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Condamné pour n’avoir pas détecté le trisomie d’un bébé

Le couple a affirmé à la justice avoir perdu des gains professionnels pour s’occuper de leur enfant handicapé. La Cour de cassation leur a donné raison.

Le médecin échographiste qui n’avait pas diagnostiqué la trisomie 21 d’un enfant durant la grossesse a dû indemniser ses parents à hauteur de 3000 euros, notamment car ils ont dû réduire leur activité professionnelle pour s’en occuper, a confirmé la Cour de cassation.

La Cour avait été saisie par le médecin, qui contestait le montant des sommes accordées aux parents pour leur préjudice.

L’enfant a été diagnostiqué comme atteint de trisomie 21 à la naissance. Les parents auraient sans doute préféré l’exterminer, conformément à l’eugénisme ambiant.

La mère a dû prendre un congé parental de la naissance jusqu’aux quatre ans de l’enfant. Puis elle a repris un emploi à temps partiel moins qualifié, ce qui a occasionné une perte de revenus. Le père a lui aussi subi une perte de revenus pour s’occuper de son enfant. La Cour de cassation a estimé le 15 octobre que

«le préjudice des parents ouvrant droit à réparation (…) peut inclure des pertes de gains professionnels et une incidence professionnelle lorsqu’ils se trouvent contraints, pour prendre en charge leur enfant handicapé, de cesser ou modifier leur activité professionnelle».

Clause de conscience en péril : le Collège des gynécologues cède-t-il à la pression militante ?

Depuis le 18 juillet 2025, le CNGOF propose la suppression de la clause de conscience spécifique au refus de partiquer l’ivg, assortie d’un renforcement de l’obligation d’adressage dans les plus brefs délais vers un soignant pratiquant l’IVG.

Cette clause protégeant l’intégrité morale de nos médecins, serait, selon ses détracteurs, “juridiquement superflue”, puisqu’il existe déjà une clause de conscience générale.

Cette demande ne serait pas plutôt née d’un acharnement militant que d’une réflexion apaisée ?

Le constat est que depuis la légalisation de l’avortement, on s’acharne à déshumaniser l’enfant à naître.
Cet être innocent et sans défense est devenu méprisable, détruisable en toute bonne conscience s’il n’est pas désiré comme on attend son cadeau de noël…

Mais pour certains, cela n’est pas assez…

Le CNGOF affirme que cette clause spéciale protégeant le droit de liberté de conscience des médecins, « stigmatise » l’accès à l’IVG.

Mais si tel est le cas, ne serait-il pas tout aussi aisé d’affirmer que le simple droit de ne pas pratiquer l’acte devient, lui aussi, « stigmatisant » et, en toute logique, de supprimer purement et simplement ce droit ?

Selon le “baromètre IVG” du Planning familial, la clause de conscience spécifique serait un frein culpabilisant ” à ne pas sous-estimer “.
Cette culpabilisation ne stoppe pas l’augmentation des ivg, mais ce qui les exaspère vraiment, c’est qu’un médecin puisse, en conscience, refuser de considérer l’IVG comme un soin.

C’est bien là le cœur du problème : ce que redoutent (et détestent) les militants qui œuvrent pour de telle propositions liberticides, n’est pas tant l’existence de la clause en elle-même, que la possibilité même de refuser l’acte.

La suppression de la clause spécifique apparaît donc comme une première étape pour contester, demain, la clause de conscience générale sensée protéger encore la liberté de conscience des médecins.

On retrouve ici le même mécanisme que dans les lois sur l’aide à mourir : au départ, des garanties très strictes, un cadre présenté comme exceptionnel ; puis, à mesure que les barrières tombent, une banalisation progressive, comme l’ont montré les expériences belge ou québécoise.
Derrière les discours de « compassion » ou de « lutte contre la stigmatisation », il s’agit en réalité d’effacer peu à peu toute limite à des pratiques qui mettent fin à la vie.

D’abord, on a supprimé le délai de réflexion avant l’avortement : tant pis pour celles qui doutent, qui auraient eu besoin d’un temps pour choisir en paix.

Puis, on a allongé le délai pour se faire avorter — mais cela, semble-t-il, ne suffit pas encore.

Au lieu de s’attaquer aux causes réelles qui poussent tant de femmes à avorter — précarité, pressions de l’entourage, manque de soutien — le Collège des gynécologues préfère brandir de grands principes.
La prévention, pourtant essentielle, est reléguée au second plan, car elle est moins spectaculaire que les discours complaisants.

Or prétendre que chaque IVG est le fruit d’un choix libre et éclairé revient à ignorer la souffrance de celles qui n’y recourent que par dépit ou contrainte.
Favoriser toujours plus d’avortements, ce n’est pas « libérer » les femmes : c’est masquer l’absence de véritables alternatives.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’Université catholique doit sans cesse se faire prévaloir d’un droit à l’existence et à l’autonomie

L’Université catholique de l’Ouest (UCO) a décidé de se séparer du Fonds John Henry Newman, au motif qu’il comptait le Fonds du bien commun parmi ses mécènes. Dominique Vermersch, recteur émérite de l’UCO et président du Fonds John Henry Newman, regrette cette décision dans une tribune publiée dans Le Figaro :

Le 15 novembre prochain, les cinq instituts et universités catholiques (les Cathos) entreront dans le 150e anniversaire de leur fondation, engagée sitôt adoptée la loi du 12 juillet 1875 sur la liberté de l’enseignement supérieur. Cette restauration de la liberté académique, suite à son abolition lors de la Révolution, fut fortement écornée dès 1880 avec l’interdiction pour les Cathos de prendre le titre d’Université et d’attribuer des grades de leur propre chef… Une exception mondiale détenue par la France qui excelle parfois à légiférer pour empêcher les êtres et les choses de vivre et de s’appeler par leur nom. Qu’à cela ne tienne, c’est par l’inauguration de l’Université catholique d’Angers que le coup d’envoi des Cathos fut donné le 15 novembre 1875 par Mgr Freppel. Alsacien d’origine (depuis 4 ans, l’Alsace est alors allemande), l’évêque d’Angers consacrera toute son énergie et tous ses biens à ce qui est devenu aujourd’hui l’Université catholique de l’Ouest (UCO), avec ses 13.000 étudiants répartis sur dix campus, d’Angers à Nantes en passant par Brest et Tahiti.

150 ans d’Esprit libre est l’accroche choisie par l’UCO pour célébrer cet anniversaire… Accroche de circonstance puisque sous la pression d’une cabale médiatique malignement orchestrée, l’institution a décidé de se délester du Fonds de dotation qu’elle-même avait contribué à créer : le Fonds John Henry Newman ; et ce, au motif que celui-ci incluait le Fonds du bien commun (FdBC) comme l’un de ses mécènes. Certes, il faut un peu de bon sens et du courage pour dénoncer l’actuelle chasse à l’homme qui a pris pour cible l’initiateur du FdBC ; mais le dommage symbolique dans cette affaire est aussi à l’encontre de St John Henry Newman, docteur de la conscience morale, principal inspirateur de la tâche universitaire catholique… et proclamé le 1er novembre prochain Docteur de l’Église par le pape Léon XIV.

Avec raison, cette malheureuse cabale médiatique pourrait se résumer par la sentence énoncée en 1733 par l’écrivain irlandais Jonathan Swift, ô combien actualisable à l’ère des réseaux sociaux : « Le mensonge vole, et la vérité ne le suit qu’en boitant, de sorte que, lorsque les hommes sont détrompés, il est trop tard ; la farce est finie et la fable a fait son effet. » Mais parce qu’en effet il est question de vérité (mot tabou), notre raison alliée à la foi fournit un autre écho de cet épisode : celui d’un kairos, d’une mise à l’épreuve impromptue du corps universitaire à l’école de la vérité. Cette épreuve révèle et relève de la vocation fondamentale de toute Université : garantir sa liberté de recherche et d’enseignement. Et quelle est cette vocation, si ce n’est d’apparier liberté et vérité sur les chemins de la connaissance, de l’apprentissage des savoirs, avec et sous le regard avisé des jeunes consciences et intelligences étudiantes. « Vérité et liberté, en effet, vont de pair ou bien elles périssent misérablement ensemble » rappelait Jean-Paul II dans l’Encyclique Fides et ratio ; brandir l’une sans l’autre s’avère in fine mensonger, et le saint pontife en savait quelque chose ! Autrement dit, chercher et se laisser saisir par le vrai découle d’une préoccupation éthique – l’apprentissage de la liberté – qui s’en nourrit en retour. C’est cela même qui constitue la vie universitaire, une vie reçue du rapport que l’Université entretient avec la vérité : la liberté en est un fruit, pour l’institution elle-même, mais aussi et surtout pour les étudiants qui lui sont confiés. Car il s’agit en définitive de former des êtres libres et responsables.

