Blogs avec images

Les loges maçonniques prennent en main la 3e session de la pseudo-Convention citoyenne sur l’euthanasie

Au moins, ça évite les risques, les franc-maçons étant tous favorables à l’extermination des personnes âgées. 2h pour les spiritualités non religieuses (“les loges”) et 1h30 pour l’ensemble des religions.

L’autel de l’abbaye de Subiaco, dans l’Arkansas, a été profané

Le jeudi 5 janvier dans l’après-midi, un homme est entré dans l’église abbatiale et a profané l’autel principal. À l’aide d’un marteau, d’une masse ou d’une hache, il a détruit le haut de l’autel et brisé les pierres contenant les reliques. Il a volé less deux reliquaires dans les pierres d’autel. Il s’est ensuite apparemment déplacé vers le tabernacle, a enlevé la croix au sommet, retiré le voile du tabernacle, puis il a été interrompu. Heureusement, le Saint-Sacrement et le tabernacle n’ont pas été endommagés.

Après le départ des policiers, l’homme a décidé de retourner à l’église. Les policiers ont été rappelés et l’homme a été arrêté. Un des reliquaires a été trouvé dans son camion.

En raison de la profanation de l’autel, la communauté va entreprendre la “Prière publique après la profanation d’une église”. Conformément aux prescriptions, l’autel de l’église a été dépouillé et tous les signes habituels de joie et d’allégresse ont été retirés. En raison des dégâts importants subis par l’autel principal, les moines utiliseront un autel portatif jusqu’à ce que les dispositions nécessaires soient prises pour les réparations.

Victoire contre l’islamisme à Avignon

Grâce à l’action conjuguée du sénateur Stéphane Ravier, des élus du RN84 et de la procédure engagée par l’AGRIF, qui a sollicité, auprès du Préfet de Vaucluse, la mise en oeuvre de la procédure prévue par la loi SILT de 2017, la réunion islamiste prévue demain à Avignon a été annulée.

Après les funérailles, le bilan de Benoît XVI

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Gérard Leclerc, essayiste
  • Abbé Claude BARTHE, prêtre
  • Philippe PICHOT-BRAVARD, historien

Terres de Mission : Hommage à Benoît XVI

Terres de Mission rend hommage à Benoît XVI, récemment inhumé.

Puis, Guillaume de Thieulloy reçoit le philosophe Henri Hude, ancien directeur du centre d’éthique à Saint-Cyr Coëtquidan, pour parler de son dernier ouvrage “Philosophie de la guerre”.

Enfin, Max Guazzini, ancien président de NRJ et du Stade français, évoque sa foi chrétienne.

Se préparer aux JMJ

La prochaine édition des JMJ se tiendra cet été à Lisbonne du 1er au 6 août. Les Journées Mondiales de la Jeunesse qui rassemblent des jeunes de 16 à 35 ans du monde entier ont été initiées par le pape Jean Paul II en 1984. Depuis 16 éditions ont eu lieu dont certaines ont rassemblées plus de 3 millions de jeunes comme ce fut le cas aux JMJ de Rio en 2013. Des jeunes du monde entier répondent donc tous les 2 ou 3 ans à l’appel du pape. Jean Paul II leur rappelait en 2001 que le monde avait besoin d’eux :

« Chers jeunes, vous comprenez bien que l’on n’est “le sel de la terre” et “la lumière du monde” que si l’on tend à la sainteté. Comme je voudrais que ne vienne jamais à manquer dans votre vie cet idéal spirituel élevé ! L’humanité du troisième millénaire a besoin de jeunes forts dans la foi et généreux dans le service de leurs frères. Elle a besoin de jeunes aimant le Christ et son Évangile. » Castel Gandolfo, 19 août 2001

Pour les accompagner sur ce chemin de sainteté, 13 saints patrons ont été choisis pour cette édition des JMJ de Lisbonne : saint Jean Paul II, saint Jean Bosco, saint Vincent, saint Antoine de Padoue, saint Barthélémy des Martyrs, saint Jean de Britto, bienheureuse Jeanne du Portugal, bienheureux Jean Fernandes, bienheureuse Maria Clara de l’Enfant Jésus, bienheureux Pier Giorgio Frassati, bienheureux Marcel Callo, bienheureuse Chiara Badano, bienheureux Carlo Acutis.

Cet événement est aussi mis sous le patronage de Notre Dame de la Visitation, à qui est adressée la prière officielle des JMJ 2023. En effet, le pape François a invité les jeunes à se rassembler avec le verset qui ouvre le récit dela visitation dans l’évangile de saint Luc : « Marie se leva et partit en hâte ». Voilà un beau verset pour commencer avec un élan missionnaire cette nouvelle année !

Pour vous préparer aux JMJ, rejoignez cette communauté de prière sur Hozana pour cheminer dès janvier vers cette belle rencontre grâce à une publication quotidienne !

Alice Ollivier pour Hozana.org

Fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous sommes au Temps de Noël liturgiquement parlant (Tempus natalícum). Il se poursuivra jusqu’au 13 janvier inclus. Mais cette période est elle-même sous-divisée en deux Temps.

  • le Temps de la Nativité (Tempus nativitátis) qui va des 1res Vêpres de Noël à None du 5 janvier inclus.
  • le Temps de l’Épiphanie qui court des Ires Vêpres de l’Épiphanie du Seigneur, le 5 janvier, au 13 janvier inclus.

La Vigile de l’Épiphanie a été supprimée en 1955 mais l’on célèbre le 5 janvier les Ires Vêpres de la grande fête du 6 janvier, fête de 1re classe (ornements blancs). C’est donc ce vendredi 6 que les Rois Mages prennent place dans nos crèches. Dans l’Ordo de 1962, la solennisation de la fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur, a été fixée, lors du Concordat de 1801, au dimanche qui suit le 6 janvier quand cette date n’est pas un dimanche, soit cette année 2023 le dimanche 8 janvier. C’était autrefois fête d’obligation en France, comme c’est encore le cas en certains pays. Le nouvel ordo de 1970 célèbre toujours la fête le premier dimanche de janvier.

La fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur est une des plus anciennes fêtes de l’année liturgique, fixée au 6 janvier depuis la plus haute antiquité. Elle se célébrait en Orient dès le IIIe siècle et elle pénétra en Occident vers la fin du  IVe siècle. Le mot Épiphanie signifie : manifestation. Comme à Noël c’est le mystère d’un Dieu qui se rend visible, mais ce n’est plus aux Juifs seulement qu’il se montre : C’est aux Gentils qu’en ce jour Dieu révèle son Fils (Oraison). Et Isaïe aperçoit, en une vision grandiose, l’Église figurée par Jérusalem, où affluent les rois et les nations, la multitude des peuples qui habitent le bord des mers et la force des Gentils. Ils viennent de loin avec leurs nombreuses caravanes en chantant les louanges du Seigneur et en lui apportant de l’or et de l’encens(Épître). Les rois de la terre adoreront Dieu et les nations lui seront soumises (Offertoire). L’Évangile montre la réalisation de cette prophétie. Alors que Noël célébrait l’hymen de la divinité avec l’humanité du Christ, l’Épiphanie célèbre l’union mystique des âmes avec Jésus. Aujourd’hui, dit la liturgie, en unissant cette fête à celle du jour Octave et du 2e dimanche après l’Épiphanie, aujourd’hui l’Église est unie à son céleste Époux, car le Christ a lavé ses crimes dans le Jourdain, les Mages accourent avec leurs présents aux noces royales et les convives boivent avec joie l’eau transformée en vin. Alléluia. C’est à Saint-Pierre, où se trouvent les reliques du chef de l’Église, que la liturgie célèbre l’entrée des païens dans l’Église. Reconnaissons dans les Mages adorateurs les prémices de notre vocation et de notre foi, et célébrons avec des cœurs pleins de joie les débuts de cette heureuse espérance : car, dès ce moment, nous avons commencé à entrer dans l’héritage céleste (Saint Léon, Matines).

