Face à la crise du catholicisme, ne pas brader la foi ni la discipline
L’Incorrect consacre un dossier à la crise du catholicisme en France. De fait, les chiffres officiels sont éloquents :

Interrogé, Christophe Geffroy, directeur de La Nef, souligne que c’est la crise de la foi qui est à l’origine de la crise des vocations.

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Le retour des navires négriers ?
[…] L’esclavage a toujours été difficile a nommer. Le premier point c’est qu’un esclavage fait profondément partie de la société où il se développe et qui s’enrichit de lui. Il est difficile de nommer l’esclavage tout comme il est difficile de sentir l’air que l’on respire. Cette difficulté à nommer l’esclavage est ancrée dans le langage, on voit que les mots utilisés pour désigner l’esclave sont originellement des mots qui signifiaient autre chose. J’ai parlé de navire négrier, cet adjectif désignait tout simplement une couleur. L’adjectif « niger, nigra, nigrum » est un mot latin pour désigner la couleur noire, sans aucun rapport avec la couleur de peau d’ailleurs, rien que la couleur noir. mais l’association de cet adjectif à l’esclavage est hérité d’une pratique esclavagiste sur les populations noires. Ainsi dire qu’un navire est un navire négrier signifie que ce navire pratique le trafic d’être humain, et ce même indépendamment de la couleur de ces esclaves.
Le mot « esclave » quant à lui désigne un homme blanc et le mot « esclavage » désigne la condition de cet homme blanc. Le mot « esclave » est littéralement le même mot que « slave ». Ça vient du fait que la population européenne d’europe de l’Est a été réduite en esclavage autour du VIIe siècle et la langue reflète que la condition de l’homme slave est de faire l’objet d’un trafic humain. Le sclave, ou sclavène, ou sclavus en latin, c’est tout simplement l’homme slave. Le C de sclave a parfois été conservé et a parfois disparu du langage au fil des siècles. En anglais on dit aussi « a slave » et donc « un slave » pour désigner un homme réduit en esclavage. On peut dire « j’achète un Ibère », c’est à dire un habitant de la péninsule Ibérique, un espagnol ou un portugais. On peut dire « j’achète un numide » c’est à dire quelqu’un qui vient d’Afrique du nord, par exemple un Libyen. Et on peut dire « j’achète un slave », c’est à dire « j’achète un homme européen non méditerranéen ». Dans l’Espagne musulmane, était appelé esclavon l’esclave blanc européen, qu’il soit slave ou germanique. Par opposition on peut dire que le non-esclavon c’est à dire le non-esclave ou encore le non-blanc est un homme libre. Le quai des Esclavons à Venise est le quai d’où partaient les esclaves européens castrés à destination de la clientèle musulmane. Ainsi depuis le haut moyen-âge on continue de dire qu’un homme est slave pour dire qu’il n’est pas libre, quelque soit son origine, et depuis la traite atlantique on qualifie de navire négrier un bateau qui participe à un trafic de traite humaine.
Est-il possible qu’au 21e siècle le mot employé par les esclavagistes pour nommer l’objet de leur trafic soit « migrant » ? Est-il possible ainsi que ceux qui ont besoin d’esclaves pour leur commerce emploient le mot de « migrant » pour réclamer la livraison de leur main d’œuvre abusable ? […]
Canada : on propose à des personnes handicapées d’être euthanasiées
Cette affaire récente n’est pas isolée. Au Canada, une ancienne militaire paraplégique s’est plainte du temps d’installation de sa rampe d’accès. En réponse, le gouvernement canadien lui a proposé d’être euthanasiée pour abréger ses souffrances via le programme MAID (Medical Assistance in Dying).
Témoignant devant le Comité des anciens combattants de la Chambre des communes, elle a déclaré qu’elle se bat depuis cinq ans pour obtenir une rampe d’accès à domicile pour les fauteuils roulants et qu’elle a exprimé ses préoccupations concernant l’offre d’aide à mourir dans une lettre récente adressée au premier ministre Justin Trudeau. Lors d’un témoignage devant le même comité la semaine dernière, le ministre des Anciens combattants, Lawrence MacAulay, a révélé qu’au moins quatre autres anciens combattants canadiens se sont vu offrir l’option MAID par un agent des services aux anciens combattants, aujourd’hui suspendu.
Oskar Lafontaine demande que l’Allemagne sorte de l’OTAN
Oskar Lafontaine n’est pas n’importe qui.
Il né en 1943 en pleine Seconde Guerre mondiale. Il est le fils d’un boulanger mort au front, « il est élevé par les jésuites avant de suivre des études de physique. Depuis son adhésion au parti social-démocrate allemand (SPD), en 1966, il poursuit une ascension politique régulière dans la Sarre, devenant maire (1974-1976) puis super-maire de Sarrebruck (1976-1985), avant d’être ministre-président de la Sarre de 1985 à 1998 (à nouveau depuis 2009). Ses critiques à l’encontre du plan en dix points d’Helmut Kohl concernant la réunification allemande (et notamment son opposition à la participation de l’Allemagne unie à l’OTAN) lui valent de passer pour un opposant à l’unité allemande. Grièvement blessé d’un coup de couteau au cours d’un meeting en 1990, il se retire de la scène politique nationale. De retour en 1995, il est élu président fédéral du SPD. face à Rudolph Scharping, mais il doit s’effacer devant Gerhard Schröder comme candidat à la chancellerie en 1998. Nommé ministre des Finances dans le cabinet de ce dernier, il démissionne de toutes ses fonctions politiques, y compris de la tête du SPD, six mois plus tard, en 1999, pour protester contre les options qu’il juge trop libérales du chancelier : en effet, revendiquant l’héritage spirituel de Willy Brandt, O. Lafontaine prône la justice sociale, la lutte contre les privilèges des grandes sociétés et de leurs dirigeants mais aussi le refus de la participation allemande aux interventions au Kosovo ou en Afghanistan ».
Oskar Lafontaine aura toujours cerné et appréhendé la dangerosité de l’alignement des intérêts européens sur ceux de l’Otan qui ne sont rien d’autres que ceux des Américains et uniquement ceux des Américains. Il aura toujours horreur de la guerre et militera toujours pour l’indépendance de l’Allemagne.
Il est en cela très proche de la politique d’un Jacques Chirac, dernier président d’une France indépendante et relativement souveraine à avoir refusé aussi bien la guerre en Irak qui allait mettre à feu et à sang le Moyen-Orient, que le retour de notre pays dans l’Otan.
Toute cette histoire d’indépendance de la France prendra fin avec l’arrivée au pouvoir de Sarkozy, « Sarko l’américain » qui commencera à brader les intérêts de la France pour plaire aux Etats-Unis.
Voici les déclarations fracassantes d’Oskar Lafontaine sur le déclin économique de l’Allemagne, la guerre par procuration entre la Russie et l’OTAN en Ukraine – et pourquoi il exige le retrait des troupes américaines d’Allemagne.
Oskar Lafontaine : « L’Europe paie le prix de la lâcheté de ses propres dirigeants »
Oskar Lafontaine : L’explosion des deux gazoducs est une déclaration de guerre à l’Allemagne et c’est pathétique et lâche que le gouvernement fédéral veuille balayer l’incident sous le tapis. L’Allemagne dit qu’elle sait quelque chose mais ne peut pas le dire pour des raisons de sécurité nationale. Les moineaux le sifflent depuis longtemps sur les toits : les États-Unis ont soit directement mené l’attaque, soit au moins donné le feu vert. Sans la connaissance et le consentement de Washington, la destruction des pipelines, qui sont une attaque contre notre pays, paralyse notre économie et va à l’encontre de nos intérêts géostratégiques, n’aurait pas été possible.
C’était un acte hostile contre la République Fédérale – non seulement contre elle, mais aussi – qui montre une fois de plus que nous devons nous libérer de la tutelle américaine.
Dans votre nouveau livre « Ami, il est temps de partir ! », vous appelez au retrait des troupes américaines d’Allemagne. N’est-ce pas irréaliste ?
Oskar Lafontaine : Bien sûr, cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais l’objectif doit être clair : le retrait de toutes les installations militaires et nucléaires américaines d’Allemagne et la fermeture de la base aérienne de Ramstein. Il faut y travailler avec persévérance et construire en même temps une architecture de sécurité européenne, car l’OTAN dirigée par les États-Unis est obsolète, comme l’a reconnu à juste titre entre-temps le président français Emmanuel Macron. C’est parce que l’OTAN n’est plus une alliance défensive, mais un outil pour faire respecter la prétention des États-Unis à rester la seule puissance mondiale.
Mais nous devons formuler nos propres intérêts et ils ne sont en aucun cas conformes à ceux des États-Unis.
Vous dites que les Américains sont responsables de l’explosion des pipelines. Croyez-vous sérieusement qu’ils abandonneraient l’Allemagne sans combattre ?
Oscar Lafontaine : Non, ça va être très dur, mais je ne vois pas d’alternative. Si nous et les autres pays européens continuons à rester sous tutelle américaine, ils nous pousseront au-dessus de la falaise pour protéger leurs propres intérêts. Nous devons donc progressivement élargir notre champ d’action, de préférence avec la France. Comme Peter Scholl-Latour, j’ai réclamé il y a de nombreuses années une union franco-allemande. Ensuite, la défense des deux États pourrait également être intégrée, en tant que noyau d’une Europe indépendante. Pour utiliser une expression désormais éculée : nous vivons les affres de l’enfantement de la phase de transition d’un ordre mondial unipolaire à un ordre mondial multipolaire. Et là la question se pose si nous avons notre propre place dans ce nouvel ordre mondial ou si nous nous laissons entraîner dans les conflits de Washington avec Moscou et Pékin en tant que vassaux américains. Nous ne pouvons que perdre ici. […]
Filiation et parentalité : la Commission européenne veut imposer la GPA
Comme annoncé par La Manif Pour Tous, la Commission européenne a proposé, mercredi 7 décembre, que chaque pays de l’UE soit obligé de reconnaître les droits de filiation déjà accordés dans un autre Etat membre, ce qui légaliserait de facto la GPA.
La Commission veut créer « un certificat européen de filiation » harmonisé, dont l’ensemble des Vingt-Sept seraient tenus d’accepter la validité. Evidemment, la Commission invoque l’intérêt supérieur et les droits de l’enfant.Mais l’objectif, c’est la soumission au lobby LGBT. Ursula von der Leyen a déclaré :
« Fière des nouvelles règles que nous présentons aujourd’hui sur la reconnaissance de la parentalité dans l’UE. Nous voulons aider toutes les familles et tous les enfants en situation transfrontalière. Parce que si vous êtes parent dans un pays, vous êtes parent dans tous les pays. »
La “reconnaissance mutuelle de parentalité” est une expression obscure qui cache en fait un hold-up politique : il s’agit de reconnaître la GPA et l’imposer à tous les Etats membres.
L’adoption du texte nécessitera l’unanimité des Etats membres, une gageure alors que la Hongrie et Pologne, voire d’autres, se montrent réticents.
Non aux projets de mort
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le projet de constitutionnalisation de l’IVG ainsi que le projet de loi sur « l’aide à mourir» (quel euphémisme !) sont deux textes qui doivent nous interpeller sur le sens même que nous entendons donner au mot Homme et dans son acception plus générale au mot civilisation.
Sur le fonds, il n’y a rien de bien nouveau tant les dernières mesures sociétales votées ces dernières années tels que la PMA, la loi bioéthique mettent en péril le fondement même de notre humanité.
Le corps de l’homme, autrefois sacré, consacré, est devenu marchandise. Qu’il est loin le temps de l’Habeas Corpus…
Il est d’ailleurs cocasse de constater que les destructeurs de cette liberté individuelle, de ce contrôle par l’individu sur son corps et sur ses biens, sont aujourd’hui les arrières-arrières-arrières-petits-enfants de ceux qui en avait érigé le principe indéfectible.
Au-delà de cet amer constat, nous ne pouvons que regretter la réalisation des prémonitions dénigrées depuis maintenant 20 ans sur l’évolution des textes de Loi tendant toujours davantage à banaliser la mort dans notre société, prétendument moderne.
C’est ainsi que l’Etat, véritable garant de la vie sociale, a tout d’abord brisé la famille, puis la notion de père et mère, simplifié les lois de la filiation ainsi que favorisé la reconnaissance de la théorie de genre pour mieux anonymiser le processus d’identité et de création, afin que justement l’impossible ne devienne réalisable : la mort d’un enfant de 9 mois.
Ces craintes largement scandées sous forme de slogan lors de la Manif pour Tous nous conduisent contre notre gré à une société mortifère.
De la naissance à la mort, notre corps ne nous appartiendrait plus et ce n’est pas les tristes épisodes de la crise du COVID qui viendront nous rassurer. L’obligation vaccinale en est l’illustration parfaite. Cela a contribué à définir deux types de citoyens.
Le bon citoyen se laisse vacciner pour acquérir des droits, de partir en vacances, aller au restaurant, au cinéma par exemple.
Le mauvais citoyen est exposé à la perte de son emploi (pompiers, personnel soignant ) mais encore banni de la société, interdit de restaurant, cinéma, voyage…
Pour les raisons évoquées ci-dessus, Place d’Armes ne peut rester en dehors des futurs débats qui ne manqueront pas d’agiter les quelques députés encore intéressés par la notion même de la Vie.
Quant aux autres…
Pourquoi ? parce que nous sommes une fraternité de militaires qui connait le prix de la vie, qui respecte la Vie et la défend contre toute forme d’agression. C’est notre ADN, notre raison d’être.
Notre position a-politique est résolument tournée vers le Bien commun et nous impose de facto comme le gardien d’un Temple qui ne doit pas s’effondrer.
Affirmer notre droit à la Vie plutôt qu’un droit, fut-il constitutionnel, à la mort est notre honneur.
La Cour Suprême et la liberté des commerçants face au lobby LGBT
La Cour suprême des Etats-Unis penche en faveur d’une créatrice de site internet qui refuse, au nom de sa liberté d’expression et de sa foi chrétienne, d’en concevoir pour des personnes de même sexe singeant un mariage :
“Je veux créer des sites uniques pour célébrer la beauté du mariage entre un homme et une femme” Mais “le Colorado essaie de me forcer à (…) promouvoir des idées contraires à ma foi.”
Cet Etat de l’Ouest américain interdit depuis 2008 aux commerçants de discriminer leurs clients sur la base de leur orientation sexuelle, sous peine d’amende. Mme Smith a porté plainte contre la loi à titre préventif. Après avoir perdu devant une cour d’appel, elle s’est tournée vers la Cour suprême.
Ce n’est pas la première fois que la haute juridiction est appelée à arbitrer entre le lobby LGBT et des commerçants chrétiens. En 2018, elle avait donné raison à un pâtissier qui refusait de faire un gâteau de mariage pour deux hommes. Mais elle avait fondé sa décision sur des motifs annexes sans édicter de grands principes. La Cour pourrait rendre, d’ici au 30 juin, un arrêt à la portée plus large.