De fait, l’histoire des Universités (catholiques ou non) est émaillée de rendez-vous manqués, de kairos qui n’ont pu être pleinement saisis ; et c’est probablement pour cette raison que le cardinal Lustiger me confiait, voilà plus de vingt-cinq ans déjà, que les Cathos en France étaient selon lui irréformables ! Pour autant, la Providence continue de veiller, ces kairos inaperçus s’avérant toujours riches d’enseignement. Tel l’exemple de John Henry Newman, nommé en 1854 recteur fondateur de l’Université catholique d’Irlande, établie sur l’initiative du cardinal Cullen, archevêque de Dublin. L’expérience fut de courte durée (4 ans), Cullen jugeant Newman trop indépendant… du pouvoir ecclésiastique ! C’est pourtant durant cette même période que l’anglican passé au catholicisme donna sa célèbre série de conférences collectées dans The idea of a university, ouvrage devenu pierre angulaire du magistère ecclésial concernant la question universitaire. Permettez-moi un dernier exemple encore plus savoureux avec les propos suivants : « Certes, La Sapienza était autrefois l’Université du pape, mais aujourd’hui c’est une Université laïque avec l’autonomie qui, en fonction du concept même de sa fondation, a toujours fait partie de la nature de l’Université, laquelle doit exclusivement être liée à l’autorité de la vérité. C’est dans sa liberté à l’égard de toute autorité politique et ecclésiastique que l’Université trouve sa fonction particulière, même pour la société moderne, qui a besoin d’une institution de ce genre ». De qui sont ces propos ? Des enseignants et étudiants protestant, au nom de la laïcité, à la venue de Benoit XVI prévue le 17 janvier 2008 à La Sapienza de Rome ? Non, ces propos sont en fait ceux du pape lui-même qui a préféré ne pas s’y rendre… tout en lui communiquant le texte de sa leçon magistrale de laïcité ! Bref, seule la tâche de se lier à l’autorité de la vérité elle-même peut véritablement libérer l’Université du brouhaha tant politique, médiatique qu’ecclésiastique ; telle est sa vocation ; tel est le courage qui lui est demandé.

De tout cela, il en résulte que l’Université catholique doit sans cesse se faire prévaloir d’un droit à l’existence et à l’autonomie. Le monopole d’État de collation des grades est à ce propos emblématique. Les Universités publiques en recevant délégation, celles-ci capturent la rente inhérente à toute situation de monopole, sous la forme de frais de conventionnement facturés aux universités catholiques ; ces frais représentent jusqu’à 20% de la subvention publique allouée à ces dernières. Et malgré cela, quand le nouveau Secrétaire général de l’enseignement catholique se prévalait récemment et à juste titre qu’un élève de l’Enseignement catholique coûte 50% moins cher au contribuable qu’un élève du public…, le rapport est plutôt d’un à dix par étudiant pour les Universités catholiques. CQFD.

Ceci posé, l’autonomie universitaire se joue encore ailleurs et, cette fois, de manière décisive. Des sciences empirico-formelles aux sciences humaines et sociales, la formation de docteurs, futurs enseignants, constitue le cœur du réacteur de l’Université, autrement dit la capacité de celle-ci à se perpétuer. C’est en effet en son sein qu’émergent de nouvelles forma mentis, que se structurent des courants de pensée inédits et que se façonnent les idéologies à venir, pour le meilleur comme pour le pire. Celles-ci imposent fréquemment leur marque de fabrique dans les orientations et méthodologies de recherche ; ce qui se retrouve de facto dans le recrutement des futurs enseignants chercheurs. Les thématiques de recherche et donc d’enseignement qui se permettent, ne serait-ce qu’un « petit pas de côté », s’avèrent dès lors doublement ostracisées.

Il n’est pas étonnant dès lors que la catholicité de l’Université soit entrée d’une certaine manière en résistance. Celle-ci se cristallise désormais dans des consciences enseignantes et étudiantes, dans des vies offertes qui donnent précisément chair et vie à ce rapport existentiel entre liberté et vérité. Espérons qu’elles puissent être soutenues – sans crainte d’être dénoncées – au sein d’humbles collégialités, inspirées par notre docteur de la conscience morale, St John Henry Newman. Tel est ce à quoi souhaite se rendre toujours disponible le Fonds de dotation John Henry Newman.

Oui, « Vérité et liberté, en effet, vont de pair ou bien elles périssent misérablement ensemble » ; en définitive, le chemin de l’Université catholique ne peut être autre que celui du fils prodigue (Lc 15, 11-32), de cette raison prodigue toujours tentée de quitter la demeure sapientielle pour une aventure périlleuse mais qui peut s’avérer salutaire. À charge alors pour l’institution universitaire catholique, non pas d’imposer la foi ou quoi que ce soit d’autre, mais d’en appeler, humblement et sans tapage, au courage de la vérité, dans cette quête insatiable qui réjouit le cœur humain.

Grand remplacement dans les associations de parents d’élèves ?

Mediapart s’inquiète car plusieurs associations de parents d’élèves (APE), locales ou nationales, connaissent les vertus du remplacement par des militants de droite, notamment dans le sud de la France.

Estelle Roudier figure dans le nouvel organigramme de la Peep (fédération des Parents d’élèves de l’enseignement public) du Gard. Fille du fondateur de la Ligue du Midi, Estelle Roudier a compté parmi les fidèles d’Éric Zemmour lors de la dernière élection présidentielle. Membre active du bureau de Reconquête dans le Gard, elle avait été personnellement remerciée par Éric Zemmour « pour son accueil », après un repas et un meeting organisés près de Nîmes. Estelle Roudier vient d’être nommée au Conseil national des associations éducatives complémentaires à l’Éducation nationale. Au nom de la Peep, elle peut donc siéger dans le seul organisme ministériel chargé de délivrer les agréments aux associations qui interviennent en milieu scolaire, et notamment pour les fameuses sessions d’éducation à la vie affective.

À Gignac, dans l’Hérault, Amélie Drevet est une militante FN (puis RN) de longue date. Adhérente à la FCPE depuis cinq ans, elle avait l’intention de se représenter au conseil d’école, mais l’association locale l’a exclue.

À Aniane, à 5 kilomètres, une ex-militante de Génération identitaire a tenté d’intégrer la FCPE en 2022.

Leur république ne protège plus rien

Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité

Des enfants assassinés sous le couteau des nouveaux barbares aux joyaux dérobés du Louvre, l’État ne protège plus rien en France. Pire ! Par sa léthargie endémique et son inaction coupable, il est devenu un danger pour les honnêtes gens.

Écrin du prestige national et vitrine de la magnificence française, le Louvre est désormais le triste symbole d’une France ouverte aux quatre vents, où chacun peut entrer pour se servir en humiliant notre peuple.

Ce sont des joyaux de l’ancienne monarchie et des pièces remarquables du Second Empire qui ont été dérobées hier. Ils ont évidemment plus de valeur que le drapeau de Valmy et la clé de la Bastille, que le chapeau de Camille Chautemps ou le képi du général De Gaulle…

« Quand il n’y a plus de Patrie, on se contente du patrimoine », écrivait Jean de Viguerie dans son maître-livre Les Deux Patries.

Leur république, après avoir bien amoché la Patrie, est en train de détruire notre patrimoine.

Après tout, n’y a-t-il pas meilleur gardien des bijoux de la Couronne qu’une monarchie qui les protégerait d’autant mieux qu’ils sont des trésors familiaux ? N’y a-t-il pas mieux qu’un monarque, indépendant des coteries, placé au-dessus de la mêlée politicienne, pour assurer la continuité de l’État et la stabilité des institutions ?

Face à l’incurie politique qui menace la France et devant le vol du Louvre qui humilie la Nation française, il est peut-être temps de se poser, paisiblement mais sérieusement, la question de la nature du régime.

Après une trentaine de vols dans des églises, 3 hommes arrêtés

Les deux auteurs présumés d’une trentaine de vols et de dégradations dans des églises du nord de la France, ainsi qu’un receleur présumé, ont été interpellés mercredi dans l’Aisne.

Les auteurs présumés ont volé «des calices, ciboires, patènes, ostensoirs, châsses et autres objets de culte revêtant une forte valeur morale et religieuse». Ils ont dégradé des portes de sacristies et des tabernacles. Les deux auteurs présumés des vols, âgés de 28 et 34 ans, ainsi qu’un receleur présumé âgé de 73 ans, ont été placés sous contrôle judiciaire et doivent être jugés le 9 décembre.

«Les enquêteurs ont pu découvrir lors des interpellations de nombreux objets religieux, dont certains d’ores et déjà formellement identifiés comme provenant des vols», selon la préfecture.

Durant le «circuit d’écoulement des objets», certains «ont été brisés ou fondus», selon le parquet.

Le spectaculaire cambriolage au musée du Louvre n’est pas le fruit du hasard

Ce dimanche 19 octobre, au moment de son ouverture, le musée du Louvre a connu un vol par effraction dans la galerie d’Apollon qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne. Deux vitrines de haute sécurité ont été prises pour cible et huit objets d’une valeur patrimoniale inestimable ont été dérobés dont :

  • Diadème de la parure de la reine Marie-Amélie et de la Reine Hortense ;
  • Collier de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la Reine Hortense ;
  • Boucle d’oreille, d’une paire de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la Reine Hortense ;
  • Collier en émeraudes de la parure de Marie-Louise ;
  • Paire de boucles d’oreilles en émeraudes de la parure de Marie-Louise ;
  • Broche dite broche reliquaire ;
  • Diadème de l’Impératrice Eugénie ;
  • Grand noeud de corsage de l’impératrice Eugénie (broche).

Les malfaiteurs ont pénétré dans le musée en utilisant une nacelle sur un camion, armés d’une disqueuse ils ont ouvert des vitrines puis ont abandonné dans leur fuite la couronne de l’impératrice Eugénie dont l’état est en cours d’examen.

