiques, tourisme…). […]
Un risque réel de faillite algérienne d’ici 2029
Alors que le Maroc a vu ses réserves de change augmenter régulièrement au cours des dernières années, pour atteindre un plus haut historique de 35,5 milliards de dollars fin mars 2023 (contre seulement 19 milliards début 2014, et grâce à la robustesse de son économie diversifiée), la forte dépendance de l’Algérie aux hydrocarbures a entraîné un effondrement des réserves de change du pays, parallèlement à une explosion de son endettement. Et ce, dans un contexte international marqué par la tendance baissière du cours des hydrocarbures, de plus en plus largement remplacés par les énergies renouvelables. En effet, les réserves de change sont passées de 193 milliards de dollars début 2014 à 45,3 milliards fin 2021, soit une baisse annuelle de 18,5 milliards de dollars en moyenne sur cette période de huit années (avant de remonter très provisoirement à 66,1 Mds fin mars 2023, suite à la hausse exceptionnelle et brève du cours des hydrocarbures après le déclenchement de la guerre en Ukraine). Et malgré les importantes restrictions imposées sur les importations, qui se situent désormais à environ 40 milliards de dollars par an (38 milliards en 2022, contre 58 milliards en 2014), les réserves de change ont tout de même continué à baisser de 13,2 milliards de dollars par année, en moyenne, sur la deuxième moitié de la période, entre début 2018 et fin 2021 (contre 23,7 milliards au cours de la première moitié).
Dans le même temps, et selon les dernières données fournies par le FMI, la dette publique du pays a considérablement augmenté, passant de seulement 7,7 % du PIB fin 2014 à 62,8 % fin 2021 (avant de redescendre, provisoirement, à 52,4 % fin 2022). Alors que l’Algérie était le pays le moins endetté des 54 pays du continent en 2014, elle est ainsi passée à la 26e place des pays africains les plus endettés en seulement sept ans, et devrait bientôt faire partie des 10 pays les plus endettés, selon les prévisions en la matière (d’autant plus qu’elle affiche un des déficits budgétaires les plus abyssaux au monde, ayant atteint 12,3 % du PIB en 2022, selon la Banque mondiale). […]
Avec des réserves de change atteignant 66,1 milliards de dollars fin mars 2023, et en supposant une baisse annuelle ramenée à seulement 10 milliards de dollars par année, contre 13,2 milliards sur la période 2018-2021 (et qui pourrait nécessiter de commencer à réduire un certain nombre de dépenses sociales et militaires), l’Algérie ne devrait alors plus pouvoir couvrir que quatre mois d’importations mi-2028, soit le niveau à partir duquel un pays est considéré comme étant proche de la faillite (comme actuellement le Kenya, qui ne parvient plus à payer tous ses fonctionnaires). […]
Il serait peut-être temps de renvoyer les forces vives algériennes en Algérie…
“Tu as du prix au yeux de Dieu”
Jean-Marc Morandini recevait le frère Benjamin, prêtre salésien de Don Bosco, sur son plateau :
Un professeur d’une école catholique demande à un élève de jouer un “coming-out” homosexuel dans le cadre d’un jeu
Suite à notre article sur l’enseignement catholique malade, un lecteur nous apporte ce témoignage édifiant :
“L’an dernier à l’école diocésaine de Meudon, Saint Joseph , en CM2 le professeur a fait faire un jeu de rôle à un élève lors d’une partie de jeu au “Monopoly des inégalités” ou un élève était prié de se dire homosexuel dans le cadre du jeu et de faire un “coming out” devant la classe .
* Le “Monopoly des inégalités” est un outil de formatage des élèves à l’idéologie woke, créé par “l’observatoire des inégalités” , une des associations subventionnées grassement par nos impôts comme SOS racisme ou l’observatoire de l’homophobie (…)
Bien entendu les parents les plus sensés sont allés demander des explications au directeur mais certains parents ont trouvé cela très bien…. Qu’en sait, qu’en pense et que fait Mgr Rougé dont cette école est sous sa hiérarchie ?