Les textes de la messe insistent surtout sur le premier épisode de cette manifestation : la visite des Mages à Bethléem. Mais les textes de l’office de cette fête, particulièrement l’hymne et l’antienne à Magnificat des deuxièmes Vêpres, nous rappellent que cette manifestation s’est accomplie à l’occasion de trois événements : l’adoration des mages que nous commémorons aujourd’hui, le baptême de Notre Seigneur dans le Jourdain qui sera célébré le 13 janvier, jour octave de l’Épiphanie, et le miracle des noces de Cana que nous retrouverons le deuxième dimanche après l’Épiphanie.

L’Épiphanie c’est donc l’entrée solennelle du Christ Roi dans le monde. C’est ce qu’exprime le chant de l’Introït, dont le texte n’est pas littéralement scripturaire mais s’inspire de passages des prophètes de l’ancien testament, et dont la mélodie est peu développée et presque horizontale, mais très solennelle et assez hiératique.

►Introït : Ecce advenit

Ecce advenit dominator Dominus : et regnum in manu ejus, et potestas, et imperium.
Voici que vient le Seigneur souverain ; il a dans sa main la royauté, la puissance et l’empire.

C’est bien lui le Roi. On appelle couramment l’Épiphanie la fête des rois. On parle des rois mages. En fait l’Évangile ne parle pas de rois ; il dit seulement : des mages d’Orient. C’était probablement des prêtres des religions païennes orientales, de savants et aussi de puissants personnages, car dans leur pays à cette époque le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel étaient plus ou moins confondus. Leur caravane était certainement imposante, et son arrivée à Jérusalem a causé un grand émoi. Mais le seul vrai roi c’est le petit enfant, c’est Lui qu’ils viennent adorer. C’est Lui également le Roi que chante le psaume 71, grand psaume messianique que nous retrouverons à l’Offertoire et dont le premier verset accompagne cet Introït :

Deus judicium tuum Regi da : et justitiam tuam Filio Regis.
Seigneur donnez au Roi votre jugement et au fils du Roi votre justice.

Graduel: Omnes de Saba

Le texte du Graduel de l’Épiphanie est tiré du prophète Isaïe, et plus précisément du passage qui est lu à la messe, juste avant ce chant. C’est d’ailleurs un des rares cas dans la liturgie où le Graduel est tiré de la lecture précédente et c’est aussi un des rares cas, dans les messes des dimanches et fêtes, où cette lecture est tirée de l’Ancien Testament. Pour bien comprendre ce chant, le mieux est de lire en entier ce texte d’Isaïe, qui n’est pas long et qui est magnifique.

” Lève-toi Jérusalem, sois illuminée, car elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Car voici que les ténèbres couvriront la terre, et les peuples seront dans l’obscurité : mais le Seigneur se lèvera sur toi et sa gloire paraîtra en toi. Les nations marcheront à ta lumière et les rois à la splendeur de ton aurore. Lève les yeux autour de toi et regarde : tous ceux-ci sont rassemblés, ils sont venus vers toi. Tes fils sont venus de loin et tes filles surgissent à leurs côtés. Alors tu verras et tu seras comblée, tu seras émerveillée et ton cœur se dilatera quand les richesses de la mer afflueront vers toi et que la puissance des nations viendra à toi. Une foule de chameaux t’envahira, des dromadaires de Madian et de Epha : tous viendront de Saba, apportant l’or et l’encens et proclamant la louange du Seigneur. “

La première partie du Graduel reprend la dernière phrase de ce texte qui annonce d’une façon précise la visite des mages ; même l’or et l’encens sont mentionnés.

Omnes de Saba venient, aurum et thus deferentes, et laudem Domino annuntiantes.

La deuxième partie, au contraire, reprend la première phrase du texte :

Surge et illuminare Jérusalem : quia gloria Domini super te orta est.

Cette Jérusalem nouvelle qui est ainsi glorifiée, c’est évidemment l’Église qui voit affluer vers elle les peuples de toutes races et de toutes langues. On remarquera au début de la deuxième partie l’accent très prononcé de surge, puis la grande montée de illuminare, avant la descente en douceur sur Jerusalem et de nouveau un grand crescendo sur Domini.

►Alléluia : Vidimus Stellam

Si le texte du Graduel de l’Épiphanie était tiré de la lecture qui le précédait, le verset de l’Alléluia au contraire est tiré de l’Évangile qui le suit.

Vidimus stellam ejus in oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum.

Nous avons vu son étoile en orient et nous sommes venus adorer le Seigneur.

Ce sont les paroles des mages au roi Hérode en arrivant à Jérusalem. La mélodie est la même que celle de l’Alléluia du jour de Noël, qui parlait déjà d’une grande lumière descendue sur la terre, et qui invitait tous les peuples éclairés par cette lumière à venir adorer le Seigneur. Aujourd’hui les mages représentant toutes les nations répondent à cette invitation. Cette mélodie elle-même est lumineuse. Elle exprime bien la joie et la reconnaissance de tous ces peuples qui ont reçu la révélation du Sauveur et qui ont tout quitté pour aller L’adorer.

Offertoire : Reges Tharsis

Le texte de l’Offertoire de l’Épiphanie est tiré du psaume 71, dont nous avons déjà trouvé le début comme verset de l’Introït, et qui est un des grands psaumes messianiques. Il chante la gloire du roi d’Israël, probablement Salomon, à qui tous les rois environnants venaient rendre hommage. On se souvient de l’épisode de la reine de Saba qui est ici mentionné.

Reges Tharsis et insulæ munera offerent : reges Arabum et Saba dona adducent : et adorabunt eum omnes reges terræ, omnes gentes servient ei.

Les rois de Tharse et des îles offriront des présents : les rois d’Arabie et de Saba apporteront des dons. Tous les rois de la terre l’adoreront, toutes les nations Le serviront.

Le roi d’Israël est comme toujours la figure du Messie à qui tous les rois et les peuples du monde entier doivent se soumettre. Les mages d’Orient dont parle l’Évangile ont été les premiers à les représenter. La mélodie comme celle du Graduel exprime une joie bien affirmée. Ses ondulations évoquent très bien la grande procession des peuples en marche vers le Sauveur.

►Communion : Vidimus stellam

Nous retrouvons dans l’antienne de Communion de l’Épiphanie le même texte qu’à l’Alléluia, tiré de l’Évangile du jour.

Vidimus stellam ejus in Oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum.
Nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus adorer le Seigneur.

Mais la mélodie donne ici à cette antienne assez courte un caractère différent de celui du verset de l’Alléluia, plus intime, plein d’une joie douce et légère. C’est le chant de l’âme qui a reçu la lumière d’en haut et, pleine de reconnaissance, s’empresse d’aller adorer Celui qui la lui a envoyée et se mettre à son service. Cette petite pièce finement ciselée se termine par les mots adorare Dominum très contemplatifs.

