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Les belles figures de l’Histoire : saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer saint Louis-Marie, missionnaire dans l’Ouest de la France au début du XVIIIe :

 

Les hérésies chrétiennes dans le Coran

Analyse passionnante d’Annie Laurent dans La Petite Feuille Verte :

On a longtemps voulu croire, y compris dans les milieux académiques, que l’islam serait apparu par la seule prédication de son prophète, à l’instar du récit traditionnel musulman. On expliquait alors sa similarité avec nombre d’hérésies et mouvements religieux du VIIe siècle comme résultant de leur influence sur Mahomet, qui aurait en quelque sorte composé sa religion comme un cocktail savant à partir d’elles. C’est dans cette pensée que s’inscrivait encore l’académicien Roger Arnaldez (1911-2006) :

« Persuadé de la vérité du monothéisme, le Prophète [Mahomet] se trouvait plongé dans un milieu d’une complexité extraordinaire. Il est peut-être vain de chercher à déterminer quelles sectes il a connu, comme s’il avait été à l’école de l’une d’elles. En réalité, il a dû entendre, et sans doute écouter, un ensemble hétéroclite de doctrines qui lui parvenaient pêle-mêle, au hasard des rencontres » (À la croisée des trois monothéismes, Albin Michel, 1993, p. 55).

Les études savantes montrent cependant la nouveauté et l’originalité de l’islam naissant à cette époque – dit aussi « proto-islam » –, comme un des premiers mouvements millénaristes de l’Histoire. Inscrit dans le contexte biblique juif et chrétien de son époque, il y empruntait certes diverses interprétations marquées par les hérésies, notamment gnostiques, mais il s’est d’abord développé comme un mouvement apocalyptique. Le texte coranique, en particulier, en est toujours témoin.

UNE MULTITUDE D’HÉRÉSIES GNOSTIQUES ET MESSIANISTES

Dès le Ier siècle de l’histoire de l’Église, des hérésies sont apparues au sein des peuples christianisés du Levant.

Certaines se référaient à la gnose (du grec gnosis = connaissance). Face à la nouveauté du salut personnel en Jésus-Christ (la « vie » que Jésus dit donner à ceux qui suivent sa « voie ») annoncé par l’Église, les mouvements gnostiques (gnosticisme) émergèrent en prétendant proposer une autre forme de salut personnel, sans le Christ mais par l’accession à un ensemble de connaissances, de sciences relatives aux mystères divins. Ils contestaient donc l’enseignement chrétien sur la personne de Jésus, son lien avec Dieu, sa mission salvifique et la destinée de l’homme.

L’apôtre saint Jean y fait allusion dans sa deuxième épître :

« C’est que beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne confessent pas Jésus-Christ venu dans la chair ; voilà bien le Séducteur, l’Antichrist » (2 Jn 7).

« Pour les gnostiques, l’incarnation du Fils de Dieu était impossible étant donné que la matière est destinée à être détruite ; la chair ne peut donc pas être susceptible de salut », écrivait saint Irénée (né à Smyrne en 140, il mourut en 202 à Lyon, dont il était l’évêque), le premier à donner l’alerte dans son œuvre Adversus haereses (Contre les hérésies). Ce passage est cité dans le Dictionnaire d’histoire de l’Église, réalisé sous la direction de Mgr Bernard Ardura (Cerf, 2022, p. 439).

Du gnosticisme ont émergé certains textes apocryphes (écrits cachés ou ésotériques) apparus dans l’Orient méditerranéen dès le second siècle du christianisme, tels ceux qui ont été retrouvés à Nag Hamadi (Égypte) : « évangile de Thomas », « évangile de la vérité » de Valentin, etc. Il s’agit d’écrits qui ne proviennent pas de la première communauté chrétienne, malgré leur crédibilité apparente ou les noms chrétiens de leurs auteurs présumés, et contre lesquels le Nouveau Testament met en garde (cf. Matthieu 7, 15 ; Actes 20, 29 ; Hébreux 13, 9 ; Galates 1, 6-8). Saint Irénée appelle aussi à la vigilance envers ces pseudos récits :

« La vraie tradition a été manifestée dans le monde entier. Elle peut être connue en toute Église par tous ceux qui veulent voir la vérité » (cité par France Quéré, Évangiles apocryphes, Seuil, 1983, p. 10).

Il revint cependant à saint Athanase d’Alexandrie (v. 296-373) de confirmer en 367 la liste des écrits orthodoxes (authentiques) qui constituaient le Canon définitif reconnu par l’Église.

Or, comme le montre Rémi Gounelle, historien du christianisme antique, certains contenus de ces documents se retrouvent dans le Coran (cf. « Les écrits apocryphes chrétiens et le Coran », dans Histoire du Coran, dirigé par Mohammad Ali Amir-Moezzi et Guillaume Dye, Cerf, 2022, chap. XII).

Le Livre sacré des musulmans s’inscrit par ailleurs, et même principalement, dans une perspective eschatologique imminente (annonce de la fin des temps), sans doute inspirée par les espérances apocalyptiques juives et chrétiennes qui foisonnaient à cette époque dans une grande partie de l’Orient (cf. David Hamidovic, « Les écrits apocryphes juifs et le Coran », Histoire du Coran, op. cit., chap. XI ; Muriel Debié, « Les apocalypses syriaques », ibid., chap. XIII ; Frantz Grenet, « L’apocalypse iranienne », ibid., chap. XIV ;).

Plus encore, on trouve dans le Coran la description d’un courant juif ancien, « nazaréen » (« judéonazaréen »), porteur de ces espérances, qui y sont canalisées dans un projet politico-religieux centré sur le relèvement du Temple de Jérusalem. Ceci afin de déclencher l’apocalypse en provoquant le retour de Jésus pour inaugurer les « temps messianiques » (non évoqué directement par le texte mais cependant induit par celui-ci, comme le montre Mohammad Ali Amir-Moezzi in « Le chiisme et le Coran », Histoire du Coran, op. cit., chap. XXII). En ce sens, on peut parler d’hérésie relevant du messianisme politique, le Coran, en son contexte biblique, pouvant être analysé plus précisément comme l’un des premiers textes millénaristes de l’Histoire.

Au fil du temps, les idées gnostiques et messianistes ont engendré diverses formes d’hérésies et de mouvements plus ou moins structurés. Certaines d’entre elles sont fondatrices de l’islam. Nous les présentons dans l’ordre chronologique de leur apparition, en réservant cependant des développements spécifiques à l’arianisme, au nestorianisme et au monophysisme dans les deux prochaines PFV (n° 96 et 97).

LE MILLÉNARISME

Le Catéchisme de l’Église catholique définit le millénarisme comme la prétention à

« […] accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique : même sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme […] » (CEC, p. 675-676).

Il peut être compris comme le projet d’établir sur terre une sorte de « royaume de Dieu », de monde parfait délivré de l’empire du Mal, sans la Parousie (venue de Jésus « dans lagloire ») et sans le jugement de l’humanité annoncés dans les Écritures. Au contraire de l’attente chrétienne du retour du Christ dont dérive cette doctrine, ceux qui la portent se considèrent alors comme élevés au-dessus des autres hommes, auxiliaires politiques du Messie – ou de Dieu Lui-même – pour la mise en œuvre du « jugement », attendant de jouir dans le monde futur de toutes sortes d’avantages (cf. Mt 25, 34 : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde »).

Cette croyance apparaît dans le Coran, portée en particulier par le courant judéonazaréen. Le Père Édouard-Marie Gallez en fait remonter l’origine au 1er siècle (cf. Le Messie et son Prophète, 2 tomes, Éditions de Paris, 2005-2010). Ce courant serait né

« dans l’entourage des premières communautés judéo-chrétiennes où certains ayant reconnu Jésus comme le Messie attendu par le peuple hébreu n’ont pas accepté qu’il puisse se faire serviteur et mourir crucifié. Au contraire, ils n’ont jamais voulu renoncer à leurs interprétations des prophéties bibliques, escomptant que le Messie se fasse roi, libère Israël de l’occupant chrétien et l’établisse au-dessus des nations » (Odon Lafontaine, Le grand secret de l’islam, Kindle, 2020, p. 52).

Ce courant aurait survécu au Proche-Orient, plus ou moins classé, par les auteurs de l’Antiquité, dans les mouvements pluriels dits de l’Ébionisme ou du Nazaréisme (termes génériques identifiant divers courants juifs attachés à la Loi de Moïse et ayant reconnu en Jésus le Messie d’Israël tout en refusant sa divinité). Ont ainsi émergé les Judéonazaréens, porteurs au VIIème siècle d’un projet politico-religieux de relèvement du Temple de Jérusalem, qui semble avoir été fondamental dans les événements du proto-islam (O. Lafontaine, ibid., p. 55-61 ; cf. aussi Stephen J. Shoemaker, The Apocalypse of Empire, University of Pennsylvania Press, 2018).

