Retraites : pourquoi s’acharner sur l’âge de départ ?
De Jean Rouxel dans Les 4 Vérités :
[…] Mais, surtout, pourquoi s’acharner sur l’âge de départ à la retraite ? Il serait si facile de laisser les actuaires définir l’âge moyen de départ nécessaire pour l’équilibre financier et de donner des malus à ceux qui voudraient partir avant et des bonus à ceux qui voudraient partir après (ou auraient exercédes métiers plus difficiles). En un mot, laisser une place à la liberté et à la subsidiarité. Ajoutons que, quand 44 % des actifs de 55 à 64 ans n’ont pas d’emploi, il n’est pas certain que cette réforme des retraites suffise à remettre l’économie française sur les rails.
Mais peut-être est-ce là que le bât blesse: comment des technocrates pourraient-ils comprendre quoi que ce soit aux réalités économiques?
Le Conseil constitutionnel a enfreint son obligation d’impartialité
Philippe Pellet, chercheur associé à l’Institut de recherche Religion et Société de Budapest, revient dans Valeurs actuelles sur le sujet qu’il avait abordé récemment dans le Salon beige (et qui est redevenu d’une urgente importance avec les velléités “progressistes” de constitutionnalisation du “droit” à l’avortement): l’analyse de la loi Veil par les constitutionnalisés:
Mais le plus important sujet de controverse lors des séances du Conseil constitutionnel des 14 et 15 janvier 1975 a porté sur la question de savoir si le Conseil devait déclarer l’interdiction de l’avortement comme principe reconnu par la République, à valeur constitutionnelle. En effet, depuis 1971, le Conseil s’était octroyé le pouvoir de conférer une valeur constitutionnelle à des droits fondamentaux s’il considérait que ceux-ci entraient dans le champ des « principes fondamentaux reconnus par les lois de la République » visés par la Constitution. Selon François Goguel, l’interdiction de l’avortement ne pouvait être un tel principe, sous prétexte qu’elle avait été établie par le code pénal de 1810, donc sous le régime du premier Empire et non sous la République. Son opinion personnelle était que les principes reconnus par la République sont ceux des lois établies par la République (page 10 du compte rendu). Point de vue qui a été âprement dénoncé par plusieurs juges, en particulier Paul Coste-Floret, qui a affirmé qu’« il faut également y ranger les principes antérieurs que la République a fait sienne [sic]. Parmi ces principes figure le droit à la vie » (page 29 du compte rendu).
En d’autres circonstances, le Conseil constitutionnel n’a pourtant pas hésité à établir de nouveaux principes constitutionnels avec une large marge d’appréciation. Mais le 15 janvier 1975, il a choisi de ne pas ériger en principe constitutionnel le droit à la vie de tout être humain. Pourquoi donc ? La réponse se trouve dans le compte rendu des débats, énoncée comme suit par Pierre Chatenet : « Il ne paraît pas indécent de dire que le Conseil peut faire entrer en ligne de compte le trouble profond que représenterait une déclaration de non-conformité qui, à coup sûr, ferait rebondir le débat. Ce n’est pas suffisant pour déterminer le Conseil, mais on ne peut pas ne pas y penser » (page 31 du compte rendu).
Malgré le titre de sages qui leur est donné, les juges du Conseil sont des hommes et non des dieux. En prenant leur décision, ils n’ont pas su faire abstraction de l’impact qu’aurait provoqué une décision de non-conformité.
Le Conseil constitutionnel a manqué à son devoir d’impartialité
Au final, que constate-t-on à la lecture de ce compte rendu ? Derrière la décision ex cathedra du Conseil de déclarer la loi Veil conforme à la norme suprême, il y a des hommes qui, à contrecœur, se sont ralliés à cette décision par crainte du tumulte qu’aurait généré une décision contraire. Ce faisant, ils ont enfreint leur obligation d’impartialité édictée à l’article 3 de l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel : « [Les membres du Conseil constitutionnel] jurent de bien et fidèlement remplir leurs fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution. »En craignant de semer le trouble, les sages ont gravement manqué à leur mission de protéger les droits fondamentaux face aux dérives de l’État.
Il est toujours essentiel de porter le message que la vie doit être respectée de la conception à la mort naturelle
A l’approche de la Marche pour la vie, qui se déroulera dimanche 22 janvier à Paris, nous avons interrogé son président Nicolas Tardy-Joubert :
Pourquoi se mobiliser le 22 janvier ? En quoi est-ce encore utile ?
Pour nous, il est toujours utile, essentiel même, de porter le message que la vie doit être respectée de la conception à la mort naturelle. Certains sont fatalistes, d’autres défaitistes, et se disent effectivement à quoi bon ? Nous sommes des résistants à la culture de mort. Nous sommes opposés à l’avortement comme à l’euthanasie. L’interdit de tuer doit être absolu. C’est une question d’humanité. Si nous ne portons pas ce message dans la rue, avec de belles retombées médiatiques, qui le fera ?
Nous sommes pragmatiques et proposons de mettre en place une politique de petit pas. On ne grimpe pas l’Everest sans préparation ! C’est la même chose pour le combat pro-vie. Nos nombreuses associations partenaires éduquent au beau, au bien, et nous agissons de concert pour demander de mettre en place des politiques de prévention de l’avortement et d’accompagnement des personnes vulnérables, notamment en fin de vie. Nous sommes heureux de pouvoir offrir à tous, la possibilité de Marcher pour la Vie et de faire de ce rendez-vous annuel, un évènement incontournable dans laquelle notre jeunesse s’engage.
Au vu de l’actualité, la Marche pour la vie de cette année est-elle plutôt orientée contre la constitutionnalisation de l’avortement ou contre la légalisation de l’euthanasie ?
Les deux sujets sont hélas d’actualité. Notre thème principal portera sur l’euthanasie et nous aurons des intervenants exceptionnels sur ce sujet, notamment le Professeur de médecine Timothy Devos qui a coordonné l’ouvrage « l’envers du décor » sur l’euthanasie en Belgique, et un médecin spécialisé dans le domaine des soins palliatifs, pour éclairer le débat. Sur les projets de fin de vie, nous nous opposons à l’euthanasie et demandons un accès très large aux soins palliatifs pour les personnes en fin de vie. Seules 30% des personnes éligibles y ont droit en France, c’est là le vrai scandale. Or l’euthanasie tue des personnes et tue les soins palliatifs. C’est un fait. Les personnes âgées, les personnes vulnérables ne doivent pas se sentir devenir un fardeau pour notre société, comme on le voit dans les pays qui ont légalisé cette pratique exécrable.