Un rapport explosif adressé au ministre de la Culture en janvier dernier dévoilait l’état alarmant du Louvre. Dans cette note confidentielle, datée du 13 janvier, Laurence des Cars, la présidente du musée parisien, alerte sur une «multiplication d’avaries» et souligne la nécessité de grands travaux. En mars, on apprenait que la présidente du Louvre avait préféré dépenser l’argent du musée pour réaliser une cuisine à 500 000€ :

Emmanuel Macron s’était rendu au musée le 28 janvier pour y annoncer un vaste plan de modernisation. Mais la priorité c’était de pouvoir sa baigner dans la Seine, quoi qu’il en coûte…

Selon Didier Rykner, journaliste et fondateur du magazine La Tribune de l’art :

« l’alarme liée à la porte-fenêtre par laquelle les cambrioleurs sont rentrés était hors-service le mois dernier. Elle avait été coupée suite à des déclenchements intempestifs. »

Enfin, ce n’est pas une première :

  • le 3 septembre 2025, le musée Adrien-Dubouché de Limoges se fait voler des pièces de porcelaine rares, estimées à 9,5 millions d’euros
  • dans la nuit du 15 au 16 septembre 2025, des malfaiteurs dérobent 6 kg de pépites d’or (600 000 €) au Muséum d’Histoire Naturelle, à Paris.
  • en novembre 2024, c’est le trésor national du musée du Hiéron qui avait été volé

Profanation à l’église de Saint-Hilaire-du-Harcouët (50)

Une statue du Sacré-Cœur de Jésus d’1m70 et de près de 40kg a été détruite en mille morceaux.

Vendredi 17 octobre, le père Lemieux, venu fermer l’église de Saint-Hilaire vers 19h, a constaté ces dégradations. Il s’agit de la seule statue détruite dans cette église qui en compte pourtant plusieurs.

Gascogne : pèlerinage Arrebastir vers Lourdes

Environ 500 pèlerins ont participé au pèlerinage traditionnel Arresbastir vers Lourdes, qui a commencé hier au bivouac avec une veillée et une adoration. Les pèlerins ont rejoint Loufrs où ils ont assisté à la messe dans la basilique supérieure, célébrée par l’abbé Cayla (FSSP), assisté d’un diacre de l’Institut du Bon Pasteur et d’un sous-diacre de l’Institut du Chris-Roi.

 

“La classe politique – l’ensemble des partis confondus – ne croit plus vraiment en la France”

Extrait de l’entretien donné par Philippe de Villiers dans le JDD à propos de son ouvrage Populicide :

Que s’est-il passé, selon vous, dans la tête de nos élites pour qu’elles laissent faire – ou qu’elles accompagnent – ce déclin que vous décrivez ?

Tout est dit dans L’Étrange Défaite de Marc Bloch. Je me souviens d’un jour où mon père m’a dit : « Si tu veux savoir quoi penser, garde à ton chevet L’Étrange Défaite de Marc Bloch. » Il m’avait lu cette phrase qu’il avait soulignée : « Le drame de nos chefs en juin 1940, c’est qu’ils ne croyaient plus en la France. » Cette phrase fait écho à un mot célèbre de Fustel de Coulanges qui, quelques jours avant de mourir, en 1889, s’adressa aux Français en leur disant : « Vous avez perdu le fil de vos affections. » Voilà, tout est dit. Depuis Maastricht, la classe politique – l’ensemble des partis confondus – ne croit plus vraiment en la France. Elle l’aime encore, peut-être, mais comme on aime un souvenir perdu : une tendresse affectée, le cœur résigné et l’esprit distrait. Nous avons perdu deux choses : les clés de la maison et les murs porteurs. Les clés de la maison, c’est la souveraineté. Ce ne sont plus les Français qui décident pour la France. La France est devenue un protectorat, c’est-à-dire un pays qui se laisse conduire par d’autres. Le pouvoir est ailleurs. Et quand le pouvoir n’a plus le pouvoir, les hommes politiques deviennent des ludions et des histrions. Ils font du nominalisme orwellien. Deuxièmement, on a démoli les murs porteurs, c’est-à-dire toutes les références communes sans lesquelles une société ne peut ni tenir debout, ni transmettre, ni donner à ses enfants le goût de vivre, de survivre et d’espérer.

La loi sur l’euthanasie repoussée en 2026

Dans les prochaines semaines, les sénateurs devront travailler sur un programme bien chargé. Mais parmi les nombreux textes inscrits à l’ordre du jour de la Chambre haute d’ici au 6 novembre, aucune trace des deux propositions de loi sur la fin de vie – l’une visant à « garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs » ; l’autre, bien moins consensuel, à ouvrir un « droit à l’aide à mourir ».

Toutes deux ont été adoptées fin mai en première lecture à l’Assemblée nationale. Initialement, elles devaient donc être examinées au Sénat à partir de début octobre.

Mardi 14 octobre, la conférence des présidents du Sénat a finalement renoncé à mettre les propositions de loi sur la fin de vie au plus vite à l’agenda. Un des participants à la réunion, interrogé par l’AFP, a raconté que le nouveau ministre des Relations avec le Parlement, l’ex-député (Liot) Laurent Panifous, s’était dit « personnellement attaché » à leur examen, tout en mentionnant que celui-ci était « reporté » en raison du « contexte budgétaire ».

Il est vrai que les examens des projets de loi de finances (PLF) et du financement de la Sécurité sociale (PLFSS) vont occuper les sénateurs à partir de mi-novembre. Les débats devraient s’étirer jusqu’à la fin de l’année, le budget devant être adopté à tout prix avant le 31 décembre.

L’examen des deux projets est donc repoussé en 2026…

Convertis de l’islam : une soif de Dieu qui réveille

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • l’abbe Dedieu, curé d’une paroisse missionnaire et auteur de “Être parrain ou marraine” (Éditions Artège Le Sénevé)
  • 𝐁𝐫𝐮𝐧𝐨 𝐆𝐔𝐈𝐋𝐋𝐎𝐓, ex-imam salafiste et auteur de “Adieu Soulayman”
  • 𝐕𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐍𝐄𝐘𝐌𝐎𝐍, directeur de Mission Ismerie

 

Terres de Mission – Georges de La Tour : ombres et lumières

Eglise universelle : La messe, trésor de foi

Depuis septembre 2025, la chaîne YouTube du site Claves diffuse chaque semaine un épisode de 10′, d’une série de 23, consacrée à l’explication et à l’histoire de la messe. L’abbé Jean de Massia nous présente cette initiative d’une grande qualité visuelle, pédagogique et doctrinale. Chacun y découvrira de nouvelles merveilles sur le mystère de la messe. Pour aimer, il faut connaître.

Eglise en France : Georges de La Tour. Ombres et lumières

A l’occasion de l’exposition au musée Jacquemart-André à Paris du 11 septembre au 25 janvier “Georges de La Tour – Entre ombre et lumière”, Isabelle Schmitz, directrice adjointe de la rédaction des Hors-Série du Figaro, nous présente ce numéro : “Georges de La Tour – Ombres et lumières”. Un régal pour les yeux et un délice pour l’intelligence. Une superbe iconographie au service du peintre de la condition humaine et du partage des âmes entre grâce et déréliction.

Eglise en Marche : A l’automne, les pèlerinages poussent comme des champignons

Dans la filiation spirituelle et intellectuelle du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté se multiplient en France et à l’étranger les pèlerinages qui se reconnaissent dans la devise : Tradition – Chrétienté – Mission. Jean de Tauriers, délégué général, nous présente un tableau de ces initiatives, en France : Feiz e Breizh (Bretagne), Nosto fe (Provence), Arrebastir (Bigorre), Dex Aïe (Normandie), etc. et à l’étranger : Covadonga (Espagne), Lujan (Argentine).

De l’importance de la Théologie Naturelle pour l’Église

A l’heure où l’on célèbre les 800 ans de la naissance de Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), il est important de rappeler l’importance de la théologie naturelle ou théologie philosophique ou théodicée. Il s’agit de «la science de Dieu, acquise à la lumière de la raison» (Cf. Farges, A. et Barbedette, D., «Cours de philosophie scolastique», T. II, Berche et Tralin Libraires, Paris, 1905, p. 241). Cette science s’acquiert, entre autres, grâce à l’observation de la nature qui nous conduit à l’affirmation de l’existence de Dieu. Et malheureusement, pour diverses raisons que nous verrons plus loin, cette science a été délaissée durant ces dernières décennies par une bonne partie des catholiques.