On va lui écrire et on fera publier la réponse par Salon Beige”
Nous sommes preneurs de toute information complémentaire concernant cette affaire qui nous semble scandaleuse si elle était confirmée. Et c’est avec plaisir que nous publierons une réponse éventuelle du diocèse.
Malgré le drame d’Annecy, la nouvelle maire de St Brevin ne renonce pas à l’installation de migrants à proximité d’une école maternelle et primaire
“Hier Annecy, demain Saint-Brevin” ! C’est avec ce slogan que des manifestants ont fait savoir à la nouvelle maire de Saint-Brevin le mécontentement de la population locale suite au déménagement prévu d’un centre d’accueil de migrants à proximité d’une école, e,traînant légitimement l’inquiétude des parents.
La maire ne veut pas céder à l’ultra-droite mais n’ose pas réaliser de consultation de ses administrés. Elle est dans le déni et l’idéologie immigrationniste. Un de ses arguments est de dire qu’il n’y a eu aucun incident avec les migrants. Comme à Annecy !
Élue vendredi nouvelle maire de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), après la démission de Yannick Morez visé par des menaces, Dorothée Pacaud a assuré lundi 12 juin sur France Inter qu’il “n’y a aucune raison de céder” sur le projet de déménagement du centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada). Ce projet, “porté par l’État”, avait provoqué de vives réactions (…)
Dorothée Pacaud rappelle que le Cada de sa commune “existe depuis 2016”, et que depuis “l‘accueil se passe extrêmement bien, il n’y a eu aucun incident”. Elle se dit “déterminée” à poursuivre ce projet de déplacement, “car le droit d’asile correspond à un droit constitutionnel et on souhaite le défendre”, justifie la nouvelle édile. Elle insiste sur la tenue de nombreuses réunions autour de ce projet, mais “un petit groupe d’opposants ne veut plus discuter et veut le retrait du projet ou rien”.
Les tensions restent donc vives au sein de Saint-Brevin-les-Pins. Vendredi 9 juin, l’élection de Dorothée Pacaud lors du Conseil municipal a été perturbée par des militants d’extrême droite. L’enseignante de 45 ans “s’attendait” à la venue de ces militants : “Ceux qui sont venus perturber à l’extérieur [de la salle, en criant “Hier Annecy, demain Saint-Brevin“] ne sont pas des habitants de la ville, ce sont des militants de l’ultradroite qui viennent de Tours et d’Angers”, souligne la maire. Elle regrette que le collectif local qui s’oppose au projet se soit “affilié à des partis et des groupuscules d’extrême droite” quand ils ont “vu qu’ils n’obtiendraient pas l’arrêt des travaux”.
Si ces manifestants ne sont pas de sa commune alors pourquoi n’ose-t-elle pas consulter ses administrés ?
Voici un extrait de la réaction de Bernard Germain, Porte-parole de la Coordination Partout Callac (www.partoutcallac.fr) :
Le Maire de St-Brévin, Yannick Morez, voulait installer un CADA en bordure de l’école maternelle et primaire, avec 120 africains hommes. Les parents ont répété pendant des mois : « Nous voulons protéger nos enfants. Faites jouer le principe de précaution. Non au CADA à la Pierre Attelée ». Ces parents ont été moqués, insultés, traités de « fachos », de « xénophobes » et d’« extrême droite ». On leur a dit qu’ils étaient « racistes » de penser qu’une agression contre des enfants puisse arriver, et mettant en cause un ou des migrants du futur CADA. Bref, que leurs craintes n’étaient pas crédibles et relevaient du délire « anti-réfugiés ».
À tous ceux qui ont traîné ces parents dans la boue, alors qu’ils ne voulaient que protéger leurs enfants, nous posons cette question : « Après le drame d’Annecy êtes-vous toujours aussi sûr qu’un drame du même type est impossible à la Pierre Attelée si vous y installez un CADA ? » (…)
Si le nouveau maire persiste à affirmer qu’il n’y a aucun risque à installer un CADA à côté de l’école de la Pierre Attelée et qu’il maintient le projet de CADA, sa responsabilité sera totale en cas d’accident. En aucun cas il ne pourra dire : « Je ne savais pas » ou « si j’avais su… ». Et si un accident arrive, il devra en répondre, comme tous ceux qui auront défendu la même position. Chacun est aujourd’hui devant ses responsabilités. Pour notre part, nous continuons à défendre exclusivement les enfants de la Pierre Attelée.”