Ensuite, l’idée de vouloir constitutionnaliser l’avortement est une aberration. La Constitution n’est pas un fourre-tout. Nos sénateurs ont déjà rejeté un texte similaire à celui qui sera à nouveau examiné le 1erfévrier. Encourageons-les à faire de même avec cette proposition inique. Le droit de tuer, ne peut devenir une norme supra législative, un droit constitutionnel. La France y perdrait son âme. Nous pouvons gagner cette bataille.
Comment peut-on vous aider ?
Tout d’abord en venant très nombreux à la manifestation à Paris le 22 janvier prochain, en relayant nos messages et en vous abonnant à notre newsletter sur le site www.enmarchepourlavie.fr.
Vous pouvez aussi nous aider financièrement, car organiser une manifestation coûte cher.
Enfin le soutien de vos lecteurs par la prière est fondamental.
Le cardinal Zen reçu par le pape
Le 7 janvier, après les obsèques de Benoît XVI, le cardinal Joseph Zen Ze-chiun, évêque émérite de Hong-Kong, a été reçu en privé par le pape François. Le cardinal n’avait pas pu rencontrer le pape en privé lors de sa dernière venue à Rome en 2020.
Condamné en novembre à une amende pour « défaut d’enregistrement » du Fonds d’aide humanitaire 612, créé en 2019 pour soutenir des manifestants prodémocratie, il a reçu une autorisation spéciale des autorités pour pouvoir se rendre à Rome.
Interrogé par le magazine jésuite America, le cardinal Zen (connu pour son hostilité à l’Accord provisoire sur la nomination des évêques signé entre le Saint-Siège et Pékin et renouvelé en octobre dernier) a parlé de sa rencontre avec le pape François avec enthousiasme. Tout en restant discret sur le contenu de l’échange, il a précisé qu’il avait remercié le Saint-Père pour avoir donné « un bon évêque » à Hong-Kong (Mgr Stephen Chow Sau-yan, nommé en 2021).
Il a décrit au pape son ministère pastoral auprès des détenus des prisons hongkongaises, un engagement qu’il poursuit depuis plus de dix ans. Il a également raconté avoir baptisé de nombreux prisonniers au cours des dernières années. À Hong-Kong, on compte actuellement plus de 1 300 personnes détenues, pour raisons politiques liées aux manifestations de 2019 contre la loi sur la Sécurité nationale.
De nombreux témoignages arrivent de Chine continentale sur l’affection avec laquelle les catholiques chinois se souviennent de Benoît XVI et de son amour pour leur pays.
Crise sanitaire: le Professeur Perrone se lâche
Le Courrier des stratèges a reçu longuement le professeur Christian Perronne, qui a récemment remporté une victoire décisive devant la chambre disciplinaire du Conseil de l’ordre des médecins, et vient de publier un livre: Les 33 questions auxquelles ils n’ont toujours pas répondu.
A la mémoire de Jean Madiran
Notre amie Anne Brassié écrit ceci, en double hommage à Benoît XVI et à Jean Madiran:
Un souvenir ne m’a jamais quittée, celui de la joie de Jean Madiran a l‘annonce du Motu Proprio décidé par Benoit XVI.
Le combat de toute sa vie, dans sa revue Itinéraires et dans son quotidien Présent « Rendez-nous l’Écriture, le catéchisme et la messe… » s’achevait par une victoire éclatante ou, du moins, un cessez-le-feu bien venu. Il n y avait pas rupture entre deux messes, l’ancienne et la nouvelle , mais deux formes , l’ordinaire et l’extraordinaire . Le second adjectif étonnait et réjouissait l’écrivain militant. Benoit XVI avait trouvé le mot parfait pour sortir du conflit religieux mortel.
Grâce à Dieu qui l’a rappelé à Lui, il n a pas subi la reprise des combats par les assoiffés de destruction et de mort, les chiens de garde du progrès , Il n’a pas lu Traditionis custodes, cette anéantissement de l’acte du pape précédent, pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, Il n’aura pas connu la destruction programmée du rite traditionnel, l’exclusion de milliers de chrétiens condamnés à rester aux portes de l’église et de milliers de prêtres interdits de dire la messe et de donner les sacrements.
Il n’aura pas vu cet enterrement si démocratique, si pauvre, si protestant, sans fleurs ni couronnes sous un dai de plastique blanc parce qu’il faut faire pauvre et œcuménique. Il n aura pas vu l’isolement, la mise à l’écart de son secrétaire et ami, Mgr Gänswein, écarté du groupe des évêques et cardinaux pour fidélité à Benoit XVI. Il n’aura pas vu, place St Pierre, le refus d’un prêtre de donner la communion sur la bouche à un fidèle agenouillé alors que tous les autres acceptaient de le faire puisque Benoit XVI l l’avait voulu ainsi. Il n’aura pas connu l’interdiction de leurs uniformes aux grands de ce monde assistant à la cérémonie. Il n’aura pas constaté l’absence de son successeur aux pieds de sa tombe, l’interdiction des cloches, des drapeaux en berne et d’une journée de deuil au Vatican.
Grâce à Dieu, tout cela aura été épargné à Jean Madiran qui peut dorénavant pour l’éternité converser avec Benoît XVI à la droite du Père .
La castration du mâle
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Il est désormais devenu presque banal de parler d’une crise de la masculinité, du mâle presque impuissant alors que son essence même se voit s’éclipser. Tout homme est éventuellement accusé de “masculinité toxique” et a donc peur, il sait qu’en abordant une femme il risque aussi une plainte. Il devrait sûrement y avoir une différence entre la séduction et le harcèlement, sans parler de la violence. Bien entendu, le harcèlement et la violence à l’égard des femmes doivent être condamnés avec la plus grande fermeté. Mais parfois, il semble que la ligne bouge un peu trop loin, faisant relever des gestes de courtoisie du harcèlement. J’ai entendu parler il y a quelque temps d’une personne accusée de harcèlement parce qu’il avait invité une femme à dîner. Mais où est le harcèlement ?
