Appel pour la liberté de l’instruction en famille
Tribune publiée dans le JDD signée par de nombreux acteurs de l’enfance et de l’éducation, psychologues, éducateurs et professionnels de l’enfance, pour la liberté d’instruire son enfant, dans le cadre de l’instruction en famille.
« Alors qu’elle était jusque-là soumise à un régime déclaratif et, de l’avis même de l’ex-ministre de l’Éducation nationale, J.-M. Blanquer [1], à un encadrement juridique suffisant et équilibré, l’instruction en famille (IEF) est, depuis la rentrée 2022, accessible uniquement sur autorisation de l’administration académique. C’est sous couvert d’un amalgame dénué de fondement entre IEF et séparatisme religieux que le gouvernement a lancé sa première charge contre le principe de la liberté d’enseignement pourtant garanti par la Constitution. Puis il a brandi en épouvantail l’argument tout aussi peu probant du « séparatisme social ».
Malheureusement, toute lutte, tout contre-argumentaire était voué à l’échec face à l’opiniâtreté gouvernementale, sa mauvaise foi (il faut le dire) et son désir d’autorité ; le sort des familles pratiquant l’IEF était joué d’avance et, un an plus tard, la liberté d’instruire soi-même ses enfants s’est retrouvée tributaire du bon vouloir administratif. En effet, pour obtenir le sésame, il faut dorénavant justifier d’un impératif de santé ou de handicap, d’une pratique artistique ou sportive intensive, d’une itinérance des parents ou d’un éloignement géographique de tout établissement scolaire public ou encore de l’existence d’une « situation propre à l’enfant » (sans qu’on s’embarrasse d’expliciter ce que l’on entend précisément par « situation propre à l’enfant »).
Il est à noter que le projet éducatif familial, celui des parents et de l’enfant lui-même (les parents qui choisissent l’IEF impliquant souvent leurs enfants dans les décisions qui les concernent au premier chef), n’a pas été explicitement retenu comme motif pertinent pour justifier son choix de satisfaire par ses propres moyens au droit de l’enfant à une instruction. En lieu et place d’accepter une telle prérogative des parents ou, pire semble-t-il, d’accorder un tel droit aux enfants eux-mêmes qui ne sauraient, en tant que « sujets mineurs » dans une société adultiste [2], décider pour eux-mêmes, le législateur a produit un cas de « situation propre à l’enfant » susceptible de toutes les interprétations et, ainsi, soumis à tous les arbitraires mais, surtout, qui lui a permis de contourner effrontément le garde-fou constitutionnel.
Et c’est ce dernier motif qu’un nombre non négligeable de familles, pour qui l’IEF est un véritable mode de vie, ont avancé pour justifier leur demande d’autorisation, projet pédagogique détaillé à l’appui. Malheureusement, près de la moitié de ces familles ont dû essuyer un refus [3].
En l’état actuel des choses, l’Éducation nationale faillit à sa vocation et à ses engagement
Les associations dénoncent dès lors une volonté gouvernementale de mettre peu à peu fin à ce choix éducatif [4], d’empêcher les divers modes de vie qui l’accompagnent et, partant, de limiter la diversité éducative et culturelle de notre société, en imposant un modèle éducatif unique, celui de l’école, privée et élitiste pour les plus riches ou pour les enfants de membres du gouvernement tel l’actuel ministre de l’Éducation Pap Ndiaye, publique et déclinante pour la majorité des Français.
Harcèlements et violences entre élèves ou entre personnel et élèves, phobie, échec et décrochage scolaires, troubles anxieux et dépressions, suicides, violences éducatives ordinaires (VEO), manque d’effectifs et, par conséquent, d’accompagnement, classes surchargées… En l’état actuel des choses, l’Éducation nationale faillit à sa vocation et à ses engagements, et « force est de constater que tout ne va pas bien dans le meilleur des mondes » d’après le président Emmanuel Macron lui-même qui, le 25 août 2022, détaille ainsi ce constat : « beaucoup trop d’élèves malheureux, trop de parents d’élèves anxieux […], de professeurs désabusés ou qui ont le sentiment d’avoir perdu le sens de la mission ».
Alors que les dysfonctionnements de l’École de la République sont de plus en plus évidents, documentés par les chercheurs, reconnus par l’institution elle-même, dénoncés par ses usagers et ses observateurs, même les plus complaisants, que son niveau de dégradation est tel qu’on peut légitimement douter de sa capacité à offrir à chaque enfant la meilleure instruction possible dans les meilleures des conditions, on interdit au même moment aux parents, qui en ont la volonté et la possibilité, d’y remédier par eux-mêmes afin d’offrir à leurs enfants des conditions de vie et d’apprentissages meilleures. Pourtant, l’IEF, désirée, réfléchie, assumée, ne peut être que préférable à ce que propose l’Éducation nationale actuellement [5].
En effet, la grande majorité des parents qui choisissent l’IEF ne lésinent pas sur les moyens (qu’ils soient matériels ou organisationnels, mais surtout d’investissement humain) pour offrir à leur enfant les conditions les plus adaptées et les plus favorables à son développement selon ses besoins et sa sensibilité.
Dans la patrie des Droits de l’Homme où « les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » (Déclaration universelle des Droits de l’Homme, 1948, article 26-3) et où « l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales», parents et enfants, ensemble, devraient pouvoir mettre en place librement, en fonction de leurs sensibilités et de leurs projets de vie, les conditions de leur développement et de leur bien-être. Car les enfants et leurs parents forment un écosystème et il est absurde de penser leurs développements respectifs de manière séparée. C’est ce co-développement harmonieux qu’un État authentiquement au service, comme il se doit, de ses citoyens devrait garantir, au lieu de, comme il le fait actuellement, déchirer des projets familiaux émancipateurs, en invoquant « l’intérêt supérieur de l’enfant » de façon presqu’incantatoire mais souvent creuse et manipulatoire, afin de parer les critiques de ceux qui, à juste titre, verraient dans cette volonté d’absolu contrôle sur le corps et l’esprit des enfants plus qu’une dérive autoritaire, une tentation totalitaire.
Voient-ils vraiment les enfants d’abord comme des personnes qui ont une conscience, une sensibilité, une volonté, une dignité ?
Car si les préférences et les projets des parents sont ici méprisés (et leur compétence(s) parentale(s), notamment celle des mères, programmatiquement disqualifiée [6]), ceux des enfants, nous préférons dire « les jeunes personnes », tout aussi légitimes, sont tout simplement ignorés. L’enfant, cet être qui « ne parle pas », n’a jamais voix au chapitre. Qui parmi les décideurs a réellement entendu et tenu compte de ces points de vue de centaines d’enfants qui leur ont été adressés par courrier pendant toute la durée des débats parlementaires ? Ont-ils réellement en vue l’intérêt supérieur de l’enfant ceux qui ne sont pas même capables de l’impliquer dans les décisions qui le concernent et les projets qu’ils conçoivent pour lui, sans lui et à sa place ? Voient-ils vraiment les enfants d’abord comme des personnes qui ont une conscience, une sensibilité, une volonté, une dignité ? En leur refusant d’être d’authentiques acteurs de leur éducation, ne les traitent-ils pas plutôt comme des « sujets mineurs », aux droits tronqués ou émoussés ? Or si les enfants peuvent avoir plus de droits que les « sujets majeurs », ils ne peuvent certainement pas en avoir moins ! Et un droit à l’instruction ne peut en aucun cas être contorsionné, perverti en refus d’autorisation à s’instruire de la façon qu’on a choisie, en accord avec ses parents ; il s’agirait là, en réalité, d’un retrait de droit. Quant à l’obligation d’instruction, elle s’impose à l’État et aux responsables légaux qui ont une obligation de mise en œuvre des moyens du développement des jeunes. C’est justement de cette obligation que les parents qui choisissent l’IEF prennent la pleine responsabilité. Ils le font en étendant le champ des droits des enfants, non en le réduisant.
Car chaque enfant a le droit d’étendre le champ de son expérience, de diversifier son environnement, au-delà des murs de l’école, et ses rencontres, au-delà des enfants de son âge.
Chaque enfant a le droit d’apprendre dans la joie et non sous la contrainte, de développer sa curiosité et son sens critique [7].
Chaque enfant a le droit au respect de son individualité, de ses envies et de ses élans, de son corps et de ses besoins.
Chaque enfant a le droit de vivre selon ses rythmes biologiques et d’apprentissage, et de bénéficier de relations humaines variées et de qualité, au lieu de subir une collectivisation forcée et artificielle, considérée à tort comme de la socialisation.
Aucune raison d’État, aucune raison d’adulte ne devrait avoir la précédence sur les droits de l’enfant
Chaque enfant a le droit à une attention et un soin particuliers portés à ses émotions, ce qui permettra le développement d’une bonne conscience de soi, racine d’une suffisante confiance en soi et en les autres qui peinerait à se déployer dans un univers hostile, nécrosé par l’évaluation et la compétition.