Voici que vient le Seigneur souverain ; il a dans sa main la royauté, la puissance et l’empire.

L’œuvre de Joseph Ratzinger, une réponse à la crise des sociétés contemporaines, le reflet d’une pensée catholique assumée

Historien de l’Église, auteur d’un ouvrage rsur L’héritage de Benoît XVI, Christophe Dickès considère que Benoît XVI, qu’il compare aux saints Grégoire le Grand et Léon Le Grand, dispose de l’autorité théologique nécessaire pour être reconnu docteur de l’Église :

[…] Chez Benoît XVI, la force, le rayonnement et l’influence étaient de l’ordre de la science et donc de l’intelligence, en tant que cardinal puis en tant que pape. Tel était ce don fécond auquel se mêlaient une très grande douceur et une profonde humilité. Le sens de son œuvre, et notamment de son pontificat, fut de rappeler aux baptisés et au monde l’intelligibilité du mystère chrétien et l’intelligence de la foi, comme Léon le Grand et Grégoire le Grand en leur temps. Dans quel but sinon en vue du bien commun, comme le précise la première lettre de saint Pierre : « Que chacun mette au service des autres le don qu’il a reçu comme de bons dispensateurs de la grâce de Dieu. »

Or l’Église reconnaît un docteur de l’Église pour son autorité exceptionnelle en matière de théologie, sa vie de foi et la sûreté de sa pensée. L’ensemble donne à ses écrits et à son enseignement un poids et une influence dans la doctrine chrétienne. Au regard de l’histoire de l’Église, il serait étonnant qu’une telle œuvre soit amenée à disparaître. Elle pourra, comme bien des œuvres, vivre une éclipse mais il me semble que dans cent ou deux cents ans, l’œuvre de Joseph Ratzinger sera toujours étudiée. Elle sera considérée comme une réponse à la crise des sociétés contemporaines, le reflet d’une pensée catholique assumée à une époque où elle fut remise en cause par des idéologies qui ont voulu produire des esclaves et non des hommes libres.

L’avortement : première cause de mortalité

Les statistiques compilées par Worldometer indiquent que plus de 44 millions d’avortements ont eu lieu dans le monde en 2022. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime ce chiffre à 73 millions.

Wordldometer fonde ses chiffres sur une fiche d’information de l’OMS, qui estime que le nombre d’avortements par an est encore plus élevé que celui de Worldometer.

Si l’on compare les chiffres relatifs à l’avortement à d’autres causes de décès : cancer, VIH/SIDA, accident de la route et suicide, les avortements dépassent de loin toutes les autres causes.

En 2022, on estime que 9,6 millions de personnes sont mortes du cancer, 6 millions du tabagisme, 16 millions de diverses maladies courantes et 2 millions du VIH/sida. Les décès dus au paludisme et à l’alcool sont également conséquents.

Avec 67,1 millions de personnes décédées l’année dernière d’une autre cause que l’avortement et un total de 111 millions de personnes, toutes causes confondues, les avortements ont représenté près de 40 % des décès dans le monde l’année dernière.

Le pourcentage pourrait être encore plus élevé si le chiffre donné par l’OMS est retenu. En effet, entre 73 et 44 millions la différence est de 29 millions qui s’ajouteraient aux 111 officiellement donnés, soit 140 millions. En l’occurrence, le nombre d’avortements dépasserait 50 % des décès comptabilisés sur l’année 2022.

Benoît XVI : l’enterrement d’un « simple pèlerin »

De Charlotte d’Ornellas dans Valeurs Actuelles :

En décidant de renoncer à sa charge pontificale, Benoît XVI avait choisi de ne plus être pape. L’ayant été, il était sorti du collège cardinalice. A la fin de sa vie, il n’était donc ni pape, ni cardinal. Cette situation inédite avait accouché du titre de « pape émérite » sans que l’Église ne sache trop appréhender la chose nouvelle. Du balcon de la résidence d’été du pape, le 28 février 2013, Benoît XVI saluait d’ailleurs la foule de locaux venus le remercier en ces termes :

« A partir de ce soir à huit heures, je ne serai plus souverain pontife de l’Eglise catholique. Je suis simplement un pèlerin qui débute la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre. »

Et c’est en discret pèlerin et en humble serviteur qu’il fut enterré le 5 janvier 2023, sur la place Saint Pierre, à Rome. Il est vrai que la messe était sobre – selon le vœu de Benoît XVI lui-même -, courte, et que le pape François n’a pas jugé nécessaire de s’attarder sur l’apport absolument considérable de son prédécesseur à l’Eglise et à l’humanité tout entière lors de son homélie. Il est vrai aussi que ce choix tranchait avec la chaleur du dernier adieu rendu à Jean-Paul II par Joseph Ratzinger, dix-sept ans plus tôt, sur cette même place Saint Pierre. Mais le recueillement était à son image : silencieux, tout en délicate retenue. Effacé, Benoît XVI l’a été jusqu’à la dernière seconde.

À l’heure de la renonciation, le défunt pape avait poursuivi devant les fidèles :

« je voudrais encore, avec mon cœur, mon amour, ma prière, ma réflexion, toutes mes forces intérieures, travailler pour le bien commun et le bien de l’Eglise et de l’humanité. »

C’est exactement ce qu’il n’a cessé de faire, apportant pendant les huit dernières années de sa vie une humble contribution à la vie de l’Église.

Certains ont été peinés de cette si grande discrétion autour de sa mort, de la volonté assumée par le Vatican de traiter a minima le décès du pape émérite, de l’évidente antithèse entre un François si détaché de son prédécesseur et un Ratzinger élogieux sur le sien. Nombre de fidèles ont ressenti une gêne devant la sobriété choisie : la liturgie est un symbole… Cette tristesse est surtout révélatrice d’une gêne plus profonde. Benoît XVI a été un pape particulièrement attaqué pendant tout son pontificat, à l’extérieur mais surtout à l’intérieur de l’Église. Mais depuis son renoncement, l’hostilité à son égard persistait. Tout le monde se souvient du texte tronqué de Benoît XVI publié par le Vatican à l’occasion de la sortie d’un livre de théologiens, dont certains furent particulièrement hostiles à l’ancien pape ; beaucoup ont en tête le texte de Benoît XVI sur le célibat des prêtres alors que la question semblait posée lors d’un Synode récent qui avait généré des commentaires particulièrement peu amènes ; plus récemment encore, nombre de fidèles ont lu les propos du secrétaire particulier de Ratzinger, Monseigneur Ganswein, rapportant que Benoît XVI avait eu le cœur « brisé » en découvrant le Motu proprio de François souhaitant la fin de l’ancienne messe à laquelle il avait fait une place… C’est sans doute cette gêne-là qui a alimenté la peine de ces fidèles interloqués le jour de l’enterrement.

Un malaise devant les différences palpables de vues entre un pape et son successeur, une gêne à imaginer l’inimitié qui règne parfois dans les couloirs du Vatican, une angoisse devant les ferments de la division que cherche tant le Prince de ce Monde.