Pendant l’audience, l’avocate de Lorie Smith a soutenu qu’il ne s’agissait pas de discrimination homophobe, mais de défendre la liberté d’expression d’une artiste. Mme Smith pourrait très bien décorer ses sites web avec des messages bibliques sur le mariage “entre un homme et une femme”, mais ne peut pas refuser de les vendre à des couples homosexuels.
La juge Amy Coney Barrett n’a pas été convaincue. Mme Smith refuse de produire des sites de mariage pour des divorcés ou des personnes ayant commis des adultères donc “c’est le message, pas l’orientation sexuelle du couple qui compte”. Son confrère Samuel Alito a défendu “les gens honorables qui s’opposent au mariage entre personnes de même sexe”.
Les militants de Reconquête toujours mobilisés
Quelques jours avant le meeting du 4 décembre au Palais des sports de Paris, pour fêter l’anniversaire du parti Reconquête, un cadre, ancien du Front national, révélait :
« Il y a déjà 10 000 adhérents qui ont renouvelé leur cotisation. Je n’avais jamais vu ça au RN. »
Et un autre :
« Pour la campagne de réadhésion, en deux jours seulement, la moitié de l’objectif est remplie. »
Sur les 132 000 militants du parti, l’objectif est d’avoir au minimum 60 000 adhérents à jour de cotisation d’ici à avril 2023. Le jour de la réunion d’anniversaire et le lendemain, 820 nouveaux militants ont décidé de prendre leur carte.
Par ailleurs, en trente jours, la formation d’Eric Zemmour a récolté 1 082 100 euros de dons.
Ces chiffres contrastent avec la situation du Rassemblement national où seuls 36 673 militants étaient à jour de cotisation pour pouvoir voter cet automne.
L’accueil de l’étranger, un devoir d’humanité ?
Voici un second texte des Maires pour le Bien commun, destiné à donner des éléments de réflexion aux maires, suite au “saupoudrage” d’étrangers dans les communes rurales.
Le président de la République a annoncé son intention de disperser dans la France rurale les étrangers qui affluent sur notre sol, et de faire voter une nouvelle loi sur l’immigration au début de 2023[1]. Le gouvernement fait appel à la philanthropie des Français : de fait, un simple devoir d’humanité nous impose de porter secours à un être humain, quel qu’il soit, dans ses graves nécessités.
Cependant la philanthropie ne contredit pas le bon sens. Cette étude rappelle les conditions préalables à l’accueil de l’étranger, du côté de l’étranger aussi bien que de l’hôte qui l’accueille. L’étude évalue si ces conditions sont bien respectées et en tire les conclusions.
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- Conditions d’accueil du côté de l’étranger
A. Autorisation de séjour : « frapper avant d’entrer »
La première condition imposée à l’étranger, c’est qu’il « frappe avant d’entrer ». Une famille peut loger chez elle des étrangers, mais ce sont des invités librement acceptés, pas des occupants qui s’imposent. L’accueil d’étrangers dans le cercle familial est limité quant à leur nombre (proportionnel aux capacités d’accueil) et à leur culture : un mode de vie incompatible avec celui de la famille d’accueil détruirait la vie commune (horaires, régime alimentaire, hygiène…).
En raison de ces limites, la libre décision d’accueil revient à la famille. De même dans la société politique : c’est le sens du permis de séjour.
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Le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) a présenté en 2019 une étude sur l’immigration[2]. Commentant ce rapport, Anna Bono, experte de l’Afrique en Italie, explique que c’est surtout la classe moyenne africaine, urbanisée et relativement aisée par rapport au reste de la population, qui émigre. « Les résultats de l’enquête du PNUD sont clairs, commente-t-elle sur La Bussola Quotidiana. Ils confirment que des centaines de milliers d’Africains sont entrés illégalement en Europe et, pour ne pas être rejetés, ils ont menti en prétendant être des réfugiés fuyant les guerres et les persécutions. »[3]
Le site officiel de l’ONU commente[4] :
« Ce rapport du PNUD […] cherche à comprendre pourquoi ceux qui confient leur vie à des passeurs pour franchir les frontières prennent la décision de quitter leur pays en évitant les procédures d’immigration formelles. Le rapport a interviewé 1970 migrants de 39 pays africains dans 13 pays européens, qui ont tous déclaré être arrivés en Europe par des moyens irréguliers et non pour des raisons liées à l’asile ou à la protection. Il aboutit à des conclusions contre-intuitives. »
Ce sont donc au sens propre des clandestins et non des « migrants », mot trompeur qui masque l’illégalité de leur intrusion sans « frapper avant d’entrer ». La précision des mots importe : dans leur immense majorité, les migrants, venus illégalement pour des motifs économiques, sont inéligibles à l’asile politique.
B. Reconnaissance et respect de la civilisation du pays hôte : « dire merci et respecter l’hôte »
L’étranger doit ensuite reconnaître qu’il n’est pas chez lui. Il vient demander de l’aide pour bénéficier de la sécurité, la subsistance, ou l’espérance d’un avenir qu’il ne peut trouver chez lui. Cette reconnaissance exige le respect de la culture et des mœurs du pays hôte, assez hospitalier pour l’accueillir. De même l’invité se plie aux coutumes de sa famille d’accueil et cherche à réduire le dérangement occasionné, d’autant plus lourd en période de crise économique.
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On constate chez trop d’immigrés, même chez leurs descendants établis en France et possédant notre nationalité, un irrespect, voire un mépris, que notre gouvernement laisse grandir. Un élu socialiste des Mureaux en a été victime en 2022 : « le blanc, quitte ma ville. On est ici chez nous ! ». Annonçant sa démission, il reconnaît l’échec de la société multiculturelle dans sa ville et a l’honnêteté de le déclarer publiquement.[5]
C. Contribution au bien commun : « travailler au service de la famille »
L’étranger doit encore dédommager la communauté d’accueil par son travail. Il doit en retour contribuer à la prospérité commune.
Ce bien commun existe déjà avant l’arrivée de l’étranger : paix civile, culture, éducation, système de santé, bien-être économique, social, moral. Il est le fruit du travail des générations précédentes, de la civilisation du pays d’accueil. C’est donc nécessairement sur la base de la civilisation de son hôte que l’étranger doit travailler. C’est à ce bien commun préexistant, dans lequel il s’insère et dont il bénéficie, qu’il doit contribuer. Il ne peut être question de remplacer cette civilisation par une autre, pas plus qu’un invité ne prétend plier la vie de sa famille d’accueil à ses propres habitudes.
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Loin de favoriser le bien commun, les clandestins accroissent l’insécurité : l’ensauvagement actuel, sans être une exclusivité de la population étrangère, en porte trop souvent la signature comme l’a rappelé notre étude précédente.[6]
Macron le reconnaît lui-même :
« quand on regarde la délinquance à Paris, on ne peut pas ne pas voir que la moitié au moins des faits de délinquance […] viennent des personnes qui sont des étrangers, soit qui sont en situation irrégulière ou en attente de titre. ».
La préfecture de police de Paris ajoute que sur les six premiers mois de 2022,
« pour certains types de délits, la part des mis en cause étrangers est supérieure à cette moyenne : 70,4 % des vols avec violences et 75,6 % des vols simples sont commis par des étrangers à Paris.[7]»
D. Assimilation : « faire comme les hôtes »
Si l’étranger n’est que de passage, il s’acquitte des devoirs de l’invité en travaillant à la prospérité commune, puis rentre chez lui. Durant son séjour, il se conforme aux usages du pays hôte, comme l’invité dans une famille.
Si au contraire l’étranger vient s’établir durablement, il a le devoir plus exigeant de s’assimiler dans la civilisation du pays hôte. En effet une civilisation repose sur une conception profonde de l’homme :
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- son but final, son bonheur, donc le bien commun de la société,
- les moyens d’atteindre ce bonheur, c’est-à-dire les mœurs, les règles sociales, un comportement civique et patriote, l’honneur aux héros du pays et aux vertus qu’ils ont incarnées…
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Par conséquent pour contribuer ensemble au bien commun, il faut partager une conception de l’homme similaire. La vie sociale implique donc que l’invité s’approprie la civilisation de son pays d’accueil, sa langue, ses coutumes (pourvu qu’elles soient bonnes, conformes à la loi naturelle).
A contrario, l’histoire prouve que deux civilisations hétérogènes ne peuvent pas cohabiter dans un même pays si elles ne veulent ni ne peuvent s’assimiler l’une à l’autre. Preuve récente, le Liban, depuis que sa population chrétienne a été submergée par des vagues d’immigration hétérogène (notamment sunnite, chiite), est ingouvernable. C’est un « laboratoire » de la société multiculturelle : président chrétien, premier ministre sunnite, président du parlement chiite. Ce laboratoire a produit en 40 ans un chaos et un désespoir qui à eux seuls réfutent les utopies du « vivre ensemble » illimité : exode massif des Libanais, ruine économique, guerre civile, crises politiques récurrentes[8]. En politique, il faut se fier à l’expérience: le Liban démontre l’impossibilité d’une société multiculturelle, spécialement entre Islam et Occident.
Une communauté étrangère hétérogène est certes libre de refuser cette assimilation par fidélité à ses ancêtres : mais alors elle ne peut pas s’installer en masse dans le pays d’accueil[9]. Ou alors il s’agit d’une colonisation.
On pourrait objecter que l’Afrique, en colonisant l’Europe, se vengerait de la colonisation européenne passée. Le bon sens suggère deux réponses simples :
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- La vengeance n’est pas bonne conseillère politique. Détruire l’Europe n’apportera pas pour autant le bonheur à l’Afrique. Vu la démographie et la pauvreté africaines croissantes, l’Europe se ruinerait à accueillir sans fin l’immigration africaine sans pour autant résoudre le problème de l’Afrique.
- La France a été colonisée, elle aussi, par les Romains au 1er siècle av. JC. Une fois la guerre, violente et barbare, perdue, la Gaule a accueilli la civilisation du colonisateur dans une fusion harmonieuse : la civilisation gallo-romaine. La France en est sortie grandie et prospère. Elle a tellement bénéficié de cette colonisation qu’aujourd’hui elle ne demande pas de réparations à l’Italie…
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La France prend depuis 40 ans la même direction que le Liban. De plus en plus de descendants d’immigrés, même de nationalité française, considèrent la loi islamique, la charia, comme supérieure à la loi française. En 2020, un sondage Ifop pour le Comité Laïcité République (CLR) révèle que « 57 % des jeunes musulmans considèrent que la charia est plus importante que la loi de la République. Soit une augmentation de 10 points par rapport à l’année 2016 ». Le président du CLR note avec un certain humour un « raidissement communautaire, comme le traduit la remarque d’un représentant d’une mosquée turque à la fin d’une de mes conférences sur la laïcité : « Nous sommes favorables à la laïcité mais laissez-nous voiler nos [sic]femmes. »[10] ».
En 2017 Abdallah Zekri, secrétaire général du CFCM (Conseil français du culte musulman), de nationalité française, affirme clairement que pour lui l’islam n’est pas assimilable : « Je ne suis pas assimilable, je suis un poison musulman. Celui qui veut m’assimiler, s’il me mange, il meurt ».[11] Et l’exemple des Mureaux, déjà cité, montre, à l’inverse de l’assimilation, une intention affichée de colonisation du territoire français (note 5).
L’échec de l’assimilation en France, malgré 14 plans banlieues et 200 milliards d’€ de politique de la ville en 40 ans[12], n’est pas une question de budgets, gaspillés en vain : c’est une question d’hétérogénéité de civilisations, rendant l’assimilation impossible sans le renoncement à l’une d’entre elles.
2. Conditions d’accueil du côté du pays hôte
Le pays hôte doit aussi respecter des conditions élémentaires d’accueil.
A. Respect envers la civilisation de ses ancêtres : « se reconnaître héritier »
La France, héritière d’une civilisation bâtie par la sueur et le sang de ses générations précédentes, doit en apprécier toute la valeur, sans en oublier les faiblesses, mais sans la déprécier par un « wokisme » dénaturé. Elle doit la faire rayonner en France et à l’étranger.
À ce respect envers nos ancêtres s’ajoute un devoir envers nos enfants : il faut transmettre cet héritage pour leur donner les conditions d’un avenir prospère, pour perpétuer la civilisation, le bonheur, la paix… qui sont précisément les raisons pour lesquelles l’étranger veut venir s’établir chez nous.
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Macron humilie nos ancêtres, les accusant par exemple de « crimes contre l’humanité» en Algérie[13]. Il abaisse la France sans réciprocité, car on n’a pas vu d’excuses des dirigeants algériens pour les massacres des 10 à 150 000 harkis aprèsles accords de cessez-le-feu du 19 mars 1962[14] ou les dizaines de milliers d’esclaves chrétiens martyrisés à Alger durant des siècles[15].
B. Priorité aux Français : « Charité bien ordonnée commence par soi-même »
Commençant par l’attention aux plus proches, la solidarité s’étend, par priorité décroissante, vers les plus lointains : de sa propre famille, à ses voisins, son village, sa région, puis sa communauté nationale, avant les étrangers. C’est le sens de la citoyenneté, qui offre les biens inestimables d’un Etat de droit aux citoyens qui ont construit, à la suite de leurs ancêtres, la prospérité nationale.
Face aux convoitises étrangères, les frontières sont l’indispensable protection de l’espace où s’épanouit un Etat de droit. C’est donc une subversion radicale d’affirmer comme Georges Soros : « Notre plan traite la protection des réfugiés comme le but, et les frontières nationales comme l’obstacle » [16].
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Nos gouvernants pratiquent la préférence étrangère : par exemple les étrangers clandestins bénéficient de soins gratuits, pour lesquels ils n’ont jamais cotisé, auxquels les Français n’ont pas droit, comme l’Aide Médicale d’Etat. [17]
C. L’hôte doit donner de son superflu, pas son nécessaire : « subsister avant de donner »
Si un hôte s’appauvrit tant qu’il ne peut plus soutenir sa propre famille, il pourra encore moins aider l’étranger : l’afflux excessif d’étrangers risque de détruire la prospérité du pays hôte sans pour autant subvenir durablement aux besoins des étrangers. Au-delà de cette limite quantitative d’immigrants, l’argent manque et surtout l’unité de civilisation, indispensable à la prospérité, disparaît, comme on le voit au Liban et dans un nombre croissant de banlieues françaises.
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Ces limites économiques sont atteintes en France, selon l’étude de l’association Contribuables Associés en 2022 :
« Au total, le bilan comptable de l’immigration est négatif de 40,262 milliards d’€ (153,190 milliards de dépenses et 112,928 milliards de recettes). Ce chiffre est plus du double de celui de 2012 (17,4 milliards d’euros) et près du double de celui de 2017 (20,4 milliards).[18] »
Pourtant, non contente de ne pas freiner l’afflux d’étrangers, notre politique les attire et nos dirigeants en sont conscients. E. Macron l’a dit aux préfets le 15 septembre 2022[19]: “Nous avons une politique qui est tout à la fois inefficace et inhumaine, inefficace parce que nous nous retrouvons avec plus d’étrangers en situation irrégulière que nombre de nos voisins, inhumaine parce que cette pression fait qu’on les accueille trop souvent mal […]. Parmi les facteurs d’attractivité de la France, nous avons un système d’aide monétaire, sociale, médicale, beaucoup plus généreuse que tous nos voisins”.