Chaque enfant a le droit de ne pas endurer le stress généré par des systèmes de notations et de sanction dont la nocivité est aujourd’hui démontrée.
Et nous, adultes, que nous soyons parents ou éducateurs, nous avons le devoir de leur permettre d’exercer ces droits humains les plus élémentaires. Aucune raison d’État, aucune raison d’adulte ne devrait avoir la précédence sur ces droits.
Ainsi, les droits des enfants, et notamment celui de bénéficier d’une instruction adaptée et personnalisée, notamment si l’offre de l’État en matière de diversité pédagogique est limitée ou inadaptée (ce dont seules les familles devraient être juges !), ne peuvent et ne doivent pas être subordonnés à une décision administrative, de toute façon illégitime à accorder ou refuser un droit humain fondamental.
Pour toutes ces raisons, nous réclamons que le régime déclaratif soit réintroduit, comme seul compatible avec les droits humains et à même de garantir le respect et la dignité des jeunes personnes et de leurs parents. Nous demandons que l’IEF soit réellement reconnue par les pouvoirs publics comme une option éducative libre, un mode d’instruction à part entière, dont la force est de respecter les besoins réels de l’enfant (plutôt que ceux, extrinsèques, des adultes, d’une institution ou d’un gouvernement) et de favoriser ses apprentissages, son autonomie, sa motivation, sa joie, son bien-être au quotidien.
La diversité éducative relève de la diversité culturelle ; elle est indispensable à la bonne santé et à la résilience des écosystèmes que sont les sociétés humaines ; elle constitue un garde-fou contre les totalitarismes. En tant que telle, elle est un enjeu civilisationnel. »
La liste des signataires :
Daliborka Milovanovic Rignault Éditrice, philosophe
Chloé Oudin-Gasquet Psychologue-psychothérapeute
Isabelle Adjani Actrice
Isabelle Filliozat Psychothérapeute
François Bégaudeau Écrivain
Audrey Vernon Comédienne
Matthieu Bellard Journaliste
Olivier Maurel Professeur retraité Éducation nationale
Clara Bellar Réalisatrice
Catherine Dumonteil Kremer Autrice, conférencière, formatrice
Fanny Vella Autrice, Illustratrice
Yazid Arifi Fondateur de l’École démocratique de Paris
Thierry Pardo Docteur en éducation
Ramin Farhangi Association Enfance Libre
Sophie Rabhi-Bouquet Éducatrice
Bernard Collot, Pédagogue
Dr Ian Cunningham, Chair of Governors Self Managed Learning College
Naomi Fisher, autrice et psychologue clinicienne
Gabriel Groiss, Directeur pédagogique PlayaEscuela El Médano
Brigitte Oriol, Psychothérapeute
Je’anna Clements, Young people’s rights advocate, South Africa
Richard Fransham, Young people’s rights advocate, Canada
Bertrand Stern, Philosophe
Clémentine Hegele, Doula
Florie Berrehar, Réalisatrice
Virginie Maillard, Illustratrice pédagogique
Natacha Butzbach, Psychologue
Marc-André Cotton, Professeur d’histoire
Prune Helfter-Noah, Conseillère métropolitaine (Aix-Marseille-Provence)
Virginie Amen, Psychologue
Laure Lesourd, Professeure des écoles
Agnès Vigouroux, Psychologue
Yoanna Micoud, Psychologue
Gwenaelle Persiaux, Psychologue
Anna Nano, Psychologue
Hélène Dumont, Professeure des écoles
Séverine Peigneguy, Ergothérapeute
Céline Christol, Enseignante
Adina Leroy, Psychologue
Delphine Baron, Orthophoniste
Sophie Baron, Orthophoniste
Matilde Menival, Enseignante agrégée
Cécile Cuir, Professeur des écoles
Marie Gonnot, Psychologue
Jessica Agard, Infirmière
Véronique Froquet, Professeur des écoles
Laure Mollet, Psychothérapeute
Magdalena Monier, Professeure agrégée, docteure en sciences
Anne-Sophie Cuq, Psychologue
Laura Cerrère, Psychologue du développement, professeure des écoles
Amélie Villain, Psychologue
Ondine Bigot, Infirmière
Inès Odry, Psychologue
Annabelle Loquen, Médiatrice culturelle, chargée de patrimoine
Catherine Silvestre, Chargée de recherche au CNRS
Emmanuel Chantréau
Karine Bricout, Éducatrice de jeunes enfants
Célia Grincourt, Comédienne et animatrice radio
Catherine Malherbe, Infirmière Éducation nationale
Gabriel Allegret, Étudiant
Eliosée Benoist, Psychologue
Aubrée David, Enseignante-chercheuse en histoire
Claudia Renau, Éditrice, directrice de l’École démocratique de Paris
Victorine Meyers, Éditrice, directrice financière et RH
Mélissa Plavis, Autrice, philosophe
Cécile Kovacshazy, Maîtresse de conférence habilitée
Janis, Éducatrice de jeunes enfants
Valérie Josse, Direction de Choeur CRR VGP UVSQY Sorbonne Université
Alexia Arifi, Neuropsychologue
Caroline Terrenoir, Médecin
Aurélie Pitrel, Psychomotricienne
Coline Gineste, Philosophe
Lissel Quirroz, Professeure à l’université
Emmanuelle Araujo Calçada, Docteur en biologie-écologie, psychopraticienne, enfantiste
Sophie Baudry, Psychologue et militante pour les droits des enfants
Flore Louis, Psychomotricienne
Arnaud Deroo, Psychothérapeute
Manuèle Lang, Journaliste
Sophie Blum, Graphiste
Association Les Enfants d’abord
Katy Zago, Fondatrice de Full Human Rights Education
Marine Cordier, Infirmière puéricultrice
Jean-Paul Boulet, Association Laia
Ana De la Vega, Psychologue
Dr Pauline Mercier, Médecin
Bartoli, Professeur des écoles, formatrice pédagogique
Domitille Dumortier-Servent Orthophoniste
Noélie Simon Infirmière
Katia Marlot, Danseuse
Sabine Menaoum, Professeure d’anglais
Josué Rauscher, Enseignant et artiste
Sandy Riva-Pommarede, Médecin
Blandine Berthet-Dellac, Psychologue
Solène Janton, Orthophoniste
Emilie Kaufmann-Quéméneur, Éducatrice spécialisée
Stéphanie Hecklen, Psychologue
Elise Terazza, Infirmière
Amandine Thomasset, Psychiatre
Charlotte Clément, Orthophoniste
Nolwenn Gauriaud, Psychologue
Murielle Giraud, Éducatrice spécialisée
Catherine Mémin, Infirmière
Angélique Le Moal, Infirmière en psychiatrie
Bertrand Le Moal, Médecin praticien hospitalier
Anne-Lise Pellat, Enseignante dans le second degré
Laurence Imbert Germain Formatrice parentalité, arts et petite enfance
Elfi Reboulleau, Autrice
Association Instruire en Famille Pays de Loire
Martine Canat Dhuicq, Médecin retraité
Marie Rocher, Orthophoniste
Clémence Beirnaert, Orthophoniste
Mickaël Decottignies, Enseignant mathématiques et sciences
1 – Selon Jean-Michel Blanquer, auditionné le 18 juin 2020 au Sénat , cet arsenal législatif, encore renforcé par la « loi sur l’école de la confiance » et ses contrôles inopinés, permet d’atteindre un « bon équilibre juridique » : « On ne peut pas être dans une liberté absolue, sans cadre. Cette liberté d’instruction à domicile a un fondement constitutionnel puissant mais qui doit s’équilibrer avec d’autres principes, notamment les droits de l’enfant. C’est pourquoi j’ai pu dire à l’Assemblée nationale et au Sénat qu’il fallait encadrer davantage, et c’est ce que nous avons fait. À l’heure actuelle, je pense qu’il faut appliquer les règles que nous avons établies dans la loi de 2019. La mise en œuvre débute ; nous sommes en phase ascendante, mais l’objectif de 100 % de contrôles réalisés n’a pas été atteint ni cette coopération bien comprise avec les familles ; il y a donc encore des progrès concrets à faire. Mais sur le plan juridique, je crois que nous sommes parvenus à un bon équilibre. »
2 – L’adultisme est un système de valeurs dans lequel les enfants occupent une place inférieure à celle des adultes dans la hiérarchie ontologique et juridique qui structure la société. Dans une société adultiste, l’état adulte (entre 25 et 65 ans environ) est érigé en état de perfection, de complétude, d’achèvement et d’autonomie de l’être humain, ontologiquement supérieur à l’état d’enfant caractérisé par son insuffisance et par la nécessité ontologique de son hétéronomie. Les sociétés adultistes distinguent ainsi un statut mineur (l’enfant) et un statut majeur (l’adulte) plutôt que d’admettre le principe égalitaire du statut unique de la personne qui met tout être humain, quelle que soit sa condition d’âge, au même niveau de dignité et de droit.