Ensuite, ce qui me rend fou, c’est quand on vous accuse de faire des “avances importunes” à une femme. Comment un homme sait-il à l’avance que ses avances ne seront pas désirées ? S’il n’essaie pas, il ne le saura jamais. Mais s’il essaie, il risque aussi de finir en prison. Le harcèlement, c’est quand des gestes inappropriés sont faits envers une femme, comme la toucher dans les parties les plus intimes, ou insister quand il est clair qu’elle n’est pas intéressée. Mais un câlin ? Une invitation à dîner ? Des compliments ? Allez, ne tuez pas l’une des rares bonnes choses de la vie. Pour le vrai homme, la femme est un être sublime, un être qui lui rappelle le fondement sur lequel repose le projet divin pour l’homme, celui de la différence. Qu’il est beau quand les femmes sont des femmes et les hommes sont des hommes, chacun exaltant les qualités extraordinaires propres au sexe masculin et féminin. Pas aujourd’hui, puisque, désormais, nous nous réveillons et décidons de notre sexe comme s’il s’agissait de quelque chose dont nous pouvons disposer librement. Si je me réveille demain et décide que j’ai 30 ans, qu’est-ce qui changerait ? Malgré tout ce que je peux concocter, mon âge chronologique n’est pas sous mon contrôle.
Ce que l’on veut, ce n’est pas simplement changer les choses, mais changer la façon dont on les voit, en acceptant que 2+2 ne soit plus égal à 4, mais à 5, 8, 12 ou quoi que ce soit d’autre que je « ressens ». Ah oui, car c’est le triomphe de l’immanentisme dont saint Pie X a parlé dans Pascendi de 1907 et qui avait déjà eu ses prodromes avec le protestantisme, les Lumières, le catholicisme libéral. L’écrivain Douglas Murray dans un de ses textes sur la sexualité et ses déviations dit : « Dès qu’on commence à voir quelque chose à travers les nouvelles lunettes qui nous sont fournies, tout se transforme en arme, avec des conséquences aussi déséquilibrées qu’insensées. » Et c’est vrai, dérangé et dément.
L’homme erre maintenant mal à l’aise autour des femmes, il est faible, effrayé, découragé. C’est une castration psychologique des plus dramatiques qui va aussi à l’encontre du dessein de Dieu qui voit dans l’union entre l’homme et la femme l’un des fondements sur lesquels repose la société humaine. Mais alors, je me demande, est-ce que les femmes aiment vraiment ces hommes estropiés, ces hommes qui doivent renoncer à eux-mêmes pour être acceptés ? S’il y a sans doute des hommes bâtards, ce n’est pas que toutes les femmes soient des novices candides, même parmi elles il y a des gens d’une grande cruauté et qui profitent d’être des femmes pour poursuivre des fins non désintéressées. Soyons clairs, il n’y a pas tous les hommes mauvais et toutes les femmes victimes, mais des hommes bons et mauvais, des femmes bonnes et mauvaises. Il faut se réapproprier la réalité, le sain réalisme qui nous fait voir ce qui nous entoure pour ce qu’il est, et non pour ce que voudraient nous faire croire les pervers de l’ordre naturel.
Une nouvelle guerre de sécession
Dans Le Nouveau Conservateur du mois de décembre, Guillaume de Thieulloy décrypte la fracture de la première puissance mondiale. Extrait :

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L’indépendance du sénateur Sébastien Meurant
Le sénateur Sébastien Meurant, qui avait rejoint Eric Zemmour, a été interrogé dans Le Nouveau Conservateur de septembre dernier. Extrait :

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Benoît XVI a découvert Traditionis Custodes en lisant l’Osservatore Romano
C’est ce que révèle Mgr Gänswein, dans ses mémoires à paraître demain mercredi, « Rien d’autre que la vérité ». L’auteur évoque la sanction que la pape François a prise suite à la publication du livre de Benoît XVI et du cardinal Sarah, sur le célibat sacerdotal, « des profondeurs de nos coeurs » (Fayard), en janvier 2020. Le pape régnant lui avait retiré sa responsabilité de Préfet de la Maison pontificale. Il évoque aussi l’encyclique Amoris Laetitia, et l’accueil des divorcés remariés, sujet sur lequel Benoît XVI a été étonné que François refuse tout débat.
Concernant Traditionis Custodes, le pape actuel n’aurait ni consulté ni prévenu son prédécesseur. Dans la lettre d’accompagnement du motu proprio du 16 juillet 2020, François assurait pourtant que sa décision rejoignait « l’intention » de Benoît XVI. Or le pape émérite a « découvert » la publication de ce texte le jour même, le 16 juillet 2020, « en feuilletant l’ Osservatore romano » , le quotidien du Saint-Siège. Le secrétaire particulier explique que le pape émérite y voit, « à titre personnel » , un « changement de cap décisif » qu’il estime être « une erreur » .
« Benoît pense qu’il est erroné d’interdire la messe selon l’ancien rite dans les églises paroissiales, parce qu’il est toujours dangereux de mettre un groupe de fidèles dans un coin, les conduisant à se sentir persécutés et leur inspirant la sensation qu’ils doivent sauvegarder à tout prix leur propre identité face à « l’ennemi » » .
Gänswein rapporte aussi la réaction du pape émérite quand François a confié, en septembre 2021, ses impressions sur ce sujet à des jésuites slovaques. Benoît « fronça les sourcils » quand son successeur avait affirmé avoir obéi aux « véritables intentions de Benoît XVI et de Jean-Paul II » . Ce qui a semblé « incongru » au pape émérite.
Le pape a reçu Mgr Gänswein, lundi, en audience privée.
L’Algérie a gagné le combat contre l’ancien colonisateur: elle s’effondre, mais risque d’entraîner Paris dans sa chute
Xavier Driencourt, diplomate, ancien directeur général de l’administration du Quai d’Orsay, chef de l’Inspection générale des affaires étrangères, ancien ambassadeur de France à Alger, écrit dans Le Figaro :
(…) l’Algérie va mal, beaucoup plus mal que les observateurs ou les rares journalistes autorisés le pensent ; 45 millions d’Algériens n’ont qu’une obsession: partir et fuir. Partir où, si ce n’est en France, où chaque Algérien a de la famille? On ne compte plus aujourd’hui ceux qui demandent un visa dans le seul but de ne faire qu’un aller simple, c’est-à-dire de rester d’une façon ou d’une autre en France avec l’espoir d’être un jour régularisé. Les choix désastreux de 1962, la crise économique, la corruption née de la rente pétrolière, le découragement non seulement des élites des grandes villes du Nord, mais aussi du peuple des campagnes et de l’Algérie profonde, découragement stimulé par la générosité de la France, font qu’à ce rythme-là peu de gens resteront en Algérie. Le prix de notre aveuglement ou de nos compromissions s’appellera donc immigration massive, sans rapport avec ce qu’elle est aujourd’hui, islamisme conquérant, ghettoïsation de nos banlieues, repentance mémorielle.