Le Coran porte la marque profonde de ces espérances millénaristes initiales, illustrées notamment dans ces versets emblématiques :

Vous formez la meilleure communauté suscitée pour les hommes : vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable, vous croyez en Dieu. (3,110)
C’est Lui [Dieu] qui a fait de vous ses lieutenants [califes, « successeurs »] sur la terre. Il a élevé certains d’entre vous de plusieurs degrés au-dessus des autres pour vous éprouver en ce qu’il vous a donné(6,165)
[…] La terre appartient à Dieu et Il en fait hériter qui Il veut parmi Ses serviteurs. (7,128)
Dieu a promis à ceux d’entre vous qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes d’en faire ses lieutenants [califes, « successeurs »] sur la terre, comme Il le fit pour ceux qui vécurent avant eux. (24,55)
Par le Mont ! Par un Livre écrit sur un parchemin déployé ! Par le Temple servi [servi par ses prêtres, cf. Régis Blachère, Le Coran, Maisonneuve & Larose, 1966, p.557] ! Par la voûte élevée ! Par la mer en ébullition [au Jour dernier] ! Le châtiment de ton Seigneur est inéluctable ; nul ne pourra le repousser, le Jour où le ciel sera agité d’un tourbillonnement, tandis que les montagnes se mettront en marche. Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge et à ceux qui sont plongés dans les divertissements ! Ils seront poussés brutalement dans le Feu de la Géhenne […]. Oui, ceux qui craignent Dieu seront dans des Jardins, au sein de la félicité, jouissant de ce que leur Seigneur leur aura donné. (52,1-18)

LE DOCÉTISME

Provenant du grec dokein (« paraître »), le docétisme est une croyance attribuée à des gnostiques dualistes « qui associaient la matière au mal et qui pensaient donc que Dieu ne se serait pas incarné dans un corps matériel ». Autrement dit, en se faisant « chair », le Christ ne se faisait pas « homme » et ne possédait donc pas de corps physique. Il se contentait d’une simple apparence humaine. Car, être pleinement homme l’aurait rendu sensible à la souffrance (B. Ardura, op. cit., p. 339).

Or, l’islam considère cela comme impensable. C’est pourquoi la crucifixion, bien que réelle, ne concerne pas le Christ, affirme le Coran.

Nous les avons punis [les Juifs] parce qu’ils n’ont pas cru […] et parce qu’ils ont dit : “Oui, nous avons tué le Messie, Jésus, fils de Marie, le Prophète de Dieu”. Mais ils ne l’ont pas tué ; ils ne l’ont pas crucifié, cela leur est seulement apparu ainsi. (4,157)

Bien que le terme « docétisme » soit apparu à la fin du IIème siècle, l’idée qui le sous-tend s’était propagée au tout début du christianisme, comme le montre sa condamnation par l’apôtre saint Jean dans sa première épître où il met en garde contre les « faux prophètes » :

« A ceci vous reconnaissez l’esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu dans la chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu ; c’est là l’esprit de l’Antichrist. Vous avez entendu dire qu’il allait venir ; eh bien ! maintenant, il est déjà dans le monde » (1 Jn 4, 2-3).

Combattue par saint Ignace, évêque d’Antioche (35-107), et saint Irénée, cette hérésie fut condamnée en 381 lors du premier concile de Constantinople, convoqué par l’empereur Théodose 1er. Ce concile atteste pour la première fois l’historicité de l’incarnation et de la crucifixion : Jésus « a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate ».

LE MANICHÉISME

Cette doctrine doit son nom à un gnostique araméen, Mani (env. 216-274). Originaire de la Babylonie du sud (actuel Irak), alors province de l’Empire perse sassanide, « il appartenait par son milieu familial à une communauté judéo-chrétienne baptiste où circulaient toutes sortes de légendes orales et d’écrits profanes et religieux », inspirés d’influences diverses (païennes, bouddhiques et chrétiennes). Parmi ses nombreux livres, figure un Évangile vivant (cf. Michel Tardieu, « Le manichéisme : recherches actuelles », Histoire du Coran, op. cit., chap. X).

Obéissant à un ordre prétendument reçu d’un ange qui lui enjoignait de se séparer de sa communauté d’origine – les baptistaï (baptiseurs ou baptistes) -, « Mani se présente comme le dernier successeur d’une longue liste de Messagers célestes et dont, à partir d’Adam, Zoroastre, Bouddha et Jésus sont les principaux ». Mais, « alors que les enseignements de ses prédécesseurs n’étaient que partiels et voilés, la connaissance apportée par Mani est l’expression claire et totale de la vérité, la gnose plénière », souligne le Père Antoine Moussali, lazariste libanais (Musulmans, juifs et chrétiens au feu de la foi, Éditions de Paris, 2002, p. 181).

En prétendant être « l’Envoyé suprême », Mani revendiquait sa venue et sa mission comme ayant été annoncées par le Christ ; il s’identifiait ainsi au Paraclet décrit par saint Jean dans son Évangile (Jn 15, 26 ; 16, 7-9 ; saint Jean y décrivait cependant l’Esprit saint et non un homme).

Or, le Coran attribue cette annonce de Jésus à la venue du « prophète » de l’islam.

Jésus, fils de Marie, dit : “Ô fils d’Israël ! Je suis en vérité le Prophète de Dieu envoyé vers vous pour confirmer ce qui, de la Torah, existait avant moi ; pour vous annoncer la bonne nouvelle d’un Prophète qui viendra après moi et dont le nom sera Ahmad”. (61,6)

En arabe, la tradition islamique a donné au nom Ahmad le sens de « celui qui est loué », et prétendu que le mot « Paraclet » se traduirait ainsi dans cette langue pour faire annoncer la venue de Mahomet par Jésus, à la manière de Mani.

Le manichéisme aurait-il de plus inspiré la qualification de « Sceau des prophètes » que le Coran donnera trois siècles plus tard à Mahomet ?

Mahomet n’est le père d’aucun homme parmi vous, mais il est le prophète de Dieu ; le sceau des prophètes. Dieu connaît parfaitement toute chose. (33,40)

Selon A. Moussali, Mani aurait légué à l’islam d’autres éléments, en particulier le concept de « religion du Livre ». Lui-même a laissé plusieurs ouvrages dans lesquels il consignait par écrit ce qu’il affirmait lui être révélé par un ange. Or, la tradition islamique attribue aussi à un ange – Gabriel – la « dictée divine » du Coran. S’y ajoutent : l’accusation de falsification des Écritures par les juifs et les chrétiens, la négation de la divinité et de la crucifixion du Christ (sur ce point, cf. supra le passage sur le docétisme), les ablutions rituelles, le jeûne de 30 jours selon le calendrier lunaire (antécédent du Ramadan ?).

Mgr Pierre Claverie, l’évêque d’Oran assassiné en 1996 et béatifié en 2018, évoquait lui aussi ce rapport entre Mani et Mahomet (Le livre de la foi, Cerf, 1996, p. 81).

Michel Tardieu souligne enfin que « la présence matérielle du livre manichéen dans l’Iran en cours d’islamisation, tout comme antérieurement dans l’Arabie préislamique et chez les Qoreiche (tribu de Mahomet), est le fait fondamental à retenir ». Il ajoute que « les traits du manichéisme d’avant l’islam (prééminence du livre et recherche d’une protection politique) restent dominants au cours des deux premiers siècles islamiques (VIIè-VIIIè) » (op. cit., p. 473). De fait, le manichéisme connut une expansion foudroyante bien au-delà des limites du Levant. Avant sa conversion, saint Augustin d’Hippone (v. 354 – 430) en fut un adepte.

À suivre…

L’industrie médicale, cette nouvelle mafia

Le Dr Louis Fouché a été interrogé dans Valeurs Actuelles sur la crise du système de santé. Extraits :

En 2014, au Collège de France, Claude Le Pen, professeur d’économie, parlait de l’évaluation en santé. Une phrase m’est restée : « Nous sommes là pour liquider le modèle artisanal de la médecine. » Sous-entendu, il faut un modèle industrialisé, normatif et rentable de production et de consommation de biens et services de soins.

Les politiques sont là pour faire advenir un programme d’optimisation des sociétés décidé à l’avance par des financiers extrêmement organisés. Ils sont les marionnettes d’un système de corruption mafieux absolument éprouvé. Les multinationales du médicament et du numérique, épaulées par leurs opérateurs financiers, sont aux manettes.

Chaque année, à Chamonix, une réunion huppée réunit ceux qui décident du futur de notre système de santé. La fine fleur des ministères et quelques chefs de services ronflants rencontrent les investisseurs du médicament, du numérique et de la finance, pour recevoir leur feuille de route. Le programme est simple : mettre en place la santé digitale. Cela suppose la destruction préalable du système de santé. Le corps est une machine qu’il faut optimiser. Les soignants humains sont toujours imparfaits. C’est l’implacable algorithme qui va vous soigner. L’enjeu est idéologique mais surtout économique. Accaparer le marché juteux de la santé est un enjeu considérable. […]

Marcia Angel, rédactrice en chef du New England Journal of Medicine, écrivait :

« Il n’est tout simplement plus possible de croire une grande partie des recherches scientifiques qui sont publiées ; ni de se fier au jugement de médecins de confiance ou à des directives médicales faisant autorité. »

L’éditeur en chef du Lancet, Richard Horton, a écrit que la majorité de la publication scientifique médicale n’était désormais plus destinée à mieux comprendre les maladies et leurs traitements mais à justifier la vente des produits de l’industrie pharmaceutique.