3 – “Le scandale de l’instruction en famille sous autorisation”, Les Enfants d’abord . On note de grandes différences de traitement selon les académies (près de 100 % d’acceptations pour certaines et 100 % de refus pour d’autres).
4 – Ce qui est contraire aux déclarations, et aux promesses, de J.-M. Blanquer qui deux ans auparavant, annonçait que « l’instruction en famille bien faite pourra continuer ». Dans le même temps, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur en charge de la citoyenneté, Marlène Schiappa avouait dans les médias le projet gouvernemental d’en finir avec l’IEF, auquel cas ces nouvelles dispositions légales, tout à fait transitoires, ne seraient qu’un jalon d’une stratégie plus globale d’interdiction pure et simple, ce qui permet au pouvoir en place d’éviter l’affrontement brutal en rognant une liberté petit à petit, dans l’indifférence des non concernés.
5 – Nous insistons toutefois sur le fait que l’IEF ne doit, en aucun cas, être exclusivement comprise comme une « remédiation » aux insuffisances de l’école publique (ce qu’elle est parfois). Même dans le cas d’une école publique de qualité (ce que doivent viser avant tout les décideurs politiques), l’IEF doit rester un choix légitime.
6 – Il nous semble percevoir dans le programme éducatif gouvernemental, non seulement une attaque globale contre la liberté pédagogique et les pédagogies dites alternatives, mais également une restriction matérielle grandissante, adossée à une disqualification idéologique, des compétences parentales voire de la compétence parentale au sens juridique du terme (autorité parentale), en particulier quand celle-ci rechigne à se faire le relais de l’autorité de l’État et de ses institutions auprès de l’enfant.
7 – Les recherches en neurosciences ont montré l’importance de l’enthousiasme dans les processus d’encodage des informations dans la mémoire.
L’invention du patriotisme dans la Grèce antique
L’idée de patrie, aujourd’hui tant décriée, n’est cependant pas nouvelle. Elle naît au Vème siècle avant Jésus-Christ à l’occasion des guerres médiques, contre les Perses, puis de la guerre du Péloponnèse qui oppose Athènes aux autres cités grecques. Le récit frémissant de cette apogée de la civilisation hellénique se révèle d’une brûlante actualité tant les cas de conscience, les dilemmes, les conflits inhérents à l’idée de patrie traversent le temps et l’espace.
Michel de Jaeghere est interrogé par Jean-Pierre Maugendre à propos de son dernier ouvrage, La Mélancolie d’Athéna.
La formation de la conscience
De Gabrielle Vialla, au sujet de son prochain ouvrage sur l’éducation de la conscience dans la famille, à paraître début 2023 :
Qu’est-ce que la conscience ? Pourquoi écrire sur ce sujet ?
J’aime penser que la Providence m’a conduit avec délicatesse à ce sujet. Tout d’abord, comme mère de famille, comment ne pas être sensible à la grande responsabilité de l’éducation ? Choisir le Bien pour nos enfants, s’émerveiller du Beau en famille, former chacun à la recherche du Vrai en respectant la personnalité merveilleusement unique de chacun de nos enfants est une aventure qui implique à la fois notre conscience d’éducateur et la formation de leur conscience. À chaque étape de la croissance de nos enfants, nous rencontrons de nouveaux défis. Mon livre contient de nombreuses histoires concrètes qui illustrent cela. En parallèle de ma vie de maman, l’apostolat de la régulation naturelle des naissances m’a préparée à ce sujet. Les époux ont de redoutables cas de conscience à affronter ensemble, ou malheureusement dans la solitude. Ces sujets sont souvent traités indépendamment de l’éducation de la jeunesse, alors que l’expérience m’a montré les implications de nos choix personnels dans notre progéniture. Enfin dans ma vie personnelle et mon histoire familiale, j’ai désiré purifier en moi l’héritage spirituel reçu dans mon enfance, mon adolescence et mon jeune âge adulte. Tout bon éducateur se retrouve à un certain moment face à cette question plus ou moins difficile à résoudre de ce qu’il convient ou non de transmettre. Relire son histoire dans l’amour de la vérité c’est aussi pour moi entendre l’impératif du Christ à Le préférer à tout (Matthieu 10,37). Il est douloureux mais indispensable de lâcher les éventuelles erreurs des schémas éducatifs, afin de grandir en liberté et d’aider autrui à s’élever. Car éduquer c’est élever ! Ensuite, seulement, les parents peuvent s’effacer devant la conscience éduquée qui doit continuer à se former elle-même avec persévérance. Il n’y a véritablement qu’au terme de notre vie, du long processus que vit notre conscience, que nous pourrons vérifier notre assentiment plénier à notre Créateur, à Celui pour lequel notre cœur est fait. Notre conscience nous y prépare. Tel est son rôle ! Voici ma définition de la conscience : elle est ce qui, caché en nous, lorsqu’elle est droite et bien formée, nous prépare à connaître Dieu. Nos générations, qui sont face à une longue déchristianisation de notre pays, comme à de douloureuses révélations, doivent à mon avis redécouvrir et aspirer à la beauté de la conscience droite et bien formée. L’enjeu est essentiel autant pour la persévérance dans la foi des adultes que pour l’éducation de la jeunesse qui se construit dans un climat social souvent peu enthousiasmant. Ne craignons pas la conscience mais recevons-la comme une merveille étonnante !
Comment la formation de la conscience est-elle indispensable à l’éducation intégrale de la personne humaine ?
La conscience nous unifie en quelque sorte, dans ce lieu et ce travail silencieux plus intime à nous-même que nous-même. La conscience est ce que la Bible désigne comme le cœur. Le saint cardinal Newman avait d’ailleurs comme devise la phrase de saint François de Sales « le Cœur parle au cœur ». On peut comprendre l’éducation intégrale comme le don gratuit de l’exemple et de la parole d’une conscience formée vis-à-vis d’une conscience qui se laisse former. Sainte Teresa de Calcutta enseignait aux supérieurs que l’on obtient plus par la douceur que par le rappel à l’obéissance. Elle était pourtant bien exigeante dans le service de la charité, mais elle savait que le meilleur moteur pour la croissance dans la vertu c’est l’amour. Aux sœurs fatiguées, elle conseillait plus de prière. Je ne pense pas que cela soit le seul conseil à donner aux parents éducateurs fatigués, mais c’est certainement un bon début. Il s’agit de commencer à ajuster sa propre conscience à celui qui seul sait Aimer.
Quelle différence entre le sens moral et la conscience ? Quels sont les liens entre conscience et foi ?
Le sens moral, discernement et choix du bien et du mal, n’est qu’une partie restreinte de la conscience, laquelle parcourt en fait le vaste champ de toute notre existence. Réduire la conscience au seul sens moral, dans le contexte sécularisé qui est le nôtre, risque fort de mener au subjectivisme et au volontarisme, et de faire percevoir la conscience comme totalement autonome, comme une simple recherche du bien, mais en dehors de la relation de l’être avec Dieu.
Lorsqu’on choisit d’écouter sa conscience et de la former, on vit de fait un chemin de purification dans la foi – pour ceux qui ont reçu ce don – ou une préparation à ce don par une vie droite. L’Auteur de la nature est aussi celui de la grâce. Il nous a créé corps, âme et esprit, doué d’intelligence et de volonté. Comment il a tout prévu dans Son Amour, sa pédagogie : voilà ce qui me passionne. Au cœur de cette pédagogie, il a placé en nous, un lieu, un temple où Il nous parle, quand nous apprenons à L’écouter. Dans l’intime de la conscience, chacun est face à son Créateur. Pour certains il reste le grand Inconnu, pour d’autres il est caché derrière le voile de cette vie présente, mais il est là !
Comment réveiller notre conscience ? Pourquoi n’est-ce pas inné ?
Dieu n’a pas voulu pour nous une conscience prête à l’emploi. C’est un fait ! De même qu’il a permis que nous vivions une croissance corporelle de notre conception à notre taille adulte, à notre maturité cérébrale qui intervient plus tardivement encore, il a permis que notre vie morale et spirituelle nécessite aussi une éducation. Rien n’est uniforme. Nous pouvons vivre des progrès, des régressions, des lassitudes, des endurcissements aussi. Notre éducation, ou son absence, a comporté des forces mais aussi d’inévitables déformations. Nous avons la possibilité de refuser le bien, de ne pas rechercher la vérité. Mais Dieu nous a aussi donné de grands secours avec l’Église, ses sacrements, ses témoins, Sa Parole qui nous nourrit. Nous pouvons contempler comment tout ceci s’articule et se conjugue pour notre bien.
Devons-nous redécouvrir la puissance de l’examen de conscience dans notre croissance personnelle ?