Et pourtant l’Église reconnaît la capacité de l’homme à connaître Dieu grâce à raison naturelle. Dans le §36 du Catéchisme on lit :

«” La Sainte Église, notre mère, tient et enseigne que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine à partir des choses créées ” (Cc. Vatican I : DS 3004 ; cf. 3026 ; DV 6). Sans cette capacité, l’homme ne pourrait accueillir la révélation de Dieu. L’homme a cette capacité parce qu’il est créé ” à l’image de Dieu ” (Gn 1, 27). «

Cet enseignement du Catéchisme a des liens avec ce qu’écrivaient déjà Saint Paul et Saint Augustin. Le §32 du Catéchisme nous enseigne :

«Le monde : A partir du mouvement et du devenir, de la contingence, de l’ordre et de la beauté du monde, on peut connaître Dieu comme origine et fin de l’univers.
S. Paul affirme au sujet des païens : ” Ce qu’on peut connaître de Dieu est pour eux manifeste : Dieu en effet le leur a manifesté. Ce qu’il y a d’invisible depuis la création du monde se laisse voir à l’intelligence à travers ses œuvres, son éternelle puissance et sa divinité ” (Rm 1, 19-20 ; cf. Ac 14, 15. 17 ; 17, 27-28 ; Sg 13, 1-9).
Et S. Augustin : ” Interroge la beauté de la terre, interroge la beauté de la mer, interroge la beauté de l’air qui se dilate et se diffuse, interroge la beauté du ciel (…) interroge toutes ces réalités. Toutes te répondent : Vois, nous sommes belles. Leur beauté est une profession (confessio). Ces beautés sujettes au changement, qui les a faites sinon le Beau (Pulcher), non sujet au changement ? ” (Serm. 241, 2 : PL 38, 1134).

«A cours des siècles, la théologie naturelle s’est beaucoup développée, notamment grâce aux apports de Saint Thomas d’Aquin dans sa «Somme contre les Gentils» et sa «Somme Théologique». Et pendant des siècles son enseignement a été transmis aux prêtres et laïcs, surtout dans les universités.

Suite à des événements comme la Révolution Française, la théologie naturelle n’a plus été enseignée dans les universités laïques. Elle s’est maintenue dans les universités et instituts catholiques. Cet enseignement était obligatoire pour les prêtres et théologiens jusqu’au Concile Vatican II.

Or, il y a eu un malentendu suite au Concile Vatican II. Quoiqu’il y avait plus de liberté après, cela ne voulait pas dire qu’il fallait abandonner complètement l’enseignement de Saint Thomas d’Aquin. D’ailleurs la déclaration «Optatam Totius» sur la formation des prêtres rappelait que pour la théologie il fallait continuer avec «Saint Thomas pour maître» (§16). Et pour Saint Thomas d’Aquin la théologie naturelle était très importante.

Et Saint Jean-Paul II rappelait cela dans «Fides et Ratio», §61 :

«Si, en diverses circonstances, il a été nécessaire d’intervenir sur ce thème, en réaffirmant aussi la valeur des intuitions du Docteur Angélique et en insistant sur l’assimilation de sa pensée, cela a souvent été lié au fait que les directives du Magistère n’ont pas toujours été observées avec la disponibilité souhaitée. Dans beaucoup d’écoles catholiques, au cours des années qui suivirent le Concile Vatican II, on a pu remarquer à ce sujet un certain étiolement dû à une estime moindre, non seulement de la philosophie scolastique, mais plus généralement de l’étude même de la philosophie. Avec étonnement et à regret, je dois constater qu’un certain nombre de théologiens partagent ce désintérêt pour l’étude de la philosophie. «

La situation est telle qu’actuellement beaucoup de prêtres et théologiens n’ont pas beaucoup étudié la philosophie naturelle, qui est importante pour donner des raisons de notre espérance, comme l’écrivait Saint Pierre dans sa première épître (1P 3:15, Bible de Jérusalem) : «Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous.». Et comme ils ne l’ont pas beaucoup étudiée, beaucoup ne vont justement pas l’encourager auprès des laïcs.

Par contre, comme beaucoup l’ont remarqué, la philosophie naturelle a été beaucoup étudiée par des philosophes qui se sont spécialisés en philosophie médiévale ou qui ont beaucoup étudié l’oeuvre de Saint Thomas d’Aquin, en suivant toutes les parties nécessaires à sa compréhension : logique, cosmologie, psychologie, métaphysique, etc.

En ces temps où beaucoup demandent des raisons de notre espérance, il est important que les laïcs s’intéressent à la théologie naturelle comme le demande la Bible et le Catéchisme. Pour cela ils doivent s’adresser aux prêtres qui ont étudié la philosophie de Saint Thomas d’Aquin, ou aux laïcs qui l’ont étudiée.

Jaime V. Torres-Heredia Julca

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Dix-neuvième dimanche après la Pentecôte : “beaucoup sont appelés, mais peu élus”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

► Introït : Salus populi

Les chants du propre de la messe du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte sont tous tirés des psaumes, à l’exception cette fois de l’Introït, qui est d’ailleurs assez exceptionnel.
C’est le seul Introït de tous les dimanches de l’année dont le texte ne soit pas strictement scripturaire, bien qu’on trouve des textes voisins en de nombreux passages de la Sainte Écriture.  Ensuite, c’est un des rares Introïts (il n’y en a que deux ou trois) où c’est Dieu qui parle ; la plupart des autres étant des prières que nous adressons au Seigneur ou des affirmations de notre adoration ou de notre confiance.

Salus populi ego sum, dicit Dominus : de quacumque tribulatione clamaverint ad me, exaudiam eos : et ero illorum Dominus in perpetuum.
Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur. De quelque détresse qu’ils crient vers Moi, je les exaucerai, et Je serai pour eux le Seigneur à jamais.

On voit que Dieu parle ici en des termes très consolants et très encourageants pour le peuple élu et à travers lui pour nous tous qui en sommes les héritiers, nous incitant à une prière confiante, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser. En ces derniers dimanches de l’année liturgique, marqués par l’approche de la fin du monde qui sera un temps d’épreuves (nous nous en apercevons déjà), Il nous invite à la patience et à la persévérance finale. La mélodie de cet Introït est très douce. Le Seigneur nous parle ici avec la tendresse d’un père pour ses enfants. Cependant la deuxième phrase, très affirmative, a davantage de mouvement avec trois cadences qui se répètent pleines d’assurance. On retrouve la douceur dans la dernière phrase avec la calme descente de Dominus et la belle montée contemplative de in perpetuum. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 77, dans lequel le psalmiste raconte au peuple d’Israël toutes les merveilles que le Seigneur a accomplies en sa faveur, malgré ses infidélités :

Attendite popule meus legem meam : inclinate aurem vestram in verba oris mei.
Mon peuple, soyez attentif à mon enseignement, Tendez l’oreille aux paroles de ma bouche.

► Graduel : Dirigatur

Le texte du Graduel du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 140, prière suppliante de David entouré d’ennemis et levant les mains vers le ciel pour supplier le Seigneur.

Dirigatur oratio mea sicut incensum in conspectu tuo, Domine.
Elevatio manuum mearum sacrificium vespertinum.
Que ma prière monte comme l’encens en votre présence, Seigneur, et que mes mains de lèvent comme un sacrifice du soir.

Le sacrifice du soir chez les hébreux était précisément le sacrifice de l’encens, dont la fumée s’élevant vers le ciel est une belle image de notre prière montant vers Dieu. Comme David et comme le prêtre à l’autel, nous pouvons répéter ces paroles exprimant l’intensité des demandes que nous adressons à Dieu. La mélodie très expressive évoque bien cette prière qui monte vers Dieu comme la fumée de l’encens, par une grande montée progressive culminant sur l’accent du mot incensum planant dans les hauteurs, puis elle redescend calmement s’abaissant en une profonde adoration sur le mot Domine. La deuxième partie comprend encore deux grandes montées à l’aigu souples et élégantes, puis la dernière phrase évoque le sacrifice du soir de façon plus grave et paisible quoique suppliante.

► Alléluia : Confitemini

Nous retrouvons dans l’Alléluia du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte le premier verset d’un psaume, comme pour presque tous les Alléluias de ce temps liturgique avec quelques exceptions comme celui de dimanche dernier. Et nous retrouvons également comme pour la plupart de ces Alléluias un chant de louange et d’acclamation au Seigneur pour sa bonté et sa toute puissance. C’est ici le début du psaume 104, grand cantique d’action de grâces, reprenant tous les bienfaits dont le Seigneur a comblé son peuple tout au long de son histoire.

Confitemini Domino, et invocate nomen ejus : annuntiate inter gentes opera ejus.
Célébrez le Seigneur et louez son nom, Annoncez ses œuvres parmi les nations.

La mélodie de l’Alléluia courte et ramassée se termine par une grande montée à l’aigu très enthousiaste. Le verset léger, joyeux et plein d’allant se conclut également par cette finale.

► Offertoire : Si ambulavero

Le texte de l’Offertoire du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 137, chant d’action de grâces de David, exprimant sa reconnaissance au Seigneur qui l’a toujours protégé.

Si ambulavero in medio tribulationis, vivificabis me, Domine : et super iram inimicorum meorum extendes manum tuam, et salvum me fecit dextera tua.
Même si je m’avance au milieu des dangers, vous me gardez en vie, Seigneur. Vous étendez la main au-dessus de mes ennemis en fureur et votre droite me sauve.

C’est une prière magnifique, pleine de reconnaissance et de confiance, avec la belle image de la main du Seigneur étendue au-dessus de nous pour nous protéger. Nous l’invoquons en cette fin d’année liturgique, tournée vers la fin des temps, pour nous préparer à affronter le jugement dernier. La mélodie très développée est d’un bout à l’autre très affirmative et pleine d’assurance. On retrouve à la troisième phrase sur les mots extendes manum tuam une mélodie de l’Offertoire Angelus Domini du dimanche de Quasimodo. Elle décrivait alors l’ange du Seigneur descendant du ciel pour annoncer la Résurrection ; ses belles courbes très élégantes évoquent maintenant la protection qui nous vient aussi du ciel. Enfin on remarquera pour finir les longues tenues répétées représentant la droite du Seigneur étendue au-dessus de nous.