D. Imposition de la civilisation de l’hôte : « faites comme chez nous, pas comme chez vous ! »
L’hôte doit imposer l’assimilation aux étrangers qui veulent rester durablement : langue, coutumes, civilisation. Sinon les étrangers installés en masse imposent leur civilisation, leur culture hétérogène.
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Ce qui se passe actuellement en France est un début de remplacement de notre civilisation, comme le montrent quelques exemples.
Les Français mangent hallal en majorité, sans le savoir :
« Le halal est […] une filière […] à la limite de la légalité. En effet, si l’abattage sans étourdissement préalable n’est autorisé qu’à titre dérogatoire en France, il est aujourd’hui presque devenu la norme. Les minorités religieuses imposent donc des modes d’abattage religieux spécifiques à la majorité des Français, plongés dans l’ignorance. […] Un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) publié en 2012, […] dévoilait qu’« alors que la demande en viande halal devrait correspondre à environ 10 % des abattages totaux, on estime que le volume d’abattage rituel atteint 40 % des abattages totaux pour les bovins et près de 60 % pour les ovins ». Les experts du ministère de l’Agriculture révélaient que l’abattage rituel « pourrait devenir la norme au lieu de rester une pratique dérogatoire […] ». Auteur du livre Bon Appétit, Anne de Loisy jugeait quant à elle que ces chiffres seraient sous-estimés : «un grand nombre des professionnels de la filière […] s’accordent à dire que l’abattage rituel concernerait en fait 8 à 9 ovins sur 10 et au moins 5 bovins sur 10 ». »[20]
Cette généralisation du hallal a plusieurs conséquences choquantes. La souffrance des animaux, abattus contre nos règles, affecte en sus probablement la qualité de la viande, contrairement à notre double volonté de protection des animaux et de qualité alimentaire. Par ailleurs, une commission est versée à l’imam bénissant l’abattage rituel. Les Français subventionnent dans le prix de la viande, sans le savoir, un culte qu’ils ne pratiquent pas ou qu’ils rejettent. Ce financement caché est contradictoire : notre régime proclame sa laïcité… et tolère la préférence envers une religion, la dernière venue, la moins assimilable, la plus dangereuse pour la cohésion nationale[21].
Autre exemple, le voile musulman s’impose de plus en plus dans les quartiers où l’islam est majoritaire, faisant fuir les femmes de civilisation française, montrées du doigt. L’islam s’y installe, y impose ses pratiques contraires à la loi, au besoin par la violence contre la police[22]. Ou pire, comme aux Mureaux, les immigrants (ou leurs descendants) disent explicitement aux Français : « le blanc, quitte ma ville. On est ici chez nous ! ».
Enfin trop souvent les hommes politiques, les entreprises et les grands medias imposent la culture étrangère sous prétexte des profits et des votes[23] du « marché émergent » de la population immigrée : propagande omniprésente pour la « diversité », rayons hallal dans les magasins, vœux de bon ramadan, etc…
3. Devoir d’humanité : que faire ?
La misère s’accroit d’année en année dans les pays d’émigration, l’Occident ne doit pas y rester insensible. Le grand principe de la réponse est d’aider ces populations à trouver avenir, bonheur et stabilité chez elles, plutôt que de les encourager à l’exil. Les élites locales doivent développer leur patrie et non la fuir. Certes, aucune solution ne sera durable tant que ne s’établit pas dans ces pays une vraie stabilité politique, condition indispensable à la fin de la corruption, à une planification cohérente et durable de l’avenir. C’est une question de stabilité politique et d’éducation plus que de moyens financiers. La réponse à un problème aussi gigantesque n’est évidemment pas la responsabilité des maires de France, mais ils pourraient y contribuer à leur modeste place. Des initiatives, limitées mais concrètes, sont possibles. Par exemple :
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- En matière d’éducation, les élites de demain doivent pouvoir étudier sur place au lieu d’émigrer, et éviter ainsi la tentation de fuir leur patrie. On pourrait encourager les universités et écoles françaises à faire comme Centrale Supelec, qui a délocalisé une antenne à Casablanca.
- Pour éviter le détournement des aides internationales, les maires peuvent soutenir des coopérations à taille humaine, contrôlables, de collectivité à collectivité (par des jumelages, par exemple), d’association à association (aide directe, don en nature de matériels, missions médicales…)
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En conclusion, il faut constater que, même si la France ne peut pas et ne doit pas se désintéresser de la misère croissante des pays d’émigration, l’accueil illimité n’est pas la solution. Aucune des conditions n’est actuellement remplie pour accueillir plus d’étrangers.
Les maires doivent donc exiger du gouvernement, qu’au lieu de déverser dans leurs communes le trop plein des flux migratoires, il bloque immédiatement ces flux inassimilables. Cela implique aussi qu’il interrompe les aides sociales qui attirent l’immigration, puisque E. Macron reconnaît lui-même que notre aide est « beaucoup plus généreuse que tous nos voisins », qu’il lutte effectivement contre les passeurs exploitant les étrangers et qu’il rétablisse le délit de clandestinité. A défaut de ces mesures élémentaires, les maires doivent refuser toute imposition par le gouvernement d’étrangers dans leurs communes.
[1] – https://www.la-croix.com/Asile-immigration-Macron-annonce-projet-loi-debut-2023-2022-09-15-1301233479
[2] – The Scaling Fences : Voices of Irregular African Migrants to Europes
[3] – https://www.ilgiornale.it/news/politica/pure-lonu-smentisce-sinistra-i-migranti-non-sono-profughi-1865683.html
[4] – https://news.un.org/fr/story/2019/10/1054431, publié le 21 octobre 2019.
[5] – https://actu.fr/ile-de-france/les-mureaux_78440/le-blanc-quitte-ma-ville-recit-de-l-altercation-qui-a-pousse-l-elu-des-mureaux-a-la-demission_54345391.html
[6] – « Pas de récupération politique », étude de MBC, 11 novembre 2022.
[7] – 20 minutes, le 29 octobre 2022 : https://www.20minutes.fr/societe/4007423-20221029-pourquoi-faut-rester-prudent-chiffres-delinquance-paris
[8] – Le Liban subit un vide institutionnel de 29 mois de 2013 à 2016, privé de président de la République faute d’accord entre factions rivales (chrétiens, sunnites, chiites…). https://www.lesechos.fr/2016/10/michel-aoun-president-le-liban-met-fin-a-deux-ans-de-vide-institutionnel-223186. Depuis novembre 2022, le pays, privé de président, est de nouveau dans un blocage politique total : https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/le-liban-fait-quelques-pas-vers-les-reformes-exigees-par-le-fmi-1852960
[9] – Nous parlons ici de civilisations hétérogènes. Les civilisations très voisines s’intègrent facilement et peuvent garder leurs traditions sans gêner le pays hôte. La France a accueilli sans difficulté Italiens, Polonais, Espagnols, Portugais ou autres Européens dont le mode de vie ne perturbe pas le nôtre. L’assimilation a coûté peu d’efforts à ces immigrés.
[10] – https://www.lepoint.fr/politique/pour-57-des-jeunes-musulmans-la-charia-plus-importante-que-la-republique-05-11-2020-2399511_20.php. On peut voir aussi, 4 ans plus tôt le sondage: https://www.bfmtv.com/societe/religions/musulmans-de-france-pour-29-des-sondes-la-charia-est-plus-importante-que-la-loi-de-la-republique_AN-201609180005.html
[11] – https://www.facebook.com/DamoclesOrganisation/videos/-celui-qui-veut-massimiler-il-meurt-abdallah-zekri-du-cfcm/482063678795868/
[12] – Contribuables associés : https://agir.touscontribuables.org/politique-de-la-ville-pdf
[13] – Entrevue avec la chaîne algérienne Echorouk News, diffusée mardi 14 février 2017
[14] – https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacres_de_harkis
[15] – Bernard Lugan fait un important rappel historique : https://www.asafrance.fr/item/algerie-a-quand-les-excuses-d-alger-pour-la-traite-des-esclaves-europeens.html
[16]- Selon Bloomberg, 30/10/2015, https://fr.sott.net/article/27880-George-Soros-utilise-les-refugies-comme-une-arme-pour-diviser-l-Europe, https://www.spectator.co.uk/article/-european-values-won-t-last-long-without-national-borders, https://www.project-syndicate.org/commentary/rebuilding-refugee-asylum-system-by-george-soros-2015-09 (JP)
[17] – https://www.ameli.fr/assure/droits-demarches/situations-particulieres/situation-irreguliere-ame
[18] – https://www.touscontribuables.org/les-combats-de-contribuables-associes/les-depenses-publiques/notre-nouvelle-etude-le-cout-annuel-de-l-immigration#:~:text=L’%C3%A9tude%20porte%20sur%2013,la%20population%20r%C3%A9sidant%20en%20France.&text=Le%20co%C3%BBt%20de%20l’immigration,d’euros%20aujourd’hui
[19] – https://www.lepoint.fr/politique/asile-et-immigration-macron-annonce-un-projet-de-loi-pour-debut-2023–15-09-2022-2490159_20.php
[20] – Le Figaro, 22/10/2020 : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/en-france-nous-consommons-des-viandes-halal-sans-en-avoir-conscience-20201022
[21] – Alexandre Del Valle, géopolitologue, docteur en histoire contemporaine, livrait en 2018 au Figaro une intéressante analyse politique de l’islam : https://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/03/23/31002-20180323ARTFIG00319-alexandre-del-valle-l-islamiquement-correct-fait-le-jeu-des-terroristes.php
[22] – Le Nouvel Obs en donnait un exemple dès 2016 : https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-police-justice/20130720.RUE7824/echauffourees-a-trappes-apres-la-verbalisation-d-une-femme-voilee.html
[23] – M. Mélenchon en a profité en 2022, où 69% de la population musulmane a voté pour lui : https://www.ifop.com/publication/le-vote-des-electorats-confessionnels-au-1er-tour-de-lelection-presidentielle-2/ La démographie favorisera de plus en plus ce calcul électoral gagnant à l’avenir.
On n’a pas d’armes mais on a des trans
Document officiel édité par le Secrétariat général pour l’administration (SGA), traitant du changement de genre au sein du Ministère des Armées. Nous sommes parés à la guerre de haute intensité… :

On n’a pas compris grand-chose à l’immigration actuelle si l’on n’a pas perçu d’emblée qu’elle était virtuellement conflictuelle
Pierre Brochand, ancien directeur général de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de 2002 à 2008, ainsi qu’ambassadeur de France, notamment, en Hongrie et en Israël, est intervenu lors d’un colloque de la Fondation Res Publica sur le thème: «Pour une véritable politique de l’immigration». Extrait :
[…] Vous m’avez demandé de parler d’immigration et j’ai suggéré qu’on ajoute « enjeu central ». J’aurais pu aussi bien proposer « enjeu principal ». Pour deux raisons :
– D’un côté, j’estime que, de tous les défis qu’affronte notre pays, l’immigration est le seul qui menace la paix civile et, à ce titre, j’y vois un préalable à tous les autres.
– D’un autre côté, l’immigration exerce sur l’ensemble de notre vie collective un impact transversal, que je tiens pour globalement négatif.
Mais, faute de temps, je négligerai ce second aspect, qui se traduit concrètement par une tiers-mondisation rampante de la société française et sa régression continue dans des domaines clés, tels que l’éducation, la productivité, les services publics, la sécurité, la civilité, etc. En d’autres termes, si tout ce qui va mal en France n’est pas la faute de l’immigration, loin s’en faut, elle y participe dans une mesure, à mon avis, très sous-estimée.
[…] Commençons par tordre le cou au « canard », selon lequel la France aurait toujours été un pays d’immigration. Pendant 1000 ans, des Carolingiens à Napoléon III, rien ne s’est produit. Depuis 1850, en revanche, nous avons connu trois vagues :
– La première a duré un siècle. D’origine euro-chrétienne, discrète, laborieuse, reconnaissante, régulée par l’économique et le politique, elle a représenté un modèle indépassable de fusion réussie.
– La deuxième a commencé dans les années 1970 et n’a fait que s’amplifier depuis. Elle est l’exact contraire de la première.
C’est une immigration de peuplement irréversible, qui n’est calibrée ni par l’emploi, ni par le politique, mais engendrée par des droits individuels, soumis au seul juge national ou supranational. Nous sommes, donc, submergés par des flux en pilotage automatique, « en roue libre », dont les Français n’ont jamais explicitement décidé. Mais, surtout, l’écart identitaire qui nous sépare des arrivants n’a aucun équivalent dans notre Histoire. Tous viennent du «tiers-monde», de sociétés hautement défaillantes, et la majorité est de religion musulmane, ainsi qu’originaire de nos anciennes colonies. De plus, tous sont, comme on le dit aujourd’hui, « racisés ».
– La troisième lame a été déclenchée, il y a 10 ans, par le soi-disant « Printemps arabe », dont elle est une des conséquences néfastes. C’est pourquoi elle a d’abord pris la forme d’une crise d’urgence, rapidement devenue permanente, sous l’impulsion d’un nouveau dévoiement du droit, cette fois le droit d’asile, au besoin conforté par le droit de la mer et celui des mineurs.
[…]
On n’a pas compris grand-chose à l’immigration actuelle si l’on n’a pas perçu d’emblée qu’elle était virtuellement conflictuelle, que ces conflits n’étaient pas quantitatifs mais qualitatifs – donc insolubles – et qu’ils s’inscrivaient, in fine, dans le très douloureux retour de bâton anti-occidental, déclenché par la globalisation. […]
Quand un groupe humain projette d’emménager chez un autre, il n’y a que cinq possibilités :
– (1) L’interdiction
– (2) L’absorption
– (3) La négociation
– (4) La séparation
– (5) L’affrontement
L’interdiction est tout simplement la mise en œuvre du « principe de précaution », que l’on invoque, à satiété, dans quasiment tous les domaines. Sauf apparemment celui de l’immigration, où il aurait pourtant consisté à bâtir une digue avant que n’arrive le tsunami. Autant dire qu’un projet aussi volontariste ne nous a même pas traversé l’esprit.
L’absorption ou assimilation, par ralliement asymétrique et sans retour à la culture d’accueil, fut longtemps notre paradigme. Nous l’avons abandonné en rase campagne, par renoncement à nous-mêmes, mais aussi par nécessité, car les volumes que nous avons admis ont très vite excédé ce seuil très exigeant.