Richard Smith, ancien rédacteur en chef du British Medical Journal, explique que les revues médicales sont le prolongement des départements marketing des industries du médicament. En 2013, il écrit :

« Il est en effet effrayant de voir combien de similitudes il existe entre cette industrie et la mafia. La mafia gagne des sommes d’argent obscènes, tout comme cette industrie. Les effets secondaires du crime organisé sont des meurtres et des morts, tout comme dans cette industrie. La mafia corrompt les politiques, tout comme cette industrie… »

Le livre de Peter Gotzsche, Remèdes mortels et crime organisé , qui a reçu en 2014 le premier prix de la British Medical Association, décrit que les pratiques frauduleuses, la corruption et les amendes qui en résultent pour les industries pharmaceutiques sont en fait intégrées à leur business model, au mépris manifeste et répugnant de la vie et de la santé humaine. […]

Péguy face à ceux qui veulent adapter le christianisme au monde moderne

A l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Charles Péguy, le père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé signe un article dans L’Homme Nouveau. Extrait :

[…] Il critique ceux qui veulent perfectionner le christianisme en l’adaptant au monde moderne :

« C’est un peu, c’est même tout à fait comme si l’on voulait perfectionner le nord, la direction du nord ».

Face à cette remise en question radicale, il est inutile de vouloir s’accommoder avec le nouveau régime intellectuel mis en place, qui est, pour Péguy, radicalement imperméable à la grâce du salut. Dès lors, il critique les chrétiens, spécialement les clercs, qui n’ont pas réalisé ce que représente l’avènement du monde moderne :

« Celui qui voudrait faire un procès du monde moderne, et qui ne pourrait pas résister à la tentation, il faudrait d’abord, pour trouver l’incurable sottise, percer, dénoncer tout ce parasitisme universel du monde moderne vivant uniquement, ne vivant que des héritages de tous ces mondes anciens dont il passe en même temps tout son temps à dire que tous ces mondes-là, que tous ces mondes précisément étaient des mondes stupides, des mondes foutues bêtes, et les derniers des mondes imbéciles ».

[…] Son œuvre, qu’il faut aborder dans sa cohérence et sa totalité, nous offre un remède intellectuel et spirituel contre les illusions d’une modernité qui s’effondre et surtout contre la tentation aujourd’hui apparemment triomphante chez les catholiques de se voir imposer une vision du monde qui n’a plus rien de chrétien, l’oubli des exigences du salut, le reniement pratique de la Rédemption. […]

Briser le dogme de l’avortement

De Gregor Puppinck dans Valeurs Actuelles :

De « mal toléré », les promoteurs de l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) sont parvenus à faire de l’avortement un symbole politique, un dogme, au point qu’il est impossible pour un responsable politique d’exprimer un doute ou un questionnement sans être aussitôt condamné. Même les initiatives visant à aider les femmes à éviter l’avortement sont dénoncées comme autant de remises en cause de ce « droit sacré ». C’est ce piège idéologique qui est en train de se refermer sur la France, avec le verrou de la Constitution. Si ce verrou est refermé, l’IVG deviendra officiellement une valeur de la République.

Il est possible et nécessaire de briser ce dogme, de sortir de ce piège idéologique en replaçant l’IVG sur le terrain qui devrait être le sien : celui, humain et concret, de la politique sociale. C’est sur ce seul terrain qu’un réel progrès peut être accompli pour la condition des femmes, le respect de la vie humaine et le bien du pays.

Ne nions pas les conséquences de l’avortement

L’avortement pose des problèmes à plusieurs niveaux. Il y a d’abord l’atteinte à la vie de l’enfant, ce qui est bien sûr le problème le plus grave. La société ne devrait pas s’habituer à ce flot incessant d’enfants sacrifiés. Il y a ensuite les atteintes causées par l’avortement à la santé des femmes et des couples. Selon un sondage de l’IFOP de 2020, 92 % des femmes déclarent que l’avortement laisse des traces difficiles à vivre, elles sont 96 % chez les 25-34 ans.

L’avortement est un acte traumatisant pour de nombreuses femmes, cela est largement prouvé par les études statistiques. Outre les troubles physiques pour la femme et les futures grossesses, l’avortement provoque aussi des troubles psychologiques : des dépressions et des idées suicidaires, notamment chez les jeunes. Ainsi, 42 % des femmes qui ont avorté avant l’âge de 25 ans souffrent de dépression. Le taux de suicides est multiplié par 6,5 chez les femmes ayant avorté par rapport à celles ayant accouché. La moitié des femmes mineures qui ont subi un avortement souffre de pensées suicidaires. Les femmes qui ont avorté ont aussi trois fois plus de risques de subir des violences physiques, mentales ou sexuelles que les femmes qui ont mené leur grossesse à terme. L’avortement affecte aussi les hommes : ils sont 40 % à vivre une détresse psychologique forte à cette occasion. Et 22 % des couples se séparent suite à un avortement.

L’avortement médicamenteux pose des problèmes supplémentaires car il est particulièrement éprouvant et douloureux pour les femmes, qui, de plus en plus, avortent chez elles sans assistance. Imaginer ces milliers de jeunes filles qui se tordent de douleur et perdent leur sang en cachette dans les toilettes est abominable. Les saignements peuvent durer une quinzaine de jours. En France, l’avortement médicamenteux peut être entièrement réalisé en téléconsultation. Au-delà, l’avortement a des conséquences pour toute la société, notamment démographiques.

Beaucoup plus d’avortements en France que chez nos voisins

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En moyenne, l’avortement prive la France d’environ 220 000 naissances par an depuis 47 ans, soit plus de 10 millions d’enfants.

La France a beaucoup plus d’avortements que ses voisins, tant en nombre absolu que relatif (c’est-à-dire indépendamment du vieillissement de la population). 223 300 IVG ont été réalisées en France en 2021 contre 99 948 en Allemagne, 88 269 en Espagne et 66 400 en Italie en 2020. En valeurs relatives, selon Eurostat et l’INED, 298 avortements ont été réalisés pour 1000 naissances en France en 2020, contre 129 en Allemagne et 125 en Suisse. C’est plus du double toutes proportions gardées.

En France, ces avortements sont moins compensés par les naissances, car celles-ci diminuent alors que l’IVG reste très élevée. En 2022, la France a connu le solde naturel le plus faible depuis 1946 (+ 56 000) en raison de la baisse des naissances à 723 000 (selon l’INSEE). L’une des conséquences est le vieillissement de la population : la part des plus de 65 ans augmente et atteint 21,3 % de la population en 2022. En 2022, l’indice de fécondité, c’est à dire le nombre moyen d’enfant par femme a encore baissé, pour atteindre de 1,8. Il est globalement inférieur à deux enfants par femme depuis 1975, année de légalisation de l’avortement. C’est l’immigration qui contribue à présent « pour près des trois quarts à la hausse de la population » selon l’INSEE.

Si l’IVG baissait de 50% en France — ce qui est faisable, comme nous allons le voir — l’indice de fécondité repasserait la barre des deux enfants par femme, et cela serait très bénéfique pour la société. Mais ce n’est pas la direction prise actuellement.

L’avortement, subi bien plus que choisi

Toute les mesures visant à aider les femmes et les couples à éviter l’avortement ont été supprimées depuis la loi Veil : le délai de réflexion, la consultation psycho-sociale obligatoire pour les majeures, l’indication systématique des aides disponibles aux femmes enceintes, et même le délit « d’incitation à l’avortement »a été abrogé alors qu’il protège les femmes contre les pressions, graves et fréquentes. Toutes les mesures visant à prévenir l’IVG ont été supprimées, au motif qu’elles constitueraient des obstacles à l’IVG, qu’elles stigmatiseraient les femmes. Pourtant, ce n’est pas le rejet social de l’IVG qui cause la souffrance des femmes, mais l’IVG elle-même : ce sera toujours un acte violent qui met fin à une vie. Il est impossible de « normaliser » l’IVG, même en l’inscrivant dans la constitution, cela ne change rien à la nature de l’acte.

La réalité sociale montre que l’avortement n’est pas une liberté, ni un véritable “droit”. Le plus souvent, l’avortement est subi, et non choisi. En effet, selon l’Institut Guttmacher, 75 % des femmes qui ont eu recours à l’avortement indiquent y avoir été poussées par des contraintes sociales ou économiques.

Il faut dire d’emblée que la principale cause de l’avortement n’est pas tant la grossesse elle-même, que le contexte dans lequel elle se produit. Car la même femme placée dans des circonstances plus favorables n’aurait pas recours à l’avortement. Ce sont ces circonstances, ces contraintes sociales ou économiques qui déterminent la décision d’avorter.

Déterminisme social de l’avortement

Les statistiques démontrent le déterminisme social de l’avortement : plus une femme est pauvre et isolée, plus elle a de risques de subir un avortement et d’en souffrir psychiquement. Les femmes seules ont un risque supérieur de 37 % à celui des femmes en couple de subir un avortement. De même, les femmes faisant partie des 10 % les plus pauvres ont un risque supérieur de 40 % de subir un avortement par rapport aux 10 % les plus riches, à groupe d’âge et situations conjugales identiques (selon la DRESS). La situation est similaire en Angleterre où les femmes qui vivent dans les zones les plus pauvres ont plus de deux fois plus de risque d’avorter que celles qui vivent dans les quartiers riches. Selon le sondage IFOP précité, la moitié des femmes françaises déclare que la « situation matérielle » constitue « l’influence principale qui pousse une femme à recourir à l’IVG ».

Pour ces femmes, pauvres et seules, l’avortement n’est pas une liberté ! D’ailleurs, les personnes les plus modestes sont moins favorables à l’avortement que les plus aisées. Le soutien à l’IVG est aussi plus faible parmi les plus jeunes : 30% des 18 à 24 ans sont contre l’avortement, contre seulement 8% parmi les plus de 65 ans (Fondation Jean Jaurès, 2022). La leçon de ces statistiques, c’est que plus on est exposé à subir un « avortement contraint », moins on y est favorable.