Benoît XVI avait choisi le silence de la prière lorsqu’il était attaqué ou contesté, et la précision de l’écrit pour être collaborateur de la Vérité. Nombre de fidèles étaient rassurés de sa présence dans les jardins du Vatican. La fin de cette période inédite de cohabitation papale plonge à nouveau les fidèles dans une ère nouvelle. Dans son testament spirituel rédigé alors qu’il était encore pape, Benoît XVI semblait déjà leur répondre :

« Restez fermes dans la foi ! Ne vous laissez pas troubler ! »

Le cinéma français face à l’Histoire de France

Réalisé par Le Puy du Fou, Vaincre ou mourir raconte l’épopée de Charrette et sort sur les écrans à la fin du mois de janvier. Nicolas de Villiers est interrogé dans L’Incorrect. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Benoît XVI, coopérateur de la vérité

Extrait d’une tribune du cardinal Müller dans L’Homme Nouveau :

[…] L’interprétation correcte de l’enseignement du Concile contre l’appel falsifié à un soi-disant esprit du Concile était alors aussi le mandat principal de son travail en tant que préfet de la Doctrine de la foi. Il s’agit des déclarations sur la sacramentalité du sacerdoce par rapport à la vérité révélée que seul un homme baptisé peut recevoir validement le sacrement d’ordination (évêque, prêtre, diacre). La déclaration Dominus Jesus sur l’unicité du Christ Sauveur et de son Église comme unique sacrement du salut du monde, qui est pleinement et institutionnellement réalisée dans l’Église catholique (Lumen Gentium, 8), est également très importante.

Les deux textes sur la théologie de la libération en Amérique latine, produits à la suite de Gaudium et Spes, sont également d’un rang élevé dans l’histoire de la théologie. La tentative d’approfondissement christologique dans la doctrine sociale de l’Église y est affirmée. L’erreur de réconcilier le christianisme avec la philosophie marxiste est réfutée. Le communisme n’était pas seulement en pratique le plus grand crime contre l’humanité.

Mais c’est bien cette anthropologie athée qui a entraîné inévitablement la destruction de l’être humain, tout comme le transhumanisme est aujourd’hui un déni dévastateur de l’image de Dieu et de la dignité personnelle de l’être humain. Comme le communisme et le fascisme, ses racines sont profondément athées. Dans la lutte contre le relativisme agnostique, Joseph Ratzinger, en tant que préfet de la Doctrine de la foi jusqu’à son pontificat, a toujours souligné que l’antithèse de la vérité est le mensonge.

Il ne faut pas se laisser berner par la promesse que le renoncement à l’affirmation de la vérité de Jésus-Christ conduit à la tolérance de la diversité des vérités subjectives, alors qu’il conduit plutôt à la dictature du relativisme. Nous le voyons dans le règne brutal de la débauche dominante du monde occidental et dans le contrôle absolu inhumain de la pensée et du comportement dans les dictatures asiatiques. Pour nous, la parole du Christ, seul Sauveur du monde, est : « Ainsi, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8, 32). […]

Bilan 2022 : Plus de 100 prêtres et religieuses enlevés, arrêtés ou tués

Au moins 12 prêtres et cinq religieuses ont été assassinés en 2022 alors qu’ils remplissaient leur mission. Le Nigeria est l’un des pays les plus dangereux pour servir l’Eglise, mais la Chine, en Asie, et le Nicaragua, en Amérique latine, ont également connu de nombreux cas de harcèlement.

Deux prêtres enlevés en 2019, le Père Joel Yougbaré, du Burkina Faso, et le Père John Shekwolo, du Nigeria, sont toujours introuvables, ce qui porte à cinq le nombre total de prêtres disparus.

Les cinq religieuses assassinées en 2022 dans l’exercice de leur mission sont Sœur Luisa Dell’Orto, en Haïti, en juin ; Sœurs Mary Daniel Abut et Regina Roba, au Sud-Soudan, en août ; Sœur Mari de Coppi, au Mozambique, en septembre ; et Sœur Marie-Sylvie Vakatsuraki, tuée en octobre, en République démocratique du Congo.

Au cours de la même année, 42 prêtres au total ont été enlevés dans différents pays, dont 36 ont été libérés. Trois des prêtres enlevés au Nigeria ont été assassinés. Au Mali, on ignore toujours où se trouve le missionnaire allemand, le Père Hans-Joachim Lohre enlevé en novembre.

Le Nigeria est le pays où il y a eu le plus d’enlèvements, avec un total de 28 en 2022. Trois d’entre eux ont été enlevés en décembre, mais le pire mois a été juillet, avec sept enlèvements. Le Cameroun suit, avec six enlèvements, dont cinq ont eu lieu au même moment, en septembre, et ont été libérés cinq semaines plus tard.

Haïti est devenu l’un des endroits les plus violents d’Amérique centrale. Cinq prêtres ont été enlevés par des bandits et des gangs au cours de l’année, mais tous ont été libérés depuis.

L’Ethiopie, les Philippines et le Mali ont eu chacun un prêtre enlevé, tous libérés, à l’exception du père Hans-Joachim Lohre au Mali.

Le Nigeria compte également la grande majorité des religieuses enlevées en 2022, soit sept. Une religieuse a été enlevée au Burkina Faso, et une autre au Cameroun, ainsi que les cinq prêtres mentionnés ci-dessus. Heureusement, toutes ces religieuses ont ensuite été libérées par leurs ravisseurs.

Enfin, au moins 32 ecclésiastiques ont été détenus, dans des actes qui s’apparentent à l’intimidation.

Les cas les plus récents concernent quatre prêtres de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne travaillant dans l’Ukraine occupée par la Russie et qui ont été arrêtés dans le cadre de leurs activités pastorales. Deux d’entre eux ont depuis été libérés et “expulsés” vers le territoire ukrainien, mais deux autres restent en détention et pourraient être accusés de terrorisme.

Au Nicaragua, 11 membres du clergé ont été arrêtés ou détenus au cours du conflit qui oppose le gouvernement à l’Eglise catholique. Parmi eux figurent au moins deux séminaristes, un diacre, un évêque et sept prêtres. On signale également des prêtres à qui l’on a interdit de quitter leur paroisse, et au moins 10 ecclésiastiques que le gouvernement a empêchés de rentrer dans le pays.

Un autre cas récent concerne l’emprisonnement d’un évêque et de deux prêtres en Erythrée. Deux mois se sont écoulés depuis leur disparition, sans explications de la part des autorités.

Il est presque impossible de connaître le nombre de prêtres et d’évêques catholiques détenus en Chine en 2022. Selon les informations recueillies par l’AED, les autorités enlèvent à plusieurs reprises des clercs de l’église clandestine pendant un certain temps pour les forcer à rejoindre l’église approuvée par l’Etat. Un exemple est la disparition d’au moins 10 prêtres, tous appartenant à la communauté clandestine de Baoding (Hebei), entre janvier et mai 2022.

Outre ces cas, un prêtre a été arrêté au Myanmar lors de manifestations contre le régime, et plusieurs religieuses et deux diacres ont été arrêtés en Ethiopie lors du conflit du Tigré fin 2021, mais libérés en 2022.

La Cité de l’Histoire ouvre ses portes le 17 janvier

Venez vous immerger au coeur des plus grandes sagas de l’aventure humaine grâce à La Cité de l’Histoire à Paris La Défense.

Cette année, découvrez 3 expériences inédites pour voyager dans le temps grâce à des spectacles et animations technologiques ultra-immersives, petits et grands revivent les grands évènements du passé, rencontrent les figures emblématiques de l’histoire de France.

Trois attractions, un espace entièrement dédié à l’Histoire, le tout imaginé par Franck Ferrand, mis en scène par Thierry Rétif et produit par Amaclio Productions.

Bénéficiez du tarif de lancement à partir de 18,99 € !