C’est pourquoi, nous avons cru pouvoir nous rabattre sur l’option 3. La négociation ou l’intégration est, en effet, une position intermédiaire, où chacun fait un pas vers l’autre, mais où les immigrés gardent leur quant à soi : un pied dedans, un pied dehors. En bref, un compromis qui n’efface pas les divisions, mais espère les transcender par accord tacite sur une plateforme minimale : le respect des lois et l’accès à l’emploi. Cependant, en pratique, il s’avère que le plus gros des efforts est à la charge du groupe qui reçoit – c’est-à-dire nous -, aussi bien en termes financiers (politique de la ville, protection sociale), que de dérogations à nos principes (discrimination positive, mixité imposée, quotas).
Au final, certes, les intégrés sont plus nombreux que les assimilés, car le seuil de tolérance est plus élevé dans leur cas. Pour autant, ils ne sont pas majoritaires et je crains, surtout, que le contrat implicite, passé avec eux, ne soit qu’un CDD, susceptible de ne pas être renouvelé à échéance, si les circonstances changent et, notamment, si les immigrés et descendants franchissent – ce qui est inéluctable en prolongeant les tendances actuelles – la barre des 50% de la population.
Ainsi, ces résultats, pour le moins mitigés et ambigus, ont ouvert un boulevard à l’option 4 : la séparation, qui, dans les faits, est la preuve par neuf de l’échec des trois précédentes. Car, au fond, le scénario sécessionniste est la pente la plus naturelle d’une société « multi ». Quand des groupes répugnent à vivre ensemble, ils votent avec leurs pieds, se fuient, se recroquevillent, comme autant de répliques du séisme initial qu’est la migration. Se constituent, alors, ce qu’on appelle des diasporas, soit des noyaux durs introvertis, formés de populations extra-européennes, ni assimilées, ni intégrées et à tendance non coopérative.
Ces isolats territoriaux vont inéluctablement développer une double logique de partition et d’accélération. Partition, par inversion de la pression sociale, dans le sens de la conservation et de la transmission des codes culturels d’origine, y compris – ce qui est stupéfiant – à travers la réislamisation des jeunes. Soit une espèce de contre-colonisation, par le bas, qui ne dit pas son nom. Accélération, car les diasporas, dont le taux d’accroissement naturel est déjà très supérieur à la moyenne nationale, deviennent, à leur tour, génératrices d’immigration par aspiration juridique et aide à l’accueil. […]
Tous ces arrangements au quotidien ont beau se multiplier, ils ne suffisent pas à acheter la paix sociale et c’est alors que « ce qui doit arriver arrive » : quand plusieurs pouvoirs sont en concurrence ouverte, sur un même espace, pour y obtenir le monopole de la violence mais aussi des cœurs et des esprits, c’est le 5e cas de figure qui se réalise. L’affrontement. Ce que l’on désigne pudiquement par l’expression « violences urbaines » et dont on connaît bien la gamme ascendante. […]
Il y a deux préconditions à l’action : la transparence statistique et le rejet du discours intimidant. Si l’on veut s’attaquer à un problème, il est indispensable d’en cerner la dimension réelle. Or l’appareil statistique, centré sur le critère de la nationalité, ne permet pas d’évaluer toutes les répercussions d’un phénomène qui lui échappe largement. C’est pourquoi, il est impératif de nous orienter vers des statistiques et projections dites «ethniques», dont l’interdiction n’est qu’une hypocrisie et une coupable préférence pour l’ignorance, donc le statu quo.
Quant au discours intimidant, c’est l’incroyable prêchi-prêcha que nous servent les médias, les ONG, les « people », et dont la seule finalité est d’organiser l’impuissance publique. Ces éléments de langage, que l’on nomme à tort « État de droit », ne sont, à mes yeux, que le reflet d’une idéologie qui, à l’instar de toutes les idéologies, n’a rien de sacré. À ceci près qu’elle est dominante depuis 50 ans. […]
L’immigration – il est facile de le comprendre – fonctionne comme une pompe qui refoule d’un lieu et aspire vers un autre. Nous ne pouvons rien, ou presque, pour empêcher le départ. Nous pouvons tout, ou presque, pour décourager l’arrivée.
D’où 6 grands axes :
- Envoyer, urbi et orbi, le message que le vent a tourné à 180°, en s’attaquant bille en tête à l’immigration légale, qu’il convient de diviser au moins par 10.
- Trancher à la même hauteur l’accès à la nationalité, qui doit cesser d’être automatique.
- Contenir l’immigration irrégulière, en divisant par 20 ou 30 les visas, y compris étudiants, accordés aux pays à risques, en n’acceptant plus aucune demande d’asile sur notre territoire, en abolissant toutes les récompenses à la tricherie (aide médicale d’Etat, hébergement, régularisations, débarquement de navires « sauveteurs »).
- Atténuer l’attractivité sociale de la France, en supprimant toutes les prestations non contributives aux étrangers, HLM compris, et en limitant à 3 enfants, par famille française, des allocations familiales, revalorisées sans conditions de revenus.
- Dégonfler les diasporas, en réduisant les types, durées et nombres de titres de séjour et en excluant les renouvellements quasi-automatiques.
- Muscler notre laïcité « chrétienne » pour l’adapter au défi très différent de l’islam, en ne neutralisant plus seulement l’Etat et l’école, mais aussi l’espace public, les universités et le monde de l’entreprise.
Si ces propositions s’inscrivent dans le cadre du droit existant, tant mieux, sinon il faudra le changer, quel qu’en soit le prix. Car le retournement proposé relevant désormais du salut public, sa férocité n’est que la contrepartie du temps perdu. […]
La France Insoumise préfère sacrifier les soignants sur l’autel de la politicaillerie
Parmi les textes que le RN proposait d’examiner lors sa niche parlementaire du 12 janvier, se trouvait la proposition de loi de la NUPES sur la réintégration des soignants suspendus, texte qui n’avait pas pu aller au bout de son examen en raison de l’obstruction parlementaire menée par le gouvernement.
Mais La France Insoumise a préféré retirer ce texte que de courir le risque de le voir adopté à la faveur de la niche parlementaire du RN. Les manœuvres politiciennes passent avant le bien commun, comme l’écrit le RN :
Le texte de réintégration des soignants suspendus aurait pu faire l’objet d’un vote positif d’une majorité de députés en janvier prochain. Mais, La France Insoumise préfère sacrifier les soignants en retirant son texte plutôt que de le voir discuté à l’occasion de la journée parlementaire réservée au groupe RN. Contrairement à leurs dires, les 59 amendements restant auraient pu être discutés rapidement et le texte voté. Cette basse reddition politicienne en dit long.
Comme au second tour de la présidentielle, La France Insoumise se révèle l’allié objectif d’Emmanuel Macron. Macronistes et Insoumis empêchent donc les soignants suspendus de reprendre le chemin des hôpitaux et autres cabinets médicaux.
“Vous allez entendre parler de moi, je suis un député socialiste”
Qu’est-ce que ça aurait été s’il avait été élu RN ?
1/2 Je suis le metteur en scène de « Lettres à Anne » qui se joue au théâtre Lepic actuellement.
Ce soir, le député @Aurelientache , totalement saoule a profondément perturbé la représentation. Parlant fort, applaudissant de manière absurde, invectivant le comédien…— Guillard Benjamin (@GuillardB) December 6, 2022
Le député NUPES Aurélien Tâché est accusé d’avoir, perturbé une pièce de théâtre, invectivé le comédien, menacé le régisseur de représailles. Sous l’emprise de l’ivresse. L’élu dément mais l’actrice Marie-Clotilde Ramos-Ibanez confirme :
«Dès le début de la pièce, vers 19 h 15, on entendait des bruits. Je pensais que ça allait s’arrêter mais un peu plus tard, Patrick Mille joue une scène où il descend dans le public. C’est là que le député a commencé à vraiment s’agiter, à lui faire des signes des mains. L’acteur lui a demandé ce qu’il voulait, et l’homme a alors bruyamment dit “Je voulais vous saluer”. Patrick Mille lui a ensuite demandé de sortir. L’homme a alors dit “Vous allez entendre parler de moi, je suis un député socialiste” et a quitté la salle».
Ce n’est pas la première fois que l’élu se croit tout permis.
Sans surprise
Après Pierre Laval en 1933, Hitler en 1938, Staline en 1939 et 1942, et plus récemment Elon Musk en 2021, c’est au tour de Volodymyr Zelensky d’être désigné personnalité de l’année 2022 par le Time Magazine.
Pour asseoir son pouvoir, toute tyrannie a besoin de démoraliser les hommes
Le 8e Forum de la Dissidence s’est tenu à Paris samedi 3 décembre devant plusieurs centaines de personnes réunies pour écouter des figures de l’opposition au « système Macron ». Extrait de l’intervention de Michel Geoffroy, auteur de Immigration de masse. L’assimilation impossible, La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre des mondes :
[…] Comment ne pas être découragé par la réélection d’Emmanuel Macron, le bourgeois immature qui préside au Grand Effacement de la France ?
Comment ne pas être découragé par une droite qui préfère manifestement se cantonner dans le rôle d’opposant de Sa Majesté plutôt que de conquérir le pouvoir ?
Comment n’être pas découragé au spectacle du délitement moral, sécuritaire, économique et social de notre pays, devenu l’homme malade de l’Europe ? Au spectacle de la vente à la découpe de notre pays ?
Comment n’être pas découragé devant la soumission de nos concitoyens, hier à la dictature sanitaire, aujourd’hui à la dictature énergétique et demain au grand reset écolo-numérique que l’oligarchie nous a programmé, avec la guerre en prime ?
Eh bien, non ! L’heure n’est pas au découragement : elle est à la juste colère ; elle est à l’action et donc au courage.
Le dissident tchèque Vaclav Havel affirmait en effet que, pour asseoir son pouvoir, toute tyrannie a besoin de démoraliser les hommes, au sens propre, c’est-à-dire de leur ôter tout sens moral, qui suppose justement de dépasser son égoïsme pour se tourner vers les autres, la vérité et le bien commun.
Toute tyrannie a aussi besoin de diffuser la peur pour démoraliser la population : c’est pourquoi on nous bombarde en permanence de périls imaginaires ou dérisoires.
Mais il ne faut pas se laisser démoraliser par le Système, ses idiots utiles, ses experts bidon, ses médecins ou ses généraux de plateau télévisé.
Le désespoir n’a pas de sens sur le plan historique, car l’histoire est beaucoup plus ouverte que ne le prétendent les progressistes.
N’oublions justement pas la leçon de ceux qui ont vécu hier sous la domination communiste : même dans la plus implacable des tyrannies, il est toujours possible, sur le plan personnel, de résister et d’agir contre.
[…] N’est-ce pas d’ailleurs ce que nous disent les écolos quand ils nous font croire que « les changements de comportement individuel ont une valeur immense » et qu’ils peuvent changer notre climat ! Eh bien, prenons-les au mot, et faisons chacun, chaque jour, les petits gestes qu’il faut contre le Système ! Car on peut toujours faire quelque chose contre le Système. Telle est la première leçon de ce forum. […]
Le Système est ébranlé de l’intérieur car il allait jusqu’alors de pair avec l’amélioration de la situation matérielle de la population : mais, aujourd’hui, cette tendance s’inverse et l’oligarchie n’a plus à proposer qu’un avenir de restrictions, la fin de « l’abondance, de l’insouciance et des évidences », comme le disait Emmanuel Macron le 24 août 2022. C’est pourquoi notre pays se tiers-mondise alors que les nuages ne cessent de s’accumuler sur l’économie européenne.
Le Système est aussi ébranlé de l’extérieur car les rapports de force mondiaux sont en train de changer, et de plus en plus rapidement d’ailleurs. C’est principalement le fait des BRICS, des États civilisationnels qui remettent ouvertement en cause la prétention occidentale à dominer le monde, comme on l’a vu lors du dernier G20. La confrontation entre l’Occident décadent et ces nouvelles forces a déjà commencé, y compris sur notre continent. Elle peut certes conduire à la destruction de notre civilisation européenne et certains s’y attachent activement.
Mais elle peut aussi créer une bifurcation favorable de notre histoire pour qui saura la saisir. Nous entrons dans les années de décision, qu’avait prophétisé Spengler au siècle dernier. Nous vivons le grand retour de l’histoire, que d’aucuns pensaient avoir aboli à leur profit. L’heure est donc à l’espérance. Aucun système n’est éternel et le système progressiste n’échappera pas à la règle. Il a eu un commencement, il aura donc une fin. Le mur de l’Ouest finira par tomber à son tour. […]
Promesse : la mini-série sort sur Le Salon Beige
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Il y a deux ans, le projet Promesse Film était cela seulement : un projet. Et cet hiver, nous revenons de Louisiane avec ces micro-épisodes montrés pour la première fois sur Le Salon Beige.
Nous sommes en train de réussir le défi d’être un film de distraction à 100% et catholique à 100%.
Nombreux sont les lecteurs du Salon Beige qui se sont déjà engagés. Ils furent acteurs, cascadeurs et mécènes petits ou grands.
Nous sommes croyants sans rapport avec l’industrie du film se prennent en charge pour créer une œuvre cinématique qui devrait être vue par des millions de jeunes. Par des millions, si nous continuons.
« On juge l’arbre à ses fruits » dit Le Seigneur. Jugez donc. Si vous voyez que cela promet, s’il vous plaît engagez-vous à nouveau ou engagez-vous cette fois-ci.
A notre avis, Promesse est un arbre qui donne un bon fruit. Ce fruit pourrait être apprécié bientôt par de millions de jeunes.
Qu’allons-nous faire en cette deuxième étape avec votre aide ? Nous allons embaucher un scénariste professionnel pour finir le script, filmer une narration pour sortir un vrai court métrage (estimation de vues : 50 000), former une alliance avec un studio pour un long métrage (estimation de vues : 7 millions).
De même qu’au bas des peintures d’église on lit souvent le nom des bienfaiteurs, de même votre nom sera au bas du générique. Vos enfants vous remercieront. Avec la Grâce de Dieu, votre action perdurera.
L’équipe du film Promesse
Que fait-on de l’objection de conscience des médecins ?
"Si on inscrit le droit à l'IVG dans la Constitution, que fait-on de l'objection de conscience ?
Où est la limite ? Qui définit le délai ?"La journaliste @ChdOrnellas analyse les conséquences de la constitutionnalisation de l'IVG en France.#MPLV2023 pic.twitter.com/ettJVQ2TdD
— Marche Pour La Vie (@MarchePourLaVie) December 7, 2022
Etats-Unis : les démocrates gagnent la Géorgie, ce qui accroît leur majorité au Sénat
Nouvelle contre-performance des Républicains et confirmation que Donald Trump est devenu un boulet : le sénateur sortant de Géorgie, Raphael Warnock, a battu lors du second tour, mardi 6 décembre, Herschel Walker, soutenu par Donald Trump.