Il est possible de réduire le recours à l’IVG, sans même en restreindre les conditions d’accès

Pourquoi la France, contrairement aux autres pays européens, ne tente pas de réduire le recours à l’IVG ? En France, le recours à l’avortement est parmi les plus élevés d’Europe, et il ne diminue pas, à la différence des autres pays européens. Nous sommes passés de 202 180 en 2001 à 232 000 avortements en 2019 (DRESS). Nous sommes à un maximum jamais atteint. À l’inverse, le recours à l’avortement baisse considérablement chez nos voisins. Depuis 2000, il a été réduit de moitié en Italie (de 135 133 à 66 413), et il est passé de 134 609 à 99 948 en Allemagne (Eurostat). Cette baisse n’est pas due au seul vieillissement de la population car le taux d’avortements par naissance a baissé considérablement, en passant de 150 à 129 avortements pour 1000 naissances en Allemagne, et 195 à 162 avortements pour 1000 naissances en Italie, entre 2013 et 2020. En France, il reste autour de 300 avortements pour 1000 naissances (INED).

En Hongrie, le recours à l’avortement a été divisé par deux entre 2010 et 2021, passant de 40 450 à 21 900 avortements par an. Cela n’est pas dû au vieillissement de la population, car le taux d’avortement par femme en âge de procréer a baissé de plus de 42% sur cette période (passant de 16,9, à 9,8 avortements pour 1000 femmes).

Cette baisse est la preuve qu’une politique de prévention et d’aide aux femmes et aux couples permet, en quelques années, de faire chuter le recours à l’IVG sans même en restreindre ses conditions d’accès légales.

Une politique de prévention serait consensuelle

L’avortement est mauvais pour les femmes, pour les couples, pour les professionnels de santé et pour tout le pays, alors pourquoi le promouvoir quand il est possible de mener une politique de prévention ? D’ailleurs, c’est ce que veulent les Français. Selon le sondage Ifop précité, 73 % des Français estiment que la société devrait aider les femmes à éviter l’IVG. Ce chiffre est en augmentation. Toujours selon l’Ifop, 88 % des Français sont favorables au lancement « d’une campagne de prévention et d’une étude sur l’IVG par les pouvoirs publics ». 84% des sondés sont favorables, par exemple, à ce qu’on indique systématiquement aux femmes enceintes les aides qu’elles peuvent recevoir pour garder et élever leur enfant. Pourquoi est-il interdit en France à un médecin, lors de l’entretien d’information préalable à l’IVG, d’indiquer à une femme les aides qu’elle peut recevoir pour garder son enfant ? Pourquoi ? Aider n’est pas culpabiliser. Il y a beaucoup à faire, les idées ne manquent pas.

La France s’est d’ailleurs engagée à protéger la maternité, avant comme après la naissance. Ainsi, par exemple, en ratifiant le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la France a reconnu qu’une « protection spéciale doit être accordée aux mères pendant une période de temps raisonnable avant et après la naissance des enfants ». La France a aussi reconnu, en ratifiant la Convention sur les droits de l’enfant de 1989, que « l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance ». Plus encore, la France s’est engagée lors de la Conférence du Caire sur la Population et le Développement de 1994, à « réduire le recours à l’avortement » et à « prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l’avortement ». Selon cette déclaration, « tout devrait être fait pour éliminer la nécessité de recourir à l’avortement ».

Un choix ontologique radical

Enfin, il faut souligner pour conclure que la constitutionnalisation de l’IVG revêt aussi une dimension symbolique essentielle, à mon sens, est presque aussi importante que le choix de la laïcité de l’Etat : ce choix marque l’âme du pays. C’est un choix ontologique radical, c’est l’affirmation d’une conception de l’être humain : une conception matérialiste et volontariste, qui affirme la domination de la volonté sur l’être, de la volonté individuelle sur la vie humaine. C’est un choix terrible qui déclare que la destruction de la vie humaine est une liberté humaine. C’est aussi un choix qui nous oblige à croire que l’homme n’a pas d’âme, mais seulement un corps doté d’intelligence.

Une constitution sert à conférer des institutions à un peuple afin qu’il puisse persévérer dans l’existence : le but ultime d’une constitution est de servir la vie du peuple. Placer la liberté avant la vie est un suicide. Certes, l’homme est libre, mais il est d’abord vivant. La vie est un préalable à la liberté. Plutôt que de promouvoir l’avortement tel un droit abstrait, ce qui ne ferait qu’empirer le problème, il serait plus sage et bénéfique pour chacun, et pour la société dans son ensemble, de considérer l’avortement pour ce qu’il est : un problème social grave, qu’il est possible de prévenir. Il suffit de le vouloir.

La Terreur, de l’antichristianisme au laïcisme

L’historien Claude Quétel a été interrogé dans France catholique. Extrait :

Pouvoir et synodalité : le “en même temps” du pape François ?

Que change la réforme du Pape à propos du diocèse de Rome ? Est-elle un modèle pour l’ensemble de l’Église ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, l’abbé Guelffuci, les pères Viot et Danziec et le docteur Philippe de Labriolle.

Décès de Benoît XVI : L’échec de l’herméneutique de la continuité

De Côme de Prévigny dans Renaissance catholique :

Beaucoup a été dit sur Benoît XVI au cours de ces dernières semaines. Les grands tirages, peu complaisants, ont rappelé qu’il était affublé du titre de « panzercardinal » lorsqu’il était le garant du dogme auprès du pape. Les médias plus conservateurs ont salué l’artisan de la pacification liturgique, celui qui a eu le mérite de publier le Motu Proprio Summorum Pontificum. On oublie peut-être qu’avec sa mort, c’est également une véritable page de l’histoire de l’Église qui se tourne puisqu’avec lui disparaît le dernier grand acteur de Vatican II. Même les six derniers pères conciliaires survivants (quasi-centenaires) sur les deux mille cinq cent ne jouèrent pas le grand rôle qu’il occupa en tant qu’expert. Assistant aux débats, il était le consultant théologique de l’archevêque de Cologne Joseph Frings et il prêta, en de nombreuses occasions, sa plume à ce prélat de premier plan. Avec Joseph Ratzinger meurt aussi le dernier cardinal nommé sous Paul VI, un personnage clef qui a participé aux grandes décisions pontificales au cours du dernier demi-siècle, l’une des éminentes figures de l’Église contemporaine, qui eut pour rôle d’appliquer les décisions des Pères, puis de les interpréter.

Une incontestable évolution

Or une certaine gêne, bien visible dans l’évolution de son habillement, émerge dans ce long parcours qui conduisit Benoît XVI de l’enthousiasme de la réception de l’aggiornamento dans les années 1960 à la maîtrise des excès post-conciliaires dans les années 1990 et 2000. À l’origine, celui qui sortit de l’ombre en devenant le bras droit du très réformiste cardinal Frings aspirait aux changements dans l’Église. Il rédigea notamment une lettre que son maître adressa au cardinal Ottaviani pour critiquer vertement le fonctionnement du Saint-Office ainsi qu’un projet de texte conciliaire sur les sources de la Révélation qu’il élabora avec le père Karl Rahner. Il collabora avec les pères Yves Congar ou Hans Kung au sein de la rédaction de Concilium avant de rejoindre le comité de Communio, deux revues avant-gardistes particulièrement critiques à l’égard de la Curie. Il fut même appelé par le dernier de ces théologiens pour devenir son collaborateur pendant quelques temps à l’Université de Tübingen.

À l’évidence, une rupture intervint dans la vie de Joseph Ratzinger au cours des années 1960 et 1970 et ce n’est pas un hasard si celui qui était présenté comme réformiste fut, par la suite, perçu comme un conservateur. Lui qui était désireux d’ouvrir l’Église au monde s’attacha à limiter les dégâts de cette orientation au point de condamner, au nom de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, certains de ses anciens confrères théologiens. Il confia lui-même dans ses différents ouvrages avoir été chamboulé par la crise de 1968 où bon nombre de ses compagnons de route s’égarèrent dans les méandres de l’hétérodoxie.

Tout le reste de la vie de Benoît XVI a consisté à réparer les dégâts du progressisme le plus radical. Évidemment sa charge de préfet du dicastère attaché à la doctrine, héritier du Saint-Office, l’invitait à mettre en garde contre les errements du temps présent et il n’hésita pas à dénoncer l’esprit du monde qui avait particulièrement investi les rangs catholiques au cours de la deuxième partie du XXe siècle. Ainsi publia-t-il en 1983 une déclaration condamnant la franc-maçonnerie puis, l’année suivante, une instruction mettant en garde contre les déviances dangereuses de la théologie de la libération. En 2000, par la déclaration Dominus Jesus, il rappela qu’il « n’existe qu’un seul Christ, il n’a qu’un seul Corps, une seule Épouse : une seule et unique Église catholique et apostolique », contrecarrant ainsi très directement les ouvertures de la déclaration conciliaire Nostra Aetate.

Un concile dévoyé ?