La Cité de l’Histoire se situe sous la Grande Arche, 1 parvis de la Défense 92 400 Puteaux

15000€ le bébé

Une jeune femme et son conjoint ont, à deux reprises, vendu leurs bébés à un autre couple via un forum internet.

Ne pouvant avoir d’enfant, ni adopter du fait de sa maladie, une femme a contacté sur un forum internet M., jeune femme de 28 ans, qui a accepté de concevoir et de « porter » l’enfant, puis d’accoucher sous son nom. « Il suffit que je présente votre carte Vitale à l’accueil » lui avait-elle dit. Le 31 mars 2017, M., munie de la carte vitale de l’acheteuse, se rend à la maternité de Grasse pour des « douleurs abdominales liées à sa grossesse ». Une analyse sanguine révèle que le sang de la femme enceinte ne correspond pas à celui de la propriétaire de la carte vitale, atteinte de mucoviscidose et identifiée dans le système de santé. La police est alors appelée. La « mère porteuse », M., prétend être enceinte de son amant, le conjoint de l’acheteuse, qui a, par anticipation, reconnu l’enfant.

Peu de temps après, le 20 avril 2017, M. se présente à l’hôpital de Fourmies, dans le Nord, pour accoucher sous X. Le service se rend compte que l’identité de cette femme est la même que celle de la parturiente qui s’était présentée pour accoucher à Grasse fin mars. Une « gestation par autrui » étant suspectée, le procureur est alerté. M. prétend, cette fois, que l’enfant est son fils et celui de son conjoint. Ils disent vouloir le garder. Début mai, l’acheteuse finit par avouer la vérité aux policiers.

Un travailleur social, qui suit la famille de M., se souvient, de son coté, qu’un an avant la jeune femme avait déjà été enceinte. Tout en prétextant une fausse couche, elle lui avait confié qu’elle avait accouché au profit « d’une amie ». Le concubin avoue à son tour la vérité : ils ont donné naissance en 2016 à une petite fille qui a été « vendue » pour 15 000 € à une femme stérile. Cette fois-ci, la présentation de la carte vitale avait permis à la transaction d’aboutir. L’argent a notamment servi à acheter une voiture, mais aussi une console de jeux et du cannabis.

Une enquête a été ouverte par le juge d’instruction de Laon. Les deux enfants ont été placés, et six personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel. Le « père biologique » et la « mère porteuse » sont poursuivis pour dissimulation d’enfant, les deux couples de « parents d’intention » pour simulation d’enfant et provocation à l’abandon. Le procès devrait avoir lieu fin 2023.

La CEDH valide l’expulsion d’un djihadiste

De Nicolas Bauer, membre de l’ECLJ :

En 2020, l’ECLJ était intervenu dans deux affaires d’expulsion de djihadistes vers leurs pays d’origine, en tant que tierce-partie à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). En février 2022, la première affaire Johansen c. Danemark a été tranchée. La CEDH a validé la privation de nationalité danoise et l’expulsion vers la Tunisie de M. Johansen, revenant de Daech.

Le 15 décembre 2022, la CEDH a annoncé avoir rendu sa décision dans la deuxième affaire : Isam Al-Bayati c. Allemagne. Les juges européens ont validé l’expulsion de M. Al-Bayati vers l’Irak. C’est encore une victoire pour l’ECLJ et pour l’Europe.

Un djihadiste irakien expulsé quinze ans après sa condamnation pénale

M. Al-Bayati, citoyen irakien, a fait l’objet de plusieurs condamnations liées à des activités relevant du terrorisme, en particulier : collectes de fonds, transferts d’argent en Irak, détention d’une arme et possession de cassettes audios appelant au djihad armé. Dans les réseaux terroristes irakiens, il est connu comme le « banquier ». Sa dernière condamnation pénale date de 2006 et la décision d’expulsion de 2009.

Il a alors saisi un tribunal administratif, entraînant plusieurs années de contentieux. Son ultime recours interne, devant le Tribunal constitutionnel fédéral de Karlsruhe, a été déclaré irrecevable en 2018. En mars 2019, c’est à la CEDH qu’il dépose une requête. Ce recours n’étant pas suspensif, l’Allemagne l’a expulsé vers l’Irak en octobre 2021, avec une interdiction de retour pour quinze ans.

La sécurité nationale prime les droits individuels d’Isam Al-Bayati

Le djihadiste avait invoqué, contre son expulsion, l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Marié et père de deux filles, il considérait que cette décision d’expulsion violait son droit à la vie privée et familiale. La décision de la CEDH, publiée le 15 décembre 2022, déclare irrecevable la requête d’Isam Al-Bayati, pour défaut manifeste de fondement.

Les juges européens ont considéré qu’il était légitime de faire primer la sécurité nationale, menacée par les activités terroristes, sur les droits individuels de M. Al-Bayati. La CEDH a également rappelé que les juridictions allemandes, examinant le recours du djihadiste, avait exploré avec lui les possibilités qu’il avait pour poursuivre sa vie de famille en Irak ou dans d’autres pays.

Cette décision de la CEDH soutient l’Allemagne dans l’exercice des fonctions fondamentales de tout État européen : garantir la sécurité et protéger la nation. La possibilité pour un État d’expulser des étrangers constitue un moyen nécessaire pour lui permettre de remplir ces fonctions, a fortiori lorsque ces étrangers ont participé à des activités islamistes et terroristes.

Pour aller plus loin, lire nos observations dans l’affaire Al-Bayati c. Allemagne (n° 12538/19)

Gaspard Proust serait-il devenu l’humoriste officiel de la droite ?

Eugénie Bastié dresse son portrait dans Le Figaro Magazine. Extrait :

[…] Gaspard Proust serait-il devenu l’humoriste officiel de la droite? L’esprit Canal est mort, les nouveaux curés sont progressistes, qu’ils prédisent l’Apocalypse climatique ou conspuent la «concupiscence» des mâles, ce qui a laissé le champ libre au persiflage sur un esprit de sérieux passé à gauche.

«C’est même chiant car c’est trop évident , dit Proust. Moi-même je me lasse. On parle du wokisme tous les jours. Sandrine Rousseau, c’est une Nadine Morano de gauche. Il y a un côté ambulance… parfois j’ai des scrupules. En même temps… je me dis que je ne peux pas laisser passer ça (il soupire) . Je ne sais pas ce qu’ils prennent, ils ne sont jamais fatigués. Ils n’ont jamais honte.»

Serait-il un «anar de droite?» Il n’aime pas l’expression.

«Ça veut souvent dire mec de droite aimé par la gauche. Au fond, je suis un individualiste. C’est le mot liberté qui m’intéresse. J’ai vécu dans un pays de l’Est où l’on nous vendait l’Occident comme une terre où certaines choses, comme la liberté de penser et le droit de propriété, ne seraient jamais remises en question. Quand je vois le pli que ça prend parfois en France, je me dis qu’il y a vingt ans je ne l’aurais pas cru.»

Il se dit pour une liberté d’expression «absolue» :

«On ne peut pas faire la police des cerveaux et des âmes.»

Une vocation d’écrivain

Mais au fond, Proust est-il vraiment un comique? […] «C’est un intellectuel drôle plus qu’un humoriste, dit de lui Geoffroy Lejeune, directeur de Valeurs Actuelles . Chez la plupart des humoristes, le rire est une fin en soi ; chez lui, c’est un moyen pour faire réfléchir à autre chose.» Sa véritable vocation ne serait-elle pas celle d’écrivain?