Thibaud Collin : L’Actualité de Jeanne d’Arc en France aujourd’hui
ICHTUS a mis en ligne la conférence donnée par Thibaud Collin mardi 6 juin sur le thème “Actualité de Jeanne d’Arc”.
Thibaud Collin donne dans cette conférence un résumé très éclairant sur la nature de l’histoire, avec son double caractère de contingence et de déterminisme. Il y a toujours la liberté des hommes, mais il y a aussi des conséquences logiques de leurs actions. C’est aussi une réflexion sur l’agir de Dieu, qui se sert des causes secondes.
Annecy : l’ex-femme du Syrien avait prévenu les autorités françaises et suisses
Le Daily Mail a révélé que l’ex-épouse de l’assaillant syrien, Abdalmasih H., aurait averti les autorités françaises et suisses au sujet de son mari des mois avant l’attaque. Cette femme, également originaire de Syrie, aurait informé les services d’immigration que son compagnon n’était pas bien mentalement. Toutefois, ses alertes ont été ignorées.
Toutes les victimes d’Annecy sont désormais sorties d’affaire.
Mais cette nouvelle affaire ne dérange pas Gérald Darmanin.
Attaque à Annecy: Gérald Darmanin affirme que l'individu "n'est connu d'aucun service de renseignements et d'aucun service judiciaire" pic.twitter.com/SsBH4L1Uxk
— BFMTV (@BFMTV) June 9, 2023
À aucun moment @GDarmanin ne remet en cause son poste alors qu’il est le Ministre qui a vécu le fiasco de l’Ocean Viking, l’humiliation du Stade de France, le drame de l’affaire Lola, l’humiliation de l’affaire Iquioussen, #Annecy.#BFMPolitique pic.twitter.com/fyHB1uwaSI
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) June 11, 2023
“Dans la liturgie traditionnelle, la participation active à la messe réside principalement dans les prières de l’offertoire”
Sermon pour la messe d’action de grâce du 41ème pèlerinage de Chrétienté, prononcé jeudi 8 juin en l’église Sainte-Odile, par l’abbé Jean de Massia, aumônier général :
Amis pèlerins,
Au terme de ce 41ème pèlerinage de Chrétienté, il nous est bon de reprendre ces mots de la préface qui introduisent le Canon de la Messe :
Vere dignum et justum est : « Vraiment, il est juste et nécessaire, c’est notre devoir et notre salut, de vous rendre grâces toujours et en tous lieux, Seigneur ! ».
L’action de grâces n’est pas une action gratuite, c’est une action nécessaire, elle est due en justice à notre Créateur. Car s’il est une chose qui nous suivra toute notre vie, une réalité à laquelle nous ne pourrons échapper, et Dieu en soit loué, c’est bien celle-ci : nous sommes éternellement redevables envers Dieu. Nous sommes les obligés du Seigneur. C’est ce qui fonde l’attitude religieuse. Ce que nous sommes, ce que nous avons, la vie, la santé, une famille, la foi, tout vient de Lui. Ce que nous vivons aussi : et ces trois jours de pèlerinage qui viennent de se dérouler sont aussi don de Dieu. Qui pourrait penser en effet que des hommes, des femmes, imparfaits et pécheurs comme nous le sommes, pourraient produire d’eux-mêmes, et seuls, des fruits de grâces et de lumières comme nous en avons vu cette année sur la route de Chartres ? Nous savons au terme de ces trois jours, combien Dieu est bon, et qu’il a œuvré. Alors il nous est agréable de le dire : merci, Seigneur.