La France fait face à un double paradoxe: d’une part celui de l’alliance, autrefois contre nature, entre une armée antifrançaise et des islamistes qui nous détestent, les deux ayant en commun la haine de la France et la ferme volonté d’éradiquer les survivances linguistiques ou culturelles de la colonisation tout en nous faisant payer, par l’émigration et les excuses, le prix de notre passé colonial ; le second paradoxe est celui, soixante ans après l’indépendance algérienne, de traîner toujours et encore le problème algérien auquel précisément les accords d’Evian devaient mettre fin. L’Algérie, en ce sens, a gagné le combat contre l’ancien colonisateur: elle reste un problème pour la France, elle s’effondre, mais risque d’entraîner Paris dans sa chute.
Mgr Ulrich toujours injoignable pour les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle
Communiqué du Collectif Sainte-Geneviève :
La liturgie traditionnelle et l’accueil des communautés attachées aux livres antérieurs à la réforme de 1969 étaient pourtant annoncés comme un des dossiers importants qu’aurait à traiter le nouvel archevêque. Sa nomination en avril 2022 avait suscité de l’espoir, notamment chez ceux qui avaient vu s’abattre sur leurs communautés des mesures d’interdiction (1). Hélas, l’optimisme a laissé place à l’incompréhension.
Huit mois après l’intronisation de Mgr Laurent Ulrich dans le diocèse de Paris, aucune des diverses missives et demandes d’entretien adressées à l’archevêque par des groupes stables de fidèles n’a reçu de réponse.
C’est dans ce contexte de silence de cathédrale des autorités diocésaines que le Collectif Sainte-Geneviève a vu le jour à l’automne dernier. Le collectif regroupe des représentants des groupes stables de fidèles parisiens attachés à la liturgie traditionnelle de l’Église catholique. Il s’est déjà réuni plusieurs fois et informera régulièrement les fidèles de ses démarches filiales auprès de l’Archevêque de Paris, père et pasteur de tous les fidèles parisiens.
Le collectif Sainte-Geneviève publie, ci-dessous, le courriel adressé au secrétaire de l’Archevêque de Paris le 4 janvier 2023 pour solliciter une rencontre avec leur pasteur.
Paris le 4 janvier 2023
« Mon Père,
Le Collectif Sainte-Geneviève représente les fidèles parisiens attachés à la liturgie traditionnelle de l’Église catholique.
Il défend et promeut cette liturgie multiséculaire.
A ce titre, il a adressé à Monseigneur Ulrich, un courrier en date du 11 décembre 2022, sollicitant un rendez-vous. Ce courrier est resté sans réponse à ce jour.
Pourriez-vous nous confirmer la bonne réception de ce courrier et nous indiquer une date à laquelle l’Archevêque pourra nous rencontrer ?
Nous vous sommes à l’avance très reconnaissants et vous prions de croire, mon Père, en l’assurance de nos prières pour le diocèse,
Le collectif Sainte-Geneviève »
Pour joindre le collectif : [email protected]
Paris, le 10 janvier 2023.
(1) Pour rappel : par communiqué daté du 8 septembre 2021, Mgr Aupetit, alors archevêque de Paris, a interdit les célébrations dans le rit traditionnel dans 6 lieux de culte parisiens (Ste-Clotilde et St-François-Xavier 7e, ND du Travail et ND de la Visitation 14e, ND de l’Assomption de Passy 16e, St-Georges de la Villette 19e) et limité drastiquement le nombre de prêtres pouvant la célébrer dans le diocèse.
Haine anti-chrétienne aux Etats-Unis
L’Observatoire de la christianophobie vient de mettre en ligne un rapport sur la christianophobie aux Etats-Unis durant le premier trimestre 2022. Vous pouvez le télécharger ici (et n’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous: plus la réalité sera connue, plus il sera facile de la combattre).
La Convention sur la fin de vie s’oriente vers l’euthanasie
Faut-il s’en étonner ? Un vote informel s’est tenu, dimanche 8 janvier, en clôture de la troisième session des travaux. Ce vote n’était pas inscrit au programme mais fut proposée en dernière minute par les organisateurs… À la question : « Êtes-vous, à ce stade, en faveur d’une évolution du cadre légal ? », une majorité de 105 sur 156 votants s’est déclarée pour, 13 contres, tandis que 38 ont préféré s’abstenir.
Claire Thoury, membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese) et présidente du comité qui organise les travaux de la Convention, souligne :
« Ce premier vote est une sorte d’exercice, de répétition générale, pour que les participants se rendent mieux compte qu’ils vont être amenés à voter des propositions. Il indique, certes, une tendance mais rien n’est encore décidé et encore moins gravé dans le marbre ».
Deux ateliers de samedi 7 janvier ont fait émerger 77 propositions qui traitent notamment de l’aide active à tuer.
Ce n’est pas parce que les sondages vont dans le sens de l’euthanasie, que cela forcera pour autant le gouvernement à légiférer.
Alors que, selon un sondage, 75% des personnes interrogées se déclarent favorables à l’instauration d’un jour sans chasse, le gouvernement ne l’a finalement pas retenue. Willy Schraen, le président de la Fédération nationale de la Chasse, avait menacé le gouvernement :
“Dans cinq ans, la ruralité sera à feu et à sang”.
Un conseiller gouvernemental a justifié ainsi :
“On ne veut pas créer de polémique ou de clivage supplémentaire”.
Le gouvernement ferait bien de ne pas légiférer en faveur de l’élimination des personnes âgées…
Des objets de culte dérobés dans une église normande
La porte de l’église de Moyaux (Calvados) a été forcée. Des objets de culte ont été dérobés dans la nuit de samedi à dimanche 8 janvier.
La clé du tabernacle et des objets de culte ont été dérobés.
Une enquête a été ouverte.
Avant, c’était facile pour les femmes de ministres de se recaser
Le recrutement par Sud Ouest d’Anna Cabana comme éditorialiste s’est heurté à l’opposition d’un collectif de femmes journalistes. Dans une lettre envoyée à la direction vendredi, 161 journalistes ont contesté son processus de recrutement, poussant l’épouse de l’ex-ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer à se retirer.
Un pays ne peut pas avoir en même temps une politique de vie (soins) et une politique de mort (avortements, euthanasie)
Exemple concret à Brest
Article de janvier 2023, sur l’avortement :
Accès à l’IVG : face aux signalements de militantes, le CHU de Brest va revoir sa copie
Article d’octobre 2022 sur les restrictions depuis 30 ans
« Cela fait trente ans que l’on subit les restrictions » : à l’hôpital de Brest, un malaise qui dure
Article de décembre 2022 sur le tri des patients
« On en est réduits à faire du tri »
Un jeune Brestois de 16 ans, atteint d’une mononucléose sévère, a attendu cinq jours avant d’être hospitalisé à l’hôpital Morvan. Le témoignage de ses parents illustre l’état de saturation actuelle des hôpitaux brestois.