«J’ai du mal à l’admettre, mais c’est ce que je désire le plus , nous confie-t-il. Mon rêve ça a toujours été la plume. Si j’arrivais à ne vivre que de l’écrit j’aurais réalisé toute mon ambition.»

Gaspard Proust possède plusieurs tiroirs. Derrière la façade d’humoriste, il y a l’écrivain. Et puis au-dessus des livres, il y a la musique classique, une véritable passion. Et puis, au-dessus de la musique il y a… Quand on lui demande quelles sont ses attaches, ses racines profondes, il hésite. «Je vais très peu en Slovénie. C’est le pays de ma langue natale. Je suis très attaché à la Suisse. Mais comment dire… tout ça reste très terrestre.» Il sourit et lève les yeux au ciel.

«Le vrai attachement est là-haut, le reste n’est qu’une étape. Mon projet, au fond, il est là.»

On remarque sur sa poitrine une médaille miraculeuse de la rue du Bac (Paris, 7e), qu’il tripote machinalement. Ce sont des sœurs qui la lui ont offert, un jour qu’il traînait près du Bon Marché.

«Je l’ai rangée dans ma moto, mais j’y pensais assez souvent, un peu comme Bilbo le Hobbit avec l’anneau, tu vois.»

Un jour, il l’a mise autour du cou. C’est peut-être le tiroir le plus secret de Gaspard Proust. Par pudeur, il ne veut pas trop en parler, mais lors d’une messe clandestine, en plein confinement, alors même que l’Église officielle avait décrété la fermeture du culte, il s’est laissé toucher par le Mystère. Depuis, il a saint Augustin sur sa table de chevet. Il laisse parfois entrevoir dans quelques-unes de ses chroniques, cette nouvelle vérité qui le travaille. […]

«Peut-être sais-je mieux que personne pourquoi l’homme est le seul être qui sache rire ; lui seul souffre assez profondément pour avoir été contraint d’inventer le rire. Le plus malheureux, le plus mélancolique de tous les animaux est, comme de juste, le plus gai.»

Quand Mireille Mathieu chantait l’avortement

La chanson “L’anniversaire” de Mireille Mathieu date de 1976 et évoque un avortement, et la femme qui y repense à la date anniversaire.

Cette chanson rejoint une réalité : quand une femme a avorté, cela fait partie de son dossier médical lors d’une grossesse. Or, les sage-femmes constatent très souvent que les femmes connaissent précisément la date de l’avortement. Avec quelquefois des témoignages poignants.

“Ma famille m’a forcée à avorter. Quelque fois, je regarde l’image de l’échographie, et je pense à ce premier enfant.”

Souviens-toi il pleuvait sur ce train d’Amsterdam
Qui allait m’emporter voyageur sans bagage
Tu as lâché ma main et j’ai retenu mes larmes
Le chagrin m’attendait à la fin du voyage
Je revis cet instant dans la ville étrangère
La rue et l’escalier et cette femme en blanc
La porte s’est fermée et j’étais seule sur la Terre
Je ne peux pas oublier c’était il y a un an

Non non l’enfant non
Il n’a pas eu de prénom
Doux doux l’enfant doux
Il n’a pas eu de joujoux
Non non l’enfant non

Il n’a pas eu de prénom
Beau beau l’enfant beau
Il n’a pas eu de berceau

Depuis ce rendez-vous dans la ville étrangère
Mon cœur est une fleur transpercée par un clou
Chaque jour désormais semble un anniversaire
Et le train d’Amsterdam vient déchirer mes nuits
Je rêve à cet enfant et j’ai froid et j’ai honte
Je rêve à cet enfant dont je n’ai pas voulu
Si je ferme les yeux j’entends comme une ronde
C’était il y a un an je ne l’oublierai plus

Blond blond l’enfant blond
Il n’a pas eu de saisons
Adieu l’enfant Dieu
Il n’a pas eu de ciel bleu

Blond blond l’enfant blond
Il n’a pas eu de saisons
Dors dors l’enfant dors
Son berceau c’est mon remord

L’abbaye de Lessay touchée par un incendie volontaire

Deux départs de feu ont été constatés au sein de la crèche de l’église. L’incendie a pu être maîtrisé rapidement grâce à l’intervention d’une paroissienne, qui a rempli des seaux d’eau pour éteindre les flammes avant que celles-ci n’atteignent le sapin de Noël, situé à côté, ainsi que les chaises en bois.

Pour éviter tout nouvel incident, la maire annonce que “les paroissiens vont assurer davantage de tournée et de présence dans l’abbatiale“. Le système de verrouillage automatique des portes le soir va être révisé et une “vidéosurveillance mobile et tournante pourrait être envisagée“.

L’abbaye de la Sainte-Trinité est une abbaye bénédictine d’architecture romane, fondée au XIᵉ siècle, qui se dresse sur le territoire de la commune française de Lessay dans le département de la Manche. Elle va subir au printemps des travaux de réfection de la toiture du transept sud et du baptistère, tandis que l’orgue va être révisé.

Gérald Darmanin interdit une marche en hommage à sainte Geneviève [Addendum]

Le ministre de l’Intérieur a ordonné à la préfecture de police de Paris d’interdire la 18e marche aux flambeaux prévue samedi 7 janvier en hommage à sainte Geneviève, patronne de Paris. Les organisateurs, des membres de l’association Paris Fierté, se sont vu notifier un arrêté d’interdiction.

La préfecture de Police s’est justifiée par des « risques forts de troubles à l’ordre public ». Lors de la précédente édition, le 15 janvier 2022, des incidents avaient éclaté en marge de la marche Paris Fierté, perturbations causées par les milices de l’extrême gauche qui ont tentés d’agresser des participants. La préfecture de Police a également fait savoir que « l’importante mobilisation des forces de l’ordre ce jour-là sur plusieurs événements » pouvait mettre en péril « la sécurité des participants à la marche ». Elle fait référence à d’autres manifestations organisées ce même samedi. Cette marche aux flambeaux devait débuter à 18 heures. La manifestation kurde a lieu à 10 heures du matin dans le 10e arrondissement à l’autre bout de Paris. Les “gilets jaunes” comptent également battre le pavé durant cette même journée, en amont de la présentation par le gouvernement de la très réforme des retraites le 10 janvier.

Pourtant, après les attentats de Charlie Hebdo, en plein état d’urgence, lors des Gilets Jaunes et même lors de la crise du covid-19., la préfecture avait toujours autorisé la tenue de l’hommage à sainte Geneviève.

Addendum : la décision du ministre a été cassée par référé-liberté auprès du  tribunal administratif.

Le collectif Vigi Médias organise une marche devant les locaux du Monde

Les fondateurs de Vigi Medias organisent samedi 7 janvier une manifestation en soutien à FranceSoir, suite au retrait de son agrément. La manifestation démarrera devant les locaux du journal 38 rue Fabert, à Paris et s’achèvera devant le siège du média Le Monde.

Une croix dans le ciel durant les funérailles

Cette photo semble authentique : ceux qui étaient sur le Loggione, du côté droit du Palais Apostolique, ont pu voir ce phénomène dans le ciel pendant les funérailles de Benoît XVI.