► Communion : Tu mandasti

L‘antienne de Communion du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte, comme celle des deux dimanches suivants, est tirée du psaume 118, souvent utilisé dans la liturgie et particulièrement à cette période de l’année. C’était déjà celui de l’Introït du dix-septième dimanche, il y a deux semaines. On sait qu’il est le plus long du psautier, entièrement consacré à une méditation prolongée sur la loi de Dieu, sa volonté et le bonheur que l’on éprouve à s’y soumettre. Cette loi divine y est désignée par une dizaine de substantifs, à peu près synonymes, qui reviennent presque sans exception dans chacun des 176 versets du psaume, et que l’on peut traduire par loi, enseignement, commandement, ordonnance, précepte, etc. L’antienne d’aujourd’hui est prise dans les premiers versets du psaume :

Tu mandasti mandata tua custodiri nimis : utinam dirigantur viæ meæ, ad custodiendas justificationes tuas.
Vous avez commandé d’observer totalement vos commandements. Faites que mes voies soient dirigées vers l’observation de vos préceptes.

En ces jours où nous méditons sur la fin des temps, ou tout au moins sur la fin de notre vie, qui approche, quel que soit notre âge, nous prions pour que notre conduite demeure jusqu’au bout fidèle à la volonté divine. La mélodie de cette antienne est simple et légère, pleine de délicatesse avec des accents bien soulignés. Elle se fait plus suppliante dans la deuxième phrase, se terminant par un balancement répété autour des mêmes notes qui reviennent avec une insistance de plus en plus marquée.

« “Dieu premier servi” est la devise sur laquelle ils ont bâti toute leur existence »

Message du pape Léon XIV à l’occasion du 10e anniversaire de la canonisation des saints Louis et Zélie Martin :

À Son Excellence Monseigneur Bruno Feillet
Évêque de Séez

Je suis heureux de vous rejoindre par la pensée et la prière, ainsi que tout le clergé et le peuple fidèle réuni, alors que vous célébrez le 10ème anniversaire de la Canonisation de Louis et Zélie Martin, sur les lieux mêmes où ils se sont sanctifiés dans leur vie conjugale. Premier couple en tant que tel à avoir été canonisé, cet évènement revêt une particulière importance puisqu’il met en relief le mariage comme chemin de sainteté. Parmi les vocations auxquelles les hommes et les femmes sont appelés par Dieu, le mariage est des plus nobles et des plus élevées. « Louis et Zélie ont compris qu’ils pouvaient se sanctifier non pas malgré le mariage mais à traversdans et par le mariage, et que leurs épousailles devaient être considérées comme le point de départ d’une montée à deux » (Card. Martins, Homélie de Béatification). Le Saint Couple d’Alençon est donc un lumineux et enthousiasmant modèle pour les âmes généreuses qui se sont engagées dans cette voie, ou qui ont le projet de le faire, avec le désir sincère de mener une vie belle et bonne sous le regard du Seigneur, dans la joie comme dans l’épreuve.

Je forme ainsi le vœu que cet anniversaire soit une occasion de faire mieux connaître la vie et les mérites de ces époux et parents incomparables, afin que les familles, si chères au cœur de Dieu mais aussi parfois si fragiles et éprouvées, puissent trouver auprès d’eux, en toutes circonstances, le soutien et les grâces nécessaires pour continuer la route.

Louis et Zélie n’ont pas mis en œuvre leur volonté de devenir des saints et d’éduquer leurs enfants à la sainteté en se retirant du monde. Ils ont assumé leur devoir d’état dans l’ordinaire de la vie de tous les jours ; ils font partie de cette foule immense des saints de la porte d’à côté dont a souvent parlé le Pape François. Il n’est pas difficile aux pèlerins se rendant à Alençon – qui en conserve l’émouvante mémoire – de saisir le cadre concret et quotidien dans lequel les parents Martin ont vécu, engagés qu’ils étaient dans la société normande de leur époque à travers leur paroisse, leurs activités professionnelles, leurs œuvres caritatives, leurs cercles de relations amicales et, bien sûr, leur vie en famille. Cependant il ne faut pas s’y tromper : cette vie “ordinaire” en apparence était habitée d’une présence pour le moins “extraordinaire” de Dieu qui en était le centre absolu. “Dieu premier servi” est la devise sur laquelle ils ont bâti toute leur existence.

Voici donc le modèle de couple que la Sainte Église présente aux jeunes qui souhaitent – peut-être avec hésitation – se lancer dans une si belle aventure : modèle de fidélité et d’attention à l’autre, modèle de ferveur et de persévérance dans la foi, d’éducation chrétienne des enfants, de générosité dans l’exercice de la charité et de justice sociale ; modèle aussi de confiance dans l’épreuve… Mais surtout, ce couple exemplaire témoigne du bonheur ineffable et de la joie profonde que Dieu accorde, dès ici-bas et pour l’éternité, à ceux qui s’engagent sur ce chemin de fidélité et de fécondité. En ces temps troublés et désorientés, où tant de contre-modèles d’unions, souvent passagères, individualistes et égoïstes, aux fruits amers et décevants, sont présentés aux jeunes, la famille telle que le Créateur l’a voulue pourrait sembler périmée et ennuyeuse. Louis et Zélie Martin témoignent qu’il n’en est rien : ils ont été heureux –­ profondément heureux ! – en donnant la vie, en rayonnant et transmettant la foi, en voyant leurs filles grandir et s’épanouir sous le regard du Seigneur. Quel bonheur que celui de se réunir le dimanche après la messe, autour de la table où Jésus est le premier invité et partage les joies, les peines, les projets et les espérances de chacun ! Quel bonheur que celui de ces moments de prières en commun, de ces jours de fête, de ces événements familiaux qui marquent le temps ! Mais aussi quel réconfort d’être ensemble dans l’épreuve, unis à la Croix du Christ lorsqu’elle se présente ; et enfin quelle espérance de se retrouver un jour réunis dans la gloire du ciel !

Chers couples, je vous invite à persévérer courageusement sur la voie, parfois difficile et laborieuse, mais lumineuse, que vous avez entreprise. Avant tout, mettez Jésus au centre de vos familles, de vos activités et de vos choix. Faites découvrir à vos enfants son amour et sa tendresse sans limites, et efforcez-vous de Le faire aimer en retour comme Il le mérite : voilà la grande leçon que Louis et Zélie nous donnent pour aujourd’hui, et dont l’Église et le monde ont tellement besoin. Comment Thérèse aurait-elle pu tant aimer Jésus et Marie – et ensuite nous transmettre une si belle doctrine – si elle ne l’avait appris de ses saints parents dès son plus jeune âge ?

Je vous confie toutes, chères familles, à la protection de Louis et Zélie Martin et de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. Implorant pour vous l’intercession de la Vierge Marie, je vous accorde, de grand cœur, ainsi qu’à vous, Excellence, et à toutes les personnes présentes, la Bénédiction Apostolique.

Le délitement de l’anglicanisme

Dans France catholique, Gérard Leclerc met en relation, la récente nomination de Sarah Mullally, archevêque de Cantorbéry, c’est-à-dire primat d’Angleterre et chef spirituel de l’Église anglicane et la proclamation du cardinal John Henry Newman au titre de docteur de l’Église, le 1er novembre :

Le rapprochement s’impose d’autant plus qu’il s’agit du destin de l’anglicanisme, qui depuis la rupture opérée avec l’Église catholique romaine par le roi Henry VIII au XVIe  siècle, n’a cessé d’osciller doctrinalement entre ses sources catholiques et l’attrait du protestantisme. Ce qui est certain, c’est que l’avènement d’une femme mariée à la tête de l’Église d’Angleterre signifie un éloignement décisif à l’égard du catholicisme ainsi que de l’orthodoxie.

Le témoignage du saint cardinal Newman apparaît si important à ce propos qu’il pose la question de fond, celle qui explique comment depuis plusieurs décennies l’anglicanisme a définitivement rompu avec la rectitude doctrinale dont il se prévalait dans le cadre de son insularité. Et de ce point de vue, c’est une grande désillusion. Car il y avait des motifs d’espérer dans le cadre du dialogue œcuménique, ainsi que le soulignait le Père Louis Bouyer. Ce n’est pas rien que Newman soit parti de cette tradition dans ce qu’elle avait de plus incontestable et que le mouvement d’Oxford avait repris pour l’amener au degré le plus conforme à la grande tradition chrétienne. C’est ce qui devait conduire l’auteur de L’Essai sur le développement du dogme à se convertir à la foi catholique. Non pas à la façon d’un désaveu de son passé et de son attachement à son héritage mais comme un approfondissement. Un approfondissement dans le sillage de ce développement.