Rendre grâce est ainsi le meilleur remède contre l’orgueil et la vaine gloire qui pourraient saisir nos cœurs après l’édition, historique, de cette année. L’orgueil est le péché du démon, de celui qui a été saisi par sa propre beauté, sa propre perfection, et oubliant qu’elle était don et œuvre de Dieu, se l’est attribuée à lui-même et s’est dit : c’est moi qui ai fait cela, je me suis fait tout seul. L’orgueil est devenu le péché du monde moderne qui, refusant Dieu, s’auto-célèbre, cultive l’ingratitude et fait croire aux hommes qu’il est bon de ne dépendre de personne, et qu’ils ne doivent leur réussite qu’à eux-mêmes.
Au contraire, en rendant grâces en ce jour, nous cherchons à résister à l’illusion de nous attribuer à nous-mêmes le fruit de notre labeur. C’est un exercice essentiel, c’est une attitude profondément mariale, de celle qui exulte dans la prière du Magnificat : « Le Seigneur a fait en moi de grandes choses, saint est son Nom ».
Alors merci, Seigneur, pour ces trois jours de pèlerinage ; merci de nous avoir donné la force d’aller jusqu’à Chartres, merci pour ces grâces qui ont orientés certains de nos choix dans l’organisation, merci pour ces inspirations qui ont poussé tel marcheur à aller se confesser, et tel prêtre à donner le conseil qu’il fallait, merci pour la joie de nos chapitres, merci pour le soleil et pour le temps propice… Merci surtout pour la foi. Quelle grâce c’est, chers amis, d’être catholiques, de connaître Jésus, de marcher sous sa bannière ! Une grâce que nous voudrions communiquer à tous ! Merci pour tous ces signes qui nous montrent, d’année en année, que le pèlerinage est une œuvre de Dieu. Je ne parle pas ici du nombre d’inscriptions ; mais l’exemple le plus visible de l’action de Dieu qui me vient à l’esprit, c’est ce silence impressionnant pendant l’adoration de Gas dans ce champ pourtant bondé comme jamais : Dieu y avait donné rendez-vous à ses pèlerins.
Merci, et pardon : pardon pour nos résistances et nos querelles, pardon si nous avons mis trop de pâte humaine, lourde et terrestre, dans votre plan, pardon si nous avons de temps à autre dévié le rayon de votre grâce en cherchant à n’en faire qu’à notre tête… l’année prochaine, nous essayerons de faire mieux, d’être des instruments plus dociles et plus abandonnés à vos inspirations, de poser moins d’obstacles, car le pèlerinage est à vous, Seigneur, il est à vous et à Notre Dame.
En ce jour où nous célébrons le mystère de l’Eucharistie, le mystère du Sacrifice de Jésus-Christ à son Père renouvelé sur nos autels, nous déposons cette œuvre en offrande, pendant la messe. La messe a été inventée par Jésus pour que les hommes puissent offrir leurs sacrifices dans l’immense sacrifice du Christ, et par-là glorifier Dieu et trouver leur salut. Dans la liturgie traditionnelle, cette participation active à la messe réside principalement dans les prières de l’offertoire : « recevez, Trinité Sainte, cette offrande que nous vous présentons ». Préparons, comme on disait aux enfants autrefois, notre petit baluchon dans lequel nous mettrons nos joies et nos peines de cette année de préparation du pèlerinage, toutes ces heures consacrées à travailler, préparer nos topos, l’itinéraire, l’organisation, ces renoncements et spécialement ceux de nos familles qui nous portent aussi à bout de bras toute l’année ; mettons y aussi ces trois jours, et puis déjà les défis de l’année prochaine, les projets et les obstacles : tout cela, Seigneur, c’est à Vous, ce n’est pas à moi. C’est pour Vous et votre Gloire, ce n’est pas pour moi. Pendant l’offertoire, les anges du Seigneur passent et déposent notre offrande sur la patène, avec l’hostie. Retirez, Seigneur, ce qui vous y déplait, purifiez ce don dans le feu de votre amour. Et ce maigre présent, généreux et sincère, mais si imparfait, voilà qu’il est pris sur l’autel, et qu’au moment où le pain et le vin deviennent le corps et le sang du Christ, nos humbles offrandes humaines sont converties dans l’unique sacrifice du Christ, et nous avons alors la certitude que grâce à Jésus, notre sacrifice est agréable à Dieu.