L’investissement passé de Joseph Ratzinger dans l’œuvre du Concile ainsi que l’autorité qu’avait revêtu Vatican II rendaient certainement impossible toute remise en cause en profondeur de cette assemblée, quelque honnête que fussent les constats du théologien allemand sur les fruits de l’Après-Concile. Aussi, pour concilier le passé et le présent, développa-t-il la thèse d’un concile trahi, dont les intentions auraient été dévoyées, qui n’aurait pas explicitement souhaité les dégâts qui s’en sont suivis et qui aurait été détourné par les médias. C’est la fameuse explication qu’il présenta maintes fois à Rome. Elle ne prenait sans doute pas suffisamment en compte le fait que les réformes de Vatican II ont été appliquées non pas par les journalistes mais, au sein des diocèses, par les évêques qui savaient pertinemment ce qu’ils avaient voté dans l’aula conciliaire.

D’une certaine manière, cette vision n’est pas sans rappeler la thèse libérale qui a prédominé dans l’historiographie de la Révolution française au XIXe siècle, sous la plume de François Auguste Mignet ou d’Adolphe Thiers. Leur idée consistait à dire que la Révolution, bonne à ses débuts, vertueuse dans ses intentions, avait finalement dérapé avec la Terreur, les masses populaires ayant trahi les nobles idéaux des élites bourgeoises. Les écoles républicaine et contre-révolutionnaire contrecarrèrent cette vision en rappelant que la Révolution constituait un bloc dont les conséquences sanguinaires étaient en germe dès l’été 1789. Certes, Vatican II n’a peut-être pas fait couler le sang comme la guillotine l’a versé, mais les larmes ont été assurément essuyées dans le monde entier, et ce n’est pas le cardinal Suenens, éminente figure du Concile, qui renierait l’analogie, lui dont la formule est devenue universellement célèbre : « Le Concile, c’est 1789 dans l’Église ». Aux essais équilibristes de Benoît XVI d’harmoniser les différentes écoles de pensée, il semble cependant que son successeur veuille désormais apporter une réponse assez nette.

Une œuvre de justice incomplète

Au sein de l’œuvre de conciliation, on retrouve par ailleurs, dans la personnalité du pape Ratzinger, un souhait de réparer la condamnation des traditionalistes. Participant lui-même aux pourparlers entre le Saint-Siège et Mgr Lefebvre, il s’attacha, dès le début du pontificat, à lever les condamnations qui pesaient et sur la messe tridentine et sur la Fraternité Saint Pie X, comme s’il avait désapprouvé la lourdeur avec laquelle les interdits étaient tombés, comme si un souci de justice requérait ces réparations. « Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste » affirmait-il aux évêques du monde entier. Sur la question liturgique, on peut même dire que c’est le point sur lequel il initia le rétropédalage le plus avancé. Dans la lettre qu’il adressa en 2003 au docteur Barth, il expliquait que la juxtaposition de deux rites ne pouvait être que temporaire et devait, à terme, revenir à la tradition du rite ancien, comme s’il avait constaté, sans le manifester explicitement, les limites de la réforme : « Dans l’avenir, l’Église romaine ne devra avoir qu’un seul rite ; l’existence de deux rites est difficilement “gérable” pour les évêques et les prêtres. Le rite romain de l’avenir devrait être un seul rite, célébré en latin ou en langue populaire, mais basé entièrement dans la tradition du rite ancien ». Pour autant, il reste bien mystérieux que le pontife ne prît jamais la peine de célébrer la messe traditionnelle en tant que pape, ce qui aurait permis de confirmer de telles intentions.

Mais sur les autres sujets sur lesquels le Concile a innové, comme les fins du mariage, la collégialité, la liberté religieuse, l’œcuménisme, Benoît XVI a avalisé les réformes au point de poursuivre le dialogue interreligieux, n’hésitant pas à renouveler la fameuse réunion d’Assise, pourtant jugée comme l’une des expressions les plus contestables du pontificat de son prédécesseur. A propos des principes fondateurs de la catholicité, il a par ailleurs justifié l’abolition des États catholiques, tournant le dos au principe du règne social du Christ sur les sociétés, tel qu’il était entendu depuis quinze siècles. Or c’est pourtant ce même principe des États chrétiens qui a permis, aux origines, de sortir de l’ère des persécutions, d’évangéliser le monde, de bâtir des clochers dans tous les villages établis sous le doux joug de la Chrétienté. Et c’est son abolition qui fait germer un parfum de relativisme marqué par une déchristianisation généralisée des sociétés et une désaffection galopante des églises. En maintenant les principes du Concile, il y a donc fort à craindre que leurs conséquences les plus désastreuses, telles que nous les avons constatées depuis soixante ans, continuent à faire leur œuvre au sein de l’Église.

Quant aux efforts de conciliation, la réponse a été donnée par le pape François lui-même. En demandant à ce que le missel traditionnel soit entièrement abandonné à plus ou moins brève échéance, en convoquant un synode sur la synodalité pour rendre impossible tout retour en arrière, le pontife actuel veut définitivement détruire le principe de l’herméneutique de la continuité qui a échoué le jour où Benoît XVI a renoncé. À la place de rechercher une telle continuité, le pape actuel enracine le phénomène de la rupture, lequel devient perceptible dans tous les domaines de l’Église. Tout ce qui s’enracine dans la tradition est moqué, présenté comme sclérosé, accusé de cléricalisme ou d’immobilisme. Or, tous les changements, tous les bouleversements sont justifiés, non pas au nom de la Tradition de l’Église, synonyme de pérennité, mais au nom de Vatican II, symbole de créativité. C’est cette ère de la tabula rasa, initiée il y a soixante ans qu’il faut interrompre. Il faut désormais prier pour qu’un pape, définitivement affranchi du Concile et des enjeux qui lui sont liés, puisse écrire une nouvelle page de l’Église, en réaffirmant les principes éternels du catholicisme.

Plus de 30 millions d’euros remboursés aux candidats à la présidentielle

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a publié les décisions relatives aux comptes de campagne de onze candidats à l’élection présidentielle des 10 et 24 avril 2022. Mme Marine LE PEN ayant formé un recours, la décision relative à son compte de campagne sera publiée par le Conseil constitutionnel dès lors qu’il aura statué.

Remboursements du contribuable français auprès des candidats (pour les détails des dépenses et recettes de chaque candidat, cliquez sur les liens) :

Charlotte Caubel

Vous ne savez pas qui est Charlotte Caubel ? Vous avez tort. Dans Politique Magazine, Philippe Mesnard nous vante l’action de la Secrétaire d’État auprès de la Première ministre, chargée de l’Enfance :

Par exemple, la secrétaire d’État à l’enfance, Charlotte Caubel, est ravie d’accueillir les enfants et les épouses des djihadistes partis guerroyer aux côtés de l’État islamique, c’est-à-dire asservir les populations et massacrer les chrétiens. La France vient ainsi de rapatrier « trente-deux enfants et quinze femmes françaises ». Nous aurons bientôt trois-cents rejetons de djihadistes sur notre sol, ce qui nous vaudra, du moins peut-on l’espérer, de ne plus être condamné par le Comité contre la torture des Nations Unies qui reproche à la France d’être complice des hypothétiques « traitements inhumains ou dégradants » que subiraient en Syrie nos ressortissants, leurs compagnes et leurs enfants, qui étaient partis en vomissant la France. Or donc, Charlotte jubile. Les protocoles sont au point, les familles d’accueil sont évaluées, tout baigne, « nous sommes extrêmement attentifs, mais il s’avère qu’au bout d’un an ou deux on peut obtenir des résultats spectaculaires grâce aux protocoles mis en place et aux centres de psychotrauma. Le dispositif est très riche et balisé. » (Le Monde). Puis, et comme Zemmour n’aurait pas osé espérer que ce soit dit, « quand tout va bien, l’enfant repart sur son territoire d’origine, qui est souvent celui des grands-parents. Nous avons beaucoup appris dans la Seine-Saint-Denis. » D’où étaient partis les djihadistes français, là où ils avaient appris à détester la France et à vénérer l’État islamique. Nous n’avons donc aucun motif de nous inquiéter – sinon de la stigmatisation de ces enfants, nous rappelle Charlotte. […]

Statue de la Sainte-Vierge à la Flotte-en-Ré : le maire prêt saisir le Conseil d’Etat

Le maire de la Flotte-en-Ré dispose d’un délai de six mois pour faire disparaître la statue, installée depuis l’après-guerre, suite à l’arrêt de la Cour d’appel de Bordeaux. Le maire Jean-Paul Héraudeau souligne

« Le conseil municipal et la population dans son ensemble souhaitent que le maire, qui est le bras armé de la démocratie dans son village, fasse en sorte que cette statue reste ». « On examine s’il serait intéressant d’aller au Conseil d’État. Je considère qu’effectivement, il y a quelque chose qui mérite d’être étudié, c’est que cette statue soit à moitié sur le domaine public et à moitié sur le domaine privé, puisqu’il y a une indivision »

Pour le Vicaire général du diocèse de la Rochelle, le Père Bertrand Monnard, la décision du tribunal est difficile à comprendre :

« Cela suscite des tensions, des divisions… La société aujourd’hui n’a pas besoin de divisions supplémentaires, même si c’est local, mais ça prend aussi une dimension plus large ». « Il y a des enjeux bien plus importants que de s’attaquer à une statue de la vierge Marie sur l’île de Ré, qui avait toute sa place depuis des années. »

Crise démographique : le Japon commence à s’inquiéter

Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, déclare que le déclin démographique en cours dans le pays constitue un risque urgent pour la société japonaise. Le taux de natalité du Japon – l’un des plus bas du monde – n’est pas viable.

“Le Japon est sur le point de se demander s’il peut continuer à fonctionner en tant que société”.