L’euthanasie ou l’échec de la médecine

Lu dans l’Incorruptible (dont la présentation précise: “Non, l’Incorruptible n’est pas Maximilien de Robespierre, L’Incorruptible c’est le peuple uni qui refuse que sa Nation ne meure”!…):

Le mythe d’une euthanasie salvatrice

Le sujet de la fin de vie n’en reste pas moins un sujet qui n’a rien d’anodin. Vouloir souffrir le moins possible et ne pas vouloir d’une mort interminable dans d’atroces conditions est légitime. Ceci étant, est-ce que la mort est la seule solution à apporter ? L’euthanasie est-elle véritablement la plus simple et efficace des manières pour mourir dans la dignité ? Ces questions, rarement posées, s’avèrent pourtant décisives alors qu’un projet de loi visant à libéraliser cette pratique s’apprête à voir le jour début 2023.

Si la douleur physique semble être un problème élucidé grâce aux différents progrès techniques qu’offrent aujourd’hui la médecine, le sujet le plus délicat et le plus souvent mis en avant, est celui de la douleur psychologique ou psychique. Se voir mourir, se voir impuissant, et souffrant est en effet très douloureux. Toutefois, ce sujet relève d’un domaine médical particulièrement investigué au cours des deux dernières décennies : les soins palliatifs. Ceux-ci permettent de répondre de manière globale aux besoins d’une personne dont l’état de santé approche celui d’une phase couramment appelée phase terminale. Ces soins sont dédiés à la fois à la personne malade, son entourage, sa famille et s’effectuent tant dans son foyer que dans des centres de soins dédiés. En bref, les soins palliatifs sont les garants de la dignité humaine d’un patient.

En ce qui concerne l’euthanasie en tant que telle, on la décrit souvent comme une délivrance, un moment de soulagement pour les familles et la fin d’une souffrance affreuse pour le patient. Or qu’est-ce que l’euthanasie si ce n’est l’abandon des soins, l’abandon d’un être vivant et l’échec de la médecine ?

L’euthanasie va à l’encontre du serment d’Hippocrate

Alors que les médecines douces, thérapeutiques sont sans cesse promues pour apaiser et atténuer des souffrances du quotidien, avoir recours au suicide assisté reviendrait à tirer un trait sur une fin de vie apaisée, douce, progressive et dans des conditions de vie décentes. Qui plus est, est-ce que les médecins ne sont pas appelés justement à guérir et favoriser la poursuite de la vie plutôt que de la rompre brutalement ?
Sur le long terme, la légalisation du suicide assisté, va participer à une stigmatisation de la vieillesse, et plus généralement de la maladie. Et ne parlons pas du handicap qui est déjà totalement tabou dans une société où lorsqu’une mère porte un enfant, on l’incite à réaliser une batterie de tests pour savoir si son enfant est atteint de trisomie 21 ou d’une autre maladie, afin d’avorter et d’éviter par avance d’avoir à accompagner son enfant malade.

Obsèques de Pierre Le Morvan le 7 janvier en Mayenne

On me prie d’annoncer les obsèques de Pierre Le Morvan, ce samedi 7 janvier à 14 heures en l’église d’Epineux-le-Seguin, (53340 Val-du-Maine, entre Le Mans et Laval).

La bénédiction des maisons à l’Épiphanie

Une belle tradition rappelée par Claves :

Il est une antique et vénérable tradition de bénir les maisons à l’occasion de la fête de l’Épiphanie, avec de l’eau bénite spécialement la veille. Après avoir aspergé d’eau bénite les murs de la maison, le prêtre inscrit, au moyen d’une craie bénite à cette occasion, sur le linteau de la porte principale une inscription comprenant le chiffre de la nouvelle année qui s’ouvre et les initiales (en latin) des trois rois mages. Ainsi, cette année :

20 + C(aspar) + M(elchior) + B(althazar) + 23

Le rituel romain renferme donc deux belles bénédictions pour le jour de l’Épiphanie : la bénédiction de la craie, dont le curé se sert ensuite pour tracer sur les portes de ses paroissiens l’anagramme témoignant de la bénédiction de la maison.

Voici le texte de la bénédiction de la craie, si riche de signification :

Bénissez, ô Seigneur notre Dieu, cette craie, votre créature, afin qu’elle devienne salutaire au genre humain ; et accordez par l’invocation de votre Nom très saint que tous ceux qui l’emporteront ou qui écriront avec elle sur leurs portes les noms de vos saints Gaspard, Melchior et Balthazar, reçoivent par leur intercession et leurs mérites la santé du corps et la protection de l’âme.

 La bénédiction de la maison n’est pas moins riche, puisqu’elle reprend tout d’abord le texte du Magnificat de Notre-Dame, chant de louange prononcé par Marie au moment où elle rendait visite – et avec elle Jésus, enfant encore dans son sein – à sa cousine Elisabeth, sanctifiant ainsi sa maison et ses habitants. La bénédiction du Rituel Romain fait de la visite du pasteur comme une nouvelle Visitation. On reprend ensuite, après que la demeure a été encensée et aspergée d’eau bénite, le texte classique de la bénédiction d’une maison :

 Bénissez, ô Seigneur, Dieu tout puissant, cette maison, afin qu’en elle demeurent la santé, la chasteté, la victoire, la vertu, l’humilité, la bonté, la douceur, le plein accomplissement de la loi et l’action de grâces au Dieu, Père, Fils et Saint Esprit ; et que cette bénédiction demeure sur cette maison et sur ceux qui habitent en elle. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

Selon les sources, l’anagramme C+M+B renverrait également à la phrase Christus mansionem benedicat (que le Christ bénisse cette maison). La tradition rappelle comment les Hébreux reçurent en Égypte de Dieu le commandement de répandre sur les linteaux de leurs portes le sang de l’agneau pascal, en témoignage d’alliance et pour être épargnés du fléau de la dixième plaie (l’extermination des premiers-nés).

Cette tradition s’est notamment perpétuée dans les pays germaniques et orientaux, comme affirmation et témoignage de foi dans un contexte de cohabitation avec le protestantisme, puis avec l’agnosticisme et l’athéisme.

Rejet d’une loi pro-vie en Caroline du Sud

La Cour suprême de Caroline du Sud a invalidé le 5 janvier une loi interdisant d’avorter après six semaines de grossesse :

“Nous jugeons que le droit au respect de la vie privée inscrit dans notre Constitution couvre les décisions des femmes d’avorter”.

C’est avec un raisonnement similaire que la Cour suprême des Etats-Unis avait sanctuarisé, en 1973 dans son arrêt Roe v. Wade, l’avortement.

Dans sa décision, la Cour suprême de Caroline du Sud estime que le droit au respect de la vie privée peut être “limité” à condition que cela soit fait de manière “raisonnable”. Cela pourrait permettre aux législateurs locaux d’introduire de nouvelles restrictions.

L’Epiphanie au sommaire du 2e numéro de Gloria

En voici le sommaire :

Retrouvez ici notre entretien avec Marie-Laurentine Caëtano, fondatrice de cette revue.