S’il est juste et nécessaire de rendre grâces à Dieu, il l’est aussi de rendre grâces aux hommes. Car cette dette qui nous étreint par rapport à Dieu, elle nous oblige aussi par rapport à tous ceux qui nous ont précédés et qui, par leur labeur, leur choix, leur zèle, ont permis que nous vivions Chartres. Leurs noms sont connus ou oubliés, peu importe. Ce qui importe, c’est la reconnaissance. Comprendre que tout ne commence pas avec vous. Que nous bénéficions d’un héritage. C’est une des grandes leçons de Chartres, cela aussi. Vous le verrez l’année prochaine, en revenant à Chartres – car vous reviendrez tous ! Dans la cathédrale, sous la rose sud de l’Apocalypse, on y voit les 4 évangélistes, juchés sur les épaules des 4 grands prophètes de l’Ancien Testament. Image étonnante, symbole de la tradition, qui a pour origine cette formule de saint Bernard de Chartres :
« Nous sommes des nains assis sur les épaules des géants. Si nous voyons plus de choses et plus lointaines qu’eux, ce n’est pas parce que nous sommes plus grands, c’est parce que nous sommes élevés par eux »
Avant de faire mieux que nos ainés, essayons d’abord, au moins, de recevoir leur enseignement et de les imiter. C’est cela aussi l’esprit traditionnel, selon le mot de Saint Paul entendu dans l’épître de ce jour : « j’ai transmis ce que j’ai reçu ». C’est cela qui nous anime, et explique en partie notre attachement à la liturgie et au catéchisme traditionnel, après avoir constaté l’échec terrible de l’absence de transmission de la foi dans les années 70, et dont les conséquences continuent encore aujourd’hui. La meilleure façon d’honorer ceux qui, depuis le Christ, ont transmis fidèlement les vérités de la foi, c’est de le faire à notre tour : transmettre. Être traditionnel n’est pas un attachement au passé, mais un attachement à l’avenir.
« Que m’importe donc le passé en tant que passé ? écrivait Gustave Thibon. Ne voyez-vous pas que lorsque je pleure sur la rupture d’une tradition c’est surtout à l’avenir que je pense ? Quand je vois se pourrir une racine j’ai pitié des fleurs qui demain sècheront faute de sève. »
A NDC, on aime à comparer le pèlerinage à un arbre ou à une fleur : les racines invisibles, c’est la Tradition ; la tige ou le tronc visible, c’est la Chrétienté ; les fleurs et les fruits, c’est la Mission. Deo Gratias, et dès demain, à l’œuvre pour le 42ème pèlerinage de Chrétienté, de Paris à Chartres.
Le harcèlement scolaire, symptôme de l’impossibilité, pour une société despiritualisée, d’éduquer notre jeunesse
Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne et psychothérapeute, a été interrogée sur CNews à propos du harcèlement scolaire, après une tribune publiée dans Le Figaro, suite aux suicides de deux enfants, l’un de 10 ans et l’autre de 13 ans :
Le harcèlement scolaire contemporain est un symptôme de l’impossibilité pour une société despiritualisée, virtualisée, reposant sur une mauvaise anthropologie, d’endiguer la violence propre à la nature humaine et d’éduquer comme il se doit notre jeunesse. Il nous dit l’immaturité… pic.twitter.com/ebKVOEB66s
— Marie-Estelle Dupont (@dupontmarieest1) June 8, 2023
Chartres 2023, la transmission
Nouvelle vidéo de Thomas Debesse :
On peut inscrire tout cela dans un développement prophétique. On a pu voir deux années de confinement qui ont interrompu ce pèlerinage dans sa forme habituelle. La foule des pèlerins a été empêchée de se réunir, chaque communauté a dû vivre la Pentecôte chacun de son côté avec des initiatives locales, pendant que quelques-uns s’en allaient quand même sur le chemin avec pour seul compagnon leur solitude.[…] L’enfouissement ne produit une germination que si la force d’enfouissement est une force extérieure. L’enfouissement c’est comme le martyr, pour porter du fruit ça doit être subi. Celui qui recherche le martyr se suicide. De même celui pour qui la force d’enfouissement vient de lui-même ne peut pas germer, tout ce qu’il fait c’est qu’il s’enterre vivant et qu’il meurt. Mais c’est parce que vous subissez une force d’enfouissement extérieure, et que vous avez une force d’émergence intérieure que cela provoque par vous une germination. C’est la force intérieure d’émergence dans un contexte d’enfouissement subi qui provoque la germination.