Ainsi, les démocrates disposent d’une majorité renforcée au Sénat avec 51 sièges contre 49 aux républicains, alors que la voix de la vice-présidente, Kamala Harris, était jusqu’à présent nécessaire dans le Sénat sortant pour départager les deux partis (50-50). Les démocrates contrôleront ainsi les commissions du Sénat, dont celle chargée de la justice. Enfin, ils ne seront plus aussi vulnérables aux chantages exercés par deux membres centristes de leur parti, Joe Manchin (Virginie-Occidentale) et Kyrsten Sinema (Arizona).
Emeutes marocaines
Tout est bon pour provoquer des émeutes. Cette fois c’est la qualification du Maroc en quart de final de la coupe du monde de football au Qatar :
Lille : la situation est hors de contrôle. La police charge entre les flammes. Les Marocains répliquent avec des mortiers #ESPMAR pic.twitter.com/FBb1JCsZsO
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 6, 2022
Nice : Policiers attaqués, le tramway caillassé, circulation bloquée… Les supporters du #Maroc fêtent la qualification de leur équipe https://t.co/jsr62BhavL pic.twitter.com/fYXtQpIbF9
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 6, 2022
Un tramway caillassé, des drapeaux marocains partout, la circulation interrompue, un climat de peur dans la ville…
Ce soir à #Nice06 après la victoire du Maroc, ceux qui ne sont Francais que pour les avantages sont de sortie !
Qu’ils retournent en Afrique !#ESPMAR pic.twitter.com/xdVrYytfjj— Jean Moucheboeuf (@JeanMoucheboeuf) December 6, 2022
🔴 À #Lille, #Nice où encore #Amiens, la situation dégénère laissant place à des scènes de guérillas urbaines pour une simple victoire du #Maroc au football… N’importe quel prétexte est bon pour semer le désordre. Le sentiment d’impunité est total ! #ESPMAR pic.twitter.com/QPLqxkfnzx
— Hélène Laporte (@HeleneLaporteRN) December 6, 2022
La situation à #Lille est dramatique ! Ce n’est pas la première fois que “victoire du #Maroc” rime avec “#émeutes urbaines”. @GDarmanin n’a encore une fois rien anticipé, laissant ainsi notre pays en proie à ces fauteurs de troubles sans foi ni loi. Gouverner c’est prévoir !!! pic.twitter.com/4Gxvi6zDHE
— Julie Lechanteux (@JLechanteux) December 6, 2022
Un drapeau du Maroc accroché sur la mairie d’Amiens #WorldcupQatar2022 #ESPMAR #MARESP pic.twitter.com/GAjLdG6yKi
— François Blumenroeder (@francois_blum) December 6, 2022
Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi ces supporters marocains crient « Palestine » alors que c’est le Maroc qui vient d’être qualifié ? C’est comme si après la probable victoire des Bleus contre l’Angleterre samedi, des gens criaient « Israël ! »
J’avoue que l’idée me plait… 😂 pic.twitter.com/yY0ySgpXmu
— Jérémy Benhaïm (@JeremBenhaim) December 6, 2022
Casablanca-Élysées. #ChampsElysees #MARESP pic.twitter.com/4jBi5mxDdx
— Damien Rieu (@DamienRieu) December 6, 2022
⚡ DERNIÈRE MINUTE – #Paris : Après la qualification du #Maroc en quarts de finale de la #coupedumonde2022, les #policiers de la #BRAVM interviennent pour débloquer la circulation sue les #ChampsElysees. (📹Clément Lanot) #CoupeDuMondeFIFA #MaroccoSpagna #ESPMAR pic.twitter.com/zqNoxKCxVN
— FranceNews24 (@FranceNews24) December 6, 2022
🔴 Victoire du Maroc face à l'Espagne : une épicerie a été saccagée à Vitry sur Seine dans le Val de Marne, indique une source policière à @Valeurs #MARESP #ESPMAR #QatarWorldCup2022
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) December 6, 2022
Maroc-Espagne: l’ambiance dégénère à Bruxelles, la police fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène https://t.co/VJS6xkzLXO
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) December 6, 2022
Biodiversité : Action Écologie publie une étude qui contredit le catastrophisme
Communiqué d’Action Ecologie :
Sous l’égide des Nations Unies, la Conférence sur la biodiversité (COP 15) va s’ouvrir à Montréal le mercredi 7 décembre. À l’image des grandes conférences sur le climat, cet évènement va être sans nul doute l’occasion pour les pouvoirs publics et les ONG de pousser un cri d’alarme. Selon eux, nous serions en train d’assister à l’agonie du vivant et à un effondrement dramatique de la biodiversité. À la veille de cette grand-messe qui s’annonce funeste, Action Écologie publie une étude exclusive qui vient remettre en cause le catastrophisme et qui dévoile l’existence de très bonnes nouvelles qu’il est aujourd’hui malhonnête de vouloir ignorer.
Cette étude, rédigée par Bertrand Alliot, environnementaliste, ancien membre du Conseil d’Administration de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et Christian Lévêque, Directeur de Recherche honoraire à l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement), revient d’abord sur des fausses croyances qui ont la vie dure et qui sont pourtant propagées sans état d’âme par les ONG. Ainsi, il n’est pas vrai d’affirmer comme on l’entend souvent que :
- « 69% des populations d’animaux sauvages vertébrés ont disparu en moins de cinquante ans » ;
- « 80% des insectes ont disparu » ;
- « Une espèce de mammifère sur 3 est en danger » ;
- « 30% des oiseaux ont disparu de France ».
En se basant sur des études de spécialistes de la biodiversité et sur les mêmes données utilisées par les ONG, Action Écologie démontre qu’il s’agit là d’approximations grossières voire carrément de désinformation.
L’étude montre ensuite que la situation de la biodiversité sur un continent très urbanisé comme l’Europe est loin d’être dramatique. Bien sûr, certaines espèces voient leur population baisser, mais de nombreuses autres se portent beaucoup mieux. La situation des mammifères est particulièrement enviable : depuis des décennies, il y a un retour spectaculaire qui concerne un nombre important d’espèces au rang desquelles le castor, la loutre, le bouquetin, le chamois, le loup, le lynx et bien d’autres. Les oiseaux ne sont pas en reste. S’il existe bien des sujets de préoccupation pour les espèces liées aux espaces agricoles, les ornithologues ont constaté ces dernières décennies une explosion des populations d’oiseaux d’eau et une augmentation importante des populations de rapaces.
Par ailleurs, au sujet des insectes, la situation semble bien plus contrastée qu’il n’y paraît. Ainsi qui sait que le nombre de colonie d’abeilles mellifères a augmenté dans le monde de 65% entre 1960 et 2013 ?
Pour toutes ces raisons, l’alarmisme n’est pas de mise. Action Écologie salue le travail effectué depuis des décennies par les amoureux de la faune sauvage, mais elle enjoint également les ONG et les pouvoirs publics à refuser d’alimenter les peurs sur un sujet sur lequel il y objectivement beaucoup de raisons d’être optimiste.
“Jésus est notre Roi souverain”
Jim DeSana, député républicain nouvellement élu du parlement du Michigan, militant pro-vie, organise une procession du Saint Sacrement au « capitole » de l’Etat, à Lansing. Il explique :
“Cette procession eucharistique particulière est d’abord et avant tout un acte de révérence visant à apporter le Saint-Sacrement sur le domaine du Capitole de l’État. Notre paroisse estime également qu’il s’agit de déclarer que Jésus est notre Roi souverain, et nos Pères fondateurs n’ont jamais eu l’intention de séparer complètement Dieu de tous les aspects de la société américaine. Pouvoir prier et vénérer Jésus sur le lieu même où nos lois sont adoptées est ce dont nous voulons témoigner au nom de tous les catholiques romains de l’État du Michigan.
Mon objectif, finalement, est de reconstruire la communauté catholique du Michigan. Le Michigan était, à une époque, l’un des États les plus catholiques d’Amérique – avec le Massachusetts, la Pennsylvanie et l’Ohio. Nous devons ré-évangéliser le Michigan. Nous devons faire comprendre aux gens que la société athée que nous sommes devenus finira par décimer notre grand État.”
“J’ai décidé de me présenter aux élections après avoir été alarmé par la perte de liberté que nous avons subie en étant aux mains des tyrans gouvernementaux qui dirigent l’État du Michigan. Je n’arrivais pas à croire le nombre de mesures inconstitutionnelles et illégales qui nous étaient imposées.”
L’Homme et la Cité
Déjà auteur de Être Français : lettre à ma sœur, L’Homme et la Cité (vol. 1 et vol. 2) et de La France Retrouvée, Stanislas Berton vient de publier L’Homme et la Cité.
Ce troisième volume rassemble les versions révisées et augmentées des essais publiés sur le site Internet de Stanislas Berton en 2022, accompagnés d’un texte inédit et de plusieurs traductions exclusives. Dans les textes qui composent ce recueil, Stanislas Berton révèle les coulisses de cette guerre totale menée contre les peuples et dévoile la stratégie de l’alliance internationale mobilisée pour mettre le mondialisme en échec. Il évoque la nécessité du retour de la France catholique et contient une réfutation de la laïcité républicaine.
- ASIN : B0BNTT41CY
- Éditeur : Independently published (4 décembre 2022)
- Langue : Français
- Broché : 212 pages
- ISBN-13 : 979-8360183457
Et l’immigration ?
Marine Le Pen a présenté les propositions de loi qui seront discutées à l’occasion de la “niche parlementaire” réservée au groupe RN, qui aura lieu le 12 janvier. Avec surprise, on ne trouve rien sur l’immigration. Même pas une remise en cause de la loi SRU, qui oblige les maires à construire des logements sociaux, qui servent très souvent aux immigrés.

La PPL sur les violences conjugales ne sera finalement pas examinée lors de la niche RN. La conférence des présidents, réunie ce matin, a proposé de l’inscrire lors de la semaine de l’assemblée, (semaine du 16 janvier).
Encore un procès perdu pour le lobby LGBT
Après Renaissance catholique et l’abbé Pagès, c’est L’Incorrect qui gagne son procès face aux associations multi-subventionnées (en attendant une victoire pour Le Salon beige ?) :
🥳Nouvelle victoire pour L'Incorrect ! 🥳
🚨Nous sommes heureux d'annoncer que la justice vient de nous relaxer des 16 chefs d'accusations formulés contre nous par @stop_homophobie, @contactADHEOS et @AssoMousse concernant notre numéro sur l'influence des lobbies LGBT. pic.twitter.com/pD9by3rK2Z
— L'Incorrect (@MagLincorrect) December 6, 2022
Chrétiens de gauche : l’impasse politique
Dans La Croix, un chrétien de gauche, président des « Poissons roses », fait part de sa désillusion :
[…] Mais que signifie être « de gauche » aujourd’hui ? Nous nous différencions dans notre lecture de Laudato si’, considérant que le « tout est lié » lie la crise écologique, la crise sociale (le cri de la Terre et des pauvres) mais aussi les questions éthiques. Sur les sujets sociétaux, nous nous différencions des autres groupes proches de nous qui, justement, réfutent l’étiquette « chrétienne ». Nous nous mettons ainsi en travers des évolutions souhaitées par une grande partie de la population, endossant des positions négatives, désormais incomprises ; d’autant que la légitimité de l’Église catholique, à la suite des affaires de pédocriminalité, est lourdement entachée.
Notre réflexion sur les questions sociétales nous conduit à être des conservateurs sur tous ces sujets qui sont devenus le marqueur de la gauche réformiste. La gauche sociale-démocrate a abandonné les combats sociaux, laissant le RN s’en emparer. Nous vivons donc un grand écart permanent. L’expérience des élections de 2022 me laisse un goût amer.
Alors que j’ai longtemps combattu pour une présence des chrétiens de gauche dans le champ politique, j’ai désormais le sentiment que nous n’avons pas de place dans les débats actuels ; ni à droite, car je ne me sens aucune affinité avec les chrétiens qui ont rejoint un Éric Zemmour ou qui sont tentés par le RN, ni avec les Républicains qui restent très libéraux sur le plan économique, ni avec une macronie à visage variable mais qui répond aux demandes sociétales de nos compatriotes, ni avec une Nupes, marquée par LFI et une posture d’opposition systématique, qui étouffe entre ses bras les reliquats du PS et les graines des Verts. […]
LR : une élection pour rien ?
Lu dans Les 4 Vérités suite au scrutin pour la présidence de LR :
[…] D’ores et déjà, on peut tirer quelques enseignements du scrutin. Aucun des deux finalistes n’est « Macron-compatible » (officiellement, en tout cas), ce qui montre bien que la majorité des militants LR souhaitent une droite … de droite. Au passage, un récent baromètre Odoxa, abondamment commenté, a établi que 73 % des sympathisants LR souhaitaient une alliance et que 45 % souhaitaient une alliance avec
la majorité présidentielle. Il importe de préciser certaines choses :
- Les sympathisants et les militants ont des comportements politiques très différents et ce baromètre ne donne donc aucune indication sur le vote en cours.
- Ces résultats ont manifestement été utilisés pour faire pression sur les dirigeants LR et les pousser à l’alliance avec la Macronie. Mais, si l’on en juge par les résultats de ce premier tour, les militants, eux, ne sont pas du tout près à cette alliance.
- Au demeurant, même les sympathisants semblent de plus en plus ouverts à des alliances à droite. Si ces résultats sont exacts, ils disent aussi en filigrane que 28 % des militants LR sont favorables à une alliance avec le RN ou avec Reconquête, malgré le matraquage médiatique.
Les deux finalistes ont des « styles » assez différents. Éric Ciotti a la réputation d’être un « dur » sur les sujets régaliens (même s’il a récemment hurlé avec les loups contre Grégoire de Fournas pour se « dédiaboliser ») mais, en regardant ses votes, on peut constater qu’il
vote souvent avec la gauche sur les sujets « sociétaux ». Bruno Retailleau est davantage un conservateur classique (mais curieusement soutenu par bon nombre de parlementaires « Macron-compatibles »).
Autant dire qu’après le 2e tour, rien ne sera joué sur le positionnement politique des LR.
L’aéroport Paris-Charles de Gaulle rebaptisé Anne de Gaulle pour sensibiliser aux situations de handicap
Depuis samedi et pendant une semaine, le premier aéroport de France portera le nom de la fille de l’ancien président de la République qui était atteinte de la trisomie 21. Le PDG de Groupe ADP dit vouloir améliorer l’accueil des voyageurs et voyageuses en situation de handicap. Augustin de Romanet souhaite
“promouvoir les actions en faveur de l’insertion des personnes atteintes de handicap neurologique et psychique”.
Il faut aussi dénoncer l’IMG : interruption médicale de grossesse, qui permet de supprimer, jusqu’à la veille de la naissance, tout bébé porteur d’un handicap… Mais nos élus préfèrent graver dans la Constitution le droit à l’Interruption d’une Vue Gênante.
Pas de récupération politique
Voici un premier texte des Maires pour le Bien commun, destiné à donner des éléments de réflexion aux maires, suite au “saupoudrage” d’étrangers dans les communes rurales.