Malheureusement, nous n’en sommes plus là. Nous ne sommes plus dans le climat du mouvement d’Oxford du XIXe  siècle, qui signifiait un réel réveil spirituel. Nous n’en sommes même plus à l’heure ou l’ancien primat de l’anglicanisme, Michael Ramsey, poursuivait cet élan dans un effort théologique. Ce qui a prévalu, c’est ce que Maurice Clavel appelait un «ralliement au monde», du fait d’une volonté de se rapprocher de l’évolution de la société et de la transformation de ses mœurs. De là la transgression du caractère masculin du sacerdoce pour satisfaire aux revendications féministes, ainsi que la normalisation de l’homosexualité désormais admise jusque dans les rangs du clergé et de l’épiscopat. Et cela, en dépit de la résistance d’une partie importante de la confession anglicane, notamment en Afrique : le primat du Nigeria a même déclaré que cette élection était « une confirmation que le monde anglican ne peut plus reconnaître le leadership de l’Église d’Angleterre et de l’archevêque de Canterbury ».

Est-ce à dire qu’une telle «ouverture» marque une quelconque adhésion d’une population séduite par cet alignement de l’Église sur le monde? C’est plus que douteux. La déchristianisation de l’Angleterre n’a fait que s’accélérer avec un déclin de l’anglicanisme, qui apparaissait si fatal à un primat de Cantorbéry qu’il annonçait sa proche disparition. On doit signaler aussi l’adhésion à l’Église catholique d’un grand nombre de ministres anglicans, accueillis par Benoît XVI pour répondre à leur situation particulière. Enfin, il faut noter les réels progrès du catholicisme en Angleterre qui apparaît notamment dans la pratique religieuse. D’ores et déjà, le nombre de catholiques pratiquants dépasse le nombre d’anglicans pratiquants, alors que le nombre de baptisés anglicans est très supérieur au nombre de baptisés catholiques – 25 millions pour 4,2 millions. Des chiffres qui font réfléchir au même titre que des conversions qui atteignent jusqu’à la cour de Buckingham.

Islamisation du Tchad

Plusieurs associations chrétiennes du Tchad alertent sur une monopolisation croissante des institutions publiques par l’islam, un phénomène qui exerce une pression grandissante sur le christianisme dans ce pays d’Afrique centrale qui compte environ 55% de musulmans et 40 à 45% de chrétiens, pour une population totale évaluée à 19 millions de personnes.

Dans une lettre ouverte adressée au président Mahamat Idriss Déby Itno en septembre 2025, les représentants de plusieurs associations chrétiennes – Union des femmes catholiques, Young Mens Christian Association, Jeunesse étudiante chrétienne, et de nombreuses paroisses catholiques – dénoncent

« l’empreinte croissante dune unique confession religieuse dans les institutions de la République ».

Cette islamisation passe par la construction de mosquées au sein d’institutions publiques, l’implication accrue du gouvernement dans lorganisation du Hajj – pèlerinage à la Mecque – limitation des discours officiels aux seules fêtes religieuses musulmanes.

Les signataires mettent également en lumière des décennies dattaques contre les responsables de lEglise catholique et les symboles chrétiens, souvent perpétrées, selon eux, « dans la plus grande indifférence de la part des autorités ». Parmi les incidents cités figure une agression en 2021 perpétrée par les forces de sécurité contre la paroisse Bienheureux Isidore Bakanja à NDjaména, capitale du pays. L’église a été profanée et le curé de la paroisse, le père Simon-Pierre Madou, a été verbalement harcelé alors quil tentait de filmer lincident. Larchevêque de NDjaména, Mgr Goethe Edmond Djitangar, avait alors dénoncé une violation de la Constitution, tout en déplorant labsence darrestations ou de poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs.

Les observateurs rapportent que les dégradations d’églises, les menaces contre les évêques et les prêtres, et même les assassinats de chrétiens sont devenus, au fil des années, des événements fréquents et banalisés.

Aussi les associations chrétiennes déplorent « leffacement progressif des chrétiens de la sphère publique », rappelant que les chrétiens sont rarement nommés à des postes dautorité, quils bénéficient peu des bourses ou des contrats publics, et quils subissent des discriminations dans le commerce et laccès à la terre.

Pour l’Eglise, le gouvernement demeure le grand responsable de la situation, d’où neuf recommandations faites aux autorités afin d’apaiser les tensions. Parmi celles-ci : un audit de la représentation religieuse dans ladministration, le respect strict de la neutralité religieuse de lEtat, une garantie de la sécurité pour les lieux de culte, et la mise en place dun programme dit de « réconciliation et de coexistence ».

Soutenir la maternité – Extrait de la conférence au Parlement européen

Le Parlement européen entame un débat sur l’avortement, à l’occasion de l’initiative citoyenne européenne « My Voice My Choice ». Dans ce contexte, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a coorganisé avec la fédération « One of us » une conférence le 15 octobre. Cet événement était sponsorisé par les groupes politiques PPE et ECR. Deux commissaires et huit députés européens ont pris la parole, ainsi que six femmes témoignant de leur expérience personnelle de l’avortement. Nicolas Bauer, chargé de plaidoyer à l’ECLJ, est intervenu pour appeler l’Union européenne à exercer pleinement ses compétences en matière de soutien à la maternité.

Pareil crime pose la question du rétablissement de la peine de mort

Bernard Antony, président de l’AGRIF, directeur de la revue Reconquête, fondateur de Chrétienté-Solidarité, communique :

De la barbarie algérienne en France

A Marseille, ce dernier mercredi, les Galeries Lafayette ont été la cible d’une incroyable razzia par toute une faune à l’évidence « culturellement maghrébine ». Les vidéos en notre possession montrent que tous les stands de vêtements, de chaussures, de parfums ont été systématiquement pillés alors que des « fatmas » étaient assises, accroupies sous leurs voiles en attendant tranquillement la fin des pillages.

Cependant, notre compatriote, le grand écrivain franco-algérien Boualem Sansal, atteint d’un cancer, demeure reclus dans une geôle du pouvoir barbaresque du président Tebboune qui le fit incarcérer l’an dernier à sa descente à Alger d’un avion en provenance de Paris.

Sur les pillages de Marseille, le durable silence médiatique depuis trois jours est accablant. On ne saurait hélas s’en étonner alors que l’incurie du gouvernement Macron-Lecornu apparaît désormais comme un phénomène général.

Néanmoins, de pareils faits délictueux significatifs de l’ensauvagement immigrationniste de notre société ne sont rien en regard de l’infinie atrocité du crime sadique perpétré à Paris le 14 octobre 2022 par l’algérienne Dahbia Benkired, tortionnaire de la petite fille Lola Daviet-Ropital.

Le procès pour juger de cette immense criminelle a commencé ce vendredi à la Cour d’assise de Paris.

Selon le droit actuel, Dahbia Benkired encourt bien sûr la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre qu’elle a commis sur une enfant de moins de 15 ans, subissant tortures, viol et actes de barbarie d’une infinie cruauté, bâillonnée, étouffée, asphyxiée par du ruban adhésif. Pareil crime pose évidemment la question du rétablissement de la peine de mort pour des assassins tels que Dahbia Benkired s’étant dépossédés de leur humanité. C’est ce qu’avait notamment développé le grand écrivain catholique, le Père Bruckberger, « l’aumônier de la Résistance ».

Christ-Roi : c’était une illusion de prétendre construire une société sans Dieu

À l’occasion du centenaire de la publication par le pape Pie XI de l’encyclique Quas Primas sur le Christ-Roi, Ichtus, en partenariat notamment avec La Nef, organise un colloque consacré à l’actualité de la royauté sociale du Christ, le samedi 22 novembre 2025 à Paris. Guillaume de Prémare, délégué général d’Ichtus et rédacteur en chef de la revue Permanences, a été interrogé dans La Nef. Extrait :

[…] L’objectif de ce colloque est très actuel : il vise à éclairer l’action et les buts des catholiques engagés dans les grandes affaires de notre temps. À cet égard, la notion de royauté sociale du Christ peut et doit être actualisée parce que le constat des impasses de la sécularisation donne, d’une certaine manière, raison à Pie XI. Celui-ci a voulu nous avertir que c’était une illusion de prétendre construire une société sans Dieu.

Cet avertissement n’a pas été entendu et la Modernité a triomphé. Ce triomphe serait-il illusoire ?

Les peuples d’Europe de l’Ouest – après avoir ignoré la visée ultime de la chose politique et oublié ce qui construit et conserve les sociétés – paraissent livrés à l’angoisse et à l’incertitude, sans Dieu, sans racines, sans véritables perspectives terrestres et sans espérance surnaturelle. Nous avons basculé dans une forme de dissociété qui ne sait plus s’appuyer sur ce que l’on nomme désormais « les communs ». Le moment est venu de penser de nouveau ce que pourrait signifier aujourd’hui le règne social du Christ, ce que pourrait être une société chrétienne, une société imprégnée par l’Évangile. Nous le devons à nous-mêmes, en tant que catholiques engagés dans la vie civique ; et nous le devons à nos contemporains qui, sans forcément s’en rendre compte, sont en quelque sorte orphelins de leur religion.

Précisément, l’idée d’une société chrétienne paraît aujourd’hui inaccessible. Ne craignez-vous pas de formuler une question qui ne se pose pas pour l’immense majorité de nos contemporains ?