Après deux années de silence, enterrés, nous avons eu en 2022 une année de pluie. On peut là encore filer la métaphore de la germination, et cette année 2023 on a vu toutes ces jeunes pousses sorties de terre. Ce n’est pas qu’une métaphore. […] Ce qui m’a marqué le plus ce n’est pas que les pèlerins étaient jeunes, c’est qu’ils n’avaient jamais fait ce pèlerinage avant. Ce qui m’a marqué le plus c’est la proportion de commençants. […]
J’observe un changement dans la société, une émergence qui n’est pas spécifique au pèlerinage de Chartres. Un prêtre me demandait après le pèlerinage si j’avais des explications. Je lui ai dit qu’en fait c’est un mouvement de fond, c’est une lame de fond qui commence à faire surface mais qui a beaucoup d’inertie. On commence à la voir émerger. On pouvait la repérer en observant certains signes.
Par exemple sur le plan médiatique, et là je ne parle pas vraiment de médias traditionnels, mais plus de réseaux sociaux et de culture sociale. Il y a un développement culturel en cours, qui n’est pas que religieux d’ailleurs, c’est un développement philosophique, artistique, politique parfois, une recherche de beauté, dans la musique, dans l’architecture, dans d’autres arts encore. Il y a une recherche de franchise, une recherche de patrimoine, une quête spirituelle, une fierté de l’héritage, et tout simplement une joie. […] Il y a suffisamment d’initiatives pour qu’elles surgissent et se manifestent extérieurement. Il y a une vitalité, il y a une créativité, et il y a un besoin de transmission.
Dans une interview, Jean de Tauriers a aussi évoqué le fait que pendant les confinements, certains prêtres attachés à la forme extra-ordinaire avaient été parmi les plus courageux dans le maintien de la célébration de la messe et des sacrements. Et ça aussi ça compte. La jeunesse a besoin de courage, et elle sait reconnaître le courage. […]
Ensuite il y a eu l’encyclique Traditionis Custodes dont le nom même semble être en contradiction avec son propre texte, et ça intrique, ça interroge, ça intéresse. Finalement cela attire l’attention. Et cela nourrit le sentiment qu’il n’y a plus rien à perdre, qu’il n’y a plus à donner de gages à une génération qui ne laisse pas d’autre héritage que celui de ne pas avoir d’héritage. Le mépris est donc pleinement accepté, c’est une étape du deuil qui est franchie et qui permet d’avancer. Comme disait le Christ, « laissez les morts enterrer leurs morts », et la jeunesse l’a entendu. […]
Dans son homélie du lundi de Pentecôte, Mgr Gullickson a repris les mots de Benoît XVI : « Rien ne remplacera jamais une messe pour le salut du monde ». Et si rien ne remplace une messe pour le salut du monde, l’expérience d’un pèlerinage dans la vie d’une personne est difficile à remplacer. Le pèlerinage est le lieu où, pendant trois jours, on a le temps de transmettre. C’est justement à cause de ce rôle de transmission qu’à l’échelle d’une société un pèlerinage est difficile à remplacer.