Fausse nouvelle de Claude Askolovitch sur France Inter
Dans Le Point, Bérénice Levet lui répond :
« Le Point » a été épinglé par Claude Askolovitch ce jeudi sur France Inter. En cause, le texte de Michel Houellebecq que nous avons publié dans le numéro de cette semaine, jugé « dégueulasse et indigne du Point » par le chroniqueur qui tient la revue de presse quotidienne. Plus graves sont les accusations que Claude Askolovitch prononce à l’encontre du journal, dont il fut le collaborateur : « Houellebecq ment, et Le Point n’en dit rien », ce qui serait « triste pour ce qui nous reste d’idées ». Dans ce texte qui fut sa première réaction aux menaces de plainte pour racisme de la part de la Grande Mosquée, Houellebecq écrit, à propos de Jean-Paul Sartre :
« Mû par une haine de soi justifiée, il a appelé dans un texte demeuré célèbre au meurtre des hommes blancs. »
Le texte en question est la préface des Damnés de la Terre, livre anticolonialiste de Franz Fanon écrit en 1961, relue par le journaliste d’Inter qui estime que « pas un instant il n’appelle au meurtre des hommes blancs ». La philosophe Bérénice Levet a elle aussi relu la préface des Damnés de la Terre. Elle en livre une autre interprétation… Voici son texte.
« En le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre. »
La phrase est bel et bien signée de Jean-Paul Sartre, elle figure dans la préface qu’il écrivit pour Les Damnés de la Terre de Franz Fanon qui paraît en 1961. Données factuelles, que chacun peut vérifier.
Et pourtant. Lorsque Claude Askolovitch, le chroniqueur de la Matinale de France Inter, responsable de la revue de presse, lit la préface du philosophe français, il ne rencontre nulle part d’« hommes blancs » – peut-être un Européen, mais il se gardera bien de le signaler, à moins que, dans son esprit, de l’homme blanc à l’Européen, la conséquence ne saurait être bonne ! –, si bien que le couperet tombe, le journaliste rend, sans appel, son double verdict : Michel Houellebecq ment, et ce avec la complicité de la direction et de la rédaction de l’hebdomadaire Le Point qui publie le texte du romancier et renvoie précisément aux Damnés de la Terre. « Houellebecq ment, et Le Point n’en dit rien. » Et le chroniqueur d’oser (mais on connaît le mot de Michel Audiard) : « Et c’est triste pour ce qui nous reste d’idées. »
Autrement dit, non seulement Claude Askolovitch ment effrontément à l’antenne de la radio « la plus écoutée de France » à cette heure-ci et calomnie publiquement, en toute impunité, et le romancier et une rédaction et sa direction. Mais en plus avec la complicité des deux animateurs de la matinale : ni Nicolas Demorand, maître des relances de la revue de presse, ni Léa Salamé ne s’autoriseront un moindre correctif ; ni l’un ni l’autre ne se risqueront à lui objecter la phrase de Sartre et par là immiscer quelque doute dans l’esprit des auditeurs. Évidemment, on pourra toujours m’opposer l’ignorance de nos journalistes, sinon de la phrase célébrissime de Sartre, du moins sa source, mais enfin qu’on me permette d’être sceptique… nos deux animateurs ont des prétentions légitimes, ils se piquent d’être instruits, cultivés, bref de n’être pas de « simples » journalistes. Où était également Yael Goosz, docteur ès-traque de « fake news » ?
Ce procès est d’autant plus inique que Le Point offre au contraire l’occasion à Michel Houellebecq de déployer une argumentation rigoureuse, totalement étranger à ce « fiel » que lui prête Askolovitch.
Je me demande si ce jour-là, le jeudi 5 janvier 2023, Claude Askolovitch n’a pas franchi une étape nouvelle. Sa revue de presse quotidienne relève tout à la fois, et depuis le début, de la grand-messe et du tribunal. L’homme assène, péremptoire, « ses » vérités, délivre, du haut de sa chaire, ses sentences, plus glaciales les unes que les autres – il aime à jouer les Minos ou les Osiris et expédie sans délai, mais sur un ton toujours suave, toujours velouté, en Enfer qui ne regarde pas l’immigration comme une « richesse pour la France » –, et le chroniqueur de nous bercer de récits plus lénifiants les uns que les autres – qui a la hardiesse d’inquiéter les thèses wokistes, ou de ne pas souscrire à la théorie du genre. « Tout le monde fait le dieu en jugeant, cela est bon ou mauvais », disait Pascal, et Askolovitch aime à se faire le dieu. D’ailleurs, ce jour-là, nous apprenions tout doucettement, comme dirait madame Pernelle dans Tartuffe, que Michel Onfray était passé à l’extrême droite. Je n’invente rien. La tribune d’Askolovitch, car appelons les choses par leur nom, peut être écoutée ou lue, elle est intégralement retranscrite sur le site de France Inter.
On ne demande pas au chroniqueur de s’effacer. Une revue de presse est par définition sélective, son responsable choisit les articles qui lui semble mériter d’être mis en avant, distingués. Lire est un acte subjectif, Et d’ailleurs l’homme aime à se mettre en scène. Affectant une tonalité un brin infantile, le « je » est partout dans sa revue de presse : « j’apprends », « je découvre », « j’aime ». Un « je » qui, toutefois, habilement, disparaît lorsqu’il s’agit de délivrer ses sentences – celles-ci prétendent à l’objectivité parfaite. Si on ne réclame pas la totale neutralité, on exige au moins la fidélité aux écrits et à leurs auteurs.
Comment France Inter, et singulièrement sa matinale, peut oser se caricaturer à ce point ? Jusqu’à quand le service public entend-il se faire l’arbitre de la respectabilité ? Léa Salamé ne prétend-elle pas avoir le goût, peut-être la passion, de la conversation, de la dispute, de la complexité ? Les voix dissidentes sont bannies de France Inter. Relisons John Stuart Mill : des vérités qui ne s’exposent pas à la discussion sont des vérités desséchées. Rappelons avec le philosophe écossais la trouvaille, géniale, de l’Église catholique : l’institutionnalisation de la figure de l’avocat du diable avant toute canonisation des saints. Que France Inter cesse d’avoir peur, et invite à sa table le diable !
XIVe cérémonie des Bobards d’Or
Pour découvrir les plus beaux mensonges des médias, rendez-vous à la cérémonie des Bobards d’Or, le 13 février !