Certainement, la manière d’aborder Quas Primas ne peut se résumer à affirmer des principes irréalistes et inaudibles pour nos contemporains. Qui pourrait aujourd’hui surgir de manière crédible dans l’agora et affirmer tout de go que le remède à nos maux est la constitution d’un État catholique et la restauration d’une chrétienté ? L’actualisation de la notion de Christ-Roi ne saurait ignorer le contexte historique que nous vivons, les contraintes prudentielles et une certaine gradualité. Le pape Pie XI lui-même a montré que la politique était un espace de négociation en affirmant, d’un côté, des grands principes, et en pratiquant, de l’autre côté, une politique des concordats très pragmatique. Cependant, je pense qu’il est nécessaire que les catholiques sortent d’une certaine pusillanimité sur la question religieuse en tant qu’enjeu de nature publique. […]

Nouveau coup contre les familles

Le gouvernement prévoit de reculer la revalorisation des allocations familiales de 14 ans à 18 ans, à partir de mars 2026.

Les allocations familiales sont revalorisées lorsque le deuxième enfant fête ses 14 ans.

Dans un projet de décret, publié en marge du projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) , le gouvernement prévoit de décaler l’âge de cette revalorisation de 14 ans… à 18 ans.

Cette mesure représente un manque à gagner pour les familles qui en bénéficient : la majoration prévue aux 14 ans permet aux familles d’avoir 18,88 euros, 37,77 euros ou 75,53 euros par mois selon les revenus. Soit jusqu’à 906,36 euros par an pour deux enfants de plus de 14 ans et jusqu’à 2 719,08 euros pour trois grands adolescents. Et autant de perdu pour ces familles si le décret est adopté.

Alors que la fin du versement des allocations familiales intervient à 20 ans, cela revient à réduire les dépenses de la branche famille.

Selon Bercy, cette mesure permettra d’économiser plus de 200 millions d’euros en 2026.

Cette mesure sera sans changement pour les bénéficiaires actuels.

Le fait de faire passer cette mesure par décret plutôt que dans le projet de loi de finances permet de la rendre moins visible.

Un mois avec les âmes du purgatoire – La petite histoire….

Il est un petit livret qui vous propose de passer un mois avec les âmes du Purgatoire…

Tout a commencé par une mort tragique. Une jeune maman, mère de quatre enfants, décède dans un accident de voiture. Sa soeur pleurait sa disparition. Elle pensait au vide qu’elle laissait, mais aussi et surtout, étant fervente, elle songeait à son âme ! Oui, où est son âme ? En paradis ? c’est difficile à imaginer. En enfer ? non, elle était trop généreuse. En purgatoire alors ?

Mais du Purgatoire, on n’en parle plus. Existe-t-il vraiment ? Si oui, que se passe-t-il dans ce Lieu ?
C’est ainsi que d’églises en librairies, de recherches en recherches, elle finit par dénicher un petit livre sur le Purgatoire dans le grenier d’un ami ! Ce livre, de l’abbé Berlioux, datait de 1880 et n’avait jamais été ouvert – ses pages n’étaient pas découpées ! Mais, bien qu’un peu vieilli, il a tellement plu à sa lectrice qu’elle a souhaité le faire réimprimer auprès d’une Maison d’Editions : « Impossible ; le purgatoire, ça ne se vend plus actuellement !» lui a-t-on répondu avec un petit sourire.

Il restait à demander à « l’Etoile Notre Dame » maison d’éditions qui parlait souvent du purgatoire dans ses bulletins. Celle-ci a accepté sans hésitation après avoir rajeuni certaines expressions courantes au XIX° siècle !

On sait bien dans le monde chrétien, que la prière des vivants est utile aux morts, mais on ne sait pas assez que les suffrages pour les morts sont utiles aux vivants. Oui, la puissance et la gratitude des saintes âmes du purgatoire sont trop peu connues et appréciées, et l’on ne se préoccupe pas assez de recourir à leur intercession. Et pourtant, leur crédit est si grand que si l’expérience de chaque jour n’était là pour en rendre témoignage, à peine pourrait-on le croire. A la vérité, ces âmes bénies ne peuvent plus gagner de mérites, mais elles ont la faculté de faire valoir leurs mérites antérieurs en notre faveur. Elles ne peuvent rien obtenir pour elles -même mais les prières qu’elles font pour nous et les souffrances qu’elles endurent touchent vivement le Cœur de Dieu. Et si elles peuvent déjà nous être grandement utiles pendant qu’elles sont dans le lieu de l’expiation, que ne feront-elles pas pour nous lorsqu’elles seront au Ciel ! Comme elles seront reconnaissantes envers leurs bienfaiteurs !

Aussi, le plus grand nombre des théologiens, entre autres les saints Liguori, Bellarmin, … enseignent que l’on peut légitimement et très utilement invoquer les âmes du purgatoire, pour obtenir de Dieu les grâces et les faveurs dont on a besoin, soit pour l’âme, soit pour le corps. Sainte Thérèse avait coutume de dire que tout ce qu’elle demandait à Dieu par l’intermédiaire des fidèles trépassés, elle l’obtenait. « Quand je veux obtenir sûrement une grâce, disait Sainte Catherine de Bologne, j’ai recours à ces âmes souffrantes, afin qu’elles présentent ma requête au Seigneur, et la grâce est toujours accordée. » Elle assurait même qu’elle avait reçu par leur entremise bien des faveurs qui ne lui avaient pas été accordées par l’intercession des Saints.

Il y a notamment certaines faveurs temporelles qui semblent être plus particulièrement réservées à ces âmes : la guérison d’une maladie grave, la préservation d’un danger physique, moral ou spirituel, le mariage et l’entente dans les foyers, trouver un travail… Dieu, sachant combien les hommes attachent de prix à ces biens de second ordre, les a mis, pour ainsi dire, à la disposition des âmes souffrantes, afin de nous inciter par là à leur procurer les plus abondants suffrages.

Il y a donc tout à gagner pour nous à échanger ainsi nos prières contre celles de nos frères les morts. Admirable don de la Providence et mystère de la Communion des Saints ! En même temps que nous les soulageons par nos prières et que nous les délivrons du purgatoire, ils offrent à Dieu pour nous, leurs mérites acquis sur la terre et nous recevons ainsi, des bénédictions spirituelles et temporelles. Que d’avantages, que de consolations de toutes sortes dans la pratique de la charité chrétienne à l’égard des membres de l’Eglise souffrante !

Connaître les âmes du purgatoire, les délivrer, les prier : voilà les trois raisons de ce livret. Qui pourrait affirmer qu’il n’y a personne de sa famille ou de ses proches au purgatoire ?

Plus de renseignements et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/liturgie-prieres/7223-un-mois-avec-nos-amies-les-ames-du-purgatoire.html

Un mois avec les âmes du Purgatoire, Abbé Berlioux, Etoile Notre-Dame, 3€
Une édition existe aussi en gros caractères.

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La stratégie LGBTQXYZ de la Commission européenne en faveur du genre et de la GPA

Gènéthique nous informe que la Commission européenne travaille à faire avancer la cause des militants « LGBTQI » vers une transition de genre sans entrave et à encourager la pratique de la GPA.

La commissaire européenne à l’égalité, à la préparation et à la gestion des crises Hadja Lahbib a présenté le 8 octobre la « stratégie renouvelée en faveur de l’égalité de traitement à l’égard des personnes LGBTQI pour l’après-2025 » de la Commission européenne. Ce document réaffirme en introduction les « valeurs de l’Union européenne » que sont « la sécurité, la liberté d’être soi-même (free to be their authentic selves), l’égalité et la lutte contre les discriminations ».

Tous les domaines dans lesquels les institutions devraient prendre en compte la nécessaire défense des droits des personnes « LGBTQI » sont listés. La Commission s’engage à consacrer des fonds, à hauteur de 3,6 milliards d’euros, à la défense des personnes LGBTQI+ en Europe.

La Commission déplore le fait que « certains Etats membres imposent toujours une intervention médicale comme condition à la reconnaissance légale du genre ». Il faudrait accorder un « changement de genre » à l’état civil sur simple demande. Elle souhaite que la transition légale ne soit pas non plus soumise à une limite d’âge.

Au nom de l’« égalité des droits entre Etats membres », la Commission demande en outre une reconnaissance mutuelle en matière de régime matrimonial, divorce, succession, ainsi que pour ce qui concerne les liens de filiation. Les institutions européennes utilisent le principe de la liberté de circulation pour garantir que des couples de même sexe mariés dans un pays gardent les mêmes droits s’ils s’expatrient dans un autre pays où ces mariages ne sont pas reconnus. Pour ce qui est de la filiation : « le droit de l’Union impose déjà aux États membres de reconnaître la filiation d’un enfant tel qu’elle est établie dans un autre État membre ».

Le 13 octobre, la Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres votait la version provisoire de son rapport Gender Equality Strategy 2025 qui façonnera la stratégie de la Commission européenne en matière de GPA. A cette occasion, la Commission a adopté un amendement « condamnant la pratique de la GPA ». Un autre, également adopté, soutenait la mise en œuvre d’un « certificat européen de parentalité ». Au mois de novembre, c’est une position définitive qui sera votée en session plénière.

Costa Rica : restriction des avortements

Lu sur Gènéthique :

Le 16 octobre le président du Costa Rica, Rodrigo Chaves, a restreint l’autorisation d’avorter aux cas où la vie de la mère est en danger.

Le Costa Rica interdit depuis longtemps les avortements avec quelques exceptions qui n’ont pas été clairement définies avant 2019. Il a alors été précisé qu’il fallait que la grossesse représente « une menace pour la santé de la mère ». Aucun recours au Parlement n’était nécessaire pour effectuer la modification décidée par le président.