L’examen de conscience est une tradition précieuse et belle de l’Église. Il est un prélude indispensable à la réception du sacrement de la réconciliation puisque nous y allons pour confesser nos péchés. Les moines, moniales et religieux le pratiquent chaque jour. Il serait bon qu’il soit redécouvert dans les familles. Mais il nous faut aussi admettre que certains usages rigides ont pu décourager voire repousser certaines personnes. Nous devons toujours bien rappeler à nos enfants que l’examen de conscience se vit dans une relation d’amour et de confiance en la bonté du Père Céleste, en l’assistance de l’Esprit Saint, le regard fixé sur la personne de Jésus. C’est une rencontre personnelle de la conscience avec Dieu, qui se nourrit de la lecture assidue des évangiles. Les éducateurs ou parents ne doivent jamais profiter de l’examen de conscience pour chercher à obtenir tel ou tel comportement d’un enfant.
Comment accompagner les jeunes qui sont surexposés aux images et aux vidéos qui déforment et détruisent la conscience ?
J’aborde ce sujet dans mon ouvrage, mais je commence la formation de la conscience dès la toute petite enfance. La formation de la conscience doit commencer au berceau, et nous ne devons pas nous-même y renoncer à l’âge adulte, ni nous relâcher sous prétexte d’une certaine fidélité acquise. L’écoute persévérante de sa conscience est contagieuse pour autrui. Les jeunes sont sensibles aux éducateurs qui se convertissent eux-mêmes, en particulier – puisque telle est la question – dans leurs rapports aux écrans, à la chasteté.
L’ avortement, un combat mondial
Cette conférence sur « L’ avortement, un combat mondial » a été donnée le 5 octobre 2022, à l’invitation du Réseau Vie, fondé par Patrick Récipon. Nicolas Bauer est chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ). Introduit par Aude Mirkovic (Juristes pour l’enfance), Nicolas Bauer a traité des résistances face aux tentatives d’imposer un « droit à l’avortement » : États-Unis, Pologne, France, Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), Organisation des Nations unies (ONU), Organisation mondiale de la Santé (OMS)…
Près de 80 000 Artsakhiotes, qui avaient trouvé refuge en Arménie durant l’agression militaire, ont regagné l’Artsakh
Hovhannès Guevorkian, représentant de la République d’Artsakh (Haut-Karabakh) en France, a été interrogé dans La Nef. Extrait :
Quelle est la situation de la République d’Artsakh aujourd’hui ?
Après la signature du cessez-le-feu du 9 novembre 2020, grâce au déploiement et la présence rassurante des forces de maintien de la paix russes, près de 80 000 Artsakhiotes, qui avaient trouvé refuge en Arménie durant l’agression militaire, ont regagné l’Artsakh pour s’installer dans la zone libre – non occupée par l’Azerbaïdjan. Quelque 23 000 Artsakhiotes n’ont pas pu revenir : il s’agit des habitants des territoires sous contrôle azéri qui en ont été chassés et qui seraient assassinés par le régime de Bakou s’ils tentaient de rentrer chez eux ne peuvent plus retourner dans leurs maisons.
Les travaux de rétablissement des infrastructures civiles délibérément ciblées par l’armée azerbaïdjanaise durant la guerre – routes, hôpitaux, écoles et habitations – sont pratiquement terminés. Un ambitieux programme de construction de logements est en cours.
La nouvelle géographie de l’Artsakh issue de la guerre pose un problème fondamental : l’approvisionnement en eau : une partie des sources alimentant le pays se retrouvant depuis 2020 sous le contrôle de l’Azerbaïdjan. D’autre part, l’alimentation en énergie et en ressources vitales se trouve fortement fragilisée et dépend entièrement du mince corridor de Latchine qui relie encore l’Artsakh à l’Arménie. Par des incursions régulières, l’Azerbaïdjan tente de fragiliser davantage ce lien avec l’Arménie en y grignotant de nouvelles parcelles afin de resserrer ce passage jusqu’à son étranglement total. L’Artsakh se trouverait alors intégralement enclavé en territoire azerbaïdjanais. Les conséquences en sont facilement imaginables.
Quelles sont les raisons d’espérer pour l’Artsakh ?
La première raison est d’ordre politique. Trois grandes puissances, la Russie qui protège aujourd’hui de fait l’Artsakh, la France et les États-Unis d’Amérique, fortement engagées dans la médiation pour le règlement politique du conflit dans le cadre de la coprésidence du Groupe de Minsk de l’OSCE, ont déclaré que le problème du Haut-Karabakh devait recevoir une solution politique. Déclaration qui contredit celles de l’Azerbaïdjan selon lesquelles le problème est déjà résolu et ne peut faire l’objet de quelque négociation que ce soit.
La deuxième raison réside dans la réalité indéniable de l’existence de l’Artsakh dont la preuve est la viabilité de son État qui fonctionne malgré son extrême fragilité actuelle. Le fait que les habitants d’Artsakh y soient retournés en masse et soient déterminés à y vivre traduit à lui seul la foi qu’ils ont en l’avenir. […]
On a tué Lola
Lu sur Réflexions cathodines :
On a tué Lola.
On avait tué le Père Hamel.
On avait tué Arnaud Beltrame.
On avait tué aussi Samuel Paty.
On avait tué l’homme de prières.
On tua l’homme qui défend et qui sauve.
On tua celui qui enseigne.
Il restait l’innocence.
Il ne suffisait pas de perpétrer des meurtres de masse. Ceux-là effraient, mais leur excès aveugle. Les yeux se ferment et la pensée s’enfuit. Quoi ? Revivre des Oradour ou des Katyn ? Les voir de nos yeux voir ? Nul ne le peut. Ils appartiennent à l’Histoire et, bien que présents dans nos souvenirs, sortent de notre âme.
Alors on s’en prît aux symboles, la prière en premier, car c’est notre essentiel. La protection ensuite, celle qui rassure. L’enseignement enfin, celui qui ouvre nos intelligences.
Il en fallait un autre pour marquer les esprits. L’innocence. Il fallait tuer sans motif sinon l’existence. On s’y prit à deux fois. L’innocence de ce que l’on est ; on tua Sarah Halimi. Puis celle de n’être rien. Une enfant. Un avenir.
Où que vous soyez, qui que vous soyez, quoi que vous fassiez… Tout peut advenir.
Nul d’entre nous ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort. Mais à Dieu qui la sait, il faut ajouter les criminels, ils la savent aussi, eux qui la donnent.
Bienheureux ces gens morts. Bienheureux tous ces morts. Ils ont trouvé la Paix. Mais à ceux qui sont là il n’est que de partir, ou s’offrir en victime.
Sanguis martyrum, semen christianorum…
On a tué l’innocence de la prière,
On a tué celle qui nous protège,
On a tué celle qui nous enseigne,
On a tué celle de ce que l’on est,
On a tué celle de ce que l’on deviendra.
On a tué l’innocence absolue.
“Rassemblement pour les victimes” : quand s’arrêtera l’horreur ?
Lors du “Rassemblement pour les victimes” du 20 octobre organisé par l’Institut pour la Justice, plusieurs victimes et familles de victimes ont demandé une seule chose à nos gouvernants : quand s’arrêtera l’horreur ?
9 jours pour se préparer à la Toussaint
Pendant cette neuvaine
Chaque jour, vous recevrez :
- Une intention de prière
- Une prière
- Un court extrait vidéo du film Entre Ciel et Terre (au cinéma le 2 novembre)
Il vous est également proposé de prier 1 Notre Père + 1 Je Vous Salue Marie + 1 Gloire au Père, puis de conclure avec la prière de la Neuvaine qui est la prière récitée quotidiennement à Notre-Dame de Montligeon, le sanctuaire français dédié aux âmes du purgatoire.
A quelles intentions ?
Jour 1 – Pour les personnes qui viennent de perdre un proche
Jour 2 – Pour les âmes du purgatoire pour qui personne ne prie
Jour 3 – Pour ceux qui veulent mettre fin à leur jour
Jour 4 – Pour les personnes attirés ou tombés dans le spiritisme
Jour 5 – Pour les personnes qui n’arrivent pas à pardonner à leur bourreau
Jour 6 – Pour les personnes qui ont avortés et qui ne se le pardonnent pas
Jour 7 – Pour faire naitre en nous le désir du Paradis
Jour 8 – Pour que nous puissions avoir une bonne mort
Jour 9 – Pour que nous allions directement au Ciel et devenions saint
De quoi parle le film Entre Ciel et Terre ?
Que se passe-t-il lorsque l’on quitte ce monde ? Depuis la nuit des temps, les hommes se demandent ce qui les attend après la mort. Et bien que nul n’ait réussi à percer ce secret, quelques personnes à travers les âges semblent en avoir découvert davantage – comme Sainte Faustine Kowalska, Saint Padre Pio ou encore Stanislas Papczyński. Inspiré de témoignages de différents mystiques ainsi que d’analyses de théologiens et d’éminents scientifiques, Entre Ciel et Terre apporte un éclairage inédit sur ce qui s’avère être l’un des plus grands mystères de la foi : la vie après la mort.
Universalisme chrétien ou mondialisme ?