Mgr Gullickson ajoute : « Pourriez-vous finir comme saint Justin mourant en martyr pour la messe dominicale ? Il ne s’agit pas de réclamer le martyre ! Tenez-vous juste prêts avec Justin si on vous appelle et peu importe les conséquences ! »
Comme on ne doit pas réclamer le martyre, on ne doit pas réclamer l’enfouissement, mais il faut être prêt, prêt à germer de cet enfouissement subi, et c’est précisément dans cet effort de relèvement que la vie témoigne de la vérité. […]
L’autre point qui a surpris, c’est la bienveillance médiatique vis-à-vis du pèlerinage, cette fois-ci de la part des médias traditionnels. C’est là aussi le reflet ou l’effet d’un changement de société. Même d’un point de vue non-croyant, c’est au moins vu comme un folklore sympathique. Traditionis Custodes a aussi eu un effet en dehors de l’Église. Quand quelques jours à peine après avoir restreint la célébration du rite Tridentin, le pape a célébré une messe en rite oriental, ça pouvait rendre perplexe même des non-croyants, dès lors qu’ils étaient confrontés à cette information. Pourquoi la spécificité d’un rite serait une richesse et pas la spécificité de l’autre ? […]
En 2022, le pèlerinage était déjà le témoignage de la jeunesse et du courage, en 2023 il est le témoignage du renouvellement et surtout d’une transmission. Ça a toujours été un témoignage de jeunesse, mais là ça ne peut pas être caché, et c’est une jeunesse qui a soif de transmission.
En Quête d’esprit : La fête-Dieu, une tradition populaire qui renaît ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Abbé Jean de MASSIA, FSSP, aumônier général du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté
- Abbé Hubert LELIÈVRE, prêtre du diocèse d’Avignon
- Philippe MARTIN, historien
Terres de Mission : Les miracles de saint Jean Bosco
Eglise universelle : Démographie européenne, le grand écroulement
Le N° 1 783 de L’Homme Nouveau a consacré un passionnant dossier aux questions démographiques sous le titre “Démographie européenne : le grand écroulement”. Maitena Urbistondoy nous présente les éléments clés de cette réflexion soit : l’effondrement de la natalité en Europe, les résultats mais aussi les limites des politiques familiales mises en œuvre en Pologne ou en Hongrie, les liens entre religiosité et fécondité, etc.
Eglise en France : A la découverte d’une abbaye en plein développement : Sainte-Marie de la Garde (47)
A quelques encablures d’Agen, l’abbaye Sainte-Marie de la Garde est désormais trop petite. Le père abbé, Dom Marc, nous rappelle les origines de cette fondation, fille de l’abbaye bénédictine Sainte Madeleine du Barroux dans la filiation spirituelle du père Muard, fondateur de La Pierre qui Vire, de Dom Romain Banquet, abbé d’En Calcat, de mère Marie Cronier, abbesse de Dourgne, et de Dom Gérard Calvet, abbé du Barroux. Aujourd’hui comme hier, la vie monastique attire et des travaux sont nécessaires pour accueillir les nouvelles vocations…
Eglise en Marche : A la suite de saint Jean Bosco (1815-1888)
L’abbé Xavier Garban a consacré deux articles dans les numéros 37 et 38 de la revue de la Fraternité Saint Pierre “Tu es Petrus” à saint Jean Bosco. Il nous entraîne à la suite de ce saint italien, thaumaturge exceptionnel et fondateur d’une œuvre vouée à l’éducation des enfants : les salésiens. Une belle figure de pédagogue au service de la jeunesse la plus délaissée.
Un psychiatre parisien : “On serait au gabarit pour nos missions s’il n’y avait pas autant de migrants”
Voici une des faces cachées de la folle politique d’immigration menée depuis des années par François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et que prolonge Emmanuel Macron sans le moindre état d’âme pour la situation des Français.
“L’hôpital est malade, tout le monde le sait. Et au sein de l’hôpital, le service de psychiatrie est celui qui a été le plus sacrifié ces dernières années. L’Etat préfère que des personnes déséquilibrées soient libres de circuler, sans contrainte quant à la prise de leurs médicaments et sans obligation hospitalière. L’Etat préfère gérer un “fait divers” dramatique chaque mois plutôt que de mettre les moyens. La mort récemment d’un infirmière poignardée par un déséquilibré en est une nouvelle preuve.