Kishida, qui a pris ses fonctions en 2021, a déclaré qu’il avait l’intention de lancer une nouvelle agence gouvernementale en avril pour soutenir les enfants et les familles. Il veut que le gouvernement double ses dépenses dans les programmes liés aux enfants.

“Concentrer l’attention sur les politiques concernant les enfants et leur éducation est une question qui ne peut pas attendre et ne peut pas être reportée”.

Le Japon, avec 125 millions d’habitants, a la deuxième plus grande proportion de personnes âgées de 65 ans et plus au monde. Le seul pays ayant une proportion plus élevée de personnes âgées est Monaco. Sans modification démographique à court terme, le Japon comptera environ 90 millions d’habitants en 2050.

M. Kishida s’est prononcé en faveur d’un soutien économique direct aux familles ayant des enfants à charge, du renforcement des services de garde d’enfants et de la réforme des habitudes de travail japonaises afin de permettre aux parents qui travaillent de mieux concilier vie professionnelle et vie privée.

Des propositions spécifiques pour faire face à la crise démographique sont élaborées par un groupe de travail dirigé par le ministre du gouvernement chargé de les mettre en œuvre. Les membres prévoient de présenter des mesures d’ici la fin du mois de mars afin qu’elles puissent être incluses dans le document de politique économique et fiscale qui est publié chaque année en juin.

L’archevêque de Tokyo, Isao Kikuchi, souligne que l’effondrement en cours de la population nationale a déjà affecté négativement tous les secteurs de la société japonaise.

“Le déclin de la population dû au faible taux de natalité et au vieillissement de la population n’est pas seulement un problème pour l’Église, mais un problème pour toute la société japonaise”.

Wokisme : Il n’existerait pas d’identité latine au sein de la civilisation occidentale

Lu ici :

La fille du célèbre Pierre Grimal affirme qu’il n’existe pas d’identité grecque et latine, tout en se félicitant que la culture romaine se soit répandue par la philosophie islamique

France-Inter donnait récemment  la parole à Mme Florence Dupont, ENS – professeur à Diderot et agrégée de lettres classiques, au sujet d’un de ses nombreux ouvrages : ‘Rome, la ville sans origine’. Sa thèse est l’absence d’identité latine que représenterait Rome selon ceux qui affirment l’identité grecque et latine de notre civilisation. Je cite :

« Cet usage d’une identité gréco-romaine est intellectuellement faux. Il faut déconstruire les discours identitaires que l’on prête trop souvent à la littérature gréco-antique. »

Pour notre amie, « Enée ne fonde pas Rome », pas plus que Romulus et Rémus sur le mont Palatin. Aurait-elle limité sa visite de la ville éternelle au Trastevere, en omettant le Forum et les représentations de la Louve allaitant ?

Reprenant la thèse de Patrick Boucheron, elle conteste les apports de la civilisation grecque aux Romains. L’apport de l’étranger est sa seule présence et « le fait qu’il ne soit jamais venu à Rome jusqu’à lors », puisque notre auteur déclare tout de go que« l’image du Romain, c’est toujours celui qui vient d’ailleurs et non pas celui qui fait partie de ». On passera sous silence que le Sénat fut réservé aux chefs des plus puissantes familles …romaines (on ose à peine les qualifier ainsi).

Poursuivant sa déconstruction (sic – cf. la présentation de Gallimard, Madame Dupont se contredit dans sa négation de la culture latine puisqu’elle admet que :

« L’Empire romain s’est étendu absolument sur toute la Méditerranée et a servi de transmetteur en apportant toute une tradition des lettres latines (et grecques). »

Mais, poursuit-elle, l’Occident ferait de celle-ci « une exploitation et une réinterprétation à des fins idéologiques. »

Rome n’aurait jamais limité les apports de l’étranger puisqu’elle se voulait universelle, nous explique-t-elle. On cherchera en vain que la bigamie et bien d’autres mœurs moyen-orientales ou africaines aient eu cours dans la botte, mais cette barrière ne fut pas perçue par Mme Dupont. Peut-être vit-elle les soldats romains en Palestine comme de gentils étudiants de la Torah – exit la répression contre les Zélotes, exit Massada, etc. Exit la guerre des Gaules peut-être ? Le simple journal d’un général un peu vantard ? Flavius Joseph ? Idem. Ces gens n’ont pas su percevoir que la conquête des richesses sonantes et trébuchantes étaient à cent lieues de la visée des gouvernants romains.

Cerise sur le gâteau ? F. Dupont poursuit son propos sur l’expansion d’une culture dont on finit par se demander si elle en reconnaît l’existence (tout en niant que celle-ci soit source d’une identité) en exprimant que celle-ci

« s’est transmise au-delà de l’Europe, en Orient, à travers aussi la philosophie islamique. Il n’y a pas d’identité latine et Rome n’est pas une identité. »

On dira Merci France-Inter Et l’on félicitera l’écureuil d’avoir mit le chocolat dans le papier d’alu…

Nul doute que Pierre Grimal (le père de F.Dupont) se retourne dans sa tombe s’il lit les livres de sa fille ! On préférera se reporter aux ‘Textes fondateurs de la culture occidentale. 50 textes majeurs de l’antiquité à nos jours’, un ouvrage collectif dirigé par une autre normalienne agrégée (C.Choupin) qui nous aidera à démêler le vrai du faux, bien davantage que ceux de Mme Dupont.

Cocaïne : l’affaire Emmanuel Pellerin éclabousse l’Elysée

Il fallait s’y attendre… Le député Emmanuel Pellerin, visé en septembre dernier par une enquête en lien avec sa consommation de cocaïne, a été prévenu des investigations en cours, pourtant censées rester secrètes. L’information lui a été transmise par Thierry Solère qui lui aurait dit la tenir du ministère de la justice. Le conseiller politique du président de la République et Éric Dupond-Moretti démentent.

Les liens entre Emmanuel Pellerin et Thierry Solère ne sont pas que personnels. Ils sont également professionnels et politiques. Le premier a un temps été l’avocat du second, poursuivi dans le cadre d’une vaste enquête portant notamment sur des soupçons de détournements de fonds publics. Début 2022, Thierry Solère a ensuite adoubé Emmanuel Pellerin pour qu’il soit investi à sa place par la majorité présidentielle dans sa circonscription des Hauts- de-Seine et prenne ainsi sa succession à l’Assemblée nationale.

Thierry Solère a par ailleurs déjà été mis en cause dans le passé pour avoir été le destinataire, par la Chancellerie, d’informations confidentielles sur une enquête judiciaire en cours. En mai 2017, l’élu avait reçu une note confidentielle, transmise par le ministre de la justice de l’époque, le socialiste Jean-Jacques Urvoas, sur une enquête judiciaire le concernant personnellement. L’ex-ministre a depuis été condamné, en 2019, pour violation du secret professionnel, ce qui lui vaut le statut de premier garde des Sceaux condamné par la Cour de justice de la République (CJR). Thierry Solère, qui a toujours affirmé qu’il n’avait « rien demandé » à Jean-Jacques Urvoas, est, lui, mis en examen pour recel de cette violation.

Le parquet de Nanterre a annoncé avoir ouvert, jeudi 26 janvier, une nouvelle enquête pour usage de produits stupéfiants à l’encontre du député. Le parti Renaissance doit statuer sur le sort d’Emmanuel Pellerin, qui risque l’exclusion, lors du bureau exécutif qui se réunira lundi 30 janvier.

La Commission des lois du Sénat a rejeté la proposition de loi visant à inscrire un « droit à l’avortement » dans la Constitution

La Commission des lois du Sénat a rejeté la proposition de loi visant à inscrire un « droit à l’avortement » dans la Constitution. Le débat et le vote ont eu lieu deux jours après la conférence de l’ECLJ au Sénat, à l’invitation du sénateur Stéphane Ravier. Dans une salle aussi magnifique que pleine, les professeurs Le Pourhiet et Drago ont expliqué les problèmes techniques, juridiques et philosophiques que pose une telle insertion d’un droit de vie et de mort sur un être vivant dans notre Constitution. Mme Trochu et M. Puppinck ont abordé l’aspect politique et social de l’avortement qui est devenu un dogme intouchable dans la vie politique française, alors que c’est une question avant tout sociale et existentielle pour un peuple. L’ensemble des interventions sont à présent disponibles et vous pouvez les regarder en cliquant en allant sur la chaîne YouTube de l’ECLJ.

Il reste donc une dernière étape pour enterrer la proposition de loi : le rejet de cette proposition lors de la séance publique du mercredi 1er février 2023. Comme il s’agit d’une révision constitutionnelle, l’Assemblée nationale n’aura pas le dernier mot. Si le Sénat rejette ce texte, la procédure s’arrêtera là car les deux chambres sont à égalité en matière de révision constitutionnelle. Le texte ne reviendra pas une nouvelle fois à l’Assemblée nationale.

La mauvaise nouvelle est que Les Républicains ont peur d’être étiquetés comme « opposants à l’IVG ». Le consensus dans ce groupe pour rejeter ce texte s’effrite et certains voudraient amender cette proposition pour qu’elle soit « mieux rédigée », en y mettant des « garde-fous ». C’est une grave dérive car on sait comment finissent les garde-fous : ils sont progressivement mais inévitablement abrogés, comme le montrent nos lois bioéthiques. Il faut rejeter toute constitutionnalisation de l’IVG et s’attaquer au problème avec réalisme : l’avortement a principalement des causes sociales et la société se doit de protéger les plus faibles.

Pourquoi ce film dérange ?