L’Eglise est-elle complice du mondialisme ? Qu’est-ce que le véritable universalisme chrétien ?
Le Club des Hommes en noir reçoit Laurent Dandrieu, auteur de Rome ou Babel (Artège) et rédacteur en chef à Valeurs Actuelles, pour répondre aux questions de Philippe Maxence et débattre avec les abbés de Tanouärn et Célier, le père Danziec et Guillaume de Thieulloy.
La suite de l’humiliation de Gérald Darmanin
La justice belge refuse la remise à la France de l’imam marocain Hassan Iquioussen.
Cela dit, que les Belges le gardent.
“Get woke, go broke”. Devenez woke, faites faillite
Le wokisme ne fait pas recette (et c’est tant mieux) :
L’éditeur des bandes dessinées de Batman et Superman, DC Comics, arrête la publication de Superman : Son of Kal-El, parce que les ventes du tome 1 ont été très décevantes.
Dans cette nouvelle histoire de Superman, le héros était « bisexuel », il militait pour le climat et pour les migrants.
Mais ce n’est pas ce que veulent les lecteurs habituels…
L’affaire renforce un dicton qui devient de plus en plus populaire aux Etats-Unis (pourvu que ça dure) : “Get woke, go broke”. Devenez woke, faites faillite. (Il me paraît impossible de garder la rime.)
Un lecteur propose de traduire : le woke, c’est du toc.
Entretien avec Thaïs d’Escufon, ancienne porte-parole de Génération Identitaire
Les militants de Génération Identitaire ont été condamné pour l’occupation pacifique des locaux de l’association immigrationniste SOS Méditerranée. Nous avons interrogé Thaïs d’Escufon (qui écope d’une peine de prison avec sursis, tandis que d’autres militants sont même condamnés à la prison ferme!):
1) Vous venez d’être condamnée à une peine de prison pour avoir occupé pacifiquement les locaux de SOS Méditerranée. Que vous inspire ce jugement?
Ce jugement est grotesque, d’une part parce qu’aucune preuve n’atteste des prétendues “violences” dont ils nous accusent. Pire, il existe des faits tenaces qui démontrent que notre action s’était déroulée sans incident et qu’aucun coup n’avait été porté, ni reçu. D’autre part, les salariés de l’ONG eux-mêmes se contredisent. Je rappelle que Sophie Beau, porte-parole de SOS Méditerranée, s’était exprimée sur France Info le jour de l’action pour réfuter tout acte de violence de notre part. Elle n’avait curieusement pas l’air bien traumatisée…
Les associations “humanitaires” comme SOS Méditerranée assument rarement leur dimension politique. Or il est pourtant factuel que cette ONG ne fait pas de “sauvetage en mer” comme elle le prétend, mais davantage le taxi pour les clandestins depuis les côtes libyennes pour les emmener en Europe. Et donc, dans leur logique immigrationniste, nous sommes pour cette ONG des ennemis idéologiques directs. Le procès était donc purement politique, tout comme son délibéré délirant : 8 mois de sursis pour ma part, du ferme pour deux ex-militants, 91 426€ d’amende. Tout ça pour avoir déployé une banderole “SOS MEDITERRANÉE, COMPLICE DU TRAFIC D’ÊTRES HUMAINS” et exigé un contrôle aux frontières strict.
L’attentat de Nice en octobre 2020 était le fait d’un migrant clandestin qui était rentré en France en se mêlant aux flux d’immigration illégale passant par Lampedusa ; qui peut garantir avec certitude que le prochain Salah Abdeslam ne sera pas recueilli et rapatrié en France par l’Ocean Viking, bâteau de cette ONG ? Personne. Nos ennemis refusent d’entendre cette vérité mais elle n’en demeure pas moins vraie.
2) Ce jugement tombe au moment même où, avec l’assassinat sauvage de la petite Lola, les Français découvrent que l’immense majorité des obligations de quitter le territoire ne sont pas exécutées. Y a-t-il un deux poids, deux mesures dans la justice française ?
Au moment où éclate l’affaire Lola, dont l’ignoble meurtrière est une Algérienne sans-papier, je ne peux que penser que nous avions raison d’agir le 5 octobre 2022 pour dénoncer l’immigration clandestine. Si on nous avait écoutés, Lola serait en vie.
À l’heure où des milliers d’OQTF ne sont pas exécutées, où des violeurs et criminels multi-récidivistes extra-européens sont relâchés avec des aménagements de peine, la priorité de la Justice et du gouvernement n’est pas d’assurer la sécurité des Français, mais de traquer les patriotes sincères soucieux des leurs.
Mais peu importe qu’ils cherchent à nous détruire. peu importe qu’ils utilisent les médias pour nous salir, peu importe qu’ils mentent partout et à tous.
Nous savons que nous battons pour une cause juste, celle de notre peuple.
3) Ferez-vous appel?
C’est ce que nous comptons faire, même si les procédures sont longues et coûteuses. Nous ne pouvons accepter un délibéré injuste et injustifié. Mais je ne me leurre pas : c’est la première fois que des militants de Génération identitaire se voient condamner à une peine aussi lourde. Nous ne seront probablement pas relaxés, car ils cherchent à souiller la mémoire de notre association, aujourd’hui dissoute.
4) Comment peut-on vous soutenir?
Suite à la dissolution de Génération Identitaire, j’ai ouvert ma propre chaîne youtube, où je partage du contenu politique sur l’actualité et des phénomènes de société. J’ai également ouvert depuis peu mon site internet, où je publie régulièrement des éditoriaux. Les lecteurs qui souhaiteraient me soutenir, et que je remercie du fond du coeur, peuvent le faire via l’onglet “me soutenir” ici : https://www.thaisdescufon.com.
J’aimerais terminer en vous assurant que les intimidations diverses, judiciaires, médiatiques, ne me feront jamais grand effet. Je continuerai de défendre les nôtres envers et contre tout. Comptez sur moi. Je ne lâcherai rien.
“Juges-Soros” à la CEDH : le combat continue
En février 2020, Valeurs actuelles révélait l’emprise de George Soros sur la CEDH, sur la base d’une enquête de l’ECLJ. Cette révélation a fait le tour du monde et a convaincu les États européens de constituer un groupe d’experts pour réviser le mode de sélection des juges et pour identifier des « garanties supplémentaires pour préserver leur indépendance et leur impartialité ». Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, fait le point sur les derniers développements :
[…] Pour rappel, ce rapport a révélé que, sur dix ans, 22 des 100 juges de la CEDH sont d’anciens membres ou dirigeants de l’Open Society Foundations ou d’organisations financées par celle-ci, tels des comités Helsinki et Human Rights Watch. Plus grave encore : à plus de 88 reprises en dix ans, 18 de ces juges ont tranché des affaires dans lesquelles “leur” propre ONG était directement impliquée. Par exemple, le Bulgare Grozev, de l’Open Society, a jugé des affaires introduites par l’ONG qu’il a lui-même fondée et dirigée ! Ce sont des cas manifestes de conflits d’intérêts exigeant, dans un système judiciaire normal, l’annulation des jugements en cause. Une nouvelle version du rapport paraîtra en 2023, démontrant que ces conflits d’intérêts n’ont pas cessé, même si certains gouvernements ont commencé à les dénoncer.
Des coups et des obstacles, l’ECLJ en a eu son compte ces derniers jours, lors du dépôt d’une pétition officielle signée par 60 000 personnes demandant de « mettre fin aux conflits d’intérêts à la CEDH ». Le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le député socialiste Tiny Kox, en a tout simplement interdit la présentation aux députés dans une salle publique de l’institution au motif que la pétition « paraît remettre en cause l’indépendance et l’impartialité de la Cour européenne des droits de l’homme, pourrait être perçue comme portant atteinte à l’autorité de la Cour ou interférer avec sa compétence souveraine dans la détermination de ses procédures et méthodes de travail ».C’est un comble, mais Tiny Kox est lui-même un ancien dirigeant de l’une des fondations incriminées. Cette entrave s’ajoute à celles que Tiny Kox impose déjà à des députés, en s’abstenant de transmettre aux représentants des États membres du Conseil de l’Europe les « questions écrites » relatives aux dysfonctionnements de la CEDH.
La pétition a tout de même été déposée à l’Assemblée, suivant le règlement, et présentée à quelques députés qui ont bravé l’interdiction de leur président. Ces députés ont ensuite introduit un projet de résolution sur « le grave problème des conflits d’intérêts à la CEDH ». La pétition est, elle-aussi, inscrite à l’agenda du bureau de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Le sujet est donc introduit simultanément par deux voies différentes ; il y a toutefois très peu de chances que ces procédures aboutissent, tant la résistance des députés de gauche et du centre est forte. Il demeure qu’elles sont bien visibles à l’agenda de l’Assemblée, ce qui est déjà un succès.