La date de la venue des Rois Mages

De Delphine Toulemonde, docteur en histoire (médiévale et religieuse) et membre du comité scientifique du Ceshe, dans la revue Science et Foi :

[…] Toutefois, il est bon de souligner que dès le premier chapitre de la Genèse, Dieu dit que les luminaires au firmament du ciel sont aussi là pour servir ‘de signes pour marquer les époques, les jours et les années’. Ces signes furent donc scrutés à travers les siècles. Dès après le Déluge, les Chaldéens sont de mémoire d’homme les héritiers de la tradition astronomique et du culte sacré. Peut-être leurs croyances étaient-elles détournées de la vérité, mais ces idolâtres gardèrent dans leur culte des traditions anciennes et l’abbé Paul de Broglie pense que leur religion fut ‘l’une des plus semblables au judaïsme et au christianisme qui ait jamais existé.’ Et si cette quête des astres, sans doute idolâtrée, était la recherche d’un savoir primitif et d’une attente messianique ? … C’est à elle que s’adonne d’ailleurs Balaam, en Mésopotamie, lorsque le roi de Moab le fait mander. Le secret du luminaire, de l’étoile messianique donc, qui précéda les Mages reste encore certainement à percer, mystère parmi les mystères. La science évoque soit une conjonction de planètes, soit une nouvelle étoile, soit une comète. Peut-être était-ce tout autrement si l’on regarde du côté des mystiques. Marie d’Agréda parle d’une ‘clarté propre qui était différente de celle du soleil et des autres étoiles’ et qu’ ‘elle resta dans la région aérienne pour conduire les rois jusqu’à la grotte’. Anne-Catherine Emmerich voit un globe de feu. Maria Valtorta en fait un astre mobile très différent des autres et ressemblant au saphir, ce qui fait évidemment penser au trône de Dieu dans la vision d’Ezéchiel.

En revanche, la date probable ou possible de l’Epiphanie parait plus aisée à approcher. Les Evangiles nous donnent quelques éléments précis : l’arrivée des mages à Jérusalem, la visite à Hérode, l’adoration à Bethléem, pour ce qui est des Mages, sans compter les annonces prophétiques dans l’Ancien Testament, puis le recensement sous Quirinius, la circoncision, la fuite en Egypte et le massacre des saints Innocents par Hérode. En se conformant aux usages des Juifs, il devient possible de proposer une chronologie, non pas une date certaine. En effet, les lois du Lévitique sont précises quant au temps de la circoncision et de la purification ; pour un fils, la circoncision a lieu le 8ème jour, la purification 33 jours après. L’état de la femme ‘va se prolonger jusqu’au crépuscule du quarantième jour, car c’est le lendemain qu’elle présentera l’offrande de kappara pour sa purification’, précise Rachi. Saint Luc souligne qu’après la purification, Marie et Joseph repartent à Nazareth, en Galilée. Et l’enfant grandissait et se fortifiait. Il apparait donc qu’il faille une nouvelle nécessité pour retourner à Bethléem. La ville étant à proximité de Jérusalem, ce peut être l’une des grandes fêtes ‘d’obligation’ juive, Pessah, Yom Kippour, etc… Ces deux fêtes peuvent avoir d’ailleurs une symbolique forte. Pessah, c’est la Pâque, le passage. Yom Kippour, c’est le shabbat des shabbats, le jour de l’expiation, celui où est offert le bouc émissaire qui est ensuite envoyé au désert, chargé des péchés.

Du côté des Mages, la Bible précise qu’ils sont très remarqués à Jérusalem et qu’ils s’adressent à Hérode. Celui-ci règne jusqu’à sa mort, en 4 av. JC selon les uns, en 6 ap. JC selon les autres. Ce terminus ad quem est mis en relief, en particulier, par l’intéressante étude d’Henriette Horovitz. C’est donc avant cette époque qu’a lieu le recensement de Quirinius. La date qui parait la plus probable et que l’on retiendra ici pour l’événement est celle de l’année lustrale 2 ap.JC, soit huit jours après le 25 décembre de la première année de la nouvelle ère. Tout ceci parait très cohérent et cette date confirme aussi les propositions de Denys le Petit. Notons encore que saint Matthieu précise que les mages viennent adorer dans une maison : ‘intrantes domum’ (Matt. II, 11), puis s’en repartent sans avertir Hérode. Après ceci, saint Joseph, Marie et l’Enfant fuient vers l’Egypte, craignant la colère d’Hérode. Le martyre des saints Innocents est alors décrété par le roi qui craint un contre-pouvoir : tous les enfants de moins de deux ans sont concernés. Pour que cette disposition royale de deux années ait un sens – Hérode s’est fait préciser par les Mages la date de l’apparition de l’étoile – il faut que les deux années soient motivées par l’apparition de l’étoile, le temps du voyage, la présence en Palestine, le départ… avec une petite marge d’erreur. Si les mages étaient arrivés une quinzaine de jours après la Nativité, il eut suffi d’exterminer les enfants de moins d’un an.

Or, la naissance, le recensement, la circoncision, la purification de Marie, le retour à Nazareth, le nouveau voyage/pèlerinage à Bethléem, pour un motif probablement religieux mais non précisé dans les Ecritures, l’installation dans une ‘domus’ où aurait eu lieu la visite des mages d’Orient, ces longs mois rendent cohérente la décision du roi d’exterminer les nouveau-nés jusqu’à deux ans, soit grosso-modo et très largement depuis la première vision de l’étoile par les mages.

La date liturgique de l’Epiphanie fixée au 6 janvier reste possible, mais, dans ce cas, plus probablement en l’an 3, soit un an après la Nativité si celle-ci a effectivement eu lieu le 25 décembre de l’an I. Dans cette hypothèse, la fuite en Egypte aurait alors lieu de l’an 3 à l’an 6, date de la mort d’Hérode (Matth, II, 15).

Nous n’avons pas la prétention de faire de ce calendrier une vérité absolue, mais il montre qu’en gardant la fidélité à l’ensemble des Evangiles et des traditions, en se fiant aux Saintes Ecritures, la chronologie des événements est assurément cohérente.

Un prêtre assassiné au Burkina

Un prêtre du diocèse de Dédougou, l’abbé Jacques Zerbo, a été assassiné par des terroristes qui ont également incendié des véhicules à l’Institut national de formation du personnel de l’Education à Dédougou.

Dans la nuit du 1er janvier 2023, aux environs de 22h, des hommes armés se sont introduits dans l’enceinte de la Direction région de l’institut national de formation du personnel de l’éducation (DR INFPE) de la Boucle du Mouhoun située dans le village de Massala. Ils ont mis à cendre les deux cars de l’institut, le véhicule de fonction du directeur, un autre véhicule et une moto de service.

Dans la soirée du 02 janvier, un prêtre du diocèse de Dédougou, l’Abbé Jacques Zerbo a été enlevé puis assassiné dans la province du Sourou.

I-Média : le traitement journalistique ambivalent du décès de Benoît XVI

L’image de la semaine 

Commençons cette année du bon pied avec une bonne blague. BFM TV a été sacrée “chaîne d’information en laquelle les Français ont le plus confiance en 2022”.

Les provocations d’Omar Sy

La sortie au cinéma du film “Les Tirailleurs”, romançant le rôle joué par les soldats des colonies lors de la Première guerre mondiale, fait grand bruit et les médias sont conquis ! Omar Sy, malgré des provocations répétées, reste le chouchou de la caste médiatique.

La revue de presse 

Des développements judiciaires, une hausse du carburant en catimini ou encore le chaos du Nouvel An, ne ratez rien du décryptage de l’actualité hebdomadaire avec la revue de presse de Jean-Yves Le Gallou.

Le décès du pape émérite Benoît XVI

Jean-Yves Le Gallou et Jules Blaiseau reviennent sur le traitement journalistique ambivalent du décès de Benoît XVI, quelque part entre éloges et qualificatifs orduriers. A partir de 35mn40 :

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services