VA+ revient sur la polémique autour du film Vaincre ou mourir, la toute première production du Puy du Fou. Pour en parler, le réalisateur Vincent Mottez ainsi que Charlotte d’Ornellas.

Libération avait beaucoup aimé le film “Amen” de Costa-Gravas qui dénonçait la soi-disant complicité du Vatican avec les nazis. Ce film “Amen” est adapté de la pièce “le Vicaire”, écrite par la propagande soviétique. La pièce de théâtre de Rolf Hochhuth a lancé la controverse qui dure toujours, concernant le pape Pie XII et ses relations avec Hitler et les Juifs.  La pièce est parue pour la première fois à Berlin-ouest le 20 février 1963. Cette pièce donna le coup d’envoi à la campagne de calomnies et de discrédit contre le Pape Pacelli.

Chronique des cinglés

En Ecosse, un homme se faisant passer pour une femme, condamné pour viols, était dans une prison pour femmes. Adam Graham était devenu par la magie de l’idéologie du gender Isla Bryson. Le gouvernement écossais a décidé de ne pas envoyer Isla Bryson dans une prison pour femmes. Cette affaire intervient au moment où Londres bloque une loi votée en Écosse pour faciliter la reconnaissance du changement de genre…

Aux Etats-Unis, les autorités ont commencé à avoir un doute après qu’un homme condamné, se faisant passer pour une femme et donc incarcéré dans une prison pour femmes, ait mis enceinte deux femmes détenues.

Mgr Chaput : le processus synodal est imprudent et sujet à la manipulation

Mgr Charles Chaput, archevêque émérite de Philadelphie, a répondu à un entretien sur l’actualité de l’Eglise. Extraits :

Que cela soit juste ou non, le pape Benoît XVI et le cardinal Pell ont été dépeints comme des personnages polaires. La polarisation dans l’Église n’est peut-être pas une réalité nouvelle, mais il semble que les différents “camps” au sein de l’Église soient devenus plus hostiles les uns aux autres ces dernières années. Pourquoi ?

Dire la vérité, c’est polariser. Jésus a été tué. Les mauvaises personnes avec de mauvaises idées n’aiment pas les bonnes personnes qui essaient de faire de bonnes choses. C’est ce qui explique le mépris, le ressentiment et les mensonges flagrants dont les deux hommes ont fait l’objet au fil des ans, même de la part de personnes qui se disent chrétiennes, au sein de l’Église elle-même. […]

Alors que l’Église parle de l’interprétation de Vatican II, un débat sur certaines questions fondamentales de la théologie morale refait également surface aujourd’hui. Par exemple, l’Académie pontificale pour la vie, sous la direction de l’archevêque Vincenzo Paglia, remet en question les principes moraux énoncés dans Humanae vitae, Veritatis splendor et le Catéchisme de l’Église catholique. Aujourd’hui, des questions apparemment réglées sont rouvertes. Que doivent en faire les fidèles ?

Je pense que cela dépend de la façon dont on définit le mot “fidèle”. Je pense que certains des changements qui ont eu lieu ces dernières années à l’Académie pontificale pour la vie et à l’Institut Jean-Paul II ont été imprudents et destructeurs. En effet, tout l’objectif de l’institut fondé par Saint Jean Paul a été dénaturé ; une insulte claire à son magistère et à son héritage. Il n’y a aucune fidélité à édulcorer ou à rompre avec la substance des documents que vous citez.

Pour certains catholiques, cette réinterprétation des enseignements moraux de l’Église a été considérée comme un aspect déterminant du pontificat de François. Pensez-vous que c’est ce à quoi s’attendaient les cardinaux électeurs du pape François lorsqu’ils l’ont élu ?

Ce pontificat a été une surprise pour beaucoup de gens.

Quel type de réformes les cardinaux électeurs attendaient-ils du cardinal Bergoglio de l’époque ?

Les cardinaux électeurs devraient parler pour eux-mêmes. Mais je me souviens que le cardinal Francis George, qui était un ami, m’a dit peu avant sa mort que les cardinaux présents au conclave demandaient au pape de réformer la Curie romaine, et non de “réformer” l’Église. Quant au reste d’entre nous, les catholiques sérieux dans la foi respectent et soutiennent instinctivement le pape – n’importe quel pape. Mais ils s’attendent à une continuité sous-jacente dans le leadership et sont désorientés lorsqu’il y a une ambiguïté au sommet. […]

Archevêque, le concept de synodalité semble être l’un des principaux thèmes du pontificat du Saint-Père. Quel sera le résultat du “synode sur la synodalité”, qui durera trois ans ?

Je n’ai aucune idée du résultat. Quant au processus, je pense qu’il est imprudent et sujet à la manipulation, et la manipulation implique toujours la malhonnêteté. L’affirmation selon laquelle Vatican II a, d’une manière ou d’une autre, impliqué la nécessité de la synodalité en tant que caractéristique permanente de la vie de l’Église est tout simplement fausse. Le Concile n’a jamais été près de suggérer cela. De plus, j’étais délégué au synode de 2018 et la façon dont la ” synodalité ” a été introduite dans l’agenda était manipulatrice et offensante. Cela n’avait rien à voir avec le thème du synode, les jeunes et la foi. La synodalité risque de devenir une sorte de Vatican III Light ; un concile mobile à une échelle beaucoup plus contrôlable et malléable. Cela ne répondrait pas aux besoins de l’Église et de son peuple.

Je suis membre du Conseil permanent du Synode des évêques depuis 2015. Je me souviens de quelques brèves discussions sur la difficulté de tenir un autre concile œcuménique en raison du grand nombre d’évêques aujourd’hui. Mais je me méfierais beaucoup de l’idée que la synodalité puisse en quelque sorte prendre la place d’un concile œcuménique dans la vie de l’Église. Il n’existe aucune tradition d’évêques déléguant leur responsabilité personnelle pour l’Église universelle à un plus petit nombre d’évêques, de sorte que tout développement de ce type devrait être examiné et discuté très soigneusement avant toute tentative de mise en œuvre. Ce n’est pas l’esprit ou la réalité actuelle de ce qui se passe. […]

Le respect du Saint-Père est une exigence de la charité chrétienne et de la loyauté filiale. Mais elle n’exige jamais la servilité ou la flatterie. Et je ne peux pas imaginer que le Saint-Père, en tant que pasteur expérimenté, veuille l’un ou l’autre. Les évêques américains ont toujours été loyaux – et franchement très généreux – envers Rome, et cela reste le cas. Transformer de sérieuses préoccupations doctrinales en un débat de personnalité n’est qu’un moyen commode d’éluder les questions de fond qui doivent être abordées. De plus, elle démontre une ignorance totale de l’histoire de l’Église. Les papes vont et viennent, même les grands, tout comme les évêques et les chrétiens ordinaires. Ce qui compte, quel qu’en soit le coût, c’est la fidélité à l’enseignement catholique, et aucune excuse ne doit être trouvée dans la poursuite de cet objectif. […]

I-Média – Macron : la presse marche au pas

L’image de la semaine 

Cette semaine, une image que vous avez tous vu et une que les médias vous ont délibérément caché. Quelle est cette manifestation que les médias n’osent pas traiter ?

Axelle Dorier, l’inacceptable verdict

Jean-Yves Le Gallou revient sur le dénouement du procès du meurtre d’Axelle Dorier par Youcef Tebbal à Lyon. Entre apparitions médiatiques des avocats et accusations mensongères de journalistes locaux, le traitement médiatique de cette affaire s’est trouvé aussi catastrophique que le verdict du procès.

La revue de presse

Diabolisation, censure, Julien Pain à Davos et sondages bidonnés au programme dans notre revue de presse hebdomadaire.

Macron et ses éditorialistes : “Bon appétit messieurs”

Les 10 éditorialistes les plus influents de la capitale déjeunaient, dans le plus grand secret, avec le chef d’État mardi dernier. Ou plutôt lui mangeaient-ils les éléments de langage dans la main ?

Etats-Unis : vers l’interdiction fédérale des avortements de bébés porteurs de la trisomie 21 ?

La politique des petits pas se poursuit aux Etats-Unis, où des Républicains de la Chambre des Représentants et du Sénat ont présenté cette semaine une proposition de loi qui

« érigerait en crime fédéral le fait pour un médecin de pratiquer sciemment un avortement visant à mettre fin à la vie d’un fœtus atteint de trisomie 21 ».

Ron Estes, représentant du Kansas, a déclaré :

« Le fait d’avoir un chromosome de plus ne devrait jamais servir de justification pour mettre fin à une vie ». « C’est une législation de bon sens qui sauvera des vies précieuses. »

D’après un récent sondage, 60% des Américains sont opposés à l’avortement suite à un diagnostic de trisomie 21, indique-t-il.

Selon la proposition de loi, les médecins enfreignant ces dispositions s’exposeraient à des amendes et à des peines de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans. Toutefois, le texte interdit de poursuivre la mère, ou de la tenir pour « civilement responsable ».

Par ailleurs différents législateurs américains ont soumis un texte visant à interdire de façon permanente tout financement fédéral de l’avortement, le No Taxpayer Funding for Abortion Act.

Incendie d’église : un Ukrainien en garde à vue

L’enquête ouverte suite aux incendies de trois églises parisiennes avance.

Un homme d’une quarantaine d’années a été interpellé mercredi après-midi. Il est soupçonné d’avoir mis le feu à la porte d’entrée de l’église Saint-Laurent, dans le Xe arrondissement. Il a été placé en garde à vue.