Une autre représaille, plus grave, subie par l’ECLJ le jour même du dépôt de la pétition, fut le refus par la secrétaire générale du Conseil de l’Europe de lui accorder le statut d’ONG accréditée auprès de l’organisation. Ce statut ouvre l’accès à l’institution et facilite le travail en son sein. Selon la décision, rarissime, l’ONG ne respecterait pas « les valeurs et les principes du Conseil de l’Europe ». Il n’y a qu’un seul précédent, en 2018, avec le refus d’une autre ONG conservatrice d’inspiration chrétienne. Mais que sont devenues ces valeurs ? Alors que des organisations woke et islamistes sont acceptées, telles que le Femyso, le faux-nez des Frères musulmans, et les composantes du lobby mondial de l’avortement. C’est le Femyso qui, avec le soutien politique et financier européen, mène des campagnes pour le port du voile, entre autres. On est bien loin du projet des États fondateurs du Conseil de l’Europe qui déclaraient, dans les statuts, porter les « valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun de leurs peuples ». Ainsi, le caractère idéologique et bassement politique du rejet de l’ECLJ est patent. Il est aussi arbitraire, car la secrétaire générale se garde bien de préciser en quoi l’action de l’ECLJ serait contraire aux valeurs du Conseil de l’Europe. Le préciser, ce serait s’accuser elle-même.
Mais le fruit le plus important du rapport les ONG et les Juges de la CEDH, et qui lui donne définitivement raison, est la décision prise par les gouvernements des 46 États membres du Conseil de l’Europe de préparer un rapport « évaluant l’efficacité du système de sélection et d’élection des juges de la Cour et des moyens […] offrant des garanties supplémentaires pour préserver leur indépendance et leur impartialité ». Oui, plusieurs gouvernements européens — conscients des problèmes dénoncés par le rapport — ont insisté pour que cette question de l’indépendance et de l’impartialité des juges soit ouverte au plus haut niveau. Le processus diplomatique de discussion et de négociation devrait durer deux ans et aboutir à la recommandation d’une série de mesures, complétant en profondeur la révision récente de la résolution sur l’éthique judiciaire de la CEDH, qui fut déjà une conséquence du rapport de l’ECLJ en juillet 2021.
Cela étant, il ne faut pas se faire d’illusions. Ces mesures peuvent limiter, mais non pas supprimer la politisation inhérente au système des droits de l’homme. Conçu initialement pour protéger les personnes de l’État, ce système sert de plus en plus à exporter et à imposer une idéologie par-dessus les États. Il est devenu un instrument de domination idéologique, ultralibéral, globaliste et individualiste. Les grandes puissances postmodernes, telles que les fondations Gates et Soros, en sont en partie responsables, et ont bien compris l’usage qu’elles peuvent en faire en investissant massivement dans ce système de gouvernance post-démocratique.
Après la Seconde Guerre mondiale, il fallait défendre la démocratie contre les dictatures ; aujourd’hui, il faut la défendre contre ces grandes puissances privées, à la fois financières et idéologiques, qui veulent imposer à tous leur conception matérialiste de l’humanité et leur pourvoir.
Le Piémont soutient les associations pro-vie
Le conseiller régional de la région du Piémont, Maurizio Marrone, a annoncé le versement de 400.000 euros de fonds publics pour soutenir des associations en faveur de la défense de la vie. Il est membre du parti de la droite italienne, Fratelli, dirigé par Giorgia Meloni qui, durant sa campagne, a insisté sur
« la nécessité de donner des alternatives aux femmes qui veulent avorter pour des raisons économiques ».
Cette subvention doit permettre d’« accompagner les femmes dans leur décision, et [d’]organiser le soutien économique, pendant 18 mois, de celles ayant renoncé à avorter ». Concrètement, l’argent servira à payer les loyers, les factures ou les produits des nourrissons.
La région prévoit aussi l’ouverture de guichets de ces associations au sein des plannings familiaux publics. Elles sont déjà présentes dans certains hôpitaux.
Euthanasie : « J’ai peur qu’elle devienne la norme et que l’alternative disparaisse »
Meurt-on mal en France ? comme l’affirme les partisans de l’euthanasie. Les soins palliatifs sont-ils réellement sous-utilisés ? comme l’affirment les opposants au suicide assisté. Soins palliatifs et euthanasie sont-ils compatibles ?… Entretien sur RCF Anjou avec le Dr Xavier du Crest, médecin en soins palliatifs au CHU d’Angers et à l’hôpital de Saumur.
Islamo-gauchisme à l’UNEF
150 lycéens et des étudiants de l’UNEF se sont rassemblés pour la liberté de porter l’abaya – une robe islamique – devant le lycée Ambroise Brugière de Clermont-Ferrand.
On pourrait faire un échange avec les Iraniennes qui ne souhaitent plus le porter ?
Bournemouth : il est désormais illégal de se signer
En Angleterre, un conseil municipal a interdit le signe de la croix et la prière dans les lieux publics entourant un centre d’avortement.
Le conseil de Bournemouth, Christchurch et Poole, dans le sud de l’Angleterre, a tracé des lignes rouges autour d’un centre d’avortement et a désigné cette zone comme “zone de sécurité”. Toute personne surprise en train de se signer, de réciter les Écritures ou d’asperger de l’eau bénite derrière ces lignes rouges peut se voir infliger une amende de 100 livres ou risquer une condamnation en justice.
Dans un communiqué de presse publié le 11 octobre, le conseil municipal a déclaré :
“Bien que nous reconnaissions le droit de toute personne à mener une manifestation pacifique, nous avons dû trouver un équilibre entre la détresse causée ou susceptible d’être causée, et l’impact préjudiciable des comportements subis par ceux qui ont accès aux services médicaux ou qui font leur travail”.
L’ordonnance est en vigueur depuis le 13 octobre et restera en place pendant trois ans.
Parmi les autres comportements interdits figurent les protestations, qui peuvent inclure “la prière ou le conseil”, mais aussi l’intimidation et le harcèlement du personnel de la clinique, ainsi que l’affichage de “textes ou d’images se rapportant directement ou indirectement à l’interruption de grossesse et la diffusion ou l’utilisation de musique amplifiée, de voix ou d’enregistrements audio.”
Bournemouth 2022. It is now. illegal to cross yourself. Stop for a moment and think about the implications…. pic.twitter.com/4gqnaXGpha
— Gavin Ashenden (@gavinashenden) October 16, 2022
Belgique : la loi sur l’euthanasie est contraire à la Constitution
En Belgique, la Cour constitutionnelle vient de se prononcer : en ne prévoyant pas de sanctions spécifiques, la loi sur l’euthanasie est contraire à la Constitution. Cette décision a été rendue dans le cadre de l’affaire Tine Nys, une jeune femme euthanasiée à 38 ans pour cause de dépression. Les trois médecins ayant participé à l’euthanasie avaient été poursuivis pour empoisonnement, en raison du « non-respect de plusieurs conditions prévues par la loi belge ». Ils ont été acquittés par la Cour d’assises, qui a toutefois précisé qu’il existait un « doute raisonnable » s’agissant du médecin ayant pratiqué l’euthanasie, le Dr. Van Hove. Ce doute a mené à l’ouverture d’un procès sur le plan civil. Léopold Vanbellingen, docteur en droit et chargé de recherche à l’Institut européen de bioéthique, explique :
« La problématique porte sur le fait que la loi euthanasie ne prévoit aucune sanction pénale spécifique en cas de non-respect des conditions substantielles (relatives à l’état du patient qui demande l’euthanasie) et procédurales de la loi euthanasie ». « Toute violation de la loi euthanasie conduit à ce que le médecin impliqué dans l’euthanasie soit potentiellement poursuivi pour meurtre par empoisonnement ».
Ce à quoi la justice ne semble pas prête à donner suite.
La première question soulève l’absence de distinction faite par la loi entre conditions formelles et substantielles eu égard au principe de non-discrimination.
« Autrement dit, est-il normal que la sanction pénale prévue pour la violation des conditions procédurales soit aussi sévère que celle prévue pour la violation des conditions substantielles de l’euthanasie ? »
Le deuxième point interroge également le respect du principe de non-discrimination, cette fois quant au
« médecin effectuant une euthanasie sans respecter les conditions légales par rapport à toute personne qui met volontairement fin à la vie d’une autre par empoisonnement ».
Les parties civiles et le gouvernement ont plaidé l’absence de discrimination, contrairement à la défense.
Sur la première question, la Cour fait un « constat d’inconstitutionnalité ».
« Il appartient au législateur d’adopter, dans le respect des articles 10 et 11 de la Constitution, une réglementation visant à remédier à l’inconstitutionnalité constatée ».
S’étant ainsi prononcée sur la première question préjudicielle, « la réponse à la seconde question préjudicielle n’est manifestement pas utile », a estimé la Cour.