Chaque année, les journalistes attendent la liste des nommés aux Bobards d’Or. Qui se fera épingler pour sa mauvaise foi ? Quel média verra ses mensonges étalés à la face du monde ?
Devant une salle comble (attention places limitées, pensez à vous inscrire), au théâtre du Gymnase à Paris, la cérémonie des Bobards d’Or met fin à l’hégémonie de la presse subventionnée et rend le pouvoir aux Français !
Face aux mensonges médiatiques, la cérémonie des Bobards d’Or est une soupape de sécurité, une occasion de rire du cirque médiatique. D’ailleurs, c’est un peu Mardi Gras, quand les faibles peuvent se moquer des puissants et que les rôles s’inversent. Alors cette année nous vous invitons au Carnaval des folies médiatiques ! Venez partager ce moment d’humour et commencer l’année en faisant un pied de nez aux journalistes du système.
Informations pratiques
Lundi 13 février 2022 à 19h30
Théâtre du Gymnase, 38 Bd de Bonne Nouvelle, 75010 Paris
Liberté d’expression sur internet
En 2016, je relayais une étude de Freedom House constatant le déclin de la liberté d’expression sur internet. On m’informe que cette étude a été mise à jour en octobre dernier.
Au-delà des pays qui censurent toute liberté d’expression, comme la Corée du Nord et la Chine, la Birmanie, l’Afghanistan… intéressons-nous aux pays européens (parmi lesquels on trouve la Turquie…). 18 pays ont interdit ou fermé des sites. Vingt-cinq pays européens ont pris des mesures mais ne bloquent pas encore de sites Web (Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Estonie, Hongrie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pologne, Slovaquie et Slovénie), pour n’en citer que quelques-uns. L’Ukraine restreint la pornographie en ligne, tandis que la Biélorussie et la Turquie interdisent/bloquent totalement le contenu. Les médias politiques sont soumis à des restrictions dans 12 pays. Le Kosovo et le Monténégro ont assoupli la censure des médias politiques cette année. Deux pays censurent fortement les médias politiques : la Biélorussie et la Turquie. Aucun pays européen ne bloque ou n’interdit les réseaux sociaux, mais quatre d’entre eux les restreignent : Biélorussie, Espagne, Turquie et Ukraine. Le Monténégro s’est amélioré en matière de censure des réseaux sociaux, le gouvernement actuel permettant une expression plus libre des opinions personnelles. La Turquie restreint l’utilisation des VPN, tandis que la Biélorussie les interdit totalement. La Turquie est le seul pays européen à restreindre les services de messagerie VoIP. L’application WhatsApp a été interdite en Turquie.
Benoît XVI et l’Eucharistie : communion, amitié et vérité
De Thomas Debesse :
Pendant [les] JMJ à Madrid je me suis posé des questions auxquelles personne à part le pape ne m’a apporté de réponse. Sur le sujet de l’Eucharistie l’enseignement qui m’a été dispensé pendant ces deux semaines en Espagne ne parlait que d’adoration, mais pas de communion. […] il y avait un enseignement que le clergé donnait aux fidèles, mais il n’était pas bienvenu [que le fidèle exprime] un besoin d’enseignement au clergé. […]
Il est bon que l’Église enseigne et encourage la pratique de l’adoration mais si l’eucharistie n’est qu’adoration, alors il n’y a pas de différence avec le protestantisme autre qu’une différence de moyen ou de manière dans la réalisation de la présence. […] Parce que la communion engage des réalités propres l’expérience de l’eucharistie de communion peut changer beaucoup de choses dans cette relation.
Quand j’ai appris la mort de Benoît XVI, je me suis souvenu [qu’il] avait répondu à une question essentielle, […] pour retrouver la réponse, j’ai dû relire l’homélie et là, immédiatement, la réponse m’a sauté aux yeux, en quatre phrases, très simples :
« Il y a comme deux manières distinctes de connaître le Christ qui nous sont présentées. La première consiste dans une connaissance externe caractérisée par l’opinion commune. »
« Mais, la foi n’est pas le fruit de l’effort de l’homme, de sa raison, mais elle est un don de Dieu. […] Elle a son origine dans l’initiative de Dieu. »
Il y a cette connaissance externe de l’eucharistie que l’on présente, que l’on observe, celle dont on peut demander, « qu’est-ce que c’est ? », et il y a la connaissance interne, celle qui prend contact physique avec nous, à l’initiative de Dieu. […] L’eucharistie de communion […] a été présentée par le pape Benoit XVI comme le point culminant de ces JMJ et la première chose dont il faut parler. […]
Benoît XVI parle d’amitié, de relation personnelle, et de connaissance intime et réciproque. Il commente l’évangile de Matthieu au chapitre 16, lorsque Jésus demande à ceux qui l’entourent :
« Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? ». […] Après avoir écouté les réponses, Jésus demande, « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? ». […] En retour, Jésus dit à Pierre ce que Pierre est pour lui : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ».
Cette réponse est […] aussi la réponse de Jésus à Benoît XVI, qui nous signifie à quel point cette question est actuelle.
Les deux amis Jésus et Pierre répondent donc mutuellement à la question « et pour toi qui suis-je ? ». C’est une relation de connaissance personnelle réciproque entre deux personnes, et de ces deux personnes, l’initiative vient du Christ. Il en est exactement de même de l’eucharistie de communion : c’est une relation de connaissance personnelle réciproque entre deux personnes, et de ces deux personnes, l’initiative vient du Christ.
Il ne s’agit pas seulement de dire « que dit-on de lui » en montrant le Saint Sacrement exposé, mais de nourrir une connaissance interne […]. Une fois nourri de cette connaissance interne de l’eucharistie de communion, ce n’est plus avec une connaissance externe à l’initiative des hommes que l’on adore, mais avec une connaissance interne à l’Initiative de Dieu.
Ainsi le drame d’enseigner l’eucharistie d’adoration sans enseigner l’eucharistie de communion c’est qu’il n’est alors laissé à l’homme qu’une relation externe avec Dieu, rien de plus qu’un « que dit-on de lui ? », et cette relation peut être vécue avec n’importe quelle idole. Si on ne répond pas aux questions « et pour toi qui suis-je, et pour moi qui es-tu ? », on prend le risque d’accueillir chez soi un faux dieu, […] on peut présenter à la dévotion des fidèles et se prosterner devant toutes les idoles du monde, du veau d’or à la Pachamama.
Quand Benoît XVI a dit :
« Chers jeunes, aujourd’hui, le Christ vous pose également la même demande qu’il a faite aux apôtres : “Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ?”