Il s’agirait d’un Ukrainien, soupçonné d’avoir commis un incendie devant l’église Saint-Laurent, à Paris (Xe), dans la nuit du 24 au 25 janvier.

Les quatre tentatives d’incendie sur les églises Notre-Dame-de-Fatima (XIXe), visée à deux reprises les 17 et 22 janvier, Saint-Martin-des-Champs (Xe) touchée le 18 janvier, puis Saint-Laurent, visée mercredi vers 5 heures du matin, ne sont pas toutes reliées à ce même individu.

Le grand remplacement se poursuit

Le ministère de l’Intérieur a publié ses chiffres, provisoires, sur l’immigration en France en 2022. Les demandes d’asile ont explosé : 156 103 demandes sont recensées (dont 137 046 premières demandes), soit 28,6 % de plus qu’en 2021.

Le ministre de l’Intérieur, l’an dernier, a donné la nationalité française à près de 79 000 étrangers.

La France est la deuxième porte d’entrée de l’Union européenne. En tête, l’Allemagne avec 226 467 demandes. Viennent ensuite l’Espagne, l’Autriche puis l’Italie. Eurostat a enregistré quasiment un million de demandeurs d’asile dans toute l’Europe. Ces immigrés proviennent massivement de Syrie et d’Afghanistan.

Pour la seule aide aux demandeurs d’asile (ADA), la France a dépensé un demi-milliard d’euros.

Vont-ils enfin prendre conscience des problèmes posés par la pornographie ?

A l’heure du wokisme, de la propagande LGBT, de l’idéologie du gender, Osez le féminisme commence à s’inquiéter des conséquences de la pornographie. Blandine Deverlanges, porte-parole d’Osez le féminisme en Vaucluse, déclare :

Ces vidéos perpétuent le sexisme. Aujourd’hui, la majorité des garçons et des filles de 12 ans ont déjà visionné plusieurs vidéos. Ce qui est en ligne est extrêmement violent, misogyne et raciste. Les garçons comme les filles sont biberonnés à ça. L’âge moyen de visionnage de la première vidéo, c’est avant 10 ans. Le sexisme, c’est l’idée que les sexes n’ont pas la même valeur. Cela justifie le comportement. Si on ne s’attaque pas à la racine du mal, on ne réglera pas ces questions des violences et d’inégalités.

Le Jardin du Curé : L’abbé Benoît répond aux questions

Chaque semaine, l’abbé Benoît nous emmène sur les traces des premiers martyrs et des premiers grands saints de l’Église. Aujourd’hui, l’abbé Benoît répond aux questions que vous lui avez posées pendant la première saison :

Un prêtre de Saint-Jean destitué de l’état clérical

En octobre 2014, j’avais relayé un arrêt de la CEDH condamnant la Suisse pour violation de la présomption d’innocence d’un prêtre de la Communauté Saint-Jean. Ce frère avait même mentionné l’annulation par la justice ecclésiastique de toute condamnation. Or ce frère vient d’être renvoyé de l’état clérical. Les faits étaient donc avérés : la Suisse avait été condamnée par la CEDH pour vice de procédure, grâce à un avocat compétent.

Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi déclare dans un décret du 15 décembre 2022 par le Cardinal Ladaria que le Pape François a décidé la destitution de l’état clérical de Benoît Peltereau-Villeneuve sans possibilité de faire appel ni de déposer un recours. Le même décret met fin à son état de religieux. Dans un communiqué, les Frères de Saint-Jean prennent acte de cette décision qui était attendue et qui est venue conclure des années de procédures. Il s’agit d’une figure importante de la congrégation au regard des responsabilités qu’il a eues jusqu’en 2008.

Les faits qui sont reprochés à Benoit Peltereau-Villeneuve sont nombreux et graves. Ils remontent aux années 90 pour les plus anciens. Benoit Peltereau-Villeneuve a fait l’objet de plusieurs signalements pour de graves agressions sexuelles dans le cadre de son ministère, et en plusieurs cas dans le cadre de l’accompagnement spirituel de sœurs de Saint-Jean et de femmes majeures.

6 mois de prison pour avoir bloqué l’entrée d’un centre d’avortement pendant 10 minutes ?

Le père Fidelis Moscinski a été reconnu coupable d’une violation fédérale pour un sauvetage dans un centre d’avortement de Planned Parenthood à Hempstead, dans l’Etat de New York, le 7 juillet 2022. Selon le témoignage du tribunal, le père Fidelis placé plusieurs serrures sur la porte menant à la seule entrée de l’établissement Planned Parenthood. Une fois que les serrures ont été coupées par les pompiers locaux, le père Fidelis s’est allongé physiquement dans l’allée en obstruant les voitures avant d’être arrêté par la police locale.

La défense a fait valoir que, comme le sauvetage n’avait entraîné qu’une obstruction de la circulation de 10 minutes, il devrait être traité comme un délit local et ne devrait pas faire l’objet de poursuites, notant qu’il n’y avait eu aucune plainte de patients entrant dans Planned Parenthood ce jour-là.

Le père Fidelis encourt une peine maximale de 6 mois de prison fédérale et la décision sera rendue le 24 avril.

Terrisa Bukovinac, fondatrice et directrice exécutive de PAAU, un groupe pro-vie, a déclaré :

Il n’y a pas de droit fédéral à l’avortement ! Le père Fidelis est un héros pour avoir mis son corps entre les bébés et leur tueur et nous encourageons les autres à faire de même.

Le père Moscinski, franciscain du Bronx, et deux autres défenseurs de la vie ont été condamnés à 90 jours de prison l’année dernière et à une amende de 500 dollars pour être entrés dans un centre d’avortement et avoir refusé de partir. Lors de l’audience, le père Moscinski a déclaré :

« Isaïe a dit malheur à ceux qui appellent le bien mal et le mal bien. Malheur à ceux qui appellent l’avortement un droit ». « Vous avez rejeté la défense de justification et cette injustice a été aggravée par le jury et aussi par la condamnation que vous avez prononcée, je plaide le sang de Jésus sur cette salle d’audience. »

Le 27 novembre, le père Moscinski, Will Goodman et Matthew Connolly ont participé à un Red Rose Rescue à All Women’s Medical, un centre d’avortement à White Plains, New York. Le Red Rose Rescue consiste à qui entrer pacifiquement dans un centre d’avortement pour offrir des informations aux femmes. Certains défenseurs de la vie refusent de quitter l’établissement jusqu’à ce qu’ils soient contraints de le faire par les forces de l’ordre. Les trois sont entrés dans la salle d’attente du centre d’avortement et l’un a bloqué la porte pour empêcher les patients d’entrer. Ils ont refusé de partir pendant deux heures et la police les a finalement « portés physiquement » à l’extérieur.

Monica Migliorino Miller, directrice de Citizens for a Pro-Life Society et participante à Red Rose Rescue, a expliqué :

« Le sauvetage Red Rose Rescue est un acte de charité pour les femmes qui estiment, pour une raison quelconque, qu’elles doivent faire tuer leurs enfants à naître innocents ». «Ceux qui participent sont prêts à accepter les risques pour ces femmes et leurs bébés. Nous irons dans les lieux où les enfants à naître sont mis à mort et apporterons notre aide aux mamans. Si cette aide est refusée, nous ne quitterons pas les centres d’avortement mais resterons solidaires avec les victimes impuissantes opprimées par l’injustice de l’avortement.

Si Renaissance exclut les députés consommateurs de cocaïne, combien resteront dans le groupe ?

Lu sur Mediapart :

Député des Hauts-de-Seine, l’avocat Emmanuel Pellerin a consommé de la cocaïne avant et après son élection à l’Assemblée en juin dernier, d’après une enquête de Mediapart. Confronté à nos éléments, il reconnaît cet usage illlégal. Saisie en septembre dernier, la justice n’avait pourtant pas souhaité enquêter.

Emmanuel Pellerin est député Renaissance des Hauts-de-Seine. En France, l’usage de cocaïne est un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende. Emmanuel Macron considère que « lutte contre les stupéfiants » doit être l’un des « deux grands combats » de son second quinquennat. Son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a demandé « des contrôles contre la drogue dans les beaux quartiers pour éviter cette consommation ». Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Nanterre le 9 septembre 2022, sur la base notamment de déclarations du fils d’Emmanuel Pellerin, âgé de 11 ans, racontant que son père lui avait présenté une boîte contenant des produits stupéfiants. Le procureur de la République de Nanterre a toutefois décidé de classer l’enquête deux semaines après son ouverture, sans même avoir auditionné le député.

Renaissance examinera lundi l’exclusion du député Emmanuel Pellerin.

Pas de personnel pour la culture de mort

Depuis avril 2022, le service gynécologie du pôle de santé du Villeneuvois (Lo-et-Garonne) ne pratique plus d’avortement, faute de personnel.

Seuls deux gynécologues obstétriciens exercent aujourd’hui au sein du centre. Ces derniers ne peuvent pas prendre en charge les avortements, en raison d’un emploi du temps déjà chargé.

Marie est enceinte, alors qu’elle se trouve sous pilule contraceptive depuis six mois. On lui conseille alors de contacter le pôle de santé de Villeneuve-sur-Lot, qui la renvoie vers l’hôpital d’Agen. Mais à Agen, on lui indique ne pas non plus pouvoir la prendre en charge. “Ils m’ont dit que je ne dépendais pas de ce centre hospitalier”.

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