Les drames de l’immigration se multiplient : meurtre barbare de la petite Lola le 14 octobre 2022, dont est suspectée une Algérienne sans papiers ; meurtre en 2021 du Père Olivier Maire qui hébergeait un Rwandais sans papiers, déjà incendiaire de la cathédrale de Nantes ; décapitation de Samuel Paty le 16 octobre 2020 par un tchétchène ayant, lui, obtenu le statut de réfugié[1]… A chaque nouveau drame le mot d’ordre des grands médias est : « pas de récupération politique »[2]. Cette étude analyse la justification de ce mot d’ordre.
L’ensauvagement[3] actuel est un recul de notre civilisation. Or celle-ci repose sur deux piliers essentiels :
- Des principes fondamentaux, constitutifs de notre civilisation elle-même, comme la primauté du bien commun sur le bien individuel, le respect de l’autorité, la loyauté, la justice, la protection des plus faibles (« la défense de la veuve et de l’orphelin »), la bienveillance envers tous les êtres humains. Ces principes caractérisent notre civilisation gréco-latine et chrétienne.
- Deux moyens de transmettre la civilisation : la famille et l’école, instruments principaux d’éducation des générations futures.
Puisque nous subissons une barbarie croissante, il faut se demander si ces deux piliers de notre civilisation ne sont pas actuellement ébranlés.
- Pour lutter contre l’ensauvagement de notre société, il faut en déterminer les causes
A. Le mot d’ordre « pas de récupération politique » est-il appliqué équitablement à tous les drames ?
L’axiome « pas de récupération politique » est-il utilisé pour tous les cas ? La photo du petit enfant syrien mort sur une plage de Turquie en 2015 a fait le tour des médias sans être taxée de récupération politique. Pourtant n’était-elle pas de nature à attendrir le public sur le sort des migrants, laissant au deuxième plan le caractère massif, organisé et illégal de cette vague migratoire sans précédent ?
Théo, délinquant multirécidiviste qui a dit avoir été brutalisé et violé par les policiers le 2 février 2017 a fait la une des médias[4] et a eu l’honneur d’une visite du président de la République. Leonarda Dibrani, la Kosovare interpellée dans une sortie scolaire car privée de papiers, a aussi fait la une des medias et suscité une offre d’accueil du même François Hollande[5]. Pourquoi la médiatisation de ces cas particuliers et la faveur immédiate dont ils ont joui jusqu’au sommet de l’État n’ont-elles pas été considérées comme une récupération politique ?
La conscience publique utiliserait-elle deux poids et deux mesures ? Si la victime est immigrée, serait-il permis d’apitoyer le public et de traiter la tragédie comme un fait politique prouvant l’injustice de la France ? Si la victime est française d’origine, le drame deviendrait-il un fait divers dont toute « récupération politique » est « indécente » ? Il faut donc pousser l’analyse sans se laisser impressionner par un mot d’ordre à géométrie variable.
B. « Pas de récupération politique » ne doit pas être un outil d’intimidation paralysant l’analyse des causes
Hormis les périodes de guerre, notre pays n’a jamais connu une telle recrudescence de crimes barbares : bébés découpés en morceaux ou mis dans un congélateur, enfants torturés, femmes violées puis massacrées, crimes à l’arme blanche, parfois décapitation…
Au-delà des crimes individuels, il y a aussi une augmentation de la violence de masse, largement impunie grâce à l’anonymat des foules. Dans l’accident ferroviaire de Montigny-le-Bretonneux en juillet 2013, le plus choquant n’est pas l’accident, mais la réaction de la troupe de voyous[6] venus détrousser les voyageurs blessés au lieu de leur porter secours, comme l’humanité la plus élémentaire le réclamait. L’attaque du stade de France le 28 mai 2022, toujours par des « jeunes des banlieues », c’est-à-dire majoritairement issus de l’immigration, a ridiculisé la France aux yeux du monde, prouvant notre incapacité à organiser désormais une simple finale de Coupe d’Europe de football[7].
La multiplication des actes de barbarie ou d’agression n’est pas une fatalité. Tout responsable politique a le devoir d’en chercher les causes pour les combattre. En analysant les deux piliers de notre civilisation mentionnés précédemment, nous découvrons trois causes factuelles, présentées ci-dessous.
2. Première cause manifeste de l’ensauvagement, l’immigration massive installe sur notre sol des mœurs contraires à notre civilisation
Le préfet de police de Paris Didier Lallement, récemment muté après l’attaque du stade de France, donne les chiffres : « À Paris, un délit sur deux est commis par un étranger, souvent en situation irrégulière ». Il ajoute qu’il « est clair qu’une partie des primo-arrivants s’intègre par la délinquance ». [8]
Attaque-suicide au couteau, égorgement, décapitation étaient inconnus depuis des siècles en France[9]. Ils sont caractéristiques des terroristes islamistes, même si ceux-ci n’en ont pas l’exclusivité. Souvent s’y ajoutent la revendication ou le cri « Allah Akbar », qui ôtent alors tout doute sur l’idéologie du meurtrier. C’est le cas des attentats contre Charlie Hebdo(janvier 2015), le Bataclan (novembre 2015), Nice par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel (14 juillet 2016), le Père Jacques Hamel, égorgé par Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean (26 juillet 2016), Samuel Paty décapité par Abdoullakh Anzorov (16 octobre 2020) ou la fonctionnaire de police Stéphanie égorgée dans le commissariat même de Rambouillet par Djamel, de nationalité tunisienne (23 avril 2021).
La permissivité de notre système d’accueil constitue donc une responsabilité politique, de plus en plus écrasante pour nos gouvernants depuis 40 ans. Ceux-ci en sont conscients, puisqu’E. Macron reconnaît : « nous avons la législation d’accueil la plus favorable de tous nos voisins »[10].
Cela dit, les immigrés, clandestins ou non, naturalisés français ou non, n’ont pas l’exclusivité des actes de barbarie. Il faut donc « balayer devant notre porte » et chercher les autres causes, internes celles-ci, de l’ensauvagement. Si la civilisation française régresse, c’est que ses deux piliers sont ébranlés. Nous constatons effectivement l’affaiblissement de la transmissionde la civilisation aux jeunes générations, et la perversion du contenu même de notre civilisation.
3. Deuxième cause d’ensauvagement : notre civilisation n’est plus transmise en raison de la dénaturation de la famille et de l’éducation
L’éducation est donnée par les parents dans la famille et par le système éducatif. Or ces deux instruments de transmission ont été progressivement dénaturés depuis plusieurs décennies.
A. La famille, première éducatrice, est peu à peu dissoute par nos politiques publiques
La politique familiale a été progressivement démantelée durant les dernières décennies. Les avantages sociaux, économiques et fiscaux de la famille, par exemple les allocations familiales, ont été graduellement réduits. Symbole éloquent, le gouvernement d’Élisabeth Borne compte 41 ministres ou secrétaires d’État, mais aucun pour la famille : doit-on conclure que la famille n’est pas une urgence vitale pour transmettre notre civilisation ?
La famille a en outre été attaquée dans ses principes mêmes :
- abaissement de l’autorité des parents, comme le montrent par exemple la dérisoire loi contre la fessée[11], la multiplication des actes importants autorisés aux mineurs sans le consentement de leurs parents[12], la remise en cause de la priorité des parents dans l’éducation[13] (obligation de scolarité dès 3 ans, interdiction de fait de l’école à la maison par la loi[14]…),
- affaiblissement du mariage remplacé par des contrats précaires comme le PACS,
- destruction de la complémentarité entre le père et la mère par la loi Taubira, la théorie du genre et l’idéologie LGBT enseignées à l’école…
Ainsi la famille perd progressivement son statut privilégié, alors qu’elle rend le service social crucial, irremplaçable, de la génération des citoyens de demain et de leur éducation. Son service essentiel est la transmission de la civilisation. La dénaturation de la famille, qui entraîne inexorablement la destruction progressive de notre civilisation, est favorisée par nos politiques publiques. Le niveau d’éducation descend de plus en plus, à mesure que les générations reçoivent de moins en moins de leurs parents.
B. L’école, deuxième instrument d’éducation, est ravagée par les principes de l’Éducation Nationale
Voici un exemple récent des principes désastreux de l’Education Nationale, directement rapporté par le directeur d’établissement concerné. En septembre 2022 un enfant de CE2 d’une ZEP (Zone d’Education Prioritaire) mord sa maîtresse. Certes il a de nombreuses excuses : son père, Espagnol d’origine marocaine, profite des allocations familiales pour s’acheter un appartement au Maroc, met à la porte la mère des 7 enfants et nourrit à peine les enfants, qui souffrent de la faim. Cependant le directeur d’établissement veut soutenir la maîtresse mordue (qui n’en peut plus) et faire un exemple pour sauvegarder l’autorité. Il demande à l’inspecteur académique l’exclusion de l’enfant. L’inspecteur répond : « l’exclusion de cet enfant est impossible : que deviendrait-il ? ». Ainsi la nouvelle théorie de « l’inclusion » prime sur l’exclusion d’un élément nocif aux autres élèves, à la discipline, au bien commun de la classe. Devant une telle inversion de la pédagogie[15], il faut conclure que les enfants ensauvagés, non corrigés à l’école, sont aussi partiellement victimes de l’idéologie de l’Éducation Nationale et pas seulement de l’insuffisance de leurs parents.
De fait, les réformes de l’Éducation Nationale se succèdent … et amplifient la dégringolade[16]. La France a eu une excellente école : il est impossible qu’elle en ait perdu le « mode d’emploi » par inadvertance. Les parents doivent donc conclure que les réformateurs sont des incompétents ou des idéologues persistant délibérément dans leurs principes d’éducation désastreux.
4. L’inversion progressive des principes de notre civilisation française est la troisième cause d’ensauvagement, la plus fondamentale
Nos politiques publiques encouragent l’inversion des principes de notre civilisation, comme la primauté du bien commun sur le bien individuel, le principe d’autorité, la loyauté, la justice, la protection des plus faibles et la bienveillance envers tous les êtres humains. Notre analyse donne ici quelques exemples, en attendant une étude plus complète sur ce sujet fondamental.
A. L’affaiblissement de l’autorité et de la justice
La destruction de l’autorité est encouragée par nos lois ou par leur non-application : les lois affaiblissent l’autorité parentale, comme déjà vu ; les multirécidivistes sont relâchés par la justice, ce qui produit un sentiment d’impuissance dans la police ; les OQTF (Ordre de Quitter le Territoire Français) ne sont presque jamais exécutés, ce qui rend la sentence dérisoire,provoque le mépris de l’autorité qui la porte, et de la loi elle-même. Ainsi la justice et l’autorité perdent en même temps leur crédit.
Le mépris de l’autorité, et même de la France, grandit. Par exemple Houria Bouteldja, initiatrice du PIR (Parti des Indigènes de la République), nationaliste algérienne vivant en France, répond à Christine Delphy sur le discours « anti-blancs » des « Indigènes de la République » :
« Le discours ne vous plaît pas…mais prenez-le quand même ! […] Ne discutez pas ! Là, on ne cherche plus à vous plaire ; vous le prenez tel quel et on se bat ensemble, sur nos bases à nous ; et si vous ne le prenez pas, demain, la société tout entière devra assumer pleinement le racisme anti-Blanc. Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront ça. Celui qui n’aura rien à se reprocher devra quand même assumer toute son histoire depuis 1830. N’importe quel Blanc, le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des moins paternalistes, le plus sympa des sympas, devra subir comme les autres. Parce que, lorsqu’il n’y a plus de politique, il n’y a plus de détail, il n’y a plus que la haine. Et qui paiera pour tous ? Ce sera n’importe lequel, n’importe laquelle d’entre vous. C’est pour cela que c’est grave et que c’est dangereux ; si vous voulez sauver vos peaux, c’est maintenant. […] Bientôt, il sera trop tard : les Blancs ne pourront plus entrer dans un quartier comme c’est déjà le cas des organisations de gauche. Ils devront faire leurs preuves et seront toujours suspects de paternalisme. Aujourd’hui, il y a encore des gens comme nous qui vous parlons encore. Mais demain, il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs. »[17].
Ce mépris de la France et de ses citoyens blancs s’exprime ouvertement, sans provoquer l’indignation gouvernementale : celle-ci réagit pourtant immédiatement et publiquement en cas d’attaque médiatisée contre les immigrés.
Au-delà de l’outrance de Houria Bouteldja, l’affaiblissement de l’autorité provient de ses nombreuses démissions devant les menaces de la rue. Une enseignante qui a fait une remarque à une élève portant une abaya a retrouvé une vidéo de la scène sur les réseaux sociaux et a dû être mise sous protection policière : quelle autorité reste-t-il à cette enseignante ?[18]De même au Mureaux, l’adjoint municipal agressé verbalement raconte : « J’ai entendu plusieurs fois « T’es mort, t’es mort ! On va afficher ta photo dans la ville » ». Même si l’élu n’a pas insisté sur ce dernier point dans sa plainte, il est choquant que, dans ce contexte, la plainte de l’élu ait été classée sans suite :
« La confrontation entre les deux parties n’a rien donné. « C’était parole contre parole. Le magistrat a jugé qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre », décrypte une source policière. La plainte a donc été classée sans suite dans la foulée. « Nous avons mené toutes les investigations nécessaires. À l’issue, on a estimé que l’infraction n’était pas caractérisée », ajoute le parquet de Versailles. « Vous me l’apprenez que ça a été classé », réagit Boris Venon [l’élu] auprès de 78 Actu. « Inutile de préciser que j’attends toujours des nouvelles de l’autorité judiciaire plus de deux mois après les faits », avait-il déclaré au conseil municipal. » [19]
Chaque nouvelle démission de l’autorité politique ou judiciaire accroît le sentiment d’impunité des activistes, donc les encourage à plus d’arrogance.
B. La protection et l’éducation de la jeunesse
La drogue est traitée de plus en plus favorablement par les autorités[20], qui vont jusqu’à organiser des « salles de shoot » sous prétexte sanitaire : pendant que le quartier environnant se dégrade, la population retient que les autorités acceptent la consommation de drogue et que celle-ci n’est plus interdite.
De même la pornographie est accessible à tous, y compris aux mineurs : le rapport sénatorial N° 900 du 27 septembre 2022 indique qu’ « un tiers des garçons de moins de 15 ans se rend chaque mois sur un site pornographique »[21].L’interdiction faite aux mineurs n’est en effet contrôlée que par … une auto-déclaration : « j’ai plus de 18 ans » ! Et le gouvernement en est encore à se demander s’il ne conviendrait pas de restreindre davantage l’accès à ces sites !
La recrudescence de la drogue et de la pornographie, y compris chez les jeunes, peut-elle produire autre chose qu’une augmentation des déséquilibrés commettant des crimes barbares ? Notre politique publique est responsable du laxisme en ces domaines.