», […] J’ai entendu cette invitation à vivre ce questionnement avec le Christ, mais aussi avec le pape, et avec mes amis. J’ai entendu cette invitation à poser et à répondre à cette question, réciproquement comme Jésus et Pierre […] « Pour toi, qui suis-je ? […]
La véritable amitié réclame cette question : « pourquoi m’es-tu fidèle, pourquoi m’aimes-tu, pour toi qui suis-je ? », « pourquoi te suis-je fidèle, pourquoi je t’aime, pour moi qui es-tu ? ». C’est d’ailleurs ce que dit Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à Marie : « je veux te dire pourquoi je t’aime ». En répondant en vérité à ces questions, mutuellement, réciproquement, on peut découvrir la réalité de notre amitié, mais on peut aussi découvrir qu’on est abusé, ou qu’on abuse de son prochain… Que ce soit pour aimer en vérité ou pour guérir ou pour se convertir, pour se découvrir et pour se redécouvrir, il faut poser la question et y répondre.
La réponse ne doit pas seulement être vraie, elle doit être personnelle. […] Alors que la catéchèse officielle des JMJ ne répondait pas à ma question, alors que mon propre évêque ne répondait pas à ma question, alors que le responsable de la pastorale des jeunes qui allait devenir directeur de séminaire et responsable de la formation du futur clergé ne répondait pas à ma question, c’est Benoît XVI, le pape, un Allemand, qui m’a répondu en espagnol, à moi qui suis français.
Si on me pose la question « que dit-on de Benoît XVI ? », je peux répondre « Il est Pierre et sur cette pierre le Christ a bâti son Église ». Mais si Benoît XVI me posait la question à moi, aujourd’hui, « et toi Thomas, que dis-tu, pour toi qui suis-je ? ». J’ai une réponse à lui donner : « tu es quelqu’un qui m’a appris à aimer, à prendre le risque de perdre ce qui m’est cher si cet amour n’est pas vrai »
Christianophobie en Irlande
L’église Saints Peter et Paul de Ballyduff, en Irlande, a été prise pour cible par trois jeunes femmes d’une vingtaine d’années.
L’incident s’est produit vendredi soir, alors que l’église était encore ouverte. On pense qu’elle était inoccupée lorsque le trio est entré, s’est dirigé vers l’autel avant de mettre le feu à la nappe qui le recouvrait.
Et à Cork, les anti-catholiques viennent perturber la messe dominicale :
A church in County Kerry was attacked by arsonists last week
Now this during Sunday Mass in Cork
The anti Catholic rhetoric from politicians and journalists needs to stop immediately pic.twitter.com/R2Q8LuK8cX
— Catholic Arena (@CatholicArena) January 8, 2023
Grenoble : un homme suspecté d’avoir menacé des enfants de chœur d’égorgement
Dimanche, vers 10 h 30, un homme de 57 ans a été interpellé par les policiers grenoblois. Il est suspecté d’avoir menacé de mort des enfants de chœur de la collégiale Saint-André.
Alertés par des paroissiens et disposant du signalement précis de cet homme, des policiers ont interpellé un suspect, placé en garde à vue pour “ Menaces de mort réitérées commises en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion”.
Roselyne Bachelot annonce qu’il va falloir se résoudre à raser des églises
Après avoir volé le patrimoine de l’Eglise en 1789 puis en 1905, l’Etat souhaite se débarrasser des églises confisquées.
Ancienne ministre de la Culture, Roselyne Bachelot annonce qu’on a construit trop d’églises en France et qu’il va falloir se résoudre à en raser (ou à les vendre à des particuliers), en particulier celles du XIXe siècle !pic.twitter.com/m05df32dPv
— Eric Anceau (@Eric_Anceau) January 8, 2023
Devenir bénévole de la Marche pour la vie
La Marche est dans 15 jours et il manque encore 500 bénévoles !
Le service des bénévoles est absolument essentiel pour le maintien et le bon déroulement de la mobilisation.
La Marche pour la vie a besoin de vous pour la logistique, l’animation, et surtout pour la sécurité.
En 2023 soyez des serviteurs de la vie : devenez bénévoles de la Marche pour la vie ! Venez avec vos amis, formez des équipes en notant en commentaire dans votre inscription vos souhaits de coéquipiers !
En étant bénévole le 22 janvier, vous porterez plus haut la voix de ces 220000 enfants empêchés de naître, de ces personnes handicapées ou malades qui sont méprisées, de ceux qu’on ne veut pas entendre !
Une incarnation attirante de l’amour de la Vérité
Extrait de l’hommage rendu par le père Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, au pape Benoît XVI, dans L’Homme Nouveau, qui consacre un dossier au sujet du défunt pape :
[…] Ce qui frappe le plus dans le parcours de Benoît XVI, c’est son souci d’ouvrir aux hommes le chemin de la vérité, dans le contexte difficile de la modernité. Pour cela, il a compris les enjeux. Il a mesuré la perte de la dimension métaphysique de l’intelligence. Il a vu le déclin de la théologie de la Création, qui voit dans la nature et le corps humain un message de la sagesse de Dieu.
Cette perspective a animé sa présentation doctrinale de la foi. Depuis les conférences sur la catéchèse à Lyon et Paris en 1983, jusqu’au Catéchisme de l’Église catholique et à son Compendium en 1992 et 2005. Elle explique son insistance sur l’harmonie de la foi et de la raison. De Veritatis Splendor et Fides et Ratio (auxquelles il a collaboré en 1993 et 1998), jusqu’aux discours de Ratisbonne et des Bernardins en 2006 et 2008, en passant par la merveilleuse conférence à la Sorbonne en 1999 sur le christianisme comme religio vera.
Dans notre époque de vacillation et de doute, il a rappelé à une Europe qui sombre dans le nihilisme, la pertinence de la loi naturelle, le respect de l’homme et de la création, et la nécessité de « rendre visible la foi comme l’alternative que le monde attend après la faillite de l’expérience libérale et de celle de type marxiste » (1).
Je me souviens du jour où je lui disais que c’était grâce à l’amour de la Vérité qui transpirait dans ses œuvres, que j’avais retrouvé la communion hiérarchique… Il me semble qu’il y fut sensible.
Merci, Benoît XVI, d’avoir été, pour moi et pour tant d’autres, une incarnation attirante de l’amour de la Vérité. […]
Les belles figures de l’Histoire : Les papes de Saint Pierre à Benoît XVI
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Christophe Dickès et le père Jean-François Thomas :
Benoît XVI : un Pape remarquable
De Stéphane Buffetaut, élu local et ancien député européen, pour le Salon beige:
A son image, le Pape Benoît XVI s’en est allé discrètement, paisiblement. Ses obsèques célébrées à Rome ont été d’une grande sobriété et son successeur, l’air fatigué et maussade, n’a cité son prédécesseur qu’une fois dans son homélie. Peu importe, Benoît XVI ne recherchait pas les honneurs et certainement pas posthumes, lui qui n’a pas souhaité la présence du Président des Etats-Unis à ses funérailles car ce moment n’est pas celui de l’hypocrisie.