Le drame d’Annecy ouvre désormais les yeux à certains journalistes qui constatent que les services de psychiatrie sont surchargés de migrants, d’immigrés clandestins, d’étrangers qui prennent la place de Français :
“(…) Une étude a été menée en 2020 sur les réponses données par 2 999 primo-immigrants hors de l’Union européenne : 35,91 % d’entre eux déclaraient un trouble psychique (stress post-traumatique, angoisses, épisodes maniaques, dépression, etc.). À titre de comparaison, selon la direction de la recherche, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Santé (Drees), une personne sur dix seulement en France déclare avoir reçu un diagnostic pour troubles psychiatriques ou psychologiques au cours de sa vie. Les migrants qui arrivent par des voies illégales sont probablement plus souvent encore en état de détresse psychique, compte tenu de leur parcours par définition mouvementé.
Interpellé en situation irrégulière, un déséquilibré sera rarement reconduit à la frontière, pour plusieurs raisons. Il peut venir d’un des nombreux pays (Maroc, Algérie, Afghanistan, Soudan, etc.) qui délivrent très difficilement les laissez-passer consulaires nécessaires pour exécuter une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il faut également tenir compte d’une spécificité française, le droit au séjour des étrangers malades, ou Dasem. Il permet d’obtenir un titre de séjour et la prise en charge d’un traitement qui ne serait pas disponible à des conditions économiques supportables dans le pays d’origine. En d’autres termes, un trouble psychiatrique sévère grave n’est pas un motif d’expulsion, mais de soins gratuits (…)
Selon un psychiatre interrogé par Le Point, exerçant dans un centre médico-psychologique (CMP) d’Île-de-France, ce n’est plus le cas. Le nombre de migrants présentant des troubles mentaux menace de faire craquer un système pourtant robuste. Entre les CMP, l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris, les dispensaires des ONG et le centre psychiatrique d’orientation et d’accueil (CPOA) de Sainte-Anne (ouvert 7/7, 24 h/24 h), Paris est correctement équipé, dans une France sous-dotée en matière de soins psychiatriques. « On serait au gabarit pour nos missions s’il n’y avait pas autant de migrants », explique ce psychiatre.
Il évoque quelques cas concrets. Un jeune Marocain est envoyé au CMP par une ONG. « Soi-disant mineur. On a fait semblant d’y croire. Il était en plein délire mystique. Mis sous antipsychotiques, il a cessé de parler d’Allah, mais il continuait à délirer. » Le jeune homme ne se souvenait même pas de son nom. Une soignante a eu l’idée de le mettre devant Facebook. Ses identifiants lui sont revenus ! Le CMP a retrouvé sa famille au Maroc. Elle était sans nouvelle depuis des années.
Hélas, « le Maroc refuse de le reprendre ! se désole le psychiatre. Ils prétendent qu’il n’est pas marocain. Comme il n’a pas de papier, il n’a pas eu de place en foyer. Il est retourné à la rue. Au bout de trois mois, il est revenu dans un autre CMP, puis il est parti à nouveau à la rue. À part la prison, je ne vois pas d’issue ».
Un sort identique attend probablement cet Érythréen, en France depuis quatre ans, arrêté par la police pour exhibitionnisme, complètement délirant. « Il se disait vierge, raconte le psychiatre, et cherchait une femme sans vagin pour avoir des relations sexuelles sans risque d’enfanter… » Après prescription d’un traitement, il a disparu dans la nature. Pour réapparaître peut-être, un jour, à la rubrique des faits divers.”
Et tout cela est bien connu des associations immigrationnistes qui veulent utiliser cet argument de la fragilité psychologique des migrants pour en accueillir encore plus. Une folie !
“On sait que, chez les personnes migrantes, il y a des risques plus importants de développer des troubles psychiatriques. Cela est lié à des facteurs psycho-sociaux qui trouvent leurs racines dans leur pays d’origine et qui se développent dans le pays d’arrivée”, analyse pour l’agence de presse la psychiatre spécialisée Andrea Tortelli. “La politique de non-accueil les fragilise et augmente la vulnérabilité psychologique de ces personnes.”