Après les masques, le carburant, voici la pénurie de Paracétamol
La France, ce pays du Tiers-Monde :
Des recommandations ont été émises afin de modérer l’utilisation de paracétamol, dans un contexte de reprise de l’épidémie de Covid-19 et de l’arrivée des pathologies hivernales. Ces recommandations ont été formulées par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les syndicats de pharmaciens (FSPF et USPO) et le Collège de la médecine générale (CMG).
Aux pharmaciens, il est recommandé :
– de limiter la dispensation du paracétamol, en l’absence de prescription, à deux boîtes par patient,
– de privilégier la dispensation sur ordonnance,
– d’interroger les patients sur leur état et d’adapter la dispensation à leurs besoins réels. Ceci tout particulièrement en cas de prescription d’une quantité importante de paracétamol,
– En l’absence de prescription, de demander aux patients leur accord pour inscrire les dispensations de paracétamol dans leur dossier pharmaceutique,
– Enfin, les pharmacies ayant une activité en ligne sont invitées à limiter la vente en ligne de paracétamol.
Aux médecins, il est recommandé de limiter leurs prescriptions de paracétamol. […]
La famille de Lola n’est pas opposée aux hommages publics
Mathieu Bock-Côté rétablit la vérité
Bravo à @mbockcote de rétablir la vérité : les parents ne se sont jamais opposée à des hommages et rassemblement pour #Lola, ils ne veulent juste pas participer (et c’est bien normal). Les médias ont instrumentalisé cette position. pic.twitter.com/fZrsSiw4QZ
— Damien Rieu (@DamienRieu) October 20, 2022
C’est une intox récurrente dans la presse :
Ca commence à faire beaucoup ! #récupération pic.twitter.com/gE3fuHu05N
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) October 20, 2022
Témoignage d’une maman « restaurée » par Mère de miséricorde
Lu sur Réseau-Vie (article d’Olivia de Fournas dans Famille chrétienne):
Après une interruption médicale de grossesse et une fausse couche, Cécile Champion rencontre Mère de miséricorde. L’association, qui fête ses 40 ans, lui permet de renouer, par sa maternité blessée, avec sa foi. Témoignage.
Enveloppée dans une étole vert-de-gris de la même couleur que ses yeux, Cécile ouvre grand sa porte. Au sein de sa coquette maison de Verneuil-sur-Seine (Yvelines), elle a créé un nid douillet pour sa famille. Bougies allumées, photos, coins prière essaimés dans la maison, livres sur la Vierge Marie, nombreux jeux d’enfants…
On y devine une foi vivante, dont la jeune femme peut expliquer chaque signet, prière ou souvenir. Il n’en a cependant pas toujours été ainsi. Lovée dans un fauteuil, d’une voix douce et posée, elle s’installe près de la cheminée pour raconter ses grossesses douloureuses, et sa renaissance.
Petite, ses parents l’ont élevée dans la religion catholique. Dans la religion, plus que dans la foi. La famille allait fidèlement à la messe, mais Dieu était présent de manière éloignée, « plutôt historique, et non pleinement vivant au quotidien ». De la Vierge Marie notamment, il n’était que très peu question.
Ses parents, professeurs de physique-chimie, sont avant tout cartésiens. « La science a sans doute bloqué leur accès à la foi », relit aujourd’hui Cécile. Elle reste néanmoins emplie de gratitude. La graine semée fut entretenue par les sacrements, le catéchisme dispensé dans son école Notre-Dame-les-Oiseaux, et la paroisse.
À 18 ans, intégrant l’école préparatoire scientifique Sainte-Geneviève, Cécile perd cette foi peu incarnée. La suffisance de certains étudiants, au premier rang de la chapelle, mais sans un regard pour le pauvre du coin, la choque. « Si c’est ça être chrétien, je ne veux pas l’être », tranche la jeune fille.
Un bonheur de courte durée
Lorsqu’elle rencontre son mari à 24 ans, l’agrégée devenue professeur de sciences de la vie et de la Terre tient tout de même à un mariage religieux. Lui, agnostique, baptisé par tradition, vient d’une famille humaniste sociale au grand cœur tendance anticléricale, blessée par une éducation religieuse trop stricte. Par amour pour Cécile, il accepte le sacrement.
Un an plus tard, la naissance de Chloé les comble. Le bonheur est toutefois de courte durée, les épreuves s’abattent sur le couple. Mort d’un grand-père chéri, puis fausse couche à deux mois de Raphaël, suivie d’une septicémie et d’un curetage. La maison perd ses couleurs, chacun s’enferme dans sa souffrance et son travail. La naissance de Daphné ramène enfin la joie. « Le bonheur de ces deux petites filles… », résume Cécile. Lors d’une séance de Chantiers-Éducation – créés par les Associations familiales catholiques–, elle rencontre trois chrétiennes, dont elle admire l’unité de vie.
Un jour, elle leur confie : « Ma vie n’a pas de sens. » En quête de spiritualité, elle intègre ensuite un cercle de femmes. Elle apprend avec elles, autour d’une bougie et des pierres de bien-être, à réciter le mantra du Ho’oponopono. Ce rituel ancestral hawaïen permet de « se purifier des émotions négatives et des problèmes qui nous alourdissent ».
Cécile est à nouveau enceinte, mais une visite de contrôle révèle un problème : son bébé est atteint d’une hernie diaphragmatique de coupole. La professeur de SVT comprend immédiatement la gravité de cette maladie rare : les viscères qui remontent dans la cavité thoracique, comprimant poumons et cœur. À l’hôpital, on ne lui propose aucun accompagnement jusqu’à la mort naturelle de son enfant. Rétrospectivement, elle aurait aimé. On évoque plutôt la possibilité de faire partie d’un protocole expérimental qui aurait fait du bébé un cobaye, avec une opération in utero. La mort dans l’âme, les parents acceptent l’interruption médicale de grossesse (IMG), à six mois.
Le soir de cette décision, leur fille Chloé pose sur les genoux de sa mère une Bible pour enfants trouvée au fond de la bibliothèque. Elle l’ouvre sur la mort du Christ. Troublée, Cécile tourne la page et tombe sur la Résurrection : « Dieu était à nouveau dans mon champ de vision, Il m’a parlé à travers ma fille. » Le jour de l’IMG, Cécile doit quand même accoucher. Allongée au bloc opératoire, au milieu des mots du Ho’oponopono, la prière du Je vous salue Marie lui apparaît « toute seule » et remplace totalement le mantra. C’est la première fois qu’elle « décale » son regard vers la Vierge. Elle ne la quittera plus. Malgré l’avortement, le couple parvient à se réjouir un instant de la naissance de Maëlle, une « sublime » petite fille de 1,8 kg, et à la porter dans leurs bras.
« Une écoute bienveillante et anonyme »
Percluse de douleurs et de culpabilité, Cécile dépérit. Son corps, son cœur et son esprit sont anémiés. Deux mois plus tard, « brisée », elle se rend à l’église pour crier son désespoir. À la sortie, elle est attirée par un cahier d’intentions sur lequel elle consigne sa douleur, avant de lever la tête. Un panneau lui fait face : « IVG, IMG, GEU (1), fausse couche : Mère de miséricorde propose une écoute bienveillante et anonyme ». Cette proposition silencieuse vient à point. Durant quarante-cinq minutes, la jeune mère endeuillée déverse sa colère et ses pleurs auprès d’une écoutante de l’association mariale. Celle-ci trouve les mots qui apaisent, parle de « la colère féconde des Psaumes » et évoque une prochaine retraite « Stabat Mater ».
Mi-juillet, c’est une Cécile « très mal psychologiquement » que son mari dépose dans le train pour cette session. Face au massif de la Sainte-Baume, à l’hôtellerie des Frères dominicains, elle est « mise en mouvement ». Cinq jours de silence, entourée d’obligeance, où elle se laisse guider par les enseignements, la messe, et un accompagnement sur mesure. Un « chemin de la consolation » lui permet de « renouer avec les trésors de la foi ». Elle découvre l’adoration, les chants à l’Esprit Saint, la confession.
Elle fait également la connaissance de sainte Marie Madeleine, très présente à la Sainte-Baume. La disciple de Jésus figure dans le grand tableau de la salle des enseignements. Le sanctuaire abrite en effet la grotte où elle s’est réfugiée pendant les trente dernières années de sa vie, et une relique. Cécile se plonge dans les pages d’Évangile où la sainte apparaît. Elle est ébranlée par ses pleurs déversés aux pieds du Christ, qui accompagnent les siens. Sa conversion radicale, « qui lui a donné une force d’amour extraordinaire », la touche au cœur.