Pape remarquable par son intelligence, reconnue par tous. Brillant théologien et profond philosophe en quête de la vérité, comme le furent les véritables penseurs depuis la Grèce antique. Un de ses grands combats sera celui de démontrer que foi et raison ne sont pas antinomiques, à la suite de Jean-Paul II et de son encyclique « Fides et ratio » (14 juillet 1998). Il développera ce thème, essentiel pour lui, dans plusieurs discours dont ceux de Ratisbonne, de la Sapienza, des Bernardins, ou encore de Nations-Unies. Et, par son encyclique « Caritas in veritate » (29 juin 2009), il démontera que vérité et amour sont indissociables.
Pape remarquable aussi par son humilité, alors même que son intelligence aurait pu lui donner un sentiment de supériorité intellectuelle. Il se définissait lui-même comme « l’humble serviteur des serviteurs de Dieu » ou comme « humble et simple travailleur dans la vigne du Seigneur » (19 avril 2005, loggia de Saint Pierre, après son élection). Or cet homme fut investi des plus hautes responsabilités de l’Eglise catholique, sans jamais les avoir cherchées. Au contraire. Nous sommes là à des années lumières du monde politique qui souvent le combattra.
Pape remarquable par sa volonté de réformer l’Eglise, de la « nettoyer ». Ce fut le cas tant pour les affaires financières que pour celle de mœurs et de pédophilie pour lesquelles il exigea une tolérance zéro.
Pape remarquable enfin dans sa volonté de réconcilier les chrétiens entre eux. Réconciliation bien sûr entre les traditionnalistes et l’Eglise, ceux fidèles à Rome comme ceux séparés de celle-ci à la suite de Mgr Lefebvre. Fracture en vérité incompréhensible car l’esprit peine à comprendre pourquoi la fidélité à un rite vieux de cinq siècles et qui fut celui selon lequel furent ordonnés ou sacrés bien des prêtres et des évêques encore en exercice, a pu susciter une tel rejet de la part de la hiérarchie. Et cette volonté de réconciliation s’est étendue aussi hors de l’Eglise catholique romaine vers les orthodoxes, les anglicans, qui furent accueillis nombreux au sein de l’Eglise, et les protestants. Dans la vérité et non dans l’ambiguïté.
Remarquable aussi fut le déchaînement de mauvaise foi, d’attaques et de critiques dont ce grand Pape fut l’objet. Alors même qu’il n’était « que » Cardinal, il avait été affublé de la qualification de « PanzerKardinal », ce qui suggérait à la fois un caractère intraitable et évoquait le détestable passé de l’Allemagne. Or le ridicule d’un tel surnom est criant pour tous ceux qui l’ont connu, voire simplement rencontré ou approché et qui peuvent témoigner de l’extrême bienveillance, de la douceur, de la bonté et même de la timidité de cet homme issu d’une famille hostile au national-socialisme, mais qui fut enrôlé de force dans les mouvements de jeunesse du régime. Comme ce fut le cas de la jeunesse dans tous les régimes totalitaires, soviétique, maoïste, ou castriste.
L’interprétation malveillante du remarquable discours de Ratisbonne, à propos d’une citation de l’empereur Manuel II Paléologue, présentée avec beaucoup de précautions oratoires par le pape qui en soulignait la rudesse et le contexte historique, est un parfait exemple des manipulations malveillantes dont Benoît XVI fut la victime, y compris de la part de l’appareil du Vatican. Quant aux réactions d’une violence inouïe d’une partie du monde musulman, elles démontrent simplement que l’Empereur byzantin soulevait une vraie question.
Sa mort n’a pas mit fin aux attaques indignes. La sénatrice Vogel a ainsi cru bon de réagir de façon vulgaire et grossière au message du Président de la République aux catholiques de France à l’occasion de la mort du Pape émérite. Faut-il s’en étonner? Lounatcharski, compagnon de Lénine, n’a-t-il pas déclaré un jour : « Ce qu’il nous faut, c’est la haine ». Les marxistes, après avoir fait couler des fleuves de sang, n’ont pas changé et il est si logique qu’ils haïssent ceux qui essaient de suivre, tant bien que mal, Celui qui déclarait « aime ton prochain comme toi-même ».
Benoît XVI s’en est allé. Lui qui avait demandé aux fidèles : « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups » a subi, plus que d’autres, la fureur de la meute. Il est vrai qu’il avait osé rappeler la condamnation de la franc-maçonnerie et que « la miséricorde du Christ n’est pas une grâce à bon marché, elle ne suppose pas la banalisation du mal ». Pire encore, il avait affirmé que « la vérité est une personne, et c’est par l’amour que l’on parvient jusqu’à elle ». Intolérable pour les relativistes qui considèrent qu’il n’y a pas de vérité, et surtout pas le Christ, et qui, en fin de compte, lui reprochaient avec véhémence d’être un pape catholique ! C’était son devoir et ce fut sa grandeur. Ses derniers mots ont été : « Je t’aime Seigneur ». Ne doutons pas de la réponse.
Courageux et émouvant Said Oujibou
Courageux et émouvant Said Oujibou, membre de @LA_CHREDO, ex musulman converti qui raconte sa rencontre avec Jésus, sa confiance dans le fils de Dieu qui lui a ouvert les yeux. Tant qu'il y aura des Said Oujibou pour témoigner, la chrétienté ne disparaîtra pas! pic.twitter.com/3xYn74s5Wq
— Patrick Karam (@karampatrick) January 6, 2023
Les loges maçonniques prennent en main la 3e session de la pseudo-Convention citoyenne sur l’euthanasie
Au moins, ça évite les risques, les franc-maçons étant tous favorables à l’extermination des personnes âgées. 2h pour les spiritualités non religieuses (“les loges”) et 1h30 pour l’ensemble des religions.
🔔La #ConventionCitoyenne sur la #findevie est de retour pour la Session #3
🗓Découvrez le programme et suivez la Convention tout au long du week-end sur les réseaux du CESE
👀Echanges, débats et rencontres encore une session riche qui s'annonce ! 👇 pic.twitter.com/J9wu3QyeK0
— CESE (@lecese) January 6, 2023