L’Uruguay devient le premier pays d’Amérique latine à légaliser l’euthanasie par vote

Le Sénat de l’Uruguay a adopté à une large majorité de 20 voix sur 31 présents le projet de loi légalisant l’euthanasie, dit « Mort digne ». Les députés l’avaient adopté le 13 août par 64 voix sur 93 votants.

Selon les sondages, plus de 60% des Uruguayens sont favorables à l’euthanasie. Le « Collège Médical » n’avait pas pris position. Les évêques ont exprimé leur « tristesse »…

L’Uruguay anciennement catholique devient le premier pays d’Amérique latine à légaliser l’euthanasie par un vote. En Colombie et en Equateur elle a été imposée par la Cour constitutionnelle.

Au nom du peuple italien : le vaccin m’a rendue handicapée

Une décision de justice importante et, à certains égards, unique en son genre, a été rendue à Asti en Italie. Une femme, propriétaire d’un bureau de tabac dans cette ville piémontaise, a obtenu de l’État une indemnisation permanente en raison du handicap grave causé par le vaccin Pfizer. Cette décision est significative car il s’agit de l’une des premières décisions où un juge affirme que le vaccin a rendu handicapée une personne, et aussi parce qu’elle est l’une des premières en Italie à placer le vaccin Pfizer au cœur de l’équation, d’autres décisions ayant placé le vaccin AstraZeneca au cœur de l’équation.

La sentence a été prononcée par la juge Ivana Lo Bello le 26 septembre. La décision du juge est sans appel : la femme souffre d’une myélite transverse après avoir reçu le vaccin Comirnaty, produit par Pfizer-Biontech, et ne peut plus marcher. Le ministère de la Santé, dans sa procédure administrative, a rejeté la demande d’indemnisation, mais a été condamné à reconnaître le lien de causalité. L’État doit donc indemniser la femme en lui versant une allocation, arrérages compris, de 3 000 € par mois.

Les avis des deux experts techniques désignés par le juge, Agostino Maiello et Stefano Zacà, ont été décisifs. Ils ont tranché en faveur de la femme, démontrant qu’elle ne souffrait pas de myélite transverse (une maladie neurodégénérative très grave entraînant une paralysie) et que l’explication la plus plausible était précisément celle du vaccin.

La femme avait reçu la première dose du vaccin anti-ARNm le 7 avril 2021, suivie d’un rappel le 28 du même mois. Elle a été admise à l’hôpital d’Orbassano le 10 février 2022. Dès sa lettre de sortie du 17 février, le médecin avait indiqué que « le rôle du vaccin ne peut être exclu ».

Après que des examens complémentaires ont confirmé le diagnostic et soutenu l’hypothèse d’une cause vaccinale, la femme a entamé une procédure de demande d’indemnisation en vertu de la loi 210/92, mais la commission médicale ministérielle a exclu un lien de causalité.

À ce stade, la femme n’a eu d’autre choix que de procéder à un contre-interrogatoire et de poursuivre le Ministère et l’AIFA en justice. Après une procédure assez longue, le juge a reconnu la gravité du handicap de la femme et a retenu l’argument des experts selon lequel le vaccin était responsable de ce handicap. Le juge a déclaré : « Les indications des experts concernant l’existence d’un lien de causalité entre les vaccins administrés à la requérante et le handicap qu’elle présentait nous permettent de considérer comme suffisamment prouvé que la série de vaccins en question a causé la myélite/polyradiculonerviite. »

Il est important de noter que le juge a accepté l’analyse des experts concernant les nombreux effets indésirables également enregistrés sur le site Internet de l’AIFA, tels que le syndrome de Guillain-Barré, la paralysie de Bell, l’encéphalite et l’encéphalomyélite aiguë disséminée, le syndrome de Miller-Fisher, l’accident vasculaire cérébral, la thrombose cérébrale et, enfin, la myélite transverse.

Par ailleurs, le système de surveillance VAERS a recensé 593 cas de myélite transverse après vaccination rien qu’en Italie, dont 280 liés au vaccin Comirnaty de Pfizer. Compte tenu du caractère rare de cette affection, ces données sont rassurantes pour les défenseurs d’un vaccin sûr pour tous.

Cette décision favorable a été rendue car les avocats et les deux experts techniques ont pu démontrer que d’autres facteurs déclenchants potentiels n’auraient pas été déterminants dans l’apparition de la maladie sans le vaccin. En effet, certaines affections peuvent y contribuer, mais pas les facteurs déclenchants, ce qui pourrait ouvrir un débat sérieux sur la grave faille de la campagne de vaccination : l’absence totale d’antécédents médicaux des patients permettant d’identifier les facteurs de risque qui auraient rendu le vaccin mortel. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit pour de nombreux patients.

Mais cela était impensable avec un vaccin dont l’efficacité et la sécurité étaient encore en cours de test en pleine campagne de vaccination. Des antécédents de facteurs de risque auraient ralenti et contrarié la campagne de vaccination obligatoire en cours entre 2021 et 2022. Par conséquent, les autres causes alternatives étant définitivement écartées, la femme a obtenu l’indemnisation tant attendue, mais pas de dommages et intérêts, la fraude du gouvernement étant écartée.  

Cette décision est également importante pour une autre raison : au cours des deux dernières années, des commissions médicales militaires ont rendu des décisions importantes confirmant les dommages liés aux vaccins et les indemnisations correspondantes. Mais il s’agissait principalement d’affections cardiaques reconnues, telles que la myocardite et le péricaryte. Il est rare qu’une affection neurologique ou neurodégénérative ait été reconnue comme induite par un vaccin, et encore moins par un vaccin à ARNm. L’affaire Asti marque également un tournant pour cette raison. 

8ᵉ édition du « pèlerinage pour la Bretagne »

La 8ᵉ édition du « pèlerinage pour la Bretagne », organisée par l’association Feiz e Breizh, s’est achevée dimanche 21 septembre au sanctuaire de Sainte Anne d’Auray. Fidèle à sa croissance continue avec plus de 2200 pèlerins issus de tous les pays de Bretagne ou de la diaspora, ce rassemblement catholique et breton est devenu en quelques années l’un des plus grands pèlerinages populaires de Bretagne.

Sous le thème « Krist, skouer a Garantez – Le Christ, modèle de Charité », les pèlerins, accompagnés de prêtres et de religieux, ont parcouru près de 50 kilomètres en deux jours. Après la messe d’envoi célébrée samedi matin à Mangolerian en Monterblanc, la colonne organisée en une quarantaine de chapitres – placés sous le patronage de saints locaux – a conduit les pèlerins chez les sœurs coopératrices du Christ Roi, à Bieuzy-Lanvaux. Sur ce lieu de bivouac, ils ont pu profiter d’une grande veillée bretonne, d’une procession aux flambeaux suivie d’une adoration nocturne.

Dimanche, après une nouvelle matinée de marche ponctuée de prières, de chants et de méditations, la colonne de pèlerins est entrée dans le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray en procession solennelle, menée par un bagad précédé de porteurs de drapeaux et bannières. La messe de clôture, portée par le chant grégorien et les cantiques bretons, a été célébrée par Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes. Elle a réuni une foule nombreuse dans la basilique et sur le parvis grâce à la retransmission sur écran géant et sur YouTube (lien). Durant l’homélie, l’évêque a chaleureusement exhorté le peuple de la Bretagne catholique à se lever pour perpétuer l’héritage de foi de ses ancêtres :

« Votre pèlerinage, avec Feiz e Breizh, est un signe fort de cette résurrection. Face au triste cortège d’un monde sans mémoire et sans identité, votre cortège arrive qui met en valeur la culture et les traditions bretonnes pour transmettre la foi. Votre association Feiz e Breizh a un nom évocateur qui résonne en nous tous, la “foi en Bretagne”. Ce n’est pas une simple formule, c’est une mission, un appel à faire de notre culture, de nos traditions, un terreau fertile où la foi pourra à nouveau s’épanouir et se transmettre aux générations futures. La foi n’est pas une idée abstraite, elle s’incarne. […] Aujourd’hui, mes amis, vous êtes les héritiers de cette tradition vivante. Votre démarche est un acte de courage, de confiance et de fidélité. Dans un monde qui se déchristianise, et dans lequel les identités s’estompent, vous choisissez de témoigner, de chanter, de prier en breton, en honorant les saints et les traditions qui ont façonné notre identité et nous ont fait ce que nous sommes. Vous ne regardez pas le passé avec nostalgie, mais vous puisez dans ses richesses pour construire l’avenir. »

Cette édition a été vécue comme un temps fort d’amitié chrétienne, de ferveur et d’enracinement spirituel, fidèle aux trois piliers de Feiz e Breizh : Mission – Tradition – Patrimoine. Elle clôturait également le cycle du jubilé diocésain marquant les 400 ans des apparitions de sainte Anne au paysan Yvon Nicolazic, rappelant l’importance de la patronne de la Bretagne également protectrice des familles. Les organisateurs invitent tous les participants à poursuivre cet élan missionnaire, en faisant vivre la foi dans leurs paroisses et communautés, et en défendant les valeurs spirituelles et culturelles qui font la richesse de la Bretagne et de la chrétienté.

Krist, skouer a Garantez, resevit hor pedennoù ! Ô Christ, modèle de Charité, recevez nos prières !

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