C. La protection et la défense des plus faibles
Alors que le rôle de « la veuve et l’orphelin » est médiatiquement sur-représenté par l’immigré sans papiers, venu de loin, trop de personnes vulnérables, proches de nous, sont délaissées par la compassion publique : personnes âgées maltraitées dans des EHPAD gouvernés par le souci de rentabilité ; retraités pauvres touchant une retraite équivalente, voire inférieure aux allocations octroyées à des étrangers clandestins n’ayant jamais cotisé ; riverains des zones de non-droit n’ayant pas les moyens de fuir ailleurs ; malades menacés par l’euthanasie promue par le gouvernement et sa majorité[22] ; avortement d’au moins 200 000 enfants à naître par an, auquel des lois de plus en plus restrictives interdisent de s’opposer[23]. Le devoir des autorités françaises est de favoriser en priorité les Français vulnérables et non les courants qui accentuent la dénaturation de notre civilisation (immigration clandestine, racisme anti-blanc, hédonisme, individualisme antifamilial, pédagogisme…).
Conclusion : l’ensauvagement est une question essentiellement politique, car il est favorisé par nos politiques publiques depuis des décennies
L’ensauvagement est principalement le résultat de l’immigration massive inassimilable, de la dénaturation de la famille et de l’Éducation Nationale, de l’abandon des principes fondamentaux de notre civilisation.
Or ces trois désastres sont en majeure partie le fruit des politiques publiques menées depuis des décennies. La politique française porte donc une responsabilité écrasante dans la barbarie croissante en France. Ainsi, c’est l’axiome « pas de récupération politique » qui constitue lui-même un détournement politique. Il est indispensable, sans se laisser impressionner par le rideau de fumée de ce mot d’ordre, de tirer les leçons politiques des crimes à répétition, comme le meurtre de Lola. Il est urgent que les autorités françaises inversent les politiques suicidaires qui détruisent notre civilisation.
[1]- https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/enseignant-decapite-dans-les-yvelines/ professeur-decapite-ce-que-l-on-sait-d-abdoullakh-anzorov-l-auteur-de-l-attaque_4146747.html
[2] – Par exemple, le 19 octobre 2022, l’éditorial du Parisien (p2) titre « Indécent » contre les « arrière-pensées politiciennes ». Libération titre en une : « De la tragédie à la récupération politique ».
[3] – Ce néologisme est un terme imagé pour décrire le retour à la barbarie dont notre civilisation avait progressivement tiré l’Europe après les invasions barbares de la fin de l’Empire Romain.
[4] https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/arrestation-violente-a-aulnay-sous-bois/
[5]- https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Leonarda, 9 octobre 2013.
[6] https://www.lepoint.fr/societe/exclusif-bretigny-sur-orge-des-scenes-de-vol-et-de-caillassage-ont-bien-eu-lieu-18-07-2013-1706136_23.php#11
[7] https://www.onzemondial.com/ligue-des-champions/incidents-au-stade-de-france-des-agressions-sexuelles-denoncees-liverpool-annonce-6500-temoignages-et-lance-un-nouvel-appel-780885
[8] – La délinquance est une méthode « d’intégration » pour le moins surprenante… « Le haut fonctionnaire publie un ouvrage dans lequel il raconte son expérience à la tête de la préfecture de police : une interview-fleuve dans laquelle Didier Lallement se montre pessimiste sur l’évolution de la société, note Paris Match. L’ancien préfet fait preuve d’une franchise rare sur l’insécurité. » valeursactuelles.com, 12 octobre 2022.
[9] – L’action d’un déséquilibré a toujours pu exister dans nos siècles passés, mais elle restait une exception, hors périodes de guerres.
[10] – https://twitter.com/i/status/1571840027436683266, Discours aux préfets, 15 septembre 2022.
[11] – « Interdiction des violences éducatives ordinaires », juillet 2019
[12] Lois du 4 juillet 2001 (contraception, avortement), des 4 mars 2002 et 26 janvier 2016 (interventions médicales) et 5 août 2021 (vaccination covid).
[13] « Pour donner la liberté du choix, Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. » Vincent Peillon, Le Journal du dimanche, 2 septembre 2012.
[14] https://www.liberteeducation.com/ecole-a-la-maison-des-decrets-inadmissibles/
[15] – L’idéal de la pédagogie est évidemment que les règles sociales soient comprises par l’enfant comme un bien et soient librement acceptées. Mais plus les enfants s’ensauvagent, plus la sanction s’avère nécessaire : « la crainte est le commencement de la sagesse ». L’éducation rationnelle à la vie sociale ne peut s’exercer que sur des enfants devenus raisonnables, c’est-à-dire préalablement formés à un minimum de respect, d’obéissance : ceci se fait d’abord par l’affirmation de l’autorité et la crainte de la sanction. C’est une expérience élémentaire de psychologie humaine, déjà faite depuis des millénaires (voir par exemple l’Ethique à Nicomaque d’Aristote, Livre III, chapitre 15).
[16] – Niveau scolaire en France (5 décembre 2017) : ces cinq études qui inquiètent : https://www.europe1.fr/societe/niveau-scolaire-en-france-ces-cinq-etudes-quiinquietent-3511721
[17] On vous a tant aimé·e·s ! Entretien réalisé en juin 2005 par Christelle Hamel, Christine Delphy avec Houria Boutelja, initiatrice du PIR et de l’association féministe Les Blédardes. Nouvelles Questions Féministes 2006/1 (Vol. 25), p 122 à 135.
[18] https://www.lefigaro.fr/actualite-france/apres-une-remontrance-a-une-eleve-vetue-en-abaya-une-professeur-placee-sous-protection-policiere-20221111
[19] https://actu.fr/ile-de-france/les-mureaux_78440/le-blanc-quitte-ma-ville-recit-de-l-altercation-qui-a-pousse-l-elu-des-mureaux-a-la-demission_54345391.html
[20] Le 10 août 2022, 31 sénateurs, membres du groupe socialiste, écologiste et républicain ont signé une tribune dans Le Monde pour appeler à la légalisation du cannabis : https://www.lepoint.fr/societe/la-situation-est-intenable-31-senateurs-demandent-la-legalisation-du-cannabis-10-08-2022-2486016_23.php
[21] https://www.la-croix.com/France/Sites-pornographiques-carte-bleue-peut-elle-servir-filtre-empecher-lacces-mineurs-2022-10-26-1201239540
[22] https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/medecine/fin-de-vie-le-comite-consultatif-national-d-ethique-recommande-pour-la-premiere-fois-une-aide-active-a-mourir-57287
[23] Par exemple la loi du 20 mars 2017 sur l’extension du délit d’entrave à l’avortement.
Souffrante, elle n’a pas eu accès aux soins et a fini par demander l’euthanasie
Intitulé “All is Beauty”, un film publicitaire de trois minutes posté sur YouTube raconte l’histoire (ou prétendue telle) de Jennyfer, qui explique à quel point la beauté a été importante dans sa vie et comment elle continue à la trouver dans les derniers jours avant de… mettre fin à ses jours.
Dans une autre vidéo de cinq minutes postée sur YouTube, Peter Simons – qui a quitté son poste de PDG et nommé en mars le premier non-membre de la famille à la tête de l’entreprise canadienne vieille de 180 ans – explique pourquoi la société que sa famille possède et exploite depuis cinq générations a créé “All is Beauty”. Et il explique que le commerce a laissé place à l’idéologie :
“Il ne s’agit évidemment pas d’une campagne commerciale”. “Il s’agit plutôt d’un effort pour utiliser notre liberté, notre voix et le privilège que nous avons de parler et de créer chaque jour d’une manière qui relève davantage de la connexion humaine. Et je pense que nous croyons sincèrement que les entreprises ont la responsabilité de participer aux communautés et d’aider à construire les communautés dans lesquelles nous voulons vivre demain, et laisser à nos enfants.”
Le film s’ouvre sur une chambre d’hôpital vide. “Mourir dans un hôpital, ce n’est pas ce qui est naturel, ce n’est pas ce qui est doux. Dans ce genre de moments, on a besoin de douceur”, dit Jennyfer alors que la caméra fait un zoom arrière pour révéler que la chambre d’hôpital se trouve dans un grand conteneur sur une plage en train d’être emportée par la mer, alors que “Simons presents” apparaît en surimpression à l’écran. Le reste de la vidéo se déroule comme une célébration de la vie de Jennyfer.
Le film se termine par une simple phrase à l’écran : “Pour Jennyfer : De juin 1985 à octobre 2022”, remplacée par “Tout est beauté” et un petit logo Simons en dessous.
L’aide médicale à mourir (MAID) est devenue une procédure médicale légale au Canada en 2016. En 2021, la loi a été modifiée pour permettre aux personnes atteintes de conditions physiques non terminales de choisir une mort assistée, et l’année prochaine, elle changera à nouveau pour permettre l’éligibilité des personnes atteintes de maladies mentales.
Un article daté du mois de juin nous apprend que la véritable histoire de Jennyfer n’est pas celle qui a été racontée par l’enseigne commerciale. Il s’agit d’une femme, qui, en raison de ses faibles moyens financiers, n’a pas eu droit à des soins dignes de ce nom. Cette femme atteinte d’une maladie chronique a déclaré à CTV News:
« J’ai pensé : ‘Mon Dieu, j’ai l’impression de passer entre les mailles du filet, donc si je ne peux pas accéder aux soins de santé, puis-je accéder aux soins de la mort ?‘ Et c’est ce qui m’a amené à me pencher sur MAID et j’ai fait une demande l’année dernière. »
Elle a expliqué que, bien qu’elle ait espéré avoir accès à des soins palliatifs ou à d’autres soutiens, sa “souffrance a été validée dans la mesure où elle a été approuvée pour le MAID, mais aucune ressource supplémentaire ne s’est ouverte”. Pendant des années, elle n’a pas réussi à changer de médecin, qui avait déménagé, elle a pris des traitements qui n’ont jamais vraiment résolu son problème, en raison notamment de moyens financiers. Et donc elle constate :
“Parce que je suis bloquée financièrement et géographiquement, il est beaucoup plus facile de laisser tomber que de continuer à me battre.”
La documentation MAID de l’autorité sanitaire note froidement que la “patiente a un dossier médical complet” et qu'”il n’y avait pas d’autres recommandations de traitement ou d’interventions adaptées aux besoins de la patiente ou à ses contraintes financières.”
Son handicap et sa pauvreté sont les deux principales préoccupations soulevées. Au départ, les demandeurs de l’euthanasie devaient souffrir d’une maladie en phase terminale en plus de souffrir physiquement, mais maintenant la souffrance physique est la seule exigence. Les législateurs entendent maintenant les arguments de divers groupes concernant la prochaine phase du programme MAID, qui permettrait aux personnes souffrant de troubles mentaux de demander l’aide à mourir.
La laïcité qu’es a quo ? Une « valeur » républicaine ou un vertu chrétienne ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le thème de la laïcité revient de temps à autre dans le débat public. La République s’interroge sur la laïcité et cherche en en faire la promotion lors d’une « Journée » de la laïcité. Elle institue un observatoire de la laïcité faisant partie d’un comité interministériel éponyme. Colloques, séminaires, conférences sont organisés fréquemment sur ce sujet pour tenter de définir les contours de cette notion ô combien emblématique pour les républicains montrant ainsi leurs fébrilité mais sans doute aussi leur embarras.
Qu’est-ce donc que cet obscur objet de désir qui nous a valu la loi de séparation de l’Église et de l’État en 1905, obtenue aux forceps et par la force des baïonnettes ? La laïcité véritable est-elle une séparation comme le prétendent les laïcards ? Ou s’agit-il, en réalité, de tout autre chose ? Est-elle le fruit d’un combat acharné et fratricide ou un don reçu ? Est-elle une valeur ou s’agit-il plutôt d’une vertu ?
Ouvrons donc le dossier.
La séparation de l’Église et de l’État est justifiée par les républicains par la célèbre phrase du Christ : « Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu ». Pour les tenants de la privatisation de la religion, citer publiquement le Nom divin comme source de la laïcité ne semble pas leur poser problème. Ils n’en sont pas à une contradiction prêt. En réalité, ils ne disposent pas d’autre source que la Bible pour tenter de justifier leur conception de la laïcité. Et cette source est sure, n’en doutons pas une seconde.
Revenons donc à la Source.
Le contexte de la déclaration de Jésus-Christ se situe au terme d’un dialogue entre Lui et des Pharisiens, toujours prêts à Le mettre en difficulté. Les Pharisiens d’hier ne sont-ils pas les Républicains d’aujourd’hui ? La question qu’ils Lui posent est la suivante : « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » et d’insister : « Devons-nous payer, oui ou non ? » Notons au passage qu’il est douloureux, en tout temps, de payer des impôts et que la préoccupation fiscale ne date pas des Gilets Jaune.
Il n’en demeure pas moins que la question est d’importance, lorsque la Palestine d’alors est occupée par l’Empire romain, lequel fait subir à ce pays tout le poids de cette occupation. On sent donc chez les Pharisiens une méchante envie de prendre Jésus au piège. Car si Jésus répond oui à la question posée, Il sera coupable d’être un collabo de l’occupant et un Juif scélérat. Si, en revanche, Il répond non, Il passe aux yeux de ces mêmes Pharisiens comme un dangereux séditieux à dénoncer. N’ont-ils pas hurler devant Pilate : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’Empereur ! » N’ont-ils pas été scandalisés de l’écriteau posé sur la Croix : INRI « Jésus Nazaréen Roi des Juifs » N’ont-ils pas choisi ainsi de condamner à mort leur véritable Roi et libérer, du même coup, l’assassin Barrabas. Choix tragique à méditer lorsque l’on évoque les périodes troubles de notre histoire, notamment celle de l’occupation de la France par l’Allemagne nazie. Mais également du crédit que l’on accorde aux dirigeants du moment.
Mais Lui [Jésus], sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » L’ interpellation de Jésus est vive et précise. Vive, car Il décèle le piège grossier qui Lui est tendu : répondre par oui ou par non et donc s’enfermer dans une impasse binaire. Impasse mortifère qui consiste à diviser et à exclure celui qui, selon le politiquement correct, à « mal » répondu. Précise, car Il demande aux Pharisiens des précisions sur l’objet même de leur question. Les Pharisiens ne peuvent pas, ici, répondre par oui ou par non ; ils sont contraints de vider leurs poches remplies de monnaie romaine. Belle leçon de lucidité et de discernement à retenir dans tous les débats actuels. Se faire préciser l’objet de la question : est-ce bien de cela dont il est question ou d’autre chose. Pousser l’adversaire jusqu’à son dernier retranchement pour l’acculer à se dévoiler et à manifester ses vraies motivations. « Ainsi donc seront révélées les intentions d’un grand nombre ».