Marie Madeleine est toujours très présente dans la maison des Champion. Cécile la porte sur un bracelet, à son poignet, et place des prières un peu partout dans la maison, sous des icônes ou dans sa salle de bains. À son retour de Provence, elle propose gaiement à son mari de boire « un petit apéro à Jussieu ». Depuis combien de temps ne s’étaient-ils pas retrouvés tous les deux ? « J’étais à nouveau debout, sauvée, joyeuse. » Après cette première session, elle se rapproche de la Sainte Vierge. Pendant des mois, elle demeure sa principale interlocutrice. La mère de Dieu la mènera progressivement vers Jésus : « Je suis venue à Lui quand j’ai compris que Marie souhaitait vraiment que j’aime son Fils. »
Sa foi s’affermit et « change tout »
Un an plus tard, elle attend un autre enfant. Ce sera Théo, « bien-aimé de Dieu », qui marque un changement dans sa vie. L’agrégée prend un congé parental et se découvre très heureuse au foyer. Tout n’est pourtant pas guéri. Une seconde session « Stabat » lui sera nécessaire, avec un sacrement de la réconciliation déterminant. Elle lui permettra de comprendre que la décision de l’avortement n’était pas la bonne. Accepter « cette vérité » la délivre de la culpabilité. « Je mourais de l’IMG », réalise Cécile, qui se sent enfin « entièrement pardonnée et restaurée par la miséricorde infinie du Père ».
Sous la grotte de la Sainte-Baume, elle fait graver deux plaques, aux prénoms de ses deux enfants mort-nés. La jeune mère comprend aussi que, près d’eux, se trouve aussi un frère ou une sœur dans le Ciel, sa mère ayant fait une fausse couche. Sa foi s’affermit et « change tout » : sa façon d’être femme, épouse, mère et enseignante, sa patience, l’unité de vie qu’elle admirait chez ses amies des Chantiers-Éducation. Elle découvre également la puissance du chapelet, qu’elle continue à méditer le plus souvent possible. La vie de Cécile se déroulera désormais dans la gratitude. D’ailleurs, elle a décidé de devenir accompagnatrice au sein de Mère de miséricorde, pour « partager avec d’autres ce qui [lui] a été donné ».
“Islam de France”
Mercredi 19 octobre, Emmanuel Macron est venu remettre les insignes d’officier de la Légion d’honneur à Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, cent ans après la pose de la première pierre. En compagnie de Gérald Darmanin et Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron est venu faire le service après-vente de la loi séparatisme, adoptée le 24 août 2021.
« La Grande Mosquée de Paris porte la possibilité non pas seulement d’un islam en France, fidèle aux valeurs de la République, mais aussi d’un islam avec la France, qui le soutient, et même d’un islam de France, qui le fait grandir en son sein ». «Nos ennemis sont les mêmes. Ce sont les séparatismes, qui aveuglent le croyant dans une spirale qui mène du repli sur soi à la violence envers les autres. C’est l’islamisme radical, composé d’une infime minorité de déviants, qui se dissimulent derrière votre religion pour mieux cacher un projet de haine ou de division qui n’a rien à voir avec le vôtre.»
M. Macron a défendu son Forum pour l’islam de France, qui a remplacé le Conseil français du culte musulman début février :
« Nous avons voulu (…) réunir les bonnes volontés pour créer une instance plus représentative de la pluralité des pratiques, pour faire vivre l’unité républicaine à travers la diversité des cultes et des pratiques.» Il s’agit d’un « enjeu de curation (…) , d’indépendance des cultes aussi, de formation des imams, c’est aussi un enjeu d’éducation et de cohésion sociale».
Rappelons ce que disait saint Charles de Foucauld :
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ?
Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements; avec l’un, celui du medhi, il n’y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve; ” l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération “, disent-ils; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.
Meurtre de Lola : Georges Fenech évoque l’hypothèse d’un “sacrifice satanique sur le modèle des enfants zouhris en Algérie”
Dans l’émission “Touche pas à mon poste” sur C8, Georges Fenech a évoqué le meurtre de la jeune Lola. Le magistrat honoraire et porteur de la loi sur l’irresponsabilité pénale a évoqué l’hypothèse des enfants zouhris. Les enfants zouhris, au Maroc et en Algérie, présentent un morphotype et des caractéristiques bien particuliers. En effet, ce sont souvent des enfants roux aux yeux bleus ou blonds aux yeux clairs et ils doivent présenter une ligne continue qui traverse la paume de la main.
Georges Fenech précise que ces enfants “sont considérés comme ayant des pouvoirs”.
“Actuellement, il y a plein d’affaires qui sont jugées en Algérie. Ils sont kidnappés, sacrifiés. On boit leur sang. Il y a des rites sataniques”.
“Sur cette fillette, il y avait le chiffre 1 sur la plante de son pied gauche et le chiffre 0. La meurtrière présumée a dit, semble-t-il en garde à vue, qu’elle avait bu son sang. C’est exactement le rite satanique des zouhris que l’on trouve en Afrique du Nord. J’ai besoin de savoir qu’est-ce qui a inspiré cette femme. Il faut comprendre”.
40 jours pour la vie : déjà 100 enfants sauvés aux Etats-Unis
Alors qu’on arrive au milieu de la campagne 40 jours pour la vie de cet automne (28 septembre-4 novembre), 102 bébés ont été épargnés de l’avortement grâce aux prières des participants !
Voici un des témoignages :
Lorsqu’une jeune femme est arrivée à la clinique du Planning familial de Sacramento (Californie) pour son rendez-vous d’avortement, des participants aux « 40 jours » lui ont offert des informations sur des possibilités de garder son bébé.
Elle a pris l’information – mais est quand même entrée dans la clinique. Peu de temps après, un jeune homme, qui, selon les participants à la veillée, semblait être « en mission », s’est précipité dans le centre d’avortement.
Soudain, la femme et l’homme ont émergé de Planned Parenthood pour s’asseoir et lire les ressources sur la grossesse.
« Vous avez adouci son cœur », a annoncé l’homme aux personnes en prière. « Elle a changé d’avis. Nous allons avoir un bébé ! »
Photo : Un employé démonte l’enseigne d’une clinique fermée du Planning familial.
Chapelet pour Lola
Voici quelques photos du chapelet organisé hier devant le palais de justice de Lyon pour la petite Lola avec l’association « Esprit de corps ». Environ 200 personnes ont répondu à l’appel lancé 24 h avant sur les réseaux sociaux ! Après la récitation des mystères douloureux pour nous unir à la souffrance de la petite Lola et de sa famille, un prêtre lyonnais a donné sa bénédiction.
Créé en 2021, Esprit de Corps est une association de loi 1901 avec un objectif : Réunir les Français autour de leur héritage. En s’appuyant sur 3 piliers:
Exister – Honorer – Servir, nous rassemblons, quatre fois dans l’année avec des week-end et un camp en été, les Français de tous bords autour de leur héritage commun, notamment ceux ayant difficilement accès à des initiatives similaires, à travers des actions comme la restauration d’une chapelle, la formation spirituelle, le sport et des moments privilégiés de convivialité.
La “Première ministre” démissionne
Bon c’est en Grande-Bretagne.
En France, quand le gouvernement est mis en minorité, il active le 49.3 pour faire passer sa loi au forceps.
Après 45 jours au pouvoir, longévité la plus courte de l’histoire contemporaine du Royaume-Uni, Liz Truss démissionne, faute d’avoir réussi à affronter les puissantes forces du statu quo pour changer quoi que ce soit. Si vous leur tendez la main, ils prennent le bras. Elle avait dû abandonner son programme économique, après un humiliant renoncement aux baisses d’impôts. Elle a précisé qu’un nouveau scrutin interne aurait lieu au sein de la majorité «d’ici à la semaine prochaine».
Nicolas Sarkozy soutient Eric Ciotti pour rendre plus simple l’alliance avec Macron
Si l’on en croit cette brève du Point :

Geoffroy Lejeune bientôt éjecté de Valeurs Actuelles ?
C’est ce que révèle La Lettre A :
En guerre avec le président du groupe Valmonde, Erik Monjalous, Geoffroy Lejeune est sur le point d’être écarté de la direction de la rédaction de Valeurs actuelles. Gêné par le positionnement militant adopté selon lui par l’hebdomadaire, son propriétaire, Iskandar Safa, va parachuter Jean-Michel Salvator pour le remplacer.
Ce dernier était jusqu’à fin août directeur des rédactions du Parisien-Aujourd’hui en France
I-Média – Lola : Édition Spéciale
L’image de la semaine
Kanye West est connu dans le monde entier pour ses succès de rappeur et de production de musique. Il devient rapidement la bête noire des médias français et américains à cause de ses saillies médiatiques très conservatrices.
Notre édition spéciale
Le meurtre monstrueux de Lola, une fillette de 12 ans, à Paris vendredi dernier, fait se lever un vent d’indignation en France et relance le débat sur le rôle de l’immigration dans la criminalité. Pourquoi les médias insistent-ils pour étouffer cette affaire et la reléguer au statut de fait divers ? Entre manipulations, mensonges et hypocrisie, suivez notre émission pour comprendre cette affaire.
La revue de presse
Jean-Yves Le Gallou et Jules Blaiseau vous présentent leur revue de presse hebdomadaire, dans laquelle ils traitent cette semaine de l’actualité internationale, du sujet des aides à la presse et d’une nouvelle affaire embarrassante pour Uber.