Les Pharisiens ainsi acculés apportèrent à Jésus une pièce d’argent. Pièce d’argent dont ils étaient entrés en possession et qui représentait une participation active au commerce et à la vie économique. Les Pharisiens étaient donc des agents économiques consommateurs de produits et de biens mis à leur disposition par le système économique de l’époque et dont les échanges étaient facilités par les réseaux de communication de l’Empire. Jésus leur dit alors : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils. La pièce d’argent n’est pas anonyme, elle représente une certaine valeur marchande dans un contexte économique et politique donnés. Elle a une figure symbolique, certes, mais réelle de l’État qui l’a mise en circulation pour faciliter les échanges.
César est donc bien l’image de l’État. Et puisque l’État met sa monnaie à notre disposition et avec sa monnaie crée des biens et des services pour le bien de tous, nous ne pouvons qu’acquiescer à la réponse de Jésus : « Ce qui est à César, rendez-le à César… » Notre devoir de participer à la vie politique, économique et sociale et de contribuer au financement de la dépense publique est confirmée par le Christ. Ce devoir a de la valeur pour Dieu. Nous ne pouvons pas y échapper.
Nous pourrions nous croire quitte et rentrer chez-nous en prenant la ferme résolution de ne pas omettre de faire sa déclaration des revenus, de payer à l’échéance ses taxes et cotisations … et de jouir de l’existence une fois son devoir de contribuable et de citoyen rempli.
Jésus nous demande cependant d’aller plus loin. Les Pharisiens et nous-même aussi ne sommes pas quittes de ce qui suit. Lors de son procès le Christ montre à Pilate la source de son pouvoir : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut… ». César ne s’est pas fait tout seul. Il ne s’est pas créé lui-même par la seule force de sa loi, fusse-t-elle fiscale. Tout régime, quel qu’il soit, républicain ou pas dépend d’une autorité qui lui est supérieure. Aucun régime politique, aucune institution ne peut se légitimer par soi-même. Il en est de même pour la loi. Aristote et Cicéron, non chrétiens, défendait l’idée d’une loi naturelle supérieure. Cicéron disait à ce propos : « La loi dans son essence n’est ni une invention issue du génie des hommes, ni une décision arbitraire des peuples, mais quelque chose d’éternel qui règne sur le monde entier par la sagesse de ses commandements et de ses défenses. Son origine n’est autre que la pensée de la divinité édictant selon la raison des obligations et des interdictions qui s’étendent à toute chose. Elle régit toute les nations et tous les temps. » Ainsi en est-il de la famille institué par Dieu dés l’origine, « Homme et femme, Il les créa. Et l’homme quitteras son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et ils ne feront plus qu’un ». Tout naturellement, par extension et par prolongement, toute société humaine se reçoit d’en haut. C’est ce que l’on appelle la légitimité ou, en terme religieux la justification. C’est donc bien par la sagesse d’une force extérieure à eux-même que des hommes et des femmes se sont organisés entre eux, ont créé des structures communes, se sont dotés de pouvoir, ont constitué des États et se sont soumis à une autorité.
Or, la République, issue de la Révolution de 1789 conteste la loi naturelle. Dans l’Encyclopédie ? Diderot dira : « C’est à la volonté générale que l’individu doit s’adresser, pour savoir jusqu’où il doit être homme, citoyen, sujet, père, enfant, et quand il lui convient de vivre et de mourir. » C’est sous ce régime que nous vivons et qui ne reconnaît rien d’autre que lui-même comme référence. La loi républicaine se base donc sur l’instinct primaire et animal et sur les envies du moment exacerbés par l’individualisme et les pressions des minorités. Toute référence transcendante est contestée, toute loi naturelle est bannie, Dieu est écarté. Seul l’homme décide de son propre bien. La laïcité républicaine, sensée régir la vie, reste bien terre à terre. Elle n’a donc aucune « valeur » universelle. Avec la République, telle qu’elle existe aujourd’hui, nous sommes en présence d’une rupture anthropologique majeure aux conséquences tragiques : on décide soi-même ce qui est bon, ce qui est bien, ce qui a de la valeur ou pas, ce qui doit exister et ce qui ne peut pas vivre et à quel moment on est citoyen ou on cesse de l’être. Tel est la caractéristique d’un régime tyrannique. Et ce régime est le nôtre.
Et pourtant, dés le début de la Création : « L’Esprit de Dieu planait au dessus des eaux. ». Ce même Esprit qui est Dieu organise la Création avec méthode. Du chaos originel sort de ses mains un Univers organisé. Tout est ordonné et réglé par Lui avec ses lois, ses principes, ses forces et tout est mu par l’Esprit qui donne la Vie. L’homme – homme et femme – dernières créations à l’image et à la ressemblance de Dieu, contient en lui tout l’ordre de la terre. Son corps est lui-même un monde ordonné récapitulant l’Univers entier. L’homme et la femme reçoivent mission de soumettre la terre, de l’organiser et de poursuivre l’œuvre créatrice de Dieu. La légitimé de l’homme et de la femme vient de Dieu et non pas d’une République.
C’est donc, en tant qu’image et ressemblance de Dieu, que l’homme prend possession de la terre pour l’administrer. La liberté que Dieu lui accorde permet à l’homme de constituer des familles, de bâtir des nations et des états. C’est cette capacité que l’homme a reçu qui doit être, comme Jésus le rappelle aux Pharisiens oublieux : « … rendu à Dieu. » Là non plus, il n’y a pas d’échappatoire.
Comment rendre à Dieu ce qui est à Dieu ? Il ne s’agit pas ici de lui faire une simple déclaration de revenus mais bien une déclaration d’amour. Car les devoirs à rendre à Dieu consistent à mettre en œuvre tous les dons dont Il nous a gratifiés afin de les faire fructifier.
Il s’agit, en premier lieu, du devoir d’être. C’est-à-dire d’assumer ce que l’on est : homme ou femme, mari ou épouse, père ou mère, enfant ou parents sans confusion de sexe, de genre et de génération. Tel est le premier devoir à rendre à Dieu : assumer l’homme ou la femme que je suis, tel que je l’ai reçu de Dieu. Car Dieu sait mieux que nous ce que nous sommes. Ce qu’Il dit à Jérémie le prophète, Il le dit à chacun de nous : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. » Et tout homme est prophète pour son prochain. C’est, d’ailleurs, l’une des trois missions que reçoit chaque baptisé. La vraie liberté ne consiste pas à « changer » de sexe, selon son envie ou sa folie, mais à assumer son sexe pour le rendre intact au Créateur qui nous en fait le don. Il nous fait réellement prendre possession de notre corps, de la même manière que Dieu nous demande de posséder la terre, qu’Il nous donne en héritage. Il nous faut donc concrètement habiter notre corps d’homme ou notre corps de femme. Vivre sa vocation d’homme et de femme est le premier service à rendre à Dieu, notre Créateur. De cette humanité de la différence des sexes voulue par Dieu, pour le bien commun, découle l’union des corps ; union indissoluble rappelée par Jésus à ces mêmes Pharisiens qui l’interrogeaient sur le « droit » de répudiation de la femme. Sa réponse : « Dieu créa l’homme, homme et femme Il les créa, et l’homme quittera sa père et sa mère, il s’attachera à sa femme et ne feront plus qu’un». Mais cette union n’est pas seulement charnelle elle est également spirituelle. Dans son livre des Œuvres divines, Sainte Hildegarde de Bingen le dit très clairement : « Dieu a lié la femme à l’homme par le serment de fidélité, qui jamais ne doit être rompu. Ainsi la femme et l’homme forment une harmonie qui ressemble exactement à celle du corps et de l’âme, que Dieu unit ». De cela découle le mariage qui est la manifestation publique de l’union de deux corps fait l’un pour l’autre. Le mariage est sacrement car il consacre l’union charnelle et spirituelle de l’homme et de la femme et bien plus encore l’union de l’Homme avec Dieu. Aussi, sainte Hildegarde prévient que « Quiconque brise ce serment de fidélité et persiste dans son erreur encourt l’exil à Babylone, en une terre de chaos et de sécheresse, en une éternelle jachère qui ne connaît pas la beauté des campagnes verdoyantes et pleine de vie, ni la bénédiction de Dieu. » L’actualité de ce propos n’est plus à prouver. Le drame des ruptures conjugales ainsi que le « mariage » homosexuel sont causes de désordres écologiques bien plus graves que le « réchauffement climatique ». Ces désordres provenant de Satan ne peuvent pas être bénis par Dieu. Voilà l’une des conséquences tragiques de cette laïcité qui se coupe de son initiateur : Dieu, le seul Maître de la Vie.
L’homme et la femme doivent assumer leur vocation au mariage. Cependant, Dieu suscite d’autres vocations qui ont une grande valeur : la vocation au sacerdoce, à la vie monastique ou religieuse ou encore à celle, ô combien éclairante, de célibataire vierge consacré(e) en ce monde en proie à la pornographie et à la pédophilie. Cette dernière vocation sublime l’amour chaste entièrement consacré au service de Dieu. Tout ces états de vie montrent la richesse de l’engagement chrétien au service de Dieu, de l’Église, de la famille, de la société et du monde.
Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est aussi, rendre témoignage à la vie, telle que Dieu l’a voulue : du commencement jusqu’au dernier souffle de vie. A l’image de Marie, qui fait totalement la volonté de Dieu en acceptant d’ouvrir son cœur à la vie, d’accueillir en son corps immaculé le Corps du Fils Bien aimé du Père et de se laisser guider par l’Esprit jusqu’au pied de la Croix. Pour nous, hommes et femmes, qui sommes engendrés charnellement, rendre témoignage à la vie c’est accepter mais plus encore vouloir que la rencontre du spermatozoïde de l’homme avec l’ovule de la femme soit consacrée à Dieu. De cette primordiale rencontre, en effet, dépend toute nos rencontres. Et du soin que nous apporterons à glorifier et à protéger cette rencontre intime dans l’utérus féminin dépendra la qualité de nos relations familiales, sociales et politiques. Car l’utérus est cette première nation qui est le creuset de toute vie humaine. C’est donc une patrie à défendre. Saint Paul le dit admirablement : « Ne savez-vous pas ? votre corps est le temple de l’Esprit ». Le corps de Marie est resté vierge. Joseph, son époux, est resté chaste. Aussi le corps des femmes doit rester inviolable. Tel n’est plus le cas dans cette République qui, par la contraception, sépare la sexualité de la fécondité, ramenant ainsi les rapports sexuels qu’à une jouissance bestiale au nom d’une libération sexuelle. En cela l’homme et la femme ne sont que des objets qui se consomment l’un l’autre et finalement se détruisent.
Il devient urgent de renouer avec l’amour conjugal, véritable image et ressemblance de Dieu. Car dans l’union de l’homme et de la femme Dieu s’engage. Rendre à Dieu c’est donc, en premier lieu, une liturgie d’action de grâce et d’adoration, et ensuite, mais ensuite seulement, un travail quotient. Ora et labora, l’intuition magistrale de saint Benoît et saint Bernard et le génie du mouvement monastique au Moyen-Age dit tout de ce service à rendre à Dieu. Intuition déjà en œuvre dans la Création où Dieu, en consacrant le septième jour à la contemplation de Son Œuvre, institue le Premier Commandement : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. »
La laïcité bien comprise commence, non pas d’abord à rendre à César ce qui est à César, mais à rendre en premier lieu à Dieu ce qui est à Dieu. C’est ce que sainte Jeanne d’Arc a proclamé lors de son procès : « Dieu premier servi » ; alors qu’elle avait reçu mission de Dieu de servir le royaume de France en la personne du Gentil Dauphin, futur Charles VII. La mission politique, aussi noble soit-elle, est subordonnée à la mission divine qui en est la source. Ainsi les rois de France, recevant le sacre des mains de l’Église, devenaient des Lieutenants de Dieu, ce qu’aucun Président de la République n’assume et ce que la République rejette. Tel est le drame majeur que subit la France, la Fille aînée de l’Église. Ce refus d’assumer ses propres racines, de se nourrir à la sève de la vraie foi et de se tourner vers Dieu sont causes de toutes les tragédies que nous subissons.
Après ce nécessaire et vital retour à Dieu, la laïcité ordonnée à la Sainte Trinité et placée sous la maternelle protection de Vierge Marie, peut rendre à César ce qui lui revient, c’est-à-dire finalement ce que dit le second commandement de Dieu qui est semblable au premier : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Mais l’amour du prochain nécessite d’abord l’amour de soi. Non pas l’amour propre, mais un amour propre à aimer l’autre car on aime déjà le Tout Autre. S’aimer soi-même comme une merveille de Dieu ne peut que nous ouvrir à aimer les autres.
Comment peut-on aimer le tout petit enfant dans le ventre de sa mère si l’on n’aime pas Dieu qui l’a créé et si l’on ne s’aime pas soi-même comme cette merveille que j’étais moi-aussi dans les entrailles de ma maman ?
Aimer, son pays, sa nation, sa patrie, comme Jésus Lui-même a aimé les siens jusqu’au bout, comme condition première à aimer le pays de l’autre, la nation ou la patrie voisine, selon l’invitation de ce même Jésus à aller par toute la terre annoncer la Bonne Nouvelle. Quel meilleur service à rendre à toutes les nations que d’annoncer l’Évangile du Christ ! Et cette mission est celle de la France la Fille aînée de l’Église, l’éducatrice des peuples. La République, on le voit bien, refuse cette vocation à la France.
La laïcité véritable n’est donc pas celle que la République impose. La laïcité républicaine est un carcan qui étouffe l’homme. Ainsi mal vécue elle se présente comme une pseudo religion qui place l’État au sommet : la République comme divinité à adorer, sa loi comme un absolu , son catéchisme obligatoire et ses « valeurs » dévoyées, car coupées de sa source véritable. G.K. Chesterton le montrait en ces termes : « Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles. Elles sont devenues folles, parce qu’isolées l’une de l’autre et parce qu’elles vagabondent toutes seules. » Seules car coupées de Dieu. La République ne s’occupe que des seuls besoins matériels. Toute transcendance est bannie. Mais nous le constatons tous les jours que Dieu fait, malgré le fait que nous rendions à César, et que nous rendions beaucoup et parfois au-delà de nos possibilité contributives, bien des carences existent que la République est incapable de combler : sécurité, santé, éducation, justice etc. La conception que la République a de la laïcité est fausse et ne conduit à rien. Elle n’a donc aucune valeur universelle. Car elle est coupée de sa vraie source : Dieu.
La laïcité est, au contraire, cet espace ouvert par le Christ dans lequel la liberté de l’homme s’ouvre à l’universel ; universel est très exactement la définition de catholique. Seule la laïcité promue par l’Église à la suite du Christ ; « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » est de nature à libérer l’homme et la femme de tout les prisons existentielles dans lesquelles la République a enfermé ses propres citoyens. Les Pharisiens eux-même en faisaient l’aveu au départ, avant de poser la question sur la légitimité fiscale : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. »
La Vérité nous rendra libre. La laïcité véritable est cet espace ouvert qui unit les réalités visibles et invisibles, le Ciel et la terre enfin réconciliés et qui poursuit un unique objectif servir la Gloire de Dieu pour le Salut des Hommes.
Jean-Noël LACOMBE
